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Accueil du site > Actualités > Economie > Mirage de la croissance... ou réalité de la RTT ?

Mirage de la croissance... ou réalité de la RTT ?

Compte tenu de la situation économique dans les pays développés, et des prévisions de la quasi-totalité des économistes, pour au moins la décennie à venir, compter sur la croissance pour résoudre tous nos maux ne revient-il pas à croire au Père Noël ? Après la bulle internet, la bulle immobilière, la bulle sur les matières premières... et les périodes de stagnation-récession qui suivent chacune de ces périodes, quel sera le prochain objectif des spéculateurs du marché ?

Comment ne pas voir que la régulation de l’économie par le seul marché (la fameuse "main invisible") provoque bien l’enrichissement de quelques-uns... mais surtout la précarité pour la grande majorité des citoyens ? Il est temps que le politique reprenne le rôle de régulation et de redistribution des richesses qu’il n’aurait jamais dû abandonner.

Pour cela, il nous faut une politique volontariste : c’est une évidence, la faible croissance attendue dans tous les pays développés ne fera pas disparaître le chômage dans les années à venir.
Arrêtons de croire aussi que l’effet démographique sera la solution : on voit aujourd’hui que la légère baisse du chômage enregistrée ces derniers mois n’était due essentiellement qu’à des départs anticipés de travailleurs inquiets pour l’avenir. Et, a contrario, l’allongement de la durée des cotisations (alors même que le maintien en activité de ceux qu’on appelle les seniors tient plus d’un voeu pieu que d’une réalité dans les entreprises) risque de remettre dans le circuit... des travailleurs aux revenus faibles qui deviendront ensuite des retraités pauvres !

Non, décidément ce n’est sûrement pas sur la croissance qu’il faut tout miser (comme le propose la majorité des politiques de droite, mais aussi, malheureusement, de gauche) pour résoudre les problèmes de nos pays développés, notamment le chômage et, par voie de conséquence, le pouvoir d’achat du plus grand nombre. "Travailler plus ou travailler tous", finalement la question, qui semblait tranchée il y a quelques mois, pourrait bien revenir d’actualité plus rapidement qu’on ne le croyait !

Dans les pays qu’on nous cite systématiquement en exemple, pour leur législation sociale incitant soi-disant au travail, la situation ne semble déjà plus aussi idyllique qu’elle pouvait apparaître ces dernières années : très fortes revendications salariales en Allemagne où, si le chômage officiel est tombé en dessous du seuil symbolique des 4 millions, ce sont 6 millions des salariés qui ne travaillent que 15 heures par semaine, développement dramatique également du travail partiel et précaire pour une grande partie de la population en Angleterre, économie à la limite de la récession en Espagne suite à l’explosion de la bulle immobilière (une de ces fameuses bulles !)

Alors, finalement, la réduction du temps de travail, si ringardisée aujourd’hui (si peu défendue malheureusement par les ténors du PS), le sera-t-elle encore demain ? Les 35 heures n’étaient, au départ, qu’une étape. Aujourd’hui la semaine de 4 jours, initiée par la loi Robien (!) est déjà une réalité dans plus de 400 entreprises : Fleury-Michon, Mamie-Nova, mais aussi des centaines de PME inconnues : à partir de l’effet sur l’emploi observé chez ces 400 pionniers (de taille et de métier très différents), une étude du ministère du Travail estimait en 1997 qu’un mouvement général vers les 4 jours créerait 1 600 000 emplois en CDI (sans parler des métiers émergents autour du temps libre et de l’impact sur la croissance qu’aurait la création de 1 600 000 emplois en CDI).

Financée par une exonération des cotisations Unedic (mieux vaut créer des emplois que payer des chômeurs !), conditionnée par des créations d’emplois à hauteur de 10 % (ce qu’avait "oublié" de faire la gauche avec la loi Aubry 2)... la semaine de 4 jours est viable ! (voir www.nouvellegauche.fr de Pierre Larrouturou). Sa faisabilité pratique est attestée par la réussite des entreprises citées ci-dessus. Alors, si le chantier est énorme, la situation présente nous impose une vraie remise en question et le besoin d’inventer autre chose que les solutions libérales actuelles qui n’amènent que précarité et disparité de plus en plus forte des revenus.
 
Et s’il fallait un dernier argument pour défendre la réduction du temps de travail, il nous est offert par la droite. Ce n’est pas par hasard que Nicolas Sarkozy et ses amis concentrent leurs critiques les plus vives sur la question du temps de travail. Aucun autre outil, utilisé par la gauche, n’est critiqué avec autant de vigueur ! Pourquoi cette violence dans les critiques contre la RTT ? C’est sans doute parce que si elle était bien négociée, une forte RTT serait un moyen très puissant de rééquilibrer le marché du travail et donc de renforcer le camp des salariés dans la négociation sur les salaires. Et ça, la droite ne le veut évidemment pas !

Reste à savoir si la gauche de gouvernement, et notamment le PS, pense encore qu’il puisse exister des solutions autres que celles consistant à apposer quelques "rustines sociales" sur les politiques libérales !


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47 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 28 juillet 2008 10:14

    Les RTT sont une sorte de partage de la misère sociale et un nivellement des classes sociales du travail vers le bas

    En aucun cas il ne s’agit de social car en plus,cette loi des 35h était une loi PRODUCTIVISTE qui empêchait toute forme d’évolution et d’augmentation de rémunération puisque qu’on vous "offrer" des jours de repos !

    Soyons réaliste,laissez les gens travailler le temps qu’ils veulent dans l’entreprise,c’est la meilleure des libertés et nous travaillons avant tout pour de l’argent,pas pour aller faire du vélib à Paris Plage

    Oui,le gouvernement à raison de supprimer par tranche cette loi débile qui empêchait les gens de travailler et obliger l’Etat à imposer aux entreprises une organisation du travail qui n’a apporté que des regressions pour les employés


    • Zalka Zalka 28 juillet 2008 10:45

      "Soyons réaliste,laissez les gens travailler le temps qu’ils veulent dans l’entreprise,c’est la meilleure des libertés et nous travaillons avant tout pour de l’argent,pas pour aller faire du vélib à Paris Plage "

      Le summum de l’argumentation selon Lerma : véib et Paris plage. Tu n’as rien d’autre à nous "offrer" pour une fois ?


    • Redj Redj 28 juillet 2008 11:28

      Surtout que nous, en bretagne, on s’en cogne de Paris Plage !!


    • sisyphe sisyphe 28 juillet 2008 15:45

      Ce pauvre Lerma a un petit velib dans la tête, et, en bon stakhanoviste, ennemi farouche des RTT, ne peut s’offrir comme vacances que Paris-Plage : ne soyez pas trop sévère avec lui, il a échangé ses RTT contre un VTT, et ses neurones contre les oeuvres complètes de Nicolas Sarkozy...


    • apaloosaaa 28 juillet 2008 16:01

      Mais les gens vont-ils réellement pouvoir travailler le temps qu’ils souhaitent avec ces réformes ???

      Il me semble qu’avant les heures sup existaient déjà... Maintenant, le minimum ne sera-t-il pas au delà de ce que veulent les gens ?? Et tout ça pour 2 euros 6 sous...


    • Rage Rage 28 juillet 2008 16:05

      Bonjour,

      Article intéressant.

      Je pense que sur la durée du travail et plus largement sur le thème du travail il est grand temps de cesser la politique de communication : "c’est comme ça pour tout le monde, et pire si possible".

      Pour ma part 35H sous format RTT (39 ou 37h30 + RTT) me convient très bien.
      D’autres préfereraient 39H payés 39 : pourquoi pas.
      D’autres réalisent 55H/semaine mais sont à leur compte : ils se rémunérent sur leur travail mais AUSSI sur leur capital.
      D’autres encore réalisent 25H et préfèrent vivre ainsi (certaines professions libérales, temps partiels, femmes etc...)
      Enfin certains étudiants préfèrent bosser le dimanche et être payés 25%de plus par heure.

      Définir une norme pour tous est donc un contre-sens sauf à ce que cette norme soit un "plafond" (protecteur pour les salariés) voir un plancher (protecteur contre les abus du temps partiel).

      Après, le principe de base c’est 35H, avec possibilité temps partiel à 20h et heures sup’ dès dépassement des 35h avec relevé écrit mensuel signé du patron et de l’employé. Plafond salarié max (Européen) 48h/semaine avec un plafond mensuel et annuel de +10% (soit 3h30/moyenne semaine). Pour les dirigeants, indépendants, libéraux : libre à eux. Pour les cadres, le forfait actuel à 218 jours plafonnés à 10h/jour convient amplement.
      Pour les itinérants, forfait journée plafonné à 10h/jour transports compris.

      Au delà : inspection du travail. Entre le volume 35h et plafond c’est heure sup. Et pour les cadres, c’est sur le contrat initial (forfait jour ou forfait jour réduit + volume heure sup’ à +10% semaine, +25% dimanche, +50% nuit etc...)

      Bref, il faut inventer une grille "temps de travail" avec des bornes inférieurs et supérieurs qui octroient des droits et devoirs mais aussi posent les limites. Le tout avec une vraie inspection du travail doté d’effectifs élargis et dédiés à cette mission de "contrôle".

      Ainsi, un employé dans les champs à 12h/jour 7/7j pourra, si l’employeur est contrôlé, jouir d’une paye de 35h + plafond en heure sup’ + dédommagements + amende à l’employeur.
      Avec ça, d’une part ça aiderait les plux exposés et d’autre part calmerait les abus.

      Enfin, la définition du "cadre" devrait être clairement posé : salaire > à 2500€/brut/mois, vertu d’encadrement, dans les 20% les mieux payés de l’entreprise... Cela éviterait de placer des flics en "contrat statut cadre" alors qu’ils sont payés une misère...

      Et pour être complet : les RTT, à choix variable suivant l’horaire effectif choisi, 35H restant la base. N’oublions pas que sans RTT, pas d’économie du loisir et au revoir les emplois du tourisme et de la détente...


    • Rage Rage 28 juillet 2008 16:12

      J’oubliais :
      Un salarié à 39h peut jouir de ces RTT ou bien les monnétarisé : pourquoi pas.
      Par contre, imposer que ceux qui veulent rester au 39h +RTT les échange contre de l’argent est contre-productif : il ne s’agit pas d’inverser celui qui impose à l’autre son rhytme.

      Ex : Un cadre célibataire préferera peut-être faire 39h + 3h sup’ et monétarisé ses RTT pendant 2 ans puis préferera suite à rencontre avec sa femme passer à 39h + RTT jours sans heures’sup.
      La souplesse doit être dans les dispositifs : sinon on rigidifie le système en poussant les gens à travailler plus pour ne pas forcément gagner plus tout en alimentant l’inflation.

      J’ajoute du reste que la question des SALAIRES est plus vive que jamais : un célibataire avec 1500€/mois ne peut plus vivre, et encore moins en famille : est-ce normal ?
      La productivité française est bonne, le temps de travail aussi, ce qui manque c’est la redistribution des richesses qui grippe toute la machine économique...


    • earth75 earth75 28 juillet 2008 16:49

      Bonjour,


      Tu penses vraiment que les patrons vont dire aux salariés : " Bon ce mois-ci tu as fait du bon boulot, les profits du dernier exercice sont trés bon, allez je te file ( par exemple) 500€ de prime.". Alors peut-être dans un rêve de communiste ca existe mais pas dans la réalité.

      Je t’ invite à aller en Chine voir commentr sont traités les salariés. Tu verras, même toi tu vas te battre pour y aller et travailler, pour 150€/mois, ca va de soi !!!!!!!!!!!!!!!!! à 10h/j !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 1semaine de congé par an !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 28 juillet 2008 20:16

      @ Rage,
      Je suis d’accord avec votre intervention jusqu’à :
      "La productivité française est bonne, le temps de travail aussi, ce qui manque c’est la redistribution des richesses qui grippe toute la machine économique".

      Si la productivité française est bonne (très bonne, même) c’est qu’on a exclus une partie de la population (RMI, chômage longue durée) incapable de rentabiliser les coûts trop élevés du travail. Et cela, justement, à cause de la redistribution.

      Car qu’est-ce que le redistribution, c’est handicaper ce qui créer beaucoup de richesses, donc les freiner, pour soit-disant, faire bénéficer aux plus pauvres des richesses ainsi captées. Mais en fait, ce sont les organisateurs de la captation et de la redistribution qui sont finalement les grands gagnants.

      Les pauvres restent pauvres, et ne vivent que grâce aux ’aides’ distribuées, avec le corolaire : ’si tu votes bien, tu continueras à recevoir mon obole, sinon, les méchants ne te donnerons plus rien’.

      Seules, en France, quelques grandes familles très riches se tiennent par la barbichette à travers les Conseils d’Administration. L’ascenseur social est Hors Service.

      Combien, en France, de milliardaires sont nés ’pauvres’, ou au moins pas riches ? Très très peu !
      Aux USA, c’est près de 80%. Des Larry Page, Sergey Brin
      , Bill Gates, John Chambers ne sont pas nés riches. Ils sont pourtant actuellement extrêment riches, et grace à eux, des millions de personnes se sont enrichis. Si les USA ne sont pas un exemple pour tout, loin s’en faut, il serait idiot de ne pas s’inspirer des bons cotés d’un système de liberté qui fait encore ses preuves, malgrè la tourmente. (Les pays actuellement le plus en difficulté, sont ceux où la liberté d’entreprendre - ou la liberté tout court - est la moins grande).

      La redistribution n’a de sens qu’en cas d’urgence, ou pour des accidents de la vie. L’instaurer en système revient à transformer des êtres humains en esclaves (car ne se possédant plus et n’étant plus mettre de leur destin).


    • JPL 28 juillet 2008 21:02

      à jesuisunhommelibre

      D’où sortez-vous qu’aux USA 80% des milliardaires sont nés pauvres ?
      C’est faux et les études sérieuses ont montré que la mobilité sociale (la capacité à changer de catégorie, entre pauvres, classes moyennes et riches) est moindre aux USA qu’en Europe, surtout qu’en Europe du nord.

      Il y a une légende qui veut que les USA soit le paradis de ceux qui se font eux-mêmes. C’est vrai de quelques rares exemples emblématiques montés en épingle.
      C’est faux en moyenne et certainement pas vrai à 80%.



    • fredleborgne fredleborgne 28 juillet 2008 10:52

      Il est difficile d’avoir des idées tranchées sur ce débat. L’intérêt selon moi des 35 heures, c’est que ceux qui veulent travailler 35 heures le puissent, en particulier les femmes. C’est tout bénéfice pour la stabilité familiale.
      Le risque de travailler plus, pour gagner plus, c’est l’inflation. Il y a trente ans, un smicard pouvait vivre avec une femme qui ne travaillait pas. Aujourd’hui, les couples de smicard s’en tirent à peine. Demain, un retraité devra avoir un boulot annexe pour ne pas être une charge pour les services sociaux ou ses enfants. Le productivisme, surtout de produits inutiles, n’amène pas le bonheur et pollue. Il enrichit effectivement une bande de matuvus donneurs de leçons qui donnent quelques miettes aux employés les plus méritants.
      Demain, Dimanche risque être considéré comme "jour ouvrable".
      Au niveau mondial, il faut un équilibre pour que les industriels ne puissent pas délocaliser (les délocalisations sont coûteuses en energie et pollution). Nous étions un exemple social, nous avons été tirés vers le bas. La gauche est coupable aussi, si on considère que le PS est de gauche, et parfois, j’en doute trés fort.
      Mais à notre niveau, je pense qu’il est difficile d’être affirmatifs pour dire que 35 heures pour tout le monde, c’est bien. Il faut selon moi une certaine liberté. Une certaine interprétation des réformes actuelles affirme que les 35 h ne sont pas mortes. Ce sera juste aux syndicats de les défendre dans les entreprises pour que les patrons ne puissent pas imposer 35 h payées des cacahuètes et 5 h de plus obligatoire payées une olive de plus. A suivre donc 


      • Eloi Eloi 28 juillet 2008 13:54

        Si notre liberté consiste, quand en position de force, vous négocier pour travailler 70h et ainsi priver de son travail un autre citoyen, alors oui, vous êtes libre, mais le chômeur ne l’est plus, lui.

        Donc votre prétendue liberté n’est rien qu’une liberté que pour vous.

        La réalité est que la consommation globale d’une société nécessite une certaine quantité de travail humain (divisée par l’effet démultiplicateur des machines) et que cette quantité de travail humain doit être divisée équitablement entre les citoyens

        Donc si vous voulez deux écrans plats pour votre maison, c’est votre droit, travaillez plus, mais si pour ce faire vous devez priver un de vos concitoyen de son propre écran plat en l’empêchant de travailler, alors non ce ne sont plus vos droits.


      • Eloi Eloi 28 juillet 2008 13:57

        Excusez le ton peut-être agressif de ce commentaire
        ce n’était pas l’objectif, d’autant plus que votre post était très mesuré
        ==> d’autres sont beaucoup plus aggressifs sur cette "liberte" de travailler plus que les autres
        Pardonnez-moi encore


      • el bourrico 28 juillet 2008 10:54

        C’est sur. Combien se rendent compte qu’une croissance de quelques % suit une courbe exponetielle. Que si on avait eu les chiffres censés nous sortir de la crise, on aurait double notre mde matières premières en quelques années, avec toutes les nuisances qui vont avec.
        La croissance n’est qu’une fumisterie pour les gogos.

        Il y a eu des gains de productivités énormes avec l’industrialisation, pareil avec l’informatique (et je sais de quoi je parle)... pourtant, les salariés n’ont rien vu de cet accroissement, il faut même bosser plus maintenant, et ces cons viennent nous dire que c’est normal... c’est ce que j’appelle se fouttre de la gueule du monde.

        En fait, tout notre système est basé sur un déséquilibre permanent, tiré par un "toujours plus". Ce genre de chose, dans un espace fini comme le notre est une connerie monumentale. Que ce soit en production en consomation ou en population.

        Il faut avoir une vision planétaire du phénomène, et non espérer trouver des solutions locales, que ce soit sarko ou un autre, ils sont coincés. A voir les gens vouloir gagner toujours plus, je comprends. Les voir en même temps demander à toujours a tout payer moins cher me déprime. Sont cons les gens, après ils comprennent pas qu’ils se fassent virer parcequ’on fabrique en Chine ou ailleurs, ils sont complice de leur propre déchéance économique.

        Bref, RTT, semaine de 48h, etc, etc... tout ça c’est du flan, le problème n’est pas à ce niveau.


        • el bourrico 28 juillet 2008 11:01

          Lerma fait parti de ces crétins qui pensent que la suppression des 35h00 va nous faire sortir de la merde. Et dans quelques mois, il viendra nous dire qu’il faut faire 48h00 par semaine, dans un an, que les congés payés nous mettent dedans et qu’il faut les raccourcir pour sortir de la crise, etc, etc.

          Ah autre chose, travailler n’est pas mon but dans la vie, ce n’est qu’un moyen, désolé mais travail-famille-patrie, c’est fini, et je tiens pas à y revenir, même si visiblement ça te plait à toi et ta clique de bourgeois. Me sortir que la liberté c’est travailler, fallait oser celle là.

          Pitoyable !


          • Gilles Gilles 28 juillet 2008 11:17

            Evidemment :

            • Vu que le temps de travail sur une base annuelle diminue d’année en année dans les pays en haut de tableau de l’ocde
            •  
            • Vu que ce sont les pays les plus riches avec un IDH élevé (citoyens heureux) qui travaillent le moins (pays du nord...) , la plupârt encore moins qu’en France (Pays, Bas, Allemagne, Sandinavie..)
            •  
            • Vu qu’en ce moment c’est le temps partiel, souvent subi, en nette augmentation qui consititue de plus en plus les nouveaux postes de travail
            • Vu que le temps horaire partiel moyen diminue aussi
            •  
            • Vu que l’âge de départ en retraite moyen baisse continuellement (en 2007 encore 7 mois plus tôt/2006)
            • Vu que les gains de productivité constants nécessitent de moins en moins de main d’oeuvre
            • Vu qu’à moyen terme il va falloir remettre en cause, par la force des choses, les dogmes croissances infinis, production en hausse
            Je ne vois pas comment on pourrait éviter de mettre sur la table le partage du travail, qui signifie pour nombre de catégories une baisse du temps de travail Le travailler plus est de ce fait totalement contre productif à long terme

            Le problème c’est que la volonté, compréhensible, d’une entreprise est de maximiser son profit et donc de minimiser la taille de sa main d’oeuvre, et que de moins en moins elles ne se préocupent des aspects éthiques que devraient leur conférer leur statut social, le dialogue risque d’être un dialogue de sourds. Il faudrait donc une volonté étatique forte, au niveau européen au moins, pour imposer de nouvelles règles

            Sinon,
            • On créera deux catégorie de citoyens : ceux qui bossent durs et les inactifs (et qui seront en hausse permanente), environnement propice aux débordements sociaux (tient regardez en Chine...)
            • Lorsqu’on devra réjuster nos circuits économiques du fait du manque de matière première, prendre des mesures drastiques pour limiter les changements climatiques (risque de baisse de 20% du pib) , on ne sera pas préparé et la baisse butale de la production, des échanges, de la croissance sera dramatique
            Mais comme je l’ai entendu hier, il se trouve que notre époque se caractérise par la médiocrité sidérante, comme jamais, de la classe politique et des décideurs (industrie, média...) et que seule l’argent comptant et rapide fait foi, on est mal barré...

            • Fred 28 juillet 2008 11:33

              Sur le nombre d’heures travaillées

              http://stats.oecd.org/WBOS/Index.aspx?DatasetCode=PDYGTH et regarder à Average hours worked per person, seules l’Allemagne, les Pays-Bas et la Norvège travaillent moins que nous. Et ils ont tous un taux de temps partiel largement supérieur. Ne pas confondre travail hebdomadaire et annuel.

              On pourra regarder les stats sur la productivité aussi (Labour productivity) qui montrent beaucoup de pays au dessus de la France contrairement aux idées reçues.


            • Gilles Gilles 28 juillet 2008 15:01

              Fred
              Je n’arrive pas à ouvrir votre doc.

              Je vous en présente un trés détaillé, toujours de l’OCDE (l’annexe statistique de leurs publications)

              http://www.oecd.org/dataoecd/5...

              Il ya je crois un peu plus de pays que vous citez qui travaillent moins, ou aux alentours du temps en France ( a + ou - 50 heures/an, on va pas chipoter), et je compte en heures annuelles !!!!!!

              De touye façon le plus intéressant est d noter la décrue du temps annuelle chaque année et la progression du temps partiel


            • Fred 28 juillet 2008 16:32

              Tiens maintenant c’est moi qui ne peut pas ouvrir votre document.

              Pour le mien, peut être que vous pouvez y aller à partir de là : http://webnet.oecd.org/wbos/index.aspx en tapant "average hours worked per person" vous devriez pouvoir el retrouver.

              Je confirme qu’il n’y a que 3 pays qui travaillent moins : les Pays-Bas, l’Allemagne et la Norvège. Si je regarde les pays qui travaillent 50h (et moins) de plus que la France (ce qui représente plus d’une heure supplémentaire par semaine) on peut rajouter la Belgique 1571, Danemark 1584, Luxembourg 1604 et la Suède 1601. La France est à 1555.


            • Gilles Gilles 28 juillet 2008 17:31

              Fred

              ces liens sont d’un ch..... pourtant je fais un copier/coller. Je reessais

              http://www.oecd.org/dataoecd/53/2/38863871.pdf

              Sinon, je n’ai jamais dit que l’on été le pays où on travaillait de trop, mais comme vous le remarquez, que les pays du nord travaillent ou moins ou un peu plus en moyenne et qu’en plus leur IDH est des plus élevé. A l’opposé les pays où on travaille le plus, correspodnent dans la majorité des cas au pays les moins ruches (en Europe) Marrant de constater que la corrélation richesse/temps de travail n’est pas forcément celle que l’on veut nous faire avaler en ce moment. d’autres facteurs entent en jeu, mais ce serait d’un complexe dans débattre publiquement.......et moins porteur politiquement


            • JPL 28 juillet 2008 21:31

              à Fred : Vous vous référez à quelle année ? Ces statistiques varient de manière tellement forte d’une année sur l’autre que seules des moyennes pluriannuelles glissantes peuvent être comparées.


            • Fred 31 juillet 2008 19:33

              "Fred

              ces liens sont d’un ch..... pourtant je fais un copier/coller. Je reessais

              http://www.oecd.org/dataoecd/5...

              Sinon, je n’ai jamais dit que l’on été le pays où on travaillait de trop, mais comme vous le remarquez, que les pays du nord travaillent ou moins ou un peu plus en moyenne et qu’en plus leur IDH est des plus élevé. A l’opposé les pays où on travaille le plus, correspodnent dans la majorité des cas au pays les moins ruches (en Europe) Marrant de constater que la corrélation richesse/temps de travail n’est pas forcément celle que l’on veut nous faire avaler en ce moment. d’autres facteurs entent en jeu, mais ce serait d’un complexe dans débattre publiquement.......et moins porteur politiquement"

              Votre lien marche maintenant ou c’est mon cet ordinateur qui veut bien le lire, merci pour ce lien. C’est des chiffres proches de ce que j’avais sur mon lien. Ca confirme que les Pays-Bas, l’Allemagne et la Norvege sont les seuls a travailler moins que nous mais ils ont des taux de temps partiels beaucoup plus eleves.

              Effectivement les pays du Nord arrivent a etre plus heureux mais est-ce que de travailler autant que nous ou legerement plus est la cle de leur bonheur ?

              Il faut savoir que ce sont des pays petits, assez homogenes avec 92-98% de personnes de la meme culture dont moins propices au clash ethnique comme on peut le constater chez nous.

              Sur les pays Scandinaves j’aime toujours rappeler des choses interessantes :


              - TVA a 25% et 12% sur la nourriture

              - pas d’indemnite de licenciement

              - impot sur les societes inferieur a celui de la France

              - pas d’ISF

              - impot sur le revenu eleve pour les riches mais aussi pour les pauvres

              - apres 2 refus d’emplois pertes du chomage

              - franchise medicale en Suede de 150euros/an je ne sais pas dans les autres pays

              ca vous rappelle rien ?

              et surtout a mon avis ce qui fait que tout marche mieux, un niveau de fraude peu eleve et une confiance en son voisin tres elevee tout l’oppose de la France. En France c’est chacun pour soi, il faut dire que le corporatisme de l’etat forge des mentalites ou chacun va essayer de recuperer quelque chose sur le dos des autres. Forcement dans ce contexte c’est difficile pour les francais d’etre heureux, ils se voient ponctionner de partout pour aider certains et ils doivent donc a leur tour gueuler pour que l’on ponctionne d’autres pour que l’on puisse les aider, ca epuise ce jeu.

              J’avoue toujours etre stresse quand je fais la queue en France car je sais que quelqu’un va essayer de tricher, je ressens ca qu’ici (j’ai vecu a l’etranger).


            • fred 28 juillet 2008 15:19

              Bonjour !

              Effectivement, il y a souvent de quoi se poser des questions mais perso, je reste convaincu que le libéralisme reste le moins mauvais des systèmes comme disait l’autre.

              Mais CERTAINEMENT PAS celui qu’on vit aujourd’hui, dénaturé de sa substance, violent et anarchique.

              Mais quand on pense au communisme... Je vois pas très bien ce que ça peut nous apporter de changer !!!

              Perso, je pense plus comme Gandhi qui voulait que tout cela repose moins sur un système matérialiste (que sont les 2) que sur un système plus axé sur le spirituel...

              L’entraide, l’écoute etc... n’ont pas de prix pour un système ! Finalement, ce sont les gens qui font la richesse d’un pays et pas un système qui place des obstacles.

              Un max de liberté, un max d’entraide et une atitude positive et hop ! C’est parti...


              • Traroth Traroth 28 juillet 2008 15:43

                La question de base est : pourquoi faudrait-il de la croissance simplement pour maintenir le niveau d’emploi ? La réponse est très simple : tous les gains de productivité sont accaparés par le patronnat. Si vous avez besoin de moins de temps pour faire la même tâche, on va en profiter pour en virer quelques-uns, en termes plus simples. A partir de là, il faut que la production augmente pour que l’emploi reste stable, c’est aussi simple que ça.


                • earth75 earth75 28 juillet 2008 17:04

                  Bonjour, 

                  Traroth, je suis d’ accord avec votre idée ; partant de cela, en cas de gain de productivité : 

                  1) les prix des produits devraient baisser

                  2) on devrait virer les gens mais la société, en générale, n’ aurait aucun mal à inventer de nouvels activités ou les mettre ailleurs

                  3)on baisse le temps de travail progressivement pour arriver à un point d’ équilibre afin de pouvoir vivre avec son (sa ) conjoint(e), profiter de ses enfants, bricoler, apprendre, lire, le sport,..............

                  4)c’ est pas avec 7 télévisions, des voitures de 6 métres de longueur, 6 ordinateurs que l’ on sera heureux.................


                • Traroth Traroth 28 juillet 2008 18:25

                  Un exemple très concret : Pratiquement tout le textile vient maintenant de Chine où il est fabriqué par des ouvriers payés un pouillème de ce que gagnait un ouvrier français. Vous avez remarqué une baisse du prix des vêtements, vous ?


                • artam 28 juillet 2008 18:33

                  Dans cette optique, on peut pousser beaucoup plus loin (dans l’absurde ?), vendons nos RTT, ensuite bradons nos congés payés. Pour le cas  ou nous aurions besoin d’un jour ou deux, prenons des congés sans solde. La phase suivante, en toute logique pourrait s’établir comme suit : congés sans solde ? d’accord, mais vous causez par votre absence un préjudice à l’entreprise qui vous emploie et qu’il sera légitime de dédommager.

                  Absurde, vous avez dit : "absurde" ?

                  Bonjour à toutes et tous.


                  • Jam’s 28 juillet 2008 18:50

                    SANS SOLUTIONS
                    Soyons honnête, dans l’état actuel de la France, avec le kidnapping de tous les rouages de l’économie par des élites aux ordres, inadaptées, colbertistes et étatiques, le vrai problème est que, de l’extrême droite à l’extrême Gauche, personne n’a de solutions. 

                    Pour l’extrême Gauche qui voudrait dire "Merdre au reste du monde capitaliste", Ils ont oublié que nous n’avons plus de richesses suffisantes dans notre sous-sol et que mettre Hugo Chavez en France serait suicidaire. Le libre-échange équilibré entre les pays est indispensable. On peut toujours rêver que tous les pays mettent au même instant des Hugo Chavez pour faire un monde merveilleux – la grande internationale retrouvée - . 

                    Pour la Gauche qui voudrait partager mieux les richesses, elle est d’une hypocrisie sans nom. Mitterrand, en 1983, l’a reconnu. Au fait quelles Richesses ? Les milliards des sociétés du CAC40 ? Elles sont là uniquement pour faire croire que la France gagnent et cacher la misère aux français. Au premier coup de vents, elles délocalisent leur siège. A l’inverse des allemands, nous avons perdu tous notre tissu industriel. Les PME-PMI, à la limite de l’asphyxie, sont malheureusement à la botte du Grand Marché et n’ont aucun moyen pour s’épanouir. Dans cette guerre économique mondiale, c’est sans pitié, il n’y a pas de sentiments, les meilleurs gagnent, les autres peuvent vendre leurs bijoux de famille, leur acquis sociaux et leurs autoroutes. 

                    Pour la Droite qui voudrait rattraper le peloton des pays dans le vent, elle n’a qu’une idée en tête ; sans rien changer, accentuer les cadences "Avec ceux qui sont rentables , travaillez plus pour faire mieux que tout le monde" - grande ambition surréaliste - . Elle est tellement arrogante qu’elle manipule les citoyens sans finesse. Et cela passe. Jusqu’à quand ? Même les spins doctors anglo-saxons viennent prendre des cours en France. Ah ! Comme dit Lerma quel beau pays ! Championne des cours de torture (Algérie, Chili, etc..) et de la manipulation de masse ! Pauvre France où on s’évade en refoulant son stress avec des anxiolytiques, où on déprime, où on se suicide dans son petit coin faisant parfois à l’Une des journaux !

                    Comme Lerma, grâce à mes amis statisticiens et je connais toutes les combines pour vous enfumer. Cela m’empêche encore aujourd’hui de dormir tranquille. Désolé, je n’ai pas le syndrome d’Asperger, je ne suis pas encore robotisé. 

                    Rassurez-vous notre président illusionniste tiendra toutes ces promesses qui n’avaient pas de références. "0 % de chômeurs" sera tenu en 2012. Il n’y aura que des fainéants qui ne veulent pas travailler ou si peu, ainsi de suite. 

                    Pour les partis satellites de Gauche et de Droite, Comme Tapie, ils font dans le complexe et le grand "n’importe quoi". Comme les Verts, ils se tuent entre eux. Un jour, ils sont plus à gauche que la Gauche, un autre, ils magouillent avec les grandes surfaces et le grand capital. Ils font tellement de simagrées qu’ils en sont risibles, pitoyables et non crédibles.

                    Pour le Modem qui vous voudrait remettre des valeurs humanistes, démocratiques et l’Homme devant l’économie, il n’a peut-être pas encore compris dans ce mondialisme, les enjeux et les difficultés de ces ambitions. De quel côté sera-t-il quand cela explosera ? 

                    Car cela explosera et un fossé se creusera entre ceux à qui on demande de se taire et ces fameuses élites aux ordres. Remarquez, quand voix off avec une épée de Damoclès sur leur tête, beaucoup de polytechniciens et de commis de l’état font le même constat. Comme quoi les apparences sont trompeuses. 

                    Le jour qu’un technicien, un cadre ou un fonctionnaire pourra dire : "Chef, chef, j’ai trouvé une super idée économique et vérifiable malheureusement il faut revoir toute notre organisation et réduire tous ces postes subalternes d’experts, de chargé de missions, etc.. ", alors s’il est écouté et que la technostructure ne réagit pas, ce jour là, on aura des dirigeants qui auront renié cette caste des grands serviteurs décervelés et robotisés. Vous savez, ceux qui ont X cerveaux et qui écrivent dix rapports en même temps et qui ne sont même pas capable de vous demander si vous allez bien ou tout simplement de vous dire "Bonjour" le matin. 

                    En France, dans ce grand "Chacun pour soi", on ne demande pas aux actifs d’être productifs mais de faire croire en le montrant qu’ils sont productifs. Le système soviétique par excellence, géré par la peur. 


                    • Traroth Traroth 28 juillet 2008 19:14

                      Bien sûr qu’il y a des solutions. Ca commence par rétablir des droits de douane, avec ou sans l’Europe. Les importations à bas prix sont en train de ruiner notre économie, combien de temps allons-nous encore l’accpeter ? En tant que salarié, je ne suis pas très fan à l’idée de devoir aligner mon salaire avec celui d’un chinois, parce que le coût de la vie ici n’est pas celui de la Chine et que ça voudra donc dire que je me retrouverais à faire la manche.


                    • JPL 29 juillet 2008 08:22

                      à Jam’s

                      Vous nous gratifiez d’un superbe oxymoron :
                      Le libre-échange équilibré entre les pays est indispensable

                      C’est par construction rarissime sinon impossible ! Surtout actuellement avec des masses de gens, des centaines de millions, prêts à travailler 6 jours sur 7 voire 7/7, 12h par jour pour 150 euros par mois, car c’est déjà un progrès pour leur vie. Dans de telles conditions l’échange ne peut guère être durablement équilibré...

                      Par ailleurs vous méconnaissez une vérité historique : les puissances industrielles d’aujourd’hui se sont construites à l’abri de barrières protectionnistes. Cela a été le cas de l’Angletter jusque vers la fin du XIXe (les droits de douanes français étaient notablement moins élevés que les anglais avers 1850...), des Etats-Unis jusqu’au moins l’entre deux guerres (et encore... ça dépend des produits : n’oubliez pas les barrières contre les importations d’acier ou de bois décidées ces dernières années par le gouvernement Bush), du Japon, de la Corée, ... de la
                      Chine etc.
                      Ce n’est pas parce que des vols de perroquets passent en répétant que le libre échange est la condition de la croissance et de la compétitvité économique que cela aurait à voir avec une quelconque vérité
                      historique...


                    • Jam’s 29 juillet 2008 09:52

                      à JPL

                      Il y eut un moment où 13 pays européens étaient socialistes. Que se passa-t-il ? Rien. Hélas nos politiques ont tout bradé ; notre savoir-faire, nos confections, nos textiles et nos aciéries. Nos richesses passées se sont faites sur le dos des pays pauvres en plein crime contre l’Humanité. Aujourd’hui il ne nous reste plus que les armes, le nucléaire, l’automobile, l’agriculture et le tourisme. Alors sans pétrole, les idées ne font pas vivre. Sans échanges avec l’extérieur, c’est l’asphyxie assurée. La fermeture des frontières ou des droits de douanes dissuasifs nous excluraient du monde qui lui, malheureusement, n’a pas envie de changer de politique. Sans faire la manche à nos voisins européens – bons élèves stupides de la politique néo-libérale – , combien de temps pourra-t-on rester en apnées ? 50 ans comme Cuba ? Je ne crois pas l’Homme suffisamment intelligent pour penser collectif européen et planétaire – que de belles intentions – . Demander aux chinois qui se frottent déjà les mains devant nos futures dépouilles.


                    • JPL 29 juillet 2008 21:12

                      à Jams

                      Je ne vois pas en quoi vous répondez à mon rappel historique qui ne sert qu’à dire ou plutôt rappeler que le libre échange n’est non seulement pas un remède miracle, non seulement pas une religion devrais-je écrire, mais une option à gérer de manière pragmatique, en l’appliquant partiellement en fonction de l’intérêt économique et du donnant donnant.

                      C’est ce que font encore les Etats-Unis aujourd’hui à tours de bras. Les soupçonneriez-vous d’être idiots ou socialistes ?

                      Par ailleurs je ne vois pas le lien entre ce que j’ai dit et votre assertion "Il y eut un moment où 13 pays européens étaient socialistes. Que se passa-t-il ? Rien. Hélas nos politiques ont tout bradé ;"
                      Hormis en fonction de présupposés idéologiques très forts, proches de l’aveuglement, cela n’a guère de lien factuel. 

                      Les Etats-Unis ne se gênent pas pour être protectionnistes en tant que de besoin. L’UE au contraire a la religion aveugle du libre échange et de la libre concurrence. Les Etats-Unis n’ont pas de politique industrielle clairement affichée, mais je connais plus d’un domaine pour lequel il y en a une et très fortement appliquée. En Europe l’idée de politique industrielle est devenue une sorte de gros mot.

                      Continuons, continuons, quand nous aurons été laminés par des pays qui eux ne font pas de l’idéologie à courte vue mais gèrent leurs intérêts de manière pragmatique...


                    • Jam’s 2 août 2008 23:48

                      Je suis d’accord avec vos rappels historiques.

                      Je reprendrais votre dernière phrase :

                      [ Continuons, continuons, quand nous aurons été laminés par des pays qui eux ne font pas de l’idéologie à courte vue mais gèrent leurs intérêts de manière pragmatique. ]

                      Mlaheureusement, je crois que c’est déjà joué.

                      J’avais écris sur le néo-libéralisme en avril 2006. 

                      Le néo-libéralisme est une hydre immatérielle, elle se moque de l’Humain comme des sociétés. Nous étions l’une de ses têtes principales, rouage principal de la créature, nous avons vécu à ses crochets. A notre guise, nous avons pillé la planète et avili les deux tiers de l’humanité pour notre plus grand profit. Non contents de demander aux politiques et à la collectivité, bien serviles, de panser les plaies, ces vampires éphémères, prolifiques et cupides laissent leurs victimes exsangues en allant sous d’autres contrées chercher du sang frais. Ils se rient du malheur de l’humanité et des catastrophes annoncées ; ce qui est pris n’est plus à prendre !

                      Pour eux, la guerre n’est qu’un épiphénomène salvateur. 

                      Le vent tourne et nous avons l’audace de demander l’indulgence et la sagesse des nouveaux émergeants qui nous défient.  

                      De l’extrême droite à l’extrême gauche, aucun politique n’a de solution crédible. Peut-on croire à la chasse aux immigrés, au protectionnisme, au repli sur soi, à la formation Bac+10 pour tous, au Nobel pour tous, à la décroissance, à la course à la croissance, à la compétitivité retrouvée, au produire plus, au travailler plus pour gagner plus, à la circulation à cheval, aux économies superficielles, à la dictature du prolétariat, au retour du religieux, aux valeurs morales pour les faibles, aux bons sentiments du cœur et aux mea culpa ?

                      Qui aura le courage, sans nous prendre pour des gogos ou des imbéciles, de nous brosser un tableau sincère de ce que nous vivons et de nous proposer des réflexions, forcément complexes et douloureuses, sans tabous, sans hypocrisie et sans démagogie ?

                      Bien à vous


                    • Gzorg 28 juillet 2008 19:15

                      J’aime beaucoup ce texte donc merci a l’auteur.

                      Le problème c’est effectivement la gauche, elle n’existe plus , ne cherche même plus a exister de toute façon et n’est plus là que pour servir de faire valoir à la droite libérale.

                      La gauche ne defend plus les plus modestes et cela fait longtemps que ceux ci ce sont détournés de ce club de grands bourgeois libéraux et américanistes qu’est devenu le partis socialiste.

                      Dire que j’ai voté pour eux pendant 20 ans pour qu’il nous reste quoi à nous qui leur avons donner le pouvoir pendant des années ?

                      Rien de rien

                      Un partis socialiste qui ne sait plus que :


                      - 1°) Mépriser les Français de bases surtout si ceux ci ont le malheur d’avoir une famille originaire d’une région de ce pays , puisque nous sommes forcement des mechants fachistes racistes anti semites (cf Kouchner au lendemain du référendum)

                      - 2°) Qu’ils nous proposent une politique souvent bien plus libéral que celle de la droite (cf Le Rapport Attali),

                      - 3°) Qu’ils nous trahissent intégralement et ouvertement sans aucune gêne (cf Strauss Khan au FMI)

                      - 4°) Que la seule qui a fait quelque chose pour les plus bas salaire ne sera jamais responsable du PS (cf les journaux des puissances d’argent , pote des socialistes , qui font tout pour la mettre derriere les autres grace aux sondages)

                      - 5°) Qu’ils ont trocqué leur humanisme pour une doxa droit de l’hommiste qui n’est qu’un nouvel obscurantisme (cf BHL, A.Geoffrin, là la liste est vraiment trop longue)

                      - 6°) Que la plus part des dirigeants de la jeune génération sont des "youngs leader" de "l’American Fundation" (cf Arnaud Montebourg , Pierre Moscovici etc...)

                      - 7°) Que les principaux élyseable du PS se réclament du libéralisme (cf Delanoe, DSK etc...)

                      - 8°) Qu’ils sont tous les defenseurs d’une Europe Ultrra libéral (encore Kouchner...)



                      Ils ont eu mon vote pendant 20 ans ...ils ne l’auront plus jamais, et je pense que je ne suis pas le seul a penser cela...


                      • 65beve 28 juillet 2008 22:17

                        Bonsoir,
                        Merci de ne pas (plus) mettre Kouchner à gauche.


                      • samlepirate 28 juillet 2008 19:58

                        Je vais me faire l’avocat du diable maisje tiens à signaler que nombreux de gens ont été "oublié" dans les 35h et RTT et ceux là ont n’en parle pas du tout.....
                        Personnellement je n’ai jamais pu bénéficier des 35h dans mes emplois en France car mes précédentes entreprises ne rentraient pas dans le cadre de la réforme des 35h. Aujourd’hui je bosse à l’étranger. Ces remous sur les 35h font bien rigoler nos voisins....
                        Ils ne pensent pas que c’est en réduisant le temps de travail que ça va relancer la croissance de la France.
                        Oui de nombreux emplois ont été crées mais des millions d’euros ont été donné aux entreprises par le gouvernement de l’époque...et la croissance mondiale était favorable.
                        Aujourd’hui le contexte est bien différent. La France exporte trés peu et vit sur elle même. Pour se relancer sur le marché international, il faut faire des efforts. De nombreux pays émergents explosent (Inde, brésil...).
                        De nombreux ouvriers ont fait des efforts pour sauver leurs emplois, pourquoi pas les cadres ??






                        • sisyphe sisyphe 29 juillet 2008 11:08

                          Ben oui, quoi : les ouvriers font des efforts, pourquoi pas les cadres ?
                          Et pourquoi pas les patrons, et pourquoi pas les bénéfices des sociétés, et pourquoi pas les spéculateurs, et pourquoi pas les rentiers, et pourquoi pas les actionnaires ?
                          Non ?
                          Pas touche à ceux-là, dont les profits explosent grâce aux richesses créées par tous ceux qu’on pressurise ?
                          Encore un raisonneur à 2 balles, qui va être tout surpris quand les exodus de la faim vont venir faire des émeutes jusque devant sa porte...


                        • Gzorg 29 juillet 2008 14:22

                          Pour être un peu moins agressif que Sisyphe qui ne peux jamais se retenir d’être injurieux, c’est normal il est dans sa phase betasse Gôgôche...ça lui passera comme a nous tous !

                          Effectivement ayant travaillé moi aussi dans des TPE je n’ai pas eu droit aux 35H pendant longtemps, aujourd’hui je travaille dans une SSII plus importante et j’avoue que c’est aussi apreciable d’avoir plus de temps à accorder a sa famille et à ses activitées annexes.

                          La vrais question c’est le protectionisme comme l’a si bien expliqué E.Todd il y a peu, nous sommes un des pays qui a le plus haut taux de productivité au monde, nous nous retrouvons avec des entrepreneurs de TPE/PME Français qui supportent seul la charge du cout salarial penadnt que les multi national se gave de ponion a l’etranger via la mondialisation.

                          Le ratio est là, nous ouvrons nos frontieres aux produits étrangers pour que les multinationales puissent s’installer partout ou elles le souhaitent et dans le même temps les TPE / PME qui créent le plus d’emploi, qui créent aussi par les salaires la demande intérieur de notre pays sont les entreprises qui prennent le plus de plein fouet les effets déstructurants de la mondialisation.

                          Le patron de PME c’est le dindon de cette triste farce et les employés qui sont condamnés avec lui, à subir toujours plus la pression de cette mondialisation.

                          malheureusement aucun de nos politiques de droites comme de gauche ne semble capable de prendre ce combat là, ils sont tous euromondialistes, ils pensent tous que la théologie libérale est l’essence de toute chose, en attendant , travailleurs et patrons français sont les victimes expiatoire de ce systeme...


                        • joseW 28 juillet 2008 20:05

                          Bon article,

                          Il est certain que la réduction du temps de travail est l’une des questions essentielles dans le luttre contre le néo-esclavagisme mondial que les nouveaux Féodaux du NWO veulent imposer au monde entier :

                          Eux rêvent de voir des milliards d’abrutis incultes (baisse du temps d’enseignement) passer leur temps à produire des richesses (hausse du temps et de la durée du travail), pour finalement et pourquoi pas un jour, s’ils travaillent bien comme on leur a dit, si génération après génération ils ont été âpres à la tâche et n’ont pas trop rechigné sur les recherches scientifiques et les essais génétiques des labos et des docteurs Mabuse... leur apporter les secrets de la vie éternelle ?

                          Leur quête du graal à eux ces gens qui ont déjà énormément d’argent et de pouvoirs mais qui sont encore petits face aux lois divines,

                          Ainsi, ces néo-féodaux mondiaux et leurs valets pourraient régner en maître sur la planète entière vouée à leurs projets, pour des siècles et des siècles...


                          • Nathan Nathan 28 juillet 2008 22:16

                            Fleury-Michon, Mamie-Nova.

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