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Accueil du site > Actualités > Economie > Natixis nous promet un avenir sombre

Natixis nous promet un avenir sombre

Un « flash économie » du directeur de la recherche et des études de Natixis, du 21 octobre, confirme l’ampleur de la dégradation de la situation économique et sociale à venir. Cette note infirme les propos lénifiants sur la sortie de crise. Elle s’intitule : « que les gouvernements aient le courage de dire la vérité aux Européens. »

Il suffit d’aller sur le site http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=49177 pour prendre connaissance de la note 470 du 21 octobre 2009 rédigée par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques du groupe Natixis (Banque populaire-Caisse d’épargne), économiste aux références impressionnantes, pour se faire une idée du pavé dans la mare que constitue cette analyse assez iconoclaste provenant des milieux d’affaires.
 
D’entrée, il pose un diagnostic sans appel sur ce qui nous attend et sur l’inutilité de raconter des histoires aux peuples qui subissent la crise et à qui on voudrait faire croire qu’on est en train d’en sortir :
 
« Au lieu d’entretenir l’espoir d’une reprise rapide de la croissance et de l’emploi, les gouvernements feraient mieux de dire aux Européens qu’ils vont être confrontés :
à une perte irréversible d’emplois dans les secteurs qui se contractent après la crise (construction, finance, biens durables…), d’où un chômage durablement très élevé ;
à l’absence d’idées pour créer des emplois nouveaux en quantité suffisante pour compenser les pertes d’emplois ;
à l’inefficacité des politiques de soutien de la croissance par l’exportation, avec la contraction du commerce mondial et, pour la zone euro, le risque d’appréciation de la devise ;
à la disparition du modèle de soutien de l’activité par la hausse de l’endettement ;
au besoin de rééquilibrer les finances publiques par des politiques budgétaires restrictives ;
à l’accélération des délocalisations avec l’écart de croissance et de coûts de production entre les pays émergents et les pays de l’OCDE ;
à la déformation du partage des revenus au détriment des salariés, avec le chômage élevé, les délocalisations… »
 
La suite n’est pas plus réjouissante. Face à ce constat, Patrick Artus considère que 
« la seule solution constructive à cette masse de problèmes n’est pas d’amplifier les politiques contracycliques mais :
d’accepter la perte inévitable de pouvoir d’achat et de capacité de dépense de l’Etat ;
de construire les entreprises et les secteurs qui créeront de nouveaux emplois durables. »
 
En un mot, il ne croit pas« qu’il puisse y avoir une véritable reprise cyclique en Europe, que la perspective est celle d’une croissance durablement dépréciée et d’un chômage durablement élevé. »
 
 
Une crise structurelle grave
 
Graphiques à l’appui, il développe l’idée qu’il vaudrait beaucoup mieux expliquer aux Européens les raisons pour lesquelles il y a une crise structurelle grave, ce qu’il fait en entrant dans le détail de chacun des chapitres de son introduction. Ce faisant, il confirme ce que disent depuis un certain temps nombre d’économistes peu médiatisés, pas seulement néo-marxistes, mais bien au-delà, qui dénoncent la duplicité de ceux qui ne veulent voir dans cette crise qu’une crise du capitalisme financier, au mieux une crise conjoncturelle en fin de cycle.
 
On peut se demander pourquoi cette analyse –qui n’engage pas la banque, mais qui émane de son directeur de recherche et d’études tout de même- vient maintenant après que Natixis et le groupe aient défrayé la chronique financière par de lourdes pertes au moment de la crise des subprimes ?
 
Les deux groupes mutualistes avaient enregistré en 2008 des pertes record à hauteur de 2,5 milliards d’euros, ce qui avait conduit à leur regroupement fin février 2009, sous la pression de l’omni-président, déléguant François Pérol, secrétaire adjoint de l’Elysée, pour prendre la tête du nouveau groupe. Il cumule également la fonction de président du conseil de surveillance de Natixis. Cette double fonction lui assurant une rémunération mensuelle de près de 50 000 euros !
 
Comme quoi on peut être banques coopératives et assurer de bons revenus à son directeur qui devrait, le pauvre, se passer de bonus en 2009…en principe. Un tel niveau de revenu relève de la provocation. C’est tout un symbole.
 
D’autant que Patrick Artus souligne que l’une des causes structurelles de cette crise –le déplacement du capital- entraînera un chômage très élevé et un partage des revenus très défavorable aux salariés. Donc davantage de chômeurs, baisse du pouvoir d’achat des salaires, (mais pas des très hauts revenus !) accroissement de la précarité et de la pauvreté.
 
Tel est l’avenir vraiment très sombre qui nous est décrit. Il n’est, malheureusement, pas fait pour nous surprendre. Cette étude se veut une alerte aux milieux d’affaires et aux gouvernements, pour qu’ils tiennent un discours plus proche des réalités sous peine d’avoir quelques déboires en termes de crédibilité. Ainsi qu’une invitation à adapter leurs politiques car le monde est en train de changer de base : les pays dominants sont de moins en moins le centre de gravité des échanges économiques et leur influence s’en ressent.
 
De quoi alimenter quelques colères sociales amplement justifiées et appeler des transformations radicales dans la structure même de nos sociétés et de leurs modes de gestion.
 
René Fredon
 
 
 

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92 réactions à cet article    


  • fonzibrain fonzibrain 31 octobre 2009 17:53

    très bon, merci.


    C’est vrai que c’est bizarre que cce ne soit pas la position officiel de la banque, en tout cas Artus assure de dire la vérité.
    et si il le fait, c’est que la situation va très bientot se détoriorer.


    • plancherDesVaches 3 novembre 2009 20:34

      Se détériorer n’est rien de le dire.

      Voir les sites :
      http://contreinfo.info/
      http://dedefensa.org/
      http://www.pauljorion.com/blog/

      Les chinois ont fait, il y a juste 15 jours, un dernier baroud d’honneur en essayant de forcer les américains à leur laisser plus de droits de vote dans les institutions financières. Sans résultat.

      On va donc vers le conflit.


    • pierrot123 31 octobre 2009 18:10

      Quand une menace est sans remède, la seule chose à faire, c’est de l’ignorer.

      Il y aurait bien un remède : TAXER LES BANQUES....
      Mais il n’en est évidemment pas question, alors, en avant...Droit dans le mur !!!


      • nortydal 31 octobre 2009 21:41

        il existe aussi la possibilité de choisir une banque et d’enclencher un mouvement de panique bancaire... Après tout Banque populaire et caisse d’épargne vont se retrouver en faillite quand le marché se retournera, merci natixis.


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:13

        taxer les banques ? Lol. Leus benefices reels sont en chute libre, si jamais il y en a encore en 2009.


      • Yvance77 31 octobre 2009 18:26

        Salut,

        Très bon post !!!

        Hormis les demeurés libéraux et les enclumes votant le fumier à l’Elysée, tous les autres savent ceci et depuis un bail. Je suis pas né marabout, mais face à cet crise systémique et même structurelle, la seule solution consiste à avoir le courage « d’abandonner le libéralisme » sous toutes ses formes« .
        C’est un des trois fléau (avec le communisme et le nazisme) conduisant l’homme à sa perte.

        J’encourage les actes de rébellion face à ce système, c’est un »devoir d’homme" que de vouloir se libérer de ces chaines.

        L’humanisme doit être la pierre angulaire du refondation d’un système, privilégiant, la famille, la santé, l’éducation au sens noble la recherche et la décroissance écologique. Du travail il y en a pour peu que l’on se donne la peine de faire émerger les vrais solutions, pas celles consistant à verser l’argent au moins nécessiteux.

        A peluche


        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:35

          Yvance77,

          les liberaux , notamment d’Alternative Liberale www.alternative-liberale.fr previennent depuis longtemps que la crise est structurelle et que la politique actuelle nous mene dans le mur.

          2008 : http://www.youtube.com/user/AlternativeLiberale#p/a/f/1/RijpW3oxUHE

          2009

          Relance : les vieilles recettes ne vont pas aux nouvelles crises

           dimanche 4 janvier 2009, à 17:47

          Alternative Libérale s’inquiète de voir les chefs d’Etats du G20 proposer des solutions de relance budgétaire qui ont montré leur inefficacité à juguler les crises économiques, et appelle les dirigeants politiques à faire preuve de retenue pour ne pas prolonger la crise par des mesures contreproductives. http://www.facebook.com/note.php?note_id=46765386198

          etc etc


        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 8 novembre 2009 12:37

          Les libéraux ??
          Mais je vais vous expliquez une chose que beaucoup commence à comprendre,c’est la politique libre-echangiste de l’empire britannique qui à ruiné les peuples.L’interventionnisme à une connotation négative après 40 ans de propagande acharné de votre part mais si l’etat à travers les époques n’avait pas usé de son droit régalien d’émettre des valeurs pour équiper les personnes et environnement afin d’ameliorer le bien être de tous .Nous vivrions dans la fange,sous la coupe de corporatiste féodaux.Vous affirmez pathétiquement que l’intervention de l’état est responsable de la crise alors que depuis des decennies le liberalisme est la regle dans ces etat et les lois économique voté allez toutes dans le sens de vos idéaux,la dérèglementation.
          Le « laissé faire les entreprises,leurs richesses ruisselleras sur les peuples » est usé,dans quelques décennies le libéralisme seras considéré comme une tache dans l’histoire,comme le nazisme ou le capitalisme d’état communistes.Et la comparaison n’est pas exagérée,la liste des crime du libéralisme est effrayantes,un exemple :

          18000 enfant qui meurent de faim par jour,parce qu’il ne faut pas intervenir dans l’agroalimentaire au risque de modifié le « précieux » équilibre du (dieu) marché....

          pensez y.


        • fhefhe fhefhe 31 octobre 2009 18:36


          IL oublie de parler du « Capital Salaire des Multinaltionales  » c’est à dire la différence de salaires entre les pays comme la Chine , l’Inde , le Brésil etc..et les pays « Occidentaux »... !!!

          IL oublie de parler de la parité € / $ qui ne favorise pas nos exportations... !!!

          Mais il n’a pas « Oublier d’ Oublier » que les Banksters étaient coupables des SubCrimes .








          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:37

            Les banquiers sont coupables d’avoir vendu n’importe quoi mais ce n’importe quoi a été cyniquement crée par des autorités politiques, en l’occurence le gouvernement de Bill Clinton. Il faut le dire !


          • Le péripate Le péripate 2 novembre 2009 00:08

            On doit surtout rappeler que l’économie financière s’édifie sur la réglementation et la monnaie. En ayant renoncé à l’étalon-or et laissant flotter des monnaies de papier, un risque nouveau est apparu. Produits dérivées et autres objets financiers insolites sont au départ des produits d’assurance pour se couvrir d’un risque (le change) qui n’existe pas avec de la vraie monnaie, une monnaie liée à une marchandise, métal ou autre.


          • ZEN ZEN 31 octobre 2009 18:42

            Patrick Artus produit souvent des analyses intéressantes
            Mais il nage parfois entre deux eaux , contredisant un jour ce qu’il annonçait la veille
            Une sorte d’Attali, en quelque sorte...
            Il n’empêche que son pessimisme est à prendre au sérieux


            • kalon kalon 31 octobre 2009 21:15

              la faillite des banques est le début de la prospérité du peuple ( confusius )


            • appoline appoline 1er novembre 2009 12:51

              @ Kalon,

              Du fric, il y en a, ce qui manque : une bonne répartition. Il est évident qu’il faut prendre rapidement des décisions draconniennes. La première : contrôler la natalité et ce, dans tous les pays ; il faut expliquer aux peuples qu’il n’y a plus assez de place pour tout le monde.

              Il faut assainir le paysage politique et que les gouvernements effectivement se mettent dans la tête une bonne fois pour toutes qu’ils sont au service des peuples qui les paient. Il faut démanteler toute cette corruption car le mal vient réellement de là. Quand la tête ne va pas bien, le reste suit.
              Il faut de la compétence, non mettre en place le copain de la copine à Jules comme cela fonctionne actuellement.
              Il faut faire tomber le bilderberger, la trilatérale, le CRF, le siècle qui sont les domaines des pires prédateurs de l’espèce humaine. Il faut enfin juguler ces putains de banquiers qui sèment la panique et profitent du pognon qui leur est confié.


            • jaja jaja 1er novembre 2009 12:54

              et pour juguler les banquiers quel meilleur moyen que de créer un monopole de service public bancaire placé sous le contrôle des citoyens ?


            • Yannick Harrel Yannick Harrel 31 octobre 2009 19:01

              Bonjour,

              Le plus triste pour ma part ce n’est pas que Patrick Artus dresse un tableau sordide de l’avenir qui attend la majorité d’entre nous, c’est l’absence totale de réaction en haut lieu... Il y a une part réelle d’incompétence dans la gestion des affaires du pays, c’est un fait déjà acquis depuis longue date (la politique depuis de nombreuses années c’est placer des sectateurs de son obédience et non des compétences aux bonnes places, il n’y a qu’à regarder la cohorte de neurones taille XS composant le gouvernement Français), mais il y a aussi une part conséquente d’aveuglement.

              Aveuglement car comment des personnes publiques osent-elles tenir un discours de rigueur et étaler leur opulence avec le bien d’autrui (c’est à dire les deniers citoyens) ? Du reste, à vrai dire je ne leur en veux pas vu la totale neurasthénie du corps social. Des solutions il y en a, mais elle consiste à rompre (là ce serait une vraie rupture pour le coup !) avec l’orthodoxie libérale prévalant depuis plus de 25 ans en France et qui n’a amené que délocalisations, désertification industrielle, précarisation et déclassement dans son sillage. Une politique sociale et économique ambitieuse réclame des gens neufs, ce qui est impossible dans le système actuel qui est verrouillé, y compris au niveau électif.

              Cordialement


              • PhilVite PhilVite 31 octobre 2009 19:33

                ’’...absence totale de réaction en haut lieu...’’
                ’’...totale neurasthénie du corps social...’’

                Comment sort-on de ça ? Quelle étincelle, quel électrochoc pour remettre le bouzin en route ?
                Faut-il vraiment attendre qu’on soit tous sur le carreau ?
                Parce qu’au rythme où ça dérape, on va vite se retrouver au Moyen-Age...


              • herbe herbe 31 octobre 2009 20:32

                un truc comme ça ?


              • herbe herbe 31 octobre 2009 20:34

                correction : insertion du lien pour le matériel d’électrochoc :

                http://www.equipmedical.com/files/produits/7075-defibrillateur-ipad.jpg


              • kalon kalon 31 octobre 2009 21:24

                Arréte de pleurer, on va reconstruire !


              • Croa Croa 31 octobre 2009 22:36

                « . Il y a une part réelle d’incompétence  »

                Pas d’accord : c’est de la complicité !  smiley


              • Iren-Nao 1er novembre 2009 10:56



                Tres bon article Camarade.

                Il faudrait que le personnel politique (et les mierdas) aient le courage de dire la verite, ils ne sont pas tous que cons que diable.

                Il y aurait meme surement des tas de solutions, mais pas du genre demain on rase gratos, pas des trucs pour etre elus.

                Pour etre elu, il faut rassurer le gnou et promettre que le pouvoir d’achat va aller bien etc.

                Donc tant qu’on elira les gens qui nous font plaisir, on l’aura dans....l’os.

                Plus on sera dans ce neo liberalisme, plus on ira vers notre perte.

                Ca devrait pas etre trop long.

                Iren-Nao


              • colza 8 novembre 2009 19:27

                Part réelle d’incompétence de nos zélites ?
                Pas si sûr. Les élites, les vraies, celles qui tirent les ficelle de notre marionnette présidentielle savent bien à quoi s’en tenir quant à la crise actuelle.
                Simplement, elles pressent le citron jusqu’à la dernière goutte, style « après moi, le déluge ! »
                Pareil (pire) aux US, où Obama arrose généreusement et à fonds perdus les banques et autres requins de la finance et leurs actionnaires.
                Lorsque qu’il n’y aura plus que le squelette et plus rien à sucer, ils laisseront tout tomber et ce sera la chute finale.


              • Daniel Roux Daniel Roux 31 octobre 2009 19:02

                La cause de notre décadence n’est pas vraiment un mystère. Il n’y a qu’à lire cet excellent article d’un modeste auteur d’Agoravox :

                http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/un-protectionnisme-europeen-assume-39817


                • Iren-Nao 1er novembre 2009 11:04

                  @ Daniel ROUX

                  C’est effectivement un sacre bon nartic.

                  Bravo ! Il en faudrait plus comme vous.

                  Iren-Nao


                • Canine Canine 31 octobre 2009 19:32

                  Considérant les résultats de Natixis, c’est surtout à eux que je promets un avenir très sombre.


                  • millesime 31 octobre 2009 20:42

                    il y a des solutions mais...nos leaders politiques ne veulent pas en entendre parler.. !
                    par exemple :

                    -INTERDIRE aux banques de spéculer sur les marchés dérivés, qu’elles se consacrent à leurs objet social qui est le financement des entreprises et des particuliers.

                    - que les traders spéculent sur ces marchés avec LEUR propre argent.

                    Ce serait déjà, ne serait-ce que sur ce point, un grand pas vers une amélioration plus que sensible de la situation.. !
                    il est bien évident qu’il faut un accord INTERNATIONAL à cet égard, ce qui est un voeu pieux.. car il n’y a AUCUNE VOLONTE politique à cet égard, de sorte que l’on va continuer à aller dans le mur comme le pense la plupart des intervenants sur ce forum, à juste titre.

                    lire mes articles.
                    http://millesime.over-blog.com


                    • kalon kalon 31 octobre 2009 21:26

                      Et pourquoi pas interdire aux cons d’étre con !
                       vaste programme comme disait le Général


                    • herve33 31 octobre 2009 22:55

                      @millesime

                      -INTERDIRE aux banques de spéculer sur les marchés dérivés, qu’elles se consacrent à leurs objet social qui est le financement des entreprises et des particuliers.

                      Cela serait une révolution mais on y viendra lorsque la machine économique sera complètement par terre . Il ne faut pas se faire d’illusions , rien n’a été entrepris pour éviter les erreurs d’avant la crise , même on continue de plus belle avec l’argent des contribuables , et celui de nos enfants , et petits enfants ( explosion de la dette publique ) .

                      C’est lorsque nous serons au pied du mur que les choses changeront , et ce qui est évident c’est que si on continue comme on l’a fait depuis 25 ans , c’est carrément notre survie qui est en jeu .


                    • millesime 1er novembre 2009 10:54

                      à Kalon,

                      vous ai-je insulté ? passez donc votre chemin, ne lisez pas... !


                    • Nethan 1er novembre 2009 14:16

                      @millesime > kalon n’insultait pas. Il laissait sous-entendre que vos idées sont excellentes mais qu’ils ne seront JAMAIS appliqués, malheureusement :/

                      Un peu comme si on demandait aux cons d’arrêter d’être cons, d’où la comparaison. C’est irréalisable d’empêcher à un con d’être con, faut le reconnaître :/ donc de demander qu’une banque arrête la finance, même si le monde se porterait bien mieux après.



                    • Mercure Mercure 1er novembre 2009 18:58

                      J’approuve cette opinion !
                      Les réseaux bancaires actuels ne font plus leur métier initial : créer de la richesse pour la société.

                      Ils sont devenus strictement spéculateurs et par conséquent fabricants de bulles.

                      Il est donc important de définir et de limiter plus strictement leurs activités.

                      Leur « concurrence » n’est pas saine, car l’argent ne devrait pas faire l’objet de commerce spéculatif. Ce qu’ils font n’est pas investir, mais jouer à la loterie - les théories mathématiques qu’ils utilisent sont totalement irrationnelles - lire sur ce point Mandelbrot.

                      Mercure


                    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:40

                      « que les traders spéculent sur ces marchés avec LEUR propre argent. »

                      vous avez raison , ca s’appelle les hedge funds .

                      Le probleme c’est que les particuliers veulent des produits type hedge funds alors les banques en font.

                      Dites aux gens d’arreter de vouloir le beurre et l’argent du beurre, et il y aura un debut de solution.


                    • Manfred Manfred 2 novembre 2009 18:05

                      Oui enfin... Les banques ont été crées dans un seul but : profiter à elles-mêmes.

                      La création de l’argent était autrefois sous la souveraineté étatique. Depuis les banques, dans leur forme actuelle, nous leur devons tout, et les états sont tous endettés envers les banques. Elles gouvernent tout le système, décident à qui prêter, quand, et sous quelle condition. La confiance est une composante majeure du système. Quand celle-ci est au beau fixe, tout va bien, on peut toujours emprunter pour essayer de se rembourser, ou d’accroître la dette. La dette est d’ailleurs fondamentalement impossible à rembourser, la croissance est conjointement avec l’usure un mécanisme semblable à un hamster qui tourne dans sa roue.
                      Mais quand c’est la crise, générée par la perte de confiance des banques elles-mêmes entre elles, on voit ce que ça donne, la ruine de tous qui était jusque là qu’une épée de damoclès en lévitation, nous retombe finalement dessus, retour à la réalité.


                    • earth75 earth75 31 octobre 2009 20:54

                      Bonjour,
                       Et si on supprimait toute les niches fiscales ?

                       Et si on supprimait les allocations familiales ( pour les enfants à naitre ) en échange de crèche partout et pour tous et surtout gratuites ? 

                      Et si on supprimait le bouclier fiscal ( compris comme niche fiscale ) ?

                       Et si on imposait au sein de chaque entreprise le partage des bénéfices selon la loi des 3 tiers ?

                       Et si on mettait tout ces parasites de corrompus de politiciens verreux derrière les barreaux ?

                       Et si on imposait aux entreprises de produire sur place ? 

                       Et si on supprimait toutes les monnaies du monde pour n’ en garder qu’une qui pourrait s’appeler La Terrienne ?

                       Et si on arrêtait les guerres qui nous coutent la peau des fesses ?

                       Et si je me réveillais pour regarder ce monde de m---e s’autodétruire ?

                      Ras le bol de laisser ces imbéciles faire mu-muse avec nos vies, notre santé, notre liberté !!!! 


                      • kalon kalon 31 octobre 2009 21:13

                        Restons optimistes !
                        Dans la mesure ou les banquiers considérent leur avenir comme fort sombre, Il est évident que nous allons devenir trés riches !


                        • kalon kalon 31 octobre 2009 21:19

                          ce systéme n’aynt d’autre utilité que se satisfaire à lui méme ne pouvait perdurer.
                          Mon banquier ne m’a jamais été d’aucune utilité, mais pour trouver un plombier !


                          • vero87 31 octobre 2009 22:14

                            Je nesuis pas directeur de recherche et d’etudes eco d’un grand groupe mais la prophétie d’Arthus est d’une banalité navrante ....il enfonce des portes ouvertes !
                             malgré tout une partie de la population n’est pas dupe de l’enfumage généralisé du moment .
                            Seulement il faut sauver les derniers meubles , ici les régionales arrivent , ailleurs -et meme partout,- les banques ramassent encore et encore tout ce qu’elles peuvent , on se partage les restes du gateau ...
                            ce qui serait interessant ce serait que nos economistes éclairés determinent le point de rupture.......... total ! a mon avis il n’est pas tres loin, mais notre impuissance de citoyen n’a d’égal que le cynisme des gouvernants..... alors attendons le crash final !


                            • Login Login 31 octobre 2009 22:15

                               Citybank en faillite...


                              • Yohan Yohan 31 octobre 2009 23:15

                                De toute façon, l’Etat est à la rue partout, sur l"économie, sur l’emploi, sur l’immigration totalement incontrôlée, sur les retraites, sur la dette ; la sécu et j’en passe.
                                Partout, c’est sauve qui peut, prend l’oseille et tire toi et après moi le déluge. Le pire, c’est qu’il n’y a pas grand monde pour accorder du crédit à ce que prévoit Natixis, la plupart des gens que je connais sont convaincus du redressement prochain de la France. Pourtant, nul besoin d’experts, il suffit seulement d’ouvrir les yeux pour constater de visu l’état de délabrement de la maison France

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Fredon


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