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Accueil du site > Actualités > Economie > Neuf propositions concrètes en faveur de l’emploi

Neuf propositions concrètes en faveur de l’emploi

Le Plan de relance du Gouvernement cible les investissements sur des opérations prêtes à être engagées en 2009, de petite taille pour la plupart, réparties sur l’ensemble du territoire. La taille des investissements les rend accessibles aux PME et aux TPE et favorise la préservation ou la création d’un grand nombre d’emplois, les petits chantiers étant moins mécanisés. Les économies d’énergie sont également bien favorisées dans les bâtiments, qu’il s’agisse des universités, du patrimoine civil et militaire et des logements sociaux et étudiants.

Mais ce plan est axé sur des domaines très classiques : infrastructures de transport, bâtiments publics, quelques très grands équipements de recherche ; il n’a pas pris en compte d’autres domaines très porteurs d’avenir favorisant le développement durable et la compétitivité de l’économie française. On peut citer les domaines des équipements concernant l’eau, l’assainissement, la gestion des déchets, les énergies renouvelables, les logements, les nouveaux produits et usages de l’automobile, la prévention des risques naturels dans les territoires, ainsi que le soutien aux technologies de l’information et de la communication, à l’innovation civile et militaire ainsi qu’aux équipements de recherche de taille moyenne. En prenant des initiatives dans ces domaines, l’Etat favorisera la création d’emplois qualifiés pour une France plus compétitive.C’est dans cette perspective que les Ingénieurs et Scientifiques de France font des propositions, dont l’application pourra être précisée sur le terrain ; certaines sont susceptibles de prendre place dans l’actuel plan de relance et d’autres de le compléter. Les ingénieurs sont prêts à participer à leur mise en oeuvre.

LES NEUF PROPOSITIONS SONT :

1. L’Innovation

• Accélérer l’émergence de start up

• Conforter la solidité financière et le haut des bilans des PME

L’innovation est prioritaire et particulièrement nécessaire en période économique difficile pour préparer l’avenir. Elle concerne tous les secteurs civils et militaires. Les crédits de l’ANR, d’OSEO et de l’ADEME doivent permettre d’accélérer l’émergence de start up, tout en veillant à ce que les institutions financières développent les fonds de capital risque et les associations d’aide à la gestion de ces entreprises. Il existe une relation entre les résultats en matière d’innovation et le nombre d’ingénieurs et scientifiques dans l’entreprise. Il faut donc conforter la solidité financière et le haut des bilans, des PME, y compris dans leurs secteurs traditionnels, afin de leur permettre de se développer et de recruter des cadres ingénieurs et scientifiques.

2. La Recherche Développement

• Etendre le financement prévu par le Plan de relance à des équipements de taille moyenne destinés aux laboratoires publics et privés.

La recherche développement constitue également une priorité, notamment dans les domaines de la biologie, de la santé et de l’énergie. Il est indispensable d’étendre le financement prévu par le Plan de relance à des équipements de taille moyenne destinés aux laboratoires publics et privés.

3. La Formation

• Privilégier le domaine des emplois liés au développement durable et au secteur du bâtiment

• Réaliser un effort particulier pour disposer de personnels qualifiés dans les domaines du diagnostic, du conseil et des travaux

La formation constitue un investissement fondamental pour la création d’emplois qualifiés adaptés à l’évolution des techniques. D’une façon générale, elle doit privilégier le domaine des emplois « verts » liés au développement durable et le secteur du bâtiment (chauffage, isolation, rénovation, constructions neuves à basse énergie et à énergie positive). Ce dernier nécessite un effort particulier pour disposer de personnels qualifiés dans les domaines du diagnostic, du conseil et des travaux. L’Etat doit inciter les partenaires sociaux à privilégier les formations continues correspondantes qui sont prioritaires pour préparer l’avenir.

4. Les Energies renouvelables

• Mobiliser fortement la ressource bois

Les énergies renouvelables constituent un objectif prioritaire, notamment le solaire, le bois et la cogénération, la géothermie et les pompes à chaleur. Le développement des énergies renouvelables repose notamment sur une mobilisation forte de la ressource bois, abondante en France et de la réalisation d’investissements importants de production d’électricité en cogénération et de chaleur valorisant cette ressource. L’industrie et les réseaux de chaleur doivent être les débouchés essentiels de la chaleur renouvelable ainsi produite. La tempête qui vient de frapper les forêts du Sud‐ouest de la France a mis à terre un volume considérable de bois, et il faudra des années pour pouvoir le valoriser. Ceci rend encore plus importantes des actions favorisant cette filière, même si celles‐ci sont difficiles à mettre en oeuvre. L’Etat a déjà mis en oeuvre des incitations ; il faut les accroître et l’Etat dispose de tous les leviers d’action nécessaires.

5. L’eau et son assainissement

• Mettre à niveau les réseaux d’assainissement

• Protéger et développer les ressources en eau

 L’eau et l’assainissement, deux domaines où les besoins sont importants, notamment en matière de gestion des ressources en eau, de la préservation de leur qualité et de mise à niveau des réseaux d’assainissement, conformément à la directive européenne. Le gouvernement vient d’autoriser les agences de l’eau à emprunter à hauteur de 1,5 milliards d’euros pour financer ces actions. Cette décision constitue un exemple pour d’autres secteurs.

6. Les Déchets

• Accélérer sur l’ensemble du territoire le recyclage des matériaux et des équipements.

 Les déchets sont un domaine d’actualité où les besoins sont énormes. La limitation progressive des décharges implique le développement accéléré sur l’ensemble du territoire d’investissement pour la gestion des déchets et le recyclage des matériaux et des équipements.

L’Etat, avec l’ADEME, dispose demoyens d’action nécessaires.

7. Les TIC

• Mettre en oeuvre des réseaux à très haut débit et accélérer le Plan « Edition de Logiciel »

Les TIC, dont les effets induits sont triples : accroissement de compétitivité de l’économie, en particulier des PME ; plus grande flexibilité des processus et des échanges ; création potentielle d’emplois qualifiés (services informatiques, édition de logiciels,...). En particulier, la mise en oeuvre de réseaux à très haut débit ainsi que le Plan « Edition de Logiciel » devraient être accélérés, conformément au Plan France Numérique 2012.

8. Le changement climatique

• Limiter les effets sur notre quotidien du changement climatique

• Tirer partie de la phase de « reconstruction » consécutive à la tempête de janvier 2009 pour adapter les reconstructions aux évolutions prévisibles du climat.

Le changement climatique : contraintes et opportunités. Il faut limiter les effets sur notre quotidien du changement climatique, ce dont les récentes conséquences (tempêtes, inondations) démontrent à l’évidence l’intérêt. La phase de « reconstruction » qui est urgente offre des opportunités pour adapter les reconstructions aux évolutions prévisibles du climat. Il faut en outre, répondre préventivement aux conséquences des tempêtes et inondations et accroître les moyens d’intervention quand de tels événements surviennent pour en corriger les effets, ce qui revient à sécuriser le territoire.

9. L’automobile, nouveaux produits et nouveaux usages

• Favoriser l’expérimentation de nouveaux modes d’usage de l’automobile et des technologies assorties de services de mobilité et de gestion de l’espace collectif.

L’automobile : nouveaux produits et nouveaux usages. La crise actuelle du secteur automobile est aussi une remise en question des produits et des modes d’usage actuels de l’automobile, qu’une part croissante de nos concitoyens estime inadaptée à leurs choix de consommation et à leur mode de vie. Au‐delà, des aides immédiates au secteur automobile et à la recherche‐développement sur les véhicules propres et économes, le Plan de relance, en associant les collectivités territoriales et les secteurs technologiques concernés, devrait favoriser l’expérimentation de nouveaux modes d’usage de l’automobile et des technologies assorties de services de mobilité et de gestion de l’espace collectif, qui permettrait de repositionner notre industrie automobile sur des marchés plus porteurs à moyen et long terme.

Les investissements des collectivités territoriales sont considérables dans les domaines énumérés ci-dessus.

La concertation engagée entre elles et l’Etat doit être approfondie afin que la plus grande partie du remboursement anticipé de la TVA soit affectée à des investissements créateurs d’emplois.

L’Etat, par le moyen des subventions qu’il leur accorde, dispose de leviers pour générer une dépense totale 3 à 4 fois supérieure.

Un montant de subventions et de prêts – qui pourrait être estimé en première approximation à environ 3 milliards d’euros – serait significatif pour générer 9 à 10 milliards d’investissements dans les domaines de l’innovation, de la recherche, des déchets, des technologies de l’information et de la communication et de l’adaptation des territoires au changement climatique. Dans cette relance le rôle des collectivités territoriales sera essentiel, avec un enjeu en terme d’emplois supérieur à 100 000.

Ces investissements devraient permettre aux entreprises, notamment aux PME dont il faut conforter la pérennité et la croissance, de développer leur activité, et ainsi de maintenir et d’améliorer l’emploi non seulement dans les domaines traditionnels mais également dans ceux porteurs d’avenir, essentiels pour assurer la compétitivité future de la France. 


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6 réactions à cet article    


  • paul muadhib 22 août 2009 15:50

    Vous savez messieurs les ingénieurs ,vous avez sûrement des capacités scientifiques,certes, des capacités a diriger une planète ou un pays ?? , vous nous revendez la copie conforme d’une société en faillite, sûrement pour votre confort personnel, ah ! le confort personnel...comme un discours politique rodé, ou un prêche du cure vous dites faisons ci et çà ,demain çà ira mieux..je vais vous apprendre une chose , la vie elle est en ce moment , pas tout a l’heure ,ni hier, pas demain..le saviez vous ,j’en doute ,car les gens sur le bord de la route vous indifférent, pourquoi avez vous perdu votre compassion, la passion d’être avec les autres dans le sens tragédien Grec..
    tout ce dont vous parlez existe déjà, et je me rends compte que l’homme n’existe pas du tout dans votre propos, incroyable,ne seriez vous que des machines ?? sans doute que oui, et encore une vraie machine nous fait moins de mal,.......


    • HELIOS HELIOS 22 août 2009 17:24

      Interressant, tres interressant le fait que vous pensier à l’emploi !

      Seulement il y a un petit problème malgré tout. ce probleme est même un dilemme :

      --- faut il favoriser la production et la croissance dans l’objectif unique de la consommation a outrance

      ou

      --- faut il satisfaire les besoins de l’homme en terme de bien etre global, de vie meilleuere donc, en lui donnant et les moyens de vivre et la solidarité qui va avec ?


      Pour tenter de penser a l’emploi, c’est votre point de vue, vous pouvez toujours mettre sur la table vos propositions, elles ne fourniront pas un poste de plus. Pourquoi ? tout simplement parceque le chercheur que vous allez mettre au travail (et qui lui travaille deja depuis longtemps) mettra au point des systemes qui rapportent ! ... Rapporter, cela veut dire vendre le plus possible avec le plus de marge possible. Fini les investissements et même il faut diminuer au plus vite la durée de vie de tout ce qui fonctionne pour pouvoir vendre un modèle neuf au plus tôt ! et comme nous ne fabriquons plus rien ici, tout ce qui ressortira de vos propositions, c’est un peu plus de travail pour les chinois !



      Sincèrement je prefere la seconde solution... donner du travail aux gens, du travail NON DELOCALISABLE et de faire en sorte que l’agent qu’ils depensent leur soit le plus profitable. Les economies qu’ils feront, ils l’utiliseront pour leur bien etre dans des services également non délocalisable, du coiffeur au restaurant par exemple.

      Pour que ce travail existe, il faut que les investissement durent (en plus c’est bon pour la planete)... et qu’ils soient REPARABLES. Une réparation c’est du travail local et un equipement qui prolonge sa vie donc la richesse de celui qui le possede. La majeure partie du travail se trouve dans la maintenance plus qyue dans la creation et la fabrication initiale

      Vous voulez de l’emploi, parfait... quelques petites lois anodines et peu cheres sont a promulguer.... comme l’interdiction de vente de bien non réparable... la réparabilité est a definir, mais on pourrait dire juste dans une premier temps que tout element, selon sa categorie, de plus de 20 euros doit se desassembler et se reparer. les documents doivent etre accessible et les caracteristiques d’equivalences aussi. la disponibilité des pieces doit etre prévues et la DGCCRF doit faire son metier.


      Quand on trouvera des gens pour reparer la télé, le frigo et tout ce qui se jette parce qu’une vulgaire piece en plastique a laché, on reparlera alors d’emploi...


      • bprat bprat 22 août 2009 20:10

        Oui, bien sûr, sur le papier, cité comme cela ça présente vraiment bien, surtout devant un ministre de l’économie, et potentiellement du social.
        Mais une personne comme moi qui a le nez dans la recherche d’emploi, suite à un licenciement économique agressif (parmi des milliers d’autres personnes cette année) ne va pas voir du tout où ce plan va la mener. Et là je vais parler à titre personnel, car ça fait maintenant plus d’un an que je recherche du travail activement.
        On parle du chômage des jeunes, et l’état favorise à fond (soit disant) la relance de l’emploi pour eux, les moins de 25 ans (jeunes électeurs potentiels), en mettant les quartiers défavorisés (ZEP, ZUP, ...). Mais y a t’-il des mesures d’aides pour les plus de 25 ans, pour les plus de 30, 40, 50 ans, qu’on a mis à la porte pour favoriser l’économie d’entreprises et sociétés, et qui n’habite pas dans des zones sensibles ? Je pose cette question car l’ANPE (ou Pôle Emploi, je ne vois pas du tout la différence, c’est toujours autant la panique là dedans) m’a refusé des offres d’embauches car je n’habite pas dans ces quartiers. Dois-je faire appel à la HALDE pour discrimination à l’embauche ?
        Ensuite qu’en est-il de mesures imposant aux employeurs proposant des offres de postes au Pôle Emploi, ou sur des sites d’Emploi, et autres agences de travail temporaire, de donner une réponse aux candidats ayant postulés. Car c’est bien beau d’imposer aux demandeurs d’emplois de justifier leurs recherches, mais impose-t-on aux recruteurs de répondre aux candidats ? Non !
        Déjà en 2002 lors de mon premier licenciement économique les réponses n’étaient pas nombreuses (pourtant j’ai un bon CV, de l’expérience..). Sur une 50ne de candidatures (spontanées et en réponse à des offres) je recevais une dizaine de réponses. Cette fois-ci en période 2008/2009 sur environs 80 candidatures j’ai obtenu moins de 10 réponses (malheureusement négatives), et la majorité ayant donné des réponses furent des collectivités locales. Alors dans cette morosité ambiante, quand on n’a pas de réponses d’interlocuteurs (alors que la majorité des candidatures se font par e-mail, et ça ne coûte rien de répondre, pas de timbre, ...), c’est franchement démoralisant, l’impression de se battre contre les moulins à vents.
        Va t’on parler aussi de cette méga coquille d’œuf vide qu’est l’auto-entreprise sur le plan législatif, et fiscal ? Un magnifique miroir aux alouettes pour les pauvres demandeurs d’emplois ne trouvant pas d’emplois, et tellement écœuré du statut de salarié qu’ils décident de devenir leurs propres patrons. La fameuse inscription en 5 minutes depuis internet pour créer sa petite entreprise. Mais si ça ne marche pas ? Ben il n’y a rien qui existe pour tout stopper, certainement pas un formulaire internet.
        Donc, faute de ne point trouver un employeur, je relance un vieux projet, et je vais créer mon entreprise individuelle pour 2010. Je suis en train de suivre des formations dans une chambre des métiers pour devenir chef de mon entreprise. En espérant que la pandémie H1N1 (ou autre délire viral et médiatique, comme la grippe de la mouche à merde, tout est possible…) ne me pose pas trop de problèmes pour rencontrer mes futurs clients.


        • HELIOS HELIOS 22 août 2009 20:26

          Mais si on vous répond...

          Vous recevez un mail vous remerciant de l’interet que vous leur portez, et si au bout de 15 jours, ou 1 mois vous n’avez pas été contacté vous pouvez considerez que votre candidature n’a pas été retenue.

          Les messageries envoient automatiquement ce mail en réponse au votre....


        • tvargentine.com lerma 22 août 2009 20:42

          Avant toute chose,je n’aime pas les gens qui prétendent parler au nom des « ingénieurs » dont je fais parti.

          Ce type de « regroupement » classiquement corporatiste n’est jamais bon pour une société développée car cela segmente les salariés en « classe sociale »

          Il faut rappeler aussi à vos « associations » corporatistes créé par Pétain,qu’en France ce sont les autodidactes qui créés le + d’entreprises en France et non les « ingénieurs de grandes écoles commerciales »

          D’ailleurs votre article est un reclyclage de mesures populistes et démagos

          Le gouvernement du Président Nicolas Sarkozy a fait le bon choix et soyez certain (j’ai pris date ici que la reprise avait déjà commencé) que ce sont de très bons investissements

          http://www.relance.gouv.fr/index.php

          Commencez déjà par allez créer votre propre entreprise avant de venir ici avec « des idées »
          et après vous pourrez livrer votre expérience

          http://www.tvargentine.com/





          • Peretz Peretz 23 août 2009 19:30

            Effectivement c’est sur l’innovation qu’il faut compter. Avec ce que cela suppose de tabler sur la demande plus que sur l’offre. En tout cas il s’agit bien de compter sur l’Etat keynésien, de retour. Mais investir, donner des subventions c’est parfait, mais à qui ? comment ? Tout est dans le budget national. En tout cas ce n’est pas le chemin pris par nos gouvernements. (www.citoyenreferent.fr)

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