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Accueil du site > Actualités > Economie > Mais que devient la dette ?

Mais que devient la dette ?

Comme tous les ans, la fin de l’année est l’heure des bilans et des prévisions astrologiques... et économiques. Catastrophes annoncées souvent, méthode coué parfois, mais qui n’engagent que ceux qui y croient. Pourtant, il est un sujet, celui de la dette, qui après avoir été mis à tous les piloris de la campagne présidentielle, semble être retombé dans l’oubli au profit du serpent de mer « pouvoir d’achat », gri-gri d’un Etat tantôt oligarchique, tantôt ochlocratique, suivant ce qui l’arrange sur le moment. Calme avant la tempête, on peut le penser, tellement la Commission européenne, lasse des atermoiements regarde la France d’un œil scrutateur après s’être vue renvoyée à ses chères études avec une promesse d’équilibre budgétaire pour 2012 et la présentation d’un budget 2008 contradictoire, davantage guidé par la perspective des élections de mars que tout autre considération.

Donc que va-t-il se passer d’après le marc de mon café ?

Tout d’abord un retour sur la situation :

  • la dette française au sens de Maastricht, représente 65,9 % du PIB à fin septembre soit environ 1 220 milliards d’euros (on aura noté au passage que suivant les dépêches d’agence, celle-ci a été présentée en hausse - absolue - ou en baisse - relative -) ;
  • le déficit budgétaire prévisionnel est d’environ 40 milliards d’euros ;
  • les intérêts de la dette également d’environ 40 milliards d’euros (cette compensation est quand même instructive par le fait que sans dette le budget de la France serait à l’équilibre, pourrait se contenter d’une croissance molle et donnerait de quoi faire mentir les misérabilistes qui présentent l’économie française comme un marasme complet) ;
  • la fiscalité représente en 2005, 45,8 % du PIB, dans le peloton de tête de l’Europe des 27, mais moins que la Suède (52,1 %) et le Danemark (51,2 %), champions du modèle scandinave si souvent cités en exemple. De là à penser que l’idée reçue qui consiste à opposer la fiscalité élevée et la bonne gestion soit encore un gri-gri, il n’y a qu’un pas, qu’il serait trop simpliste de franchir car comparer les fiscalités sans comparer les services n’a pas de sens, mais je crois utile d’avoir cette idée en tête.

Dans ces conditions, par quel miracle l’équilibre budgétaire et les conditions du pacte de stabilité (dette inférieure à 60 % du PIB) seront-ils rétablis en 2012.
  • Par la croissance ? Un bref calcul nous montre qu’il faudrait environ 3 % de croissance sur les cinq ans à venir pour atteindre cet objectif. Tous les observateurs, même les plus conservateurs disent que c’est impossible.
  • Par la rigueur ? Les marges de manœuvre budgétaires sont très réduites et au contraire l’éducation, la recherche, la justice auraient besoin d’une stimulation franche plutôt que des affectations de colmatage dont elles sont l’objet depuis des années. Peu probable.
  • Par la réforme de l’Etat ? Il faut comprendre la baisse du nombre de fonctionnaires. La charge des salaires représente dans le budget 2007, environ 119 milliards d’euros. Quand bien même, le nombre de fonctionnaires diminuerait sur la législature ne serait-ce que de 10 %, la charge budgétaire serait au mieux constante car la diminution serait compensée par les hausses de salaire bien légitimes auxquelles peuvent prétendre les salariés de la fonction publique. De plus, le temps efficace de la réforme de l’Etat n’est pas celui d’une législature, mais probablement de plusieurs décennies.

Donc, même en mélangeant un peu tout ça, au mieux on atteint la discipline budgétaire qui limiterait l’aggravation de la dette. Il est donc clair que dans l’esprit du gouvernement, la solution est ailleurs. Que lui reste-t-il ?
  • La dévaluation : impossible, l’instrument monétaire échappe au contrôle de l’Etat, et ne serait pas justifiée par la situation réelle de l’économie.
  • La liquidation du patrimoine : la valeur nette du patrimoine de la nation (hors ménage) est en 2006 d’environ 3 000 milliards d’euros dont 1 300 pour les sociétés non financières et 700 pour les sociétés financières. Il y a donc là une manne tentante. Quand on sait par exemple que EDF pèse aujourd’hui en bourse environ 150 milliards d’euros et que l’Etat en détient encore environ 85 % (125 milliards d’euros), on peut imaginer que cette situation n’est que toute transitoire. Il y a donc à n’en pas douter une piste sérieuse du côté du patrimoine pour diminuer la pression de la dette, mais ces ressources n’étant pas non plus illimitées, elles ne serviront, on peut le supposer, que comme curseur d’ajustement.
  • La fiscalité : à n’en pas douter, suivant le vieux principe, qui consiste à prendre d’une main ce qu’il donne de l’autre, c’est sur cette piste que penche le plus sérieusement le gouvernement :
    • une augmentation de 20 % de la TVA (4 points, le taux passant à 24 %) induirait une recette supplémentaire de 25 milliards d’euros pour 2007. La TVA « sociale » est déjà dans tous les esprits suivant la bonne recette du « préparons le terrain » ;
    • une augmentation de 10 % de l’impôt sur les sociétés apporterait une recette supplémentaire de 5 milliards d’euros pour 2007. On réinterprétera mieux à la lumière de cette possibilité la fronde faite contre les trente-cinq heures qui permettrait d’alléger les entreprises de la surcote de 25 % due aux heures supplémentaires, cadeau qui sera réinvesti aussitôt dans l’impôt sur les sociétés, payé en réalité par les salariés qui auront gentiment rendu les 25 % à leur patron pour que celui-ci puisse payer son impôt.

Voici donc les prévisions que l’on peut faire pour 2008 :
  • le gouvernement va liquider une partie du patrimoine, au premier rang duquel EDF, dont on doit pouvoir parier sur une mise sur le marché à hauteur de 20 à 30 % ;
  • le gouvernement va augmenter la TVA d’une manière significative ;
  • le gouvernement va augmenter l’impôt sur les sociétés tout en préservant leur rentabilité actuelle en faisant payer le surcoût par les heures supplémentaires non surcotées.

Espérons, que comme les prévisions de Madame Soleil, ceci ne soit que pure fantaisie, mais ce serait oublier que la droite, la vieille droite est bien de retour...

Les chiffres sont issus des données économiques de l’Insee.


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57 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 31 décembre 2007 11:47

    Vous dites « Le gouvernement va liquider une parti du patrimoine, au premier rang duquel EDF »

    Ce terme de « liquider » est une expression qu’emploi souvent les communistes (ils n’en restent plus beaucoup)

    Et bien sur,nous ne partageons pas vos idées noires.

    Cette année,j’ai constaté le nombre impressionant de citoyens qui sont parti en vacances.

    Il suffit de circuler le matin à Paris (mon trajet habituel) pour constater qu’il n’y a plus personne et que beaucoup,beaucoup de gens sont en vacances au soleil ou à la neige.

    Ce qui va pas dans le sens de votre noiceur de l’activité économique.

    La France est en reprise depuis quelques mois et le chomage baisse et soyons certain que l’Etat sera géré au mieux les intérets des citoyens français qui ont élu un président pour réformer la France et en finir avec une société d’assistée


    • Stéphane Swann 31 décembre 2007 11:51

      liquidation = transformer en liquidité - cf. liquidation judiciaire...

      pour le reste sans commentaire.


    • Zenobia Zenobia 31 décembre 2007 16:44

      Lerma, s’il faut lire absolument vos apologies quotidiennes du système Sarkosy, pourriez-vous avoir l’obligeance de ne pas maltraiter avec autant de légèreté notre belle et vieille langue française, en respectant au plus près... la syntaxe tant grammaticale qu’orthographique....A force de lire vos sornettes mêlées d’autant de fautes, on en prend des rages de dents....


    • Black Ader 31 décembre 2007 12:07

      « la valeur nette du patrimoine de la nation (hors ménage) est en 2006 d’environ 3000 milliards d’euros dont 1300 pour les sociétés non financières et 700 pour les sociétés financières. »

      En quoi cela concerne t il l’Etat ????????????? Est-ce que vous expliquez à votre banquier que, certes, vous avez un emprunt à rembourser, mais que dans votre quartier, les gens ont pour 5 millions de voiture ?????

      La valeur de l’Etat estimé est de 300 milliards d’Euro (en positif). Mais sans compter les créances du aux fonctionnaire pour leur retraite, entre 600 et 1200 milliards. Bref, l’Etat peut encore vendre, mais plus beaucoup. De plus, le marché ne peut absorber que 10 milliards par ans de vente.

      Les 150 milliard d’EDF sont purement théorique. Le fait de vendre, fait baisser les titres. Ansi, le gouv n’a récupéré que 3 milliards sur les 5 espéré lors de la derniére vente..

      « Une augmentation de 10% de l’impôt sur les sociétés apporterait une recette supplémentaire de 5 milliards d’euros pour 2007. »

      Ca serait du suicide, alors que des grandes manoeuvres se préparent pour abandonner territoire et en tout cas nationalité française chez les directions des grosses boites française. Manque à gagner, 60 milliards d’Euros pour l’Etat (le CAC40, c’est 80% des recette de l’IS)..

      Visiblement, vous n’avez toujours pas compris que la France n’est qu’une petite parti de l’économie mondiale, dont on n’a rien à foutre ailleur (3 des 10 plus grosse boites du monde sont déja chinoises, aucune françaises, évidement), et que la concurence ne fait que commencer..

      « Le gouvernement va augmenter la TVA d’une manière significative. »

      Bonne idée : ca encourage l’épargne et taxe les importations.


      • Stéphane Swann 31 décembre 2007 12:58

        « En quoi cela concerne t il l’Etat ????????????? Est-ce que vous expliquez à votre banquier que, certes, vous avez un emprunt à rembourser, mais que dans votre quartier, les gens ont pour 5 millions de voiture ????? »

        En effet, il manque le bout de phrase « et 700 milliards pour l’état ». C’est ce dernier chiffre qui constitue la manne. Les seules valeurs cotées représentaient dans l’actif à elles seules 180 milliards à fin 2006 (depuis EDF a pris 50%) L’impact des retraites comme des salaires futurs des fonctionnaire ne doit pas entrer en ligne de compte parce qu’il faudrait aussi prendre en compte les recettes futures.

        « Les 150 milliard d’EDF sont purement théorique. Le fait de vendre, fait baisser les titres. Ansi, le gouv n’a récupéré que 3 milliards sur les 5 espéré lors de la derniére vente.. »

        Les actions (45 millions) ont été vendues pour 3,7 milliards d’euros soit au cours moyen de 82.2 euros (à comparer à un plus haut historique de 88 euros). A l’annonce le titre a très peu bronché. Votre assertion est donc largement fausse.


      • Gilles Gilles 3 janvier 2008 22:04

        Black machin

        «  »Le gouvernement va augmenter la TVA d’une manière significative."

        Bonne idée : ca encourage l’épargne et taxe les importations."

        Tient donc, et comment cher monsieur ? ça ne marche que si vous déduisez des charges de l’employeur le surcout du à la hausse de TVA (à prix constant du produit)

        Quant à l’épargne....encore faut-il le pouvoir ; guignol !


      • Gandalf Tzecoatl 31 décembre 2007 12:31

        "le déficit budgétaire prévisionnel est d’environ 40 milliards d’euros, les intérêts de la dette également d’environ 40 milliards d’euros, (cette compensation est quand même instructive par le fait que sans dette le budget de la France serait à l’équilibre, pourrait se contenter d’une croissance molle et donnerait de quoi faire mentir les misérabilistes qui présentent l’économie française comme un marasme complet),"

        La dette française n’est depuis 1980 que grossi du fait du paiement des intérêts. En ayant abandonné leur souveraineté monétaire, les états sont des sujets de la finance. Ils se sont coupés les ailes. Ils se trouvent dans l’obligation de vendre des services publics très efficaces (EDF).

        L’assujetissement de la chose publique aux pouvoirs financiers entraine irrémédiablement la minarchisation (état réduit à sa plus simple expression) :
        - fin du capitalisme d’état (dans le sens gaullien, et non soviétique) ;
        - fin du modèle social ;
        - accélération des différences sociales (réduction de la redistribution) ;

        Mais ne croyez pas que cela désendette l’état, car la dette de l’état est la soupape permettant d’établir une confiance grâce à l’épargne, dans notre système de monnaie d’endettement : les ménages français ne sont pas prêts à supporter la dette à la place de l’état à l’instar des anglais (même si collectivement ils le font via l’impôt).


        • Black Ader 31 décembre 2007 12:42

          « La dette française n’est depuis 1980 que grossi du fait du paiement des intérêts. »

          Heu non, la dette a servi à faire du social, et actuellement on emprunte aussi pour pouvoir payer les interets.

          « En ayant abandonné leur souveraineté monétaire, les états sont des sujets de la finance. Ils se sont coupés les ailes. Ils se trouvent dans l’obligation de vendre des services publics très efficaces (EDF). »

          Ils étaient endetté avant, et EDF n’est pas du tout performante : elle n’a pas payé une seule de ses centrales, et n’a pas le moindre argent pour les remplacer !!

          « car la dette de l’état est la soupape permettant d’établir une confiance grâce à l’épargne »

          Hein ????

          « les ménages français ne sont pas prêts à supporter la dette à la place de l’état à l’instar des anglais »

          Comprend pas ce que vous racontez.. Les anglais s’endette pour acheter leurs maisons, les français pour acheter des fonctionnaires complétements inutiles : on pourrait tout aussi bien bruler cette argent, ca serait pareil..


        • Redj Redj 31 décembre 2007 12:59

          Totalement débile et à côté votre argumentation. Vous avez une façon très sarkozienne de simplifier les choses. Vous confondez emprunt personnel et emprunt d’état !! Autant comparer le gout des carottes et et des poires...

          Oui la dette est une réalite, et elle va nous péter à la gueule, reste à savoir quand ...


        • Gandalf Tzecoatl 31 décembre 2007 13:52

          @Black Ader :

          "La dette française n’est depuis 1980 que grossi du fait du paiement des intérêts.
          - >Heu non, la dette a servi à faire du social, et actuellement on emprunte aussi pour pouvoir payer les interets."

          De fin 1979 à 2006, nous avons payés 1176 milliards d’euros d’intérêts sur la dette publique. http://www.societal.org/docs/interets-dette.htm

          Et puisque l’Angleterre semble votre modèle, je vous rappelle que le taux de pauvreté anglais est supérieur d’un tiers au taux français.

          "En ayant abandonné leur souveraineté monétaire, les états sont des sujets de la finance. Ils se sont coupés les ailes. Ils se trouvent dans l’obligation de vendre des services publics très efficaces (EDF).
          - >Ils étaient endetté avant, et EDF n’est pas du tout performante : elle n’a pas payé une seule de ses centrales, et n’a pas le moindre argent pour les remplacer !!"

          Le taux d’endettement était nettement moindre, vous en conviendrez, avec un capitalisme d’état français nettement plus volontaire (airbus, ariane, TGV, infrastructures, nucléaire, etc).

          Et le modèle énergétique français qui est désormais envié par son côté écologique et économe en ressources fossiles rares et chères n’a pas besoin de la rationalité financière du banquier qui sort les lignes de crédits de son chapeau pour être valide.

          "car la dette de l’état est la soupape permettant d’établir une confiance grâce à l’épargne
          - >Hein ? ? ? ?"

          Tout les dépôts sont issus d’emprunts. Les ménages français ne pourraient pas avoir un taux d’épargne élevé si d’autres agents économiques n’étaient endettés, en l’occurence l’état. Et l’épargne permet de garantir une certaine confiance.

          "les ménages français ne sont pas prêts à supporter la dette à la place de l’état à l’instar des anglais
          - >Comprend pas ce que vous racontez.. Les anglais s’endette pour acheter leurs maisons, les français pour acheter des fonctionnaires complétements inutiles : on pourrait tout aussi bien bruler cette argent, ca serait pareil.."

          Complètement inutiles ? Trains, hopitaux anglais ont suffisamment de renom à vos yeux ?

          Et tout ces vendeurs et merchandiseurs de pacotille qui vendent des produits strictement inutiles dont le seul objectif est de rincer les porte-feuilles des clients sont-ils plus utiles à vos yeux ?

          Mais ne croyez pas, à votre instar, que ma pensée économique soit aussi totalitaire que la votre, puisque j’accorde autant de crédit à l’initiative publique qu’à l’initiative privée, sauf que celles-ci sont efficaces dans des domaines aux paramètres différents (court terme/moyen terme, biens dont la propriété peut être facilement individualisable/socialisable, etc).

          Mais je doute qu’avec des individus endoctrinés tel que le révèlent vos posts, on puisse avoir quelque discussion constructive.


        • Gandalf Tzecoatl 31 décembre 2007 13:59

          @Redj :

          "Totalement débile et à côté votre argumentation. Vous avez une façon très sarkozienne de simplifier les choses. Vous confondez emprunt personnel et emprunt d’état !! Autant comparer le gout des carottes et et des poires... Oui la dette est une réalite, et elle va nous péter à la gueule, reste à savoir quand ... "

          C’est pourtant facile à comprendre : la monnaie vient des emprunts. Dès lors, pour une masse monétaire équivalente, la monnaie vient soit de l’endettement public, soit de l’endettement privé (ménages, entreprises). Et même si la structure de l’état français provient de capitaux étrangers (dont le fonctionnement monétaire peut être sensiblement différent de la zone euro), la dette est libellée en euros.

          Si l’on veut réduire la dette publique, il y a trois conséquences possibles et immédiates :
          - réduire la monnaie en circulation avec la récession concomittante ;
          - se désendetter en ayant une balance commerciale fort bénéficiaire ; En a-t-on vraiment les moyens à l’heure de l’euro fort ;
          - se désendetter sur le dos des ménages, des entreprises ;

          Ce document nous permet d’avoir un début de réponse : http://www.dailymotion.com/relevance/search/monnaie+d%27endettement/video/x3770p_un-beau-coup-dpute

          Après, que vous me traitiez de débile passe encore, mais de sarkozyste, NON !


        • Redj Redj 31 décembre 2007 14:32

          Mon commentaire etait adressé à Black Ader, pas à vous. Désolé que vous l’ayez pris pour vous ! smiley

          Je disais juste qu’on ne peut pas comparer un emprunt privé pour but l’acquisition d’un bien personnel, et un emprunt d’état pour le bien de tous.

          Bon réveillon quand même smiley


        • Gandalf Tzecoatl 31 décembre 2007 14:35

          Merci pour cette précision Redj,

          Bon réveillon à vous !


        • donino30 donino30 1er janvier 2008 17:34

          A propos du comm de Tzecoatl :

          « Tout les dépôts sont issus d’emprunts. Les ménages français ne pourraient pas avoir un taux d’épargne élevé si d’autres agents économiques n’étaient endettés, en l’occurence l’état. Et l’épargne permet de garantir une certaine confiance. »

          Difficile de dire plus de sottises en si peu de lignes. Vision incroyablement réductrice des choses, on ne peut gagner de l’argent qu’en le recevant de l’état ou bien en empruntant !!! Que ce soit à l’échelle d’un individu ou d’une grande multinationale, c’est parfaitement ridicule. Il fut un temps où j’en aurais rigolé. La notion de création de richesse semble avoir carrément disparu des discours gauchisants. Et le plus dramatique est que cette idée trouve de nombreux et fervents echos à la vue des notes des commentaires. Ce pays en devient écoeurant.


        • donino30 donino30 1er janvier 2008 17:42

          @redj :

          "Mon commentaire etait adressé à Black Ader, pas à vous. Désolé que vous l’ayez pris pour vous !smiley Je disais juste qu’on ne peut pas comparer un emprunt privé pour but l’acquisition d’un bien personnel, et un emprunt d’état pour le bien de tous"

          Heu... Vous avez forcé sur le champagne en cette fin d’année ?? smiley Vos deux commentaires vont bien dans le sens de Black Arder, relisez, et oui effecŧivement tzecoatl mélange des choux et des carottes en mélant emprunt d’état et emprunt personnel, en invoquant de grandes théories « abracadabrantesques ».


        • Gandalf Tzecoatl 1er janvier 2008 20:35

          @donino30, qui a écrit : « Difficile de dire plus de sottises en si peu de lignes. Vision incroyablement réductrice des choses, on ne peut gagner de l’argent qu’en le recevant de l’état ou bien en empruntant !!! » Effectivement, l’état et les ménages ne sont pas les seuls agents économiques, puisque je les compte au nombre de 5 : banques, financiers, entreprises, ménages, état.

          Vous pouvez également gagner de l’argent en étant salarié, en placant, en spéculant, en investissant préalablement, quoiqu’il en soit, la monnaie (qu’elle soit fiduciaire ou scripturale) ne proviendra que de l’emprunt. Revoyez vos cours d’économie monétaire. Si vous n’êtes pas d’accord, alors dites nous d’où vient la monnaie.

          « Que ce soit à l’échelle d’un individu ou d’une grande multinationale, c’est parfaitement ridicule. Il fut un temps où j’en aurais rigolé. La notion de création de richesse semble avoir carrément disparu des discours gauchisants. Et le plus dramatique est que cette idée trouve de nombreux et fervents echos à la vue des notes des commentaires. Ce pays en devient écoeurant. »

          Vous faites un amalgame (volontaire ?) entre création de richesse et création monétaire, puisque telle était le cadre de mon propos. Fort aise, créons de la richesse et ne nous la faisons pas spolier jusqu’à l’écoeurement.


        • donino30 donino30 2 janvier 2008 11:35

          « Vous pouvez également gagner de l’argent en étant salarié, en placant, en spéculant, en investissant préalablement, quoiqu’il en soit, la monnaie (qu’elle soit fiduciaire ou scripturale) ne proviendra que de l’emprunt. Revoyez vos cours d’économie monétaire. Si vous n’êtes pas d’accord, alors dites nous d’où vient la monnaie. »

          La monnaie vient soit de la planche à billet, soit des devises étrangères (balance commerciale excédentaire), soit de l’emprunt. La planche à billet est out avec l’euro, il reste donc les devises et l’emprunt. Je comprends votre vision réduite à l’emprunt, puisque notre chère France en use et abuse depuis 25 ans. Je vous suggère d’aller examiner le taux d’endettement de la Chine actuellement, plus gros prêteur monétaire mondial actuel, vous connaissances en économie monétaires s’en trouveront émoussées. Certes, la Chine est un cas tout aussi extrême que la France et en aucun cas un modèle. Il est simplement dommage et à mon sens inexplicable que tant de personnes , qui pourtant ont apparemment comme vous des connaissances et une capacité d’analyse, refusent d’idée même de la nécessité de compromis entre ces deux extrèmités.

          A+


        • donino30 donino30 2 janvier 2008 11:40

          @tzecoatl

          Vous pouvez également gagner de l’argent en étant salarié, en placant, en spéculant, en investissant préalablement, quoiqu’il en soit, la monnaie (qu’elle soit fiduciaire ou scripturale) ne proviendra que de l’emprunt. Revoyez vos cours d’économie monétaire. Si vous n’êtes pas d’accord, alors dites nous d’où vient la monnaie."

          La monnaie vient soit de la planche à billet, soit des devises étrangères (balance commerciale excédentaire), soit de l’emprunt. La planche à billet est out avec l’euro, il reste donc les devises et l’emprunt. Je comprends votre vision réduite à l’emprunt, puisque notre chère France en use et abuse depuis 25 ans. Je vous suggère d’aller examiner le taux d’endettement de la Chine actuellement, plus gros prêteur monétaire mondial actuel, vous connaissances en économie monétaires s’en trouveront émoussées. Certes, la Chine est un cas tout aussi extrême que la France et en aucun cas un modèle. Il est simplement dommage et à mon sens inexplicable que tant de personnes , qui pourtant ont apparemment comme vous des connaissances et une capacité d’analyse, refusent d’idée même de la nécessité de compromis entre ces deux extrèmités.

          A+


        • Gandalf Tzecoatl 2 janvier 2008 22:22

          @donino30 :

          « La monnaie vient soit de la planche à billet, soit des devises étrangères (balance commerciale excédentaire), soit de l’emprunt. La planche à billet est out avec l’euro, il reste donc les devises et l’emprunt. Je comprends votre vision réduite à l’emprunt, puisque notre chère France en use et abuse depuis 25 ans.  » Les devises étrangères empruntées à l’étranger sont convertis en euros, euros venant obligatoirement de l’emprunt. Voilà pourquoi je me permets de ramener tout à l’emprunt libellé en euros, à la source.

          " Je vous suggère d’aller examiner le taux d’endettement de la Chine actuellement, plus gros prêteur monétaire mondial actuel, vous connaissances en économie monétaires s’en trouveront émoussées. Certes, la Chine est un cas tout aussi extrême que la France et en aucun cas un modèle. Il est simplement dommage et à mon sens inexplicable que tant de personnes , qui pourtant ont apparemment comme vous des connaissances et une capacité d’analyse, refusent d’idée même de la nécessité de compromis entre ces deux extrèmités."

          Je n’ai pas de chiffres concernant la Chine, hormis la réserve souveraine de 1400 milliards de dollars accumulés par l’export et réinvesti en zone dollar. Si tu as d’autres sources (masse monétaire yuan , etc), ça m’intéresse.


        • donino30 donino30 3 janvier 2008 13:18

          « Les devises étrangères empruntées à l’étranger sont convertis en euros, euros venant obligatoirement de l’emprunt. Voilà pourquoi je me permets de ramener tout à l’emprunt libellé en euros, à la source. »

          Argh ! Je ne parlais pas des devises étrangères empruntées, mais des devises provenant de l’excédent de la balance commercial, cf. mon comm’. Précisément le bon l’exemple que tu cites entre la Chine - USA, la Chine n’a pas emprunté ces milliards, elle a produit et vendu et de ce fait a augmenté sa propre masse monétaire sans emprunt. On a du mal à se comprendre, mais je pense que globalement on est d’accord smiley

          bonne année et meilleurs voeux


        • La Taverne des Poètes 31 décembre 2007 12:43

          Nicolas Sarkozy a un problème sérieux avec la notion de dette. Que ce soit la dette financière ou la dette envers l’Histoire et les autres peuples, son attitude est de l’ignorer. C’est un problème qui relève de la psychologie. Et il serait bon qu’il soigne assez vite son problème car prôner la « repentance zéro » et ignorer les conséquencs de la dette, cela n’arrangera rien du tout, sauf pour lui qui pourra poursuivre jusqu’au bout de son quinquennat.

          Chassez la dette par la porte, elle reviendra par la fenêtre ! Sarkozy espère juste qu’elle reviendra plus tard, pour ses successeurs...


          • Black Ader 31 décembre 2007 13:01

            Nous n’avons aucune dette envers les autres peuples, mais des dettes financiéres, certes oui. De toute façon, à moins de virer un bon million de fonctionnaire, elle est structurelle. ca devrait péter en 2012, environ.

            C’est la qu’on va rire ! Fonctionnaires plus payé, soin plus rembourser, retraite non payé, effondrement du pouvoir d’achat de 25 à 30% pour commencer, supression de toute législations sociale, vente en catastrophe des biens public, (hopitaux, collége, lycée, HLM, bibliothéques, entreprise et service public, etc..), chomage de masse, délocalisation de la quasi totalité des entreprises (?), tutelle du FMI, et voyoux de banlieu réglant leur compte aux sales blancs esclavagistes et colonisateurs..

            En tous cas, va y avoir du fric à se faire.

            En même temps, les français ne devront leur malheur qu’à eux même, alors, c’est une forme de Jutice. Ca ne sera pas la premiére fois qu’une Utopie conduit au désastre : c’est la définition même de l’Utopie ! Si le beauf est trop con pour le comprendre, tant pis pour lui. Et puis, ils pourront toujours travailler pour pas cher pour les Chinois ou les Indiens.


          • La Taverne des Poètes 31 décembre 2007 13:20

            Nous avons une dette envers de nombreux peuples. Sarkozy le dit lui-même en rappelant le rôle des Etats-Unis dans la libération de la France en 1945 mais il oublie d’autres peuples. Les autres peuples ont aussi une dette envers nous. Ainsi les peuples s’obligent mutuellement.


          • tvargentine.com lerma 31 décembre 2007 14:01

            Il convient de moderniser la fonction publique est de réduire le nombre de fonctionnaires et de suivre l’exemple suédois.

            Plus de fonctionnaires mais un seul contrat de travail pour tous,avec les mêmes droits sociaux c’est possible en partageant les avantages « acquis » d’une minorité pour tous les français.

            Oui il faut moins de fonctionnaires dans ce pays et comme le disait tres justement un écrivain de gauche ERIK ORSENNA

            « Ce n’est pas en faisant la somme des intérêts particuliers qu’on relance une ambition collective. Il faut aussi être porteur de cet intérêt général.

            « J’ai vu partout des organisations territoriales. Jamais je n’ai vu un tel millefeuille administratif qu’en France. On dit que ça tisse, mais ça bloque aussi, à tous les étages, de la ville jusqu’à l’Etat, avec toutes les agglomérations, les départements, les régions, etc. Tout le monde sait qu’il y en a de trop. Il faut que les réseaux que vous avez, pallient cette superposition qui est un blocage ».

            Voila,seul les gens éclairés comprennent que réduction de fonctionnaires ne correspond pas obligatoirement avec réduction de services,car l’émergence des emplois de service du privée « d’aide à la personne » permettront de créer des centaines de milliers d’emplois dans ce pays.

            http://www.servicesalapersonne.gouv.fr/

            Tant que nous travaillerons pour payer les salaires des fonctionnaires et leurs petits avantages particuliers cela se fera au détriment de l’intêret général


            • Gandalf Tzecoatl 31 décembre 2007 14:27

              "Oui il faut moins de fonctionnaires dans ce pays et comme le disait tres justement un écrivain de gauche ERIK ORSENNA

              « Ce n’est pas en faisant la somme des intérêts particuliers qu’on relance une ambition collective. Il faut aussi être porteur de cet intérêt général."

              En dévoyant l’intérêt général à quelques intérêts particuliers comme cela se passe toujours à notre époque ?


            • Redj Redj 31 décembre 2007 14:38

              Effectivement il convient de moderniser la fonction publique, le tout est de savoir d’où vient le gaspillage.

              Car à la base, c’est la multiplication des strates dans l’administration, avec son lot de double-emploi qui est à la source de l’explosion des dépenses. Mais à qui profite le crime ? Ce sont quand même les élus, qui ne veulent pas perdre de leur autorité et de leurs fastes, qui contribuent à maintenir cette gabegie.


            • 5A3N5D 31 décembre 2007 15:00

              @ Lerma,

              Bravo pour votre initiative. J’espère que vous ne regretterez rien lorsque les « fonctionnaires » de police (par exemple) seront « défonctionnarisés » et au service de ceux qui pourront les payer. Bonne et heureuse année !


            • ficelle 2 janvier 2008 00:58

              @ lerma Votre idole pourrait alors aussi s’inspirer de l’exemple suédois en étant plus discret lors de ses « missions humanitaires »...


            • Marianne Marianne 31 décembre 2007 15:58

              Article intéressant qui permet de relancer un sujet important tombé dans les oubliettes, de relativiser certains chiffres et en effet d’imaginer quelles ressources va pouvoir trouver le gouvernement pour la suite. Dans ce contexte on aurait pu rappeler le cadeau fiscal de 15 mds d’€ faits aux catégories de population les plus favorisées (presque 40% du déficit annuel !) et qui au dire des experts économiques ne relancera en rien la croissance ...

              Je déplore les commentaires face à l’effort de l’auteur pour faire avancer la discussion : ingrats, stériles et non constructifs, de surcroît bourrés de fautes d’orthographes. C’est dommage !

              Juste une precision : je n’ai pas retrouvé ce chiffre cité de 48,8% comme taux de fiscalité en 2005 dans les bases de l’INSEE. D’après l’OCDE, la part des recettes fiscales a représenté en France 44,5% du PIB en 2006 contre 44,1% en 2005 (3ème position derrière la Suède avec 50,1% et le Danemark avec 49%, le dernier étant les USA avec 28,2%). Les prélèvements obligatoires, qui regroupent impôts et cotisations sociales effectives, ont atteint quant à eux 44,2 % du PIB en 2006, contre 43,8 % en 2005 (INSEE). J’avoue que cela me laisse perplexe car ce dernier chiffre devrait être plus élevé que celui qui compte les impôts mais pas les charges sociales ...


              • Stéphane Swann 31 décembre 2007 16:18

                Je partage votre avis sur l’efficacité du paquet fiscal. Je ne l’ai pas rappelé, parce qu’il est dans toute les têtes et j’ai préféré axé sur ce qui nous attendait, parce qu’il nous attend forcément quelque chose. En fait, je pense que toutes les grandes manoeuvres fiscales de ces derniers mois préparent une hausse à mon avis inévitable qui portera sur le plus grand nombre en laissant largement à l’abri le capital. Bref, c’est l’égalité contre la justice.

                Pour la fiscalité, le tableau suivant reprend les chiffres que j’ai cités dans l’article concernant les taux de prélèvement pour l’Europe et en particulier la France, la Suède et le Danemark. Ils varient parfois suivant les sources mais l’ordre de grandeur et la hiérarchie est préservée : http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=CMPTEF08313&tab_id=546


              • Fred 1er janvier 2008 15:40

                - Les heures supplementaires sont pour les plus riches, je croyais que les plus riches etaient rentiers, les rentes font des heures sup ?

                - Le credit d’impot sur l’achat de la residence principale est pour les plus riches, je ne savais pas que les plus riches n’avaient pas de residence principale.

                - Le bouclier fiscal, seul 2% des personnes assujetti en 2006 l’ont percu. Cela dit, effectivement seuls les riches le reclament puisque des gens comme vous n’arretent pas de repeter que c’est uniquement pour les riches.

                - La baisse d’impot sur l’heritage ne concerne pas que les riches.

                Apres je pense effectivement que l’impact de ces 15 milliards sera faible sur l’economie mais il faut arreter avec la propagande a dire que c’est 15 milliards aux riches car la majeure partie de cette argent ne part pas aux riches.


                • Stéphane Swann 31 décembre 2007 17:02

                  C’est le vieux problème de la création monétaire et de l’indépendance des banques centrales. Ceci dit faire croire que la dette puisse se résoudre par la création monétaire est à mon avis simpliste, parce que ce mécanisme lorsqu’il est incontrôlé à pour effet la destruction de l’économie et la création d’une monnaie de singe dont plus personne ne veut :
                  - Inflation galopante
                  - dévaluation naturelle de la monnaie
                  - fuite des capitaux
                  - tarissement de l’investissement étranger

                  Si un spécialiste des mécanismes de création monétaire est dans la salle... ce serait intéressant d’avoir son avis.


                • Gandalf Tzecoatl 31 décembre 2007 17:59

                  @ l’auteur, qui a écrit :

                  "C’est le vieux problème de la création monétaire et de l’indépendance des banques centrales. Ceci dit faire croire que la dette puisse se résoudre par la création monétaire est à mon avis simpliste, parce que ce mécanisme lorsqu’il est incontrôlé à pour effet la destruction de l’économie et la création d’une monnaie de singe dont plus personne ne veut : Inflation galopante dévaluation naturelle de la monnaie fuite des capitaux tarissement de l’investissement étranger"

                  Ce me semble erroné. Je vous explique pourquoi. La monnaie d’endettement fonctionne ainsi : Les banques réclament plus d’argent qu’elles n’en créent. Donc une année plus tard, la masse monétaire doit ad minima croitre du taux des emprunts. C’est mécanique.

                  Le paradoxe de la BCE est qu’elle lutte contre l’inflation, mais engendre elle-même cette inflation. D’ailleurs, on constate sur son site Internet que cette masse monétaire croît de 8-9% l’an. Et la rémunération qu’exige les banques de la monnaie qu’elles émettent oblige les agents économiques du secteur productif à augmenter leurs prix, dans une compétition entre taux d’intérêts et inflation.

                  Par contre, l’émission d’une monnaie permanente (si cette émission est raisonnée, et c’est là tout le problème évoqué) n’a pas cet effet inflationniste, puisque cette monnaie n’a pas à être rémunéré.

                  Conclusion : la monnaie permanente (sans intérêt évidemment) est moins inflationniste que la monnaie d’endettement.

                  L’objectif initial de la BCE est d’avoir une inflation monétaire de 4,5% (soit 2 % d’inflation + 2,5% de croissance). En fait, la masse monétaire croit mécaniquement du taux d’intérêt pondéré des emprunts (moins les emprunts qui ne sont pas honorés il est vrai). Dans les faits, cette masse monétaire croit de 9-10% de l’an. Et si l’inflation des prix en zone euro a été contenue depuis sa création (mais inflation cachée par la bulle immobilière, elle risque de reprendre en place et lieu de l’immobilier.

                  Les masses monétaires M2+M3 (celles des placements financiers) croissent plus vite que M1 : on peut donc déduire que l’augmentation de masse monétaire en Europe alimente essentiellement les marchés financiers plus que l’économie réelle qui croit de 2,4% cette année par exemple.


                • Forest Ent Forest Ent 31 décembre 2007 16:55

                  Cet article est bien vu. Je ne crois toutefois pas à une augmentation de l’impôt sur les sociétés, pour une question d’affichage. Le reste est dans la logique générale : appauvrir l’état, diminuer les impôts sur le patrimoine et le capital, augmenter les charges sur le travail.

                  On assiste depuis 2002 à une baisse sans précédent du solde commercial et du solde budgétaire. L’UMP de Pinocchio est dans la droite lignée de l’UMP de Chirac, comme prévu.


                  • Stéphane Swann 31 décembre 2007 17:10

                    En fait, je n’y croyais pas non plus jusqu’à l’annonce de la remise en question de la durée légale du travail qui aurait pour conséquence la suppression de la surprime de 25% sur une partie des heures supplémentaires. Un cadeau de plus aux sociétés qui à mon avis auront cette fois-ci leur contrepartie. Ça serait même plutôt bien senti en terme de communication du genre : vous voyez bien, tout le monde s’y colle.

                    Enfin à suivre...


                  • Gandalf Tzecoatl 31 décembre 2007 18:06

                    @Forest Ent :

                    « Le reste est dans la logique générale : appauvrir l’état, diminuer les impôts sur le patrimoine et le capital, augmenter les charges sur le travail »

                    On ne peut pas mieux résumer.

                    J’ajouterai : continuer à lutter contre l’inflation qui défend le capital au détriment du travail.

                    Meilleurs voeux tout de même smiley


                  • fg 31 décembre 2007 18:01

                    Vous avez une réponse dans Alternative Eco (article d’un économiste de l’OFCE) de Janvier en résumé :

                    1) avec 64,2 % la france est en dessous du niveau moyen de la zone euro qui est de 69,1 et même de l’allemagne 67,9%

                    2 ) ne regarder que la dette sans prendre en compte les actifs financiers et physiques amène à des résultats erronés : on passe dans ce cas en ne prenant que la dette à d’une dette de 18700 euros à un montant net hérité positif de 11000 euros en tenant compte des actifs. On ne fait pas une comptabilité avec uniquement le passif du bilan.

                    3) si on prend le compte de patrimoine de la nation chaque français né en 2006 « hérite » de 185400 euros

                    4 ) la situation est tellement critique que la France est classée AAA par les agences de rating qui ne sont composées que de philantropes aimant les déficits. smiley

                    La conclusion : quand on alerte sur des incendies qui n’existent pas c’est que l’on a de choses à faire passer : baisse des retraites, suppressions de fonctionnaires etc. Mais il faut chercher les raisons dans l’idéologie des gouvernants pas dans les chiffres de la dette.


                    • Gandalf Tzecoatl 31 décembre 2007 18:09

                      « La conclusion : quand on alerte sur des incendies qui n’existent pas c’est que l’on a de choses à faire passer : baisse des retraites, suppressions de fonctionnaires etc. Mais il faut chercher les raisons dans l’idéologie des gouvernants pas dans les chiffres de la dette. »

                      C’est tout à fait exact, c’est un argument afin de culpabiliser le bon peuple et de l’inviter gentiment à se serrer encore un peu plus la ceinture.


                    • Stéphane Swann 31 décembre 2007 18:41

                      Je connais ces chiffres aussi mais ce qui m’interpelle, c’est que la dette file de manière croissante depuis des années de manière continue, qu’elle produit des intérêts qui pour la plupart échappent à l’Epargne française (je ne retrouve pas la source, mais il me semble avoir lu que 60% de la dette publique était détenue par des intérêts étrangers) et je me dis que cet argent pourrait être mieux employé dans l’éducation, la santé publique, la recherche ou la justice.

                      Donc conte-feu, ou diversion, sûrement un peu quelque part (après tout l’Italie avec sa dette à 110% du PIB n’est pas encore en cessation de paiement), mais il me semble qu’il y a quand même quelque chose contre l’intérêt général dans cet état de fait.

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