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Accueil du site > Actualités > Economie > Obligations ARS : le nouveau problème des banques...

Obligations ARS : le nouveau problème des banques...

Après les subprimes, les obligations ARS font actuellement la une de la presse. Mais de quoi s’agit-il au juste ?

Les obligations ARS (Auction Rate Securities) sont des obligations à taux variables fixées aux enchères, essentiellement émises par des collectivités locales. Ce sont des produits financiers a priori de long terme qui ont été vendus par les banques comme des placements de court terme, car pouvant être revendus sur une base hebdomadaire ou mensuelle via un taux d’intérêt fixé aux enchères.

Ces titres ont vu leur valeur s’effondrer depuis février, en raison de la crise généralisée des marchés du crédit. Plusieurs dizaines de milliers de clients, privés et institutionnels, se sont retrouvés dans l’impossibilité de récupérer leur mise.

C’est un marché de 330 milliards de dollars — dont 200 milliards pourraient être bloqués à la suite de l’explosion des pénalités des émetteurs. Ce sont donc des milliards de dollars que les grands établissements financiers comme Merrill Lynch — encore lui —, UBS et Citigroup sont obligés de rembourser à leurs clients afin d’éviter le scandale et le risque de procès. Là encore, ils vont devoir provisionner de nouveaux milliards pour faire face à ces sorties de capitaux inopinées. Et, depuis la semaine dernière, le mouvement s’accélère, obligeant Citigroup à reverser 20 milliards de dollars à ses clients, Merrill Lynch 12 milliards...

Le système financier n’en a donc pas terminé avec la crise ; la faillite de BluePoint Re, filiale de réassurance obligataire de Wachovia devrait encore peser sur le secteur.


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14 réactions à cet article    


  • fonzibrain fonzibrain 19 août 2008 13:37

    ET CA CONTINU ENCORE ET ENCORE
    C4EST QUE LE DEBUT D’ABORD D’ABORD


    • Forest Ent Forest Ent 19 août 2008 14:27

      Ce sont en quelque sorte des dérivés d’obligations. Ce ne sont pas les seuls dérivés qui vont connaitre des soucis et dont on va entendre parler dans les années qui viennent. Nous assistons à un mouvement de deleveraging sans doute sans précédent dans l’histoire. Et en cours de route nous constaterons que les dérivés ont créé de la monnaie en introduisant un risque de contrepartie.

      Ce que j’attends avec plus de curiosité est la première grosse faillite de LBO.


      • aquad69 19 août 2008 15:31

        @ Forest Ent

        ... et on a l’impression que vous en avez déjà l’eau à la bouche !

        Mais c’est vrai ! Tout celà est terrible et va sans tarder nous retomber sur la tête, mais on ne peut s’empêcher de jubiler quelque part...

        Cordialement Thierry


      • Forest Ent Forest Ent 19 août 2008 16:49

        Malheureusement, il ne sortira rien de bon de tout cela et ce ne sont pas les responsables qui paieront, ce sera les contribuables.

        Mais il est vrai que j’éprouve un certain sentiment de revanche à voir mordre la poussière tous ces braves financiers en costume qui ont envahi les entreprises depuis 15/20 ans en venant tout expliquer à ceux qui auparavant y exerçaient de manière raisonnable. J’aimerais bien en voir quelques uns sortir par la fenêtre, just for fun.


      • manuelarm 19 août 2008 19:23

        Les ARS ne sont pas des produits dérivées, c’est des obligations corporate ou public.
        Leur défaut, le problème de liquidité. D’où leur forte volatilité sur le marché secondaire.
        Cela fait longtemps que des pertes étaient attendu sur les ARS, vu le problème de liquidité.


      • wesson wesson 20 août 2008 08:52

        @ la vieille branche

        "J’aimerais bien en voir quelques uns sortir par la fenêtre, just for fun."

        Je ne sais plus qui disait - lors de la crise de 29 - que :

        Si tu vois un banquier sauter par la fenêtre, suit-le parce ça veut dire qu’il y a de l’argent à gagner en faisant cela.



      • Matéo34 Matéo34 19 août 2008 14:51

        Bonjour,

        Bon... je vois que cela continue. Je suis d’accord avec Forest Ent : et bientot les LBO !!!

        Mais j’ai un soucis : on n’arrete pas de nous dire que la bourse est déconnecté de la réalité (Or, je viens de lire dans l’huma d’aujourd’hui http://www.humanite.fr/ (p10, rubrique la valse des grands prédateurs) qu’un fond spéculatif texan achète à tours de bras les parcelles qui conctiennent les plus grandes réserves d’eaux... mais c’est surement par bonté d’ame pas par esprit de lucre)... mais quand la haute finance a des problèmes, elle spécule sur l’économie réelle pour se refaire la cerise.

        Donc l’auteur nous annonce de façon induite qu’on n’en n’a pas encore fini avec la spéculation... et que cela n’aura rien avoir avec la main invisible du marché et encore moins avec l’offre et la demande.

        J’ai hate de voir les commentaires de spécialistes bien pensant chez Y. Calvi et consorts...

        Bonne journée.


        • trollquirigole 19 août 2008 17:59

          on peut les bastonner avant de les passer par la fenetre ???


          • aye 19 août 2008 21:28

            Les commentaires indiquent clairement que l’intox des journeaux a du mal à passer.

            C’est plutôt rassurant.

            La fin de l’année va être terrible, prenez vos précautions.


            • Claude nachin Claude nachin 20 août 2008 10:34

              Depuis 1967 en Amérique et depuis 1983 en France et en Europe, on prêche que la concurrence "libre et non faussée", l’économie de marché non contrôlée était la voie de la démocratie. En fait, l’idéologie de la dictature de fait du capitalisme financier conduit l’humanité dans le mur. Il faudra que les peuples se remobilisent en faveur du socialisme démocratique et que l’on revienne à une économie de marché régulée par la puissance publique. Le système proposé par Keynes pour éviter le Charybde du capitalisme sauvage et le Scylla du collectivisme étatique a un bel avenir à condition de ne pas revouveler les erreurs des années 50-60 où l’on a substitué les "experts" aux citoyens avec les effets néfastes que l’on sait : les citoyens ont écouté les sirènes néolibérales, d’abord aux USA, car les "experts " ne tenaient guère compte d’eux. Les mêms effets se sont propagés ensuite en Europe.


              • karg se 20 août 2008 11:51

                C’est quoi le rapport entre la libre concurrence et l’absence de régle du jeux financière ? Ou tous simplement l’aveuglement, systématique, des investisseurs dans la robustesse de la pierre ?


              • foufouille foufouille 20 août 2008 11:52

                esperons que cette fois les banques centrales et les etats laisseront crever ces porcs


                • goc goc 20 août 2008 12:02

                  @ l’auteur

                  j’aimerais bien que vous nous expliquiez, mieux que moi-meme, par la meme occasion le role primordial qu’a eu la guerre irakienne et surtout l’utilisation abusive et colossale de la planche a billet , qui a servi a financer cette guerre.
                  Cet argent etant revenu sur le marché par lintermediaire des bourses internationnale, d’ou toutes ces bulles, puis l’augmentation de la masse monetaire poussant à creer des produits financier delirants et surtout rendant le credit plus facile et donc creeant la bulle immobiliere, bulle dont l’eclatement est le detonnateur de la crise actuelle.


                  • 9thermidor 24 août 2008 14:01

                    saint Louis avait banni du Royaume de France les banquiers.
                    il avait du nez
                    on ne peut pas en dire autant des nos gouvernants républicains et citoyens, dont les mains sont douteuses.

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