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Accueil du site > Actualités > Economie > Michelin, une stratégie pneu orthodoxe

Michelin, une stratégie pneu orthodoxe

« Construire une croissance de qualité », c’est par ces mots que l’illustre entreprise française fondée en 1889 par les frères Michelin, André et Édouard, vous accueille aujourd’hui.

En 2006, Michelin a produit 190 millions de pneumatiques dans 69 sites répartis dans 19 pays et imprimé 15 millions de cartes et guides. Une référence.
Dans la foulée de ces résultats prometteurs, Michelin annonce une hausse de 4,0% de ses ventes nettes consolidées à 12,6 milliards d’euros pour les 9 premiers mois de l’année 2007 (+7,2%, à taux de change constant).
Tout roule pour le maître du pneu qui peut même annoncer une amélioration de 2,2 points de sa marge opérationnelle à 10,2% pour le premier semestre 2007. Les chiffres positifs s’enchaînent irrésistiblement, depuis la croissance soutenue des volumes vendus : + 3,6% au maintien de l’effet prix-mix à un niveau élevé : +4,4%, jusqu’aux ventes nettes : + 4,7% (+ 8,2% à parités constantes) ou la hausse du résultat net : +58% et la nette amélioration du cash flow libre : +382 millions d’euros.
Ouf quel bonheur de pouvoir ainsi truster les performances.
Jusque sur le plan sportif, puisqu’au championnat du Monde MotoGP 2007, la victoire revient à Pedrosa et Michelin à Valence. Cerise sur le gâteau, Michelin a même reçu le prix du meilleur rapport annuel 2006, dans la catégorie CAC 40 lors de la 53e soirée de la communication financière organisée par La Vie financière en partenariat avec Les Echos. N’en jetez plus !
Les faits marquants de la multinationale de Clermont-Ferrand nous permettent de voyager de par le monde : Amérique du Nord : mesure d’optimisation industrielle, Etats-Unis : importants contrats avec l’armée américaine, Canada : investissement de productivité à l’usine de Bridgewater, Allemagne : accord sur l’avenir des sites de production, Japon : spécialisation de l’usine d’Ota...

Et l’Europe me direz-vous ? Ben là, d’un coup, c’est de restructuration dont on parle. Après toute cette litanie positive cela fait un poil désordre. On frôle la sortie de route. Le plan de réduction des coûts et d’amélioration de la rentabilité passe donc par la France et l’Espagne. La faute à 2006, année maudite où s’est passé quelque chose d’horrible : un recul des profits...

Dès lors, la logique financière se met en branle et les grands moyens sont de rigueur : non remplacement d’un départ à la retraite sur deux (sur les 20 000 prévus), renforcement de la présence dans les pays émergents.

C’est dans ce contexte drastique qu’est annoncée la fermeture de l’usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) en 2009 : le fabricant de pneumatiques y est le principal employeur de la région avec 826 salariés et 40 intérimaires. Il fait aussi travailler directement une quarantaine de sous-traitants autour de cette ville de 17 000 habitants. Un drame absolu pour l’économie locale, un drame connu de ceux qui voulaient bien l’entendre puisque les investissements se faisaient très rares depuis plusieurs années. A qui la faute ? À de mauvais produits nous dit-on, des pneus "milieu de gamme" "très fortement concurrencés par des pneus importés de pays à faibles coûts de production" - la faute aux hommes également puisque "l’usine a un coût de production plus de 50% supérieur à celui de ses concurrents, et n’est plus compétitive". Même l’inénarrable député locale Nadine Morano, proche de Super Sarkozy, en déjante...

L’annonce sème la consternation chez les salariés, mais pas trop chez les investisseurs, l’action Michelin prenant en milieu de journée de l’annonce 0,90% à 99,26 euros à la bourse de Paris, dans un marché en légère baisse.

Mieux, le groupe indique déjà qu’il embauchera entre 2007 et 2011 plus de 4000 personnes en France, où sa production devrait progresser de plus de 7% sur cette période (et plus de 600 personnes en Espagne). Le bibendum tourne-t-il rond ? Deux milliards d’euros seront investis en Europe de l’ouest, dont 1,15 milliard en France et 320 millions en Espagne. Mais pas à Toul.

Depuis, Michelin a publié un chiffre d’affaires de 4,18 milliards d’euros en hausse de 2,5% contre une progression de 3,4% attendue par le consensus.

Ce doit être pour ça que Toul est condamné...

Edouard Michelin, un des fondateurs, disait pourtant :

"C’est souvent la solution écartée d’office qui aurait été la bonne."


Mais la roue tourne d’une drôle de façon, dans le sens de la croissance ou de la fermeture, avec la même efficacité mais la même froideur. A trop emprunter la route de ses profits, pas sûr qu’à la fin elle n’y risque pas la crevaison.


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26 réactions à cet article    


  • grangeoisi 13 novembre 2007 11:16

    Demandez des renseignements à Laurence Parisot puisqu’elle fait partie du Conseil de surveillance du Groupe Michelin.


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 13 novembre 2007 11:30

      Le tableau que vous dressez de Michelin est le reflet actuel de la mondialisation et peut d’ailleurs s’appliquer à à peu près tous les grands groupes financiers. L’attache nationale a largement été écornée par d’autres aspects devenus prioritaires : flexibilité, réduction des coûts, ... enfin toute la palette habituelle.

      http://www.contre-pouvoir.be/content/domination/domi_reg.php


      • snoopy86 13 novembre 2007 11:38

        Michelin reste un fleuron de l’industrie française, magnifiquement gérée depuis un siècle par des patrons remarquables et dont le comportement personnel a toujours été exemplaire.

        La mondialisation est un fait économique auquel ils ont su s’adapter.

        Pourquoi cracher sur une des rares entreprises qui dans ce pays fonctionne bien ?


        • ZEN ZEN 13 novembre 2007 12:03

          @Snoopy

          « Des patrons remarquables » ? hum...

          ENQUÊTE. MICHELIN : LES PETITS SECRETS D’UNE GRANDE DYNASTIE

          La famille Michelin telle qu’on ne la raconte pas dans les romans à l’eau de rose. Où l’on voit un clan se comporter comme une secte, et son chef se prendre pour un gourou.

          Question à mille francs par emploi supprimé : où se situe le centre névralgique de Michelin ? Clermont-Ferrand, dites-vous ? Perdu. Vous êtes tombé dans le piège et la facilité, cher ami, à moins que vous ne lisiez trop certains journaux. La bonne réponse est : Bâle. Heu... Bâle ? En Suisse ? Absolument, dans un immeuble discret, situé Schützenstrasse, 27. Un petit F4 qui sert de boîte à lettre et de pompe à profit. C’est là qu’est installée la Compagnie financière Michelin, le bras armé de la famille, qui gère toutes les participations à l’étranger (et il y en a) et qui fait valser les milliards (il y en a aussi) en se jouant du fisc, ce qui ne gâte rien.

          Ladite famille ayant un goût immodéré pour le secret, on comprend qu’elle ait choisi la Suisse comme patrie financière d’adoption. Dès lors qu’il s’agit de manouvrer dans l’ombre, et à l’abri des regards curieux, on ne peut trouver meilleure adresse, pas même dans le guide Michelin, où ne brillent que les étoiles de la gastronomie, pas celles des affaires.

          Ce sont pourtant ces dernières qui fascinent le tout nouveau Monsieur Michelin, Édouard de son prénom, trente-six ans, qui a succédé voici peu à son François de père, après un parcours initiatique qui ne le mena que tard vers le saint Graal Suisse. Chez Michelin, on la joue encore modeste, besogneux, humble et tout et tout. Avant d’arriver là où il est arrivé, c’est-à-dire à la présidence du célèbre groupe, champion du pneumatique et des fonds publics utilisés pour supprimer des emplois (c’est tout un métier), Edouard a d’abord dû montrer patte blanche et aller se familiariser avec le bleu de travail. Il l’a vite oublié par la suite, mais là n’est pas le problème : il devait être formé à l’esprit Maison (avec un grand M), il l’a été.

          Pour être le symbole vivant d’une dynastie qui symbolise l’histoire du capitalisme à la française, il est bienvenu de s’appeler Édouard, puisque tel était le nom de l’un des deux fondateurs de Michelin. L’autre se prénommait André. Deux sacrés numéros, dignes d’une époque où être chef d’entreprise signifiait d’abord que l’on était industriel, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. L’idée de génie d’Édouard le Grand et de son frère, à la fin du siècle dernier, ce fut d’inventer le principe de la chambre à air. Ça paraît bête, aujourd’hui, mais à l’époque, c’était révolutionnaire. C’est ce qui a mis le pied de Michelin à l’étrier, et surtout au marchepied de la voiture, laquelle se mit alors à être autre chose qu’un tape-cul avançant à la vitesse d’un escargot. Le pneumatique était né, et Bibendum, aussi.

          En même temps se forgeait une autre tradition de l’empire Michelin : une discipline de caserne. Celle-ci est personnifiée aujourd’hui par le mépris bonasse d’Édouard le petit, capable d’annoncer des licenciements à la pelle en même temps que des profits records, et ensuite d’être très surpris qu’on le soit. Si cette déesse suprême qu’est l’Entreprise (elle aussi avec un grand E) nécessite des sacrifices, comment ne pourrait-on pas en faire ? Voici peu, il ne serait venu à personne l’idée de contester une telle logique. Il est vrai que durant longtemps, Michelin joua la carte de l’innovation, et développa son potentiel industriel. Cela contribua à faire oublier la dure loi de la discipline de fer qui régnait dans les entreprises, où les syndicats étaient assimilés à un groupuscule de dangereux terroristes (ils le sont toujours). C’était le temps de Clermont Ferrand transformé en Michelin ville : on naissait Michelin, on vivait Michelin, et on n’en mourrait pas loin. Aujourd’hui, on a plutôt tendance à être préretraité Michelin, ce qui change tout.

          Ainsi s’explique la légende qui a installé la grande famille au faîte d’une renommée dont elle s’est accaparée les seuls fruits. L’homme qui a porté l’étendard de cette chanson de geste patronal, c’est François Michelin, troisième chef de la lignée après Édouard et André, les fondateurs, et la régence de Robert Puiseux, son oncle, qui avait accepté de prendre les rênes temporaires de l’affaire en s’engageant à remettre les clés du paradis à François dès qu’il saurait s’en montrer apte. Ce fut chose faite à la fin des années cinquante. C’est alors que Michelin devint vraiment Michelin, avec à sa tête un gourou considérant son entreprise comme une secte.

          Ah ! le mythe du père François, l’homme à l’imper défraîchi, comme l’inspecteur Colombo, arrivant à son travail à pied, en solex, ou en 2 CV, dévoué corps et âme à son affaire, au point d’occuper un bureau digne d’une cellule monacale. Cela permit de passer sur le reste de l’attirail : l’hôtel particulier du cours Sablon, à Clermont ; le château « La Bosse » (ça ne s’invente pas), à Orcines, en bas du puy de Dôme ; la villa de l’Alpe-d’Huez (Isère) ; celle de Fouesnant (Finistère) ; le pied à terre de Cucuron (Vaucluse) ; sans oublier l’appartement du seizième arrondissement de Paris, dans le ghetto doré. Certes, en catholique convaincu, François eut beaucoup d’enfants, cinq très exactement, mais même pour loger cette grande famille, il n’y avait pas besoin d’un tel patrimoine immobilier.

          Cela n’a pas empêché le mythe d’un François Michelin qui aurait été à l’industrie ce que Guy Roux est au football : un type pour qui un sou est un sou. Comme quoi, tout secret qu’il fut, le père François sut communiquer. En vérité, on a rarement connu chef d’entreprise plus rétrograde. C’est lui qui fut l’initiateur, de la fuite en avant de Michelin dans la finance, avec à la clé un sabrage systématique des emplois. Il n’est pas un domaine où le roitelet de Clermont n’ait brillé par la quintessence de son passéisme. La toute-puissance patronale ? Son dada. Il quitta le patronat au lendemain de 1968, à cause des accords de Grenelle, lançant au passage : « L’autorité ne se partage pas, elle s’incarne. » Le progrès social ? Voici sa réponse : « Quelle évolution voulez-vous avec des ouvriers qui sont tous communistes ? Avec eux, si on commence par lâcher le petit doigt, il faut ensuite lâcher la main, le bras et le corps tout entier. Alors, autant tout donner tout de suite et disparaître. » L’intervention de l’État ? La peste. Le syndicalisme ? Le choléra. Le monsieur Sylvestre des Guignols, à côté, est un humaniste.

          N’empêche que ce personnage est resté aux commandes de Michelin, plusieurs décennies durant, jusqu’au jour où il a décidé, en plein accord avec lui-même, et avec personne d’autres, qu’il fallait trouver un successeur. Son choix familial fut pourtant vite fait. Sur les cinq enfants, les deux filles étaient éliminées d’office, vu que la place d’une femme est ailleurs. Des trois fils, l’un avait changé de religion, puisqu’il avait été ordonné prêtre. Il en restait deux. Ce fut Édouard, le fils cadet, qui l’emporta, avec ce compliment du géniteur à la clé : « Nous avons acquis la conviction qu’il possède les qualités de caractère, d’esprit et de cour que doit réunir le futur chef. » C’est un peu ce qu’on devait dire du temps d’Attila.

          Voilà donc comment a été adoubé Édouard le petit, copie conforme du papa, mais revu et corrigé par l’école américaine. C’est aux États-Unis qu’il est allé se faire la main, histoire de goûter et d’apprécier les mours de ce pays mirifique où nul ne conteste l’ordre éternel des choses, ce qu’on appelle ici bas le capitalisme. Il en est revenu tout ébloui, déclarant un peu partout : « Il y a culturellement, en Amérique du Nord, une capacité à évoluer plus vite qu’en Europe. » Là-bas, nul ne serait surpris que l’on annonça, d’un même mouvement, la multiplication des profits et des licenciements. Ici, c’est plus compliqué. Mais qu’est-ce qu’on apprend à l’école ?

          Jack Dion


        • snoopy86 13 novembre 2007 12:50

          @ Zen

          En dehors des évidentes frustrations de l’auteur que vous citez je ne vois rien que de remarquable dans ce qu’il décrit.

          Les Michelin ont toujours été des bosseurs, ont tous commencé leur carriére par un ou deux ans de stage ouvrier, n’ont jamais vécu de façon ostentatoire et ont fait de leur boîte un leader mondial incontesté. Ces cinquante dernières années ils ont dépassé les italiens (Pirelli), les américains (Goodyear et Firestone), les japonais (Brigestone)

          Aujourd’hui ils donnent du boulot à 124000 personnes dans le monde dont 31000 en France.

          Conservateurs mais sociaux ils ont par ailleurs beaucoup donné à Clermont-Ferrand.

          Je vous accorde que ce ne sont pas des patrons de gauche et c’est tant mieux.

          Demandez aux employés de leurs concurrents (notamment ceux de Dunlop) s’ils ne préféreraient pas être des « Michelin ».


        • ZEN ZEN 13 novembre 2007 13:04

          « Les Michelin ont toujours été des bosseurs... »

          Là n’est pas le problème. Boussac l’était aussi. Patrons de droit divin...


        • snoopy86 13 novembre 2007 13:18

          Patrons de droit divin mais ça fonctionne et même trés bien....


        • ZEN ZEN 13 novembre 2007 13:38

          « ça fonctionne et même trés bien... »

          Oui, du point de vue du CAC 40...


        • Ornithorynque Ornithorynque 13 novembre 2007 14:18

          Pour info, edouard michelin est mort il y a deux ans


        • ytty54 ytty54 13 novembre 2007 14:31

          je crache rarement voyez vous, je m’exprime par contre oui cela m’arrive. J’évoque une stratégie et je m’interroge sur son coût, sa finalité et sa pertinence indépendamment du CAC 40. Le coût social de Toul par exemple, reclasser 900 personnes, ce n’est pas rien quoique vous en disiez. Qui va payer, vous ? Pour réinvestir ensuite, cela peut de plus paraître curieux.


        • snoopy86 13 novembre 2007 15:58

          Je ne me sens pas qualifié pour donner aux dirigeants de Michelin la moindre leçon en matière de stratégie industrielle, surtout lorsque je considère les remarquables résultats de leur gestion passée.

          Trois points cependant :

          - il n’est pas dans les habitudes de Michelin de procéder à des licenciements sans proposer à ses salariés un transfert sur d’autres sites du groupe.

          - Michelin a versé en 2006 369 millions d’euros d’impôt sur les bénéfices (sans parler des autres impôts)

          - Michelin a également versé en 2006 3564 millions d’euros de salaires et 1154 millions d’euros de charges sociales. Ces chiffres sont à comparer aux 205 millions d’euros perçus par les actionnaires. Plus du quart de ces salaires et charges ont été versés en France.

          Tous ces chiffres pour démontrer que cette entreprise ne se contente pas d’être profitable (ce qui est sa raison d’être) mais remplit aussi largement son rôle social.

          Source : rapport annuel 2006 Michelin :

          http://www.michelin.com/corporate/front/templates/affich.jsp?codeRubrique=20060414090253&lang=FR


        • snoopy86 13 novembre 2007 16:31

          @ Ornythorynque

          Il y a eu deux Edouard Michelin :

          Édouard Michelin (1859-1940), industriel français à l’origine du groupe Michelin

          Édouard Michelin (1963-2006), héritier et industriel français, arrière petit-fils du précédent.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Michelin


        • ytty54 ytty54 13 novembre 2007 18:44

          Vous voilà fin prêt pour venir expliquer dans le toulois le modèle social Michelin... quand vous voulez ! c’est toujours sympa les belles théories économiques quand on n’est pas directement concerné. Un beau rapport d’activité ne remplacera jamais 900 feuilles de paye. Vous oubliez dans vos calculs les aides directes et indirectes énormes consenties à Kleber et Michelin par les collectivités locales sur les sites d’implantation français. De l’argent public qui part en fumée pour des choix stratégiques... où est le libéralisme là-dedans ?


        • Ornithorynque Ornithorynque 13 novembre 2007 18:46

          @ snoopy

          merci de remettre les pendules à l’heure... je remarque qu’il y a très peu de commentaires sur ces chiffres factuels de la contribution nette des l’entreprise Michelin aux services publics, et à la protection sociale en france.

          ce qui est extraordinaire, c’est que cette famille, malgré la médisance (cf le bouquin de calomnies et de fiel cité ci dessus...) continue à pratiquer un humanisme entrepreneurial, et patriotique aussi fort.

          Et le plus extraordinaire, c’est que celà fonctionne stratégiquement plutôt bien.

          Aux bloggueurs qui, de leur coin de zinc, veulent expliquer aux dirigeants de Michelin comment celà se danse... je leur conseille de se référer aux différentes universités du monde qui travaille sur la stratégie en prennt les cas michelin comme exemple de stratégie industrielle...


        • snoopy86 13 novembre 2007 19:33

          @ l’auteur

          Les belles théories économiques, je n’y touche pas. Je me borne à citer un rapport annuel et une réussite que personne ne peut contester. Je me contente de vous souligner la contribution fiscale et sociale de Michelin. Avec 369 Millions d’euros (IS de Michelin) on finance quand-même quelques hopitaux et quelques lycée.

          je ne conteste pas non-plus que ce soit un drame pour les salariés qui refusent de quitter Toul et pour cette ville. Mais celà a une logique industrielle. L’emploi à vie n’existe pas dans le privé et l’industrie n’est pas un mécénat.

          Je vous rappelle que Michelin n’avait nul besoin de sauver Kléber pour se développer, mais que pouvoir publics et élus locaux avaient eux besoin d’un sauveur. Et celà date de quand ?

          Donnez à la France 100 Michelin qui comme entrepreneurs français acceptent de courir le marathon avec un paquetage de fantassin lourd et ce pays aura moins de problèmes.


        • haddock 13 novembre 2007 20:36

          Zen ,

          Vous parlez remarquablement bien , combien avez-vous rapporté en TVA à l ’état pendant votre activité ?

          Nestor , un verre verre à Zen , néanmoins .


        • ZEN ZEN 13 novembre 2007 21:37

          @ Haddock,

          Non, capitaine, c’est ma tournée !

          j’ai beaucoup donné à l’Etat...sans regret.


        • maxim maxim 13 novembre 2007 13:39

          salut à tous ....

          je vais uniquement débattre sur le plan qualité du produit .... c’est vrai que si vous montez du Michelin ( un peu plus cher que les autres ...) vous êtes certains de trouver du pneu de qualité,aussi bien sur la durée que sur l’efficacité ,sur le plan conduit sportive ce serait plutôt Pirrelli,mais ils se bouffent rapidement ......

          avec des Michelin Exalto ,catégorie V 240 KMH,sur l’autoroute A6 ,il y a deux ans ,en hiver,il avait neigé sur une portion en Bourgogne,et ce n’était pas signalé,on était à 190 compteur avec devant moi une Mercedes ,il y avait une grande plaque neigeuse portée par le vent ,la bagnole devant moi s’est mise à chasser ,moi,avec transmission avant ,je n’ai eu juste qu’à lever le pied ,les pneus ont fait leur boulot ,la voiture n’a pas bougé d’un iota ,et je suis reparti comme une fleur ,moins vite parce que la neige commençait à tenir ,mais à bonne moyenne quand même ,avec d’autres pneus,je ne sais pas comment je m’en serai tiré ........ pour le reste,à savoir la stratégie de Michelin,ce dernier s’en fout,c’est le leader mondial du pneu,Citroen lui doit une fière chandelle,c’est souvent Michelin qui a tiré du merdier le constructeur aux chevrons de la faillite et les ouvriers de chez Citron ne se sont pas retrouvés au chômage grâce à Michelin bien souvent ......


          • snoopy86 13 novembre 2007 13:47

            @ Maxim

            Pour la conduite sportive Bridgestone souvent top mais cher

            Michelin : technologie, marketing, management.

            Une entreprise française au top ; ses patrons ne peuvent donc être que des salauds d’exploiteurs du prolétariat.


          • maxim maxim 13 novembre 2007 14:08

            en ce qui concerne les grandes entreprises .....

            il est évident qu’en bossant dans une grosse boite,on n’est qu’un numéro,dans les année 70,j’ai bossé dans une très grand entreprise de BTP internationale ,je me suis défoncé j’ai travaillé des Week Ends,des nuits,des horaires pas possibles,et un jour il y a eu compression de personnel à cause de marchés qui n’étaient pas passés en métropole et en Afrique ,et nous nous sommes retrouvés dans une charrette ,je n’avais que 5 ans de boîte mais certains avaient 25 ans d’ancienneté et les gars étaient dans la M....jusqu’au cou .... mais c’est la règle du jeu ,c’est le choix de bosser dans le privé ,c’est bien mieux payé mais il n’y a aucune sécurité d’emploi...... tant pis on tourne la page et on va ailleurs ..... le monde est ainsi fait,les bouchers d’un côté les vaches de l’autre,et personne ne pourra rien changer,celui qui pretend le contraire n’a qu’a le prouver .... on risque d’attendre longtemps !!


          • haddock 13 novembre 2007 20:43

            Maxim ,

            Ralentis , restes avec nous , la vie est belle .


          • La Taverne des Poètes 13 novembre 2007 14:03

            Je recommande aux ouvriers de chez Michelin d’écouter de la musique classique. Car la musique de chambre aère ! Ben quoi ! Pour une fois qu’un rédacteur encourage au calembour... smiley


            • ytty54 ytty54 13 novembre 2007 14:40

              c’est jante hi !


            • maxim maxim 13 novembre 2007 14:37

              partir,c’est mourrir un pneu ....qui pneu le plus pneu le moins .......à pneu de chose près........


              • grangeoisi 13 novembre 2007 15:24

                Ben Maxim , du côté des ministres pressés peu soucieux des limitations de vitesse :)


                • maxim maxim 13 novembre 2007 16:52

                  ça,c’est mon espace liberté ,j’ai toujours aimé les bagnoles qui ont la patate et rouler vite,mais en faisant gaffe et pas n’importe où ,je respecte le code ,mais le 130 sur autoroute et 90 sur route ,je trouve que c’est de l’hypocrisie,étant donné que personne ne respecte la limitation quand il n’y a ni gendarmes ni flics ni radars ... cet après midi,je suis allé faire une course à 20 bornes de chez moi,et malgré la pluie ,tout le monde roulait à 110/120 sur la portion qui relie la RN5 à la RN7 en forêt de Fontainebleau ,la route est belle et dégagée ,et celui qui roule aux limitations se fait engueuler par les autres ....

                  qu’on adapte la vitesse aux conditions de circulation et à l’état des routes ,tout à fait d’accord ,mais pas une limitation idiote et uniquement axée sur le profit généré par les pv,là je trouve que c’est de l’abus .....

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