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Accueil du site > Actualités > Economie > Non, les taux d’intérêts négatifs ne présagent rien de bon (...)

Non, les taux d’intérêts négatifs ne présagent rien de bon !

Malgré un discours rassurant véhiculé par les média français, un décryptage moins complaisant du passage des taux d'intérêts à des valeurs négatives accordés à la France souligne l'état de délabrement avancé du système financier.

Après l'Allemagne, c'est maintenant au tour de la France de bénéficier de taux d'intérêts négatifs sur les emprunts contractés auprès des marchés financiers

Source

Cette phrase de l'article résume bien la situation :

"Les investisseurs récupéreront à l'échéance moins que ce qu'ils ont prêté à la France !"

Alors posons nous, un instant, la question de savoir pourquoi est ce qu'aujourd'hui, les investisseurs sont disposés à perdre de l'argent en acquérant de la dette souveraine, alors que cette démarche est diamétralement opposée à leur raison d'être !!!

Il suffirait pourtant juste de laisser ces avoirs sur un compte bancaire, même non rémunéré, pour s'en tirer mieux que d'investir dans un produit à taux d'intérêts négatif (dont les pertes seront encore accentuées par l'inflation) !!!

Et si le but de la manoeuvre consistait justement à sortir les capitaux des coffres des banques ?? !!

Max Keiser nous prévient, dans l'une des ses vidéos que les "Banks are dead ! "

Parallèlement, de grands groupes industriels tels qu'EADS "créent leurs propres banques afin de répondre à un besoin réel de sécurisation de leurs trésoreries, que se soit au niveau des devises ou des titres à détenir. Ainsi, elles peuvent déposer leurs fonds directement à la BCE, un facteur très rassurant en cette période de turbulences dans les milieux bancaires."

Source

traduire : elles créent leurs propres banques afin de ne pas voir toute leur trésorerie s'évaporer en cas de faillite des banques qui détiennent actuellement leurs capitaux !!!

D'autre part, Les agences de notation dégradent, à tour de bras, les notes des banques européennes, ce qui entraine une augmentation coût du crédit qu'elles contracteront sur les marchés financiers.

L'affaire du LIBOR, n'arrange en rien la situation actuelle et va se conclure par le versement de milliards de dommages et intérets à la charge de ces mêmes banques.

Je m'attarde pas sur les cas individuels comme celui de la JP Morgan qui est visée par une enquête du FBI suite à la perte de 2 (ou 5 ou 10) milliards ou bien celui du Crédit Agricole plombé par les lourdes pertes de sa filiale grècque Emporiki.

- Quotidien.com, le blog de P. Jovanovic, recense une pléthore d'arnaques astuces bancaires (plafonnement des retraits d'espèces aux guichets et allongement des délais d'attente ; pannes récurrentes des systèmes informatiques ; modification des dates de valeurs etc, etc, etc...) leur permettant de maximiser leur trésorerie et dont nous, clients, sommes les premières victimes... de telles pratiques n'augurent, en rien, de la bonne santé du système bancaire.

Nombreux sont ceux qui estiment qu'il ne s'agit plus, aujourd'hui, pour les investisseurs de gagner de l'argent mais de ne pas en perdre ; ceux-ci préfèrent donc placer leurs capitaux dans les dettes souveraines ganranties par les états plutôt que de les laisser à la disposition des banques au bord de l'effondrement !!!

Contrairement aux messages lénifiants de la presse française, il y a fort a parier que cet évènement est un signal d'alarme supplémentaire d'un modèle financier en train de se désagréger.

 

Liens :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/02/credit-agricole-veut-se-separer-de-sa-filiale-grecque-emporiki_1727652_3234.html

http://www.youtube.com/watch?v=F2kfFmGt8Yc

http://www.atlantico.fr/decryptage/quand-entreprises-creent-banques-pour-proteger-ravages-systeme-financier-christophe-moussu-385998.html

http://www.jovanovic.com/blog.htm


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25 réactions à cet article    


  • Hubu 11 juillet 2012 17:28

    Bizarre les taux d’intérêt pour l’Espagne et l’Italie on légèrement baissé depuis hier

    Un 56950456951èm sommet de la dernière chance été organisé ?


    • robert 11 juillet 2012 17:43

      Merci Game Over, c’est même très inquiétant. Hubu, ils se sont mis d’accord juste pour que toutes les dettes atteignent 100 % des PIB , ensuite tout sera à vendre comme en Grèce, le salut peux venir des Asturies ? sauront nous leur emboiter le pas ?


    • BarbeTorte BarbeTorte 11 juillet 2012 21:47

      moui
      pourquoi on s’arrêterait à 100 % ?
      Le Japon est déjà à 220 % et çà n’a pas l’air de les affoler...


    • Lunecia 12 juillet 2012 01:48

      Pour le Japon, sa dette publique est détenue majoritairement dans le pays. Donc en soi, le problème reste dans le pays qui continue à tourner tant que les japonnais y participent.


      Pour les pays européens du sud, le problème est partagé ou comme dit « swappé » partout. Là est bien le problème car il affecte des pays qui seuls n’ont pas ce soucis.

      A Hubu sur la légère baisse du taux espagnol : Je pense qu’il n’est pas utile de regarder ce taux à si court terme. Les marchés ne fonctionnent pas tels qu’on les présente. Beaucoup d’actions financières sont effectuées automatiquement et mécaniquement sur du très court terme. Que ce soit dans un sens ou dans l’autre, l’interprétation qu’on peut en faire dépend plus de ce que les acteurs veulent en faire plutôt qu’en être une conséquence.

    • Hubu 11 juillet 2012 18:24

      A vendre ? mais à vendre à qui ?

      Même la Chine commence à tanguer dangereusement !!
      Je doute qu’ils vont encore nous venir en aide pour notre dette...

      Voici la dernière Chronique d’Olivier Delamarche

      Pessimiste mais au moins dans son langage cru il a le mérite d’être honnête et directe


        • Game Over Game Over 11 juillet 2012 19:49

          Après avoir soumis l’article à la modération, je me suis aperçu que vous aviez publié un billet avec un titre très similaire !


        • Leo Le Sage 12 juillet 2012 05:29

          @auteur
          « Après avoir soumis l’article à la modération, je me suis aperçu que vous aviez publié un billet avec un titre très similaire ! »

          Ce n’est pas un crime, c’est même fréquent... smiley
          Tous les liens que vous avez donné je les ai tous lu... aussi smiley

          Cordialement

          Leo Le Sage


        • Jade Jade 11 juillet 2012 23:37

          @ l’auteur
          Ça sent vraiment mauvais.

          D’ailleurs récemment, sur le site (hautement subversif comme tout le monde le sait) yahoo, on avait cet article en première page.
          On commence discrètement à nous préparer au pire ?

          • chmoll chmoll 12 juillet 2012 08:43

            qui dit taux d’intérêt dit prèt ,on est jamais sur de pouvoir le rembourser
            quoique c nous qui remboursons , faut voir


            • Game Over Game Over 12 juillet 2012 09:38

              Selon Olivier Delamarche, les prêts à taux négatifs sont « le type même du piège à con qui se met en place » !

              l’intégralité de la vidéo :

              http://www.youtube.com/watch?v=n-uggW3tCgM


              • JL JL 12 juillet 2012 10:13

                Oui, piège à cons, comme on peut parler de piège à con d’une ombre pour celui qui la suit, quand elle se pose sur une bouche d’égout ouverte !

                Les marchés, et avec eux les politiques, suivent leur ombre. Les investisseurs avides, après s’être tant gavés de taux d’intérêts usuriers, ont cassé la machine, et mettent les chaloupes à la mer en investissant dans ce qui ne fera jamais faillite sans leurs manigances : les États-nation.


              • spartacus spartacus 12 juillet 2012 13:04

                 Pour le moment, les marchés achètent des obligations françaises, car la France n’est pas en récession sur le papier, contrairement à l’Espagne et à l’Italie.

                Les résultats qui arrivent du second trimestre de la consommation en France sont très alarmants.
                A la fin de l’année, sera t-on en récession ou pas ?

                Avons nous atteins le sommet avant la chute ? 

                • Vegetaline 12 juillet 2012 14:55

                  Les prêts à taux négatifs n’augurent rien de bon, c’est un euphémisme ! C’est carrément annonciateur d’un apocalypse financier. Quelle autre raison pousserait un acteur économique à distribuer son capital, la philanthropie ? L’euro est mort il ne reste plus qu’à l’enterrer, trop de pays de la zone euro sont insolvables alors les investisseurs sauvent les meubles.


                  • Vegetaline 12 juillet 2012 15:10

                    Le taux d’intérêt est communément appelé le coût du risque pour le prêteur dans le cas d’un taux négatif le risque est donc du côté de l’emprunteur, nous sommes donc en danger !


                    • Leo Le Sage 12 juillet 2012 15:20

                      @Par Vegetaline (xxx.xxx.xxx.154) 12 juillet 15:10
                      Vous dites : "Le taux d’intérêt est communément appelé le coût du risque pour le prêteur dans le cas d’un taux négatif le risque est donc du côté de l’emprunteur, nous sommes donc en danger !"

                      N’importe quoi...
                      Vous payez un loyer, et le loyer augmente si le risque augmente...
                      Mais ici, le loyer n’est pas positif, il est négatif...
                      C’est comme si on vous supplie de rester dans la maison, et vous demandez à ce qu’on vous paye pour rester...

                      Lisez le contenu ci dessous :
                      Un taux négatif ne présage rien de bon, non plus - AgoraVox le média citoyen
                       
                      Cordialement

                      Leo Le Sage


                    • JL JL 12 juillet 2012 17:55

                      Léo,

                      pour étayer un de mes posts précédents sur le sujet : ce n’est pas absurde de payer quelqu’un pour occuper les lieux. Cela s’est vu. Bon, je sais, comparaison n’est pas raison.

                      De fait, l’industrie financière étant une industrie du diable, je pense qu’elle a toujours une longueur d’avance dans le vice. Et ce vice là ne sent pas bon, comme d’ailleurs tous les vices de cette engeance.


                    • Vegetaline 12 juillet 2012 17:58

                      Je reste sur ma position, toutefois si vous disposez du temps nécessaire je souhaiterai que vous m’expliquiez l’intérêt pour un investisseur de perdre de l’argent. 


                    • Leo Le Sage 13 juillet 2012 01:13

                      @Par JL (xxx.xxx.xxx.183) 12 juillet 17:55
                      Vous dites : "pour étayer un de mes posts précédents sur le sujet : ce n’est pas absurde de payer quelqu’un pour occuper les lieux. Cela s’est vu. Bon, je sais, comparaison n’est pas raison"

                      C’est ce que j’ai voulu dire...
                      Mais je me suis mal exprimé

                      Dans mon article cité ci-dessus on paye/supplie la France... donc la France se permet, à juste titre de dire : payez moi alors !

                      @Par Vegetaline (xxx.xxx.xxx.154) 12 juillet 17:58
                      Vous dites : "Je reste sur ma position, toutefois si vous disposez du temps nécessaire je souhaiterai que vous m’expliquiez l’intérêt pour un investisseur de perdre de l’argent"

                      Cliquez dans le lien ci-dessus : la réponse est là.
                      Un taux négatif ne présage rien de bon, non plus - AgoraVox le média citoyen

                       

                      Cordialement

                      Leo Le Sage


                    • BA 12 juillet 2012 15:24

                      Après l’explosion de l’euro, de combien chaque monnaie nationale s’appréciera ?

                       

                      Ou alors, au contraire, de combien chaque monnaie nationale se dépréciera ?

                       

                      La banque Natixis a publié les résultats de ses calculs. Les Pays-Bas, l’Allemagne et la Finlande auraient une appréciation de 20% environ vis-à-vis de l’euro antérieur ; la Grèce, le Portugal et l’Irlande une dépréciation de 30% ou plus, l’Italie de 12%.

                       

                      1- Allemagne : le deutsche mark. Il y aura une appréciation de 20 %.

                      2- Autriche : le schilling. Il y aura une dépréciation de 8 %.

                      3- Belgique : le franc belge. Il y aura une dépréciation de 6 %.

                      4- Chypre : la livre chypriote.

                      5- Espagne : la peseta. Il y aura une dépréciation de 20 %.

                      6- Estonie : la couronne estonienne.

                      7- Finlande : le mark finlandais. Il y aura une appréciation de 20 %.

                      8- France : le franc. Il y aura une dépréciation de 2 %.

                      9- Grèce : la drachme. Il y aura une dépréciation de 30 %.

                      10- Irlande : la livre irlandaise. Il y aura une dépréciation de 49 %.

                      11- Italie : la lire. Il y aura une dépréciation de 12 %.

                      12- Luxembourg : le franc luxembourgeois.

                      13- Malte : la lire maltaise.

                      14- Pays-Bas : le florin. Il y aura une appréciation de 16 %.

                      15- Portugal : l’escudo. Il y aura une dépréciation de 28 %.

                      16- Slovaquie : la couronne slovaque.

                      17- Slovénie : le tolar.

                       

                      http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=64945


                      • JL JL 12 juillet 2012 17:51

                        BA,

                        pouvez vous nous expliquer ce que ça veut dire, je cite : "L’Allemagne etc, auraient une appréciation de 20% environ vis-à-vis de l’euro antérieur « 

                        Id. pour la dépréciation.

                        C’est quoi  »avoir une appréciation", une dépréciation, en l’occurence ?

                        Franchement, là je crois qu’on est en plein brouillard, sinon dans l’enfumage.

                        Que je sache, l’euro allemand est égal à l’euro portugais, non ?

                        BA, qui que vous soyez, svp, répondez.. Ne me laissez pas dans un tel doute ! Merci.


                      • Vegetaline 12 juillet 2012 18:10

                        Je vais essayer de faire siimple

                        Si demain on revient aux monnaies nationales il faudrait presque 3 livres irlandaises pour avoir 1 mark et 1peseta nous couterai 0.8 franc. Bref chaque monnaie refléterait le poids de l’économie de la nation dans laquelle elle a cours, du moins la représentation que s’en fait le Marché.

                      • JL JL 12 juillet 2012 18:57

                        Végétaline,

                        excusez mon ignorance, mais jusqu’à preuve du contraire, une dépréciation - et une appréciation donc - c’est toujours par rapport à une situation antérieure.

                        Donc, je résume : si en 2001 (?), on avait 1 euro pour 6.56 F, demain on devrait avoir seulement 6.44 F pour un euro.

                        Pareil pour les marks : si hier, ils avaient un euro avec deux marks, demain ils auront 2.4 marks. J’ai bon, jusque là ?

                        La belle affaire : ces calculs ne font pas les prix, et on pourrait nous donner 10 F pour un euro, ou bien seulement un demi franc, du moment que les prix sont recalculés en conséquence, je ne vois pas à quoi ça sert ces calculs, sinon à « faire joli dans le paysage » de nos magnifiques et clairvoyants experts financiers.


                      • JL JL 13 juillet 2012 07:48

                        @ BA et Végétaline,

                        vous auriez pu faire l’effort de me dire si j’ai bon !

                        Allez, je vais vous aider :

                        J’ai dit : si en 2001, on avait 1 euro pour 6.56 F, demain on devrait avoir seulement 6.44 F pour un euro. Pareil pour les marks : si hier, ils avaient un euro avec deux marks, demain ils auront 2.4 marks pour un euro.

                        Mais peut-être que c’est l’inverse ? si en 2001, on avait 1 euro pour 6.56 F, demain on devrait avoir seulement 6.68 F pour un euro. Pareil pour les marks : si hier, ils avaient un euro avec deux marks, demain ils auront 1.6 marks.

                        Mais non, suis-je bête : chacun aura un quelque chose contre un euro ; un franc, un mark, etc. C’est ça ?

                        Bon, ça c’est fait. Maintenant, imaginez qu’on remplace les euros par les francs : dans une transaction commerciale, ni l’acheteur ni le vendeur ne voudront assumer la perte de valeur : donc, on se fiche du taux de change, et dans les échanges en franc, pas de différence.

                        Sauf qu’il y a les échanges internationaux. Mais si le franc a moins de valeur que le mark, Mais me direz vous, si le franc est plus faible que le mark, ce sont nos exportations qui vont être boostées, et celle du mark qui vont être freinées, non ? J’ai bon ?

                        SVP, BA, répondez ou bien cessez d’informer l’ignorant que je suis avec des tableaux qui sont pour moi, comme de l’hébreu, c’est peine perdue !


                      • JL JL 13 juillet 2012 07:53

                        Bon, moi ça me va comme ça, que chacun retourne à sa monnaie. Mais alors, on constatera que le passage à l’euro aura été un énorme gâchis, mais pas pour tout le monde : ces milliards d’euros qu’on dit partis en fumée ne sont pas perdus pour tout le monde : ils sont passés des poches des contribuables européens vers les poches des requins de la grande finance. Il est temps de bouffer de l’aileron de requin : ils sont bien gras par les temps qui courent.

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