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Accueil du site > Actualités > Economie > N’abaissez pas les taux d’intérêt !

N’abaissez pas les taux d’intérêt !

La plupart des économistes estime à juste titre qu’il est difficile de régler les taux d’intérêt : trop hauts ils freinent l’investissement, trop bas ils génèrent de l’inflation.
On croit avoir pu concilier des taux d’intérêt bas avec une faible inflation. Mais le calcul de l’inflation est biaisé : encore faut-il inclure dans la variation des prix celle des biens immobiliers et des divers actifs financiers : et oui, leur inflation est à l’origine de la spéculation financière...

Je vais commencer par des petits rappels : l’inflation constate la hausse GENERALE des prix. Or pour constater leur variation encore faut-il disposer d’un étalon invariable des valeurs. Or un tel étalon n’a jamais existé et n’existera jamais. Donc l’inflation est impossible à calculer. On ne cherche qu’à en faire une estimation. De plus tous les prix varient de manière indépendante les uns des autres : il n’y a aucune loi économique qui dit qu’ils doivent tous suivre la même tendance !

On le voit, le calcul de l’inflation n’est qu’une estimation. Encore faut-il y inclure tous les prix ! Le seul indice des prix à la consommation ne rend pas compte de l’évolution de l’ensemble des prix... Qu’en est-il des biens immobiliers et des actifs financiers ? Pourquoi ne sont ils pas inclus dans l’indice des prix ?

Dans l’esprit des économistes, les prix sont déterminés selon le rapport entre l’offre et la demande. Est-il utile de rappeler que pour David Ricardo le prix d’un bien n’est déterminé au final que par son coût de production ? La plupart d’entre eux estiment que l’évolution des prix de l’immobilier et des actifs financiers est beaucoup plus rationnelle que celle des autres biens. En effet les ordres d’achats et de ventes sont instantanés, ainsi le marché ajuste et corrige immédiatement leur valeur.

Il est permis de douter d’une telle façon de raisonner. D’abord "la loi de l’offre et de la demande" est le contraire d’une économie concurrentielle. En effet, comment varierait le marché de l’immobilier s’il n’y avait pas d’entrave aux constructions ? Par exemple, à Paris il est presque impossible d’y bâtir du logement neuf...Si le marché de l’immobilier était réellement concurrentiel, la demande de logements ne serait-elle pas satisfaite par de nouvelles constructions ?

On connait les principes des économistes : la valeur a pour origine la rareté. Quant aux biens financiers, leur demande réglée selon l’offre et de la demande est complètement viciée par le développement complètement anarchique du crédit que nous vivons : il suffit d’émettre de la monnaie pour générer du crédit ! Inutile de dire que cette émission anarchique de monnaie a pour contrepartie la hausse artificielle des titres financiers puisque leur offre ne pourra s’ajuster qu’avec retard. D’où le phénomène de spéculation.

 

Conclusion : il est impossible de marier des taux d’intérêt bas avec une stabilité de l’intégralité des prix… Je rappellerai d’ailleurs que la valeur d’un titre financier étant égale à la somme de ses profits actualisés, leur prix ne devrait pas être modifié par des modifications des taux d’intérêt…
 


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18 réactions à cet article    


  • testarossa 12 mars 2009 17:15

    Je reprends vos dires :

    "Vous oubliez qu’on ne crée pas un actif immobilier comme un bien de consommation courante : c’est bien ce qui fait la lourdeur des tendances du marché immobilier, où un déséquilibre entre offre et demande, ou une spéculation, se traduit durablement par une variation des prix."

    N’est ce pas exactement ce que je viens de dire ? Un marché qui ne dépend que de l’offre et de la demande n’est pas concurrentiel : en effet le marché immobilier ne réagit-il pas qu’avec lenteur face à une hausse de la demande par une augmentation de la construction de logements neufs ?
    Sinon, encore une fois, en quoi la nature d’un actif immobilier est-elle si différente d’un bien de consommation courante ? Un logement n’a t’il pas un coût de construction, qui correspond au coût de production d’un bien ordinaire ?

    "
    Mais le taux d’actualisation appliqué implicitement par acheteurs et vendeurs varie en fonction des perspectives économiques pour les valeurs à revenu variable (actions et autres), et se trouve être précisément le taux d’intérêt du marché pour les valeurs à revenu fixe."

    Ben voyons ! Je vais reprendre un exemple simple:J’ai ainvesti avec MES FONDS PROPRES, et je retire un certain profit de mon capital investi. Maintenant je décide de revendre sur le marché mon capital.
    A quoi correspond la valeur du capital mise sur le marché à part le profit escompté ?
    Maintenant que le capitaliste investisse avec ses capitaux propres ou des fonds empruntés, cela est le problème du capitaliste et non du marché !

    Ce que j’ai essayé de dire, c’est que des taux d’intérêt trop bas ne font qu’alimenter l’inflation immobilière et des marchés financiers, encore appelé spéculation...






  • Internaute Internaute 12 mars 2009 17:19

    On achète une maison pour se loger quand on en a les moyens. Le prix et le taux actualisé sont sans importance et n’entrent pas dans le choix.


  • xbrossard 13 mars 2009 10:19

    @testarossa

    "Sinon, encore une fois, en quoi la nature d’un actif immobilier est-elle si différente d’un bien de consommation courante ? Un logement n’a t’il pas un coût de construction, qui correspond au coût de production d’un bien ordinaire ? "

    c’est justement là où dans votre argumentaire, vous vous trompez complètement...les biens immobiliers NE SONT PAS des bien comme les autres car leur marché est limité (tout simplement par la place existante) et donc on peut y créer une pénurie et faire de la spéculation.

    Pourquoi n’y a t’il pas de spéculation sur les téléviseurs par exemple ? parce si un constructeur s’amuse à augmenter les prix pour spéculer, un autre créera un modèle moins cher et raflera le marché, le spéculateur n’aura plus que ses yeux pour pleurer...

    Alors qu’un bien immobilier que vous posséder, que peut faire la concurrence, s’il n’y a plus de place ? raser l’immeuble et construire le sien ?

    C’est pour cela que les entreprises cherche à créer une dépendance à leur bien, pour que le consommateur accepte après toutes les augmentations sans rechigner...la spéculation arrive toujours sur les marchés qui ne sont pas concurrentiels.

    C’est une simple question de bon sens, pas besoin d’économiste pour comprendre ça...en fait, je pense que sciemment des gens comme vous et les propriétaires veulent faire croire que le marché de l’immobilier est un marché comme un autre, que les prix actuel sont "normal" dans un marché soumis à la concurrence, alors que cela est complètement faux. Mais ça leur permet ainsi de continuer leur racket généralisé


  • Internaute Internaute 12 mars 2009 17:17

    J’aime bien les théories économiques. la valeur d’un titre financier serait égale à la somme de ses profits actualisés. Y-a-t’il un seul investisseur sur terre qui fasse ce calcul avant d’acheter ou de vendre une action, une obligation ou un CDS ?

    Dans ce domaine, les seules théories justes sont celles des grosses masses. A imprimer des billets ou à payer ses dettes avec de nouvelles dettes produites ex-nihilo on va vers une hyper-inflation, c’est à dire vers une baisse généralisée du niveau de vie. Maintenant, savoir combien vaudra l’action de la compagnie X dans 2 mois et 2 semaines tient de l’astrologie.

    La valeur d’un bien est celle à laquelle il se négocie. Tant qu’il n’y a pas de négoce c’est de la boule de cristal.


    • Internaute Internaute 12 mars 2009 20:36

      Sauf qu’en ce moment les taux d’intérêts dégringolent et le cours des actions aussi. C’est l’exception qui confirme la règle.

      Le calcul de la valeur future a un sens lorsque les taux ne sont pas manipulés et que les investisseurs misent à long terme (3 ans au moins). Aujourd’hui plus personne n’est sûr de rien. N’importe quel directeur de Banque Centrale manipule les taux et vend l’or des réserves nationales pour satisfaire ses amis banquiers et le gros des transactions viennent de gens qui achètent le matin et vendent le soir. Il y a trop de mouvement brownien autour de la ligne théorique pour que celle-ci reste valable.


    • Internaute Internaute 13 mars 2009 09:19

      Il y a une théorie qui dit que lorsque le taux d’intérêt des nouvelles émissions de dette est divisé par 2 alors la valeur des anciennes est multiplié par 2. Le calcul est simple si on ne regarde que le bout de son nez. Une personne A achète une reconnaissance de dette 1.000 euros laquelle rapporte une somme fixe de 4% par an soit 40 euros. Un mois plus tard, les taux chutent et la nouvelle reconnaissance de dette vendue toujours 1.000 euros ne rapporte plus qu"un taux de 2% soit 20 euros. Autrement dit, l’acheter B qui dépense 2.000 euros a dans son escarcelle la même machine à profit que la personne A. En conséquence, la personne A pourrait vendre à 2.000 euros sa reconnaissance de dette qu’elle a acheté 1.000 euros.

      Ce raisonnement est toujours faux comme l’illustrent les deux cas suivants qui sont pourtant d’actualité.
      1 / Quand la quantité émise est trés importante, comme les bons du trésor US, l’augmentation de valeur de la somme des anciens bons est telle qu’il n’y a en face personne qui puisse les acheter. Que signifie cet accroissement de valeur qui n’est basée sur aucune réalité économique mais uniquement sur une règle de trois ? C’est encore une bulle instable et purement virtuelle.

      2 /Lorsque les nouveaux taux sont à zéro comme cela a été les cas au Japon, la formule magique nous dit que les avoirs de A sont infiniment grands, ce qui bien sûr est stupide. Avec son bon du trésor japonais à 4% il n’a toujours aucune chance de s’acheter l’Arabie Saoudite, même si la formule dit le contraire parceque les nouveaux bons sont à 0%.

      Le raisonnement est faux tous simplement parce que la comparaison ne doit pas être faite avec seulement les anciennes et nouvelles émissions d’obligation mais doit être faite avec tous les investissements qui s’offrent. La valeur de la dette possédée par A à un moment donné ne dépasse pas celle de l’investissement, quel qu’il soit, qui est le moins cher rapportant 40 euros par ans. Si en investissant 1.000 euros dans une machine à café je gagne 40 euros par an, vous aurez du mal à me vendre votre dette à 4% pour 2.000 euros même si les nouvelles ne rapoprtent plus que 20 euros.


    • testarossa 13 mars 2009 10:38

      Mon cher ami, quand on vous parle de quelque chose, répondez avec précision.
      Puisque vous aimez montrer votre science, je vous présente deux autres liens intéressants :

      http://charlatans.info/bourse.shtml
      http://charlatans.info/marches-irrationnels.php

      On y découvre sans ambiguité (second lien )que :
      "Un individu est rationnellement amené à acquérir le titre à un prix supérieur à sa valeur fondamentale dès lors qu’il pense que d’autres sont prêts à l’acquérir à un prix encore supérieur dans le futur ."

      Or ce phénomène irrationnel est lié à un facteur clé :

      - Comme par hasard des taux d’intérêt bas qui favorisent la création abusive de monnaie et génère de l’inflation : ce qui est la cause de l’inflation des titres dont l’offre est limitée, origine de la spéculation. La spéculation n’est que l’anticipation que les titres vont grimper d’avantage...Les incestisseurs ne jurent que par la hausse des titres : le profit qu’ils génèrent est devenu secondaire...

      Cela est valable pour n’importe quel produit rare. Que la valeur de n’importe quel produit rare soit déconnectée de son coût de production n’a rien de surprenant : sa valeur est liée uniquement selon la richesse des acheteurs et leur caprice ( cf Ricardo). On peut évaluer la valeur de n’importe quel titre de la même manière que pour une oeuvre d’art.

      Maintenant répondez avec précision : je vous ai demandé comment on calcule la valeur d’un titre dont L’ORIGINE EST L’EPARGNE  DONC REPOSE INTEGRALEMENT SUR DES FONDS PROPRES : l’ épargnant retire un profit sur ses fonds propres. En quoi intervient le taux d’interêt ?

      Votre calcul acturial n’est que le point de vue subjectif de l’acheteur et du banquier et ne concerne pas le vendeur !!!




    • Muadib 13 mars 2009 13:17

      Juste pour appuyer la position de P. Renève en matière de mathématiques financières :

      Le valeur d’un produit est calculée comme étant la somme actualisée des cash flows futurs.

      L’actualisation se base sur la courbe actuelle des taux. ( Peut importe le type de courbe, swap ou zero coupons par exemple, on peut toujours re-calculer les discount factors)

      Tout cela se base sur des notions mathématiques de risque neutre notamment.

      Il se trouve que certains produits sont plus difficilles à valoriser que d’autres :


      - absence de maturité

      - cash flows dépendant du taux d’intérêt

      - ...

      Il y a énormément de littérature sur la valorisation des non-maturing products et autres. Enormément de modélisations possibles, en fonction d’une approche prudente ou non.

      La valorisation de produits plus compliqué ne peut se faire qu’avec un accès à l’information sur ce produit et, en général, par analyses de scénarios.

      Cependant, certains produits sont clairement valorisables : les obligations par exemple. Les cashs flows futurs sont connus, ils ne dépendent pas du taux d’intérêt futurs, l’actualisation se fait en suivant les mathématiques financières.
      Fin.


      En ce qui concerne les actions, il est certain que que l’estimation de sa valeur actuelle est soumise à tellement de paramètres qu’il est impossible de la valoriser exactement.
      Et heureusement...c’est de là que vient le risque lié à investir dans le marché des actions plutôt que dans celui des obligations.

      Historiquement, on peut par contre être quasi-certain que l’investissement en actions est plus rentable que l’investissement en obligations. Mais la prise de risque est différente.


    • Muadib 13 mars 2009 13:45

      De rien, on a trop souvent l’impression que les produits financiers sont calculés suivant le bon vouloir des traders.

      Or il existe malgré tout une bonne partie des mathématiques financières qui sont clairement utiles et applicables.

      L’utilisation qui en a été faite lors de la création des produits dérivés sur crédit fut un abus. Et il n’est pas inintéressant de constater que ces produits furent créés par les traders. Ceux-là même chargés de les vendre. Ni le département risque-marché ni le département risque-crédit n’ont eu leur mot à dire la plupart du temps.

      Je peux vous dire qu’on a fait quelques progrès depuis les années 80 mais que la complexité accrue ne permet pas toujours de s’en sortir.
      Il faut rester humble face à l’aléatoire smiley

      Pour le reste, j’ai la nette impression que les différentes décisions économiques prises ne sont pas analysés totalement et que les conséquences qui peuvent être créés par un taux d’intérêt historiquement bas sont largement méconnues.
      J’ai peur qu’en voulant désormais lutter contre la déflation, on ne risque l’emballement général sans aucun contrôle possible.

      Certains émettent pourtant des théories qui considèrent la crise économique comme nécessaire pour remettre les compteurs à zéro et repartir sur des bases plus saines.
      Or, les gouvernements actuels semblent a tout prix vouloir conserver le système intact et le placent constamment sous perfusion...passant sous silence les manquements, permettant aux fautifs de se décharger de toute responsabilité.


      Le jour où les dirigeants de Fortis seront derrière les barreaux n’est pas pour demain.
      Et poutant Dieu sait que certains le méritent.


    • Muadib 13 mars 2009 14:49

      Bon sang, je plussoye je plussoye :

      "qu’il faudrait re-dissocier banques de dépôt et banques d’affaires"

      Si cette mesure avait été entreprise dès le début, les gouvernements n’auraient pas été obligés de voler autant au secours des banques pour ne pas engendrer un mouvement de panique des clients...
      Cette manie qu’ont eu certaines banques de confondre ces deux activités à mener UBS où l’on sait...

      Comment ne pas se rendre compte de l’absurdité de faire acheter par un département ce que l’autre crée. Et pire encore, avec des fonds qu’un autre département vous prête à taux de transfert...
      Il n’y a même plus de dilution de risque dans ces cas là. Simple recyclage et gonflement artificiel du chiffre d’affaires. Quand tout va bien, les profits sont monstrueux mais quand ça tourne un tant soi peu mal...C’est la quasi-faillite.
      Pour un établissement bancaire qui doit normalement se couvrir au mieux face au risque, c’est inacceptable.

      Pour le reste, je dirais que certains produits financiers ont une utilité si l’optique se porte clairement vers la répartition du risque et la couverture.
      Il faut cependant comprendre que ceux qui se couvrent ne peuvent le faire que si en face, il existe d’autres acteurs qui "spéculent", dans le sens où ils parient sur un certain sous-jacent.

      Chose totalement compréhensible pour des acteurs moins sensibles au risque.


    • Kobayachi Kobayachi 12 mars 2009 20:29

      L’inflation est voulu par nos gouvernements. Pourquoi, parcequ’elle se comporte comme une taxe indirect.
      les gouvernements ont 2 solutions, soit augmenter les taxes ou impots, soit crée de l’inflation pour diminuer la dette.
      L’inflation est une taxe incidieuse qui soustrait de la valeur a ceux qui ont epargné et encourage les personnes a consommer voir a vivre a credit.


      • xbrossard 13 mars 2009 10:25

        @kobayachi

        j’aurais tendance à penser qu’actuellement l’état fait tout pour lutter contre l’inflation, tout simplement parce qu’il défend les riches qui n’ont pas envie de perdre tout ce qu’ils ont.

        D’où la raison pourquoi on diabolise tant l’inflation actuellement : une hyper-inflation mettrait au même niveau le riche (de monnaie de singe) et le pauvre (qui consommerait tout de suite et n’aurait donc pas d’économie)


      • nervyoko nervyoko 13 mars 2009 10:54

        @ Kobayachi et autres donneurs de leçon d’économie !

        je vous cite :"L’inflation est voulu par nos gouvernements. Pourquoi, parcequ’elle se comporte comme une taxe indirect.". 

        Ce n’est pas les gouvernements qui veulent l’inflation, ce sont les banques .... et leurs taux, car ce sont bien les banquiers qui controlent l’économie... cf FED . Les gouvernenements essayent de pallier aux problemes récurrents de la monnaie et de l’économie mais n’y arriveront jamais , sauf s’ils ont assez de cran pour foutre en l’air les banques, ce qui ne sera jamais le cas ! Pour une image forte, les gouvernements agissent comme des barrages sur des petits affluents mais le gros débit c’est les banquiers qui controlent ...

        pour comprendre l’économie, renseignez vous sur la FED=les banques institutions privées, la création monétaire, la masse monétaire, la création de l’argent virtuelle electronique, ainsi que les dettes des ménages, comment les banques créent l’inflation et agissent comme de veritable "jesus" en multipliant l’argent par de l’argent avec leurs taux d’intérets ,quand vous saurez tout cela, je doute que vous recommenciez à dire que les gouvernements "controlent".

        L’ économie ce n’est pas ce que l’on apprend dans les écoles, on dit qu’il faut toujours équilibrer, mais comment équilibrer un systeme economique deja en deficit, basé sur des dettes ? comment laisser permettre aux banques de gérer la monnaie , les prets avec des taux d’intérets, en gérant la création et la masse monnétaire , comme la FED ?

        Tous les économistes(qui n’a de sens que le mot !) , qu’attendent ils pour décrier tout ça s’ils connaissent la vérité ?

        cordialement,


      • Kobayachi Kobayachi 13 mars 2009 16:06

         smiley

        Donneur de leçons ?... qui ça, moi ?
         


      • testarossa 13 mars 2009 14:16

        Merci de commencer enfin à aborder le sujet :

        "Lorsque vous dites « la valeur d’un titre dont l’origine est l’épargne donc repose intégralement sur des fonds propres », je suppose que vous voulez parler des actions. Pour évaluer dans l’absolu le cours d’une action, on peut estimer la valeur de la société comme la somme des dividendes futurs, rapportés à la période présente en les « actualisant » au moyen d’un taux d’intérêt qui exprime le fait qu’un euro touché ce jour vaut plus qu’un euro touché dans dix ans et a fortiori dans vingt ans . Dans ce calcul, la valeur baisse si le taux augmente.

        Ces calculs étant indiqués, les cours des actions à un instant donné dépendent beaucoup des anticipations sur l’économie et les résultats des entreprises, et également de la spéculation comme vous l’indiquez. "

        Sans vouloir vous vexer, je m’aperçois que vous n’avez pas l’air très sûr de vous ! Vous me parlez de spéculation, anticipations sur l’économie et de résultat des entreprises. Bref il s’agit d’une salade semble t’il peu rigoureuse : à quelle place intervient la spéculation ... liée comme je vous le rappelle aux taux d’intérêt : en effet, quand le crédit est peu cher cela engendre toujours de l’inflation...Et hop, le petit retour des taux d’intérêt dans le calcul actualisé des profits à venir ! Donc les taux d’intérêt interviennent 2 fois...
        Dans un cas on peut attribuer leur influence : calcul acturial et dans un autre son rôle est indéfini puisqu’il est responsable de la spéculation...

        Ce que j’essaye de vous dire depuis le début est que le marché évalue très mal la valeur de tout ce qui est "rare". Tout ce qui est soumis à la loi de l’offre et de la demande à son prix indéterminé comme les titres financiers !!!

        Quant à votre taux d’actualisation, qu’il est beau et qu’il est merveilleux ! Ainsi on est capable de savoir ce qu’ un € vaudra demain , dans 20 ans, dans 50 ans ! Comme si ce principe etait purement scientifique...
        Mais revenons sur ce principe d’actualisation : la seule chose que l’on connait, c’est le présent et le passé. Quant à l’avenir... D’où des hypothèses et des suppositions...De plus, la seule chose que l’on peut essayer, je dis bien essayer de constater -et de prévoir !-, c’est l’inflation. C’est en vertu de cette estimation et d’elle seule que l’on peut répondre à la question de savoir ce qu’un € vaut aujourd’hui et vaudra demain. Or ne disposant d’aucun étalon de valeur invariable, cela est tout simplement impossible...

        J’ajouterai également la petite remarque suivante : l’inflation n’est-elle pas la hausse générale, je dis bien GENERALE des prix ? Donc si mes coûts augmentent de x%, mes prix n’augmentent t’ils pas de x%, si bien qu’en principe, la valeur de notre action n’augmente t’elle pas de x% ? En quoi la rentabilité de mon capital est elle atteinte ? La nouvelle valeur de mon capital ne s’ajustera t’elle pas peu ou prou à l’inflation ?

        Ce que j’essaye de vous dire de puis le début c’est de faire attention aux hypothèes et suppositions simplificatrices, tant les incertitudes sont nombreuses !!! D’où l’idée de maximiser la rentabilité de ses fonds propres et de minimiser les ressources empruntées, génératrices de beaucoup d’incertitudes...


        • Muadib 13 mars 2009 14:33

          Les hypothèses au niveau du taux d’actualisation et de la valorisation d’actifs jouent principalement sur le risque neutre et l’absence d’opportunité d’arbitrages.

          Elles sont en général vérifiées.

          Les mathématiques financières sont un outil nécessaire pour valoriser et pricer des produits.

          Ce n’est pas suffisant et cela ne le sera jamais vu l’aléatoire inhérent à l’avenir.
          Ceci s’appelle le "risque". Il n’y a aucun investissement futur sans risque.

          Aucun.

          Mettre son fric sous l’oreiller, c’est s’exposer à l’inflation, à la perte de valeur de sa monnaie.
          Mettre son fric sur le compte épargne, c’est s’exposer au risque de taux d’intérêt (changement de tarifs), au risque de faillite de la banque,...
          Mettre son fric en obligations, c’est s’exposer au risque de défault de payement de l’émeteur.
          Mettre son fric en actions, c’est s’exposer a l’état financier de l’entreprise, à ses résultats.

          Il n’existe aucun investissement sans rissque. Aucun.

          Ceci en tête, tout est une question de "gestion de risque".

          "D’où l’idée de maximiser la rentabilité de ses fonds propres et de minimiser les ressources empruntées, génératrices de beaucoup d’incertitudes..."

          Maximiser la rentabilité des fonds propres ? On ne peut augmenter son rendement sans augmenter son exposition au risque.
          Cette phrase est un non-sens absolu.

          Les emprunts sont soumis à certains risques, les investissements à d’autres.

          L’exposition au risque d’un établissement, d’une entreprise est un balancement constant entre ces deux types d’expositions.
          C’est ce qu’on appelle, au niveau banquaire, l’ALM.




        • testarossa 13 mars 2009 16:14

          Ben voyons, mes chers experts de la finance qui viennent pleurer et mendier des milliards auprès de l’état !
          Qu’ils ont été compétents ces gérants de ces chères banques...
          Qu’ils ont bien compris comme fonctionnent les marchés ces chers traders qui ont fait perdre des milliards, qui ont mis en quasi faillite des établissements financiers dont les dirigeants viennent réclamer des fonds publics ...A ça c’est sûr, ces experts en vent et mensonges, à ça ils ont tout compris !!!

          Allez, puisque vous prétendez si être sérieux et si compétent, puisque vous parlez de ce que vous connaissez si bien, je vous donne la petite référence suivante : http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Merton
          Monsieur Robert Merton a obtenu - s’il vous plait - ! le prix Nobel d’Economie. Quelle référence que ce M Merton -et le collège qui lui a décerné ce prix Nobel ! - Quelle référence que les "économistes dits sérieux"...
          Maintenant on comprend mieux pourquoi il a fallu 68 ans pour attribuer le prix nobel d’économie...
          Bon j’arrêtte là dessus...Juste pour vous dire que ce n’est pas parce que vous aurez construit un modèle à base d’équations propres à en impressionner le profane ni même que tous les praticiens l’appliquent comme des moutons qui ne font que répéter ce qu’ils ont appris que la pratique confirme leurs préjugés...

          Les modèles, pour être authentiquement valables, nécessitent une analyse serrée des concepts qu’ils manipulent. Avant de commencer l’analyse, il convient déjà de se poser la question de savoir si c’est à l’économie financière d’être subordonnée à l’économie réelle ou l’inverse...L’économie financière doit servir à financer l’économie réelle et c’est tout !

          Maintenant, revenons en à des concepts simples : des taux d’intérêt bas, favorisant l’endettement, ne font que stimuler l’inflation. En effet, le secteur concurrentiel est obligé de contenir ses prix. Je rappelle qu’un secteur concurrentiel ne voit ses prix varier qu’en fonction de ses coûts de production, ce qui n’est ni le cas de l’immobilier ni des marchés de titre. Vous n’avez par répondu à mon objection selon laquelle des taux d’intérêt bas engendrent une distorsion fondamentale avec le calcul acturial puisqu’ils sont facteur de spéculation...

          Merci d’être précis sur cet aspect absolumment crucial...





        • Muadib 13 mars 2009 16:46

          Je ne suis ni trader, ni économiste, ni tout ce que vous semblez avoir une dent contre.

          Je serai bientôt un actuaire.
          Et je suis actuellement plutôt tourné vers la gestion de risque et la modélisation du risque d’intérêt et de capital pour les carnets d’épargne.

          Alors vos attaques anti-méchants traders pas beaux, vous pouvez vous les mettre où je pense.

          Je ne comprends pas le sens de votre question finale.
          La valorisation des produits par calcul actuariel semble largement sortir de votre champ de compétence lorsque vous faites appel à des notions de "spéculation" qui n’ont aucunement leur place dans ce type de calcul.

          Vous mélangez tout et n’importe quoi.

          Savez-vous réellement ce qu’est une actualisation ?
          Savez-vous réellement ce qu’est un calcul d’espérance sous risque neutre ?
          Savez-vous réellement ce qu’une une absence d’opportunité d’arbitrage ?
          Connaissez-vous les différents théorèmes à la base du calcul stochastique ? A la base de l’actualisation ?

          J’ai l’impression de parler à un ignorant qui mélange tellement de concepts que la question qu’il pose n’a aucun sens.

          Mais je laisse P. Renève vous répondre s’il a compris la question.

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testarossa


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