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Accueil du site > Actualités > Economie > Nous devons quitter l’Euro car nous ne sommes pas faits pour (...)

Nous devons quitter l’Euro car nous ne sommes pas faits pour lui

Parlons des taux de change et de l'Euro.

Mon opinion économique est qu'aucun choix ne sera pire que la situation actuelle d'une monnaie commune que l'on peut assimiler à un taux de change fixe sans harmonisation fiscale, politique et économique des composantes nationales de l'Union Européenne.

 

Nous avons donc deux possibilités, soit 1 quitter l'euro, soit 2 aller plus avant dans l'intégration européenne.

 

Décrivons tout d'abord la situation actuelle :

Un Etat Français avec une administration lourde et un taux de taxe élevé pour un état pas forcément efficace rajoute un coût de production à nos entreprises. Ce coût est égal à X.
Imaginons deux entreprises, l'une allemande, l'autre française qui produisent le même bien à valeur égale (ce qui n'est déjà pas le cas) avec les mêmes coûts salariaux directs et les même coûts fixes hors impôts et taxes. Cela représente un total coût hors impôt de Y. Dans notre modèle

Coût Français = Y+ X

Coût Allemand = Y.

Pour permettre à l'entreprise française de s'adapter le taux de change devrait évoluer pour que Y + X monnaie française = Y monnaie allemande donc monnaie française = Y / Y+X monnaie allemande. La monnaie française devrait donc diminuer de valeur par rapport à la monnaie allemande.

 

Cela entraîne inflation et donc hausse des taux d'intérêt mais cela permet aussi d'augmenter les coûts des produits importés et de diminuer les coûts des produits exportés. Ces deux mouvements améliorent la balance commerciale et donnent donc un autre moteur à la croissance ou à la tenue du PIB.

Cela facilite la modération des dépenses étatiques, et permet de maintenir le système social en maintenant le taux d'emploi.

Aujourd'hui, en maintenant le taux de change fixe au travers de la monnaie unique (couplé à un libre-échange impressionnant), nous diminuons notre demande extérieure, augmentons notre demande de biens importés (qui sont plus compétitifs) et donc nous replions uniquement sur notre consommation pour maintenir la demande. Le problème est que nos entreprises non compétitives n'ont plus intérêt à embaucher sur le territoire national sans créer une déflation salariale pour maintenir la demande, l'Etat doit donc s'endetter pour maintenir artificiellement la demande. Mais pour s'endetter le moins possible, l'Etat augmente les impôts, ce qui rend les produits français encore moins compétitifs.

 

Pour sortir de ce cercle vicieux plusieurs solutions sont possibles :

  • Sortir de l'Euro pour rétablir le libre jeu du taux de change. Il ne faut pas se mentir, cette décision sera coûteuse en premier lieu à cause du coût administratif de la création d'une autre monnaie, à cause d'une fuite de capitaux liée à la méfiance envers un nouveau projet, du risque d'inflation liée à la dévaluation et enfin de la hausse des taux d'intérêts.
  • Utiliser une monnaie extérieure, l'Euro et utiliser une monnaie intérieure le X (nom à définir) qui fluctuera librement et circulera uniquement en France. Les transactions purement intérieures seront libellées en X mais les commerçants pourront accepter les deux monnaies. Cette mesure si très compliquée à mettre en oeuvre aurait le mérite d'éviter la fuite des capitaux et la hausse des taux d'intérêt extérieurs.
  • Enfin oublier la France et se fondre dans l'Europe, définir une politique sociale, fiscale, budgétaire et économique au niveau Européen et organiser des flux intra européens de régularisation des déséquilibres internes. Cette solution aura des coûts sociaux et politiques énormes.

 

Pourquoi je privilégie les deux premières :

Dès sa création et dès sa conception, l'Euro avait pour but de pousser les pays européens à adopter la troisième solution. Depuis 1993, ce projet était poussé par nos élites politiques qui ont vendu que l'Euro apporterait le plein emploi, la croissance (alors que nous avons vu ci-dessus que c'était impossible) et cela s'est avéré un mensonge. On nous a ensuite vendu le côté catastrophique d'une sortie de l'Euro mais très rares sont les partisans de l'Euro qui parlent des coûts de celui-ci (réels, justifiés par la théorie économique et démontrés par de nombreux économistes et de nombreux faits historiques sur d'autres exemples passés). Encore un mensonge.

Enfin par des manoeuvres politiciennes, les contestataires à l'Euro se sont retrouvés associés à un parti d'extrême droite (le FN) dans un but avéré de confisquer le débat en les dévalorisant et en faisant fuir certains d'entre eux dans les bras des partis europhiles pour ne pas être associés à ce genre d'idées.

Tout cela me pousse à dire qu'il se passe quelque chose en Europe, que le traité de Lisbonne s'asseyant sur le référendum de 2005, que ces comportements que je viens de citer démontrent que l'Europe est faite contre notre modèle social et qu'il faut donc la quitter, ou du moins s'en détacher.

 

Je tiens à préciser que je ne juge pas l'Europe en mal, je précise juste que notre modèle socio économique et le sien sont incompatibles :

Nous devons quitter l'Euro car nous ne sommes pas faits pour lui.

 

kaiser hans


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35 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 21 janvier 08:34

    L’indépendance de la BCE aboutit à ce que l’Euro soit l’équivalent d’une monnaie privée, puisque ses destinées ne sont pas maîtrisées par les états utilisateurs mais par les banquiers impliqués.


    L’évolution de la monnaie et du rôle de la Banque de France avant l’adoption de l’Euro allait déjà dans ce sens.

    Le vrai problème n’est pas l’Euro en soi, mais le contrôle de leur monnaie par les états à travers une banque centrale non indépendante.

    • Fergus Fergus 21 janvier 11:57

      Bonjour, M de Sourcessure

      Un grand bravo pour ce commentaire lucide et pertinent : ce n’est en effet pas l’euro qui est en cause, mais son contrôle par le collège des états membres.


    • julius 1ER 21 janvier 15:04
      Le vrai problème n’est pas l’Euro en soi, mais le contrôle de leur monnaie par les états à travers une banque centrale non indépendante.

      @M de Sourcessure

      le vrai problème c’est le contrôle des Etats par la finance c’est ce paradigme antidémocratique et mortifère le problème qui subordonne tous les autres !!!!



    • lsga lsga 21 janvier 18:59

      @julius 1ER
      Ce sont les mêmes bourgeois bureaucrates que l’on trouve à la tête de la finance ou à la tête des États. Donner le statut de fonctionnaire aux banquiers ne changent absolument rien.

       
      Au passage, tous les arguments développés par l’auteur devrait l’amener à conclure qu’il faut une monnaie différente par ville, voir par quartier. 

    • Doume65 22 janvier 11:46

      @lsga
      « Au passage, tous les arguments développés par l’auteur devrait l’amener à conclure qu’il faut une monnaie différente par ville, voir par quartier. »
      C’est vrai que la fiscalité, les salaires et leur charges, le code du travail, les services rendus par l’État changent d’un quartier à l’autre.

      Isga ... !


    • Kaiser hans 22 janvier 13:34

      @lsga
      "Au passage, tous les arguments développés par l’auteur devrait l’amener à conclure qu’il faut une monnaie différente par ville, voir par quartier. "

      Ce fut le cas à une époque, les rois de France et la Révolution Française ont mis fin à cet état de fait en 800 ans, avec moult guerres. Le prix à en payer encore aujourd’hui est une politique de transfert intranationaux assez significatifs réalisés au travers d’un Etat Central surpuissant voire obèse.
      Deuxièmement pour reprendre l’argument de Doume65, il y a aussi une harmonisation fiscale et juridique sur les principaux points de droit et de fiscalité.

      En Europe, ce n’est guère le cas, et aujourd’hui l’Irlande se permet de maintenir des taux d’impôts bas alors que ce pays est subventionné en net par l’Union Européenne, et a été secouru par cette même Union lors de ses difficultés.

      La France de son côté est un contributeur net à l’UE. Donc non seulement l’Euro nous fait du mal mais on paie pour y rester.


    • lsga lsga 23 janvier 13:33

      @Kaiser hans
      Et oui, les marchés s’agrandissent, encore et encore et encore. C’est une loi fondamentale du Capitalisme.


    • Kaiser hans 23 janvier 14:35

      @lsga


      Si cette citation était si vraie, comment expliquez-vous les faits suivants :
      Dans l’histoire, les périodes de plus fortes croissances pour un pays A ont lieu quand ce pays est protectionniste mais que ses voisins ouvrent ses frontières, exemple la Chine aujourd’hui, le Japon après guerre, les USA (ultra protectionnistes), la France du 17eme siècle, l’Angleterre des 18eme et 19eme siècle 
      Que le libre jeu des marchés se termine ultra fréquemment au mieux par un oligopole, au pire par un monopole.

      En bref, les marchés se rétrécissent toujours d’un côté ou de l’autre (offre ou demande) car cela donne du pouvoir de marché et augmente le profit.

      Et la recherche de l’augmentation du profit est la SEULE loi fondamentale du capitalisme

    • lsga lsga 23 janvier 14:39

      @Kaiser hans
      La loi de la baisse tendancielle du taux de profit est précisément ce qui force le Capitalisme a toujours agrandir les marchés.
       
      Au passage, les politiques de relance protectionniste ne peuvent fonctionner que quand les cycles de production sont asynchrones (certains marchés en crise quand d’autre sont en croissance). Or, plus le Capital est concentré, plus la production est rationalisée, plus les cycles de production sont synchronisés au niveau mondial (tous les marchés en crise ou en croissance en même temps).


    • Kaiser hans 23 janvier 14:52

      @lsga
      « La loi de la baisse tendancielle du taux de profit est précisément ce qui force le Capitalisme a toujours agrandir les marchés. »
      Je pense que nous ne somme pas d’accord conceptuellement sur cette phrase, pour toi un marché n’est qu’en volume, pour moi un marché est un groupe d’acheteurs et un groupe de vendeurs. Ainsi la réduction du nombre d’acheteurs ou de vendeurs à 1 est une réduction du marché quel que soit le volume échangé. 


      Les deux se défendent ...

      quant à tes bêtises sur les marchés asynchrones, no comment, nos cycles sont strictement parallèles à ceux des USA et pourtant ils croissent plus que nous, leur croissance est concentrée sur les secteurs où ils sont protectionnistes (finance et armement), la Chine n’a pas eu de cycle, l’Allemagne qui est en monnaie sous-évaluée (ce qui est une forme de protectionnisme) a exactement le même cycle que nous et pourtant elle croît plus...

      Désolé si je ne vais pas plus loin, mais ça fait déjà deux verrues sur ton dernier paragraphe...

    • lsga lsga 23 janvier 14:59

      @Kaiser hans
      La loi de la baisse tendancielle du taux de profit est reconnue par toutes les écoles économiques. C’est un fait : dans un marché qui ne grandit pas les profits s’effondre. C’est pour cela que tous les gérants d’entreprises sont condamnés à « faire du plus » chaque année. Il faut grandir ou disparaitre.
       
      La théorie des cycles de Kondratiev est également un fondamental en économie. La question de la synchronicité des cycles économiques lors des crises est au coeur des débats depuis la grande crise de 1973. Depuis 1973, la synchronicité des cycles économiques entre les USA, l’Europe, la Russie, la Chine, et l’Afrique rend totalement impossible une quelconque forme de relance par le protectionnisme. Je vous invite à lire ce petit livre, cela va vous intéresser : La Crise, Mandel)
       
      La Chine n’a pas de cycle ? mwarf. Vous ne devez pas suivre l’actualité économique.
       


    • Kaiser hans 23 janvier 15:07

      @lsga
      « La Chine n’a pas de cycle ? mwarf. Vous ne devez pas suivre l’actualité économique »


      Excusez-moi ; ils sont à 6% de croissance depuis 20 ans ils sont à 9 ( nous nos cycles en durent 7).

      Beau votre cycle...

      ligne droite, palier = cycle à la française avec chute, hausse, chute.. ;




      « La théorie des cycles de Kondratiev est également un fondamental en économie. La question de la synchronicité des cycles économiques lors des crises est au coeur des débats depuis la grande crise de 1973. Depuis 1973, la synchronicité des cycles économiques entre les USA, l’Europe, la Russie, la Chine, et l’Afrique rend totalement impossible une quelconque forme de relance par le protectionnisme. Je vous invite à lire ce petit livre, cela va vous intéresser : La Crise, Mandel) »

      Je l’ai lu, il s’est fait bâcher par tous les économistes sérieux avec les exemples que je vous ai donnés d’autant plus que les cycles ne sont synchronisés qu’entre l’Europe et les USA qui font de la relance par protectionnisme et pour qui ça fonctionne...

      je déteste les fondamentaux qui m’expliquent des trucs qui ne sont pas vérifiés..

      PS je n’ai absolument pas nié les cycles en soi, je dis juste qu’il existe encore des tas de désynchronisation, Afrique, Chine

      et que le protectionnisme fonctionne même entre cycle harmonisé (Allemagne, USA) et vous replier derrière des théories « fondamentales » ne changera pas ces faits...



      « La loi de la baisse tendancielle du taux de profit est reconnue par toutes les écoles économiques. C’est un fait : dans un marché qui ne grandit pas les profits s’effondre. C’est pour cela que tous les gérants d’entreprises sont condamnés à « faire du plus » chaque année. Il faut grandir ou disparaitre. »
      Ou tuer son adversaire pour lui prendre des parts de marché...ça marche aussi et ça réduit le marché 


    • lsga lsga 23 janvier 15:19

      @Kaiser hans
      Vous racontez n’importe quoi.
       
      Quelques exemples :
       
      La Chine a 6% de croissance ? Mwarf, vous ne devez pas suivre l’actualité économique.
      Les chiffres de la Chine sont complètement pipeauté, tout le monde le sait. La consommation énergétique en Chine n’a fait que reculer ces dernières années.
       
      Les USA font de la relance par protectionnisme ? Mwarf, vous vivez dans un monde parallèle. Les USA sont la puissance occidentale qui délocalise le plus, et qui importe le plus. Depuis 2008, les délocalisations des USA vers le Mexique et l’Asie n’ont fait qu’augmenter.
       
      Pour pouvoir faire de la relance par une politique protectionniste, mercantiliste, il faut diminuer ses importations et augmenter ses exportations. Or, pour pouvoir augmenter ses exportations, encore faut-il qu’il y ai une puissance économique étrangère dans un cycle économique de croissance. Quand tout le monde est en crise en même temps, aucune politique protectionniste ne peut aboutir à quoi que ce soit.
       
      Bref, historiquement les marchés ne font que s’agrandir. Les crises économiques (effondrement des profits) sont le moteur principal permettant d’agrandir les marchés et de concentrer le Capital.
       
      La réalité historique : regardez la en face. Les marchés n’ont jamais cessé de s’agrandir. 


    • Kaiser hans 23 janvier 15:42

      @lsga
      « Les chiffres de la Chine sont complètement pipeauté, tout le monde le sait. La consommation énergétique en Chine n’a fait que reculer ces dernières années. »


      Prouvez-le, sachant que les Chinois produisent eux-même du charbon et du pétrole, ça va être coton, aujourd’hui tout ce que vous utilisez ou presque est fabriqué en Chine

      « Les USA font de la relance par protectionnisme ? Mwarf, vous vivez dans un monde parallèle. Les USA sont la puissance occidentale qui délocalise le plus, et qui importe le plus. Depuis 2008, les délocalisations des USA vers le Mexique et l’Asie n’ont fait qu’augmenter.  »

      Pas de chance pour vous, je travaille dans un secteur à forte VA où travailler aux USA en terme d’affaires est ultra compliqué. 

      Priorité aux entreprises US, (imposées par la loi), pas le droit de racheter une entreprise US (interdit par la loi), etc...

      ça s’appelle du protectionnisme

      ne pas permettre d’importer certains produits, c’est du protectionnisme...
      Et les USA le font à mort


      « Bref, historiquement les marchés ne font que s’agrandir. Les crises économiques (effondrement des profits) sont le moteur principal permettant d’agrandir les marchés et de concentrer le Capital. 
       
      La réalité historique : regardez la en face. Les marchés n’ont jamais cessé de s’agrandir. »


      et regardez la réalité en face, 30% des dépenses sur ces marchés qui grandissent viennent des Etats pour justement masquer qu’il n’y a plus de marché....

      L’automobile a diminué fortement au point que l’Etat doive subventionner à 20-25% la vente de véhicules, Le pétrole augmente tellement qu’il est passé de 100$ à 30$. En résumé, le marché stagne mais quelques acteurs tuent le marché en le captant, (ordi : 4 acteurs max), (véhicule 8-9 groupes sur le monde) agro alimentaire 4-5 groupes = 90 % du marché mondial...

      Et ça, c’est un signe de diminution du marché...




    • lsga lsga 23 janvier 19:44

      @Kaiser hans
      allo allo : la Chine est en grave crise économique, fait face à une bulle sur le marché du crédit, et souffre terriblement du ralentissement de la consommation aux USA et en Europe.
       
      Les USA, comme tous les pays au monde, on en effet des dispositifs protectionnistes, cela ne fait pas d’eux des protectionnistes. Le protectionnisme économique n’est pas ce qui caractérise l’économie US, qui est certainement celle qui a le plus délocalisé ces 30 dernières années.
       
      Bref, historiquement, les marchés n’ont jamais fait que s’agrandir. La crise que nous traversons aujourd’hui est en effet à la fois systémique et mondiale. Vous venez de le réaliser ? C’est marrant, car Mandel dont vous vous moquiez il y a 30 ans l’avait très clairement prédit.

       
      Votre rêve réactionnaire de retour dans le passé, de retour à une échelle nationale, échouera. Les réactionnaires ne font que perdre. L’Histoire avance, et il n’y a rien qui puisse l’en empêcher.Pour rappel, les derniers marchés protectionnistes (Iran, Venezuela, Tunisie, Russie ) sont tous en train de tomber comme des mouches.


    • Kaiser hans 23 janvier 20:51

      @lsga
      « allo allo : la Chine est en grave crise économique, fait face à une bulle sur le marché du crédit, et souffre terriblement du ralentissement de la consommation aux USA et en Europe. »

      J’avoue 6,9% de croissance, on n’a jamais eu ça en France sauf pendant les 30 glorieuses (encore un cycle bien long par rapport à nos 7 ans).

      « Les USA, comme tous les pays au monde, on en effet des dispositifs protectionnistes, cela ne fait pas d’eux des protectionnistes. Le protectionnisme économique n’est pas ce qui caractérise l’économie US, qui est certainement celle qui a le plus délocalisé ces 30 dernières années.  »
      Preuve que le libre-échange n’est jamais parfait dans un sens ou dans l’autre. Et qu’ils sont protectionnistes (différents de autarcique). Qui plus est, les USA se sont créé un secteur financier où se produit toute leur croissance depuis 30 ans. Tous les pays qui font ce choix contrôlent leur monnaie, la France l’a fait mais sans la monnaie, ça ne marche pas.

      « Votre rêve réactionnaire de retour dans le passé, de retour à une échelle nationale, échouera. Les réactionnaires ne font que perdre. L’Histoire avance, et il n’y a rien qui puisse l’en empêcher.Pour rappel, les derniers marchés protectionnistes (Iran, Venezuela, Tunisie, Russie ) sont tous en train de tomber comme des mouches. »
      L’Histoire est pleine de période d’ouverture et de fermeture, la période de fermeture qui s’annonce est douloureuse.
      PS je ne la réclame pas, je pense juste que sans contrôle de notre monnaie, la France est morte, 65 Millions de personnes, dans une ruine économique avec la bombe nucléaire...cruelle ironie.
      Quant à vos pronostics sur les marchés protectionnistes, quelques rappels :
      L’Iran n’était pas protectionniste, elle subissait un blocus. La Russie était ouverte à tous vents il y a 20 ans, ça ne leur a pas réussi. La Tunisie était pas vraiment protectionniste


    • BA 21 janvier 08:39

      Nous avions complètement oublié la dette publique de l’Italie.

      Au milieu du salon européen, il y a un éléphant mort, et cet éléphant mort, c’est l’Italie.

      Dette publique de 2204,637 milliards d’euros, soit 136 % du PIB.

      Alors arrêtons de nous focaliser sur la Grèce en faillite : l’Italie est beaucoup plus importante en ce qui concerne le prochain clash systémique.

      L’Italie est en faillite.

      Les banques italiennes sont en faillite.

      Quant à la Bourse italienne, elle n’arrête pas de s’effondrer : – 4,83 % mercredi soir.

      Bilan de la journée de mercredi pour les valeurs bancaires :

      Banca Mediolanum : – 5,79 %

      Banca Monte Paschi Siena : – 22,20 % (cette banque est morte)

      Banca Pop Emilia Romagna : – 7,30 %

      Banca Pop Milano : – 6,52 %

      Banca Popolare : – 10,88 %

      Ubi Banca : – 6,68 %

      Unicredit : – 7,77 %


      • colere48 colere48 21 janvier 11:04

        @BA

        L’euro n’est pas fait pour nous nous dit l’auteur ... alors que dire pour l’Italie !

        Mais rassurez vous l’Italie n’est pas morte !
        L’état peut-être ... mais le peuple non .


      • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 21 janvier 08:50

        Votre titre révèle l’un des malaise de cette société.

        « Nous devons quitter l’Euro car nous ne sommes pas faits pour lui ! »
        Non !! L’euro doit nous quitter car il n’est pas fait pour nous

        Voyez la différence.


        • fred.foyn Le p’tit Charles 21 janvier 10:17

          l’Euro est fait pour les banques et les marchés..pas pour les peuples.. !


          • julius 1ER 21 janvier 15:09
            l’Euro est fait pour les banques et les marchés..pas pour les peuples..

            @Le p’tit Charles

            arrêtes-ton char .. Charles attend !!!

            c’est toute l’économie actuelle qui n’est pas faite pour les peuples.... si seulement le seul problème était l’euro ce serait facile à régler !!!!!

          • fred.foyn Le p’tit Charles 22 janvier 06:56

            @julius 1ER...au fond de la classe à côté du radiateur... !


          • colere48 colere48 21 janvier 11:08

            Europe un nid de criminels financiers

            A plus ou moins long terme, les coupables qui nous ont mis dans cette mouise devrons être jugés et châtiés à la hauteur de leurs crimes !


            • zygzornifle zygzornifle 21 janvier 11:29

              ils vont bientôt imprimer un billet de 0 € pour que tout le monde ait de l’argent .....


              • Pascal L 21 janvier 11:45

                Il ne faut pas oublier que l’Euro est malade avec une maladie génétique. La monnaie ne circule que si nous créons une dette en contrepartie. Quand nous cherchons à nous désendetter, la masse monétaire se réduit d’autant. Ce n’est pas un soucis au niveau du particulier, mais ce n’est pas la même chose au niveau d’un état. De plus, ce mécanisme de la dette n’est pas efficace pour créer de la richesse, car le retour sur investissement est souvent beaucoup plus long que le cycle de la dette et la monnaie disparaît beaucoup trop tôt. Sans création de richesse la dette n’est qu’une perte d’énergie.

                La correction ne pourra se faire qu’en modifiant le mécanisme de création monétaire qui doit pouvoir se faire en contrepartie d’actifs sans remboursements et sans intérêts tant que la valeur des contreparties ne baisse pas. 
                Sachant que les mécanismes de fonctionnement de l’Euro ont été coulés dans le béton, il sera sans doute plus simple de supprimer l’Euro...

                • GrandGuignol GrandGuignol 21 janvier 11:56

                  Conférence de Vincent Brousseau à Clermont-Ferrand  Sortir de l’euro : pourquoi et comment ?

                  Vincent Brousseau :  L’euro est-il irrévocable ?

                  Vincent Brousseau - L’euro avant, pendant, après

                  Qui est Vincent Brousseau ? ( présentation de Vincent Brousseau extraite du site de l’UPR)

                  Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, Vincent Brousseau a obtenu un doctorat en mathématiques à l’Université Paris IX, ainsi qu’un doctorat en économie à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) en 1990.

                  Après un début de carrière dans une grande banque parisienne comme « trader », il intégra en 1998 ce qui allait devenir la Banque centrale européenne à Francfort, où il participa à la mise en place de l’euro.

                  « Lorsque je décidai d’aller travailler à la BCE, à l’age de 37 ans, j’étais un européiste convaincu. Je me suis donc installé en Allemagne avec beaucoup d’enthousiasme, en imaginant que la monnaie européenne préfigurait une véritable fusion de, entre autres pays, l’Allemagne et la France, perspective grandiose qui me paraissait éminemment désirable. Le parcours que j’avais suivi jusqu’alors m’avait familiarisé avec le domaine de la finance le plus proche des préoccupations des banques centrales : celui des taux d’intérêts. En outre, l’union monétaire commençait juste, c’était neuf et existant, c’était conforme à mes convictions d’alors, cela me paraissait un choix parfait. »

                  C’est donc à la BCE qu’il effectua l’essentiel de sa carrière. Il devait y rester 15 ans, de septembre 1998 à janvier 2014. Ayant compris que les institutions européennes, constituées en quasi-dictature, visaient à favoriser les intérêts géopolitiques, économiques et financiers d’une petite oligarchie atlantiste, au détriment des peuples européens en général – et français en particulier -, il décidait de renoncer à sa carrière à la BCE et de rejoindre l’UPR et François Asselineau, afin d’informer nos concitoyens et de sortir la France de l’UE et de l’euro.

                  Ses points de vue sur l’euro, sa construction, ce qu’il est et ce qu’il va devenir, sont très éclairants. Ses analyses, éminemment pertinentes, justifiées et vérifiables, ne laissent aucune place à l’à peu près.

                  D’autres conférences de Vincent Brousseau ici.


                  • Robert GIL Robert GIL 21 janvier 13:29

                    On pourrait deja, rien ne l’empeche,  créer une monnaie alternative « nationale ». Cela permettrait à l’Etat une réappropriation de la création monétaire qui a été confisquée par le système financier, et de redonner à l’argent son rôle principal, c’est-à-dire un rôle d’échange. L’argent ne doit pas « travailler » et faciliter la spéculation comme c’est le cas aujourd’hui, où seulement 5% des transactions financières sont consacrés à l’économie réelle ! L’argent doit servir au bien public !


                    • julius 1ER 21 janvier 15:13

                      @Robert GIL


                      on pourrait aussi faire en sorte que la BCE finance directement les états au lieu de faire tourner la planche à billets pour les banques !!!!

                      et aussi financer directement un revenu citoyen , de toutes façons il faut casser le pouvoir des banques !!!!!

                    • Lechoux Lechoux 23 janvier 14:55

                      @julius 1ER
                      Bonjour,


                      Oui, casse le pouvoir des banques, c’est ce que propose une votation suisse en retirant aux banques le pouvoir de création monétaire. C’est judicieux, lumineux !

                    • Kaiser hans 21 janvier 13:44

                      Bonjour à tous

                      Tout d’abord, merci à vous de réagir sur mon premier article agora vox....

                      Je me permets de préciser pourquoi j’ai choisi mon titre (cf commentaire du bouffon du roi). Mon but n’est pas d’attaquer l’idée d’une monnaie unique entre pays, mais de préciser que pour que ça marche, une certaine uniformité socioéconomique doit exister entre ces deux pays.

                      Ensuite sur le débat sur la maîtrise de la planche à billets, il est vrai que l’absence de maîtrise de la planche à billets aggrave ce que j’ai précisé, mais même en cas d’euro dépendant de l’Union européenne qui ferait marcher la dite planche sur volonté politique, il existerait toujours des états lésés par l’existence d’un taux de change fixe.

                      Ensuite quant à la criminalité des instigateurs de l’euro, je pense qu’il y a une certaine forme de trahison dans cet acte mais bon, nous n’en sommes plus à ça près.

                      J’ai l’impression que tant que les contestataires du système ne créeront pas leur propre parti politique, rien ne bougera.


                      • julius 1ER 21 janvier 15:21

                        C’est donc à la BCE qu’il effectua l’essentiel de sa carrière. Il devait y rester 15 ans, de septembre 1998 à janvier 2014. Ayant compris que les institutions européennes, constituées en quasi-dictature, visaient à favoriser les intérêts géopolitiques, économiques et financiers d’une petite oligarchie atlantiste, 



                        il faudrait peut-être commencer par renverser la Dictature avant de s’enfuir en courant
                        car commencer par dénoncer cette oligarchie serait déjà un premier pas ... 
                        rien n’est gravé dans le marbre !!!!

                        d’autant plus que l’on connait un certain nombre de ces gens et les partis qui les soutiennent ... 


                        • doctorix doctorix 21 janvier 19:38

                          Je l’ai déjà dit, cet Euro fort est une monnaie allemande, qui ne bénéficie qu’à l’Allemagne.

                          Un franc égal à 80% du mark inverserait le sens de l’import-export à notre bénéfice absolu.
                          Il empêcherait les délocalisations, la main d’oeuvre française devenant plus rentable.
                          Il attirerait les investisseurs.
                          Il favoriserait nos achats à l’intérieur de l’hexagone, et empêcherait nos achats à l’étranger.
                          Il favoriserait le tourisme étranger d’une façon extraordinaire.
                          Il diminuerait notre dette, dont le chiffre en francs serait le même que celui en euros.
                          La conclusion s’impose:il ferait reculer et disparaître le chômage en France.
                          Si le souci de Hollande était vraiment le chômage, c’est la solution qu’il choisirait.
                          C’est la preuve que ce n’est pas son souci.


                          • lsga lsga 21 janvier 19:43

                            @doctorix

                            quand vous dites « délocalisations », vous parlez des « relocalisation » des industries impérialistes et néo-coloniales françaises vers l’Afrique et l’Asie, c’est ça ? 
                             
                            Par exemple, les usines de pneus qui ferment en France pour ré-ouvrir en Afrique (comme Continental, Good Year, & co), ou les raffineries de pétrole qui ferment en France pour ré-ouvrir en Afrique (comme pétroplus & co), vous appellez ça des « délocalisations » ou des « relocalisations » ?
                             
                            Quand vous parlez d’arrêter d’acheter à l’étranger : vous parlez du pétrole africain, des métaux africains, de l’uranium africain ?
                             
                            Quand vous parlez de faire diminuer le chômage, vous voulez dire qu’il faut continuer à forcer les gens à travailler alors qu’aujourd’hui l’automatisation permettrait de libérer les êtres humains des tâches ingrates ?

                          • Bataillons 21 janvier 23:47

                            Pour compléter notre virtuose Vincent Brousseau, Charles-Henri Gallois est le responsable de l’Union Populaire Républicaine pour les questions économiques. Il donne une excellente conférence minilien.fr/a0ptlb intitulée « Les illusions économiques de l’Union européenne – par Charles-Henri Gallois ».


                            • Lechoux Lechoux 23 janvier 15:02

                              Également, la libre circulation des capitaux vide notre économie.


                              L’exportation de biens est taxée mais par le transfert de siège social d’entreprise hors des frontières.

                              La monnaie est une imposture substitutionnelle de richesse. Alors quid d’une monnaie sur laquelle un pays n’a aucun pouvoir.

                              Le pouvoir de la finance internationale doit son existence aux lâchetés et trahisons gouvernementales.

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