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Accueil du site > Actualités > Economie > Marchés actions : sur quel pied danser ?

Marchés actions : sur quel pied danser ?

Le CAC 40 s’érode à nouveau de quelque - 0,44 % à 5 040,92 dans des volumes en hausse par rapport à hier, mais toujours assez faibles avec le comblement partiel du gap (ou trou de cotations) du 2 mai qui reste ouvert désormais entre 5 006 et 5 011 points.

Les marchés ont fait part d’une grande hésitation avec :

- Fannie Mae qui a fait paraître un troisième trimestre d’affilée dans le rouge et aura commencé par plonger avant de se retourner de façon très importante pour finir en hausse de + 8,91 %. Le géant du refinancement immobilier va devoir procéder à une augmentation de capital à hauteur de 6 milliards $ pour combler la perte à hauteur de 2,5 Md $ de ce trimestre et les 3,6 Md $ du trimestre précédent. Les perspectives évoquées par la société font part de deux années difficiles à venir et de réduction de son dividende ;

- le sort de Countrywide Financial repris par Bank of America fait toujours l’objet de très nombreuses rumeurs diverses et variées alors que la validité du rachat a été confirmée par les intéressés, sa finalisation devant intervenir au courant de l’été prochain ;

- une instabilité encore accrue par la relance du mariage entre Yahoo ! et Microsoft pourtant annulé hier, certains misant sur les possibilités de renouement d’un dialogue entre les deux groupes.
En France, comme attendu Suez et Veolia Environnement auront fait l’actualité. Le premier progresse de + 2,76 % à 48,85 ? suite à des chiffres d’activité sur le 1er trimestre supérieurs aux attentes et porté également par la fusion avec GDF à venir à mi-année dans un contexte de hausse des prix du gaz alors que Veoliaenvironnement plonge de - 6,30 % en queue de palmarès. Le chiffre d’affaires s’est révélé inférieur aux attentes, pourtant en hausse de + 17 % (réalisé à 56,4 % à l’étranger) et la marge opérationnelle a déçu avec un taux de 7 % au lieu des 7,7 % attendus.
Cette journée n’a pas vu de statistiques majeures paraître aux Etats-Unis. Profitons-en pour faire un point justement sur la situation des profits annoncés par les 500 plus grosses sociétés cotées américaines de l’indice ’large’ S&P 500 (le Dow Jones n’en intègre que 30) alors que la saison des résultats commence à toucher à sa fin progressivement.

Les profits sont en baisse de - 16,5 % sur un an, mais ceux du secteur financier ressortent en baisse de - 76 %. En conséquence, hors ce secteur en pleine tourmente, les profits sont toujours en progression de + 7,1 % annuellement, grâce au secteur de l’énergie qui voit les siens s’envoler de + 26 %.
Si ces chiffres sont en baisse par rapport aux attentes qui prévalaient il y a encore peu (+ 14 % attendus par exemple pour les techno au 1er janvier, + 7 % aujourd’hui), ils montrent à nouveau qu’en dehors des secteurs immobiliers et financiers (surtout bancaire), les compagnies résistent. Cela en tenant compte du fait bien sûr que près de 50 % de l’activité de ces sociétés est réalisé en moyenne en dehors du territoire national américain.

Ceci montre néanmoins "la saignée" subie par les banques en pleines restructurations appelant vers elles une part des capitaux sans garantie que cela suffise à maintenir leur capacité à financer l’économie comme elles pouvaient le faire jusqu’ici.

Quoi qu’il en soit, globalement, le S&P 500 est en chemin pour établir un 3e trimestre de baisse d’affilée des bénéfices globaux issus des sociétés qui le compose avec une baisse de l’ordre de - 15 %.

En Europe, UBS a fait part, sans surprise, de nouvelles pertes à hauteur de 11,53 milliards de francs suisses. L’action perd - 4,50 % pour cette banque en pointe dans cette crise avec Citigroup qui aligne les recapitalisations les unes derrières les autres (7 depuis novembre pour plus de 30 milliards $).

L’indice d’activité dans le secteur des services de la zone euro a augmenté à 52 en avril, contre 51,6 en mars, soit légèrement au-delà des estimations précédentes.

En Allemagne, l’indice grimpe à 54,9 en avril après 51,8 en mars au-delà des attentes à 54,6. En France, celui-ci chute à 52,8 après 57,3 en mars sous les anticipations moyennes qui se situaient à 54.
Au-delà "des 50", l’expansion reste donc de mise dans l’Euroland pour ce secteur, soit des chiffres plus rassurants que les données concernant l’indice d’activité du secteur industriel, vu vendredi, à la limite du point mort à 50,7.

Le Dow Jones termine en hausse de + 0,40 % à 13 020,83 points. Demain, les chiffres de la productivité américaine au 1er trimestre avec les promesses de vente dans l’immobilier animeront la séance avec le secteur du crédit à l’arrière-plan au côté d’un pétrole toujours en progression et soumis à une statistique de stocks le concernant à 16 h 30.


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18 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 8 mai 2008 12:01

    On dirait du Bloomberg ou du Reuters. A qui vous adressez-vous ? A des particuliers ou des professionnels ? A des gens qui investissent pour le long terme ou le court terme ?

    A long terme, il n’y a pas de miracle : presque toutes les actions vont encore baisser en 2008, dans presque toutes les zones géographiques. A court terme, il y a toujours des coups intéressants à faire et de fausses "reprises" comme actuellement, mais c’est reservé aux gens avertis, qui ont déjà leur vision de la situation.

    La meilleure valeur en 2008, ça risque d’être la volatilité elle-même.


    • Gilles CAYE 8 mai 2008 12:40

      A qui vous adressez-vous ? A des particuliers ou des professionnels ?

      Votre remarque / question est intéressante. Pensez vous qu’il faille donner une information pour les pros et une autre remaniée pour les particuliers ? C’est une des grandes questions dans le traitement des sujets des domaines ’bourse-finance-économie’ comme si le CAC 40 et le Dow Jones s’arrêtaient d’une façon pour les uns et d’une autre pour les particuliers... assez étrange comme raisonnement. On est susceptible de dire certaines choses à certains mais pas à la majorité ? Etonnant...

      Ce n’est pas du tout l’optique développé sur le site apprendrelabourse.org dont cet article est issu et qui correspond à une news quotidienne de fin de journée, parmi de nombreuses autres rubriques pour apprendre et comprendre la bourse en temps (quasi) réel, se former et décider.

      Les particuliers sont tout à fait aptes et même très intéressés à recevoir l’information telle qu’elle se déroule concrètement et n’ont pas forcément besoin qu’on leur dise quoi penser. C’est aussi en recevant jour après jour des informations à la manière des pros qu’ils arriveront à s’incrire concrètement dans le bain des marchés financiers pour mieux les comprendre. Nous fournissons des éléments pour que chacun puisse se former en parallèle et pour décider mais sans l’intéraction avec le réel et la vie des marchés concrète au jour le jour, les formations restent très théoriques et perdent largement en efficacité

      A force de distinction pro/particulier et de lutte de pouvoirs médiatiques pour s’arroger l’essentiel de "l’explication" sur tel ou tel sujet économique, les particuliers sont perdus concernant ces sujets. L’inflation est forte pour un expert, un pic temporaire pour un autre etc.. ici chacun peut s’appuyer jour après jour sur une multitiude de données précises.

      Nous essayons de donner la possibilité à tout un chacun de se faire sa propre opinion et de se former concrètement au domaine au plus près de la réalité du terrain.

      A des gens qui investissent pour le long terme ou le court terme ?

      De même, trader ou investisseur à long terme, ce n’est pas à nous de dire quoi faire mais d’aider chacun à trouver son profil et à lui amener les techniques, approches et aides à la décision propres à l’aider efficacement et investir en connaissance de cause

      C’est une part du chemin pour devenir autonome en terme de compréhension et de décision..

       

       

       


      • Forest Ent Forest Ent 8 mai 2008 13:15

        Désolé, je n’avais pas compris que cet article était extrait d’une newsletter quotidienne. Je ne voyais pas bien Agoravox se lancer dans une chronique quotidienne sur un sujet. En effet, notre processus assez démocratique de sélection éditoriale ne le faciliterait pas. Mais s’il s’agit d’un exemple d’une chronique publiée ailleurs, oubliez ma remarque mais merci pour votre réponse.


        • Gilles CAYE 8 mai 2008 14:03

          Ne soyez pas désolé, je comprends assez votre remarque

          Les lecteurs sont très souvent habitués aux points de vue, aux avis, aux explications, aux projections, aux scénarios, aux polémiques interminables sur ces sujets...

          mais quid de l’information en termes de données factuelles qui permettent d’asseoir une compréhension, un raisonnement, un avis et éventuellement des décisions ?

          Ces données concernent tout le monde, vous pouvez les saisir pour vous faire votre propre avis et pour votre bien propre. C’est à vous de décider

          Les avis vous libèrent des chiffres mais vous informent -ils ? Les chiffres vous permettent de constuire le vôtre et rien n’empêche de lire ceux qui circulent .. vous les comprendrez d’autant mieux en étant peut être un peu plus libre


          • Forest Ent Forest Ent 8 mai 2008 15:15

            L’info brute ?

            Il existe en fait énormément de chiffres disponibles, mais les brasser et publier quotidiennement est un travail énorme, qui demande de grands moyens, et il y a très peu de sociétés qui le font. En fait, il y a deux acteurs majeurs sur l’info financière, Bloomberg et Thomson-Reuters (qui est contrôlé par la famille Woodbridge), et des plus mineurs comme Murdoch avec Newscorp/Dow Jones. En payant un abonnement certes pas donné, on a accès à une infinité d’infos.

            A votre avis, cette situation de concentration dans le domaine de l’info est-elle préjudiciable ?


          • Gilles CAYE 8 mai 2008 19:48

            Je ne suis pas sûr qu’il y ait tant de concentration que cela à ce niveau.

            Les statistiques de l’emploi ou de l’activité du secteur des services pour ne prendre que ces exemples sont de toute façon accessibles directement sur les sites officiels qui les compilent et les publient. Pour les sociétés, les communiqués et les résultats sont directement accessibles également.

            Les médias se concentrent par contre beaucoup sur une donnée phare mais donnent moins les composantes d’un indicateur, l’historique de celles-ci, la façon dont le calcul se fait, les changements de pondération éventuels. A chaque jour qui passe, on sait comment les marchés ont réagi et sur quoi mais la décomposition de l’indicateur publié n’est pas connue ou presque et le lecteur a assez rarement un graphe ou un tableau qui lui permet de se situer dans le temps vis à vis de cette donnée.

            Dans une période chahutée comme actuellement, vous avez des statistiques qui montrent des tendances déflationnistes, pendant que d’autres font part de pressions inflationnistes et celle publiée 3/4 d’heure après montre un ralentissement accompagné de prix payés à des records (en forme de stagflation un peu larvé) Si vous n’avez pas un court récit de l’historique ou un graphe à visualiser, il est très difficile de comprendre pour un particulier le tableau d’ensemble de l’économie qui se déroule derrière les marchés.

            Bien évidemment, la presse donne aussi ces éléments mais lors d’un ’dossier’ souvent bien fait mais à un moment qui n’est pas forcément en prise directe avec le sujet au moment de son apparition et de sa conséquence ’vive’ sur les cours.


          • Forest Ent Forest Ent 8 mai 2008 22:45

            La question ne portait pas sur la presse en général mais sur l’info financière en particulier.


          • Gilles CAYE 8 mai 2008 23:29

            oui j’ai élargi à la presse financière car la matière est en fait la même pour tout le monde (bilan et rapports annuels des sociétés, statistiques officielles ou d’organismes etc...)

            Est-ce qu’une plus grande ouverture à d’autres acteurs apporterait quelque chose ? Je n’en suis pas sûr et je ne vois pas trop où se situerait le gain. Comme vous le dites, il faut des gros moyens et il y a un effet de seuil pour amortir les frais fixes de collecte et de retransmission des données. La question des statistiques est plus vive comme son traitement, partie que j’ai un peu développée dans le commentaire précédent en ce qui concerne les particuliers.

            Le site de Bloomberg est d’une grande richesse tout de même et comporte des chroniques qui ne sont pas forcément consensuels comme certains invités d’ailleurs.

            Pour Dow Jones Newswires, vous avez parfois des articles presque "d’investigation" et beaucoup de reprises de journaux financiers comme WSJ

            Cela fait effectivement peu de tuyaux mais avec une assez grande diversité de passage à l’intérieur.

            Et puis il faut toujours se souvenir que l’info financière est "réglementée", cela non pas dans un souci (à la base et théoriquement) de privélégier mais justement de mettre tout le monde sur un même pied d’égalité concernant les parutions.

            Pour l’info brute, un communiqué de sociétés reste un communiqué de sociétés sur 1 ou 100 supports. Pour l’accès aux analyses, effectivement c’est un peu préjudiciable.

            Ce qui manque vraiment, ce sont des outils professionnels pour l’analyse fondamentale pour les particuliers comme on trouve des outils pour réaliser ses propres analyses graphiques (indicateurs, oscillateurs etc..) La mise en forme de l’info financière brute et son retraitement à la différence des cours et de l’analyse graphique est très en retard. La concurrence entre les courtiers a developpé les seconds mais pour les premiers on reste encore dans l’attente de l’ensemble des chiffres trimestriels du compte de résultat d’une société sur un site bourse classique (c’est très loin de s’afficher en temps réel). Peut être une des conséquences ? mais je ne pense pas vraiment


          • finael finael 8 mai 2008 17:47

             Intelligence zéro

             Depuis des lustres, physiciens et mathématiciens s’emploient à démontrer – avec un réel succès – que les analystes financiers sont des imposteurs, ou du moins des gens très inefficaces. En 1973 était publié un livre (A random Walk in Wall Street) dans lequel un professeur de l’université de Princeton, Burdon Malkiel, affirmait qu’un singe aux yeux bandés qui lancerait des fléchettes sur la page Bourse d’un quotidien sélectionnerait ainsi un portefeuille d’actions aussi valable que ceux des experts. En 1998, le Wall Street Journal prit Malkiel au mot et tenta l’expérience – à cette différence près que ce furent des journalistes qui manièrent les fléchettes, les singes étant rares à Wall Street. Eh bien l’expérience confirma l’intuition du professeur de Princeton, dans une large mesure (1). D’autres journaux économiques créèrent à leur tour des « fonds fléchettes », qui se comportèrent assez bien, et parfois mieux que le marché lui-même.
             
             Puis voilà qu’en septembre 2003 paraissait dans Condensed Matter un article qui enfonçait la fléchette plus profondément encore. Son titre : « La puissance prédictive de l’intelligence zéro dans les marchés financiers ». Des physiciens y rapportent avoir modélisé les marchés avec des outils de mécanique statistique, prenant pour hypothèse que les traders passaient leurs ordres d’achat et de vente de manière totalement aléatoire. Puis ils ont utilisé des données du London Stock Exchange (la Bourse de Londres) pour tester le modèle. Résultat : l’hypothèse « zéro intelligence » est parvenue à simuler le fonctionnement de la place de marché de manière très satisfaisante. Conclusion : les mécanismes du marché sont tellement complexes que prendre des décisions au hasard ou sur la base d’analyses sophistiquées ne change rien au résultat global.
             
             Dans la revue Nature, un commentateur a eu cette belle image : « Les traders peuvent être comparés à des fourmis s’agitant de façon chaotique dans une grande pendule, sans affecter en rien son fonctionnement. » On ne saurait être plus aimable.
             
             La Bourse ne serait-elle donc qu’un grand chaos ? Pas tout à fait, objectent trois chercheurs anglais de l’université de Leed. Ceux-ci ont eu la singulière idée d’analyser l’impact des succès et défaites de l’équipe nationale de foot sur les performances du London Stock Exchange. Ils ont ainsi suivi l’évolution boursière des 100 plus grosses sociétés du Royaume Uni au lendemain des grandes compétitions (210 matchs disputés par l’équipe anglaise entre 1984 et 2002). Constat : les bons résultats se traduisent par une hausse sensible des cours (0,3% en moyenne) et les mauvais par une baisse (0,4%). Plus les matchs sont importants plus forte est la variation. Ainsi, le jour où l’Allemagne a éliminé l’Angleterre durant le mondial 1990 (après tirs de penalty), la Bourse a chuté de 1%. Tout cela est détaillé dans les Applied Economics Letters (vol 10, p. 783-85) sous le titre : « Impact économique des succès sportifs nationaux : éléments tirés du London Stock Exchange ».
             
             On en conclura volontiers qu’il est plus profitable de consulter les pronostics sportifs que les analystes financiers.
             
            (1) En 1998, le Wall Street Journal avait déjà effectué une centaine de tests, et le bilan était de 61 victoires pour les experts contre 39 pour les fléchettes. Les experts semblaient donc avoir un petit avantage, mais il faut interpréter les résultats. Comme le choix des « pros » était public (le contenu de leur portefeuille d’actions était publié dans le Wall Street Journal), il est possible que d’autres investisseurs s’en soient inspirés, d’où achat de titres, d’où montée de l’action, d’où meilleure performance du portefeuille des experts. Et compétition déloyale. Certains affirment que, corrigés de ces « variations saisonnières », les résultats donneraient l’avantage aux fléchettes.
             

            Edouard Launet "Au fond du labo à gauche" ed. du seuil, 2004, pp. 58 - 60


            • Gilles CAYE 8 mai 2008 20:59
              Les scientifiques, les physiciens, les modèles et les fléchettes en bourse ... 
               
              Nicole El Karoui « Les maths sont un maillon de la crise, mais pas décisif »
              Article publié le 29 Mars 2008
              Par Propos recueillis Annie Kahn
              Source : LE MONDE
              Taille de l’article : 677 mots

              Extrait : Mme El Karoui défend le rôle des mathématiciens dans la finance, accusés d’avoir inventé des produits trop sophistiqués aux risques mal évalués. Plus de 600 spécialistes internationaux des mathématiques financières se sont retrouvés, jeudi 27 et vendredi 28 mars, à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris pour le premier Forum international de la recherche en finance du pôle de compétitivité Finance Innovation. Ils jugent que la crise financière, loin de remettre en cause leur discipline, leur ouvre de nouveaux champs d’études : sur la nécessité d’incorporer l’éventualité d’une crise de liquidités dans leurs modèles, par exemple.
               
              Les ’scientifiques’ ont fait leur ’mea culpa’ dernièrement comme vous le voyez.... Rappelez vous du fonds LTCM qui avait failli initier un risque majeur sur les marchés en 98, seulement 4 ans après sa création, avec 2 prix nobel d’économie et un ancien de la Fed en son sein. L’histoire ne dit pas s’ils manquaient de fléchettes.
               
              Vous pouvez faire toutes les régressions linéaires que vous voulez, lorsqu’un crédit ne se rembourse pas parce que la personne n’en a pas les moyens et que ceci a été mal vu dès le départ, ça vous donne un crédit avec des difficultés... tout le monde est capable de le comprendre que cela s’appelle subprime ou autre. Toute crise est celle du retour au bons sens oublié dans la phase d’euphorie qui la précédée, celle-ci tout particulièrement
               
               
              Je ne me souviens pas avoir utiliser des singes avec des fléchettes pour venir vous informer il a quelques temps ici via l’article Les actifs financiers surfent sur un océan de liquidités : y aurait-il des fissures dans le fond ? sur un certain nombres de risques en croissance nette. Le fonds Paulson, le hedge fund qui acheté des produits de couverture sur les défauts de crédit hypothécaires de mauvaise qualité et engrangé une des meilleurs performances ces derniers temps non plus à ma connaissance

              Il y a à prendre dans chaque discipline pour nous éclairer (Fibonacci, le savant italien est utilisé dans les analyses graphiques notamment) surtout avec des mécanismes aussi complexes mais les physiciens/mathématiciens sur les sujets économiques et particulièrement en finance de marché sont à considérer avec la même attention que lorsque vous êtes face à des travaux de physique/math réalisés par des économistes, traders etc...

              Une grande partie de la finance relève de la psychologie de masse et les cours expriment largement des anticipations... est-ce que des outils statistiques sont adapté dans un tel cadre ?

              Modéliser, modéliser.. peut on sincèrement modéliser la ’confiance’ au risque de la perdre à tout moment via un Bear Stearns ou autre, voilà un peu où nous en sommes

              Il y a une part de risque en permanence, c’est le couple risque / performance immuable. Eliminer le risque relève de l’utopie.


            • finael finael 9 mai 2008 00:06

              Merci d’avoir pris mon commentaire avec l’humour qui en était le fond


            • millesime 8 mai 2008 22:50

              On compte 350/400 millions d’actionnaires à travers le monde dont près de la moitié de la population américaine, (et pour cause, compte tenu du sytème de retraite). En France les actionnaires individuels sont peu nombreux,il y en a certes... La France est championne du monde de la gestion collective (SICAV et FCP) de sorte que les "actionnaires" confient leur épargne à des gens dont le métier est de la gérer.

              (vous avez dû comme banquier "vendre" les SICAV de votre établissement, et très souvent les portefeuilles ne sont composés que des SICAV et FCP "maison" (surtout ne dites pas le contraire) auxquels on ajoute quelques titres de grands groupes (pour faire bien..)

              Ainsi quelques dizaines de milliers de personnes (qui gèrent) font le maillon entre la base et le sommet de la pyramide ou l’on trouve les présidents des sociétés cotées (pour faire simple). lesquelles sociétés sont en concurrence les unes aux autres.... (et en l’état actuel des choses les chefs d’entreprises ne sont trop souvent que "les servants zèlés" des actionnaires... !)

              Dans les sociétés de gestion il y a des "ânes à listes" aussi sur lesquels s’appuient les gérants, à ce sujet juste une annecdote, j’ai souvenir d’un société de bourse qui conseillait l’achat d’ Alcatel en 2002 juste avant la grande chute alors que le tire cotait .. ;60 euros....(sourire) ....sans parler des analystes dityrambiques sur Eurotunnel...un peu avant sont introduction au RM (à l’époque) ...alors qu’il n’y avait ni bilan ni compte de résultat.....(mais compte tenu de l’importance des capitaux nécessaires il fallait bien faire appel aux ...gogos...)


              • wesson wesson 8 mai 2008 23:29

                Ahhh, enfin les cours de la bourse et l’analyse de l’oeuf à la sortie du cul de la poule...

                 

                C’est vrai que l’analyse boursière dans la presse papier, radio et télé, on n’en parles pas assez. A la télé, c’est à peine évoqué 6 fois par jour sur les chaines généralistes, à la radio, tout juste si on le chuchotte au moins une fois par heure pendant les heures de quotation, et dans les journaux toute la presse généraliste n’y consacre que à peine que entre 1 et 4 pages par numéro.

                Alors que, tout le monde le sait bien, une majorité de français détient des actions, surtout les smicards. C’est donc un sujet qui touche tout le monde, assurément !

                Face à cette information et analyse boursière passée quasiement sous silence, il ne fallait pas moins qu’une chronique en quotidienne sur Avox.

                meme, moi j’en mettrai 3 ou 4, parce que 1 seule, ça fait petit kiki !

                 


                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 12 mai 2008 17:45

                  Gilles, ce article ne repond pas a son titre !

                  pas assez de pedagogie dans cet article, et beaucoup trop de factuel.


                  • Gilles CAYE 12 mai 2008 18:56

                    Et si Eleusis !

                    Il s’agit à nouveau comme déjà signalé dans une réponse à un commentaire précédent d’une news quotidienne du soir de notre site apprendrelabourse.org que agoravox a repris.

                    L’atmosphère du jour était ... que les marchés ne savaient pas sur quel pied danser. D’où le titre. On retraduit l’atmosphère de la séance. Peut-être aurais-je dû l’intituler ’Les marchés ne savent pas sur quel pied danser’ si j’avais su qu’il serait repris ici.

                    Il s’agit effectivement de traduire des éléments concrets et très factuels sans retraitement du rédacteur, le lecteur pouvant ainsi se positionner de manière concrète sur une situation en évolution constante, jour après jour.

                    Vous êtes beaucoup trop habitués aux commentaires en tous genre avant d’avoir vu les faits en général sur le sujet. La situation économique n’a pas à faire plaisir à quiconque ni à être décriée au gré des humeurs, des dogmes ou sentiments du moment. Elle se compose d’éléments tangibles et factuels comme ici sur les résultats de sociétés ou l’activité des services.

                    C’est un des aspects premiers de toute pédagogie dans la durée. Le socle sur lequel une opinion peut se construire valablement et la base à partir de laquelle nos lecteurs peuvent devenir autonome au fur et à mesure des semaines.

                    Il y a effectivement des articles plus pédagogiques que celui-ci sur notre site mais à nouveau c’est de l’actualité.

                    Eh oui, il est beaucoup plus facile de se mettre le lecteur dans la poche en lui chantant des chansons sur l’économie mais beaucoup plus dur de lui expliquer qu’il y a des faits, des chiffres et des données en évolution qu’il faut suivre pour pouvoir au fil des jours un peu ’saisir’ le sens des choses.

                    C’est un travail dans la durée qui n’est pas très aisé en première approche. La preuve ici. Personne n’a répondu ou réagi sur le fonds des informations qui étaient données. Personne. Pourtant il s’agit de la description de données parues sur une journée qui donne un éclairage sur une partie de l’évolution récente de la situation économique et vous sort des avis des uns et des autres.

                    Vous cherchez des avis ou des infos ? Vous souhaitez savoir ce que j’en pense ou plutôt savoir ce qu’il en est pour pouvoir faire votre propre chemin ? Agoravox vous a donné la possibilité de vous faire votre opinion de façon neutre. Vous saisissez cette opportunité ou pas. C’est à vous de voir

                     


                    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 mai 2008 09:55

                      je reitere mon conmentaire : trop de factuel. Je prends un exemple concret :

                      quand tu parles de Suez porté par la fusion avec Gaz, alors que reponds tu aujourd hui alors que Suez vaut 45.31 soit une baisse de 3.54 ou - 7.25% (ou -5.1% en tenant compte du dividende) ? Elle n’est plus portee par le projet de fusion ?

                       

                       


                      • Gilles CAYE 13 mai 2008 11:22

                        Je conçois parfaitement que vous puissiez avoir cet avis.

                        Mais, à nouveau, cet article correspond aux news du 6 mai http://www.apprendrelabourse.org/article-19347027.html

                        L’article a été présenté le 8 mai par Agoravox

                        Suez était à 45,85 € en clôture le jour de la rédaction de l’article et de sa parution sur notre site, le titre cote 45,61 € peu après 11 heures aujourd’hui 13 mai. Après détachement du coupon le 9 mai pour 1,36 € on a donc pour celui qui a conservé le titre presque 47 € d’avoirs au total. Je ne comprends pas où est le souci ?

                        Quand bien même la situation serait différente, il s’est passé plusieurs jours depuis le 6 mai et en 5 jours, il peut se passer des choses très importantes sur une valeur et en bourse de manière générale. C’est tout l’intérêt de délivrer en plus des articles de fond, de formation, de prise de recul, d’aides à la décision ou encore d’analyse graphique des éléments purement informatifs.

                        En espérant avoir répondu à votre questionnement et restant à l’écoute pour vos suggestions,


                        • Philippe MEONI Philippe MEONI 14 mai 2008 23:38

                          Un conseil ? passez au Forex...

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