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Accueil du site > Actualités > Economie > Mais que font nos banques centrales ?

Mais que font nos banques centrales ?

Les menaces ayant pesé il y a quelques semaines sur les deux plus importants établissements hypothécaires américains n’ont fait que conforter les Cassandre qui avaient prédit que la crise actuelle que traversent les Etats-Unis, et par extension le monde entier, serait la pire depuis celle des années 30. Il est vrai que la faillite éventuelle de Fannie Mae et de Freddie Mac, dont les encours hypothécaires de l’ordre de 5 trillions de dollars sont équivalents à la somme du revenu national de la France et du Royaume-Uni, aurait provoqué un cataclysme en bonne et due forme sur l’ensemble des marchés financiers qui n’a pu être évité que grâce au soutien de la Fed ! 

Néanmoins, cette stratégie de la Fed consistant officiellement à injecter généreusement de la liquidité sur les marchés financiers et, officieusement, à secourir des établissements en péril est elle-même mise en doute par ces mauvais augures qui craignent que la Banque centrale ne soit à court en cash ou en Bons du Trésor. Leur argumentation est au demeurant assez simple et compréhensible : les quelque 800 milliards de dollars détenus par la Fed ne suffiront certainement pas à procurer à la fois liquidités au marché, facilités de crédit aux banques d’investissement et méga-prêts à Fannie Mae, Freddie Mac et consorts... Car, en effet, lundi dernier, First Nation Bank and First Heritage Bank, deux autres établissements bancaires régionaux – certes de petite taille –, ont bénéficié du secours de la Fed qui leur a évité une faillite pure et simple !

A l’instar de toute Banque centrale, la Fed dispose du pouvoir pharamineux de créer autant d’argent qu’elle le souhaite à partir du néant. Illustration : si elle décide de prêter 25 milliards de dollars à un établissement, il lui suffit de porter ces 25 milliards au crédit du compte de cette banque dans ses propres livres (de la Fed), l’établissement en question pouvant ainsi disposer à loisir de cette somme. Cette somme de 25 milliards aura ainsi été créée à partir de rien du tout et, si d’aventure cette même Fed, constatant que ses 800 milliards de dollars sont insuffisants, souhaite disposer de plus de liquidités, elle n’aura qu’à se procurer Bons du Trésor et autres instruments obligataires sur les marchés en créditant le compte du vendeur (toujours dans ses livres) de l’équivalent de la somme acquise ! Ainsi, tout en poursuivant ses opérations traditionnelles de politique monétaire, la Banque centrale peut potentiellement disposer d’autant de réserves qu’elle le souhaite.

Ceci étant dit, peut-on s’autoriser – même comme simple hypothèse de travail – le luxe de douter que la Fed puisse un jour honorer ses obligations ? Car en effet si la Réserve fédérale américaine – et par extension le gouvernement fédéral américain – ne parvenait plus un jour à rembourser ses dettes, épargnants et investisseurs n’auraient plus qu’à se précipiter auprès de leurs banques et véhicules d’investissement à New York, mais aussi à Londres, Francfort et Hong Kong afin d’y retirer leur épargne, si tant est qu’ils y parviennent. De même, tous ces papiers-valeurs que sont les billets de banque signés par des banquiers centraux et responsables politiques seraient délaissés au profit de valeurs nettement plus sûres comme les métaux précieux, le pétrole et les matières premières...

Question : comment en est-on arrivé là, à douter que la toute-puissante Réserve fédérale américaine puisse un jour faire défaut ? Réponse : au cas où vous débarquez d’un autre monde, un monde dans lequel lorsqu’une famille souhaitait un prêt hypothécaire de 100 000 euros, elle l’obtenait de sa banque dans ce qui était alors une relation simple et banale de débiteur à créancier, réveillez-vous... car vous êtes à présent dans le monde de l’ "hyper-finance". Dans ce monde de l’ hyper-finance, si vous obtenez un prêt immobilier de 100 000 euros de Northern Rock, cet établissement vendra vos 100 000 euros sous forme de titres à des fonds spéculatifs qui les auront acquis grâce à un prêt de 100 000 euros consenti par leur courtier Bear Stearns, lequel aura levé ces fonds par l’entremise de la vente de papiers-valeurs à Citibank qui aura à son tour emprunté cette somme de l’UBS... Une hypothèque de 100 000 euros aura ainsi généré pour 500 000 euros d’encours obligataires et contribué à des profits substantiels – et accessoirement à des créations d’emplois – dans le système financier. C’est également pour cette raison que, contrairement aux précédents ralentissements économiques, c’est principalement le monde de la finance qui souffre actuellement plutôt que le secteur industriel.

Cependant, et comme en toute période de crises et de remises en question, les victimes ne se comptent pas seulement en personnes ou en entreprises sinistrées, mais également en idéaux qui se retrouvent déboulonnés de leur piédestal. Ainsi en est-il de l’ "efficience des marchés" selon laquelle les marchés financiers sont capables du meilleur, et parfois même de miracles, dès lors qu’ils sont affranchis de toute contrainte. Effectivement, une fois le joug de la surveillance étatique écarté, l’épargne est supposée se canaliser vers des investissements prometteurs contribuant au passage d’une part à accélérer croissance économique en même temps que bien-être social et d’autre part – argument de poids – permettre de réduire considérablement les risques inhérents aux marchés financiers qui se retrouvent comme lissés car "dilués" de facto à travers un plus grand nombre d’intervenants... Ce mythe du marché générateur d’équilibres, en tout cas toujours de richesses, a été exploité à outrance par des administrations américaines successives et par les plus importantes institutions financières qui ont réussi à convaincre la quasi-totalité des pays du monde à déréguler leurs propres marchés financiers afin de participer à cette manne. Il n’est pas jusqu’aux autorités monétaires américaines les plus respectées qui ne se soient émerveillées face à la créativité de leur capitalisme financier.

Jusqu’à ce qu’une masse de citoyens américains se retrouvent à la rue, chassés de maisons pour lesquelles ils avaient obtenus des prêts de la part de banquiers les ayant entraînés dans des dettes disproportionnées par rapport à leurs capacités de remboursement dans le seul but de réaliser un maximum de profits en un minimum de temps ! De fait, la récente crise immobilière et du crédit aux Etats-Unis a achevé de liquider cette sacro-saint théorie selon laquelle harmonie et richesses étaient immanquablement les conséquences naturelles de marchés financiers dérégulés. Toutefois, n’allons pas hâtivement en conclure que la surveillance étatique devrait prendre le relais car les conséquences à tous les niveaux pourraient se révéler encore plus dramatiques !

Un équilibre nouveau doit donc être atteint dans lequel une nouvelle réglementation devra impérativement décourager toute la chaîne des intervenants de prendre trop de risques. En effet, les professionnels de la finance sont parfaitement conscients de l’assurance, presque tous risques, que leur procure l’action des banques centrales, toujours disposées à injecter des liquidités, voire à colmater les brèches causées par leurs prises de risques inconsidérées. Pour ce faire, les banques centrales doivent impérativement mettre intervenants et professionnels face à leurs responsabilités et se départir de cette mentalité d’"assureurs" dont l’obligation morale est de surveiller et de modérer les frasques de ses assurés !

Pour ce faire, il conviendrait que nos banquiers centraux aient une lecture moins "académique" de la finance et de l’économie. Effectivement, nos responsables financiers s’appuient tous grosso modo sur les mêmes modèles macro-économiques, modèles selon lesquels les individus sont des créatures parfaitement informées qui partagent une clé de compréhension similaire de la "vérité". Pourtant – c’est un fait établi avec certitude après la crise des subprimes –, les individus et divers intervenants – économistes y compris – n’ont pas la même approche car les professionnels qui avaient procédé aux titrisations des prêts subprimes afin de les vendre n’avaient aucune perception des risques inhérents à ces instruments, pas plus que leurs acheteurs du reste... Ainsi, ces professionnels, persuadés que la tournure heureuse que prenait leurs affaires – à savoir les profits substantiels générés par ces titrisations – était appelée à se perpétuer furent-ils complètement désemparés par l’éclatement de cette bulle et ne comprirent pas – tout comme les "experts" du reste – ce qui leur arrivait !

La vérité – même en matière financière – n’a pas la même acception pour tous, mais les schémas produits par universités et théoriciens de la macro-économie et mis en application par un certain nombre de nos dirigeants économiques et banquiers centraux tendent à les persuader que l’ensemble des risques systémiques sont sous contrôle. Ainsi se targuent-ils de prévoir – par exemple – avec grande précision de quelle manière le choc pétrolier se répercutera sur la production actuelle, future et sur l’évolution de la consommation... Ils ne seront certes pas en mesure de prédire tous les chocs et toutes les crises, mais leurs modèles les informeront sur la probabilité de distribution de ces chocs de telle sorte que les risques inhérents à tel ou à tel autre instrument financier sera correctement appréhendé et circonscrit. Dans cette optique, ces mêmes schémas exigent de la part des banques centrales qu’elles assument leurs obligations de stabilité des prix afin que les projections de consommation soient établies de manière optimale et que les producteurs puissent mettre en place des objectifs de prix en tenant compte de leurs marges bénéficiaires. Dans un tel marché et environnement qui ne peuvent qu’être efficients dès lors que les banques centrales tiennent leurs engagements, ces modèles académiques se chargeront d’assurer équilibre et prospérité dans le cadre d’un marché forcément libre d’où aura disparu tout risque lié au système et au sein duquel production et consommation optimales éviteront les endettements excessifs ! Dans un tel univers stérilisé, aucune crise ne peut se manifester, mais, si crise il y a, elle ne peut en aucun cas émaner de dysfonctionnements de ces marchés, à moins que les Etats n’imposent des contraintes inutiles ou que les banques centrales échouent à respecter leur engagement de stabilité des prix, préalable indispensable à la stabilité macro-économique.

Cette gymnastique intellectuelle permet d’éclairer sous un autre jour la quasi-obsession de certaines banques centrales dans leur lutte contre l’inflation comme clé de la stabilisation des prix. Ce faisant, ces responsables passent complètement à côté d’une autre priorité fondamentale au même titre que la stabilité des prix, à savoir la stabilité financière. Il semble toutefois que cet objectif soit complètement absent des modèles macro-économiques exploités actuellement par certaines banques centrales alors que la dimension consistant à éviter de sombrer dans une récession ou de relancer le cycle des affaires est une composante majeure de toute stabilité financière. A ce sujet, l’inflation européenne à 4 % en juin dernier est, elle, incontestablement problématique, mais au même titre que les déséquilibres et menaces potentielles qui planent sur le secteur bancaire et sur les marchés financiers ! Ainsi, lorsque la BCE décide, elle, de relever d’un quart de point son taux de base, elle suit strictement les enseignements de ses modèles macro-économiques qui, agissant comme une ligne Maginot, pointent vers un seul et unique ennemi : l’inflation.

La guerre contre l’inflation étant leur unique préoccupation, elles négligent l’autre ennemi – récession et instabilité financière – à même de mettre en péril l’intégralité de leurs constructions intellectuelles.


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59 réactions à cet article    


  • fonzibrain fonzibrain 30 juillet 2008 11:37

    ce ne sont pas des banques centrale
    ce sont des banques privés


    les gens travailent pour rien,étant donné qu’ils n’ont pas de mainmise sur leur propre monnaie





    • fonzibrain fonzibrain 30 juillet 2008 11:46
      Contrairement à une croyance générale, l’institut d’émission des Etats-Unis est, en fait, une machine à fabriquer de l’argent détenue par un cartel bancaire privé, qui gagne d’autant plus que les taux sont élevés. Mine de rien, il imprime des dollars à bon marché et les revend plus cher.
      L’institut d’émission des Etats-Unis, appelé aussi « Réserve fédérale » ou « FED », revient constamment en point de mire lorsque le monde financier international se demande, anxieux, s’il va modifier son taux directeur ou non.

      par Wolfgang Freisleben, Vienne


       
      L’abréviation FED se rapporte au « Board of Governors of the Federal Reserve System », c’est-à-dire à la conférence des gouverneurs du « Federal Reserve System » érigé il y a 93 ans. Il s’agit non pas d’une ­banque centrale traditionnelle, mais de la réunion de cinq banques privées régionales tout d’abord, de douze banques actuellement, disséminées aux Etats-Unis, habilitée chacune à porter le nom de Federal Reserve Bank, un petit nombre d’initiés seulement sachant à qui elles appartiennent. Un seul point est certain : elles n’appartiennent pas à l’Etat. Néanmoins, elles exercent les fonctions d’un institut d’émission de l’Etat. Elles prennent leurs décisions au sein du Federal Reserve Board, dont le président les représente à l’extérieur et dont les séances ont lieu à Washington dans leur propre et imposant monument historique. La plus importante de ces banques privées est la Federal Reserve Bank of New York, qui contrôle l’énorme place financière de cette ville.
      Privilèges d’une machine à fabriquer de l’argent

      Ce cartel de banques privées dispose de privilèges incroyables, dont trois doivent être soulignés :
      • En imprimant des dollars, la FED convertit à moindres frais du papier sans valeur en dollars et prête ceux-ci aux Etats-Unis ainsi qu’à d’autres Etats et à d’autres ­banques contre reconnaissances de dettes. Au cours de son histoire, le cartel a donc créé des milliards de créances à partir du néant et encaissé des intérêts en permanence, ce qui lui assure un profit annuel atteignant des milliards. Ainsi, aucun gouvernement américain ne doit se faire des soucis à propos du déficit budgétaire tant que ces messieurs en complet sont à ses côtés et – tel est le cas du financement des guerres durant la présidence de Bush – mettent en branle la planche à billets en cas de besoin.
      • Le privilège des intérêts permet à la FED de fixer elle-même les taux et il est évident qu’elle a le plus grand intérêt à encaisser les plus hauts intérêts possibles. Les taux at­teignent donc un niveau souvent particulièrement élevé et occasionnent périodiquement des crises – ce qui est le cas actuellement et donne l’occasion à la FED d’intervenir ultérieurement comme sauveur. Les intérêts opèrent en permanence une ponction sur le pouvoir d’achat des citoyens américains en faveur des banquiers de la FED, par les intérêts des crédits comme par les impôts transformés en intérêts dus à la FED en raison de l’énorme service de la dette publique. Modifiant constamment les taux d’intérêt, la FED change les conditions cadres de la plus grande économie du globe et de la plus importante bourse des actions, celle de Wall Street, qui, principale bourse du monde, diffuse des signaux en direction des autres bourses.
      • Pour être en mesure de résoudre les crises bancaires, la FED gère les réserves monétaires de ses banques membres (rémunérées à raison de 6% par année), qu’elle remet à disposition du système bancaire lors de l’éclatement d’une de ces crises. Actuellement, la FED s’efforce de prévenir, en fournissant à maintes reprises des liquidités aux banques, une crise financière mondiale causée par le krach du système de financement immobilier américain. Comme de nombreuses banques améri­caines de crédit hypothécaire ont sagement lié leurs crédits à des papiers-valeurs et transmis ainsi leurs problèmes à des banques européennes, celles-ci ont commencé aussi à vaciller.
      Mais c’est la FED et son ancien président, Alan Greenspan, qui ont provoqué cette crise. En abaissant rapidement et dramatiquement les taux d’intérêt – après avoir porté le taux directeur jusqu’au niveau exorbitant de 6% –, et avoir approvisionné l’économie américaine excessivement en liquidités, Greenspan avait tenté, à partir du 3 janvier 2001, d’enrayer la plus forte chute boursière depuis 50 ans. Au 25 juin 2003, le taux directeur était tombé à son niveau minimal de 1%, ce qui avait permis aux banques d’octroyer des crédits aux taux extrêmement bas et ce qui avait fait tomber de nombreuses familles dans le « piège du crédit », les incitant à acheter des logements à crédit, à des conditions auxquelles elles ne pouvaient faire face qu’à des taux bas.

      Crise provoquée par la FED

      A la fin du cycle des taux d’intérêt, Greenspan avait provoqué une situation qui avait déclenché une avalanche. En effet, la FED a majoré douze fois de 0,25% son taux directeur, du 30 juin 2004 au 29 juin 2006, le portant alors à 5,25%. Il dépasse ainsi de 525% le taux fixé il y a quatre ans ! Les taux fixés pour les crédits hypothécaires sont montés en conséquence et ont atteint un niveau que toujours davantage de familles ne peuvent pas supporter. Comme la propension à épargner est actuellement négative aux Etats-Unis, que la plus grande partie de la population doit recourir au crédit et que les carnets ­d’épargne ne jouent guère de rôle, la crise s’accentue. Vu que, depuis l’année précédente, toujours davantage de bailleurs de fonds hypothécaires sont – tout comme leurs clients – en retard dans leurs paiements à d’autres banques, le système bancaire est en crise, celle-ci ayant atteint un point culminant en août 2007, lorsque la FED et la Banque centrale ­européenne (BCE) n’ont pu stabiliser le système que par plusieurs injections de liquidités.
      La crise des liquidités bancaires s’est immédiatement répercutée sur la bourse, qui réagit généralement de manière sensible aux variations de taux de la FED. En effet, la hausse des taux rend les titres à intérêt fixe plus attrayants que les actions, freine l’économie, est donc un poison pour la bourse et abaisse les cours des actions. Ainsi a commencé septembre 2007.

      Les motifs des banques de la FED

      Pour comprendre la manière d’agir et les motifs de la FED, qui paraissent parfois curieux, il faut jeter un coup d’œil sur l’histoire de l’institut d’émission.
      La proposition d’établir une banque centrale est due au banquier allemand Paul Warburg. La crise financière et bancaire déclenchée en automne 1907 par la faillite de Knickerbocker Trust Co. et la situation menaçante de Trust Company of America a mis en péril 243 banques, car aucune institution n’était en mesure de mettre temporairement des fonds à leur disposition pour surmonter leurs difficultés de paiement. Dans un discours prononcé peu de mois auparavant à la Chambre de commerce de New York, le banquier John Pierpont Morgan avait prévu par hasard cette crise et appelé à fonder une ­banque centrale. La crise se prêtait à merveille au soutien de cette revendication. Par la suite, Morgan a joué un rôle essentiel, à l’arrière-plan, dans la réalisation du projet.
      Initialement copropriétaire de la banque Warburg de Hambourg, Paul Warburg avait épousé en 1893, lors d’un séjour aux Etats-Unis, la fille de Salomon Loeb, de la banque new-yorkaise Kuhn, Loeb & Co., qui a fait de lui et de son frère Felix des partenaires de la banque (fusionnée en 1977 avec ­Lehman Brothers).
      Pourvu généreusement par la Banque ­Kuhn Loeb d’un salaire annuel de USD 5 000 000, Paul Warburg s’est occupé uniquement, pendant les six ans qui ont suivi la crise bancaire, d’une « réforme bancaire » tendant à ériger une banque centrale d’après le modèle de la Banque d’Angleterre, laquelle appartenait alors à des banquiers privés. Ce faisant, il a été soutenu par le sénateur Nelson D. Aldrich, beau-père du premier héritier milliardaire américain, John D. Rocke­feller junior, connu comme porte-parole du banquier J.P. Morgan au Congrès des Etats-Unis.

      Conspiration au yacht-club de Jekyll Island

      En novembre 1910 finalement, un groupe de personnes triées sur le volet s’est rassemblé, sous prétexte d’une excursion de chasse, dans un wagon de chemin de fer aux jalousies fermées du yacht-club que possédait le banquier J.P. Morgan à Jekyll Island, en Géorgie. Lors de cette réunion secrète, taxée ultérieurement de conjuration, Paul Warburg, représentant de Kuhn Loeb et d’autres banques ainsi que deux banquiers de J.P. Morgan, représentant aussi les intérêts du groupe Rothschild, et deux du groupe Rockefeller ont décidé d’aider le sénateur Aldrich à rédiger en neuf jours un projet de loi que le Républicain vaniteux entendait présenter en son nom au Congrès. Il s’agissait non pas d’une banque centrale, mais seule­ment d’une société privée nationale de réserve dont plusieurs comptoirs devaient être disséminés aux Etats-Unis et dans lesquels des banques affiliées volontairement de­vaient déposer des réserves monétaires de crise. En raison de ses relations bien connues avec le centre financier et boursier de Wall Street, Aldrich a échoué, la majorité méfiante des députés voyant à juste titre dans son projet un plan tendant à assurer à un cercle restreint de banquiers puissants et liés les uns aux autres une position dominante et, partant, la possibilité de réaliser des profits énormes dans l’économie américaine.
      Les requins de Wall Street ne se sont évidemment pas découragés et ont profité des élections présidentielles de 1912 pour faire élire le candidat démocrate ­Woodrow Wilson, qu’ils ont soutenu massivement sur le plan financier. Pendant la lutte électorale, il s’est fait passer pour un adversaire du « Wall Street Money Trust » et a promis au peuple un système monétaire exempt de main-mise des banquiers internationaux de Wall Street. En fait, la conception de la banque centrale a été élaborée par le groupe­ment qui semblait avoir perdu la partie.
      En tout cas, les Schiff, Warburg, Kahn, Rockefeller et Morgan avaient misé sur le bon cheval. Sous le titre de « Federal Reserve Act » qui dissimule sa portée et qui prétendument réduit à néant le projet de banque centrale formulé par Wall Street, ils ont déversé le 23 décembre 1913 sur des députés démocrates des mieux disposés et avec le soutien du président Wilson, un projet de loi très peu modifié et ont requis l’approbation du Congrès alors que de nombreux députés non informés prenaient déjà leurs vacances de Noël et que très peu avaient lu le texte du projet.

      Le plus grand cartel du monde

      Les rares députés qui ont perçu la nature de ce jeu pervers n’ont guère pu se faire entendre. Avec sagesse, le conservateur ­Henry Cabot Lodge senior a prévu « une inflation énorme de moyens de paiement » et que « la monnaie d’or serait noyée dans un flux de papier-monnaie non échangeable ». Après le vote, Charles A. Lindbergh senior, le père du célèbre aviateur, a déclaré au Congrès : « Cette loi établit le cartel le plus important au monde […] et légalise ainsi le gouvernement invi­sible de la puissance financière […]. Il s’agit du projet de loi Aldrich déguisé […]. La nouvelle loi provoquera de l’inflation tant que le cartel le souhaitera […]. »
      Lindberg avait raison, comme le prouve le « privilège du dollar ». Avant l’établissement du Système fédéral de réserve, des banques privées avaient déjà imprimé des billets. Dans les années soixante du XIXe siècle, il y avait encore 8000 sortes de billets, émises par des « State Banks » privées avec l’autorisation de l’Etat. A partir de 1880, 2000 banques pourraient avoir encore émis leurs propres billets. Depuis 1914, le chiffre s’est limité à la douzaine de banques privilégiées.
      Quand le président Abraham Lincoln a eu besoin d’argent, en 1861, pour financer la guerre civile et que les crédits des ­banques Rothschild, financiers traditionnels des guerres, lui sont devenus trop chers, il a éludé le privilège des banques privées et fait imprimer un billet d’Etat, le « Greenback ». Il ne devait pas survivre longtemps à cette démarche téméraire. En 1865, il a été assassiné par un tireur isolé, abattu lui-même lors de sa fuite. Le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, a suspendu l’impression de billets pour des raisons inexplicables.
      Le prochain président qui a voulu redonner à l’Etat le monopole de l’impression de billets a été John F. Kennedy.

      Tentative de Kennedy de priver la FED de son pouvoir

      Peu de mois avant son assassinat, John F. ­Kennedy a été semoncé par son père Joseph dans le salon ovale de la Maison Blanche. « Si tu le fais, ils te tueront ! » Mais le président ne s’est pas laissé dissuader. Le 4 juin 1963, il a signé l’acte exécutif numéro 111 110, abrogeant ainsi l’acte exécutif 10289, remettant la production de billets de banque dans les mains de l’Etat et privant en grande partie de son pouvoir le cartel des banques privées. Après que quelque USD 4 milliards en petites coupures nommées « United States Notes » eurent déjà été mises en circulation et alors que l’imprimerie de l’Etat s’apprêtait à livrer des coupures plus importantes, Kennedy a été assassiné le 22 novembre 1963, soit 100 ans après Lincoln, par un tireur isolé abattu lui-même lors de sa fuite. Son successeur s’appelait Lyndon B. Johnson. Lui aussi a suspendu l’impression de billets pour des raisons inexplicables. Les douze banques fédérales de réserve ont retiré immédiatement les billets Kennedy de la circulation et les ont échangés contre leurs propres reconnaissances de dette.
      Grâce à son monopole de production illimitée d’argent, le cartel bancaire du Système fédéral de réserve dispose d’une énorme machine à fabriquer de l’argent, qui lui permet de gagner énormément. Qui se cache derrière ce système est un secret bien gardé. Car il faut distinguer entre les banques proprié­taires et les simples banques membres, qui déposent des réserves monétaires pour, le cas échéant, être sauvées par la suite. Il y a quelques années, la Federal Reserve Bank of New York a publié les noms de ces banques membres, qui n’ont par ailleurs aucun droit. La rémunération annuelle de leurs dépôts se chiffre à 6%. Mais le niveau de leurs parts est tenu secret comme les noms des propriétaires des banques fédérales de réserve, initialement trois, aujourd’hui quatorze.

      Critique après le krach de 1929

      Paul Warburg a refusé la présidence du Federal Reserve Board en 1910, alors que ce juif allemand à l’accent prononcé, juste avant le début de la guerre contre l’Allemagne, venait d’acquérir la nationalité des Etats-Unis. Toute­fois, il devint membre du Conseil d’administration et du puissant Council on Foreign Relations, qui passe encore aujourd’hui pour le berceau des politiciens américains et des banquiers de la FED.
      Les efforts qu’il a déployés pendant de longues années pour fonder l’institut d’émission américain lui ont valu non seulement de l’argent et des honneurs dans la haute finance, mais aussi la pire expérience de sa vie. En 1928, il a exigé sans succès une limitation de la circulation monétaire afin de freiner la spéculation boursière qui rappelait la ruée vers l’or. Mais ceux qui étaient disposés à l’entendre sont restés rares ; on le nommait la Cassandre de Wall Street. Après le krach d’octobre 1929, il devint la cible de ceux qui avaient perdu leur patrimoine. Des rumeurs, des brochures et des articles de presse l’ont décrit, lui qui avait tenté d’entraver les catastrophes financières, comme « l’auteur non américain » de la panique boursière d’alors. On a pu lire que « Paul Warburg avait prêté avec sa bande de l’argent au Système fédéral de réserve afin de mettre en mains juives les finances américaines et d’exploiter l’Amérique jusqu’à son épuisement. » De telles légendes se sont poursuivies jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Aigri par ces attaques, il est décédé en 1932. En 1936-1937, les cours des actions ont baissé de 50%, en 1948 de 16%, en 1953 de 13%, en 1956 de 13%, en 1957 de 19%, en 1960 de 17%, en 1966 de 25% et en 1970 de 25%. Ont suivi le krach ­d’octobre 1987, les chutes de cours de 1990, 1992 et de 1998 ainsi que, finalement, la forte baisse d’avril 2000 à mars 2003 et la crise actuelle qui a commencé en août/septembre 2007 et dont les effets sont incertains.
      Aujourd’hui, on répand le bruit – mais ne le confirme pas – que le groupe bancaire Rocke­feller détient 22% des actions de la Federal Reserve Bank of New York et 53% de tout le Système fédéral de réserve. Principal acquéreur de bons du Trésor des Etats-Unis, la Banque du Japon possèderait 8% de ces actions. On attribue 66% aux banques purement américaines et 26% aux vieilles ­banques européennes (dont 10% aux banques Rothschild). •

      Source : International III/2007
      (Traduction Horizons et débats)


      Vendredi 18 Janvier 2008
      Wolfgang Freisleben

    • Philou017 Philou017 30 juillet 2008 13:25

      La FED a été créee par des banquiers privés tres puissants afin de controler le gouvernement Américain tout en s’enrichissant. Ce qui leur a permis aussi de s’approprier une partie de l’économie mondiale avec de la "monnaie de singe". Lamentable.

      La banque de France, crée sur le même principe , a eu un role similaire en France, comme le montre Mme Lacroix-Riz. Elle ne prêtait aux gouvernements que s’ils adoptaient une politique raisonnable (cad conforme à leurs intérêts). Tout en s’enrichissant, bien sur.

      Il serait temps que les citoyens prennent conscience de la totale immoralité du systeme financier international, qui est un systeme permettant de voler et de gruger les peuples.


    • manuelarm 30 juillet 2008 13:37

      Comme il est facile de dire que la FED est au mains des banques privées, si je me souviens le président de la FED est nommé par le president des USA, et avalisé par le chambre .Un autre rappel sur la crise, les taux tellement bas fixer par la FED qui a amené la crise donc l’hypothèse des taux fort est peu simpliste. Deuxièmement il est simpliste de dire qui tiens la monnaie, tiens le pouvoir, il est aussi important de pouvoir levée l’impôt, mais il est vrai que l’on peut dire que la FED a fait exprés d’avoir des taux réel négatif pour provoquer la faillite pour prendre le pouvoir sur les banque, comme on peut dire en imaginant ton hypothèse, que comme les subprimes ne pouvait pas durer, on provoque une futur crise pour faire payer les créances douteuses par la nation, et le monde entier. Mais on peut créer d’autre théorie encore, mais au bout du compte c’est proportion considérer des fait comme des certitude qui t’amène a choisir la théorie que tu veut croire pour vrai.
      Et si, je pousse ton raisonnement appliquer à l’euro, donc pour toi, la BCE est aux mains des banque privée, et c’est surment pour cela que Trichet à encore décider de relever de les taux, et non son obligation d’une inflation modérée dans la zone euro.


    • Philou017 Philou017 30 juillet 2008 14:10

      Manuelarm : Le president des USA est avant tout nommé par les multinationales et les trusts. Le financement de sa campagne (obligatoire pour se faire élire) n’est que la partie visible de l’iceberg. Apres, le peuple choisit entre des candidats "adoubés" par le systeme et qui ont donné des garanties. Je n’ai pas entendu de la bouche d’un membre du gouvt Bush une seule critique de la politique de Greenspan, pourtant lamentable sur le terme.

      La BCE defend avant tout les intérêtes des financiers, en s’attachant de façon aveugle à contenir l’inflation, ce qui permet aux gros financiers de préserver leurs avoirs, en matiere d’argent et d’actions. Cette politique de contenir l’inflation est continue dans le temps, quelque soit les décisions conjoncturelles. Trichet l’a dit et redit. Bien des économistes disent que cette politique n’est certainement pas au service de l’économie et de la lutte contre le chomage.
      La BCE est une banque indépendante qui n’a aucun compte à rendre à aucun gouvernement. Ceux-ci doivent se plier à sa politique.
      Les statuts de la BCE ont été édictés par les gros Financiers en fonction de leurs intérêts. Son indépendance "constitutionnelle" permet d’éviter qu’un gouvernement ne revienne là-dessus. La situation de crise permet aux gros financiers et aux fonds d’investissement de continuer à s’approprier le tissu économique, en rachetant des entreprises en difficulté ou en achetant des actions à bas prix.

      L’histoire de la FED est parfaitement éclairante à ce sujet. Si les banquiers ont pu mettre ceci en place en 1913, il est évident qu’ils ont encore plus de coudées franches aujourd’hui.
      La BCE n’est pas la propriété de banquiers, évitons les affirmations généralistes. C’est un instrument au service de la haute finance. Trichet, ancien directeur de la Banque de France, a été adoubé par les financiers qu’il a bien servis. La BCE n’a aucune légitimité démocratique, sauf celle de ses statuts, qui ont été dictés par des financiers (c’est pas les politiques minables d’aujourd’hui qui peuvant avoir une vision de la politique financiere à mener).

      La construction Européenne est une entité construite pour déposséder les peuples de leur pouvoir de décision. La BCE en est un excellent exemple.
      L’histoire, et celle de la FED en particulier, devrait nous ouvrir les yeux.

    • manuelarm 30 juillet 2008 14:41

      Les economistes, quelle raccourcit, tu as des economiste pour l’augmentation des taux et d’autre la baisse.
      Deuxième, les président désigner par les entreprises, un peu facile, d’accord au USA on peut financer les campagne avec les dons des entreprises, mais chaque entreprise ont leur propre intérêrets parfois divergent avec d’autres, regarde clinton avait l’appui des pharmaceutique et du monde l’informatique, Bush junior, les lobbies petrolier et parapétrolier et de la defense, par contre tous ce qui touche la finance et encore plus compliqué certains avais financé les deux, par contre le fond carlyle bush junior, normale papa Bush est au conseil d’administrations, comme quasiment toutes anciens directeur de la CIA.

      Si tu veux, on peut developper l’incohérence de certaines théories, souvent cite thomas jeffersons ayant mis garde si on laisser l’émission de l’argent à un pouvoir privé, ce que n’oubli de dire c’est qu’il était franc maçon, devrais-t on tirer de ce fait qu’il était un illuminati ( je ne sait pas, moi), hors tu sais très bien que l’on cite souvent les illuminati comme ayant obligé wilson de faire passer cet loi. N’y a t il pas une incohérence dans ce cas de citer jefferson.

      Pour ma part, je l’avoue, je m’en fou complètement, il y a fort longtemps que je sais que la vérité absolu n’existe pas( à part en mathématique, avec un petit bémol avec le théorème d’incomplétude de godel de 1931). Mais ce qui me géne dans ce discours est cet certitude que tu as, pour ma pars, j’ai plus de doute que de certitude sur ces sujet là.



    • Philou017 Philou017 30 juillet 2008 15:27

      Mes certitudes viennent d’une longue étude sur la façon dont fonctionne ce monde. A partir d’un certain moment, on ne peut plus avoir de doutes.
      L’histoire de Monsanto décrite par Marie-Monique Robin montre bien la soumission des pouvoirs aux multinationales et la prépondérance des intérêts financiers sur tout le reste. Et ce n’est qu’un exemple.



    • manuelarm 30 juillet 2008 15:48

      Bravo tu viens te comprendre qu’il y a des lobbies, comme dans toutes organisations.
      Tiens tu oublié de parler des think thanks, aussi dangereux.
      Dans tout l’histoire, il y a eu des gens qui ont voulu garder leur privilège, d’accord de faire attention à ne pas transformer notre démocratie en dictature, mais de là a inventer un complot mondiale, il y a des limites, deplus tu fixe à combien de fait troublant pour avoir une certitude.


    • Cug Cug 30 juillet 2008 15:49

      Merci ...


    • manuelarm 30 juillet 2008 15:54

      @ Fonzibrain
      Puis je te poser qq questions personnels sur certaines de tes opinions ? (tu n’es aucunement obliger de répondre)
      Es-tu adepte de l’energie libre ?
      es-tu feru d’ovni ?



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 juillet 2008 17:11

      @ Fonzibrain : Bravo. C’est un signe des temps que de plus en plus de gens ont le courage de le dire. Voyez ce que j’en disais il y a quelques années déja.... et il y a quelques décennies ! Soyez tout de même prudent...

      Pierre JC Allard


    • fonzibrain fonzibrain 30 juillet 2008 23:16

      je connais le concept d’energie libre,je fais quelques recherche sur tesla(un homme remarquable et comme aujourd’hui les personnes qui ont des idéées véritablement géniales sont exploité et finalement écarté


      il est indéniable qu’il y a un probleme avec l’énergie,vous imaginez que l’on fonctionne avec un systeme inventé pr diesel ya plus d’un siecle et depuis rien alors que dans de nombreux domaines la science a fait des bon substanciel,bref,il existe de nombreux systeme "fabriquant " de l’énergie,et l’energie libre est peut etre le plus prommeteur,j’ai chercais des infos sur le moteur minato,mais il y a tres peu d’articles differents.

      pour ce qui est des ovni,
      philosophiquement,un univers qui ne serait peuplé que de nous,prouverai l’existence de dieu,un tel hasard serai fortement improbable,maintenant de la à ce que des soucoupe volante nous épient,j’y verrai plus volontier,un avion de type aurora ou tout autre prototype militaire hyper secret
      mais les malsain d’en face,nos gouvernants,seraient capable de simuler grace à des puissant hologrammes une arrivé tonitruante de méchant homme vert,histoire de bien nous traumatiser


    • visiteur 30 juillet 2008 12:30

      @l’auteur
      L’article est de qualité, clair et didactique

      C’est vraiment la mission de Agoravox de le publier.

      Aprés le commentaire de Fonzibain ( un connaisseur )  je ne sais plus quoi dire.

      Alors je me jette à l’eau et je  dis :  Nous sommes en plein bing et le bang approche.


      • MAIKEULKEUL 30 juillet 2008 12:57

        Cet article est, comme d’habitude, de la part de l’auteur de la bouillie pour chat.

        Il est, comme d’habitude, pro US, et malgré les dizaines de milliers de milliards déjà perdus dans cette crise, qui ne fait que commencer, nous désignent comme des "cassandre" écervelés et primesautiers

        L’article de fonzibrain remet les pendules à l’heure, et est fichtrement intéressant : j’ai appris des éléments qui m’étaient inconnus.

        Je demande à ce qu’Agoravox le publie sous forme d’article

        Merci d’avance


        • Jean Lasson 30 juillet 2008 19:27

          @ Agoravox,

          Je soutiens la demande de Maikeulkeul, le commentaire de fonzibrain - qui nous a souvent prouvé qu’il est très bien informé - devrait être publié sous forme d’article, afin d’augmenter sa visibilité et sa pérennité. Il est important que le plus possible de gens soient informés de la réalité historique des banques centrales...


        • armand armand 30 juillet 2008 23:26

          Où y a-t-il un "article" de Fonzi ?

          Je vois un vaste copier-coller de l’article de Wolfgang Freisleben - et Fonzi ne s’en cache pas (n’est-ce pas, mon vieil ennemi préféré ?). Dont la teneur est assez exacte, tout en contenant des non-sens sur le plan de l’histoire monétaire des Etats-Unis. Par exemple, les milliers de banques qui émirent au XIXe siècle n’avaient pas besoin d’une autorisation d’Etat. Et à partir de 1914 restèrent en lice une foule de ’National Banks’ , dotées d’une ’Charte’, qui continuèrent d’émettre leurs propres billets (reconnaissables à leur sceau brun) jusqu’à l’époque de Franklin Roosevelt.

          En fait, trois types de monnaie ont coexisté jusque dans les années ’30 : les ’silver certificates’ gagés sur l’argent-métal, les ’gold certificates’ gagées sur l’or-métal, les ’Federal Reserve Notes’ dont il est question ici, et, pour finir, les United States Notes, gagés sur... le gouvernement fédéral. Ce sont ces types de billets qui furent introduits par Lincoln (ou plutôt par son secrétaire aux Finances Chase), et dont Kennedy imprima une dernière fournée en 1963.

          Insinuer que Lincoln ait été assassiné pour avoir imposé les ’green-backs’ me semble relever de la fantaisie la plus pure - il y avait des milliers de Confédérés vaincus et vindicatifs qui voulaient sa peau.
          Quant à l’arrêt de leur fabrication par Johnson, il s’agit d’un des aléas de la lutte entre les tenants du papier-monnaie et les inconditionnels de l’or et de l’argent. N’oublions pas que cette mesure faisait partie de toute une panoplie de décrets dictatoriaux que l’administration Lincoln a émis pour gagner la guerre (y compris l’arrestation et l’emprisonnement au secret sans jugement... tiens, ça rappelle quelqu’un, n’est-ce pas ?), mais qui ont été levés une fois l’Union rétablie.

          En fait la partie a été gagnée par les partisans des greenbacks le jour où, proposant de les reprendre à leur valeur faciale, le Trésor U.S. n’a vu venir qu’une foule clairsemée. En effet, tout le monde ou presque avait désormais confiance en cet outil de paiement plus pratique que le métal.

          Pour revenir au début de mon intervention, si certains ici ne voient pas la différence entre une synthèse personnelle et un simple copier-coller, on est mal barrés !


        • armand armand 30 juillet 2008 23:33

          De toute façon, la seule manière d’éviter les dérives des banques d’émission , ou celles des Etats faux-monnayeurs serait de revenir à un étalon tangible, style or, argent, ou un assortiment de ’hard assets’ non manipulables.

          Mais je doute que la masse monétaire requise par l’économie moderne s’y prête...


        • Philou017 Philou017 31 juillet 2008 01:06

          "insinuer que Lincoln ait été assassiné pour avoir imposé les ’green-backs’ me semble relever de la fantaisie la plus pure "
          Vous n’en savez rien. C’est une hypothese parmi d’autres. j’ai de plus en plus de mal à croire aux "déséquilibrés" qui assassinent des personnalités en série. Le mythe de Osvald pour JF Kennedy ne tient pas debout.
          "il y avait des milliers de Confédérés vaincus et vindicatifs qui voulaient sa peau. "
          Pourquoi en vouloir spécialement à Lincoln ?

          "Quant à l’arrêt de leur fabrication par Johnson, il s’agit d’un des aléas de la lutte entre les tenants du papier-monnaie et les inconditionnels de l’or et de l’argent."
          Libre à vous de voir des aléas dans les affaires de grosse finance. La création de la FED et son fonctionnement ultérieur montrent qu’il n’en est rien. Il n’y a que des luttes d’intérêt, souvent soutterraines, ce qu’on en voit ensuite c’est le résultat.

          "Pour revenir au début de mon intervention, si certains ici ne voient pas la différence entre une synthèse personnelle et un simple copier-coller, on est mal barrés !"
          Fonzibrain ne s’est pas caché de faire un copier-coller. je ne vois pas où est le probleme. Si c’est des références qui vous manquent, en voilà :
          www.boursorama.com/forum/message.phtml
          www.wmaker.net/alterinfo/Aux-sources-de-l-escroquerie-de-la-Reserve-Federale-Le-machiavelisme-des-hecatonchires*-de-la-finance-internationale_a18789.html

          Extrait :
          Durant la guerre de Sécession (1861-1865) , la banque Rothschild de Londres finança les Fédérés du Nord, pendant que la banque Rothschild de Paris finançait les Confédérés du Sud en application d’un scénario mis au point en Europe durant les guerres napoléoniennes . Les deux groupes , profitant de la situation, exigeaient des intérêts usuraires de 25 à 36%.
          Le président Lincoln , qui avait percé à jour le jeu des Rothschild refusa de se soumettre au diktat des financiers européens et, en 1862 , il obtint le vote du Legal Tender Act par lequel le Congrès l’autorisait à revenir à l’art. 1 de la Constitution de 1787 et à faire imprimer une monnaie libérée du paiement d’un intérêt à des tiers - les dollars "Green Back" - ils étaient imprimés avec de l’encre verte . C’est ainsi qu’il a pu , sans augmenter la dette de l’Etat , payer les troupes de l’Union.

          " Le pouvoir des financiers tyrannise la nation en temps de paix - écrivait-il - et conspire contre elle dans les temps d’adversité. Il est plus despotique qu’une monarchie, plus insolent qu’une dictature , plus égoïste qu’une bureaucratie. Il dénonce, comme ennemis publics , tous ceux qui s’interrogent sur ses méthodes ou mettent ses crimes en lumière . J’ai deux grands ennemis : l’armée du sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis."

          Il aurait ajouté ces paroles prémonitoires : " Je vois dans un proche avenir se préparer une crise qui me fait trembler pour la sécurité de mon pays. [...] Le pouvoir de l’argent essaiera de prolonger son règne jusqu’à ce que toute la richesse soit concentrée entre quelques mains . " (Letter from Lincoln to Col. Wm. F. Elkins, Nov. 21, 1864).Lincoln voyait clairement combien il était néfaste pour une nation souveraine que des puissances autres que l’Etat central aient le pouvoir de créer la monnaie. Il a été tué à Washington le 14 avril 1965 par John Wilkes Booth qui lui tira une balle dans la tête alors qu’il assistait à une représentation théâtrale dans la loge du Ford’s Theater .




        • OmegaDG OmegaDG 31 juillet 2008 01:26

          Pas difficile de voir que c’est copier-coller et il ne s’en cache pas. Alors pourquoi cette remarque ??

          Ce qui importe c’est l’INFORMATION, le reste on s’en fout comme d’un tas de merde. 

          Bravo aux deux articles-information révélés ici.


        • Philou017 Philou017 31 juillet 2008 01:29

          Suite et fin de mon extrait :
          Les causes réelles de sa mort n’ont pas été élucidées, bien que la version officielle prétende toujours que son assassin vengeait la défaite des Sudistes . De nombreuses recherches, abondamment documentées, orientent la recherche de la vérité vers un complot beaucoup plus complexe et révèlent , notamment, que Booth reçut à ce moment-là des sommes d’argent très importantes de la part d’hommes d’affaires connus et qu’il bénéficia de nombreuses et efficaces complicités, tant pour accomplir son crime que pour quitter les lieux .


        • armand armand 31 juillet 2008 08:55

          Visiblement vous avez une connaissance très limitée de l’histoire américaine, voire de la Constitution : celle-ci n’autorise que la frappe d’espèces en or et en argent.
          PERSONNE au XIXe siècle n’envisageait un Etat qui créerait ex nihilo de l’argent-papier. Chase n’a fait que mettre en application des mesures d’urgence. Tout comme les Confédérés, dont les billets se sont dépréciés beaucoup plus vite en raison des revers militaires. Si le Nord avait perdu Gettysburg, à coup sûr le greenback n’aurait plus valu tripette.

          Quant aux déséquilibrés, John Wilkes Booth était un exalté mais nullement un fou. Et ses paroles ’sic semper tyrannis’ n’avaient rien d’excessif. En bien ou en mal, Lincoln s’est effectivement comporté en dictateur.

          Quant au fasceaux de motifs financiers, nationaux, psychologiques qui président à l’éclatement de conflits, il serait simpliste d’invoquer une seule cause.

          Mais pour revenir au sujet, je trouve qu’une monnaie issue exclusivement du fiat gouvernemental aussi mauvaise que celle qui dépend des seules grandes banques.
          Pour remplir pleinement sa fonction (moyen d’échange et réserve de valeur) seule une monnaie à valeur intrinsèque ne fait l’affaire.


        • fonzibrain fonzibrain 4 août 2008 11:25

          oméga dg

          totalement d’accord avec toi
          que ce soit pierre,paul,abel ou wan on s’en fout ,ce qui compte c’est l’information,surtout des info de cette importance


        • fonzibrain fonzibrain 4 août 2008 11:34

          et des professeurs qui n’ont aucune vision d’ensemble de l’histoire

          il y a peu, je discutais avec une amie,elle me disait "mais tu crois que y’a que des complots" alors je lui parle de l’incendie de reichstag et ce qui s’est passé ensuite,pour lui montrais qu’il y a des constantes historique avec des méthodes éprouvées,et la blague,la professeur me demande ce qu’est l’incendie du reichstag,

          voila nos professeurs !!!!!!


        • Yvance77 30 juillet 2008 13:05

          Comme toujours, l’auteur sait faire des articles d’une trés haute qualité. de plus c’est très pédagogique pour les amateurs et autres non-initiés.

          Cependant vous ne faites que confirmez qu’il y a une race particulière d’individus à abattre "les financiers". Ils voient le monde comme leur casino, et les hommes qui composent ce monde ne sont que des mesures d’ajustement variables ...

          Ce sont des criminels à transferer tel un Radovan Karadic à La Haye. On enferme tout ce beau monde et on jete la clef ...

          A peluche


          • manuelarm 30 juillet 2008 13:51

            J’adore ce principe du bouc emissaire, les financiers, tout cela est bien facile, il serait pas mieux de chercher l’explication du côté de la relation des hommes avec l’argent. De plus la notion de solvabilité est complètement differentes dans les pays anglo-saxon, qu’en france.
            Mais, si tu ne veux pas de financier, tu peut en passer, la seule chose qu’il est necessaire du point de vu de loi, c’est d’avoir un compte courant , je te propose de fermer tout tes autres comptes, et les finnacier ne pourrons pas utiliser ton argent à plus de 30 jours, et dit le à toutes amis, ansi les banquier perdrons le pouvoir de jouer (moi, je préfere placer, mais pour rester dans tes convictions j’ai mis jouer) avec ton argent.


          • fonzibrain fonzibrain 30 juillet 2008 14:06
            Depuis les faillites de la northen rock et bear stearns,et leurs nationalisations par des états
            qui ne jurent que par le libéralisme,le monde de la finance est
            toujours en pleine tempête, le cac a par exemple perdu près de 25% depuis le
            début de l’année et toutes les places européenne et américaine suivent
            le même phénomène baissier,.


            Friedman,Tatcher et Reagann,n’ont,je pense jamais imaginé que ce sont des fonds
            souverains,donc étatique,(le Probleme pour l’école de Chicago),qui ont
            sauvé de grandes banques ou entreprises comme le 27 novembre 2007, le
            fonds Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), d’Abou Dhabi, se portait
            acquéreur de 4,9 % de Citigroup, première banque mondiale, pour 7,5
            milliards de dollars ,deux semaines plus tard, le fonds Government of
            Singapore Investment Corporation (GIC), de Singapour, injectait 10
            milliards de dollars dans le groupe suisse UBS, dixième banque
            mondiale,le 19 décembre, c’était au tour du fonds souverain chinois
            China Investment Corporation (CIC) d’acquérir 9,9 % du capital de la
            grande banque d’affaires Morgan Stanley, pour 10 milliards de dollars,
            le 24 décembre, le numéro un mondial du courtage Merrill Lynch annonce
            avoir reçu 4,4 milliards de dollars du fonds Temasek Holdings, de
            Singapour, ses problèmes de
            liquidités semblent réglés. Pourtant, le
            15 janvier 2008, d’autres fonds souverains — dont ceux du Koweït et de
            Corée du Sud — y investissent 6,6 milliards de dollars. Le même jour,
            Citigroup annonce qu’à l’issue d’une levée de fonds supplémentaire de
            12,5 milliards de dollars le fonds singapourien GIC et le Kuwait
            Investment Authority (KIA) koweïtien entrent dans son capital. Au
            total, en quelques semaines, plus de 60 milliards de dollars ont été
            investis par les fonds souverains dans le secteur financier occidental
            . http://www.monde-diplomatique.fr/2008/05/WARDE/15858 .

            Malheureusement
            ces apports massifs de capitaux n’ont semblent-ils mené à rien,le
            manque de confiance persiste et paralyse les marchés et les injections
            phénoménales de liquidité par les banques centrales comme la BCE qui a
            mis 61,05 milliards d’euros à la disposition des banques et ensuite
            94,8 milliards d’euros pour remédier à une pénurie de liquidités,il
            faut savoir que jamais la banque centrale n’avait mis à disposition
            autant d’argent sur le marché ,la FED n’est pas reste avec 59 milliards
            de dollars, tout comme la Banque d’Angleterre (BoE), la Banque
            nationale Suisse et celles du Japon (BoJ), d’Australie, de Norvège et
            du Canada. http://www.20minutes.fr/article/174500/Economie-Nouvelle-injection-de-liquidites-de-la-BCE-signal-fort-aux-marches-financiers.php .

            Je pense encore quand au début de la crise,les experts nous assuraient
            que les subprimes n’auraient pas d’incidence sur l’économie réelle,réelle comme un aveux du caractère totalement virtuel du monde de la finance.En fait la différence fondamentale réside dans le caractère non concret de l’ industrie financière,dans l’industrie traditionnelle,il faut FAIRE quelque chose,dans la finance il faut DIRE quelque chose pour gagner de l’argent.

            En fait c’est plus la taille de ces banques,et de ces entreprises qui pose problème,le
            processus en cours est somme toute assez logique,des fusions
            acquisitions successives ont mené à la création de gros consortium à
            tendance monopolistique , cela grâce à des lois remettant en cause
            l’esprit des politiques anti-trust Américaine,avec un résultat dès plus
            pervers ,on assiste à l’établissement d’un communisme privé,je parle au
            niveau économique ,il n’est pas rare de voir deux ou trois mégas
            entreprises se partager un marché et en plus s’entendre sur les
            tarifs,le cas d’orange,bouygue et sfr est le plus significatif de la
            fausse concurrence et du verrouillage complet du secteur de la téléphonie
            mobile en France ,dans ce cas là,pourquoi est ce donc des opérateurs
            privés qui se partage cette manne,les prix sont fixés par les trois
            entreprises,la concurrence inexistante(les opérateurs historiques qui
            ont un
            réseau vendent des minutes au prix de gros à des opérateurs
            sans réseau,on imagine alors la toute relative concurrence,puisque c’est
            le gros qui se crée sa concurrence et la contrôle) on remarque le même problème aux États unis avec ATT, http://www.ldh.org/Dossiers/Entreprises/diktat.html quelle est la
            différence avec une entreprise d’état qui n’a pas de concurent et fixe
            tout seul ses prix,aucune bien entendu,en fait le mouvement de
            concentration a été possible,aux états unis grâce aux démentelement
            progressif depuis 1990 des loi anti trust du début du siècle,encore un
            effet des pensées de l’ecole de chicago comme quoi l’état ne dois pas
            interferer dans l’économie, aussi ,selon friedmann" la responsabilité
            sociale de l’entreprise...c’est d’augmenter ses
            profits »,la leçon à
            été appliqué à la lettre et des montagnes de cash ont été accumulé.Mais
            ce n’est pas tout,des produits financiers très pratique ont été crée
            comme le LBO ou effet levier qui permet d’acheter une entreprise,avec
            très peu de cash mais en endettant la société acheté ! et à qui ont
            administre une restructuration couteuse en emploi ensuite 2 ou 3 ans
            aprés la société est vendu.Des centaines d’entreprises ont subi ce
            sort,et sont ensuite irrémédiablement affaibli .En effet" Selon une
            étude d’Ixis CIB, les investissements des sociétés du Cac 40
            ont baissé de 41,4 % entre 2000 et 2005. Dans le même temps, leurs
            dividendes ont augmenté de plus de 71 %. Le groupe Lagardère a ainsi
            offert l’an dernier 412 millions d’euros à ses actionnaires (quatre
            fois plus qu’en 2000) et Total plus de 3,5 milliards, soit le quart
            environ de ses bénéfices. http://www.lepoint.fr/actualites-societe/ces-puissances-secretes-qui-tiennent-la-france/920/0/121786

            Les monopoles publics ont donc été vendu et sont devenus des monopoles
            privés,le cas des autoroutes est particulièrement scandaleux,pendant 30
            ans nos impôts ont construit des réseaux autoroutiers efficace,
            maintenant qu’ils ont été rentabilisé,l’état au lieu de profiter d’une
            rente,les vend une bouchée de pain et nous autres contribuables qui
            avons déjà payé pour les construire allons payer de nouveau, à des
            sociétés privés, pour utiliser ce que nous avions déjà payé,voila ce
            qu’a été les privatisations,la privatisation de nos impôts.

            Les entreprises comme EDF GDF LA POSTE LA SNCF AREVA AIR FRANCE FRANCE
            TELECOM TOTAL ASF,et toute autres entreprises qui ont été construite
            avec nos impôts et le travail de nos parents et grands parents,n’ont
            pas de prix,c’est le patrimoine français ,le plus désespérant dans ce
            grand bradage est de savoir que ces décisions de privatiser des pans
            entiers de l’économie,ont été prise par des organisations et des gens
            comme le FMI OMC et d’autres qui ne sont pas élu mais qui pourtant
            exercent un pouvoir, http://culture.revolution.free.fr/en_question/2004-04-30-Serge_Halimi-Le_Grand_bond_en_arriere.html .

            Mais voila depuis un an,le systeme vacille,l’économie mondiale est
            malade,malade de l’overdose de dollar émis par les états unis "le
            dollar, c’est notre monnaie, mais c’est votre problème ! " A l’époque où
            John Connally, en 1971,disait cela,l’euro n’existait pas les fond
            souverains non plus, aujourd’hui le dollar devient enfin un probleme
            americain,et quel probleme !
            Voici le graphique representant la masse monétaire en circulation http://research.stlouisfed.org/fred2/series/M3
            et comme la fed a décidé de ne plus publier cette donnée,il est à
            craindre que la planche à billet a fonctionné 24h/24,concretement cela
            signifie que l’on ne peut pas savoir combien de dollars sont en
            circulation. http://www.federalreserve.gov/releases/h6/discm3.htm ,pour que l’administration us décide de ne plus publier cet indice ,la
            situation doit vraiment être grave,le poids des deficites jumeaux va
            commencer à se faire sentir,pour l’instant le gvt tente de diluer sa
            dette dans un océan de dollars,ce qui affaiblit le dollars,l’économie
            us et les économie fortement dollarisées,il est évident que cela ne
            peut continuer ad vitae m eternaem.

            Toute fois la recherche effréné de bénéfice( toujours possible grâce à la création de
            dette) a poussé certaines entreprises à proposer des prêts immobilliers
            à des personnes qui compte tenu de leurs revenus n’ étaient pas
            éligible,certains ont même été abusé,des agents véreux s’occupaient de
            tout,ils demandaient juste une signature et ensuite gonflaient les
            revenus,afin que le crédit soit accordé http://video.google.fr/videosearch?q=subprimes&hl=fr&sitesearch=#q=subprimes%20arte&hl=fr&sitesearch= ,tant que les taux étaient bas et que le marché de l’immobilier
            haussier,tout allait bien,si quelqu’un ne pouvait plus payer,il vendait
            la maison et rentré dans ses frais,mais voila que les taux augmentent
            et que l’immobilier baisse,c’est le début de la crise des
            subprimes,deux voire trois millions de foyers vont être expulsés,ma nu
            milita ri http://video.google.fr/videosearch?q=subprimes&hl=fr&sitesearch=# .

            Le gouvernement US,dans un soucis de pragmatisme,(avait-il le choix ?)
            décide de sauver bear stearns,et la FED prête 30 milliard de dollars à
            JP MORGAN pour racheter ,à un vil prix,la banque en faillite,il est
            intéressant de savoir que cette banque avait 10 mille milliards de
            position,on comprend mieux pourquoi la FED a sauvé la banque, http://video.google.fr/videosearch?q=subprimes&hl=fr&sitesearch=#q=subprimes%20arte&hl=fr&sitesearch=

            Une premiere, qui va devenir la norme,en effet le 12 juillet,la banque
            californienne Indymac, l’un des plus gros prêteurs hypothécaires
            américains, a été mise vendredi sous tutelle des autorités fédérales,
            devenant le plus important établissement bancaire à faire faillite aux
            Etats-Unis depuis vingt-quatre ans. Les autorités de régulation des
            caisses d’épargne, l’OTS, ont placé Indymac, aux actifs évalués à 32
            milliards de dollars, sous le contrôle de l’institution fédérale
            garantissant les dépôts bancaires, la FDIC. La banque rouvrira ses
            portes lundi sous le nom de Banque fédérale Indymac, dont la gestion
            sera assurée par la FDIC. http://www.lepoint.fr/actualites-economie/subprime-la-banque-americaine-indymac-en-faillite/916/0/260009 ,en effet paniqués, les clients de la banque ont retiré en quelques
            semaines 1,3 milliard de dollars. Cotée 28 $ en 2007, l’action de la
            banque a clôturé à 28 cents vendredi.,mais on apprend
            que ce
            sauvetage coûtera à la FDIC 4 à 8 milliards de dollars soit 7,5 à 15 %
            de ses réserves. Si le renflouement du numéro 9 du prêt au logement
            mobilise 15 % des ressources dont dispose le gouvernement américain
            dans ce domaine, un rapide calcul vous confirmera que ce genre
            d’opérations ne pourra pas se renouveler très souvent. http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2136 .
            Pourtant,le
            lendemain,double mauvaise nouvelle, deux entreprises ,Fannie Mae
            ,Freddie Mac qui ont pour mission de racheter aux établissements de
            crédit leurs créances hypothécaires, contribuant ainsi à soutenir le
            marché immobilier dont une stabilisation est vitale pour relancer
            l’économie,s’écroulent à la bourse perdant respectivement 49% et
            51%,leurs portefeuilles de prêts atteignaient 5200 milliards de
            dollars, (soit plus d’un tiers du PIB américain), et guarantissent 40%
            des prêts immobiliers consentis aus USA,mais aujourd’hui, l’envolée des
            défauts de paiement des particuliers, au plus haut depuis 29 ans, fait
            que les fonds propres de Fannie Mae et Freddie Mac sont insuffisants
            pour couvrir leurs risques. Selon les normes comptables,
            conservatrices, elles devraient lever 77 milliards de dollars pour
            rester solvables.
            http://www.lefigaro.fr/societes-etrangeres/2008/07/12/04011-20080712ARTFIG00012-l-oncle-sam-hesite-a-sauver-deux-geants-de-la-finance-.php C’est dire l’importance vitale des ces deux compagnies pour l’économie
            américaine,voila donc l’État fédéral qui pour la 4 ieme fois vole au
            secours d’entreprise en situation de faillite,car à chaque fois les
            conséquences seraient si catastrophique pour l’économie US et
            mondiale,que ne rien faire créerait une crise systémique,un peu à la
            soviétique,menant à l’effondrement total du système économique,dans le
            New York Times nous pouvons lire que l’administration Bush aurait même
            envisagé de garantir les 5000 milliards de dollars de dette détenue ou
            garantie par les deux sociétés, ce qui doublerait le volume de la dette
            nationale, http://www.lefigaro.fr/societes-etrangeres/2008/07/11/04011-20080711ARTFIG00419-nouvelles-inquietudes-sur-fannie-mae-et-freddie-mac-.php


            • fonzibrain fonzibrain 30 juillet 2008 14:10

              Maintenant à force de se porter garant pour des banques dans des montants faramineux,c’est l’état
              qui,déjà surendetté,va également faire faillite et là personne ne se
              portera garant.
              Dans la presse,il y a une surenchère de prévision
              alarmistes des banques comme la Royal bank of Scotland préviennent
              leurs clients de l’imminence d’un krach mondial "Une période très
              dangereuse se rapproche rapidement - soyez prêts », met en garde Bob
              Janjuah, l’analyste stratégique de la banque écossaise et comble de
              stupeur pour une banque il affirme également « Le cash constitue la
              principale protection. Il s’agit de ne pas perdre votre argent, de ne
              pas perdre le résultat de votre travail », une banque qui en gros dit
              de garder,voir retirer son argent,le JDD annonce la possible faillite
              General Motors http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/economie/200827/vers-une-faillite-de-general-motors_130166.html
              D’autre comme FORTIS ,annonce par communiqué de presse le 28 Juin, 9h10 :
              Fortis
              s’attend à un effondrement total des marchés financiers américains qui
              surviendra en l’espace de quelques jours ou de quelques semaines. Cela
              explique, selon Fortis, la série d’interventions de jeudi dernier pour
              récupérer 8 milliards d’euros. « Nous avons été sauvé juste à temps. La
              situation aux États-Unis est bien pire que nous le pensions, » a
              déclaré le président de Fortis Maurice Lippens. Fortis s’attend à 6,000
              faillites parmi les banques américaines qui ont actuellement une faible
              couverture. Mais aussi de Citigroup, de General Motors, un effondrement
              total et en train de débuter aux États-Unis. » Rien que ça !

              Il faut tout de même savoir que ces deux établissements ont été fortement
              touché par la crise des subprimes,on comprend mieux leurs démarches, ils
              tentent de noyer leurs problemes en disant que c’est n’est pas leurs
              fautes,que c’est le systeme entier qui s’effondre.
              Mais quoiqu’il en soit on se rapproche de la débâcle des caisses d’épargne dans les
              années 80 , qui avait contraint les autorités américaines à renflouer
              plus de 1.000 institutions financières, pour un coût de 125 milliards
              de dollars pour le contribuable, aujourd’hui,avec juste bear stearns,se
              sont 30 milliards de dollars qui sont prêté par la FED et compte tenu
              des créances douteuse de la banque c’est déja 4 à 5 milliard de dollars
              qui ne seront pas récupéré et pour Indymac c’est 4 à 8 milliard de plus
              qui seront ponctionné sur le fond de La Federal Deposit Insurance
              Corporation .Ce qui représente presque 20% du fond fédéral de soutient
              aux banques,le FDIC,et cela sans compter les milliards de plus pour sauver fanny mac et fredy mae,qui ce 23 juillet se chiffrerai à 25 milliard et cela sans prendre en compte le coût éventuel des refinancements que la banque centrale s’est dite prête à apporter aux deux groupes.,soit donc en tout prés de 40 milliard de dollars sur les 60 du FDIC,et cela avec 4 établissements,alors que des milliers vont faire faillite ! http://www.lesechos.fr/info/finance/300281763-etats-unis-le-sauvetage-de-fannie-et-freddie-estime-a-25-milliards-de-dollars.htm

              Le dollar ,tel un boomerang, vient frapper
              l’économie US de plein fouet et la majorité de son industrie a été soit
              démantelé soit délocalisé,la croissance de ces dernières années a été
              principalement tiré par la finance et à bien sure profité à une infime
              minorité,les ménages américains sont donc très sensible à une récession,en effet le taux d’épargne des ménages US est tout simplement inexistant,et certain commence même à ne plus pouvoir payer les carte de crédit revolving,comme american express qui fait face à une hausse des incidents de paiement .
              http://www.lesechos.fr/info/finance/300281697.htm .


              L a situation est réellement gravissime,de plus en plus de personne ont une vision claire de la situation,le documentaire,firewalll de lyndon larouche est édifiant,et didactique http://www.solidariteetprogres.org/sp_HP-Bloomberg.php3 , de même l’équipe de prospective du leap 2020 http://www.leap2020.eu/ est catégorique quand à l’existence d’une crise systèmique d’envergure et durable,je vous conseille à tous de vous abonner,c’est une mine d’information impressionnante,ils ont par exemple vu venir la crise des subprime 2 ans avant.L’appauvissement guette une grande parti des populations des pays riches,et je ne parle même pas des pays émergents qui seront à la merci de l’inflation dans les secteurs énergétique et alimentaire.



              • Emmanuel W 30 juillet 2008 14:56

                Mais mon Dieu, que font le FMI et la Banque mondiale face à ce pays en détresse ?

                Il est grand temps d’appliquer le consensus de Washington aux Etat-Unis eux-mêmes.


                • fonzibrain fonzibrain 30 juillet 2008 14:59

                  à celui qui dit
                  "Pour ma part, je l’avoue, je m’en fou complètement, il y a fort longtemps que je sais que la vérité absolu n’existe pas( à part en mathématique, avec un petit bémol avec le théorème d’incomplétude de godel de 1931). Mais ce qui me géne dans ce discours est cet certitude que tu as, pour ma pars, j’ai plus de doute que de certitude sur ces sujet là".


                  si tu t’en fous,pourquoi tu donne un avis ?

                  le théoréme de godel est avant tout,une théorie,et ne crois tu pas,que ,si on suit tes paroles,toute volonté de compréhension est vaine,c’est dommage de ne pas utiliser notre cerveau,parce que l’infini est hors comprehension humaine,bien sure,que tout n’est pas appréhendable
                  le cerveau humain est enfermé dans ses propres capacités struturelle propre au cadre des possibilité cérébrale dans le cadre limité et limitant de l’expression de notre génome



                  mais le champ d’aptitude est tout de m^me assez large,non ?
                  donc pensons,réfléchissons et ne nous pensons pas comme une entité bloqué dans nos propre processus mentaux,sinon ,autant se pendre !!!!!


                  • manuelarm 30 juillet 2008 15:36

                    Je donne mon avis sur le sujet, car vous semblez posséder toute les vérités, et les gens qui pensent avoir des certitudes sont les futur opresseur de ceux qui ne pensent pas comme eux.
                    Sinon, le théorème de godel n’est une théorie.avant de parler d’un sujet essaie au moins de connaitre l’abc du domaine.
                    Et, il est vrai vu tes commentaires, je sais que tu as une bonne connaissance de toute les théorie du complot, Illuminati, bilderberg etc.. Comme tout personne sur ce site qui un peu chercher sur internet, ou personne de mon age qui avant a lu des livres sur le sujet, et en majorité en anglais. Mais pour ma part, après moult lecture, je suis toujours pas convaincu.
                    Deuxièmement, ta critique est facile, et sans intérêt, par contre si tu veux débattre, en oublions un peu tes certitudes, et revenir au fait pourquoi pas,sinon, cela ne sert rien de débattre avec toi.


                  • SciFi SciFi 30 juillet 2008 15:52

                    @Fonzibrain

                    Merci pour les infos, et à l’auteur pour l’article. Je n’entrerai pas dans le débat, mais je voulais juste corriger l’une de vos remarque.
                    Le théorème d’incomplétude de Gödel n’est pas une théorie, mais bien un théorème. Il a permis de montrer les limites des langages formels et de mettre fin à un vieux débat avec Hilbert. Ce théorème est l’un des résultats majeurs des maths du XXe siècle.



                  • manuelarm 30 juillet 2008 15:58

                    @sci fi
                    ancien matheux comme moi ?


                  • SciFi SciFi 30 juillet 2008 16:10

                    @manualarm.

                    Entre autres, oui.


                  • manuelarm 30 juillet 2008 15:22

                    @l’auteur

                    L’article est intéressant, si l’on admet la position que tout cela va nous conduire à une crise systèmique, mais je trouve qu’il est facile en choisisant certains fait et pas d’autre pour en arriver à cette conclusion. Même si j’admet qu’il y a une possibilité du crise systémique.
                    Il aurait été plus intélligent et pédagogique de parler de tout les cas possibles et d’argumenter après votre opinion.


                    • fonzibrain fonzibrain 30 juillet 2008 15:23

                       

                      La dernière statistique sur la confiance du consommateur a été délivrée hier. Ô miracle, elle est en hausse.... ! Voilà qui profite directement aux marchés qui rebondissent à l’ unisson, car désormais, on peut en être convaincu, le plus dur est passé. Si ,si, c ’est certain ! La Fed a pris les mesures pour éviter la chute des GSEs , le consommateur reprend confiance, tout va reprendre de plus belle, comme si de rien n’ était ! Puisque le graphique du Consumer Confidence l’ indique........

                      http://www.market-harmonics.com/free-charts/sentiment/consumer_confidence.htm

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Oui, bon......d’ accord , ce retour de la confiance semble bien timide au regard de la chute. Mais il faut garder l’ espoir. On ne peut guère tomber plus bas ! Quoique.......En y regardant de plus prés, la perte de confiance du consommateur s’ opère , elle aussi , en plusieurs vagues. Vu à l’ échelle historique, avec un peu plus de recul, sur ce graphique arrêté en septembre 07 , on peut clairement distinguer 3 vagues de baisse lors du précédent bear market ,accompagnée de 2 micros rebonds et d’ un rebond majeur, d’ orgueil et de fierté nationale suite au événements du 9-11-2001 . Ne serions nous pas, actuellement , en plein micro rebond n°1 de ce nouveau bear market ?

                      http://home.aubg.bg/faculty/kpetrov/Sp%202008%20-%20ECO%20403a/Readings/Marc_Faber_071001.pdf

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      De plus, à bien y regarder, ce graphique présente une certaine similitude avec les indices US exprimés en Euros , et donne probablement une image plus exacte de l’ environnement économique dans lequel se trouvent les ménages US. De fait, au premier stade de développement de cette crise, les US ont été les plus durement touchés, étant à la fois l’ épicentre et l’ origine de cette débacle. En effet, le ralentissement économique du à l’ implosion de la bulle techno n’ a pu être maitrisé qu’ à travers l’ accélération finale de la bulle du crédit jusqu’ à son implosion, laissant désormais une part grandissante des ménages US sur le carreau , tout en entrainant par ricochet, le secteur bancaire dans sa chute. Vu la position centrale du $ dans les échanges mondiaux , le ralentissement économique a rapidement traversé l’ Atlantique et affecte désormais tant les consommateurs européens qu ’ asiatiques.

                      Pour pallier à ces revers, les fonds institutionnels se sont massivement redirigés vers les matières premières, accélérant fortement la tendance inflationniste des prix à la consommation déja en place depuis 2001. Le phénomène, d’ ampleur mondiale, ne sera pas facilement maitrisé ,sans une volonté réelle de la part des banques centrales d’ y mettre fin par une forte remontée des taux. Pourtant , une prise de conscience s’ opère peu à peu au plus haut niveau des instances monétaires internationales, mais les banques centrales sont impuissantes , tétanisées par le syndrôme " Zero Ground " d’ un secteur bancaire en plein effondrement.

                      http://abcnews.go.com/US/wireStory?id=5361409

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Inflation et endettement

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Et c ’est bien là le dilemne. Sans une forte remontée des taux, l’ inflation continuera à détruire le pouvoir d’ achat de la population mondiale via la hausse des prix. Une forte remontée des taux réduira elle aussi la capacité de crédit et augmentera lecout du service de la dette. Il n’ y a pas de solution miracle. Le système arrive en bout de course , chaque décision faisant son lot de victimes. La dette est là, publique ou privée mais toujours aussi monstrueuse, inégalée dans l’ histoire récente de l’ humanité , qui réclame son lot de sang.

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      L’ inquiétude devient palpable parmi les dirigeants, y compris les officiels de la Fed, comme Richard Fisher , à la tête de la Fed de Dallas , dont je reprends un extrait d’ un discours sur l’ évolution de la dette du système de sécurité sociale US.

                      http://www.wealthdaily.com/articles/richard-fisher-fed/1334

                       

                       

                       

                       

                       

                      " Add together the unfunded liabilities from Medicare and Social Security, and it comes to $99.2 trillion over the infinite horizon. Traditional Medicare composes about 69 percent, the new drug benefit roughly 17 percent and Social Security the remaining 14 percent.

                      How much would we have to pay if we split the tab ? Again, the math is painful. With a total population of 304 million, from infants to the elderly, the per-person payment to the federal treasury would come to $330,000. This comes to $1.3 million per family of four-over 25 times the average household’s income.

                      Throughout history, many nations, when confronted by sizable debts they were unable or unwilling to repay, have seized upon an apparently painless solution to this dilemma : monetization. Just have the monetary authority run cash off the printing presses until the debt is repaid, the story goes, then promise to be responsible from that point on and hope your sins will be forgiven by God and Milton Friedman and everyone else.

                      We know from centuries of evidence in countless economies, from ancient Rome to today’s Zimbabwe, that running the printing press to pay off today’s bills leads to much worse problems later on. The inflation that results from the flood of money into the economy turns out to be far worse than the fiscal pain those countries hoped to avoid. "

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Rien n’ y fera. L’ énorme majorité des pays industrialisés, émergents ou sous développés sont pris dans les filets d’ un endettement mondial qui est appelé à se réduire drastiquement, à travers la disparition pure et simple des formes les plus spéculatives de papier monnaie ainsi que la réduction de l’ effet levier. Le mécanisme est en marche et rien ne l’ arrêtera.

                      http://www.financialsense.com/index.html

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Hypertrophie financière

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Cette crise n’ a rien de comparable avec les crises précédentes. Il ne s’ agit pas de l’ éclatement d’ une bulle liée à une surcapacité de production industrielle ou technologique , mais de l’ éclatement d’ une surproduction mondiale de dettes et de crédits papier y afférant, créés , saucissonnés et présentés sous un emballage particulièrement séduisant pour être revendus à des investisseurs mondiaux bien trop crédules , qui paient trés cher le prix de cette naïveté. Ceci provoque une réaction en chaine qui , au départ d’ une crise subprime affecte maintenant toute la panoplie des formes de crédit, de la consommation via les cartes de crédit, au corporate à travers les faillites à venir du retail , des LBO un peu trop risqués mis en péril par la chute des résultats et l’ implosion des monolines , sans parler des CDS ( en bleu ) , dont on mesure mieux l’ effet de taille via le graphique ci dessous, face aux autres bulles déja implosées......

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Alors que dans les années 60 à 80 la part des services manufacturiers aux US représentaient plus de 20 à 25% du PIB , ceux ci n’ ont cessé de régresser , délocalisation oblige, pour ne plus représenter qu’ environ 10% , tandis qu’ en parallèle, les services financiers voyaient leur part progresser au delà des 20 % en 2006-2007. Plus de production , du service, uniquement du service , grace auquel on crée de l’ argent avec de l’ argent, en réduisant au maximum le rôle de création de richesses des entreprises classiques. En d’ autres termes, une partie des économies occidentales , US en tête, sont atteintes d’ une forme d’ hypertrophie financière maligne , forme de cancer qui, sans intervention urgente, peut tuer le patient.

                      Sa capacité de régénération n’ a cessé de diminuer au fil de la montée en puissance des services financiers et de la désindustrialisation du pays. Rien n’ illustre mieux le phénomène que les prochains graphiques. Durant les années 50-60 , époque de la prospérité économique, chaque $ emprunté permettait via l’ industrialisation et en corollaire la hausse de l’ emploi, offrait un return croissant , du fait d’ une redistribution de la richesse crée et d’ une consommation saine , en hausse sans aggravation de l’ endettement des ménages via le crédit facile.

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Ce n ’est plus le cas depuis les années 80 où le cycle de l’ endettement et du crédit facile a réduit le return sur chaque $ emprunté à sa portion congrue. La prochaine étape, le zéro absolu, fera entrer les US dans ce que je qualifierai de " cycle Zimbabwe " , celui d’ une création ad infinitum d’ argent papier sans plus aucune valeur dés sa sortie d’ imprimerie, quel qu’ en soit le montant affiché. Mais de part leur position mondiale , les US n’ atteindront jamais ce stade du cycle. D’ autres événements dont j’ ignore la teneur, viendront modifier le cours de l’ histoire.

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Une récession qui tourne en dépression

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Ce qui est certain, par contre, c ’est que l’ inefficacité des mesures prises par les banques centrales seront à la base d’ une dépression mondiale à partir de 2010. Déla, le FMI déclare qu’ il ne voit ni la lumière, ni le bout du tunnel pour cette crise du crédit

                      http://www.abc.net.au/news/stories/2008/07/29/2317236.htm

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Le caractère systémique de cette dépression aura également d’ autres conséquences sur l’ ordre mondial tel qu’ il a été défini aprés la 2ème guerre mondiale. Au fil de cette dépression émergera une prise de conscience que le modèle " US centric " actuel, basé sur la prééminence du $ et la globalisation du commerce a perdu tout ou partie de son efficacité. Faut-il rappeler que le nouvel échec de l’ OMC à Genève, aprés celui de Doha , ne fait que confirmer l’ impasse actuelle, issue d’ un total déséquilibre entre zones de forte productions, zones de forte consommation et les effarantes distorsions introduites par un jeu de subventions plus ou moins masquées, notamment agricoles , censées rééquilibrer l’ ensemble ?

                      Qui, pour l’ instant, dans cette euphorie de la globalisation, a noté les effets pervers introduits par la récente inflation des matières premières agricoles ? Cette fois, les barrières protectionnistes s’ élèvent non pas à l’ importation, mais à l’ exportation , ce qui est nettement plus grave. Durant ce premier semestre 2008, la Thailande et le Vietnam ont adopté des mesures de restriction à l’ exportation du riz. Ces pays occupent la 1ère et la 2ème place en tant qu’ exportateurs mondiaux. La Russie vient d’ adopter également des mesures de restriction à l ’exportation dans sa filière du bois. L’ Inde, l’ Argentine, le Cambodge ou l’ Ukraine ont également adopté des mesures restrictives sur d’ autres produits agricoles. Exit la globalisation sous son visage actuel. L’ équilibre des systèmes économiques et commerciaux est à revoir.

                       

                       

                       

                      http://www.atimes.com/atimes/Asian_Economy/JG25Dk01.html

                       

                      Ce n ’est que face à l’ échec patent des mesures actuelles , et en plein coeur de la dépression que les autorités politiques et monétaires mondiales adopteront enfin un train de mesures adaptées à la gravité de la situation.

                      Entretemps, la pyramide des crédits est destinée à se résorber, de gré ou de force , via le réglement ou l’ annulation pure et simple d’ une bonne part de l’ endettement mondial. Au cours de cette phase, l’ hégémonie du $ sera sérieusement remise en question , et il est probable qu’ apparaisse une période de transition à la recherche d’ un équilibre nouveau ; phase de cohabitation entre $ , Euro et une devise asiatique qui feront jeu égal dans le réglement des échanges internationaux.

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                       

                      Suite à cette dépression, , probablement au delà de 2015-2020 , un équilibre nouveau sera rétabli entre production, main d’ oeuvre, commerce et services financiers permettant l’ émergence d’ une nouvelle ère de prospérité , un ordre nouveau financièrement assaini et probablement doté d’ un certain nombre de barrières protectionnistes ainsi que de lois de régulation des marchés destinées à préparer les nouvelles bases de la globalisation.

                      Durant et aprés cette phase, de nouvelles technologies devraient apparaitre, réduisant la dépendance mondiale aux hydrocarbures, malgré le besoin croissant en énergie et en ressources naturelles.

                      Mais nous n’ en sommes hélas, qu’ au début de cette phase de réajustement. Celui ci sera long, pénible et je préfèrerais nettement pouvoir proposer une vision plus optimiste pour les 2 ou 3 prochaines années. Mais malgré tous mes efforts, malgré le soleil et même en chaussant des lunettes teintées de rose, je ne peux m’ empêcher d’ additionner les éléments négatifs, qui s’ accumulent comme de gros nuages juste avant la tempête. Libre à chacun d’ en tirer ses propres conclusions , en son âme et conscience. Ceci n ’est , aprés tout, qu’ une projection qui peut soit s’ invalider, soit pire, s’ avérer trop optimiste..






                      • fonzibrain fonzibrain 30 juillet 2008 15:24

                        voila le lien du site,il y a deux autres numéros


                        http://www.daily-bourse.fr/analyse-2008-2010-Crise-financiere-et—vtptc-6213.php

                        tres tres interressant


                      • Forest Ent Forest Ent 30 juillet 2008 17:16

                        Article intéressant, comme d’habitude, mais pour une fois je ne suis pas trop les conclusions.

                        Les menaces ayant pesé il y a quelques semaines sur les deux plus importants établissements hypothécaires américains n’ont fait que conforter les Cassandre qui avaient prédit que la crise actuelle que traversent les Etats-Unis, et par extension le monde entier, serait la pire depuis celle des années 30.

                        Oui, nos pronostics semblent se réaliser, et c’est catastrophique.

                        Il est vrai que la faillite éventuelle de Fannie Mae et de Freddie Mac aurait provoqué un cataclysme en bonne et due forme sur l’ensemble des marchés financiers qui n’a pu être évité que grâce au soutien de la Fed !


                        Non, la Fed n’a fait que des prêts. Ce qui va sauver FNM et FRE, c’est le fait que le DptofTreasury va leur racheter des créances pourries, la fed étant désormais hors jeu.

                        peut-on s’autoriser le luxe de douter que la Fed puisse un jour honorer ses obligations ?

                        La Fed est une entreprise privée, copropriété de banques, qui peut faire faillite. Mais le gvt ne l’autorisera pas, et préfèrera prendre le pb à sa charge, comme avec FNM et FRE.

                        Ainsi en est-il de l’ "efficience des marchés" selon laquelle les marchés financiers sont capables du meilleur, et parfois même de miracles, dès lors qu’ils sont affranchis de toute contrainte. la récente crise immobilière et du crédit aux Etats-Unis a achevé de liquider cette sacro-saint théorie selon laquelle harmonie et richesses étaient immanquablement les conséquences naturelles de marchés financiers dérégulés.

                        C’est clair que le "libertarianisme" a jeté le masque : les bénéfs au privé, les risques au public.

                        Toutefois, n’allons pas hâtivement en conclure que la surveillance étatique devrait prendre le relais car les conséquences à tous les niveaux pourraient se révéler encore plus dramatiques ! Un équilibre nouveau doit donc être atteint dans lequel une nouvelle réglementation devra impérativement décourager toute la chaîne des intervenants de prendre trop de risques.

                        Ce n’est pas le problème, c’est une question de timing. Pour l’instant plus personne ne prend de risque et le crédit est étranglé. La régulation est inutile. Elle aurait été utile de 1987 à 2007. Elle sera à nouveau utile dans 30 ans pour la prochaine grande bulle, mais tout le monde aura oublié d’ici là.

                        La vérité – même en matière financière – n’a pas la même acception pour tous, mais les schémas produits par universités et théoriciens de la macro-économie et mis en application par un certain nombre de nos dirigeants économiques et banquiers centraux tendent à les persuader que l’ensemble des risques systémiques sont sous contrôle.

                        En fait, cela n’a consisté qu’en une concentration des risques systémiques dans un nombre de plus en petit d’événements de plus en plus graves potentiellement. En très résumé, les risques systémiques ne suivent pas une "loi normale", mais une inéluctabilité périodique, et leur ampleur est proportionnelle aux déséquilibres sous-jacents..

                        Dans un tel univers stérilisé, aucune crise ne peut se manifester, mais, si crise il y a, elle ne peut en aucun cas émaner de dysfonctionnements de ces marchés, à moins que les Etats n’imposent des contraintes inutiles ou que les banques centrales échouent à respecter leur engagement de stabilité des prix, préalable indispensable à la stabilité macro-économique. La guerre contre l’inflation étant leur unique préoccupation, elles négligent l’autre ennemi – récession et instabilité financière – à même de mettre en péril l’intégralité de leurs constructions intellectuelles.

                        Pas d’accord. En fait, la création monétaire a totalement échappé aux banques centrales, en particulier grâce aux produits dérivés, et cette création a été décorrélée de la hausse des prix à la consommation pendant 20 ans "grâce" à la mondialisation. Du coup, aujourd’hui, ces BC, mais surtout les gouvernements, n’ont plus d’autre choix que reprendre le truc à leur compte pour éviter la faillite bancaire généralisée.

                        Il me semble qu’il faut bien comprendre que, dans la situation actuelle, les BC n’ont plus aucun rôle. La dette privée "occulte" va devenir publique. des trillions virtuels vont devenir réels dans la dette des états. Les BC n’y peuvent strictement rien. Quoi que fassent la Fed et le DoT, ça reviendra à transformer des dettes privées en création de dollars. La vraie question, maintenant, c’est "que devient le dollar ?". Va-t-il y avoir encore des acheteurs de treasury bonds, ou bien le système monétaire international est-il en train d’exploser totalement ?


                        • Emmanuel W 30 juillet 2008 18:56

                          Il est bientôt temps pour les Chinois d’attaquer le dollar, qui est manifestement surévalué.

                          La revanche des Tigres d’asie méchament molestés dans les années 90...


                        • Forest Ent Forest Ent 30 juillet 2008 23:20

                          Les chinois ont tout à perdre d’une baisse du dollar. Il n’y aura pas de gagnants.


                        • millesime 30 juillet 2008 17:45

                          @l’auteur et fonzibrain
                          Il est vrai que la FED a pris la décision d’arrêter à partir du 23 mars 2006 de publier les chiffres de M3, l’indicateur le plus fiable sur la quantité de dollars circulant dans le monde (et cela comme le souligne fonzibrain n’est pas innocent, la planche à billet devait fonctionner à plein temps, jour et nuit).

                          - Comment interpréter cette décision (vivement critiquée à l’époque par les milieux économiques et financiers) : elle rend invisibles les évolutions du nombre de dollars en circulation dans le monde. ( à noter que quelques mois avant cette décision une "forte" augmentation de M3 ce qui indique que la planche à billets tournait déjà à régime élevé.. !)

                          - Le président de la FED est un adepte déclaré de la "planche à billets" n’a-t-il pas été surnommé Monsieur hélicoptère .. ! ainsi cette décision vise à cacher le plus longtemps possible deux décisions américaines, (en partie imposées par les choix politiques et économiques de ces dernières années)

                          - la monétarisation de la dette US (la rembourser en monnaie de singe)

                          - le soutien monétaire à l’activité économique américaine (tout du moins jusqu’aux éléctions afin de soutenir le candidat républicain)

                          - cette décision illustre égalemnent l’impuissance des autorités monétaires et financières américaines et internationales face à une situatiion qui les conduits à préférer supprimer les indicateurs qu’agir en réalité.

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