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Nous sommes tous des New Fabris, Bernard, Bosal, Servisair...

L’explosion de l’usine aura-t-elle lieu ? Fixée au 31 juillet, les salariés de l’usine de New Fabris, à Châtellerault, dans la Vienne, menacent toujours de faire sauter leur entreprise.

Le dernier conseil des ministres a eu lieu mercredi, l’Assemblée Nationale et le Sénat sont au repos et le Président a pris ses quartiers d’été. Apparemment, tout devrait "s’endormir" dans la torpeur des congés du mois d’août. Bon, ça c’est pour la théorie, puisque les licenciements et les fermetures d’entreprises continuent impitoyablement dans une indifférence quasi totale et surtout un manque de réaction et d’incompétence des pouvoirs publics.

La liste est trop longue pour que nous vous la donnions, une simple recherche sur Google actualité avec la requête : "liquidations judiciaires" ou "licenciements" devrait vous édifier sur le vrai massacre auquel les salariés sont exposés.

Ainsi : 25 salariés de l’entreprise de mécanique industrielle, Constructions Mécanique Bernard, basée à Pontcharra en Isère qui ont eu la mauvaise surprise d’apprendre la liquidation de leur société et leur licenciement par note de service vendredi dernier. Ces 25 salariés ont ensuite trouvé leur usine fermée trois jours après. Il s’agit . Selon une source judiciaire, cette annonce est illégale, car le tribunal de commerce de Grenoble n’a ouvert que mardi la procédure de liquidation judiciaire. La direction reconnaît une maladresse, mais affirme que ... la loi a été respectée. - Source Lyon Mag

LILLE — BOSAL : Des salariés d’un sous-traitant automobile en liquidation ont dénoncé mardi des "propositions indécentes" et annoncé une procédure en justice après avoir reçu des offres de reclassement sous la forme de contrats à durée déterminée (CDD) en Hongrie.

Les élus CGT du fabricant de pots d’échappement Bosal, à Annezin (Pas-de-Calais), en liquidation judiciaire depuis le 10 juillet, jugent ces propositions illégales alors que la direction souligne au contraire qu’elle est "obligée" par la loi de proposer des postes vacants "dans le monde entier". "C’est honteux", a réagi Didier Beauchet, délégué CGT de l’entreprise.

Il a dénoncé notamment une offre de magasinier au sein d’une filiale de Bosal en Hongrie "pour 5.100 euros par an". "Le coût de la vie est quand même plus élevé que ça", a-t-il dit, jugeant "illégal" de proposer des CDD à des salariés en CDI qui ont en moyenne, selon lui, une quinzaine d’années d’ancienneté. La liquidation du site de Bosal à Annezin, qui employait 386 salariés, a entraîné le licenciement de 298 personnes. ... / ...

Le gestionnaire de transition de la société, Jean-Marc Wieczorek, nommé jusqu’au 15 septembre par le liquidateur et les administrateurs judiciaires, a expliqué à l’AFP que deux postes en Hongrie avaient effectivement été proposés : l’un de responsable qualité et l’autre de magasinier. - Source AFP/Google

Roissy : Plusieurs dizaines de salariés de Servisair cargo, qui craignent une mise en liquidation de leur entreprise mardi, ont manifesté lundi devant le ministère du Travail à Paris pour demander un relèvement des indemnités supra-légales et un "dialogue" avec Xavier Darcos. Venus avec une banderole attaquant leur actionnaire, le groupe Derichebourg, qu’ils qualifient "d’escroc et de voleur", les salariés, dont une délégation a été reçue par le directeur général du Travail Jean-Denis Combrexelle, étaient soutenus par la CGT, FO, la CFTC et la CFDT.

Mardi, "au tribunal de Bobigny, ce sera la liquidation judiciaire" de la société de transbordement de fret, actuellement en redressement judiciaire, où 267 postes sont menacés sur 337, a-t-il prévenu. "On a proposé (aux salariés) une somme supra-légale de 3.200 euros par personne, alors qu’ils demandent 30.000 euros par personne. On est descendu à 25.000 et on espère arriver au moins à 10.000. Comment voulez-vous, quand on nous propose 10% de la somme, qu’on accepte ?", s’est interrogé le syndicaliste. - Source AFP/ Google
 
Combat emblématique à notre sens, après celui des "CONTI" et des "NORTEL", les salariés du fabricant de New Fabris, en liquidation judiciaire, menacent toujours de faire sauter leur usine à Chatellerault. Ils ont fixé un ultimatum au vendredi 31 juillet pour obtenir la prime de départ de 30 000 euros qu’ils réclament. Mercredi, ils ont appelé leur direction et les pouvoirs publics à faire "de vraies propositions actées".

... / ... "Il n’y a pour l’instant aucun dialogue avec la direction ou la préfecture. Il faut de vraies propositions actées. Si c’est par oral, on n’acceptera rien", a prévenu Guy Eyermann (CGT), coordinateur du mouvement des salariés. "S’il faut donner l’exemple en France, on donnera l’exemple", s’est insurgé de son côté Dominique Duval (FO). "On nous pousse à bout (...) Depuis mercredi dernier, on n’a aucune nouvelle ! Il faut arrêter de nous prendre pour des moutons de Panurge", a-t-il poursuivi. "Tout le monde attend impatiemment la manifestation de demain [jeudi], il est temps que ça se termine. Vendredi, les salariés seront appelés à voter en fin de matinée, et ils décideront. D’une façon ou d’une autre, ce sera fini vendredi", a prévenu M. Eyermann.

Les salariés de New Fabris réclament 30 000 euros d’indemnités par employé à leurs principaux clients, Renault et Peugeot. A l’issue d’une réunion mercredi au ministère de l’industrie, une prime de 11 000 euros, financée par les deux constructeurs, anciens clients de l’entreprise, leur a été proposée. - Source Le Monde

Que dire de plus si ce n’est que le désespoir gagne chacun de ces salariés qui savent parfaitement qu’ils n’ont que peu de chance de trouver quoi que ce soit sur le marché du travail. A ceux qui nous trouvent trop pessimistes, nous donnons ci-dessous la dernière déclaration de Xavier Darcos

Xavier Darcos a estimé mercredi que "l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi sera "peut-être pire" que prévue en 2009, par rapport à l’estimation officielle de Pôle emploi d’une hausse de 650.000 chômeurs.

Malgré les "chiffres encourageants" annoncés la veille, -0,7% de chômeurs de catégorie A en juin, "on sait très bien que la tendance restera négative encore dans les semaines qui viennent ou dans les mois qui viennent", a déclaré M. Darcos sur RTL, ajoutant : "Nous ne fanfaronnons pas".

Il y a trois semaines, M. Darcos avait avancé l’hypothèse de 800.000 chômeurs. "Les Assedic nous disent que nous aurons une augmentation de 650.000 chômeurs d’ici la fin de l’année", a-t-il rappelé. "Nous pouvons nous en tenir à ce chiffre pour l’instant, mais c’est vrai que les tendances restent assez négatives et ce sera peut-être pire", a-t-il précisé. - Source AP/Nouvel Obs

Alors, menacer de tout détruire est-il une forme de chantage, comme l’expliquent quelques ministres et responsables économiques ?

Absolument et c’est l’exacte réplique des salariés aux divers chantages auxquels on les a soumis durant ces dernières années. Chantages à l’emploi par : l’augmentation du temps de travail sans contrepartie, les allègements du code du travail, le temps partiel imposé, la concurrence avec des salariés d’autres pays, la crise financière, ...

Tout le monde sait que les réponses apportées par le gouvernement aux divers plans sociaux, qui pour beaucoup, ne sont que des dégraissages, destinés à permettre à certaines entreprises de redémarrer (ou de déplacer leur production dans les pays à bas coût de main d’œuvre) lorsque la crise s’atténuera sont dérisoires.

Qui peut croire qu’avec un contrat de transition professionnel ou une formation n’importe qui peut s’en sortir durablement ?

Expliquer qu’on va créer des emploi par des formations ou un changement de métier, alors que la quasi totalité des secteurs d’activité en France maintiennent, au mieux, leurs effectifs, n’est qu’un leurre destiné à améliorer les statistiques !!!!

Qui peut croire que les mesures de pénalité pour les entreprises qui n’embaucheraient pas des plus de 50 ans va leur permettre de retrouver un emploi ?

Comme nous l’écrivions dans Slovar : "les entreprises d’au moins 50 salariés ou appartenant à un groupe d’au moins 50 salariés se verront infliger une pénalité si elles ne sont pas couvertes par un accord d’entreprise ou de groupe ou un plan d’action sur l’emploi des seniors. Très attendus, les décrets fixant les modalités d’application de cette obligation, instituée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 (v. Légis. soc. -Sécu., financ.- n° 06/2009 du 9 janvier 2009), sont enfin publiés. La pénalité, fixée à 1 % des rémunérations ou gains versés aux salariés, sera due pour chaque mois entier au cours duquel l’entreprise n’est pas couverte par un accord ou un plan d’action sur l’emploi des seniors. Source WKRH

Car, une fois de plus la loi ne s’appliquera qu’à partir de 50 salariés alors que la situation actuelle des entreprises française est à quelque chose près la suivante :

- 80 % des entreprises créées en France n’ont pas de salarié au démarrage, et 99 % en ont moins de 10.
- Plus de 90 % des entreprises françaises sont des TPE (ce qui représente quelque 2,2 millions d’entreprises)
- Impact de ce mouvement sur l’emploi :Ces dernières années, la part des salariés travaillant dans des établissements de moins de 20 employés a connu une forte augmentation jusqu’à atteindre les 40 %, dont 26 % dans les TPE. Inversement, celle des salariés présents dans les établissements de plus de 500 employés est passée de 20 % à 11 %. Source Le Rucher

Quant aux entreprises concernées, il n’y a qu’à regarder les chiffres de l’emploi des handicapés pour se rendre compte de la faible application d’une obligation légale. A tel point que l’Etat s’est transformé en recruteur ( 1700 en 2009 - Source Handicap.fr ) pour atténuer les chiffres. Ce qui donne une idée de l’impact futur de cette mesure.

L’état, au nom du "pouvoir d’achat" et du "travailler plus" a légiféré pour réduire les droits des salariés en assouplissant le droit du travail et la notion de flexibilité. Il doit, dans la situation actuelle et à venir, assumer son rôle de régulateur et cesser de nous faire croire que la seule réduction des effectifs de la fonction publique permettra de trouver des emplois à ceux qui l’ont perdu ou sont en instance de le perdre.

Eviter les effets du Krach de 1929 pour les banques n’aura eu pour seul effet que de leur permettre de se remettre à flot pour mieux recommencer à spéculer. Les salariés/épargnants, eux, n’ont que leurs yeux pour pleurer !!!

La situation est tellement grave qu’il est indispensable que tous les salariés comprennent qu’ils doivent se mobiliser. Car, aujourd’hui ou demain plus personne n’est à l’abri. Les mois qui vont venir sont déterminants et les "réformes" que le gouvernement et sa majorité parlementaire veulent imposer aux français ne peuvent qu’aggraver la situation. Faute d’une opposition politique convaincante, les français et notamment les salariés vont devoir se faire entendre afin que cesse la désindustrialisation et les fermetures ou licenciements abusifs.

Car, ne nous y trompons pas, si le gouvernement déclare la main sur le cœur : "disposer d’amortisseurs sociaux" (qu’il vouait aux gémonies, il y a encore peu), ceux-ci risquent de ne pas durer aussi longtemps que les discours politique, puisque

Interrogé sur la capacité de l’Unedic à pouvoir assurer le versement des allocations en 2009 et en 2010, M. Roux de Bézieux se montre rassurant, précisant que l’organisme recourera à l’emprunt comme par le passé. "Il faut savoir que le déficit de l’Unedic il y a trois ans et demi maintenant était à -15 milliards, nous sommes à -5 milliards aujourd’hui et prévoyons d’être à 11 en 2010. On a une capacité d’emprunt, on est bien notés par les banques". Toutefois, "si les choses s’aggravent après 2010, il faudra renégocier la convention d’assurance-chômage", poursuit-il, même si "nous n’en sommes pas là". (Voir Slovar du 24 mai 2009)

Le problème, c’est que nous en sommes presque là !!! Car la crise va s’amplifier et il n’y a que les naïfs ou les langues de bois qui croient et affirment que la situation va s’améliorer. Ainsi, l’OIT déclare : "Le monde peut avoir devant lui une crise de l’emploi et de la protection sociale d’une durée de six ou huit ans" et "les leaders politiques n’ont pas prêté suffisamment d’attention aux implications humaines et sociales du décalage entre récupération économique et reprise du marché de l’emploi " - Source RTL.be

Nous partageons encore un peu plus l’analyse que publiait FABRICE ROUSSELOT dans Libération du 16/05/2009 : " ... / ... Mais s’en tenir à ce simple constat serait irresponsable. Le gouvernement doit réévaluer son plan de relance à l’aune de ces nouveaux indicateurs. Contrairement à ce qu’il assène, l’accroissement probable et significatif du chômage dans les mois à venir - et donc la baisse des revenus des ménages - pourrait ainsi le contraindre à une relance de la consommation afin de garantir la légère progression du premier trimestre. De même, la chute de l’investissement démontre a fortiori que l’équipe en place n’a pas fourni un effort suffisant dans ce domaine ... / ... "

Sauf que cette fois-ci, l’expression "pourrait le contraindre" est largement dépassée et que TOUS les français attendent avec la plus grande impatience des mesures fortes et dépourvues d’idéologie ultra libérale.

L’exemple de la baisse de la TVA sur la restauration est une preuve de plus de l’échec des théories libérales. En effet, comme nous l’avons montré, le gouvernement, s’est une fois de plus appliqué à laisser les professionnels s’autoréguler. Coût de l’opération : Des milliards offerts sans contrepartie ni contrainte.

Quant au volet salaires dont se vantait le gouvernement, on apprend que : "Les syndicats FO, CGT et CFTC, majoritaires dans la restauration, ont décidé mercredi de faire opposition à l’accord salarial conclu la semaine dernière entre le patronat et deux syndicats minoritaires, jugeant insuffisantes les hausses de rémunération prévues par cet accord " La suite sur AP/ Yahoo

C’est dans ce contexte, qu’on demande aux salariés de faire preuve de patience et de ne pas avoir recours à la violence pour se faire entendre et ne pas disparaître dans l’anonymat des statistiques d’un pôle emploi totalement incapable de gérer une telle situation !

Les New Fabris ont fixé au 31 juillet l’échéance, à cette date, ils pourraient tout faire sauter.

Il n’y a pire chose pour quelqu’un qui a donné une partie de sa vie à une entreprise que de détruire son outil de travail ! Mais lorsque Xavier Darcos n’a pour argument que : "Rien ne se règlera dans la violence, dans les ultimatums, ou dans les oukazes", et "forcément, il faudra trouver une solution, ils le savent au fond", on est bien obligé de penser que la solution est entre les mains des salariés de New Fabris dans 24H00 et ne correspond pas à la vision de Monsieur Darcos !

Crédit dessin
Rodho

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25 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 31 juillet 2009 10:17

    Pour légitimes qu’elles soient, ces opérations de pression sur la Direction, en menaçant de « tout faire sauter » sont difficiles à mener à bien.
    Tout le monde sait pertinemment que c’est du bluff et que ça ne sera pas mis à exécution. Pour obtenir gain de cause, il faut notamment que ces opérations soient médiatisées et viennent ternir durablement l’image de la société.
    La difficulté, me semble t-il pour les salariés de « New Fabris » n’ont pas vraiment d’interlocuteur lésé par leur opération. Je doute donc qu’ils réussissent, même si je le leur souhaite de tout coeur.

    Les salariés, on le constate tous les jours, sont devenus la première « variable d’ajustement », afin de réduire les coûts et SURTOUT, maintenir les dividendes pour les actionnaires.

     Ces dernières années, le rapport de force entre salariés et actionnaires-propriétaires, s’est inversé en faveur des seconds.
    Seul un mouvement social dur et généralisé permettra de le modifier.


    • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 10:27

      Mais qu’ils fassent tout sauter ! Allez, des c....s... le désespoir à 30 000 euros, ça s’appelle appât du gain, et rien d’autre. Du banditisme.

      Par ailleurs, il est archi faux de prétendre que le nombre de fonctionnaires baisse : si c’est (un peu) vrai dans les secteurs qui dépendent directement de l’Etat, les collectivités territoriales ont embauché à tour de bras.

      GoodBye Lenin.


      • TSS 31 juillet 2009 14:40


        quand,comme vous, on vit de la solidarité nationale on s’oblige à une certaine retenue ou alors

        on refuse les aides... !!

        un intermittent du spectacle !drole de spectacle que vous nous donnez ... !!


      • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 15:51

        Avant de dire des âneries, on s’informe. Ce qui est du ressort de la solidarité nationale, c’est le RMI (je passe sur les autres rsa). L’assurance chômage dépend des cotisations (obligatoires) des salariés, et pour y avoir droit, il faut avoir cotisé et avoir été licencié. Ce qui est le cas, et je vous rie au nez, monsieur.

        Maintenant, si vous n’avez pas envie d’être solidâire de vos ârtistes de gôche qui bénéficient d’un statut particulièrement inégalitaire, foncez, je suis avec vous.


      • TSS 31 juillet 2009 19:35


        à vous lire depuis un temps ,je constate que ce n’est pas d’hier que vous chomez et par

        conséquent votre modeste contribution à l’allocation chomage est mangée depuis longtemps

        et vous beneficiez bien de la solidarité de ceux sur qui vous bavez à longueur de courriel !!

        quand à mes soit disant opinions de gauche ce n’est que pure hypothèse ,vous partez du

        principe que ceux qui ne sont pas d’accord avec vous sont obligatoirement de gauche !!
         


      • Le péripate Le péripate 1er août 2009 01:38

        Faut pas être jaloux de vos camarades intermittents. Tous ensemble !


      • Alpo47 Alpo47 31 juillet 2009 11:33

        « La vie, vue par le Péripate » : Un PDG qui licencie 5000 personnes et les met dans une situation dramatique, juste pour améliorer ses marges, c’est un « gestionnaire avisé ».
        Ces licenciés qui tentent de se défendre en s’efforçant de modifier le rapport de force... ce sont des « bandits ».
        Dites, péripate, vous avez été vacciné récemment, certains prétendent que le mercure contenu dans les vaccins provoque l’autisme ?


        • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 11:38

          Il les a licenciés ! Mais, alors, c’est qu’il les avait embauchés ! Pffff, et pourquoi on ne parle jamais des embauches.... A moins que, naturellement, les employés soient nés dans l’entreprise, ce qui change tout, bien sûr....
          Allez, bonne journée, et attention aux ulcères.


        • Marianne Marianne 31 juillet 2009 12:13

          Oui, il les a embauchés car sans eux il n’était rien... et a fait beaucoup de bénéfices sur leur dos, il a même sans doute empoché de coquettes aides de l’Etat pour ça...

          Et maintenant ils les virent, alors que les actionnaires continuent de se payer grassement !!! 
          Et vous osez parler d’« appât du gain » au sujet des salariés...

          De qui vous moquez-vous ?

          Arrêtez d’essayer de nous enfumer le Péripate, ça ne prend plus...
          Nous ne sommes rien ? Soyons tout !


        • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 12:17

          Oui, soyons tout... (comme dans totalitaire). C’est la lutte finale (tambours et trompettes !).


        • ZEN ZEN 31 juillet 2009 20:30

          Marianne
          Le Péripate( qui fut de la CGT, comme il nous l’avouait l’autre jour) est pourtant clair...
          L’embauche est un acte de philanthropie !
          Il faut tout vous expliquer !


        • Le péripate Le péripate 1er août 2009 00:01

          Vous pensez probablement que c’est un dû.


        • Le péripate Le péripate 1er août 2009 00:04

          Vous allez rire : j’ai encore un drapeau rouge avec écrit dessus CGT. Il est dans mon atelier, sur un mur à côté des outils.

          Ah, c’était le bon temps.


        • William7 31 juillet 2009 13:28

          Et vous osez parler d’« appât du gain » au sujet des salariés...
          ====================================================

          C’était ça la phrase importante...vous êtes un illuminé péripate. C’est pour cela que vous voyez de l’obscurantisme partout.


          • kitamissa kitamissa 31 juillet 2009 14:13

            déjà ils ne feront rien péter ,tout simplement parce que leurs 30000€ leur passeront sous le pif ,et ensuite ce sera la poursuite pour acte terroriste....
            c’est donc du vent ,il auront droit à leurs indemnités de licenciement pour cause économique point barre,il n’y a même pas à discuter ...
            une entreprise privée qui ne vit que par un fournisseur est condamnée à terme à disparaitre,il suffit qu’il y ait mévente et automatiquement le donneur d’ordre élimine tout ce qui lui occasionne des frais supplémentaires ...

            donc c’est l’entreprise sous traitante la fautive parce que ses dirigeants n’ont pas prévu d’activité diversifiée ...
            c’est le client le fautif également en fait si l’on raisonne bien,pas d’achat,pas de rentrée d’argent,donc on rogne sur tout,et on va chercher ailleurs dans les pays à faible coût du travail une prestation similaire...

            vous allez dans n’importe quel pays avec un cahier des charges,une enveloppe globale de XXX pour une production de tel ou tel machin,bien contentes de pouvoir bosser,les entreprises des pays où l’ouvrier est payé avec 3 Roupies et un sac de riz vont produire le même à moindre coût et il sera plus avantageux pour un gros constructeur de réimporter que de produire chez nous,vu le coût du travail manuel en France ...

            de toute façon,la production manufacturée va disparaitre chez nous ,le travail manuel se déplace de plus en plus
            et ça ,c’est pas d’aujourd’hui,alors que les syndicats fassent du vent et brassent de l’air,c’est leur fond de commerce,mais ils savent autant que tout le monde que le boulot fout le camp dans les pays où la MO est abondante et payée à coup de lance pierre ....



            • loulou 1er août 2009 00:31

              Que dire.Dommage que ce martyrologue de la classe ouvrière ne soulève pas plus de passion !Ce réquisitoire sans concession, qui n’est qu’une fraction, de ce que le peuple subit et va subir ne semble susciter qu’un écho modeste et atone.C’est que nous sommes désorientés, nous ne savons pas réagir face aux coups de boutoir qui nous assaille.Pas de perspectives crédibles a l’horizon.Pas de réactions d’ensemble.On attend un nouveau Marx.Une nouvelle critique constructive du système.Les classes populaires actuellement:Un boxeur groggy qui prend des coups sans en rendre.Et on ne voit pas son réveil !Une grêve générale peut être, mais c’est plus facile a dire qu’a faire et il faudrait pouvoir l’ettendre a L’Europe.En fait, j’écris ces quelques lignes sans vraiment y croire en sorte de cadeau pour un article qui vaut la peine d’être lu.


              • jaja jaja 1er août 2009 00:53

                Un nouveau Marx je n’y crois pas. Aujourd’hui ce dont on a besoin c’est d’une réflexion collective qui se pose la question du bilan des expériences révolutionnaires passées et du pourquoi elles ont basculé dans le contraire de ce qui était proclamé....

                La désespérance ouvrière vient du fait qu’il n’y a pas de perspective crédible d’un vrai changement révolutionnaire de société....

                J’ai connu quelques petits Lénine en chambre ce qui m’a appris que chaque homme est faillible et que nul ne peut prétendre avoir la science infuse... Du reste nos grands penseurs historiques (Marx, Lénine, Bakounine etc...) ne sont pas a exempter de critiques quand à leurs concepts que certains, qui ont fait beaucoup de mal, ont voulu ériger en dogmes.

                Plus que jamais je crois à la réflexion collective, au débat d’idées menant à une ligne politique commune et partagée par celles et ceux qui l’ont élaborée....


              • kitamissa kitamissa 1er août 2009 01:09

                y’aura pas plus de Marx que de sauveur de la classe ouvriére que de beurre en broche ...

                on ne parle même pas du plaisantin de Besancenot ...

                le travailleur,il a les traites de la maison,de la bagnole,les vacances des gosses,la bouffe à payer,les impôts etc....

                de plus les guignols qui se la joue maître chanteurs avec des bouteilles de gaz ,et qui peuvent bien faire péter leur bazard si ça leur chante,déjà vont s’asseoir sur leurs 30000€

                et de plus,en admettant qu’ils touchent un bonus,il va falloir le déclarer aux impôts en les faisant passer dans la tranche supérieure ,donc ils vont l’avoir dans l’os de toutes les façons !....

                là,ils passent pour des rigolos ! vous pigez la différence entre les mecs qui savent gagner du fric et le prolo ?
                eh bien voilà....d’un côté les malins qui vivent bien et les minables qui vont pointer toute leur vie en se faisant baiser !....



                • Alpo47 Alpo47 1er août 2009 06:34

                  Les indemnités de licenciement ne donnent lieu qu’au seul prélèvement CSG-CRDS (10%).
                  Ni charges sociales, ni impôt.
                  C’est étonnant de constater que certains, ici, en sont à souhaiter que les ouvriers-employés soient exploités au maximum et subissent les pires avanies sans « piper mot »... A vrai dire, je leur souhaite de le subir eux même. Après, on en reparle...


                • jaja jaja 1er août 2009 01:32

                  Vous qui êtes petit fils de gendarme et petit neveu d’un colonel de Gendarmerie et père d’un gendarme, si j’ai bien compris, vous n’êtes pas très qualifié pour jouer les Nostradamus du mouvement ouvrier qu’en plus vous méprisez profondément...

                  Donc répondre à vos niaiseries ne présente aucun intérêt...

                   « eh bien voilà....d’un côté les malins qui vivent bien et les minables qui vont pointer toute leur vie en se faisant baiser ! »....

                  On sent ici toute votre admiration pour les « baiseurs » défendus par toute une armée de flics qui ne sont que leurs paillassons à crânes vides...
                   Sur ce je vais me coucher....


                  • kitamissa kitamissa 1er août 2009 18:50

                    je n’ai aucune admiration pour les baiseurs ,mais du mépris pour ceux qui font du chantage à la bouteille de gaz ...quand on a des couilles on menace pas,on fait péter,là seulement ça fait réfléchir l’interlocuteur ..
                    là,les employés ont obtenu 12000€ d’indemnité !...qu’est ce que c’est que 12000€ ? le prix d’un vélo de course du Tour de France,ou d’une bagnole d’occase ....

                    d’abord,qu’est ce que ça vient foutre dans le débat que j’ai des Gendarmes dans ma lignée ? où est le rapport avec des mecs lourdés !....

                    j’ai plus de respect pour un Spaggiarri où un type qui fait un casse sensationnel sans bruit et sans effet d’annonce .....et qui part avec le pactole ...
                    mais là ,une bande de minables qui chialent en menaçant de tout faire sauter....pffffff....même pas foutus de le faire pour de bon !
                    et tout ça pour quelques picaillons !...

                    ils sont beaux vos révolutionnaires !...partir la queue entre les jambes avec l’aumône !...

                    des gagnes petit ! des fauchés ! des petits joueurs !

                    il est beau le mouvement populaire tiens !....on leur balance 12000€ et ils retournent à la maison !....


                  • karquen karquen 1er août 2009 11:31

                    hé voilà....
                    Quelques piécettes lancées à la volée pour ces ouvriers, histoire de les résigner à perdre leur emploi sans dignité, et le tour est joué.

                    Misère... misère.... quand on pense que la plupart de ces gens ne retrouveront jamais un emploi. S’incluront rapidement - après les Assedic - dans un dispositif à 500 euros par mois, allant au resto du cœur et aux aides sociales...
                    Misère...
                    Il est peut être venu le temps des Barricades ! Enfin il viendra quand tous ces gens depuis 1 an finiront leurs assedic et tomberont à 500 € par mois... Insurrection, guerre civile appelez-ça comme vous voulez mais la situation va vite devenir explosive - je prophétise fin 2011 -.


                    • kitamissa kitamissa 1er août 2009 20:43

                      les barricades ? que dalle ...

                      le mec au chômage qui va perdre sa baraque reprise par la banque ou la maison de crédit ,l’huissier qui va se pointer pour embarquer les meubles,la bagnole et la télé,plus rien dansle frigo à bouffer ,le mec va dare dare chercher à trouver du boulot au noir pour arrondir un peu la fin de mois et se remuer le cul pour donner à bouffer à ses lardons !...

                      vous croyez qu’il va courir aux barricades le prolo ?

                      les barricades,c’est pour les fonctionnaires ,les enseignants,les artistes subventionnés,bref ,tout ceux qui savent qu’il pleuve ou qu’il vente ,la paye tombera de toute façon !....

                      en 68 ,c’était les fils à papa qui venaient sur les barricades pour foutre le bordel ....ils n’avaient pas de souci pour leur avenir,il était déjà tout tracé ,maintenant ,les « révolutionnaires » ils ont du bide,des gosses en études supérieures dans des boites privées,des belle baraques,des professions libérales en général,ou bien hauts fonctionnaires !...

                      ah les barricades en 2011 ! c’est comme la fin du monde ou le grand soir ,ça doit venir ,mais ça met le temps !...


                      • Internaute Internaute 2 août 2009 16:34

                        Ce n’est pas l’usine qu’il faut menacer de faire sauter, mais la maison du député du coin. En plus comme cela n’a encore jamais été fait, l’effet médiatique sera bien plus important.

                        L’article passe en revue une courte liste de la misère ambiante sans creuser sur les raisons, sans faire la part des choses entre ce qui est dû à la crise et ce qui est dû aux députés. Il ne nous parle ni de la responsabilité des parlementaires français et européens, ni de la commission européenne, ni des directives sur la libre concurrence, ni de l’OMC. En fait, on passe à côté de l’essentiel.


                        • easy easy 2 août 2009 20:36







                          Non, nous ne sommes pas tous des New Fabris ou des Arcelor.


                          Nous sommes un certain nombre à avoir très volontairement refusé de bosser aussi directement pour le capital, pour une machine dont nous n’avons pas le carburant.

                          Les avocats et médecins indépendants, les épiciers, les charpentiers, les plombiers, les taxis, les apiliculteurs, les artistes peintres, les DJ, les mariniers, les marins pêcheurs, les pilotes d’ULM, les bûcherons, les infirmières indépendantes, les orthophonistes, les kinés, les fumeurs d’anguille, les cascadeurs, les musiciens, les trapézistes, ne sont pas des New Fabris. Pas du tout. 

                          J’ai bossé deux ans pour une petite entreprise à très petit capital donc et ensuite, je n’ai bossé qu’ à mon compte, avec un très petit capital (Car de l’argent, on en a tous, la différence est sur la quantité seulement) 

                          Certes, je me demande ce que serait le monde s’il n’y avait pas de grosses machines capitalistiques pour extraire des minerais, pour en faire de l’acier, pour fabriquer des médicaments, des vaccins, du verre, des machines à laver, des GSM. 

                          Je ne sais pas comment nous aurions fait sans vous qui avez bossé pour ces machines capitalistiques, mais rien ne prouve que nous aurions été vraiment plus mal avec des entreprises de seulement 10 ou 30 salariés. C’est qu’on fait déjà pas mal de choses en s’y mettant à 10. 

                          Ca date de quand ces machines capitalistiques qui emploient des milliers de personnes ?
                          C’est récent non ? 
                          Ils faisaient comment les gens avant ? 
                          Ils vivaient bien non ?

                          Pourquoi venez-vous pleurer que vous ne représentez rien au regard de ces machines conçues par des riches pour le devenir encore plus alors que c’est vous qui avez accepté de les nourrir ?
                          En fait, alors qu’il y en a comme moi qui ont choisi de prendre le risque de monter une petite boîte, dans laquelle aucun salarié ne se sent minuscule, vous avez non seulement refusé de prendre ce risque, vous avez non seulement dédaigné de bosser pour des trop petites boîtes, mais vous avez tout fait pour que les monstres le deviennent encore plus. 
                          Vous avez cru jouer la sécurité en vous mettant entre les griffes d’un monstre et maintenant vous hurlez au scandale. Le scandale c’est d’avoir contribué à fabriquer des monstres qui ne vous ont considéré qu’à l’aune du rapport Productivité Vs Coût.. 


                          Sans entreprises géantes, pas d’aciers de haute qualité, pas de machines énormes, pas de paquebots, pas de gros avions, pas de scanners, pas de satellites, pas de Google Earth, mais pas de Bhopal, pas de AZF, pas d’Amoco Cadiz, pas de Seveso, pas de Tchernobyl non plus Pas de chars, pas de Rafales, pas de B52, pas d’agent orange non plus.

                          Sans ces monstres, pas de ridiculisation de l’individu surtout.
                          La force, l’utilité, la productivité de chacun ne serait qu’un dixième, qu’un trentième tout au moins d’une personne morale d’échelle supérieure et non un millième, un dixmillième, un pouième.

                          Vous, les New Fabris, en apportant vos forces et vos talents à des monstres, vous avez fait de vous des poux.
                          Vous avez été plus naïfs que des moutons, mais vous voilà à sortir maintenant les calculettes. C’est trop tard, les calculettes, il fallait les sortir avant de rejoindre ces monstres et de les alimenter de votre vie .

                          Vous avez traité de monstre, le type qui montre sa quéquette aux minettes mais vous avez vénéré ces énormes entreprises qui ne vous considéraient que comme des interchangeables.


                          Lorsqu’on veut entrer en discothèque et qu’on se fait jeter dès l’entrée pour X raisons, il y a deux options principales : la première qui consiste à faire des pieds et des mains pour parvenir à entrer dans cet endroit qui ne veut pas de soi, la seconde qui consiste à en partir soulagé de n’y être pas entré.




                          Au même moment, il coexiste à la fois les Hypermarchés et les marchés de quartier. Certes, dans les deux cas, il s’agit essentiellement de vente ; de distribution, Mais l’on voit nettement que les avantages, en terme de prix ou de qualité, ne sont pas forcément énormes dans les hyper
                          Ici un monstre pesant un capital de mille milliards et de l’autre des micro entreprises de 1 ou 4 personnes. Et au bilan pour le consommateur ? Pas de différence notable en faveur du monstre.

                          Alors pourquoi tu vas toujours dans les hypers ?
                          Parce que tu as les yeux plus grands que le ventre.
                          Parce que tu crois que dans ton caddie, il y a 10 000 ml de produits différents alors qu’il n’y a en fait que ce que ton misérable portefeuille peut acheter.

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