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Accueil du site > Actualités > Economie > Misérable impôt !

Misérable impôt !

Pour la plupart des représentants de la droite, et en particulier lorsque pointe une élection, l’impôt devient une calamité à éradiquer. A les entendre, il symbolise le mal absolu. Pas un programme sans une promesse démagogique de baisse d’impôt, pas un discours sans une attaque de la gauche, coupable de pactiser avec ce diable. Mais jamais un mot sur les prestations bénéfiques apportées par un niveau de contribution élevé, comme s’il n’y avait aucun lien entre les deux. Pour être élu, on mise sur l’égoïsme généralisé du genre humain plutôt que sur son intelligence. La droite parvient même à renverser les valeurs, et faire passer pour archaïque ce qui représente pourtant une construction évoluée des sociétés modernes, pour financer, redistribuer, inciter.

La relative complexité de la fiscalité permet aux bonimenteurs populistes de débiter sans vergogne les approximations et les mensonges les plus énormes dans les médias, au nez et à la barbe de journalistes trop souvent passifs et complices. La tâche est d’autant plus facile que le PS a bien du mal à aborder courageusement ce sujet, et à affirmer haut et fort que oui, si les Français souhaitent préserver des services publics et une protection sociale de qualité, sujet d’actualité pour les retraites ou l’assurance maladie dont les besoins croîtront logiquement, alors il faudra y consacrer une part plus importante du PIB et augmenter les recettes, soit en éliminant des exonérations et des niches fiscales inutiles, soit en modifiant l’assiette des impôts et des cotisations, soit en augmentant leurs taux, sans doute en jouant sur tous ces leviers à la fois. Mesures complémentaires, et non antinomiques, avec la recherche d’économies sur certaines dépenses ou avec le maintien de la compétitivité, si l’on redéfinit intelligemment le financement.

A défaut d’opposition assez solide et courageuse sur ce thème, les propagandistes de l’UMP s’en donnent à cœur joie :

- On vend à tous les Français des baisses d’impôts progressifs, alors que par définition elles profitent d’abord aux assujettis des tranches élevées. Plus fort encore, la réalité mathématique, camouflée, est qu’en diminuant les impôts progressifs tout en maintenant le niveau total des prélèvements obligatoires comme cela a été le cas depuis 2002, on transfère une partie de la contribution d’une minorité de Français aisés vers l’ensemble des Français.

- On laisse penser que les Français qui ne paient pas d’impôt sur le revenu ne contribueraient pas, alors qu’en ajoutant TVA, CSG et taxes indirectes, le taux moyen effectif des prélèvements pour le premier décile de la population est supérieur à 40%, et à 50% pour un salarié au SMIC dépensant tout son salaire (source Thomas Piketty, L’Economie des inégalités).

- On promet de baisser de 4 points le niveau des prélèvements, soit 68 milliards d’euros, promesse inepte et intenable, mais avalée sans critique en son temps.

- On attaque les « charges  » qui « pèsent  » et « asphyxient  » les entreprises, sans jamais expliquer qu’elles sont du salaire socialisé ou différé, et qu’elles ont un lien direct avec le financement déjà précaire des retraites, de la maladie et du chômage.

- Sommet de cynisme, on ose affirmer que la loi sur l’exonération des droits de succession profiterait à tous. On a souvent entendu N. Sarkozy ou ses porte-parole s’apitoyer d’un ton compatissant sur les plateaux de télévision : « Un père de famille qui a travaillé dur toute sa vie n’aurait-il pas le droit de léguer le fruit de son travail à ses enfants ?  » Message touchant et vendeur, mais mensonger. Les chiffres de l’INSEE rétablissent la vérité : en France, 50% du patrimoine est détenu par 10% de la population. Le patrimoine médian est d’environ 100 000 euros. Avant cette loi, 85% des successions étaient déjà exonérées. L’exonération supplémentaire, qui n’a touché principalement que les 15% les plus fortunés, accélère la concentration d’un patrimoine déjà très concentré. Elle ne valorise pas le travail, mais la rente et l’héritage, comme au siècle dernier. Au-delà du caractère archaïque et nuisible de cette loi, des représentants du peuple mentent honteusement, sans contradiction.

Le mal serait moindre si ces promesses et ces mensonges n’étaient pas suivis d’effets. Malheureusement, des lois en découlent et mettent à mal notre économie et notre système de solidarité nationale.


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42 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 1er avril 2008 10:10

    Vous ne semblez pas connaitre des gens de droite,car le discours a bien évoluer depuis des années !

    En effet,c’est l’utilisation de l’argent qui en est fait qui pose problème car bien souvent vous avez le choix de faire de la dépense à crédit et donc,d’avoir à gérer de la dette et pour la réduire il faut lever de nouveaux impôts qui pénalisent bien souvent le pouvoir d’achat.

    Donc,la question est de savoir si dans nos régions il est normal que l’argent public soit externaliser à l’étranger dans des projets sans communes mesures avec la décentralisation

    Est-il normal de financer des HLM au Pérou ou a Madagasgar alors que nous avons des bidonvilles autour de Paris ?

    Est-il normal de demander des impôts pour combler l’argent ainsi dépenser dans des structures qui bien souvent ne sont que des "associations avec des gros salaires" pour justifier "une oeuvre humanitaire et se remplir les poches

    Il faut interdire l’externalisation des fonds publics en dehors de la région

    C’est l’ABC


    • JL JL 1er avril 2008 11:49

      Bonjour, pourriez vous expliciter cette affirmation : ""En ajoutant TVA, CSG et taxes indirectes, le taux moyen effectif des prélèvements pour le premier décile de la population est supérieur à 40%, et à 50% pour un salarié au SMIC dépensant tout son salaire (source Thomas Piketty, L’Economie des inégalités)"". ? Merci.

       


      • Dudule 1er avril 2008 14:16

        C’est simple : un pauvre dépense tout son argent. Les taxes à la consommations (TVA), l’impôt proportionnel (CSG, RDS) et les cottisations sociales touchent donc l’intégralité de son salaire. Lorsqu’il a tout dépensé et qu’il ne lui reste plus rien (à la fin du mois, dans le meilleurs des cas), il a été taxé à plus de 50%. C’est un fait connu et archi connu qui justifie la ceéation du crédit d’impôt, qui est en fait le remboursement aux plus pauvre d’une (petite) partie de ces prélèvements...

        Dés que l’on franchit ce seuil, et que l’on peut épargner un peu (ou beaucoup), la part épargnée non seulement échappe à l’impôt sur la consommation et à tout le reste, mais en plus rapporte (intérêts d’épargne et placement), et ce que le capital rapporte est peu ou pas taxé suivant son montant et les nombreuses "niches" fiscales choisies... et c’est là que le système est magique : plus on est riche, moins on paye d’impôts (proportionnellement).

        C’est pour ça que le seul impôt juste est équitable est l’impôt progressif, l’impôt sur le revenu, dont la part dans les recettes fiscales devient scandaleusement basse (et les "réformes" fiscales récentes ou futures vont toutes dans ce sens... quelqu’un pourrait-il me rappeler la signification du P dans "UMP", je n’arrive pas à m’en souvenir...).

        Moralité : tout les pauvres payent proportionnellement ET individuellement beaucoup plus d’impôts que la plupart des riches. En fait, au moins autant que les plus riches (en considérant qu’ils ne fraudent jamais(*)), par la grâce du bouclier fiscal, qui semble avoir été ajusté directement pour rendre l’impôt des plus riches proportionnellement légèrement inférieur à celui réellement payé par les plus pauvres. Le rêve de Thatcher, la poll taxe généralisée.

        Tout celà est l’évidence même, mais si ça ne fait jamais l’ouverture du journal télévisé, et si c’est loin d’être au centre des discours politiques ! Cherchez l’erreur !

        Et je passe rapidement sur le poujadisme(**) à deux balles du discours ambiant à propos du scandale de ces pauvres qui profitent du système et ne paye même pas d’impôts sur le revenu, alors que ces malheureux riches, forces vives de la nation, seraient saignés au 4 veines... Il y aurait des pages à écrire là dessus.

        Les pauvres sont pauvres mais ils sont nombreux : ça représente beaucoup d’argent.

        (*) A noter que la fraude fiscal représente selon le Ministère des Finances l’équivalent du déficit budgétaire. Pourtant, si on se fit à la presse, les seuls fraudeurs sont ces sals pauvres de RMIstes et de chomeurs... chercher l’erreur. Et celà sans parler de la fraude légale que constitue l’évasion fiscale.

        (**) Il semble bien que ce qui était naguère majoritèrement reconnu à juste titre comme démagogique, antisocial, idiot, vulgaire, primaire, imbécile, bref, le poujadisme, soit aujourd’hui considéré comme moderne, réformateur, lucide, courageux, et j’en passe. L’extrème droitisation du système politico médiatique contemporain est proprement stupéfiant.


      • donino30 donino30 1er avril 2008 11:57

        Je suis d’accord avec l’auteur pour la remarque sur les 4 points d’imposition qui avaient été promis en direct devant des dizaine de millions de télespectateurs. Ce qui est invraisemblable c’est que tous les médias semblent avoir été mystérieusement frappés d’amnésie sur ce point pourtant crucial de la campagne...

        Par contre, "si les Français souhaitent préserver des services publics et une protection sociale de qualité" prête franchement à sourire dans le climat général actuel... De qualité ? Là je ne suis plus du tout. Retraites, logements, franchises médicales, reclassement des chômeurs longue durée, tout vire au rouge. Ah mais oui c’est vrai que dans les autres pays industrialisés c’est pire, on refuse de soigner les gens à la porte des hopitaux, les gens meurent de faim après l’age de la retraite, etc...

         

        "alors il faudra y consacrer une part plus importante du PIB et augmenter les recettes, soit en éliminant des niches fiscales..."

        Faut il rappeler que la France est le grand pays industrialisé (quoique l’on devrait dorénavant s’interroger sur cette appellation) qui a déjà et de loin le plus fort taux d’imposition global ? C’est formidable qu’il y ait encore des personnes qui puissent penser qu’augmenter encore plus cette pression est une partie de la solution. Pourquoi l’auteur n’essaie t-il pas d’exercer sa profession en consultant indépendant, ou de monter sa propre TPE ? Là il se rendra mieux compte de la montagne que représente la pression fiscale sur les projets et les initiatives individuelles. Quant aux niches fiscales, il faut arrêter de se voiler la face, ne sont elles pas une goutte d’eau face aux 650 milliards d’euros du coût de la protection sociale en France ? Et aux 250 milliards du coût des administrations ? Par exemple, combien va rapporter par an la récente réforme des stocks options ?

         

         

         

         

         


        • masuyer masuyer 1er avril 2008 14:04

          Donino,

          je ne sais pas comment vous fixez votre tarif de prestation, mais personnellement le mien se situe au niveau du prix du marché et inclut les impôts et taxes dont j’aurais à m’acquitter.

          Si l’on supprime les taxes pour les secteurs fortement concurrentiels il m’apparait évident que cela entrainera une baisse du tarif moyen de la prestation.

          Donc au total, le niveau de marge restera le même.

          Evidemment si vous exercez dans un secteur où la concurrence est faible, se sera différent.


        • donino30 donino30 1er avril 2008 17:22

          Masuyer, on a déjà eu ce genre de débat ensemble il y a quelques temps déjà je crois. Il me semble que vous travaillez pour les communes, ou un organisme d’état, quelquechose comme ça non ? Il est vrai que quand on a une sorte de référencement ou assimilé auprès des services publics, on ressent sans doute moins les difficultés des autres acteurs de l’économie. Et on a tout intérêt à ce que le taux de prélèvement soit plus élevé pour que ses "clients" aient plus d’argent à dépenser. Ce n’est évidemment pas une critique, c’est tout à fait compréhensible. Je respecte cette "fierté de payer un impôt" à hauteur de 45% du PIB que vous semblez avoir. C’est tout à votre honneur, mais je comprends beaucoup moins ce refus d’admettre que passé un certain seuil, trop d’impôt tue l’impôt. Pourquoi ce sujet est si tabou à évoquer ici ? L’idée même d’existence de ce seuil fait hérisser la majorité de ceux que j’appelle les gardiens de la pensée unique, et s’arquebouter derrière des principes d’égalité et de solidarité qui, si ils sont forts louables, sont consternants de naïveté. Que restera t-il de ces beaux principes dans une décennie si le pays poursuit sa lente mais constante agonie économique ? Puisque tout le monde peut constater qu’avoir un des plus forts taux d’imposition au monde n’améliore pas le quotidien des citoyens par rapport aux nations comparables, et semble aspirer le pays vers le bas, pourquoi aussi peu ne remettent pas un minimum leur idéologie en question ? Ce pays ne cessera jamais de me surprendre. Vivement la suite...


        • masuyer masuyer 1er avril 2008 19:57

          Donino,

          Mes clients sont en majorité des scieries (donc des entreprises privées) puis ensuite l’ONF.

          Les prix de prestations n’ont quasimment pas évolué depuis 20 ans, quand l’ensemble des charges a explosé (je précise que j’emploie le mot charge dans son acceptation comptable, non pour qualifier les cotisations sociales).

          Quand je visite un chantier, je dois estimer mon rendement horaire afin de fixer le prix de prestation au m3.

          Grosso modo pour me dégager des prélèvements de 1300€ net par mois (ce qui est la moyenne dans la profession) je dois réaliser une moyenne de 220€ de CA par jour. Mon rendement moyen journalier étant de 22 m3, je dois travailler à un prix moyen de 10€ Mon interlocuteur le sait.

          Admettons qu’on supprime entièrement les prélèvements obligatoires (qui permettent je le rappelle d’obtenir une pension de retraite, le remboursement de mes dépenses de santé, des allocations familiales), j’aurais alors (en théorie du moins) le choix entre souscrire des assurances privées ou espérer qu’il ne m’arrive rien (les bücherons sont une catégorie professionnelle figurant dans le haut du panier en matière d’accidents du travail) et réussir à me constituer un capital pour assurer mes vieux jours (un bûcheron de plus de 60 ans est illusoire).

          Si je souscris des assurances, je devrais les inclure dans mon prix. Ces assurances n’étant plus obligatoires, il y a fort à parier que nombreux seraient ceux qui n’en souscriraient pas. Et je ne serais plus alors compétitif.


        • donino30 donino30 1er avril 2008 20:20

          Mais personne n’a parlé de supprimer entièrement les prélèvements obligatoires... Je déplorais initialement dans ma réaction le sempiternel dogme consistant à augmenter les prélèvements pour résoudre les problèmes. Concernant votre remarque sur les assurances privées, je ne suis pas tout à fait d’accord : dans les pays dans lesquels elle est en place, vous avez le choix de l’assureur mais elle est obligatoire : sans être titulaire d’une assurance santé, vous ne pouvez tout simplement pas exercer votre travail. Il reste le travail au black, évidemment, mais là c’est indépendant du fait d’une assurance privée ou pas, je ne vois pas comment nous ne pourrions pas être d’accord là dessus. Il faut croire que le domaine de la scierie n’est pas touché par cela, il ne le serait pas plus avec des assurances privées, et je vous souhaite sincérement que cela continue comme cela.

           

          cdt


        • Marc Bruxman 1er avril 2008 21:47

          Admettons qu’on supprime entièrement les prélèvements obligatoires (qui permettent je le rappelle d’obtenir une pension de retraite, le remboursement de mes dépenses de santé, des allocations familiales), j’aurais alors (en théorie du moins) le choix entre souscrire des assurances privées ou espérer qu’il ne m’arrive rien (les bücherons sont une catégorie professionnelle figurant dans le haut du panier en matière d’accidents du travail) et réussir à me constituer un capital pour assurer mes vieux jours (un bûcheron de plus de 60 ans est illusoire).

          Si je souscris des assurances, je devrais les inclure dans mon prix. Ces assurances n’étant plus obligatoires, il y a fort à parier que nombreux seraient ceux qui n’en souscriraient pas. Et je ne serais plus alors compétitif.

          Plusieurs remarques la dessus :

          • Si vous pouviez vendre moins cher peut être que d’autres marchés par exemple à l’étranger vous seraient ouverts. Peut être aussi que plus de gens utiliseraient du bois pour construire leur maison parce que ce serait moins cher et qu’une maison en bois ca peut être bien sympa. Donc vous vendriez plus de bois et il n’est pas dit que votre équation soit négative. Peut être justement que vous profiteriez de l’opportunité pour embaucher. Qu’on mette mes charges à zéro et je vous garantit que j’embauche dare dare un voir deux salariés en plus dans ma petite boite de 4 personnes. Ca nous aidera beaucoup. Et ca nous aidera justement à accepter plus de boulot. Ca sera bon pour moi, pour le salarié embauché et pour les autres salariés de la boite. Et oui je bosse beaucoup à l’export et en ces temps de chute du dollar j’en serai super content. Au passage comme il y a des embauches vous réduisez votre risque d’être au chomage.
          • On ne calcule jamais à quel point notre protection sociale est chére. Vous parlez de 1300 € par mois de prélévement dans votre cas. Cela fait 15600 € par an quand même ! La plupart des années (en tout cas je l’espére) les dépenses de santé sont faibles. Allez mettons 300 € une année ou il n’y a pas de pépins. Cela vous fait 15 000 € à placer. Prenez un placement sans risques (je n’ai pas parlé de la bourse hein) le bon vieux 3.5%. Allez hop c’est 525 € de récupéré. Vos frais médicaux sont payés et vous faites un petit bénef. La deuxiéme année vous avez donc un peu plus de 30 000 € sur votre compte en banque. Intérêts : 1050 € ! Boum ! Un treiziéme mois ! En dix ans sans enmerdes vous avez 150 000 € sur votre compte plus des intérets pas dégeu que ca me fait chier de calculer. Allez admettons vous avez été au chomage ou vous avez eu un petit souci de santé. On raméne à 120 000 € pour être plus réaliste. Votre bonus en intérêts s’éleve à 4500 € juste pour la derniére année ! Mieux qu’un treiziéme mois et de quoi amortir pas mal de soucis. La j’ai pris le placement le plus pourri à 3.5%. Il y a des placements sans risques bien meilleurs que cela. Par exemple, cela peut vous faire un apport personnel pour acheter un appartement. Allez zou, plus de loyers à payer et vous continuez à encaisser. Au passage vous évitez de payer des intérêts à votre ami le banquier.
          • Bref c’est con à dire mais je préférerai qu’il y ait une supression des charges avec un taux d’épargne obligatoire plutot que le système actuel. Et j’ai juste parlé des charges salariales.
          • Bien sur des gens réduiront le niveau de leurs assurances. Mais on pourrait par exemple avoir une obligation d’assurance pour les trucs graves (longues maladies, hopital, ...) et une assurance facultative pour les trucs pas grave. Et cela serait un choix individuel. A moins bien sur que l’on souhaite revenir sur le niveau du SMIC ce qui est un autre débat. Or si l’on fesait cela il y aurait je pense le plein emploi et donc les salaires augmenteraient.

           

          Enfin parmis tous les impots, les charges salariales sont pour moi les plus ridicules car vous êtes taxés avant d’avoir gagné de l’argent. Si j’embauche un salarié maintenant il me faudra plusieurs mois avant que l’investissement (son salaire, sa formation) se transforme en un chéque pour ma boite. Or je paierai mon URSSAF cash. Je suis donc taxé AVANT d’avoir réalisé le moindre bénéfice. Le seul gagnant dans l’histoire c’est éventuellement mon banquier. Ah oui mais merde il veut pas préter de l’argent car la boite n’est pas assez grosse. Tout ca pour dire que je ne serai pas contre un simple transfert des charges sociales vers d’autres impots. La TVA sociale de notre cher Sarkofion était peut être chiante parce qu’elle fesait monter la TVA mais elle aurait pu être intéressante. Ce que je reproche aux partis de gauche la dessus c’est d’avoir rué dans les brancards plutot que de simplement demander qu’une partie de la baisse de charge revienne aux salariés sous forme de hausse du salaire. Au final certes les "patrons" ont perdus mais les salariés aussi.

           


        • Roland Verhille Roland Verhille 1er avril 2008 12:39

          Mais oui, des démagogues, des affreux de droite, des mercenaires du diable, des égoïstes, des conservateurs du passé, des ennemis du progrès, des bonimenteurs populistes, des ultra menteurs, des lâches, des cyniques, des ingrats, ces foules stupides qui sont montées à l’assaut du bon Roi, de ses Princes et Seigneurs qui les protégeaient contre les brigands, qui leur fournissaient du travail sur leurs terres, qui éduquaient leurs filles, qui leur rendaient encore mille autres services, au prétexte qu’ils leur prenaient quatre sous !

          Travailleurs, soyez généreux envers les autres, et ne vous souciez pas de votre avenir, laissez l’état vous débarrasser de votre soucis de venir en aide aux miséreux et de subvenir à vos besoins pendant votre retraite, confiez lui le produit de votre travail, il vous le rendra en mille.

           


          • Laurent_K 1er avril 2008 13:01

            Marrant, je lis cet article après celui sur "nous ne paierons pas vos dettes" qui est l’exact contraire de cet article (révoltons-nous contre l’impôt mes frères !". En tous cas, j’adhère plus à la thèse de cet article rappelant que impôts = services en contrepartie qu’à l’autre. On peut exiger une meilleure gestion de notre argent mais tout privatiser pour soit-disant mieux gérer, c’est du flan.


            • Martin Lucas Martin Lucas 1er avril 2008 13:15

              Vive l’impôt progressif sur le revenu ! A bas la TVA !

              Et, même si ça va être polémique : baissons les charges sociales par tête, pour leur préférer l’impôt sur les bénéfices (en rendant la législation moins conciliante sur le "masquage" de bénéfices). L’embauche n’en sera que facilitée.

              Enfin, supprimons les exonérations de charges pour les bas salaires (s’il reste des charges par tête). Au contraire, il serait bon que les bas salaires soient plus fortement imposés, afin que l’entreprise soit incitée à mieux payer ses employés.

               


              • tvargentine.com lerma 1er avril 2008 13:39

                Voila que le "comité de rédaction" fait du publi-reportage pour un bouquin écrit par un anarchiste et dont il est IMPOSSIBLE de faire un commentaire

                C’est la Chine communiste maintenant ???????????????

                Cet publi-reportage pour un bouquin qui n’est même pas encore sorti ! est-il gratuit ou payant ????

                 


                • L'équipe AgoraVox L’équipe AgoraVox 1er avril 2008 13:46

                  C’est pour préparer le chat demain à 15h et c’est clairement expliqué dans l’article. Encore faudrait-il que vous preniez la peine de le lire....


                • ZEN ZEN 1er avril 2008 13:51

                  @ L’auteur

                  C’est JD Ch qui ne va pas être content...

                  http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=38159


                  • Icks PEY Icks PEY 1er avril 2008 14:03

                    @ l’auteur

                    Votre article traite d’un sujet intéressant, mais, malheureusement, vous vous situez tellement dans l’invective qu’il est difficile pour le lecteur de se sentir proche de vos propos.

                    Bien cordialement,

                    Icks PEY


                    • Vincent Marot 2 avril 2008 08:37

                      @ Icks Pey,

                      Ce texte est un texte d’opinion, dont l’objet est de pointer des mensonges (l’exemple le plus flagrant est celui des droits de succession). Il n’y aurait pas ces mensonges, il n’y aurait pas d’invective.


                    • Fred 1er avril 2008 15:02

                      Euh désolé mais lorsque je vois ce que paie mon entreprise et ce que j’ai net après impôt je trouve que ça fait peu. Vu que je n’ai pas d’enfant et que je ne pense pas en avoir, force est de constater que je paie plus dans le système que j’en reçois. Ca ne me dérange pas de payer pour les autres mais il y a des limites donc oui je choisis un gouvernement qui baissera mes impôts.


                      • Fred 1er avril 2008 15:26

                        "fred,

                        le gouvernement qui baissera quels impôts ?

                        les directs ? les indirects ? ceux de johnny ?

                        le premier politique qui va vous promettre une baisse d’impôts, vous allez vôter pour lui ?

                        sans autre explication ?

                        vous avez vu , là je ne suis pas vulgaire..."

                         

                        et bien les nouvelles tranches 2008 m’ont vu économiser 150€

                         

                        Déjà disons que les partis actuels sont assez nuls les uns et les autres, UMP et PS. La baisse des impôts (dans ma catégorie) accompagnée d’une politique d’économie sera un des points importants dans ma décision mais ça ne sera pas la seule. La France a une des impositions les plus élevées et un des budgets sociaux parmi les plus élevés aussi. Vu mon salaire actuel, je me situe juste à l’entrée du top10% de la population française et je peux vous dire que je ne roule pas sur l’or même si je vis correctement. Comme beaucoup je ne peux pas acheter là où je travaille. Je ne crois pas à la possibilité de continuer avec autant de personnes qui dépendent directement de l’état et désolé de dire mais je ne pense pas que le parti socialiste soit un parti qui aille dans le sens de réduire ces dépenses.

                         

                        Donc vous pouvez me traiter d’individualiste, je pense que je cotise largement par rapport à ce que je reçois de l’état et comme beaucoup je voterai pour le parti qui défendra au plus mes intérêts (je ne vous rappelle pas les catégories sociales des gens qui ont voté aux dernières élections).


                      • masuyer masuyer 1er avril 2008 16:52

                        Le vote Sarkozy, c’est la France des "y a que moi qui bosse et y a que moi qui paye"


                      • Fred 1er avril 2008 22:42

                        non c’etait le vote pour ne pas avoir Royal, j’avais vote Bayrou au premier tour.


                      • pseudo pseudo 1er avril 2008 23:32

                        @ Fred

                        Ca ne vous dérange pas de payer pour les autres ? Vous n’aurez pas d’enfants.

                        Moi non plus, ça ne me dérange pas de payer pour les autres et ne vous inquiétez pas, mes enfants paieront votre retraite.

                        Nous vivons en société, et un jour ou l’autre, les autres paieront pour nous, c’est ce qu’on appelle la solidarité.


                      • Fred 2 avril 2008 14:29

                         

                        "@ Fred

                        Ca ne vous dérange pas de payer pour les autres ? Vous n’aurez pas d’enfants.

                        Moi non plus, ça ne me dérange pas de payer pour les autres et ne vous inquiétez pas, mes enfants paieront votre retraite.

                        Nous vivons en société, et un jour ou l’autre, les autres paieront pour nous, c’est ce qu’on appelle la solidarité."

                         

                        Je paie pour une retraite sauf que ce n’est pas la mienne, si cet argent m’était donné je pourrais le placer pour ma propre retraite sauf que je n’ai pas le choix. Votre cotisation de sécurité sociale n’est pas majorée parce que vous avez des enfants, à salaire équivalent on cotiserait pareil alors que le système doit couvrir plus d’individus dans votre foyer. La première dépense du gouvernement est l’éducation nationale (ce qui est une bonne chose), je n’ai pas d’enfant et encore une fois à salaire équivalent on cotise pareil pour ces écoles sauf que je n’ai pas d’enfant qui vont en profiter tout comme les crèches, les allocations familiales, les déductions fiscales pour une nounou...

                        Encore une fois, ça ne me dérange pas de payer dans le système mais il y a des limites à ce que le système peut demander aux individus sous prétexte de solidarité. Je dis simplement qu’il ne devrait pas avoir de différence au niveau des impôts sur le revenu en fonction du nombre de part. Si vous et moi, à salaire équivalent, on paie les mêmes impôts, ça signifie toujours que je paie autant que vous pour les écoles, les crèches, les alloc…alors que je n’ai pas d’enfant, n’est-ce pas suffisant ? Pourquoi devrais-je payer plus que vous ?


                      • impots-utiles.com 1er avril 2008 17:06

                        et pourtant ils en ont bien besoin de ces impôts....

                        Les surcoûts liés au opérations extérieures militaires vont atteindre cette année des records. Les experts parient sur 850 millions d’euros, c’est à dire beaucoup plus que les 640 millions de 2007 ou que les 160 millions prévus au budget 2008 !!
                        ou le gouvernement va-t-il puiser cet argent ? dans les caisses vides ??

                        http://www.impots-utiles.com/afghanistan-et-autres-operations-militaires-quel-cout-pour-quels-coups.php


                        • Mr Burns 1er avril 2008 17:47

                          Même combat que Fred.

                          Il n’y a bien que ceux qui ne payent quasiment pas d’impôt qui ont envie qu’on les augmente et qui vantent les merveilleux services auxquels on a droit.

                          Quand à l’argument sur le fait que les gens modestes subissent un plus grand taux de prélèvements obligatoires, je n’y crois pas une seconde :

                          •  impôts sur le revenu : ils ne le payent pas
                          • TVA : ils ne la payent quasiment pas car leurs principales dépenses sont le loyer et la nourriture, or, il n’y a pas de TVA sur le loyer et la TVA sur la nourriture est à taux réduit (5.5% je crois)
                          • cotisations sociales : le montant des cotisations est proportionnel au salaire et il y a, sauf erreur, une majoration des taux en fonction du niveau de salaire (tranches) donc le taux de prélèvements est un peu plus important pour les gros salaires
                          • taxe d’habitation : elle dépend de la valeur locative. Petit salaire -> petit logement -> valeur locative faible -> peu de taxe d’habitation. Par ailleurs, il y a un système de plafonnement en fonction du revenu fiscal de référence ce qui avantage les petits salaires.

                          En conclusion, ce qui semble à l’auteur une évidence n’en est vraiment pas une.

                          Merci à lui de nous expliquer en détail son affirmation.

                           


                          • k2pal k2pal 1er avril 2008 19:50

                            Ben voyons c’est connu les pauvres ils ne s’habillent pas (ou avec des loques à 2 balles), ils n’ont pas à se chauffer ni s’éclairer, ils n’ont pas à avoir de téléphone, pour se déplacer il y a le vélo etc

                            Mr Burn ? burne en français ?


                          • Fred 1er avril 2008 22:52

                            "Ben voyons c’est connu les pauvres ils ne s’habillent pas (ou avec des loques à 2 balles), ils n’ont pas à se chauffer ni s’éclairer, ils n’ont pas à avoir de téléphone, pour se déplacer il y a le vélo etc

                            Mr Burn ? burne en français ?"

                             

                            Il a raison quelqu’un qui gagne un smic va depenser moins en TVA en pourcentage de son salaire que quelqu’un qui gagne 2000 euros. Ceux qui gagnent beaucoup eux depensent beaucoup moins.

                             

                            Les charges patronales sur un smic sont diminuees et ne sont que de 20 % contre plus de 40 pour les salaires superieures a 1.6 fois le smic.

                             

                            Cela dit cela ne veut pas dire qu’ils doivent payer plus en impot mais il faut aussi relativiser ; il y a plein d’avantages qui ne se voient pas dans la vie de tous les jours auquels on a droit comparer a d’autres pays sans forcement payer sa part : securite sociale, education...


                          • Vincent Marot 1er avril 2008 19:59

                            à Mr Burns et à JL :

                            - Pour le cas du salarié au SMIC, vous trouverez la confirmation de Thomas Piketty dans cet article : http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/economiques/303578.FR.php

                             - Pour le cas du taux effectif moyen du premier décile des revenus, je ne peux faire mieux que vous diriger vers la lecture du livre auquel j’ai fait référence dans mon article. « L’Economie des Inégalités » de Thomas Piketty, éditions La Découverte, paragraphe IV, analyse du graphique 1, page 96. Tout y est détaillé, mais pour résumer, je cite :

                            "Le graphique (taux moyens et marginaux effectifs en France) montre que les taux effectifs moyens varient très peu avec le niveau de salaire : ils sont de l’ordre de 45% pour les 10-20% des salaires les plus bas, et de l’ordre de 55% pour les 10-20% des salaires les plus élevés, et la plupart des taux moyens se situent aux alentours de 50%. La raison en est simple : la proportionnalité des cotisations sociales l’emporte largement sur la progressivité de l’impôt sur le revenu."

                            Je rajoute que ce tableau datant de 1996, les nombreuses coupes dans les impôts progressifs depuis lors n’ont fait que confirmer cet état de fait. 


                            • Fred 1er avril 2008 22:53

                              il y a eu aussi une baisse des charges patronales sur les salaires inferieurs a 1.6 fois le smic.


                            • Vincent Marot 2 avril 2008 12:27

                              L’exonération jusqu’à 1,6 SMIC ne porte à ma connaissance que sur les cotisations d’assurance maladie.

                              Cela ne change pas le principe : le taux de prélèvement global moyen en France étant aux alentours de 44%, et vu que les impôts progressifs ont baissé (IR, ISF, droits de succession), c’est que les impôts proportionnels quels qu’ils soient (cotisations, impôts locaux, taxes indirectes) ont pris une part plus importante.


                            • Nono Ladette Nono Ladette 3 avril 2008 16:14

                              C’est exact : pour le salarié moyen les charges sociales prélevées sur nos salaires (salariales + patronales, c’est pareil elles sont dûes de par l’existence d’un salaire) sont proches (de l’ordre de 70%) du salaire net !

                              L’impôt sur le revenu est 5 à 10 fois inférieur.


                            • Ajax Ajax 1er avril 2008 20:11

                               

                              Un rédacteur versé dans les études historiques pourrait-il nous éclairer sur le point suivant : est-il possible d’identifier dans l’Histoire des périodes où cette question de l’impôt (qui le paye et qui ne le paye pas, selon quels critères et montants etc.) a été posée avec une acuité particulière ? 

                              Il me semble en effet que le sujet est aujourd’hui prégnant et je n’en vois pas les causes ?

                              S’agit-il simplement d’une trop grande importance accordée aux questions d’argents ? S’agit-il, plus profondément, d’un délitement du lien social qui fait que l’on n’aurait plus envie de "payer pour les autres", à fortiori si l’on ne se reconnait plus une communauté de destin avec cet autre ? 


                              • Marc Bruxman 1er avril 2008 21:57

                                Le problème est présent aujourd’hui parce que le pourcentage de prélévements est très élevé. (Voir mon post plus haut) et que les gens ont l’impression de ne pas en avoir pour leur argent.

                                Si les impots étaient raisonnables personne ne s’en offusquerait !

                                Il y a aussi la question de l’utilisation. Etes vous déja allé dans les pays nordiques (pays-bas, dannemark, norvége) ? Et bien ils ont le même niveau de prélévement que nous mais les services publics sont de meilleure qualité. Trucs tout con, aux Pays Bas il y a des trains régionnaux toute la nuit.

                                Par contre il est vrai que ces pays ont une culture différente de la notre et que la fraude y est quasi inexistante. Jusqu’à une époque récente il y avait très peu de controleurs dans les trains néerlandais car les gens n’avaient même pas à l’idée de frauder. Ca a changé récemment parce que le pays a accueilli beaucoup de gens venus d’ailleurs qui n’avaient pas cette culture. (N’allez pas voir la une remarque raciste même si l’extréme droite locale a utilisée cet argument ! Nous français ne sommes pas les derniers quand il s’agit de ce genre de gruge hein !). Aujourd’hui il y a plus de controleurs et très peu de fraude. Il s’agit aussi de pays ou à la moindre affaire de corruption dans un gouvernement celui ci saute. En suéde, un ministre a du démissionner pour avoir payé un repas à sa femme sur la carte du parti ! Forcément en France on est très loin de cette intégrité.

                                 

                                 


                              • Fred 1er avril 2008 22:55

                                je crois que la est le probleme majeur, le francais riche ou pauvre est tricheur. On justifie notre fraude en disant que les autres le font mais a la fin c’est 40 milliards de fraude a la TVA, 40 milliards de fraude a la securite sociale, il y a la fraude sur les aides sociales et ainsi de suite...quand on sait que la dette annuelle est de 40 milliards pas besoin de chercher plus loin.


                              • masuyer masuyer 2 avril 2008 01:12

                                Marc,

                                entièrement d’accord avec votre commentaire.

                                A noter aussi que des fraudeurs notoires et condamnés pour ces faits ont pu être réélu même une fois les faits avérés.

                                Ou le fait de s’accorder de grosses augmentations, de faire flamber les dépenses de "représentation" avant de demander aux citoyens de se serrer la ceinture.

                                 


                              • donino30 donino30 2 avril 2008 14:02

                                Ah, et bien voilà des propos raisonnables, c’est bien. Toutefois quand on parle de fraude, il ne faut pas penser uniquement aux fraudes des politiciens et autres dirigeants. Certes elles existent et doivent être combattues avec force, mais je citerai un chiffre pour illustrer mon propos : une très grosse administration française a taux d’absence moyen qui est tout simplement de 31 jours par an / agent  !! Dont 12 jours pour des absence maladie de moins de 3 jours !! Record mondial évidemment, qui dit mieux ?


                              • Fred 2 avril 2008 15:35

                                "Ah, et bien voilà des propos raisonnables, c’est bien. Toutefois quand on parle de fraude, il ne faut pas penser uniquement aux fraudes des politiciens et autres dirigeants. Certes elles existent et doivent être combattues avec force, mais je citerai un chiffre pour illustrer mon propos : une très grosse administration française a taux d’absence moyen qui est tout simplement de 31 jours par an / agent  !! Dont 12 jours pour des absence maladie de moins de 3 jours !! Record mondial évidemment, qui dit mieux ?"

                                 

                                c’est parce qu’ils n’ont pas assez de congés et RTT...

                                 

                                ok je sors


                              • k2pal k2pal 2 avril 2008 07:29

                                @Burns"Quand à l’argument sur le fait que les gens modestes subissent un plus grand taux de prélèvements obligatoires, je n’y crois pas une seconde"

                                @FRED "Il a raison quelqu’un qui gagne un smic va depenser moins en TVA en pourcentage de son salaire que quelqu’un qui gagne 2000 euros. Ceux qui gagnent beaucoup eux depensent beaucoup moins"

                                Prenez votre calculette et faites un exercice simple, vous constaterz que plus le salaire est faible, plus les charges correspondant aux prélèvements obligatoires (TVA, TIPP,Taxe Habitation etc) sont élevées EN POURCENTAGE justement du salaire de référence !!!!!!! (même si le taux n’est pas comme l’indiquait l’auteur autour de 40 à 50 %

                                Par exemple prenons deux familles de 4 personnes ayant les revenus de 800 par rapport à 2000 et des charges de :

                                -5 de TVA sur alimentation dans les deux familles (même budget alimentation)

                                -10 de taxe sur les carburants (même budget déplacements)

                                -taxe d’habitation de 50 pour la famille "petit logement" et 100 pour la famille revenus plus importants

                                Au total la famille gagnant 800 paie 65 de contributions alors que celle qui dispose de 2000 paiera 115

                                EN POURCENTAGE 65/800=8.10% alors que 115/2000=5.75%

                                --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

                                Par ailleurs les charges patronales sont payées par l’employeur et non pas par le salarié donc je ne vois pas l’impact au niveau des revenus par foyer fiscaux !!!!


                                • k2pal k2pal 2 avril 2008 07:51

                                  @fred

                                  "je crois que la est le probleme majeur, le francais riche ou pauvre est tricheur. On justifie notre fraude en disant que les autres le font mais a la fin c’est 40 milliards de fraude a la TVA, 40 milliards de fraude a la securite sociale, il y a la fraude sur les aides sociales et ainsi de suite...quand on sait que la dette annuelle est de 40 milliards pas besoin de chercher plus loin."

                                  Je trouve votre argument parfaitement fallacieux et déplacé (une reprise d’une rengaine du dénigrement des autres couramment développé dans nos mass médias : le déficit des comptes sociaux çà serait la fraude à etc).

                                  Pente dangereuse s’il en est car c’est stigmatiser une catégorie de français qui bénéficie de la répartition (aides chomage allocations etc) et l’on pressent la catégorie de personnes visées.

                                  Si fraude il y a, il serait plus pertinent de souligner celle qui coûte le plus mais comme il est difficile d’avoir des chiffres, il est plus facile de se rabattre sur des "minorités visibles".

                                  Et plus fondamentalement votre explication est tellement réductrice et simplificatrice qu’elle permet effectivement de ne pas avoir à réflechir bien loin : il faut plus de "fonctionnaires gendarmes" pour faire rentrer l’argent dû à l’Etat dans ses caisses... Merveilleux, pourquoi n’y avait on jamais pensé ????

                                  Mais au fait que penser alors du retard de paiement par l’Etat des cotisations sociales de ses fonctionnaires aux caisses ? Pourquoi certaines taxes collectées par l’Etat ne sont pas affectées comme elles le devraient à l’équilibre des comptes sociaux (tabac, alcool ) etc

                                   

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