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Accueil du site > Actualités > Economie > Même chez les moins chers, c’est plus cher !

Même chez les moins chers, c’est plus cher !

La hausse des prix atteint même les enseignes hard-discount. Et elles n’ont pas de marges de manoeuvre pour contrer cette hausse. Analyse de la situation et quelques réflexions sur les conséquences du développement de ces enseignes.

Pas de répit pour nos portes-monnaie et nos budgets ! Le Figaro nous apprend que le prix moyen du panier des courses dans les enseignes hard-discount a augmenté de 13% en deux ans, soit largement au-dessus du niveau général de l’inflation, et évidemment encore plus que l’évolution de notre pouvoir d’achat. 9% chez Lidl, 15% chez Aldi, 10% chez Netto, et même jusqu’à 18% chez Leader Price, l’un des plus connus et des plus présents en France. A titre personnel, je vois effectivement bien la différence : mon panier familial est passé en 2-3 ans de 60-70 euros à jamais en dessous de 100 euros pour les mêmes produits. Et je doute que, à la différence des grandes surfaces traditionnelles, il y ait tant de "profiteurs" que ça dans le hard-discount. Je m’explique.

Pourquoi le hard-discount est-il victime d’une hausse subite, alors que les Français plébiscitent de plus en plus ce type de réseau (plus par nécessité que par choix) ? Les enseignes à bas prix représentent en effet presque 14% du marché de la distribution, contre 7% en 2 000. On peut comprendre : malgré cette hausse des prix, le panier reste 32% moins chers que les marques de distributeurs (les "MDD") et 88% moins chers que les articles de marques des grandes surfaces. Seulement, le hard-discount ne dispose pas de beaucoup de marges de manoeuvre.

Les conditions de travail, d’abord. Difficile de faire plus spartiate qu’un Lidl ou qu’un Aldi (Leader s’en sort un peu mieux). Pas de chaises pour les caissières : « Si elles sont assises, les caissières sont beaucoup moins rapides, constate Didier Cayla, chef de magasin Lidl à Lunel et responsable syndical CAT (Confédération autonome du Travail). Or elles ne doivent pas dépasser 50 secondes pour encaisser. » (Nouvel Obs). Car avec la hausse de la fréquentation, les files aux caisses s’allongent, et les clients n’aiment jamais attendre. Pas de garçons non plus : moins dociles que les femmes, paraît-il. Les hard-discounters ont beau avancer qu’ils paient plus que la concurrence (de 10 à 20%), c’est au prix d’une "flexibilité" accrue, comme en témoigne Fatiah Hiraki, chef de magasin Lidl en région parisienne : « On est obligé de tout faire. Le chef de magasin passe la serpillière et fait la caisse. Les caissières, elles, doivent aussi s’occuper des rayons. Et faire de la manutention. » Et terminer à 22h n’est pas anormal. Du coup, c’est quand même un comble, les caissières de Monoprix sont considérées comme caissières de luxe !

arton264.gifLes prix bas, ensuite. Comment font-ils pour casser les prix à ce point, sachant que les fournisseurs sont les mêmes qu’en grande distribution ? Plusieurs solutions : la pression sur les prix. Pour un producteur de type PME européenne, le cas de nombreux fournisseurs de supermarchés, difficile de négocier avec une centrale d’achat qui permet à sa production un écoulement garantie (mais à quel prix ?). Et c’est donc le producteur qui doit se débrouiller de son côté pour modifier son produit, en faire une version hard-discount. Conséquences : la R&D de certaines PME passe à la trappe, pourquoi développer de nouveaux produits, des améliorations, si elles sont invendables en hard-discount ? Le cas de Reitzel, producteur suisse de cornichon, est à ce titre intéressante :« Dès l’instant où le client paie le bocal uniquement à son prix de revient, on va arrêter de faire de la recherche et du développement. On va arrêter d’investir dans les nouvelles installations. C’est évident que c’est un risque pour le tissu économique  ».

Enfin, un système de logistique a flux ultra-tendus. On constate très souvent que les rayons des hard-discounters sont à moitié vide, et pour cause, mieux vaut ne pas avoir le produit que d’en avoir trop, ce qui ampute instantanément des marges déjà très basses. Un seul produit par besoin (et c’est la une différence majeure avec les grands distributeurs), donc moins de surface de vente, moins de frais de gestion des fournisseurs (WebLibre).

Que conclure ? C’est un vrai dilemme pour les consommateurs. Acheter à bas prix pour sauvergarder son budget, mais du coup favoriser un système tout de même précaire pour les employés, les fournisseurs ? Ou devoir raquer en grande surface quand on n’est pas plus certain que cela développe l’activité locale ? A titre personnel, j’achète désormais fruits et légumes en bio (mais j’en achète moins), le reste en hard-discount, mais avec à chaque fois un pincement au coeur en me disant que les gens qui y travaillent n’ont pas l’air épanouis. Vous arrivez à résoudre ce problème, vous ?

Voir également mes rubriques grande distribution et pouvoir d’achat

Luc, Consommaction


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18 réactions à cet article    


  • faxtronic faxtronic 3 février 2009 13:56

    Je n y vais jamais, car j ai l impression d etre une vache que l on nourrit a la chaine avec des aliments douteux. Ce n est qu une impression, mais elle est tenace. Mais bon, mon pouvoir d achat est superieur a la normale. Donc je ne crache pas dessus, car je constate que la bouffe et le reste c est tout de meme cher


    • Kalki Kalki 3 février 2009 17:43

      Ca reste a voir.

      J’ai vu une étude qui montrait que les produits dans les hard discount (en général) était de meilleur qualité que les premiers prix de la grande distribution.

      C’est sur que ca "fait pas chic", c’est des boutique de luxe.

      Et la gestion des employés doit etre déployable.

      On en a pour notre argent.


    • chourave 3 février 2009 14:22

      Bien d’accord avec vous, les prix ont flambés au leader price ou je me sert. L’inflation officielle semble ridicule à coté, il est vrai qu’il n’y a pas que la bouffe dans le cout la vie mais pour les petits budgets, c’est le principal.
      Cela dit comme vous je trouve que les conditions de travail du personnel sont mauvaise, par contre contrairement à ce que vous dites, je constate que les caissières sont plutôt de meilleure humeur et serviable que dans les autres enseignes et qu’il y a une entraide que l’ont voit rarement.


      • Thierry 3 février 2009 16:10

        Moi de meme je ne vais pas dans les hard discount dejà parce que je ne suis pas sur que les produits soient bons pour la santé et ensuite je ne veux pas cautionner cette forme de distribution où on a l’impression que l’humain devient comme le dit un internaute une sorte de "betail" qu’on peut mal nourrir faute de moyens (clients) et où les conditions de travail sont précaires (personnels). J’ai l’impression d’ouvrir une autre porte aux nantis de l’agro alimentaire qui vont pouvoir se faire encore plus d’argent en investissant tjs moins et donc en vendant de la "merde" pardon pour le mot mais j’en vois pas d’autres... Le pouvoir de l’argent aura t’il encore gain de cause au point de faire des classes moyennes, des personnes encore plus exploitables et exploitées ? Stop à ce capitalisme !


        • Kalki Kalki 3 février 2009 17:47

          Ils sont pas terriblement bien payé non plus dans la grande distribution.
          Et peut etre qu’ils vont tenter de remplacer de plus en plus par des caisse automatique dans l’avenir ( ca m’étonnerai pas des gourou du capital).

          Sinon on peut aussi parler de certain "personnel", l’ensemble des paysans a qui la grande distrib et les hard achetent TOUJOURS moins chere.



        • boris boris 3 février 2009 16:31

          Ces magasins à bas coûts vendent principalement de la merde, maintenant c’est devenu de la merde de luxe.


          • LE CHAT LE CHAT 3 février 2009 16:51

            j’y vais de moins en moins à leader price , leurs produits deviennent vraiment de plus en plus cher . Rien qu’en un mois , le cacao en poudre est passé de 1,99 à 2,29 , ça fait 15% . tous les produits de base ont pris une claque ! pour s’en sortir , il faut switcher entre les enseignes et profiter des occases , par ex ce week end à Casino , y’avait de belles patates à 1 euro les 5kg , idem les oignons ! mais par contre les légumes pour la soupe à 4, 30 euro le kg , faut pas se foutre de la gueule des gens , c’est moins cher en surgelé !


            • François M. 3 février 2009 17:21

              Et oui, le prix de la nourriture qui continue d’augmenter mondialement. Le prix manipulé du pétrole va demeurer bas, mais celui des denrées essentielles et de l’or vont en montant. Indicateurs importants. Ce n’est pas une période de déflation que nous allons traverser, mais bien une de “stagflation”. Économie stagnante combiné à de l’hyperinflation.

              L’incontournable problème avec ce système bancaire fondé sur le principe de l’argent-crédit est que plus il y a d’imprimerie et création de monnaie-crédit dans le système, plus il y a d’inflation, causée directement par la perte de valeur relative de chaque billet qui se trouve dilué.

              Le cas du Zimbabwe l’illustre dans des proportions inimaginables : ils viennent d’abandonner leur monnaie après avoir eu des taux d’hyperinflation historiques de - tenez vous bien - 231 000 000%. Nous qui paniquions avec une inflation de 5 à 10% !!!

              Les derniers billets imprimés étaient des billets de 100 000 000 000 000$Z. C’est un extrême, mais c’est par ce mécanisme qu’on s’appauvrit, qu’on perd notre pouvoir d’achat, une sorte de taxe cachée.

              Source : Le nouveau scandale des commandites

               


              • ivy 3 février 2009 18:11

                bonjour.

                je me suis fait radier de l’assurance chômage, en septembre dernier, comme des milliers d’autres. de 450 euros d’ASS, je suis passée à zéro. on allait au leclerc du coin, on a décidé, la mort dans l’âme (oui, là, plus de doute, on est vraiment pauvre, encore plus pauvre que les minima sociaux), on a donc décidé d’aller au lidl. très très méfiants.

                bilan des courses : on a dépensé moitié moins, pour des produits similaires (parce qu’au leclerc, il ne faut pas se leurrer, on ne pouvait pas prendre les produits chers, on prenait le bas de gamme, les produits cachés tout en bas ou tout en haut des rayons !). et surtout, on a passé une demi-heure pour le ravitaillement d’une semaine, contre deux heures à leclerc.

                comme "il n’y a rien à acheter", eh bien on achète pas grand chose, juste le strict nécessaire. et finalement, a-t-on vraiment besoin de plus ?

                parmi les produits pas chers dans les grandes enseignes, si vous regardez le bas de gamme, vous trouvez de plus en plus du faux beurre, du faux fromage râpé (à base de soja, et uniquement de soja !) etc. à lidl, pas de place, pas de faux produits, que les vrais ! et contrairement à ce que je lis dans l’article, on en a plusieurs par type (une grande variété de yaourts, une dizaine de cafés, au moins cinq beurres justement, de marque ou non). je lis toutes les étiquettes, les produits de marque contiennent souvent beaucoup d’additifs, de glutamate, de graisse hydrogénée et toute sorte de trucs pas très réjouissants pour la santé. ces additifs, vous les payez, et quand il n’y en a pas, vous payez moins cher. simple.

                je note tous les prix, toutes les semaines. en 8 mois de lidl, je n’ai vu que les œufs bio (oui oui, pas mal de bio à lidl !) prendre 15 centimes, pour en reperdre 17 la semaine suivante. rien d’autre n’a augmenté. ni baissé certes. quand je regarde mon fichier des prix leclerc, je suis prise de vertige. clairement, mon fichier lidl est tout blanc, tout plat, rien n’augmente, rien ne baisse. le leclerc, c’est un arc-en-ciel : promo par-ci, suivie immédiatement d’une méga augmentation (genre deux euros sur les saucisses, qui passent de 4 à 6 euros, et ce définitivement).

                contrairement à ce que je lis dans l’article, notre lidl n’est jamais en rupture de stock de quoi que ce soit, les rayons sont toujours pleins (différentes gestions des stocks selon les magasins ?). pas mal de légumes bio aussi, très bons. pour le reste des fruits et légumes, j’apprécie de ne pas en voir certains : l’approvisionnement suit les saisons, donc pas de tomates en hiver. ah, quel drame, au leclerc, y en a plein des tomates en hiver ! elles sont toutes pâles, pleines d’eau, elles coûtent une fortune, mais c’est tellement bon une tomate en hiver... et ça pollue si peu de la faire venir de l’autre bout de la planète ! sincèrement, chez lidl, vous n’avez pas à vous préoccuper d’acheter des légumes de saison ou non, ils n’ont que des légumes de saison. meilleurs, plus frais, moins chers.

                l’argument du producteur suisse de cornichon cité dans l’article est intéressant. c’est exactement la même argumentation que celle des majors du disque ou des grands labo. pharmaceutiques, bien connus pour leur philanthropie... si je veux un cornichon, je veux un cornichon, rien d’autre. pas la la petite grille en plastique pour ne pas me salir les doigts (que je vais payer), pas de nouvelles espèces hybride F1 aspergées de pesticides pour bien augmenter le rendement, pas de recherche type OGM (ils vont bien nous faire des cornichons OGM, non ?). quand je veux un cornichon, je veux un simple cornichon, rien d’autre !

                pour ce qui est du personnel entièrement féminin, effectivement, je ne m’étais jamais fait la réflexion. et c’est vrai. maintenant, si lidl embauche des dames licenciées comme des malpropres à 50 ans par l’industrie locale et qui n’ont aucun espoir de retrouver du travail ailleurs, je suis bien contente pour elles (c’est la moyenne d’âge des vendeuses dans mon magasin). qu’elles fassent tout... j’étais vendeuse avant. et il y a 10 ans, tout à coup, on a dû commencer à tout faire, tout, y compris tenir des rôles à responsabilité, mais sans le salaire qui va avec. et aussi faire le ménage. je n’étais pas vendeuse dans un hard-discounter, j’étais vendeuse au musée d’orsay, réunion des musées nationaux...

                peut-être y a-t-il une différence entre la province et paris : les employés dans mon lidl sont très sympas et très souriants (voire blagueurs). toute petite structure, à taille humaine. rien à voir avec l’énorme machine à broyer l’individu et le porte-monnaie qu’est le leclerc, juste à côté. leclerc qui, soit dit en passant, nous inonde de pub infâmes (que vous payez bien sûr) en répétant à l’envi les arguments du « candidat président » (pouvoir d’achat...). on n’y est jamais plus allé, et à vrai dire, ça nous angoisserait énormément d’y retourner. on veut du rapide, pratique, bon (et bio !), pas cher, avec en plus le sourire de la crémière !

                pardon pour la longueur du message. bon courage à tous smiley


                • lucdelporte lucdelporte 3 février 2009 19:07

                  @ Kali : oui, j’ai vu cette étude aussi, la qualité est plutôt bonne, et j’ai lu je ne sais plus où cette semaine que pour la poissonerie, où que l’on achète, discount ou hyper, ce sont toujours et tout le temps les même produits (les discounts ont des "barquettes" de saumon, et des surgelés)

                  @ chourave : oui, bonne observation, on les sent plus ’en équipe’ que les malheureuses caissières d’un hypermarché, véritablement isolées à la chaine avec des flux de clients les séparant

                  @ Thierry : "stop à ce capitalisme" : c’est exactement le problème. Aux Etats-Unis, il est intéressant de comparer la période des années 50-60, avec le modèle Ford. Ouvrier bien payés, capables d’être propriétaire sans les niveaux d’endettement incroyables actuellement (120% de mémoire). Mieux et plus important, cela a permis à leurs enfants d’effectuer des études et de parvenir à des postes mieux rémunérés.
                  A l’inverse, nous sommes maintenant dans le modèle "Wal-Mart" du nom du plus gros distributeur américain, le 1er mondial également. Ici : syndicats interdits (un seul magasin au Canada avait réussi : ils l’ont fermé dans le mois), sous-paie qui fait que les employés ont deux boulots. Et mode presse-citron : Wal-Mart se fait des bénéfices notamment parce que vu leur turnover (rotation des effectifs : ils font maximum 2 ans avant de craquer et de démissionner), ils ne paient aucun des avantages liés à l’ancienneté : comité d’entreprise, formations, pensions, etc

                  @ le chat : switcher entre les entreprises, ça prend quand même du temps et des nerfs !

                  @ Ivy, merci pour votre témoignage, puis-je me permettre de le publier sur mon blog (Consommaction), je le trouve très intéressant ? Pour les additifs, je sais par un ami que les concurrents se battent sur ces compléments qui effectivement coûtent cher. Sur les fruits je n’avais pas fait attention à la saisonnalité. Cela dit il me semble toujours voir (et être surpris) du raisin. Pour la R&D du producteur de cornichons je ne suis pas d’accord : si ils sont obligés de vendre bas leur production aux discounters, ils ne pourront pas inventer la treille, qui éffectivement ne sert à rien, mais pas non plus améliorer leurs conditions de production (volonté de moins polluer donc de moins risquer de maladies pour le producteur, amélioration de la pénibilité, que sais-je encore).
                  Merci encore de votre long témoignage !


                  • Marc Bruxman 3 février 2009 19:59

                    Oui le dilléme se résoud sans problèmes : Il faut favoriser le meilleur rapport qualité prix. Sur nombre de produit, le hard discount est meilleur, et il ne faut pas avoir de regrets à s’en servir. A vouloir prendre en compte toute la misère du monde, vous risquez d’y perdre. 

                    Et surtout, je ne fais pas de différence entre le local ou autre : Les tchèques, chinois ou autres sont des être humains comme nous, que le meilleur travaille. Parce que sinon, le parisien achète que de la came venant d’ile de France ? Cela serait aussi stupide !

                    Sur d’autres produits la grande surface s’en tire mieux (certains produits du hard discount sont vraiment dégeus notamment lorsqu’il sont très transformés) et il faut prendre en grande surface sans regret : La qualité se paie. Et cela encourage justement les fabriquants à soigner le rapport qualité prix de leurs produits et donc à fournir de la valeur ajoutée. (Parce que bon fasse aux Tchèques ils ont perdus d’avance et ils le savent. Celui qui arrète la R&D est fou. Il n’y a que sur la qualité que l’on se démarque. A moins bien sur que le mec soit proche de la retraite, sans héritier et veuille juste se blinder pendant les quelques années qu’il lui reste à bosser). 

                    Et puis vous oubliez le service ! Le monop’ a coté de chez moi il est certes cher, mais souvent j’y vais parce que ca ne perd pas de temps ! Et les produits sont plutot de bonne qualité. Et ca, ca vaut .... de l’or ! ! !



                    • Takalanni 4 février 2009 13:44

                      1/ Le hard-discount n’est Absolument pas le meilleur rapport Qualité/prix. Mieux que la grande surface probablement mais bien moins bien que le marché ou les producteurs locaux

                      2/ Faire la différence entre le local et autres est pour moi très important. On ne sait ce que l’on achète que lorsque c’est local (parce même "comemerce équitable Max haavelar" c’est pas net). On sait donc aussi ce que l’on soutien. On raccourci les transports (environnement) et on maitrise mieux a qui on donne les marges.

                      3/ La qualité en grande surface ??? Rien, que dalle, niet ! Dans l’alimentaire il n’y a aucune qualité en Grande surface. Les produits de bases sont soient pesticidifiés, soit bio de l’autre bout de la planète et les produits transformés sont hyper exagérément margés !

                      4/ Si "gagner du temps" est un argument pour toi, pour moi il est le symbole de l’asservissement le plus vicieux a ce système inégalitaire, injuste et péremptoire...


                    • Crevette Crevette 4 février 2009 00:58

                      Ouais, c’est vrai, je vais au lidl que pour pacheter du PQ spécial haut débit smiley

                      Je suis précaire, et j’ai fait un choix.
                      Je m’approvisionne au marché bio local (pas à la coop bio trop chère) c’et pas plus cher finalement, parce que par exemple, les patates sont plus denses et moins gorgées d’eau et de saloperies. En plus, elles sont bonnes. Bien sûr, je n’achète que des produits de saison. Donc vous en mangez moins, et vous êtes rassasié plus vite.
                      Le bio n’est pas cultivé sous perfusion !

                      après tout, c’est bien parce que l’agriculture chimique est subventionnée par nos impôts, pour ceux qui en payent (pas moi) qu’elles est moins chère. mais sans les subventions, ça ne serait pas forcément le cas.
                      En plus, vous contribuez au développement du local et aux circuits de transports courts ; et vous ne donnez pas vos thunes à Edouard Leclerc. Vous donnez vos sous à des producteurs avec qui vous causez, racontez des coneries... comme ça, ils peuvent continuer. C’est en achetant bio que l’on fait bouger les lignes du système productiviste. plus il y aura de demande en bio, moins l’agriculture chimique trustera le marché...

                      Je sais bien que les gens des grandes villes n’ont pas forcément un marché bio.
                      Alors, je comprends, que chacun fasse comme il le peut !


                      • Marc Blanchard Marc Blanchard 4 février 2009 03:29

                        Ne vous inquiétez pas pour les marges des discounter.

                        Les fréres Albrecht par exemple qui se sont partagé en deux les magasins Aldi font chacun partie des plus grosses fortunes mondiale. Leur devise est "Plus le monde va mal, mieux nous nous portons" http://fr.wikipedia.org/wiki/ALDI
                        Lidl lui refuse de publier ses comptes et est régulièrement assigné au tribunal pour des problèmes avec le personnel. Un livre a même été publié en Allemagne à ce sujet et sur leurs pratiques.
                        Leader Price appartient au groupe Casino qui ne cesse d’ouvrir des hypermarchés dans le monde entier.

                        Chez ces géants il n’y a aucun philanthrope et si il voulaient ils pourraient considérablement baisser leurs prix.

                        Le problème c’est qu’ils ne veulent pas. Pour mieux comprendre tout ce petit enorme monde, je vous invite à lire un article que j’avais écrit sur le sujet su AV http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=49465


                        • jacques jacques 4 février 2009 08:47

                          Vous parlez des faibles marges de la grande distribution c’est une légende,ils vendent des prix .Voir l’étude de Que Choisir sur la viande ou le producteur est moins payé,le consommateur paye plus et le distributeur ne fait pas de marge.A une époque la grande distribution a amené une baisse des prix ,aujourd’hui elle est situation de quasi monopole et elle marge un maximum et nous fait de belle pub sur le pouvoir d’achat.
                          Il reste a recréer de nouveaux réseaux de distributions mais les producteurs quand ils vendent aux particuliers cherchent à vendre le même prix qu’en grande surface ce qui n’incite pas à faire l’éffort d’aller vers eux.


                          • Martin D 4 février 2009 10:24

                            faisant parti des salariés dit pauvres car presque pas d’économies à la fin du mois...je me sens un peu mieux depuis quelques mois car j’ai réussis à mieux manger pour le même prix qu’avant...il me reste toujours peu à la fin du mois mais je mange certainement mieux :

                            1/ je connais 3 destockeurs sur la région lyonnaise qui font un peu de tout dans l’alimentaire donc le prix du chariot à auchan et carrefour a diminué de 75%

                            2/ j’utilise 90% de mes tickets restaurants pour l’achat alimentaire dans les boucheries + leclerc\casino + épiceries arabes de mon quartier. les 10% restants c’est pour flunch ou sandwhicheries ou pizzerias. j’ai arrêtés macdo et quick car trop cher

                            3/ je ne vais plus chez leaderprice et ed, j’ai trouvé à la place un discounter arabe (ou turc je sais pas encore j’y suis allé qu’1 fois la semaine dernière) ou les prix sont + cher que chez les destockeurs mais moins cher que chez les discounters et y’a de tout : boucherie + fruits et légumes + conserves mais pas de surgelés smiley


                            • foufouille foufouille 4 février 2009 12:28

                              la qualite des discount varie suivant les magasin et donc du directeur
                              on peut trouver de la viande aussi bien a carrefour qu’a leader price
                              si le directeur fait bien son boulot, les rayons ne sont pas vide et les produits correspondent aux clients
                              dans mon ED, il y a de tout et meme une boucherie de qualite
                              et tres souvent de la viande a 50% juste limite DLC, ce qui fait le kg de steack a 6€

                              par contre les caissieres sont a temps partiel


                              • Takalanni 4 février 2009 13:00

                                Quelque chose me choque profondément dans cet article. A sa lecture, la question qui se pose est : Hard-discount ou Grandes Surfaces ? Ce qui est pour moi une très mauvaise question... Moi, quand je me demande comment allier "qualité et accessibilité du prix", la réponse est simple : ni "hard-discount", ni "Grande Surface". Celà est vrai sur le simple critère "prix/qualité", si on ajoute l’aspect micro-économique, macro-économique, social et environnemental, c’est encore plus criant bien-sûr. je pense que nous avons le devoir citoyen de nous affranchir de ces grosses centrales de distribution.

                                Mais pour se permettre cette réponse, il faut avant tout se réapproprier quelques principes de bases : prendre le temps de faire la cuisine, apprendre à manger des produits de saison et se donner les moyens (en temps notamment) pour récupérer les ingrédients de base. Le calcul pour moi a été simple et sans appel et pourrait se traduire par la question : pourquoi ne pas gagner moins mais prendre le temps de dépenser moins ? Pour la nourriture c’est particulièrement accessible.

                                Le fait de ne pas résider à la capitale me procure probablement un certain avantage mais sans trop d’effort j’arriveà manger (et boire) presque "tout local" et "tout bio" (et régulièrement de la viande parce que je ne souahite pas m’en passer) bien moins cher qu’en passant par les grosses centrales de distribution quelles qu’elles soient... Parmi les alternatives, je pense notemment aux AMAP, Copératives d’achats, Magasin de producteurs, Marchés, etc...

                                Merci tout de même à l’auteur car la question de l’alimentation est en tous cas est aussi intéressante qu’indispenable.


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