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Accueil du site > Actualités > Economie > Millions de chômeurs supplémentaires et guerre civile en Europe (...)

Millions de chômeurs supplémentaires et guerre civile en Europe ?

Le chômage est devenu un fléau social dans la plupart des pays européens. Certes, quelques pays semblent s’en sortir honorablement. C’est le cas de l’Allemagne mais attention au trompe-l’œil. Outre-Rhin, la bonne santé économique n’empêche pas la société d’être scindée avec un prolétariat sous payé et travaillant à temps partiel. Les statistiques du chômage ne sont pas strictement reliées à une « bonne santé » de la société. Aux Etats-Unis, la mobilité et la flexibilité des salaires ont produit pendant des années un chômage stabilisé et réduit mais avec une part importante de travailleurs pauvres, certains obligés de dormir dans les bus rendus au terminal. La France connaît un chômage élevé depuis deux décennies, voire trois si l’on considère que le million et demi de chômeurs est de trop au moment de l’investiture du président Mitterrand. C’est surtout à la fin de son second mandat que le chômage a flambé pour dépasser les trois millions avec le fléchissement économique amorcé au début des années 1990 puis concrétisé par une légère récession vers 1993. La France, comme l’Espagne ou l’Italie, s’est habituée à une économie où coexistent les emplois hyperqualifiés, les emplois stables, les emplois consolidés et la précarité incluant chômeurs, temps partiels subis et intérimaires.

La crise de 2008-2012 est passée en Europe, sans être solutionnée pour autant. Les dirigeants se demandent comment faire advenir la croissance. Ils ne se posent pas la question du chômage et de la pauvreté. Le chômage est devenu une variable d’ajustement. Qui évolue selon les conjonctures. Le discours officiel prône la croissance pour faire revenir l’emploi. Mais dans les faits, la croissance servira principalement à rembourser la dette. C’est d’ailleurs l’objectif du plan de sauvetage de la Grèce. Prêter afin que ce pays puisse rembourser les dettes qui lui restent après l’effacement partiel négocié avec les banques. Ensuite, gagner du temps, quelques années et espérer qu’il y aura assez de financements pour doter le pays d’un système industriel suffisant pour faire de la croissance et donc rembourser les dettes à long terme. Les individus, pour parler crûment, comptent pour de la merde. Pourtant, la plupart des dirigeants prétendent aimer les peuples et les servir. Oui mais ils laissent le chômage, la précarité et la pauvreté s’étendre. Tout en lénifiant sur cette croissance qui devrait apporter de l’emploi. C’est un mythe qu’il faudra peut-être déconstruire. La croissance peut très bien arriver, mollement et même assurément, sans que le chômage ne baisse. Essayons de le montrer, faute de le démontrer avec des preuves mathématiques.

On considère un grand groupe industriel, oeuvrant dans l’automobile ou l’informatique ou la banque. L’histoire récente nous montre que bon nombre de ces multinationale ont vu leur chiffre d’affaire croître avec des effectifs constants, voire même en baisse. Il y a souvent une relation entre la baisse de la masse salariale et l’augmentation du chiffre d’affaire. Pas seulement avec le mécanisme de délocalisation des productions, comme on le voit chez Apple, Microsoft, ou chez les géants de l’électronique grand public du Japon ou encore d’autres géants spécialisés dans l’électroménager, tous faisant fabriquer leurs produits en Chine, conservant dans les pays d’origine la main d’œuvre très qualifiée dans la recherche, la gestion et la commercialisation. A côté de ces mécanismes, l’augmentation de productivité joue aussi sur la baisse des effectifs, faisant qu’un grand groupe augmente son chiffre d’affaire en baissant ses coûts salariaux. Le processus de baisse de la masse salariale a été mis en place depuis les années 1980. On se souvient des années Mitterrand, quand après les lois Chirac sur le licenciement, des grands groupes, y compris nationalisés, se sont mis en faillite pour licencier des travailleurs vieux et coûteux puis ensuite réembaucher de la main d’œuvre jeune et moins chère. En fait, la transformation du système productif n’a pas eu que des inconvénients. Des objets et services d’un nouveau genre ont été fabriqués et écoulés. Pour évoluer, il faut un peu de souplesse. Et un peu de destruction créatrice pour parler comme Schumpeter. Mais l’évolution trop rapide engendre des crises et des déséquilibres sociaux. Et maintenant, en 2012, le système globalisé est parvenu à un stade où la croissance non seulement ne crée plus d’emploi, mais repose sur la destruction globale de l’emploi et la baisse des coûts salariaux. L’opinion des élites a parfaitement intégré cette donne. La TVA sociale montre que les esprits ont abdiqués, même si cette TVA n’aura pas d’incidence sur l’emploi, contrairement à ce que veut faire croire la propagande mensongère du pouvoir.

Voici maintenant une esquisse de démonstration. Une multinationale augmente son chiffre d’affaire en rognant sur l’emploi. Plusieurs multinationales font de même. Les Etats sont devenus eux aussi, par le mécanisme de l’endettement, des grands groupes pouvant faire du profit. Le processus de convergence économique et d’intégration est en route. Avant, l’économie était à l’intérieur d’un espace public, social et politique géré par les Etats. Maintenant, l’Etat est à l’intérieur d’un espace économique globalisé. L’ensemble de Etat et du système industriel forme une hyper entreprise dont le chiffre d’affaire est calculé comme PIB. L’investisseur dispose de différents produits mis à sa disposition pour faire fructifier son capital. Actions, immobilier, obligations, maisons de retraites, hôpitaux. La loi universelle du profit, dans un système intégré et technologiquement convergent, fait que la croissance du PIB non seulement ne réduit pas le chômage mais repose sur une augmentation du chômage associée à une baisse des coûts salariaux et des coûts sociaux. Il faut s’attendre à voir un million de chômeurs supplémentaires en 2017, en France, et en Europe quelques autres millions de plus. La réforme des retraites ne pouvant qu’aggraver la situation. Quant aux emplois publics, ils répondent aussi à une logique du profit. L’Etat réduit ses effectifs pour rendre attractifs et fiables les emprunts obligataires. Comme dans une entreprise mais ce détail n’avait échappé à personne. Cette démonstration de l’augmentation inéluctable du chômage mériterait un travail de belle facture. Pour l’instant, ce n’est qu’une hypothèse dont on déduira pour finir une conséquence assez triviale en ajoutant la thèse de la convergence technologique et de la croissance sectorisée (par opposition à la croissance fordienne des Trente Glorieuses).

Le véritable problème, c’est l’intégration économique et la convergence technologique qui induit un marché de l’emploi très qualifié, le plus souvent au service de la production de biens et services standing, alors que le niveau de vie des travailleurs se dégrade et que le chômage s’accroît car le système n’a plus besoin de tous les individus pour satisfaire les désirs d’une élite qui tire la croissance avec son haut niveau de revenu et de consommation. C’est clair. La mort sociale et la formation des chômeurs pour le travail forcé, sans obéir forcément à une logique d’inspiration nazie, ressemblent à une solution finale pour ce système oligarchique qui asservit les hommes. Il ne restera plus aux sacrifiés de la mort sociale et de la mort au travail qu’à se révolter et l’Europe connaîtra à nouveau la guerre civile. Ou alors la dictature technocratique et oligarchique.


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32 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 23 février 2012 08:27

    voici une serie d’article de differents auteurs sur le probleme du travail et du chomage :

    http://2ccr.unblog.fr/category/travail-emploi-chomage/


    • OUI CE QUE VEULENT LES FACHOS CAPITALISTES C EST UNE GUERRE CIVILE

      - plus de guerre entre europeens allemagne contre france et leurs alliés...faisons DONC mieux ruinons nos peuples et MATONS LES ENSEMBLE AVEC LA FUHRERIN MERCKEL

       _guerre economiqie liant les banquiers juis de la DEUTSHCE BANK ET DE WALL STREET ET LES FACHOS NAZIS DE SARKO-GOEBBELS-BUISSON.....BERLUSCONI...ET AUTRES FACHOS

      LA france 4ME EXPORTATEUR D ARMES recompense ses fideles lobbystes deputes ministres et senateurs y compris par des commissions et retro commissions

      sarko gueant mam ..0lier..leotard...carignon..hortefeux..pecresse..bourghi..gaubert..bo ivinconnaissent bien le susteme et en plus les tyrans comme ben ali leur assurent avions et vacances gratuits


      • Aldous Aldous 23 février 2012 14:38

        Je suis assez d’accords avec l’écureuil énervé smiley


        Il est clair que les élites (pas les politicards de paille) cherchent à pousser les citoyens à l’insurrection pour pouvoir abattre le système politique hérité de l’après guerre et mettre en place leur gouvernance supranationale « seule solution dans un monde globalisé bla bla bla »

        La ponction des trésors publics par le MES ne suffira pas pour provoquer de telles réformes.

        La stratégie des traités successifs est as soufflée car il est impossible de les faire passer avec l’accord des citoyens.

        Reste le chaos politique pour qu’en rétablissant l’ordre ils puissent faire émerger un consensus sur les nouvelles structures étatiques paneuropeennes.

        Ça va être rude.




      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 23 février 2012 17:11

        Assez d’accord avec le grand barbu,

        nos élites dominantes n’ont qu’un mot à la bouche « croissance » comme un bateau sans inertie est victime de la tempête. http://www.youtube.com/watch?v=b-bg69KoXm0&feature=related

        Nous tirons notre dépendance énergétique que du pétrole et du nucl&aire, nous comptons sur les prochains sur le liste des pays signataires pour leur faire payer nos démantèlements et le coûts exorbitants du transport et du conditionnement des déchets de la filières. Nous comptons aussi sur les petits pigs du sud pour renflouer nos banques de liquidités. Il convient dan cette machinerie infernale que jamais ces pays en retard ne nous rattrapent et nous demandent des comptes, sinon, c’est la vague qui nous submerge et l’on boit la tasse...

        Pour le moment, pour l’élite c’est encore croissant dans le petit dej mais demain ?http://www.youtube.com/watch?v=jxxyE-9A8Uc


      • Lorelei Lorelei 24 février 2012 01:35

        * Le travail du journaliste consiste à détruire la vérité, à mentir sans réserve, à pervertir, à avilir, à ramper aux pieds de Mammon et à vendre son pays et sa race pour gagner son pain quotidien. Vous le savez comme je le sais, alors qui peut parler de presse indépendante ? Nous sommes les pantins et les vassaux des hommes riches qui se cachent derrière la scène. Ils tirent les ficelles et nous dansons. 
        John SWINTON, ancien chef du personnel du New York Times, dans un discours à ses collègues journalistes, cité dans le Journal de Michel Dogna de 06/2009, pp 9-10-11Si le peuple américain permet toujours aux banques privées de contrôler l’émission de sa monnaie, d’abord par l’inflation, puis par la déflation, les banques et les sociétés qui se développeront autour de lui le priveront de tout bien jusqu’à ce que ses enfants prennent conscience des sans-abri sur le continent conquis par leurs pères. Le pouvoir d’émission devrait être repris aux banques, et rendu au peuple auquel il appartient. 
        Thomas JEFFERSON, 3° Président des Etats-Unis (1743-1826), dans une lettre adressée en 1802 au Secrétaire du Trésor Albert Gallatin, cité par Philippe Derudder in Nexus 61, 03-04/2009, p 41. 

        *Donnez-moi le droit d’émettre et de contrôler l’argent d’une nation, et alors peu m’importe qui fait ses lois.
        Mayer Anselme ROTHSCHILD, banquier, cité dans le Journal de Michel Dogna de 06/2009, pp 9-10-11 & dans le film « l’Argent Dette » 
        ces 3 citations résume l’ue l’occident


      • Abou Antoun Abou Antoun 24 février 2012 00:30

        La guerre civile est une chose qui se planifie.
        L’improvisation permet de bénéficier de l’effet de surprise.


      • FYI FYI 23 février 2012 12:42

        Je parlerais pas de guerre civile mais plus de guerre des classes.


        • Abou Antoun Abou Antoun 24 février 2012 00:28

          Tiens ça me rappelle quelqu’un qui parlait plutôt de ’lutte des classes’ .
          Bref, plus ça change, plus c’est pareil !


        • Mycroft 23 février 2012 13:26

          « Une multinationale augmente son chiffre d’affaire en rognant sur l’emploi. » :

          Comment peut elle le faire ? Le chiffre d’affaire est la conversion monétaire de l’ensemble des bien et des services vendus par une entreprise.

          Si vous voulez dire par là qu’une entreprise peut augmenter son chiffre d’affaire tout en réduisant sa masse salariale (de manière dé-corrélée) alors soit.

          On peut également envisager qu’en réduisant le temps de travail de ses subordonnées (et donc sa masse salariale, via des emplois à temps partiel), une entreprise augmente la productivité de ses salariés et donc son chiffre d’affaire (mais c’est surtout vrai dans les domaine intellectuel et non pas les domaines techniques).

          D’ailleurs, vous faites dans votre article un mélange entre emplois et masse salarial. Alors que les deux ne sont pas directement corrélés. Ainsi, on peut augmenter son nombre d’employé tout en réduisant sa masse salariale (cas des délocalisation), et on peut également faire l’inverse (restructuration sur un groupe d’employé très bien payés, qui peut apparaitre pour une entreprise se restructurant uniquement sur sa partie marketing,consulting et finance, par exemple).

          Vous constatez en effet qu’un nombre conséquent de personne, ne pouvant pas travailler dans les domaines intellectuels, faute de qualification, ne trouve plus de métier non qualifiés et donc plus de travail adapté. La « faute » aux délocalisation et à l’industrialisation. Cette faute n’en est en fait pas une. Le problème n’est pas qu’il y ai des chômeurs, mais bien qu’il y ai des pauvres. C’est à dire des gens pour qui la survie ou la décence ne sont pas acquises.

          Notre niveau technologique et notre surpopulations font que, de fait, nous sommes loin d’avoir besoin du travail de tout le monde. Seul ceux qui sont capable de réfléchir sur des sujets techniques (les experts techniques) ou ceux qui ont un savoir faire manuel non mécanisable dans l’état de notre technologie (et cette catégorie va disparaitre petit à petit) sont indispensables. Tous les autres sont remplaçables. La formation permet d’essayer d’avoir le plus d’expert possible, mais il ne faut pas croire que le système éducatif peut faire des miracles. Sans potentiel, un tocard, même après 1000 an de la meilleur formation qui soit, restera toujours un tocard.

          On peut s’acharner à vouloir créer des emplois bidons pour occuper les tocards. Ou alors on peut accepter l’idée qu’ils ne servent pas, qu’ils vivent, à notre charge, avec un revenu qui leur permet une vie décente, sans plus. Qu’on arrête de leur demander de travailler. Ce qu’il faut leur demander, c’est de se faire le plus petit possible et de laisser les experts techniques faire leur job. Et de soutenir ces derniers contres tous les magouilleurs professionnels qui se prétendent être des « dirigeants professionnels », des « expert en management » et autre conneries. Ou contre ceux qui font des métiers fondamentalement nuisibles, comme les publicitaires.

          La science, la plus grande fierté de l’humanité, fait qu’on peut contrôler le monde facilement avec 1% de la population actuelle. Et que nous ne sommes pas plus efficace en étant plus nombreux (c’est même l’inverse). Néanmoins, par humanisme, on ne peut se permettre de tuer ceux qui sont en trop. Ni de les laisser sans aide, ce qui est à la fois plus cruel (la misère provoque une mort bien plus terrible qu’une exécution) et plus dangereux pour la société(un homme qui n’a rien à perdre, à moins qu’il soit isolé, est une menace pour tous).

          Il faut d’urgence repenser la notion de revenu et son lien avec le travail.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 23 février 2012 13:43

            Vous avez lu et compris correctement le billet

            En fait, j’ai relié masse salariale et chômage sans préciser que les deux sont distincts dans une boîte mais se combinent à l’échelle sociale puisque le chômage dépend aussi de la consommation et qu’une masse salariale réduite pourra influer sur le chômage.

            Au final, baisse des salaires et chômage font que de plus en plus d’individus n’ont pas assez de revenu pour une vie décente et donc, oui, il faut repenser le lien entre revenu et travail. Pour moi c’est déjà fait, j’ai imaginé le RCC monéthique comme mécanisme pour donner un complément de revenu à ceux qui en ont besoin. Mais n’ayant pas la célébrité d’Attali, cette idée est restée dans les tiroirs ou presque, puisqu’elle a été présentée deux ou trois fois sur Agoravox. Si un économiste arrivait à démontrer que dans cinq ans, il y aura un million de chômeurs en plus, ce serait une véritable bombe médiatique.


          • gogoRat gogoRat 28 février 2012 11:37

            @ Mycroft :

             « Il n’est de richesse que d’hommes » ! (Jean Bodin)

             L’idée phare de votre intervention est soit mal formulée, soit révélatrice d’un préoccupant malentendu sur les valeurs démocratiques.

            On croit pouvoir approuver lorsque vous dites :

            « Le problème n’est pas qu’il y ai des chômeurs, mais bien qu’il y ai des pauvres. »

            Mais votre développement ne semble pas exclure l’option de se passer de ces « pauvres », vite assimilés plus loin à ce que vous nommez des « tocards » ... « en trop », que l’on devrait se contenter de tolérer, d’aider, par réflexe moral ou pour éviter trop de complications !

            On prend peur alors lorsqu’on lit :

              " La science, la plus grande fierté de l’humanité, fait qu’on peut contrôler le monde facilement avec 1% de la population actuelle. "

            Le « on » de cette phrase montre bien que ceux qui peuvent « contôler le monde » ne sont pas nécessairement les artisans de la ’ science, la plus grande fierté de l’humanité’  ( D’ailleurs qui peut avoir l’illusion que nos décideurs de la Chose Publique soient des artisans de cette « science » ? )

            On en vient ainsi à cette abomination anti-démocratique :

            " Ce qu’il faut leur demander [aux ’tocards’], c’est de se faire le plus petit possible et de laisser les experts techniques faire leur job"

            ( ce qui, au passage, est une formulation plutôt méprisante pour les artisans de cette «  plus grande fierté de l’humanité » , ramenés un une classe de vulgaire ’ experts techniques ’ ! )

            Croyez-vous vraiment que ceux que vous considérez comme des ’experts techniques’ puissent émerger d’une « Fraternité » de 99% de tocards et puissent « travailler » dans une autarcie sociale découplée de cette foule "en trop" que l’on ne peut tout de même pas décemment tuer ?

            L’idée, présentée ailleurs (http://www.peripheries.net/article326.html) , d’un revenu de base inconditionnel, pour tous ... est fondamentalement plus démocratique que cette interprétation dévoyée d’une « aide » concédée aux « tocard » par peur de la « menace » qu’ils pourraient représenter ...

            Si la démocratie implique d’accorder le même statut, la même dignité, la même fierté à chacun (Egalité), c’est bien parce qu’elle diffère fondamentalement du système « aristocratique » qui prétendrait donner le pouvoir aux « meilleurs » !



          • Mich K Mich K 23 février 2012 13:38

            J’ajouterai à la montée irresmédiacle du chomage une chose qui rejoins ce que vous dites, bien résumée ici par l’économiste Pierre Laroutourou :

            « La vraie cause du chomage, ce sont les gains de productivité colossaux enregistrés depuis les années 70. La prodoctivité a été multipliée seulement par 2 entre 1820 et 1960, puis par 5 depuis 1960 avec la multiplication des robos et des ordinateurs. Parrallèlement, sur les 4 dernières décennies, le temps de travail habdomadaire a quasiment stagné alors qu’il avait presque diminué de moitié durant le siècle précédent ».

            Continuer à vouloir plus de productivité et plus d’emplois sans baisser fortement aussi le temps de travail, c’est donc se condamner à :
            - consommer toujours plus la capital des ressources que n’auront plus nos enfants
            - et voir malgré tout le chomage continuer à monter !

            Bref on perd sur les 2 tableaux ! :->


            • John_John 23 février 2012 15:12

              La destruction creatrice n’est pas un phénomène nouveau, et ce n’est surtout pas un phénomène nouveau.

              Il y a aujourd’hui plus d’emplois dans le monde qu’il y a 10 ans. Le problème du chomage vient du fait que les nouveaux emplois ne sont pas créés dans les pays socialistes comme la France mais vont se créer dans les pays libres et capitalistes.

              Tant que ce pays décourageras la création d’emplois et l’entrepreneuriat, l’innovation détruira des emplois mais n’en créera pas de nouveau pour les remplacer (du moins pas assez pour compenser).


            • John_John 23 février 2012 15:12

              edit : un phénomène « négatif », sorry.


            • Mich K Mich K 24 février 2012 13:23

              Donc en somme, si je comprends bien John John, continuons à innover pour consommer toujours plus de merdes futiles pour des besoins qui ne le sont pas...

              On arrivera à mettre des gens au boulot en cramant comme on le fait depuis 40ans le capital des ressources que nos enfants n’auront plus dans un monde où, faute de ressources, les conflits seront légion !!!

              Désolé, mais perso, je pense que dans bien des domaines, il faut savoir réinterroger le productivisme (notamment dans les domaines agricoles et alimentaires) !
              Et que notre système économique s’il n’est pas réorienté vers d’autres objectifs que l’aveugle PIB, nous mène à notre ruine.

              Et ça, les entrepreneurs, aussi nombruex et libres soient-ils, n’y peuvent rien.
              Ils agissent dans un cadre, et c’est ce cadre qu’il est urgent de changer !


            • John_John 24 février 2012 15:11

              Innover est produire sont des libertés, des droits que personne ne peut contester. Ni vous ni l’État n’avez légitimité à juger de ce qui utile ou non, votre réponse tombe donc à l’eau. Une meilleure utilisation des ressources passe par l’innovation, c’est à dire par l’entrepreneuriat et la liberté économique, certainement pas par la coercition étatique.

              Le PIB n’est un objectif que pour l’Etat, le seul qui n’a jamais assez d’argent pour remplir son tonneau des danaïdes de la dépense publique. Le peuple a droit à la liberté, et c’est bien la le principal.

              Bastiat2012 !


            • John_John 23 février 2012 14:34

              Cet article passe à côté de bien des choses...

              Pour commencer, les besoins des individus et des entreprises sont infinis, le nombre d’entreprises potentielles est donc, lui-aussi, infini. La France a créée plus de 5 millions d’emplois dans les dernières décennies, mais en a vu disparaitre un peu plus ; la cause du chômage ne se situe donc pas dans la dynamique de destruction d’emplois (qui a toujours existé et qui existera toujours) mais bien dans l’insuffisance de création de nouveaux emplois. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant dans un pays qui fait tout pour décourager les entrepreneurs et les créateurs de richesse !

              S’il est vrai que les emplois à faible valeur ajoutée vont disparaitre au profit des machines, ça ne veut pas dire que le chomage est voué à augmenter. La hausse de la productivité est particulièrement recherchée dans certains secteurs sensibles au cout final, alors que par exemple le « fait-main » peut être un très bon argument de vente dans d’autres secteur. C’est là qu’on voit le rôle crucial du marketing dans l’économie.

              Les salaires minimums sont des trappes à chomage, un droit du travail on ne peut plus rigide empêche les entreprises d’embaucher et les poussent à partir dans des pays plus flexibles et plus libres, et l’étatisme ambiant empêche toute réforme de l’éducation et du marché du travail en faveur des moins éduqués. Le principal responsable du chomage, c’est l’Etat et les délires des politiciens de tous bords, ne l’oublions pas.

              Je remarque toujours les mêmes bas du front qui ressortent leurs veilles lubies généticiennes comme quoi les individus sont bêtes ou intelligent de naissance, et qu’un tocard restera toujours un tocard. Bien évidemment c’est stupide et faux, tous les individus peuvent développer des compétences valorisables s’ils s’en donnent les moyens et si la société encourage l’effort et l’ambition (et non pas l’oisiveté et le socialisme comme aujourd’hui). Le pessimisme, tout comme la jalousie et l’aigreur, étant une constante du socialisme, je ne m’en étonnerai pas.

              In fine, il n’y que peu de raisons d’être pessimiste, les problèmes actuels sont autant d’opportunités entrepreneuriales qui peuvent créer des tas d’emplois à condition de laisser les entrepreneurs faire leur boulot. Quand on punit le travail et l’investissement et qu’on subventionne l’oisiveté et le vol de l’argent des autres, il ne faut pas s’étonner des problèmes d’emplois.

              Alors les gauchistes, au lieu de passer votre temps à critiquer et à se plaindre, si vous voulez vraiment aider les nécessiteux (mais j’en doute), créez plutot des entreprises et faites avancer les choses.


              • Lea Andersteen Lea Andersteen 23 février 2012 22:10

                Tout votre discours ne tient que sur un postulat : « les besoins des individus et des entreprises sont infinis ».

                A mon grand regret, nous mourrons tous un jour. Et, mort, on n’a plus un seul besoin. les besoins des individus sont par nature finis à moins d’atteindre l’immortalité.

                Une fois ce postulat mis à mal, et l’on pourrait aussi le faire en parlant des ressources par nature limitées , tout ce que vous dites ne tient plus debout.

                La réalité est que nos besoins sont par essence finis, que notre planete a des ressources finis et que les gains de productivités font que l’on a plus besoin de travailler. Tout simplement.

                Le fond du problème se résume à cela : enfin accepter la réalité. les gains de productivités sont tels que les besoins humains ne suivent absoluement plus. et nous avons besoin d’une minorité de travailleurs pour que la société soit dans une abondance que l’humanité n’a jamais connu. Il faut juste changer de pragmatisme. chose que beaucoup, dont vous, John John avez du mal.

                Vous sortir de la tête qu’il faut travailler pour vivre. Et consommer plus pour faire travailler.


              • John_John 24 février 2012 00:14

                 Vous n’avez rien compris, c’est triste. je reprends donc.


                "A mon grand regret, nous mourrons tous un jour. Et, mort, on n’a plus un seul besoin. les besoins des individus sont par nature finis à moins d’atteindre l’immortalité." Sophisme. Aucun lien de cause à conséquence dans votre poncif, aucune valeur donc. Pour chaque individu qui meurt, il y en a un qui né, et même plus. Les besoins de l’homme ne sont limités que par son imagination, qui n’a pas de limite. Les besoins sont infinis, parce que l’imagination humaine est infinie, que ça vous plaise ou non.

                "Une fois ce postulat mis à mal, et l’on pourrait aussi le faire en parlant des ressources par nature limitées , tout ce que vous dites ne tient plus debout.« Si, justement, ça tient très bien debout. Et l’aspect »fini" des ressources ne change rien au fait que l’homme est un animal adaptable, et qu’il saura recycler les matériaux nécessaires à la satisfaction de ses besoins. Question de temps, tout au plus.

                La réalité est que nos besoins sont par essence finis, que notre planete a des ressources finis et que les gains de productivités font que l’on a plus besoin de travailler. Tout simplement." Conclusion toute aussi fausse que les postulats qui la sous-tendent. De plus, les outils de productions ne sont pas publics, ceux qui ne produisent pas n’ont aucun droit sur le fruit du travail de ceux qui produisent.

                « Le fond du problème se résume à cela [...] Et consommer plus pour faire travailler. » Cela ne change rien au fait que votre analyse est fondamentalement fausse : la quantité de travail disponible dans une économie est infinie. C’est la faute à l’Etat s’il n’y a pas suffisamment de créations d’entreprises pour équilibrer les pertes d’emplois dus à la destruction créatrice de l’innovation.

                Bref, vous tournez autour du pot, ce qui sous-tend votre discours faux, c’est que ceux qui bossent ont un devoir d’entretenir ceux qui sont trop incompétents pour bosser dans une société de la connaissance. Ce qui est, bien évidemment, immoral et injustifiable. Si on travaille, si on produit, c’est avant tout parce que c’est une liberté et que l’on cherche la satisfaction individuelle de ses aspirations. Le collectivisme n’existera jamais, je vous conseille fortement d’arrêter de perdre votre temps avec de telles considérations holistes.


              • Gandalf Claude Simon 23 février 2012 15:33
                «  La mort sociale et la formation des chômeurs pour le travail forcé, sans obéir forcément à une logique d’inspiration nazie, ressemblent à une solution finale pour ce système oligarchique qui asservit les hommes. Il ne restera plus aux sacrifiés de la mort sociale et de la mort au travail qu’à se révolter et l’Europe connaîtra à nouveau la guerre civile. Ou alors la dictature technocratique et oligarchique. »

                Et oui Dugué, après avoir importé la pauvreté de Chine, nos économies importeront sa tyrannie. Point de salut pour une entreprise qui ne traite pas son salarié comme l’est un chinois.

                Le financiarisme approuve sans broncher.

                La France a le mauvais rôle, en essayant de tirer (j’ose l’espérer) les droits (sociaux), la dignité et le respect de l’individu par le haut. Mais elle sera respectable si elle arrive à rendre cela non négociable (tout le contraire du sarkozisme, en sorte).

                • Galekal 23 février 2012 16:08

                  Gasp... plus j’en apprends, plus je ne regrette pas de rester au chomage. Bac+5, double formation, solide expérience, j’ai de quoi voir venir. Et surtout, lorsque l’on voit ce que deviennent les DRH et autres recruteurs : de véritables kapos qui font tourner sans s’interroger une machine de plus en plus inhumaine. Lorsque la chose est possible, mieux vaut rester en dehors du circuit aussi longtemps que possible, car la voie de l’insertion laisse à désirer. smiley


                  • Aldous Aldous 23 février 2012 16:20

                    @ galekal 


                    Je connais des gens qui on fait le choix de refuser une promotion avec responsabilités pour ne pas devenir des kapos.

                    Ce système oblige à devenir sadique et est conçu pour cela. Gérer la pénurie, présurer les subalternes, leur mentir pour les motiver, les faire se bouffer le nez entre eux pour obtenir une ridicule carrote, fixer des objectifs inateignables pour justifier les refus d’augmentation et les licenciements... C’est ça le quotidien des « managers ».



                  • Gandalf Claude Simon 23 février 2012 16:34

                    Sans compter l’intérêt des DRH pour les diplomés en éthologie...


                  • Galekal 23 février 2012 16:44

                    Cela, je l’ai compris, Aldous, et le prends désormais avec recul. Lors de mon dernier entretien, j’ai eu droit à un invidu qui me détaillait des pieds à la tête alors qu’il m’avait convié grâce à mon CV. Surpris par son attitude, je lui demande : « Que se passe-t-il » ? Là, il me répond, avec une sorte de rictus sardonnique qui déformait littéralement les traits de son visage qu’il « étudie mes gestes et postures ». Du coup, je ne me suis pas dégonflé et ai eu envie de m’amuser un peu. Pourquoi pas, après tout. Ce privilège ne doit pas toujours revenir aux mêmes. Du coup, j’ai mis les deux pieds sur son bureau, et me suis mis à bailler en disant que les choses allaient mieux ainsi. Inutile de dire qu’il m’a prié de sortir. Sur le coup, grand seigneur, je me suis incliné en disant « je vous salue, Herr... » suivi de son nom de famille. Lorsque l’on est en présence de ces malades, il ne faut pas se montrer soumis, mais au contraire, réagir d’une manière qui les déboussole complètement. Cela leur fait les pieds. smiley



                  • CHOQUANT 120 DEPUTES PS SE DEGONFLENT ET S ABSTIENNENT DE VOTER

                    SEUL LE PCF FG A VOTE CONTRE 18 SUR 18 DEPUTES 

                    ce qui prouve QUE HOLLANDE SANS MELENCHON ET MONTEBOURG SE LAISSERA BERNER


                    • Galekal 23 février 2012 17:45

                      Un bon tuyau : Mélenchon, Dupont Aignan, ou Asselineau au premier tour.
                      Biquette au second.
                      Perso, mon choix va vers Mélenchon.


                    • Galekal 23 février 2012 18:16

                      Merci d’avoir plussé ma remarque d’humble réac de gauche républicaine. smiley


                    • Micka FRENCH Micka FRENCH 23 février 2012 20:55

                      De l’Ecossaise..

                      Cette démonstration est exacte. mais elle vient UN PEU TARD...

                      Je l’ai présentée en 1995 sur mon site.

                      J’ai surtout comparé la pénurie de travail à la pénurie de nourriture.

                      Le seul problème des Sarkoziens serviles est qu’il exigent que ceux qui ont de quoi manger, mangent encore plus quitte à les gaver.... afin que les autres se rebellent dans le sang.

                      L’autre problème est que le Français est toujours très lent et qu’il ne réagit pas, vautré qu’il est devant sa télé... et ses dettes...

                      Je ne pense pas que les Grecs auront cette patience...

                      Pendant ce temps-là, les Vénézueliens ont botté le FMI en touche et se sont redressés seuls.

                      MAIS ILS N’AVAIENT PAS DE BARROSO, de SARKOZY, de MERKEL au train...

                      Micka FRENCH sur le Web...
                      http://mickafrench.unblog.fr


                            • pmxr pmxr 27 février 2012 11:45
                              guerre civile en Europe ?... peut etre la GRECE en 1er ... Hélas !

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