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Accueil du site > Actualités > Economie > Nobel 2006 d’économie, croissance, salaires et misères

Nobel 2006 d’économie, croissance, salaires et misères

Ces temps-ci, l’actualité nous sert souvent la question du pouvoir d’achat, en conjonction avec des considérations plus habituelles sur la précarité, la pauvreté et le marronnier qui l’accompagne, sur les profits et revenus des actionnaires et dirigeants. La semaine dernière, l’hebdo Marianne évoquait, sous la plume de son directeur de la rédaction, une supposée bombe à retardement pouvant déterminer le cours de l’élection présidentielle. Le document en question provient de l’INSEE, un amas de chiffres sur la rémunération des travailleurs. Les employés sont mal payés, paraît-il. Oui, certes, mais sera-ce pour autant un thème dominant la campagne de 2007 ? Rien n’est moins sûr.

Dans le même numéro de cet hebdomadaire, un billet de Michel Cotta évoque la condition des travailleurs les plus pauvres, certains étant SDF, avec des chiffres édifiants à la clé, éclairés par enquêtes plus précises sur ces « cas sociaux » rencontrés par ce journaliste d’investigation, qui vient par ailleurs de publier un libre roboratif chez Fayard au titre explicite, Sept millions de travailleurs pauvres, la face cachée des temps modernes. Cet ouvrage pourrait contribuer à l’hypothétique bombe à retardement de 2007. Le Français attentif ne peut que constater les faits autour de lui, dans son entourage, puis les relier aux chiffres économiques officiels. Il voit bien comment se porte le commerce du luxe, l’immobilier, alors que parmi ses connaissances, il apprend comment certains vivent de peu, sont exploités en CES ou intérim, et si ce n’est pas le cas, alors il voit la misère dans la rue ou les reportages du petit écran, ou bien lit la presse écrite s’il a la volonté de s’informer. Si son entendement n’est pas perverti ou détraqué, alors il comprend qu’une aberration touche le système économique depuis deux décennies et que rien ne semble fait pour l’infléchir, à l’instar d’une myopie grandissante que l’on corrige sans modifier les verres correcteurs.

Les profits grandissent, le luxe se porte bien, la France s’enrichit mais la pauvreté augmente. Ou bien nos politiciens sont myopes, ou bien ils n’ont pas la possibilité de corriger cette aberration économique. Quant à la bombe électorale, on la mettra en doute si l’on observe avec soin le scrutin municipal des élections bordelaises. Dans le quartier des Aubiers, concentration de précarité, la participation a été d’à peine un quart, alors que près de la moitié des électeurs se sont déplacés dans le quartier des hôtels particuliers ou encore les zones qui, par l’action d’Alain Juppé, se sont embourgeoisées, la Bastide par exemple. Les pauvres votent peu, sont peu visibles et comme aux Etats-Unis, on risque d’assister à ce phénomène de segmentation démocratique, les électeurs étant composés des classes moyennes et supérieures et les précaires, dépités, ne croyant plus en la politique. De plus, le phénomène de paupérisation ne favorise guère la participation citoyenne, celle-ci nécessitant un accès à la culture politique, sociale, ainsi qu’aux moyens d’information. Pour s’impliquer dans la vie citoyenne, il faut un minimum de moyens, mais aussi de désir, et c’est aussi ce qui manque à ceux dont l’existence est devenue une lutte pour survivre et assumer ses créances (et s’occuper de ses enfants).

Alain Juppé, facilement réélu à Bordeaux, participa à une session des rencontres économiques d’Aix-en-Provence en 2005, en compagnie d’Edmund S. Phelps, économiste peu connu du grand public mais cela va s’améliorer, car il a reçu lundi 9 octobre 2006 le prix Nobel pour ses travaux sur l’innovation et la croissance économique. Phelps, nous le retrouvons dans un billet du Figaro où il expose la thèse des deux types de capitalisme, l’un anglo-saxon et l’autre continental (celui de l’Europe), en défendant sans équivoque le premier. Cette opposition n’a rien de nouveau, elle perdure depuis plus de vingt ans. Il faut rappeler que le capitalisme anglo-saxon désigne le système mis en place par Thatcher et surtout Reagan. Au tournant des années 1990, les doutes ont envahi les Anglo-Saxons sur leur capacité à défier le Japon et l’Europe. En 1991, Michel Albert éclairait cette opposition entre les deux capitalismes, le néo-américain et le rhénan, exemplifiant ainsi ce système productif propre à l’Europe, alliant les partenaires sociaux et considéré comme social, par rapport à son concurrent jugé individualiste (lire M. Albert, Capitalisme contre capitalisme, réédité au Livre de poche). Non sans souligner la séduction exercée par le premier et le virage intermédiaire pris alors par la France. Depuis, l’histoire a pour ainsi dire tranché. Les capitalismes continentaux, auxquels on associe le suédois et le nippon, n’ont pas viré en tête, loin s’en faut, et les arbitres économistes donnent l’avantage aux points du côté des Etats-Unis.

Dans le billet du Figaro, Edmund S. Phelps évoque les piètres performances d’une Europe en panne de croissance, un long ralentissement, que du reste le protocole de Lisbonne n’a pas pu enrayer. Selon ses conclusions, ce n’est pas le modèle social qu’il faut mettre en cause, mais les bases du fonctionnement économique. Rendre le système fluide, flexible, ouvert aux initiatives privées, le laisser aller de son dynamisme naturel sans l’entraver par les corporatismes, étatismes, syndicalismes. Bref, le capitalisme continental donne trop de poids aux partenaires sociaux et institutionnels, ce qui a pour effet de freiner le dynamisme et la performance des structures productives. Le propos de Phelps est séduisant si on le lit en entier, notamment lorsqu’il loue la capacité d’initiative du salarié dans le système anglo-saxon et de ce fait, la dignité et un certain plaisir qu’il tire de son activité, alors que le social semble écraser le travailleur si on suit les dires du Nobel 2006 d’économie. Ces gens-là ont une propension à se raconter des histoires lorsqu’ils abordent la question du bien-être, de l’émancipation, etc. Mais force est de constater que les récents déboires d’Airbus appuient sa thèse économique en fournissant un exemple édifiant et symbolique de cette course à la performance entre l’Europe et les States.

L’attribution du Nobel d’économie à Phelps prend une signification toute particulière dans le contexte politique actuel, alors que les deux présidentiables en vue lorgnent vers les Anglo-Saxons. Eclairage, oui, avec ce billet de Phelps, rappelant la chute de l’Empire soviétique en 1991, chute idéologique, politique, mais essentiellement économique. Si on extrapole plus loin que Phelps, alors on pourrait supposer que l’Europe est au pied du mur et doit abandonner son modèle économique pour ne pas chuter d’ici une ou deux décennies. L’affaire du TCE devient plus claire. La partie III du traité allait dans le sens d’une fluidification économique, et le reste servant d’emplâtre social, bref, un mélange mal agencé, confus, comme d’ailleurs la situation actuelle, avec des discours présidentiels mélangeant le politique, le social, l’économique, sans qu’on puisse voir clairement ce qui nous est proposé. Quoique... Une chose est évidente, les citoyens sont les instruments des élites, pris comme moyens dans des enjeux qui n’ont pas de lien direct avec leur destination, qu’ils ignorent le plus souvent.

Mais pour les déclassés, la situation est claire, s’aggravant d’année en année. Dans L’horreur économique, Viviane Forester fait allusion à Phelps en mentionnant une de ses formules, très éclairantes : « Aux Etats-Unis, l’emploi est favorisé au détriment des salaires alors qu’en Europe, les salaires le sont au détriment de l’emploi. » Mais au bout du compte, dans un système ou dans l’autre, le profit s’accroît, rien ne joue au détriment du profit, et cette remarque du livre de Forester prend une acuité de plus en plus intense au vu de l’évolution économique des nations avancées. La remarque restera lettre morte, si elle n’est pas suivie d’une analyse économique rationnelle.

Les choses sont évidentes d’un point de vue comptable et rationnel. Le ressort de cette affaire, c’est que les moyens de paiement sont concentrés, et que pour rémunérer les marges des sociétés, il n’y a pas assez d’argent disponible. Dans le cas du système américain, le travail prime, la concurrence est sévère, les plus performants et formés sont soignés par les entreprises, alors que les moins formés n’ont d’autre solution pour survivre que de travailler pour un salaire de misère. Dans le système continental, la protection des salaires (politique socialiste en France, sociale-syndicale en Allemagne) garantit le maintient des classes moyennes, mais assèche de ce fait, comme aux States, l’argent disponible pour les marges qui se contentent d’aides publiques alors que l’encadrement légal du travail interdit les emplois de type américain, à basse rémunération. Mais le dispositif est vite contourné, et les emplois à temps partiel, précaires, CES, alignent la France sur le dispositif américain, avec une efficacité moindre mais une hypocrisie supérieure.

Conclusion : le modèle américain est plus efficace que son homologue continental, mais les deux génèrent de la pauvreté. L’Europe est invitée à abandonner son modèle. La France et l’Allemagne l’ont fait partiellement, en copiant les tendances américaines. Vu la puissance du système, l’intégrale des désirs, il n’y a aucune raison pour échapper à cette tendance. La seule option serait d’agir au niveau monétaire, puisque le problème de la pauvreté est d’ordre monétaire, assèchement de la monnaie disponible pour les marges. Il existe un système à inventer, mais monnaie se conjugue avec éthique, et donc la « monéthique » pourrait devenir un instrument d’une puissance (créatrice) redoutable, à condition que les nations et les populations se décident à renouer avec les valeurs, et refusent cette attitude sans vergogne des élites, des oligarques, des profiteurs, et ceci de toute obédience, profession ou position dans l’échiquier des décisions (la puissance est dans l’esprit, l’outil suit). La société est pervertie par la boulimie de pouvoir et de profit des élites, la corruption, et minée par l’ignorance des peuples, la démission des citoyens. Je ne crois pas à la bombe des salaires. Précarité impuissante, classe moyenne docile, bourgeoisie active, nulle révolte, mais composition avec la tyrannie du profit pour négocier ses avantages. Vote conforme aux nécessité de l’intendance du plaisir, comme dans les élections bordelaises.

Retour aux réalités. Le Nobel 2006 d’économie incarne la tendance actuelle. L’heure est à la performance. Sont salués des travaux reliant performance économique et dispositif étatique. L’économiste étant un technicien supérieur mandaté pour servir les puissances étatiques qui, fortes de leur croissance, peuvent opérer de manière impérialiste en menant des guerres ou en prenant des options tactiques et stratégiques, comme la Chine au Pakistan. Tant qu’un citoyen américain réclamera plus d’avantages qu’un Français, un Chinois, un Russe ou un Polonais, et inversement, rien ne fera cesser ce système. Avec son cortège de laissés-pour-compte. Le Nobel 2006 d’économie est une signature symbolique du monde qui avance.


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46 réactions à cet article    


  • (---.---.9.238) 12 octobre 2006 12:58

    Un peu nébuleux la « monéthique ». La question des déclassés est un sujet qui mérite d’être approfondi.

    Ce qui est dit de l’auto-exclusion électorale est très pertinent et souvent négligé. C’est le lumpen-prolétariat. C’est aussi ce que connaisse toutes les associations qui interviennent auprès du « quart-monde ».


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 12 octobre 2006 13:43

      L’idée de monéthique est exposée ici. Je crois que c’est la seule piste pour concilier libéralisme, équité et civilisation dans notre monde voué au profit et à l’hyper technologie

      http://www.u-blog.net/FulcanelliEconomie/note/34


    • gem gem 12 octobre 2006 13:33

      Larticle est un peu long, son fond est idéologiquement très contestable, mais il reste pas mal. Bref : je ne suis pas d’accord, mais je vote « oui » quand même.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 12 octobre 2006 13:45

        J’aurais aimé savoir ce qu’il y a d’idéologique dans cet article selon vos critères de compréhension et ce qu’il y a de contestable. Cela peut intéresser également les Agoriens


      • Johan Johan 12 octobre 2006 14:54

        A Bernard Dugué,

        Cet article est intéressant et renvoie à une bonne documentation.

        Je commencerais par renvoyer à mon tour à Pareto :

        http://www.denistouret.fr/ideologues/Pareto.html

        Il me semble que Phelps défend essentiellement les lions contre les renards, ce en quoi on ne peut que le soutenir. De là à partager ses conclusions ultérieures...

        La France a une Histoire corporatiste, et il est vain de la dénier. Tout au mieux peut on l’accepter et tenter de lutter contre, mais la destruction des syndicats (dont l’inefficience et la corruption sont les premières raisons : voir le combat du CPE qui n’a été rallié par les syndicats qu’une fois que les jeux étaient déjà fait, alors qu’ils sont restés inactifs contre le CNE) ne peut laisser un no man’s land dans lequel le travailleur est désarmé. Surtout face à de hauts taux de chômage.

        En ce qui concerne la monéthique, j’avoue ne pas avoir aimé le ton injurieux de l’article de fulcanelli auquel vous avez renvoyé.

        En ce qui me concerne, ce n’est pas un problème monétaire. Ou en tout cas ce n’est pas si « simple ».

        1 Les banques contribuent à la création monétaire en prêtant SANS DEMANDER LEUR AVIS l’argent des uns aux autres (système de Palmstruch) et en faisant leur beurre au passage.

        2 L’Etat peut jouer tant qu’il veut sur les taux d’intérêt, les banques choisissent leurs clients. Ces clients, ce sont les fonds qui spéculent plutôt que la production de biens et de services, car ceux ci sont plus rentables et plus sûrs.

        Aujourd’hui, les taux d’intérêt pour un petit entrepreneur ou un consommateur sont anormalement élevés.

        Le vrai problème est donc que la spéculation financière rapporte plus que la création. C’est à ce niveau là que la production est asséchée financièrement, pas au niveau de la quantité de monnaie globale disponible.

        3 Solutions

        Taxe sur les plus values financières.

        Taxe sur les échanges financiers (taxe Tobin).

        Obligation de conserver ses titres pendant plusieurs semaines avant de pouvoir les revendre (permet de conserver la régulation marchande tout en ralentissant la spéculation à très cour terme).

        4 Désolé, c’est sûrement par manque de culture mais je ne comprends pas votre dernier paragraphe. Pourriez vous m’éclaircir ?


        • armand armand 12 octobre 2006 23:31

          On pourrait ajouter aussi, pour assainir les marchés, l’obligation de payer comptant, la suppression de « l’effet de levier », ainsi que tous les instruments financier tordus (calls, puts) qui permettent d’acheter non un titre, une commodité, ou que sais-je, mais une option d’achat. En somme, immposer aux fonds spéculatifs - déjà détenteurs de sommes colossales - les mêmes règles qu’aux « petits » (racontez à votre boulangère que vous lui donnez dix centimes pour avoir le droit d’acheter sa baguette, dans trois mois, si son prix a atteint les 1euro20...

          Mais effectiement, l’obligation de détenir pendant quelque temps avant de revendre calmerait le jeu.


        • carnac (---.---.7.104) 17 octobre 2006 10:27

          Il est faux de dire que les syndicats n’ont pas lutté contre le CNE - et ils luttent toujours au cas où vous ne le sauriez pas - simplement compte tenu du fait que cette ordonnance parfaitement illégale au regard de nos accords internationaux est intervenue en plein mois d’aout 2005 , les entreprises étaient fermées , les salariés en congés annuels et les étudiants libérés de leurs examens ... mais ce n’est que partie remise ... http://prudhommesisere.free.fr/indey.htm


        • (---.---.192.187) 12 octobre 2006 16:37

          Oui enfin pour un économiste prix Nobel, il a de bien curieuses idées (comme quoi être prix Noble n’empêche rien)... faudra m’expliquer en quoi le système Anglo-Saxon est supérieur à un système Danois ou Norvégien ?


          • Panama (---.---.198.59) 12 octobre 2006 17:26

            Et quid du système « capitalo-communiste » de la Chine ? Pourtant il semblerait bien actuellement qu’il soit celui qui fonctionne le mieux, en terme de croissance (plus de 9% par an !!!) et d’enrichissement des classes populaires (mais oui : il vaut bien mieux être ouvrier que paysan en Chine).

            Il manque un paragraphe complet à votre article.


            • (---.---.192.187) 12 octobre 2006 17:40

              Info tombée il y à quelques minutes... déficit extérieur des USA pour le mois d’aout... 69.9 milliards de dollars. RECORD BATTU.

              Avec 22 milliards rien que pour la Chine, on se demande (comme le souligne si bien Panama dans son commentaire juste au dessus) si le modèle Anglo-Saxon est si supérieur que ça... je pense personellement qu’il à atteind ses limites, il n’a tenu que sur les bases de la seconde guerre mondiale et la guerre froide, mais il tend tranquillement à s’effondrer sur lui-même... je ne suis pas certain que le système chinois ait un avenir plus rose dans sa configuration actuelle...

              Enfin qui vivra verra, mais je n’ai toujours vu aucune preuve que l’Anglais moyen soit économiquement mieux lotis que le Norvégien ou le Danois moyen... je dirais même que c’est largement le contraire smiley


              • Internaute (---.---.138.97) 14 octobre 2006 17:58

                Le déficit commercial américain montre des signes alarmants de faillite généralisée du système :

                2000 - 436 Milliards de dollars

                2001 - 410

                2002 - 470

                2003 - 535

                2004 - 651

                2005 - 766

                Soit un total en 6 ans de 3.268 milliards de dollars, soit environ 30% du PIB. Le plus intéressant est de voir que les US ne vendent plus rien à personne. En 2005, le meilleur solde de la balance commerciale est avec la Hollande pour seulement 11 milliards et le pire est une perte de 201 milliards avec la Chine.

                L’erreur des économistes me semble être, ou en tout cas celle de l’article, de discuter de modèles économiques en s’en tenant à la seule théorie. Je pense en effet que la liberté individuelle est plus favorable au développement économique que le socialisme dogmatique. Cependant, les chiffres de l’économie qui a choisi le modèle libéral sont catastrophique. Le modèle est-il mauvais ? Pas du tout. On oublie seulement de dire que les USA sont les premiers a avoir commis l’erreur fatale de mettre en concurrence libre et non fausssée leurs employés avec les esclaves du tiers monde. Il y ont tout laissé et nous suivons le même chemin.

                Une économie saine est une économie où la production correspond aux besoins dans un marché homogène (même coûts et même bénéfices). L’absurdité est la course à la productique. Si les français se contentaient de fabriquer les autos dont ils ont besoin et les japonais de-même, on ne serait pas dans ce paradoxe d’ajouter des zéros à droite dans les bilans des entreprises et de perdre en mêm temps sa propre substance culturelle, humaine et industrielle.


              • Sophie (---.---.160.176) 12 octobre 2006 18:05

                Le journaliste d’investigation qui a publié « 7 millions de travailleurs pauvres, la face cachée des temps modernes » chez Fayard se prénomme JACQUES (Cotta) et non Michel...


                • Sophie (---.---.160.176) 12 octobre 2006 18:50

                  Je serais plus optimiste que vous sur ce sujet, pour plusieurs raisons :

                  • les milliers de « nouveaux pauvres » issus de la classe moyenne qui ont perdu leur emploi et, trop vieux, trop chers, se retrouvent aux minimas sociaux, n’ont pas perdu l’habitude de voter, et le chômage leur a donné le temps disponible pour analyser ce qu’il se passe.

                  • les déclassés permanents sont de plus en plus sollicités pour s’inscrire sur les listes électorales et voter.

                  Et si cela ne suffit pas, la cocotte-minute est prête à exploser d’un moment à l’autre : on l’a vu avec les révoltes de novembre, la bataille contre le CPE... et, n’oublions pas, le NON au référendum du 29 mai.

                  Je pense que les pauvres iront voter de plus en plus, et si cela ne suffit pas, cela - hélas - se passera dans la rue.

                  En tous cas merci pour cet article éclairant. Et merci à Johan pour son commentaire, très éclairant lui aussi.


                • Internaute (---.---.113.131) 14 octobre 2006 17:36

                  @Sophie L’auteur cité n’est pas un homme Michel Cotta, mais une femme Michèle Cotta et soeur ainée de Jacques Cotta. Tous les deux sont les enfants d’un certain Cotta, chef de file du feu PSU et ancien Maire de Nice avant la dynastie Médecin.


                • loga (---.---.232.105) 12 octobre 2006 19:30

                  Bravo pour l article Je me suis toujours demandé si a un moment donné l amérique n’était plus en guerre à la fois moral et réel que se passerait il ?l ’économie américaine serait elle tjrs aussi bonne ? J en doute .

                  Le modéle économique américain est lié à la religion des premiers colons.

                  Les boursicoteurs américains ,il y a quelques années ,ont eu peur :il y avait plus d emplois que de salariés répondant à certains profils ,résultat les salaires devenaient hauts .Pour rétablir l esprit « moral » l émigration fut plus ouverte et la bourse repris son essort.Faut il des pauvres pour s enrichir ?

                  On parle de création d’ emploi mais qui a le courage de parler de création de vie décente .On peut créer des emplois précaires , les politqiues seront heureux ,moins de chomage .

                  Les syndicats n empéchent pas l économie mais ont permis aux salariés d avoir un bien être relatif. On peut dire que les congés payés ne sont plus nécessaires ,que le temps de travail ne correspond pas à l évolution économique .On peut en effet avoir cette analyse mais en paralléle avoir le courage de prendre en considération les maladies pro , les dépressions ,les violences conjugales à cause de la fatigue( boulot +trajet).

                  La Chine progresse mais en partant de rien c est plus simple. Des enfants anglais travaillent avant et aprés l école pour vivre .

                  Il faut arrété de voir que le coté économie et profits. Les salariés sont des êtres humains qui doivent pouvoir vivre sans crédit. Nous sommes conditionné par l ’économie et l inflation mais a qui appartiennent les médias ? On peut, à moyen terme ,faire penser les gens dans le sens ou l’ on veut . Voir encore les dirigeants des USA et le montage médiatique pour attaquer l’Irak en bonne conscience.Le monde l a cru sur le moment .

                  Les pays européens ont des divergences de salaires,de charges...on peut produire moins cher et faire plus de profits ailleurs .L usine qu on ferme malgré les bénéfices est un chiffre dans le bilan comptable mais si on obligeait cette société a verser aux salariés le produit de l écart de la masse salariable on aurait peut moins de chomeurs. L histoire se repéte ,parait il, donc avec un peu de patience le moyen age n est pas loin mais sans les trombadours.


                  • Verite (---.---.127.65) 13 octobre 2006 03:41

                    @Luga,

                    Ou avez vous forme vos idees ? Dans une ecole/lycee francaise ?

                    Quelle ignorance vaste ! Quelle delire socialiste !


                  • ZEN zen 12 octobre 2006 19:57

                    L’article soulève beaucoup de problèmes importants. Pour prolonger ce débat : René Passet : « L’illusion néolibérale » (Champs/Flammarion)

                    @Loga : Si les Usa n’étaient pas dopés par les commandes militaires et si les bons du Trésor asiatiques (chinois entre autres) ne soutenaient pas artificiellement le dollar, le niveau de vie américain tomberait à moins 15 à 20 %.


                    • armand armand 12 octobre 2006 23:25

                      @Zen

                      Et on peut ajouter que pour moitié, la croissance américaine ces derniers temps est due à la bulle immobilière, dont le ressort est très facile à décrypter : Encouragez des gens des classes moyennes à s’endetter au maximum, donnez-leur l’impression que leur bien va continuer d’augmenter en valeur, et ils ne remarqueront pas que leur pouvoir d’achat stagne ou baisse.


                    • www.jean-brice.fr (---.---.172.74) 12 octobre 2006 22:22

                      Je tiens à préciser que ce NOBEL, créé en 1969 pour contrer la conférence de presse du Général DE GAULLE et les articles de Jacques RUEFF n’a qu’une valeur relative ... Il serait temps que l’opinion internationale s’en aperçoive !


                      • Christophe (---.---.58.18) 12 octobre 2006 22:44

                        Juste une petite précision.

                        Le Nobel d’économie n’existe pas, vous parlez du prix de la banque de Suède.

                        Les prix Nobel ne s’appliquent qu’aux sciences (sauf les mathématiques, pour une histoire de coeur) et l’économie n’est pas une science.


                        • Christophe (---.---.58.18) 12 octobre 2006 23:37

                          Petit correctif :

                          Les prix Nobel ne s’appliquent pas qu’aux sciences. Cet argument était orienté uniquement pour ce qui concerne les recherches utilisant l’outil mathématique pour formaliser leurs théories.


                        • Verite (---.---.127.65) 13 octobre 2006 03:35

                          @Christophe

                          Communiste delire !!!!!!!!!!


                        • www.jean-brice.fr (---.---.24.143) 13 octobre 2006 08:55

                          C’est parfaitement vrai !


                        • Christophe (---.---.86.115) 13 octobre 2006 10:29

                          @Verite

                          Que vous me classiez dans une catégorie ne me préoccupe pas, mais votre argument me semble un peu court !

                          Reprenons donc la définition de Gary Becker concernant l’homme rationel :

                          L’analyse économique traite le consommateur comme un agent final. C’est un individu qui gagne un certain revenu, est doté d’un certain nombre de besoins ou de désirs qu’il essaie de satisfaire en achetant sur le marché un certain nombre de biens et de services, dans la limite du pouvoir d’achat qui est le sien. Conformément au postulat de départ de toute la théorie économique, c’est un être rationnel, calculateur et maximisateur, son rôle est très passif. Il se contente d’agencer son panier d’achats en fonction de l’intensité de ses besoins, tenant compte, d’une part, des sommes d’argent dont il dispose, d’autre part, des prix qu’il doit payer pour obtenir les biens et services qui satisferont ses désirs.

                          La théorie économique prend les besoins et les désirs comme des données exogènes. Les économistes laissent aux sociologues et aux psychologues le soin d’expliquer comment se forment ces désirs, et comment ils évoluent. Leur seul problème est d’analyser comment l’appareil de production répond aux modifications de la structure des besoins. On ne se demande pas s’il existe des interrelations entre la façon dont se forment ou évoluent les revenus et plus particulièrement la structure des besoins. Les comportements de l’individus vis-à-vis du travail, de l’éducation, de la santé, etc., sont considérés indépendamment de ses attitudes de consommateur et ses choix de consommation.

                          Je n’irais même pas jusqu’à mettre en évidence la fausseté d’un tel comportement rationel puisque les neurosciences, la psychologie, l’anthropologie (qui sont des constituantes des sciences cognitives) ont démontré toute la complexité du comportement humain et la discontinuité rationnel-irrationnel des comportements (facteurs émotionels, contextuels, ...). Par ailleurs, l’une des caractéristiques de l’intelligence est l’induction (l’induction permet, à partir d’une constatation, d’en déduire une autre pour un autre objet sans qu’il y est de certitude ni de rapport entre les objets. L’induction est créative mais risquée) alors que la plupart des outils mathématiques travaillent par déduction (La déduction permet de constater un et un seul résultat pour un problème donné sans s’étendre afin de savoir si cela s’applique à d’autres problèmes. La déduction est rigoureuse mais non créative) ; ce qui laisse supposer que l’homme rationel est un veau, ne raisonnant pas par induction !

                          Les théories économiques supposent que les individus poursuivent uniquement leur propre intérêt personnel, n’étant animé par aucun objectif social (main invisible dans la théorie d’Adam Smith).

                          Nous sommes proche par certains aspects de la théorie des jeux non coopératifs pour laquelle la confiance n’existe pas ; c’est une hypothèse d’individualisme extrême. Cependant cette théorie des jeux cherche à identifier les conditions qui permettent malgré tout une coopération efficace.

                          Pourtant, et c’est là un constat, les nouvelles formes d’organisation imposées par le développement des stratégies d’alliances, de partenariat dans un environnement dominé par l’incertitude rendent la confiance nécessaire dans les relations industrielles et de services ; la confiance, nécessaire dans le cadre d’une coopération, et l’intérêt personnel deviennent conciliables.

                          Le développement des stratégies d’alliance montre que la confiance n’est pas seulement un phénomène purement économique, elle s’établit aussi dans la sphère des relations sociales. La sociologie prend, dans ce contexte, tout son sens car centrée sur l’individu et sa relation à l’autre. Par ailleurs, Boudon souligne que l’action rationnelle des individus ou des groupes ne relève pas d’une seule rationalité axiologique, et Thuderoz relève que les liens sociaux ne se résument pas à des formes purement intéressées.

                          En sociologie, la confiance est un processus continu qui change, évolue avec les comportements des acteurs, leurs enjeux, leurs pouvoirs, et permet d’identifier des zones de confiance et des zones de méfiance ; elle ne s’active, se mesure ou ne varie que dans le lien social durable.

                          Là, nous sommes déjà très loin du postulat de départ et plus particulièrement de homme rationel, l’une des hypothèses de base de l’économie. La main invisible est-elle par ailleurs formalisée mathématiquement ou permet-elle de mettre dans toute théorie tout et n’importe quoi ?

                          Autre point qui est assez édifiant. Stiglitz a obtenu le prix de la Banque de Suède (2001) grâce à la découverte de l’assymétrie d’information : lors d’un échange, certains des participants disposent d’informations pertinentes que d’autres n’ont pas. Ce qui remet en cause la CPP (concurrence pure et parfaite). Cette découverte, dans ses fondements propres, est déjà citée dans bien des ouvrages d’anthropologie des années 40-50. On peut retrouver les principes dans l’ouvrage de Whorf B. L. - Language, Thought, and Reality : Selected writings of Benjamin Lee Whorf, J. B. Carrol, Ed, MIT Press, 1956.

                          La question qui se pose est donc de savoir pourquoi l’économie cherche à modéliser le comportement humain dans un monde ouvert sans tenir compte de la recherche faite en ce domaine par les sciences humaines ?

                          Dans toute théorie, les hypothèses sont très importantes ; sinon nous pouvons nous retrouvez dans un contexte dans lequel les propos d’Aristote prennent tout leur sens : Avec du faux, je fais ce que je veux !


                        • loga (---.---.202.209) 13 octobre 2006 21:26

                          @ Christophe

                          Votre analyse ouvre la possibilité de se demander deux choses :
                          - si l intelligence vient d’une culture sociale, a t on vraiment la possibilité d évoluer .

                          La notion de peur créée par l ’incertitude du changement ne donne t elle un faux semblant d’ intégration ou d alliance . On se rapproche aussi devant une menace rélle ou fictive.

                          Y a til pas au contraire dans cette alliance une mise en place « subconsciente » de devenir le plus fort. Avoir confiance est un début d’humilité et un partage réciproque dans la communication ou la critique. Avoir confiance est évolutif par rapport à ce que les autres apportent en réflexions ou critique et l inverse :j apporte parceque j ai confiance et je peux être moi même.J estime celui en face de moi car je le connais et je sais ou je peux aller et surtout ne pas lui faire du mal par des mots .Savoir s arréter.

                          - le deuxieme point est relatif à l’économie qui cherche à modéliser le comportement humain.

                          L économie donne aux gens l’ impression qu’ en pensant d ’une certaine façon ils existent dans une sociéte paralléle et sortent du lot. Il est souhaitable pour cette économie que tout le monde dise qu elle est un bien fait et nécessaire même si celà est loin d être réel.C est facile elle a les médias .

                          L économie par ce biais s ’autogére ,se développe ,fait fortune .L économie est amoral car proche de la dictature et de plus est faite par des gens qui ne sont pas d un pays pauvre.

                          Pour consommer il faut créer le besoin et l’ impression que si on n’ a pas les chaussures ou autres on ne fait partie de sociéte . C est vrai que faire partie d une sociéte peut être aussi une question de dialogue mais faut il avoir assez de mots pour pouvoir communiquer. Paraitre est simple .

                          L économie a tuer le bon sens et la simplicité et est une religion : on y croit parcequ ’on ne peut pas l expliquer .L’ pouvoir et la croyance vont souvent ensemble.

                          On ne vie plus en société et on ne considére pas la richesses morale des autres individus qq soit leur culture .les gens des pays aisés se regardent vivre par les médias mais les yeux se ferment devant la réalité.

                          ’bon si c est nul exuse ’. Désolé.


                        • Krum (---.---.122.78) 12 octobre 2006 22:57

                          Très juste remarque de www.jean-fabrice. Les Prix Nobel furent créés en 1901. En 1968 la Banque de Suède créé un prix d’économie en mémoire d’Alfred Nobel. C’est cette proximité qui fait croire qu’il existe un « Nobel » de l’économie. Il est inquiétant que l’ensemble des médias y compris des quotidiens « dits de référence » relaient ces approxmations. On peut penser que je pinaille, mais c’est la précision, qui fait que d’un objet banal on passe à une oeuvre d’art.


                          • herbe (---.---.173.23) 12 octobre 2006 23:15

                            et oui ça fait peut-être bien partie du spectacle !

                            voir l’autre très bon article de l’auteur :

                            http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=14381


                            • Christophe (---.---.58.18) 12 octobre 2006 23:26

                              A lire, un article du Monde Diplomatique sur la question des Prix Nobel et du Prix de la Banque de Suède :

                              http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/HENDERSON/11930


                              • herbe (---.---.173.23) 12 octobre 2006 23:42

                                merci pour ce lien très instructif !

                                Un autre celui de wikipedia :

                                http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Nobel_d%27%C3%A9conomie


                              • www.jean-brice.fr (---.---.24.143) 13 octobre 2006 09:02

                                C’est très bien de diffuser ce lien, mais je tiens à préciser que ce vrai-faux prix NOBEL a été créé pour CONTRER LA CONFERENCE DE PRESSE DU GENERAL DE GAULLE ET LES ARTICLES CONCOMITANTS DE RUEFF LE 4 FEVRIER 1965 !!!


                              • ZEN zen 13 octobre 2006 09:17

                                @Christophe

                                Merci pour ce lien.J’ai relevé surtout :

                                « La présentation mathématisée de ces concepts sert souvent à masquer leur idéologie sous-jacente. Et à mettre hors de portée intellectuelle du public, et même des élus, des problèmes présentés comme trop « techniques » pour eux. Ainsi, non seulement les économistes gagnent en influence au sein des puissantes institutions qui les emploient, mais on les soumet rarement aux critères d’évaluation des autres professions. »

                                Une étude salubre et décapante sur le statut dit « scientifique » de l’économie, le livre de JACQUES SAPIR :« Les économistes contre la démocratie » (A Michel), de même que l’étude de PATRICK VIVERET : « Reconsidérer le richesse »


                              • Verite (---.---.127.65) 13 octobre 2006 03:29

                                @l’auteur

                                Monsieur Dugue,

                                Cette diatribe est ignorante, et c’est la produit d’un education communiste,et du socialiste propaganda, qui est pleine de haine pour l’Amerique.

                                Les vielles cliches apropos d’Amerique sont par example completement ridiculeuses, et sans aucun fondation scolaire.

                                Vous avez asserte dans votre article plusieurs mensonges :

                                « les doutes ont envahi les Anglo-Saxons »

                                « travail precare »

                                « capitalisme neo-americain »

                                etc, etc, etc, ad nauseum !

                                Vous pensez que les Anglo-Saxons sont une menace ? sont une population moderne ? Les ’Anglo-Saxons’, comme une societe cohesive, est un delire de votre imagination !

                                Tristement vous n’avez aucun idee de notre societe.

                                Pour nous le travail ’precaire’ n’est pas une choseodieuse ou permanente, - au contraire cela est un opportunite pour les retraites gagnent un peu, et pour les jeunes apprendre divers experiences. Rien qui est intelligent chez les jeunes reste longtemps a un travail ’precaire’.

                                Notre developmente a ete precaire pendant 350 annees. Nous avons habitude de la precairite, est nous avons develope une attitude contraire de votre. Je n’ai pas aucun idee qui ’l’etat’ me support ! Il faut que chaq’un support lui-meme !

                                Les plupartes des americains ont ecoute les histoires de nos parents, et grandparents, qui ont travaillent dans douzaines de ’travail precaires’ dans leur vie. Cela est normal pour nous. Il a pleine des adventures est aussi possibilites romantiques, cette chemin de divers travail..a Alaska..a Chicago..a Texas, etc etc etc.

                                Nous n’avons pas cette idee qui quelqu’un, (l’etat), nous donne une ’securite’, un travail permanente.

                                Si vous etes intelligent, si vous travaillez longue et dur, vous gagnez un bonne travail. C’est simple.Si vous etes lache, ignorante, etc. vous ne restez pas dans une bonne travail. Simple.

                                Bien sur, nous avons une legacy de racism severe, et la seule chose qu’a addresse cette imbalance etait le loi cree par President Lyndon Johnson de ’affirmative action".

                                Avec cette loi ,15 ou 20 % de travail etait reserve pour les minorities : noirs, cubanos, puerto ricans, indians nativ d’aAmerique, est personne deforme. Aussi les universites ont donne education libre a les minorites jusqua les annees ’60, et cela marche bien.

                                Cette loi etait difficil mais enfin il marche bien et aujourdhui nous sommes une societe plus balance et juste qu’en 1960.

                                Rien est parfait, surtout chez nous ou la democracie est toujours fragile.Nous avons tous les problemes sociales qui existent dans la humanite.

                                Mais vos generalizations apropos des « Anglo-Saxons » sont cliches passe et vapides.

                                Monsieur Dugue : Venez ici,- restez, -voyagez a tous les 50 etats, est regardez bien qui nous sommes, avant de nous condamner ,s’il vous plait !

                                Cordialment,

                                Verite


                                • ZEN zen 13 octobre 2006 09:23

                                  @Vérité (?)

                                  « Si vous etes intelligent, si vous travaillez longue et dur, vous gagnez un bonne travail. C’est simple.Si vous etes lache, ignorante, etc. vous ne restez pas dans une bonne travail. Simple »

                                  Tout est simple aux USA...Merci de nous l’apprendre. Demain je fais ma valise. Mais comment avoir un visa à destination de ce merveilleux pays, car mon nom commence par « Ben... » ?...


                                • (---.---.159.247) 13 octobre 2006 11:24

                                  « Si vous etes intelligent, si vous travaillez longue et dur, vous gagnez un bonne travail. C’est simple.Si vous etes lache, ignorante, etc. vous ne restez pas dans une bonne travail. Simple. »

                                  Oui, c’est simple : des salopards de pauvres qui le méritent et des milliardaires méritant.

                                  il est vrai qu’on a beaucoup de mérite à gagner des milliards en spéculant à la bourse.

                                  Et ces fainéants de pauvres qui n’ont même pas les moyens de se payer des études supérieures méritent bien d’avoir leur sort de pauvre !

                                  et pour les gens qui ne gagnent pas assez pour avoir une assurance santé méritent bien de crever : ils auraient pu vendre leurs organes pour gagner plus !


                                • verite (---.---.127.60) 13 octobre 2006 19:26

                                  Quel ignorance ! Quel delire socialiste !


                                • (---.---.159.247) 13 octobre 2006 11:06

                                  Attention à ne pas tenir compte que du chiffre de croissance et du chomage des pays pour comparer l’efficacité des systèmes :

                                  bien qu’ayant une croissance supérieure et un chomage inférieur à l’europe, les pays anglo saxons ont un plus grand nombre de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. De plus, la définition d’un chomeur diffère d’un pays à un autre.

                                  La richesse globale d’un pays n’est pas non plus parlant : un pays avec une toute petite minorité de milliardaires et une grande majorité de pauvres peut avoir une plus grande richesse moyenne qu’un pays où il a une majorité de classe moyenne mais mieux vaut vivre dans le second que dans le premier.

                                  Et une valeur importante à mes yeux qu’on ne mesure jamais en économie : le « bien être » de la population qui reste biensûr à être défini. Je ne sais pas si un américain moyen qui doit cumuler 2 boulots pour survivre sans avoir les moyen de se payer une assurance vit mieux qu’un smicard en france qui a au moins une sécu...


                                  • verite (---.---.127.60) 13 octobre 2006 19:38

                                    Il est clair que vous avez etudier dans les ecoles socialistes. Leur propaganda feroce anti-americain est une mensonge totalement.

                                    L’Amerique n’est pas L’Inde.

                                    J’ai commence la vie avec rien, et j’ai plusieurs travails, je suis alle au soir a college, et j’ai travaillez au jour, et le government n ’as me donne pas une centime.

                                    Il n y a pas les « pauvres » en masse qui souufrent. Nous avons plusieurs programs pour logement, nouriture, ecole, creche, medecin pour les destitutes, qui sont pour les plupart les alcohooliques ou les personnes adonnee a stupefiants.

                                    TOUS Nos hospitales sont ouvert au pauvres, sans assurance, dans chaque etat. Et les universites ont programmes libres pour celui qui ne peut pas payee.

                                    Ou avez vous trouvez vous idees ?

                                    Venez ici, et re-pensez vos idees de nous...


                                  • carnac (---.---.7.104) 17 octobre 2006 10:43

                                    Tout en étant loin de rejeter toutes les expériences américaines je souhaiterais que vous nous parliez des « working poors » à quoi attribuez vous ce phénomène ? J’aimerais que vous nous parliez de la Nouvelle orléans comment se fait-il que la plus grande puissance économique et financière du monde ait mis tant de temps à apporter une aide à ses citoyens touchés par un cyclone ? J’aimerais que vous nous expliquiez pourquoi les GIs qui se font tuer en Iran et sur les autres fronts sont plutôt noirs et pourquoi les sénateurs n’envoient pas leurs fils sur ces fronts ? A part cela en france rassurez vous, nous prenons aussi des cours le soir au CNAM par exemple c’est mon cas d’ailleurs.


                                  • Le hérisson (---.---.121.162) 13 octobre 2006 12:07

                                    Votre papier est un peu fourre-tout, d’Alain Juppé à Phelps... Je n’ai pas lu le « billet du Figaro » mais Phelps est classé dans les néo-Keynésiens. (Voir le portrait que lui ont consacré Le Monde et Libération... Ainsi que mon article ici-même : Les Nobel contre l’économie néo-libérale)


                                    • Le hérisson (---.---.121.162) 13 octobre 2006 12:13

                                      J’ajoute que l’article du Monde Diplo est également tendancieux... Tous les Nobel (y compris américains) ne sont pas libéraux ! C’est une vision réductrice de la pensée américaine.

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