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Accueil du site > Actualités > Economie > Notre modèle financier est, par essence, voué à disparaître

Notre modèle financier est, par essence, voué à disparaître

Pourquoi notre système économique et financier, basé sur le papier-monnaie comme vecteur et le dollar comme dictateur, est-il voué à se transformer, voire à disparaître ?

La fonction principale de la finance est d’assurer le transfert de la (nos) « valeur/s » dans le temps.

En réalité, la finance ne fait que vendre, contre de la monnaie (qui, elle, donne droit à jouir immédiatement d’une part de la richesse produite aujourd’hui), un « droit » sur une part de la richesse qui sera produite dans le futur. Et elle organise, jusqu’à leur échéance, la revente de ces droits, leur circulation. Ces droits sur la richesse future ne sont en réalité que des promesses. Et une promesse n’engage que celui ou celle qui y croit. Rien, absolument rien, ne permet en effet d’en faire des droits sûrs, qui seront honorés quoi qu’il arrive dans le futur. Pour que notre « système » économico-financier basé sur une logique capitaliste « économie de marché » continue de fonctionner, nous sommes condamnés à faire confiance à ses acteurs, à leurs capacités à assumer la fonction principale : « la promesse de transférer la richesse dans le temps », et à croître afin d’augmenter, à travers le temps, la valeur de cette richesse, quoi qu’il arrive. En effet, les deux piliers du temple capitaliste sont la confiance et la croissance. Si l’un deux vient à faillir, d’une façon durable, tout l’édifice s’écroule.

Après avoir défini l’objectif et les enjeux de cette partie, expliquons-en les règles : l’économie, c’est assez compliqué, c’est plein de poudre aux yeux et d’idéologie, et le quidam - à qui on n’a jamais appris comment ça fonctionne - ne peut que s’attarder à dénoncer (exercice parfaitement vain...) des symptômes visibles comme les inégalités, le sous-emploi, la lourdeur de la réglementation, les faillites, la volatilité des marchés, le « twin deficit », les fraudes, etc. Alors, on englobe tout ça dans le "système", sorte de grosse bestiole mythologique à l’ADN indéchiffrable, grâce auquel vit un microcosme impénétrable de fonctions à haute-valeur-inutile synthétisées sous le vocable ésotérique : la finance de l’économie de marché.

Pourtant, ce n’est pas si compliqué. En fait, la première chose à constater est que la fin du système est inscrite dans la logique même du système : le jeu de Monopoly a une fin. Et notre système économique (qui est fort différent du Monopoly) a aussi une fin.

Et, deuxièmement, que l’origine des symptômes réside exclusivement dans le système de papier-monnaie qui régit le monde actuellement.

En bref, le seul problème économique, comme dirait mon épicière, c’est l’argent.

La manière la plus pédagogique d’expliquer le fonctionnement d’un système est de jouer à un petit jeu. Appelons-le le « jeu de C. »,

D’abord le jeu à 2.

Vous, vous êtes le banquier central, et votre ami Alan est votre client. En tant que banquier central, vous émettez des billets de banque de la seule monnaie dont vous autorisiez la circulation : par exemple, vous appelez votre monnaie l’UJC (unité du jeu de C). L’UJC, comme l’euro ou le dollar, ne sont bien sûr le substitut d’aucune richesse réelle.

Sur votre photocopieuse, vous fabriquez donc 100 billets de 1 UJC, que vous prêtez à Alan pour une durée de 1 an, à un taux d’intérêt de 5% l’an. Après 1 an, Alan doit donc vous rembourser 105 billets de 1 UJC.

La fausse monnaie étant interdite dans le jeu, à votre avis, comment Alan fera-t-il pour trouver les 5 billets manquants ?

Car les 5 billets des intérêts, eh bien, ils n’existent pas. Dès la première minute du jeu, Alan est déjà insolvable : même s’il offre tous ses biens en échange des billets manquants, il ne les trouvera pas, puisqu’ils n’existent pas.

La seule manière pour qu’Alan puisse rembourser est que vous remettiez votre photocopieuse en route afin de lui prêter les 5 billets qui manquent. Naturellement, vous prêtez ces 5 billets toujours à du 5% l’an. Et s’il vous remet, cette année-là, les 105 billets, il n’y a plus aucun billet en circulation, alors qu’Alan a toujours une dette de 5 unités. Les intérêts continueront donc à courir à l’infini. Et chaque année, vous serez obligé d’émettre de nouveaux billets que vous prêterez à Alan, billets qu’il utilisera pour vous payer les intérêts échus. La dette d’Alan s’accroîtra donc à l’infini (en théorie du moins : car lorsqu’Alan dira : "Ce jeu est trop con, j’arrête de jouer", alors le jeu s’effondrera).

Voilà : si vous avez compris ça, vous avez déjà compris l’essentiel du fonctionnement du papier-monnaie, et, partant, de notre système économique.

Maintenant, le jeu à 3.

Vous êtes toujours le banquier central. Vous prêtez 100 billets de 1 UJC à Alan et 100 billets de 1 UJC à Jean-Claude.

Jean-Claude² et Alan doivent chacun vous rembourser 105 UJC à la fin de l’année. Et le problème est toujours le même : il n’y a que 200 UJC en circulation.

Et c’est ici que les choses deviennent intéressantes, et mériteraient une petite caméra-espion comme dans le loft : afin de pouvoir rembourser 105 billets à la fin de l’année, Alan va tenter de soutirer des billets à Jean-Claude, et inversement. De la sorte, s’il est le plus malin (ou s’il est armé), Alan sera solvable, mais pas Jean-Claude.

Le système n’est ainsi conçu que pour pouvoir rembourser, il ne sert à rien ni de travailler, ni de produire des richesses : la seule manière de continuer le jeu est de prendre - d’une manière ou d’une autre - de l’argent chez les autres.

Dans un jeu plus élaboré, où tout le monde est contraint par les milices de fonctionnaires armés de participer, le jeu peut ainsi se poursuivre pendant des décennies. Et plus le temps passe, plus l’insolvabilité globale augmente, et plus les gens auront tendance à utiliser tous les moyens (et la violence notamment) pour tenter, individuellement, de surnager.

On notera que deux risques surgissent à cette occasion :

(1) toujours le risque qu’Alan dise : "Je ne joue plus", c’est-à-dire qu’il refuse de continuer à travailler, à inventer et à entreprendre dans ces conditions, et

(2) le risque que la violence ainsi générée entre individus finisse par se retourner contre le système.

Et c’est à contenir ces deux risques que sert l’Etat.

Pour contenir le premier risque, l’Etat impose son monopole sur la monnaie, et fait voter, année après année, des lois de plus en plus répressives censées interdire toute autre forme d’échange.

Et pour contenir le deuxième, l’Etat a pris pour rôle d’être la "réserve" de la dette : plutôt que de laisser s’endetter outre mesure directement les individus (ce qui aurait provoqué un chaos tel que le système serait par terre depuis longtemps), l’Etat s’endette lui-même au nom des individus. Ce faisant, l’Etat fait coup double : il sert de "vase d’expansion" à la dette globale (ce qui limite, comme dans un circuit de chauffage, la surpression des individus), tout en s’assurant le financement des indispensables capacités répressives afin, d’une part, de maintenir tout le monde dans le bocal fermé du système (il s’agit bien d’un système autarcique), et d’autre part, de pouvoir pomper les richesses produites par les citoyens.

L’Etat, (sur)endetté, tente parallèlement de maintenir un bon "rating" de sa dette, c’est-à-dire la capacité de pouvoir emprunter à des taux pas trop élevés. Le "rating" de chaque Etat est attribué par des agences de notation internationales, qui notent la capacité de l’Etat à honorer le paiement des intérêts de sa dette.

Comme le système n’est pas stable (vu l’inéluctable endettement, toujours croissant), les Etats se voient contraints de renforcer leur pouvoir afin de maintenir le rating de leur dette à un niveau raisonnable.

Mais l’exemple japonais (rating A2 depuis peu) montre qu’il y a néanmoins une chose qu’aucun Etat ne pourra jamais faire : c’est contraindre les gens à s’enthousiasmer pour le surendettement, à continuer à inventer et à donner le meilleur d’eux-mêmes pour cela. En URSS, le ressort s’est cassé pour de bon dès les premières purges. Au Japon, il s’est cassé voici plus de dix ans. Et maintenant, c’est à notre tour, d’abord les USA, et ensuite les Européens.

Avant d’inventer le Jeu de C., nous jouions à un jeu moins virtuel car, alors, la monnaie était le substitut d’une richesse physique disponible en quantité limitée (or, immobilier, actions, pétrole, oeuvres d’art, etc.), il n’y avait aucun problème de solvabilité (et aucun besoin d’un monopole quelconque !), puisque les richesses étaient produites (ou extraites) par le travail.

Par exemple, si votre monnaie est un substitut de l’or, et si vous prêtez, de fait, l’équivalent monnaie de 100 grammes d’or à Alan, il suffit pour Alan (directement ou indirectement) de se retrousser les manches et de trouver chaque année 5 grammes d’or dans le sol, qu’il vous remet,que vous stockez dans votre coffre, et que vous utilisez comme garantie pour émettre de nouveaux billets (ou vous pouvez aussi inverser l’ordre, et faire rentrer les billets correspondant aux intérêts dans le circuit via des achats à la mine d’or).

A l’origine, l’intérêt représentait naturellement le prix du renoncement de la jouissance immédiate d’un bien par un prêteur. Quelle est la justification de l’intérêt que demandent la BCE ou la FED ou les autres banques centrales pour l’émission, non contrôlée, de leur papier-monnaie (qui n’a rien d’une richesse !), à part l’intérêt bien compris de certains à perpétuer le Jeu de C ?

A ce sujet, voici une belle prémonition, celle du père du financier Warren Buffet, Howard Buffet, qui était membre du Congrès US en 1948. Il disait, lors d’une intervention prophétique : “Human Freedom Rests on Gold Redeemable Money” http://www.fame.org/PDF/buffet3.pdf&nbsp ;

En voici un extrait :

« En raison de la puissance économique des Etats-Unis, cela peut prendre du temps jusqu’à ce qu’on arrive à la fin de l’expérience du papier-monnaie. Mais quand ce jour viendra, notre gouvernement trouvera certainement qu’il est plus sage de faire une guerre à l’étranger que d’engager un débat dans le pays. C’est ce qu’ont fait Hitler et d’autres dirigeants.

Si l’on veut sauvegarder la liberté humaine, il n’y a pas de défi plus important que de gagner le combat pour la réintroduction d’une monnaie honnête, c’est-à-dire convertible en or. C’est le seul moyen d’être sûr que les fruits de notre travail nous resteront. »

Enfin, et c’est probablement la menace la plus importante à laquelle nous, Européens, devons réagir : il est urgent de constater que l’actuelle Convention européenne, dans son article III-77, risque de constitutionnaliser l’indépendance (la dictature) de la BCE et donc son pouvoir monopolistique incontrôlé.

En effet, l’indépendance de la BCE à l’égard des gouvernements et des élus, et la mission unique qui lui est assignée- la stabilité des prix - risquent d’être constitutionnalisées. Aucune autorité ne peut sanctionner la BCE, aucune majorité ne peut la contrôler. Rien n’est dit sur l’harmonisation et la coordination budgétaires. Elle n’a même pas, dans l’énoncé de son objectif, la mission d’assurer la croissance et l’emploi, contrairement à la FED qui, pour sauvegarder sa croissance, recourt à la stratégie de reflation. Son seul objectif, la lutte contre (ou le maintien de) l’inflation. Accepter cette convention en l’état, ce serait mettre en péril, hypothéquer le bien-être des générations futures d’Européens. En tant qu’investisseur averti, nous nous devons de faire preuve de responsabilité citoyenne en mettant en avant ce danger d’autodestruction auprès de nos représentants politiques.

Bis repetita, une guerre à financer, des déficits abyssaux, un pétrole cher, des taux d’intérêts très bas, l’or à la hausse , cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? Bien sûr, nous sommes dans les mêmes circonstances qu’en 1971 , l’année qui, entre autres évènements importants, a vu définitivement s’évanouir les accords de Bretton Woods (convertibilité du $ en or).

Le miroir de l’histoire lui renverra-t-elle le négatif de son image ? Quoi qu’il en soit, nous sommes à la veille d’un changement majeur dans les règles du « jeu de C. »

Rendez service à nos contemporains, distribuez cet article, car il n’y a rien de plus absurde que de participer à un jeu duquel on ne connaît pas les règles !

Vous l’aurez compris :

• Notre système financier n’est pas éternel parce qu’il est fondé sur des concepts manipulables et virtuels, alors que seule la valorisation de nos richesses à partir d’un étalon physique présent en quantité mesurable et limitée (rare) sur notre planète peut rendre pérenne la transmission de la (notre) richesse dans le temps.

• Notre système financier n’est pas éternel parce qu’il est issu du commerce des promesses, et une promesse n’engage que celui ou celle qui y croit, rarement celui ou celle qui l’a faite.

• Notre système n’est pas définitif parce qu’il est fondé sur un postulat simple : l’entreprise doit être dirigée dans le seul intérêt de ses actionnaires, qui se confond insidieusement avec celui de ses dirigeants.

• Notre système financier n’est pas durable parce que, comme il est condamné à croître, nous nous apprêtons à léguer aux générations à venir des dettes financières majeures et des pénuries matérielles irréversibles.

Tout se passe comme si le présent était notre seul avenir. Dès lors, pourquoi transférer nos richesses dans le temps ? Ne serait-il pas préférable de transférer nos valeurs, celles qui font que la vie vaut d’être partagée et vécue ?


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30 réactions à cet article    


  • silvestre_de (---.---.80.253) 8 mars 2006 11:30

    Comment voyez-vous la suite à 12 mois ?...à 5 ans ?


    • (---.---.184.196) 8 mars 2006 11:54

      Aucun système, ni rien est éternel. Vous avez raison 8-))

      L’économie n’est pas un ’’système’’ mais un ensemble de rêgles pratiquées qui évoluent en permanence. L’économie est dynamique.

      SVP : prédisez-moi le secteur dans lequel je dois investir pour devenir riche, puisque avez des dons de devins. En effet si ce que vous nommez le système tient encore environ 50 ans je serais alors mort donc en attendant je pourrai en profiter et "partager et vivre ma vie qui vaut la peine d’être vécue’’


      • (---.---.206.205) 8 mars 2006 13:17

        je cite : « il suffit pour Alan (directement ou indirectement) de se retrousser les manches »

        J’en tirerai volontiers comme conclusion que le système n’est pas prévu pour assurer le bien être de ceux qui sont prêts à se se retrousser les manches, mais celui d’un certain nombre d’ observateurs (restons polis...).


        • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 8 mars 2006 14:18

          J’ai toujours orthographié $y$tème pour mettre l’accent sur cette chose infernale qu’est la finance moderne, dont la multiplication se fonde sur une économie de la pénurie et/ou de la rareté.

          Les biens de consommation sont majoritairement des biens périssables (nourriture, vêtements, objets). Les seuls biens qui ont une certaines durées (et encore, pas tous) sont les biens immobiliers et fonciers. Mais une maison ça s’effondre, un terrain peut être dévasté par une inondation, un ouragan... Alors, pourquoi l’argent ne serait-il pas lui aussi périssable ? C’est la thésorisation qui est une aberration !

          Vous parlez d’asseoir l’argent sur l’or ! C’est complètement idiot. L’or aussi n’a de valeur que si une milice, un état, une force de pression nous oblige à le croire ainsi. L’or n’est qu’un métal ordinaire jouissant de quelques propriétés électriques et chimiques intéressantes (inoxydable, bon conducteur) et contrairement à ce que l’on pense, il est abondant sur terre, mais gaspillé pour faire des objets de luxe.

          S’il y a famine ou pénurie de biens de première nécessité, une tonne d’or n’y changera rien.

          Ce n’est pas l’or qui doit garantir la valeur de l’argent, mais la capacité de produire des biens ou des services participant au bien-être collectif. Je ne crois pas que l’argent ait une fin, mais j’espère que le $y$tème vendu aux spéculateurs puisse avoir une fin et que l’argent servira uniquement à rétribuer le travail.

          « l’argent qui travaille tout seul » voilà l’anomalie qu’il faut abolir !


          • Laurent (---.---.93.242) 8 mars 2006 17:01

            Juste une question :

            Quid d’un système économique duquel on aurait fait disparaître la notion d’argent (plus de valeur accumulable à l’infini) ?

            Une valeur de substitution pouvant être par exemple le temps de travail (e.g. de participation à la société), qui ne peut être accumulé par une personne au-delà de limites à peu près identiques pour tout le monde. A partir du moment où je travaille, j’ai gagné ma place dans la société que le résultat de mon travail soit des études sur la physique nucléaire ou bien des poubelles propres j’ai gagné le même droit à bénéficier de ce qu’apporte la société.

            A y bien réfléchir notre société n’a pas besoin d’argent pour fonctionner. L’argent ne se mange pas, ne nous loge pas, ne fait pas rouler nos trains et nos voitures ni ne fait voler nos avions etc.

            Laissez vous prendre par le raisonnement, donnez lui 5 minutes de vie avant de dire que cela est complètement idiot et voyez où vous arrivez.

            Ensuite posez vous la question de savoir si cela ne vaudrait pas le coup d’y consacrer plus de 5 minutes.


            • Luigi (---.---.172.217) 8 mars 2006 17:57

              Non seulement votre réflexion vaut la peine que l’on s’y attarde mais en plus l’exercice à déjà été , partiellement fait, voici une comparaison internationale des gains horaires nets moyens en 2003 calculés en fonction du temps de travail nécessaire pour l’achat de divers biens de consommation.

              http://www.imfmetal.org/main/files/PP2004-french.pdf

              C’est un bon début pour construire votre modèle. Mais comment allez vous rétribuer les spéculateurs et rentiers du systéme, puisque par définition il ne travaillent pas ?


            • Stephane (---.---.242.106) 8 mars 2006 19:20

              Laurent,

              d’abord, je n’ai aucune expertise en economie mais tout comme vous, ça me fait réfléchir.

              Si on se base sur le temps de travail comme vous proposez, il y a quelques problèmes : comment faire accepter à tout le monde qu’une heure de travail aurait la même valeur pour tous ? Outre la question des différences d’efficacité des travailleurs qui ne manquerait pas de surgir, on voit bien qu’il faudrait une structure centrale forte pour imposer à tous de suivre les règles d’un tel système. Les échanges de biens étant internationaux, cette structure devrait être mondiale, et on voit bien que cette idée, aussi généreuse soit-elle, n’a pas plus de chance d’aboutir dans un futur proche que l’idée d’un communisme international.

              Un autre problème : imaginez que vous ayez de l’ambition et que vous vouliez monter votre entreprise de fabrique d’ordinateurs par exemple. Vous devez embaucher des ouvriers et des ingénieurs, etc. Comment convaincre tous ces gens de faire confiance en votre projet et de commencer à travailler pour vous ? On voit bien qu’on ne peut échapper au fait que la CONFIANCE est à la base de toute économie dynamique. Que cette confiance voit soit accordée par un « état » central assez fort pour convaincre tous ces gens de s’engager avec vous, ou qu’elle vous soit accordée par des organismes (de type « banque ») soucieux de leur intérêt et qui donc vous demanderont quelque chose en échange de cette confiance donnée(ce risque qu’ils prennent), elle est forcément là à la base. C’est bien sûr la deuxième solution qui prévaut aujourd’hui. La nécessité dans un tel système de quantifier les promesses et les confiances échangées, donne naissance à l’argent. Comme on le voit, dans un tel système non arbitré par un pouvoir central fort, un prêt d’argent (donc une quantité de confiance accordée) ne peut être gratuit, d’où le caractère inévitable des intérêts sur capitaux.

              D’où la nécessité d’une ou plusieurs planches à billets quelque part. Où ? Basée sur quelles règles ? Contrôlée par qui ? On a l’impression que dans le système actuel, la seule planche à billets qui compte réellement est celle en dollars de la Banque Centrale américaine et que leur seule limite est de prendre garde à ne pas ébranler la confiance des différents acteurs de ce jeu en leur monnaie.

              Est-ce que l’ère de l’informatique et de l’électronique peut changer la donne ? Est-ce que le fait que l’argent soit de moins en moins un numero sur un bout de papier mais un numero sur un compte en banque facilement centralisable rend possible l’émergence de nouvelles règles meilleures ?


            • GS (---.---.178.195) 8 mars 2006 20:03

              La question de la rémunération du travail m’interpelle également.

              Mais faut-il rémunérer :
              - le temps passé (je gagne beaucoup si je travaille longtemps)
              - l’énergie consacrée (je gagne beaucoup si je fournis des efforts conséquents)
              - le résultat (je gagne beaucoup si mon travail est très utile, ou perçu comme très utile)
              - les compétences nécessaires (je gagne beaucoup parce que mon travail exige un niveau bac+12)

              Actuellement, dans l’esprit des gens, c’est un mélange de tous ces critères. En fait, vu du « $y$tème », c’est la « loi » de l’offre et de la demande qui s’applique : je gagne beaucoup parce que je suis rare et recherché.


            • Glo (---.---.62.234) 8 mars 2006 23:57

              Pourquoi faut-il quantifier le travail ? Pourquoi faut-il quantifier les bénéfices de ce travail ? pourquoi faut-il distribuer les bénéfices proportionnellement au travail ?

              Dans une famille, au sens actuel du terme, est-ce que les produits et services (nourriture, vêtements, etc.) sont distribués au « mérite » entre les membres de la famille ? Non. Les règles économiques, au sens actuel, ne s’appliquent pas au sein de la famille. C’est un autre type d’économie qui régit la famille, une économie qui essaie d’optimiser la distribution des ressources en fonction des besoins et du bien être de chacun et du groupe (ce qui explique un comportement comme léguer des richesses à des descendants).

              Imaginons maintenant que cette économie familiale soit étendue à une grande famille (enfants, parents, grand-parents, cousins, tantes, etc.), comme c’était le cas il y a deux siècles en Europe, ou bien à un groupe d’êtres humains partageant les règles de cette économie familiale, comme les tribus ou les gents d’il y a quelques temps et pourquoi pas à toute l’humanité ...

              A l’objection du type : ce système va encourager la paresse puisqu’on peut profiter du travail des autres sans contre-partie, je réponds que la paresse, l’oisivité et l’exploitation n’étaient pas connues dans les tributs, ni dans les grandes familles (observez les documentaires à la télé sur les tributs vivant encore sur le modèle d’économie familiale, comme les esquimaux). Ce ne sont que les conséquences d’une économie injuste basée sur la manipulation, l’exploitation et la violence.

              Ceci n’est pas un appel pour un retour à l’âge de pierre, mais plutôt pour entamer une réflexion sur les expériences passées et voir comment les adapter à notre contexte (par exemple, en remplaçant l’autorité des chefs par la conviction de chacun).

              Vaste programme, comme dirait l’autre, mais commençons le travail, on lèguera enfin quelque chose d’utile aux générations futures.


            • Laurent (---.---.93.242) 9 mars 2006 10:18

              Je suis assez content des quelques commentaires que j’ai généré en proposant un remplacement de l’argent. J’aurai dû être plus précis. L’idée ne serait pas de remplacer l’argent mais en fait de le supprimer. Ce qu’il faut repenser dans ce cas c’est l’ensemble des structures de la société. Alors je vais essayer de répondre aux objections pertinentes qui ont été faites.

              >> « Mais comment allez vous rétribuer les spéculateurs et rentiers du systéme, puisque par définition il ne travaillent pas ? »

              Le fait de supprimer l’argent entraîne de facto la suppression des métiers liés à l’argent soit directement : boursiers, banquiers, traders etc. mais également les métiers indirectements liés à la recherche permanente du bénéfice financier : publicitaires, une certaine forme de marketing etc. Cela nous ferait tout un réservoir de gens intelligents, éduqués qui pourraient enfin utiliser leur intelligence à autre chose de plus bénéfique à la société que la simple recherche du profit financier.

              >>« on voit bien qu’il faudrait une structure centrale forte pour imposer à tous de suivre les règles d’un tel système. Les échanges de biens étant internationaux, cette structure devrait être mondiale, et on voit bien que cette idée, aussi généreuse soit-elle, n’a pas plus de chance d’aboutir dans un futur proche que l’idée d’un communisme international ».

              L’objection est pertinente et représente effectivement la plus grande difficulté dans un modèle sans argent. Par contre que la difficulté soit de masse ne nous empêche pas de réfléchir et d’envisager les solutions. En fait l’idée de base est génératrice de tellement d’amélioration sur terre qu’il serait dommage de la réfuter en 3 lignes.

              >> "Mais faut-il rémunérer : le temps passé (je gagne beaucoup si je travaille longtemps) l’énergie consacrée (je gagne beaucoup si je fournis des efforts conséquents) le résultat (je gagne beaucoup si mon travail est très utile, ou perçu comme très utile) les compétences nécessaires (je gagne beaucoup parce que mon travail exige un niveau bac+12)"

              Ici vous continuez à considérer le travail dans un mode rétributif : Je travaille et je reçois une rétribution fonction du travail que j’ai fourni. Or si on supprime l’argent la conception du travail peut changer. Autrement dit je fait partie de la société et je contribue à cette société par mon travail. Ce qui veut dire que mon accès au biens produits par cette société est conditionné non pas à mon travail mais à mon appartenance à cette société. Par contre pour que la société continue il faut que j’y contribue. Les conditions de cette contribution restent à définir, par contre il y a effectivement des obstacles à lever tels les travaux pénibles et les travaux à haute qualification. Pour les premiers la réponse peut-être simple, il suffit par exemple de réduire le nombre d’heures de travail, pour les autres elle est plus complexe. Une des premières idées est que quand on a une qualification qui a demandé 12 ans d’études c’est que quelque part cela représente une passion. Dans ce cas on change de domaine et celui qui exerce un tel métier le fait aussi par passion. Ceci n’est qu’un exemple rapide car le problème est bien évidemment très compliqué, mais ce que je voulais démontrer c’est que balayer d’un revers de manche ce genre de solution est trop facile et surtout suicidaire.

              Aujourd’hui tout le monde reconnaît implicitiment ou explicitement que le capitalisme/libéralisme nous mène droit dans le gouffre. Nous sommes en train d’épuiser les ressources de la planète, de la rendre invivable et de mettre en danger réel les futures générations. La croyance en la science toute puissante qui permettra de régler les problèmes est puérile, la non reconnaissance de cet état de fait est criminel.

              Alors que faisons nous, de notre point de vue de fourmis laborieuses nous ne pouvons rien faire directement. Par contre on peut toujours réfléchir et échanger pour élaborer des solutions. Plus de gens y participeront plus peut-être un jour on aura de chances de voir de nouvelles perspectives arriver au niveau des gouvernements.

              La petite discussion que nous avons eue ici est très intéressante et me rend plus optimiste que je ne pouvais l’être peut-être pourrions nous la continuer ailleurs (ici le site n’est pas particulièrement adapté à ce genre de discussion) et démarrer quelque chose, qui sait...


            • Luigi (---.---.172.217) 8 mars 2006 17:28

              pour ce qui est de l’avenir permettez moi de vous renvoyer sur un de mes autres articles « les conséquences de l’évolution démographique sur les 50 prochaines années »


              • clp (---.---.143.202) 9 mars 2006 06:23

                1. Encore une fois, c’est la faute aux Chinois (puisque ce sont eux qui ont invente la monnaie papier)

                2. La seule solution que vous proposez est le retour a l’etalon or ou un quelconque produit physique, j’attends donc que nos amis chinois paient desormais en grains de riz.

                3. A votre avis, sur quoi repose tout systeme : la confiance dans la doctrine. Le communisme a fait ses preuves. On attend donc que vos amis socialo-communistes anti mondialistes trouvent la potion miracle. Mais surtout qu’ils n’oublient d’apporter la solution pour nourrir 1.2 milliard de Chinois. Ce serait sinon un peu trop simple.

                4. Continuez a rever. Le jour ou vous integrerez la nature humaine dans vos pensees profondes, vous oublierez vos chimeres.


                • Travailleur pauvre (---.---.30.70) 9 mars 2006 08:59

                  ENCORE DES QUESTIONS :

                  Qui paie et qui nourrit les prisonniers ?

                  Comment lutter contre les différences de salaires entre pays (par exemple la montée en puissance de la Chine ne repose que sur le fait que les salaires y sont très bas) ?

                  Je risque une solution : il faudrait que tous les pays de la planète se mettent d’accord pour payer partout les mêmes salaires pour le même travail. A mon humble avis, c’est impossible, ou du moins, faudra quelques siècles pour uniformiser car il y a trop d’intérêts en jeu.

                  Concernant la rémunération des spéculateurs, voir plus haut, je suis d’avis que c’est eux (et non pas les « chinois ») qui sont la cause de tout le merdier économique actuel et donc il faudrait supprimer la spéculation, l’interdire, ou alors la taxer méchamment et surtout la plafonner.

                  S’enrichir sans travailler, juste en jouissant d’un bien même pas forcément mérité (héritiers de grandes fortunes, gagnant au loto, voleur), ça ne devrait pas être possible. Et bien évidemment toutes les grandes fortunes devraient être largement taxées.

                  Encore une anomalie plantéaire à corriger, il faudrait évidemment supprimer définitivement les « paradis fiscaux » genre Nassau, Nauru, Panama, Bahamas, Virgin Islands, Monaco et tous les autres...

                  En fait il y a un moyen de contourner en une seule opération tous ces problèmes, il faut@remplacer l’argent ANONYME par de l’argent NOMINAL (type carte de crédit et carnet de chèque) car c’est l’argent anonyme qui permet de tricher.


                  • Showbizz (---.---.72.241) 9 mars 2006 09:21

                    Pardon mais tout votre raisonnement tient sur un postulat faux : le fait que l’argent n’est fabriqué à partir de rien. Or l’argent correspond à une part de production.

                    Sinon demain j’achete une machine à fabriquer des billets ^^

                    Quant au reste de votre argumentation, vous dénoncez le fait que les francais ne connaissent rien a l’économie, croyez vous qu’un tel article, remplie de fautes économiques, vas les aider ?

                    Cordialement


                    • Luigi (---.---.155.193) 10 mars 2006 12:57

                      Vous avez raison une PARTIE de l’argent mis en circulation correspond à une part de production , mais elle est minime le reste de la masse M3 est alimentée par deux phénomènes financier : 1- effet multiplicateur d’investissement 2- effet multiplicateur bancaire (via l’octroi des crédits)

                      Vous pouvez acheter une machine à billet mais pour que vos billets soient untilisés il faudra que vous obteniez la Confiance de vos contemporains pour pouvoir les utiliser/valoriser.

                      En aucun cas je n’ai voulu mettre en cause la connaissance économique des Français ou autres d’ailleur, la seule chose qui est utile par rapport à cet effort de vulgarisation c’est de pouvoir prendre du recul et de regarder le $y$tème sans nécessairement l’accepter ; il faut parfois sortir de la pensé unique non ?

                      Cordialement


                    • lenom2laroze (---.---.44.36) 9 mars 2006 09:50

                      il suffirait donc d’établir une regle intangible, : seul le travail peut rapporter de l’argent. En aucun cas l’argent ne peut rapporter de l’argent.


                      • Cerbere (---.---.93.43) 9 mars 2006 10:00

                        Une jolie demonstration qui, comme toutes les vulgarisations, pèche par sa simplicité. L’auteur fait abstraction de tous les mécanismes de création monétaire qui ne sont aucunement liés à la plache a billet. Il oublie egalemetn qu’un etat peut se permettre de « créer » de la monnaie a un taux x (disons 5%) parceque ce taux est largement inférieur à :
                        - l’argent qui dort sans aucune utilisation en tant que matelas de securité des français, americains, ... (qu’on l’appelle bas de laine ou epargne)
                        - l’argent qui se detruit ou se perd...voir en reference le peu de liquidité qui est revenu pour transformation en euros alors qu’on savait qu’il y avait un paquet plus d’argent

                        - enfin et c’est la le pire, la monaie est tiut autant la contrapartie d’un bien réel (pour reprendre l’or si cher a l’auteur de bretton wood) que d’un service.....et que n’importe qui peut accepter de renoncer aux 5 UJC qu’il est en droit de reclamer si on lui rend un service : fairele ménage, le repassage, travailler pour ;....

                        ceci dit, certains mecanismes évoqués avec humour (comment on maintient les gens dans le bocal et comment l’etat prend la dette a son compte pour reduire la rpession sur els individus) sont justement evoqués.

                        cordialement


                        • Marsupilami (---.---.41.131) 9 mars 2006 10:18

                          De toute façon, le monde entier vit sur une dette si gigantesque qu’elle ne sera jamais remboursée, dette qui est incommensurable par rapport à quelque étalon physique que l’argent est censé représenter.

                          Nous vivons désormais dans un univers d’argent virtuel. L’économie mondiale continuera sa folle course tant que ses opérateurs (producteurs, consommateurs, Etats, actionnaires) continueront de croire absurdement à la réalité de cette virtualité malsaine et injuste envers les laissés-pour-compte de ce système.

                          M’est avis qu’il va y avoir de plus en plus de jacqueries désespérées. Et elles ne seront pas virtuelles, elles.


                          • Thucydide (---.---.101.8) 9 mars 2006 10:54

                            Je dirais que le postulat de base qui est faux, c’est que dans l’exemple simplifié du jeu, l’argent fiduciaire fabriqué par la banque ou l’état est prêté à l’usager, alors qu’à la base, c’est l’inverse : c’est l’usager qui confie ses biens à la banque. Et ses biens correspondent à quelque chose de réel, quel que soit le système utilisé pour quantifier ce quelque chose. D’ailleurs, dans les différentes interventions, on s’aperçoit que même ceux qui contestent le système tel qu’il fonctionne ont tendance à en recréer le principe, sous d’autres formes, mais fondamentalement inchangé.

                            Donc, si je ne m’abuse, ce n’est pas le principe de la monnaie, qu’elle soit en or, en argent, en monnaie papier, électronique, en « bons de travail », ou en quelque vecteur de l’information de « capital énergie » que ce soit qui est basé sur du vent et de la confiance volatile, mais le principe du prêt à intérêt. Et même encore, l’intérêt, c’est une vente de temps, donc, en théorie, c’est quantifiable. Qu’en pensez-vous ?


                            • Luigi (---.---.155.193) 10 mars 2006 13:00

                              Votre analyse est pertinente et révèle un indice important : le temps. Pourquoi faudrait’il rémunèrer (via des intérêts) le temps si ce n’est que pour satisfaire une logique de Croissance ?


                            • Thucydide Thucydide 10 mars 2006 14:55

                              Dois-je céder à la facilité en me contentant de rappeler que « time is money » ;- ?

                              C’est l’emprunteur qui est seul juge de savoir s’il préfère payer pour ne pas attendre de posséder un bien, que ce soit pour en jouir ou pour le faire fructifier. Et qui dit « fructifier » dit générer des richesses, autrement dit, transformer du temps en biens matériels.

                              Quant à l’immatérialité des créances, sur lesquelles est basée la confiance, il est vrai qu’elle constitue un risque certain, mais même les biens matériels, meubles ou immeubles, ne sont pas exempts de risques (guerres, catastrophes, banditisme...) susceptible de remettre en cause la confiance qu’ils soutiennent.


                            • Luigi Chiavarini Luigi Chiavarini 12 mars 2006 11:11

                              Vous conviendrez qu’une dette doit par définition être remboursée , dès lors qui le fera si nous n’en sommes pas capable ? Les générations suivantes ? Rembourser qui ? Comment, quelle principe ? Notre système financier en vigueur depuis une trentaine d’année ((bretton Woods) sera t’il encore actif dans 10-20-30 ans ?

                              Non décidèmment laissons le virtuel , qu’il s’agisse de l’argent ou des croyance religieuse à ceux qui n’ont pas conscience que nous ne sommes que des poussières d’étoiles qui pouvons avoir conscience de l’être, et c’est là qu’est la seule réalité.


                              • Thucydide Thucydide 12 mars 2006 15:32

                                Je suis d’accord sur ce constat, mais pas sur la démonstration, et donc sur les conclusions qu’il faut en tirer. Bien sûr qu’il y a folie à laisser grossir indéfiniment les dettes, que ce soit de la part des particuliers ou des états. Ce qui veut dire que le système est très mal employé (comme quantités de choses ici-bas, hélas), mais ce qui ne démontre pas qu’il est fondamentalement illogique. Cela dit sans nier que votre scénario, lui, est plausible.


                              • www.jean-brice.fr (---.---.31.113) 13 mars 2006 21:09

                                Cher M. CHIAVARINI, je vous invite à prendre contact avec M. Paul FABRA des Echos qui vous demontrera que le système dans lequel nous vivons n’est pas aussi simpliste que vous l’analysez. Je suis d’accord avec vous que le système actuel n’est pas loin de sa fin. Néammoins, le cataclysme qui en résultera devrait nous faire réfléchir sur les moyens d’une solution : je n’en voie qu’une : mettre en application la pensée de RUEFF...


                                • éric (---.---.163.119) 15 mars 2006 11:33

                                  Votre proposition de suppression de la monnaie, tout au moins dans ses fonctions spéculatives me semble rejoindre l’idée d’économie distributive. Ce modèle économique est décrit sous forme romancée dans l’ouvrage « les affranchis de l’an 2000 »

                                  http://groupededecroisseursberrichons.hautetfort.com/archive/2006/01/10/eco nomie-distributive.html

                                  L’aspect de plus en plus financier de nos économies est source de bien des exclusions et pauvreté.


                                  • (---.---.188.2) 17 mars 2006 11:51

                                    Je système actuel est en faillte parce qu’il est basé sur la spéculation, c’est à dire sur le vol, au lieu d’être basé sur le développement des moyens de productions.

                                    La meilleure alternative que je connaisse est celle proposée depuis des années par M. Lyndon LaRouche aux USA et pas son ami M. Jacques Cheminade en France. Tous 2 préviennent de l’énorme danger de ne pas réformer le système financier au plus vite.

                                    Contrètement il faut commencer par soutenir leur appel pour une nouvelle conférence de Bretton Woods afin de mettre en règlement judiciaire le système actuel et de définir une nouvelle architecture pour le système financier international :

                                    http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_accueil.php3


                                    • luigi (---.---.210.222) 18 mars 2006 10:42

                                      Après avoir lu les exellents articles suivants :
                                      - Qui veut détruire la classe moyenne ?
                                      - 20-26 mars 2006 : Iran-USA - Déclenchement d’une crise mondiale majeure

                                      Nous pouvons en déduire que nous vivons la veille d’un ajustement essentiel de notre modéle d’organisation, quel sera t’il ? Je pense qu’après une lecture plus attentives de ces 3 articles et la lecture des commentaires sur l’article La fin du dollar , retour à l’étalon or, une réponse peux être ébauchée, qui s’y tente ?


                                      • Phil (---.---.149.192) 2 mai 2006 05:59

                                        Je pense effectivement que la combine ne durera plus tres longtemps, ainsi que le dollar papier

                                        La question que je me pose est la suivante : ( Aujourd’hui 2 Mai 2006, le baril de pétrole est à 73,67 $ ) Est ce que les americains n’auraient pas intérêt à ce que le prix du baril soit haut pour blanchir les ’faux dollars’ qu’ils impriment afin de financer la guerre en IRAK ? Autrement dit, ne serait ce pas le monde entier, forcé à acheter beaucoup plus de dollars pour se procurer du petrole tous les jours à un prix incroyable, qui paierait la folie et la démesure de l’empire americain, et qui lui permettrait de continuer cette guerre qu’il n’a pas les moyens d’assumer sans escroquerie.


                                        • who_cares (---.---.159.75) 26 mai 2006 16:01

                                          En admettant que du jour au lendemmein il n’y ait plus de papier monnaie, qui s’en sortiraient le mieux (comme en temps de guerre) ?

                                          - Les agriculteurs.
                                          - Ceux qui pourront vivre en « autarcie » : manger, se loger, s’habiller, se soigner.

                                          Tout le monde a ces besoins vitaux, et les gens chercheraient à subvenir à ces besoins par tout les moyens, la force et la violence si nécessaire.

                                          Le bonheur est dans le pré.

                                          Achetons des champs et cultivons.


                                          • Gandalf Tzecoatl 16 mai 2007 11:39

                                            Article exceptionnel, qui rejoint la critique établie sur le site suivant : http://www.fauxmonnayeurs.org/

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