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Nouveau coup de panique sur les bourses

Avant-hier, les marchés financiers ont de nouveau sombré puisque le CAC 40 a clôturé pour la première fois depuis deux ans et demi sous les 2800 points. Les montagnes russes continuent malgré les annonces de la Fed et la rumeur d’une baisse des taux de la BCE.

Tempête sur les marchés

Depuis près de trois mois, la sinistrose règne sur les marchés financiers. Songez que le CAC 40 croisait au-delà de 4000 points le 1er juillet. La baisse est donc de 30% en moins de trois mois, un véritable krach. Les valeurs financières sont littéralement massacrées avec des baisses pouvant atteindre 60% sur la même période. La moindre mauvaise nouvelle (dégradation des notes de trois banques étasuniennes) provoquant instantanément un effondrement des cours.

Pourtant, jeudi matin, les bourses n’étaient pas totalement à court de bonnes nouvelles. La Fed vient d’annoncer un nouveau plan de plus de 400 milliards de dollars de ventes de titres à court terme contre des rachats de titres à long terme, de manière à maintenir les taux longs le plus bas possible et faciliter le financement des ménages et des entreprises. Mieux, après ses hausses de taux imbéciles du printemps dernier, la BCE pourrait revenir à la baisse début octobre.

Malgré tout, les marchés se sont effondrés, effrayés par les annonces de besoin de recapitalisation des banques, avancés par le FMI. Qui plus est, la crainte d’une rechute de l’économie pèse lourdement sur les cours. Si on est optimiste, on peut souligner que le marché semble rencontrer des seuils de résistance forts sous les 3000 points (nous ne sommes plus très loin des plus bas de début 2009). Les pessimistes noteront le maintien d’une tendance à la baisse.

Les esprits animaux

A titre personnel, j’ai l’impression que le niveau extrêmement bas des actions (alors que les bénéfices des grandes entreprises ont fortement rebondi, y compris au 1er semestre) fait qu’aujourd’hui, les cours trop bas pour baisser vraiment davantage. Même si les incertitudes économiques sont colossales, pour l’instant la marche des entreprises n’est pas trop affectée. C’est sans doute cela qui explique les fréquents rebonds des cours, les financiers y voyant des occasions d’achat à bon compte.

Mais à chaque fois, le même scénario prévaut : le marché finit par retomber lourdement, généralement toujours un peu plus bas. Le niveau des cours laisse songeur quand on pense que début 2001, le CAC 40 était au-delà de 6000 points, avec des profits pourtant bien moindres qu’aujourd’hui. Il faut dire que les incertitudes qui pèsent sur l’avenir de l’euro justifient la nervosité des marchés. Les marchés ne font que constater que cette construction monétaire est complètement bancale.

Malheureusement, un phénomène plus pervers est à l’œuvre et qui justifie lui aussi la baisse des bourses : leur caractère auto réalisateur. Il suffit que les marchés prennent peur pour que les cours des actions baissent. Cette chute peut alors provoquer une contraction du crédit et une baisse des achats des ménages et des entreprises, anticipant une baisse de l’activité, qui finit alors par se réaliser, justifiant alors le pessimisme des acteurs financiers !

Difficile de prévoir ce qui va se passer dans les prochains mois. Une seule chose est sûre : il n’y aura pas de vraie reprise. Au mieux, nous aurons une très faible croissance, encore le plus probable. Au pire, une rechute sévère de l’économie, dont la probabilité grandit avec les états d’âme des marchés.


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5 réactions à cet article    


    • Robert GIL ROBERT GIL 23 septembre 2011 11:55

      La valeur des actions est complètement fictive et ne reposent pas sur la santé de
      l’entreprise. Le matin la valeur des actions de l’entreprise « Tartantoc » grimpe de
      5%, à midi elle baisse de 10% pour remonter de 15% en soirée. Est-ce que les
      salariés ont fait grève le temps de midi, est-ce que les produits fabriqués pendant la
      pause déjeuné étaient de moins bonne qualité, et le soir tout le monde s’est retroussé
      les manches pour produire deux fois plus ? Lire :
      http://2ccr.unblog.fr/2011/04/18/la-fin-des-bourses/


      • Daniel Roux Daniel Roux 23 septembre 2011 12:08

        Ce qu’il y a de constant avec les économistes, c’est qu’il y en a toujours un qui a raison quand tous les autres se sont trompés. Du coup, celui là devient le gourou des marchés pour les 12 prochains mois jusqu’à ce qu’il se trompe lourdement à son tour.

        Je ne suis pas économiste mais il ne faut pas être sorti de HEC pour comprendre qu’un jour il faut rembourser ses dettes que l’on soit un individu ou un pays.

        Mais lorsque c’est la plus puissante, enfin l’ex plus puissante, économie du monde qui succombe sous le poids de sa dette, le monde attrape une pneumonie sévère. Mais chut, tout va bien là bas car le dollar monte et tout le monde achète de la dette US, « valeur refuge ». Cela me fait penser au fameux conte « Le joueur de flute ».

        Les européens, surtout les élites béatement pro-américaines, sont tombés dans un piège tendu par les américains en se liant les mains et en s’obligeant à emprunter auprès des banques contrairement aux US, aux anglais, aux chinois.. etc.. Du coup, nous remboursons des milliards d’€ à des créanciers privés à des taux décidés par le « marché » mais manipulés par les US par l’intermédiaire des agences de notation et du Financial Time, bras armé des spéculateurs de Wall Street (trop de rumeurs non vérifiables sur les structures financières de la zone euro=complôt)

        Dernière chose. Tout le monde sait que la Grèce doit sortir de l’euro pour espérer s’en sortir. Tout le monde sauf évidemment les hommes politiques à la manœuvre, Sarkozy en tête, qui eux ne pensent qu’à sauver leurs riches amis, les mêmes créanciers cités ci-dessus. Mieux vaut ruiner les pays et les peuples que de faire payer les spéculateurs. Tant que ce nœud gordien ne sera pas tranché, il le sera probablement un dimanche d’octobre, les solutions sont introuvables, les marchés bloqués, la finance en berne, les actionnaires sur le chemin de la ruine, les entreprises sans financement etc..


        • bigglop bigglop 23 septembre 2011 19:41

          Bonjour Pinsolle,
          Décidément vous êtes d’un conformisme complètement ringard.
          Vous ne faites que des constats plus ou moins erronés et sans aucune proposition de solution économique, politique et ce dans tous vos articles.

          Désormais je vous blackliste


          • BA 23 septembre 2011 22:21

            Vendredi 23 septembre 2011 :

             

            « Risque de crise systémique », estime Jean-Pierre Jouyet.

             

            Le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) Jean-Pierre Jouyet a parlé vendredi de « situation, très très préoccupante » sur les marchés et s’est inquiété d’un « risque de crise systémique » capable de faire plonger toute la planète dans la récession.

             

            « Nous sommes dans une situation mondiale de crise » avec, « devant nous, un risque de crise systémique », c’est-à-dire d’un effondrement de l’ensemble du système économique mondial, a relevé Jean-Pierre Jouyet, interrogé sur France Inter.

             

            Cette situation est due à « un endettement au Japon très fort, des déséquilibres américains qui sont extrêmement profonds malgré des plans de relance qui ne donnent pas de grand résultat, et, en Europe, à la crise des dettes souveraines », a expliqué l’ancien secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.

             

            « Nous devons prendre des mesures urgentes au niveau international », a-t-il ajouté, en espérant que « les Européens, les Américains et le Fonds monétaire international (FMI) vont au moins arriver à émettre un diagnostic partagé ».

             

            « Ce qu’attendent les marchés », a-t-il insisté, « c’est d’y voir un peu plus clair ».

             

            « On est dans une situation d’une crise d’endettement qui, en 2008, était caractérisée par une montée de la dette privée et qui, aujourd’hui, est caractérisée par une montée de dettes publiques, de déficits publics et de déséquilibres dans toutes les économies mondiales », a-t-il résumé.

             

            « Il se trouve que l’Europe est l’épicentre de cette crise ». « On n’est pas dans une situation meilleure qu’en 2008 », a-t-il mis en garde.

             

            http://www.20minutes.fr/ledirect/793030/risque-crise-systemique-estime-jean-pierre-jouyet

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