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Accueil du site > Actualités > Economie > Monétique en Côte d’Ivoire, une nouvelle chance pour l’économie.

Monétique en Côte d’Ivoire, une nouvelle chance pour l’économie.

La monétique, l’ensemble des moyens informatiques, électroniques et magnétiques utilisés comme mode de paiement, concourt à dynamiser le secteur bancaire en Côte d’ivoire. Plus simplement la carte de crédit remplace le bon vieux chèque de banque et billets...

Les experts en finances s’accordent pour dire que la vulgarisation de la monétique qui se définit par l’ensemble des moyens informatiques, électroniques et magnétiques utilisés comme mode de paiement concourt à dynamiser le secteur bancaire en Afrique en général et en Côte d’ivoire en particulier. En clair, la carte de crédit remplace le bon vieux chèque de banque. Selon ces experts la monétique est un outil de modernisation des moyens de paiement qui a pour conséquence logique la dynamisation du système bancaire.

La Côte d’ivoire qui représente plus de 50% des activités économiques et industrielles de L’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) et une masse monétaire de près de 40% de la masse monétaire globale a abrité du 7au 9 avril 2010 dernier un le salon de UEMOA sur la monétique à l’immeuble CRAE-UEMOA (Caisse de Retraite par Répartition Avec Epargne de l’Union Monétaire Ouest Africaine), sis à Abidjan. Avec le réseau bancaire le plus vaste de l’union, aussi bien en termes de nombre d’établissements, d’agences que de clients titulaires d’un compte bancaire la Côte d’ivoire se veut la locomotive de la monétique de l’Afrique de l’ouest. Bien que le marché monétique de la Côte d’Ivoire soit tout juste naissant et caractérisé par une absence d’interbancarité, véritable entre les systèmes existants, ce pays dispose d’un potentiel pour les services monétiques assez important. L’interbancarité représente la coopération entre les banques qui permet de garantir l’acceptabilité des moyens de paiement émis par l’ensemble des banques et leur échange dans les meilleurs conditions de rapidité, de sécurité, et de coût. Cela repose sur un réseau et des notions communes acceptées par tous les acteurs qui assurent la sécurité des transactions. 

Au cours de ce salon il s’est agit pour les experts de réfléchir sur les voies et moyens pour promouvoir l’interbancarité et la dématérialisation sous toutes ses formes, les services et systèmes de paiement modernes liés aux cartes interbancaires. Il s’agissait également de montrer que le système bancaire ivoirien se porte bien et se modernise et peut parfaitement s’intégrer au programme ‘‘GIM UEMOA (Groupement Interbancaire Monétique de l’UEMOA)’’ initié par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). De plus, Le salon visait à promouvoir l’intégration économique et monétaire sous régionale, favorisée par la carte GIM et les autres cartes interbancaires. Pour Le conseiller spécial du ministre de l’Economie et des Finances, Beugré Yao Claude, la promotion de la monétique, de l’interbancarité et de la matérialisation est une chance à saisir dans le cadre de la relance des activités économiques après les années de crise. Il est convaincu que la monétique et l’interbancarité peuvent stimuler l’épargne intérieure. Le directeur national de la BCEAO, Denis NGBE, a, pour sa part, insisté sur les avantages de la monétique pour tous.

En revanche si tous étaient d’accord que la monétique est une très ‘‘bonne chose pour l’économie’’ il se pose le problème de sécurité pour ce nouvel outil bancaire. L’aspect sécuritaire était vraisemblablement une point important du salon qu’a partagé le représentant du ministre de l’Economie et des Finances. Selon lui, il faut « intégrer dans les schémas innovants, les dispositions requises pour lutter efficacement contre la criminalité financière, de plus en plus néfaste dans nos économies ». Sans nulle doute que l’un des thèmes d’atelier a été débattu autour de cette question à travers des échanges sur « comment optimiser la sécurisation des transactions financières par cartes bancaires ». Pour sa part, le directeur du Salon, Lucien AGBIA, espère pouvoir apporter sa contribution à l’essor de l’économie monétique en Côte d’Ivoire.

La monétique offre, c’est vrai, aux économies africaines et surtout à la Côte d’ivoire avec ses plus de 20 millions d’habitants, plus de vingt banques et établissements financiers et postaux, plus de 200 agences bancaires en dehors du réseau de la Caisse d’Epargne un nouvel élan à son économie, une nouvelle occasion de dynamiser le secteur bancaire. Pour des spécialistes de la question, cette réforme des systèmes de paiement qui comprend en bonne place la monétique s’inscrit notamment dans le cadre général de l’assainissement du système financier et de l’accélération du processus d’intégration économique régionale. 


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1 réactions à cet article    


  • armand kan 28 avril 2010 20:03

    votre impression est sans doute légitime au vu des données socioéconomiques de ce pays.mais on ne peut pas refait le passé mais on peut rendre meilleur son avenir. cet article informe sur l’aspect que voudrait prendre l’économie du pays. la côte d’ivoire est pauvre certes mais si vous ne faites rien elle le sera encore plus. la monétique n’est pour le moment que l’œuvre certaines personnes en côte d’ivoire mais nous sommes dans une situation financière mondiale. dons on attendra pas tous les ivoiriens riches avant de se metttre à la monétique.
    merci. ce n’était que de l’information........... 

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