Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > On ne peut pas répondre à la crise par les politiques qui en sont la (...)

On ne peut pas répondre à la crise par les politiques qui en sont la cause

Les politiques de rigueur mises en œuvre en Europe pour faire face à la crise de la dette n’ont rien d’original : elles poursuivent une stratégie devenue dominante dans les années 1980, concevant les politiques sociales et l’Etat-providence comme un poids pour l’économie. Or cette stratégie n’a pas créé de croissance, a généré des emplois de mauvaise qualité, faiblement rémunérés et coûteux pour l’Etat. Elle n’a pas permis à l’économie européenne de redémarrer. Dans cette tribune publiée dans Le Monde, Bruno Palier montre qu’il est urgent de rompre avec ces politiques à l’origine de la crise actuelle, en investissant collectivement dans le capital humain et les activités innovantes, durables et sources d’emplois de qualité.

L’erreur est humaine, mais persévérer ne l’est pas. C’est pourtant ce que nous poussent à faire les dirigeants européens en place, ainsi que les autorités économiques et financières européennes. Depuis 2010, les plans d’austérité se multiplient en Europe pour faire face à la crise de la dette des Etats, et pour rassurer les marchés. Les mesures adoptées par les différents gouvernements européens, ainsi que les recommandations émises par les instances européennes, sont principalement de trois types : réformes de la protection sociale, privatisations, gel du salaire des fonctionnaires et réduction de leur nombre. Des coupes sont prévues dans les dépenses sociales, des réformes structurelles sont imposées : augmentation de l’âge de départ à la retraite, flexibilisation accrue du marché du travail, baisse des prestations chômage pour rendre le travail plus attractif, heures de travail obligatoire pour les bénéficiaire de l’assistance, compétition renforcée dans le domaine des services sanitaires et sociaux (les mesures adoptées par chaque pays européen ont été fort bien analysées dans les chroniques internationales de l’IRES).
 
Prises dans leur ensemble, ces mesures ne sont pas originales, si ce n’est par leur ampleur et leur soudaineté. Elles sont directement inspirées par une pensée économique devenue dominante au cours des années 1980. Les politiques sociales y sont conçues comme un poids pour l’économie, elles sont supposées empêcher investissement et création d’emplois, et être trop généreuses pour inciter les chômeurs à rechercher une nouvelle activité. Si l’on continue d’appliquer les recettes en vogue depuis près de trente ans, c’est que l’on pense que cette pensée continue d’être valide. Mais est-ce bien la protection sociale qui est la cause des difficultés économiques européennes et de la situation actuelle de surendettement de certains Etats ?
 
Depuis au moins deux décennies, la stratégie pour créer des emplois et retrouver la croissance repose sur une politique de libération de l’offre qui se serait trouvée contrainte et inhibée par l’expansion de l’Etat-providence. Baisser les charges et les rigidités pour restaurer les profits devait générer une croissance des investissements qui devait déboucher sur la création de nombreux emplois (le fameux théorème d’Helmut Schmidt énoncé en 1974). Les politiques menées ont effectivement restauré les profits et permis aux plus riches de s’enrichir plus encore, mais ni les investissements, ni les emplois n’ont suivi. Une étude récente du BIT (Making Markets work for jobs) souligne que dans les pays développés, les profits ont augmenté de 83% entre 2000 et 2009, mais que le niveau des investissements a stagné au cours de la même période. Les profits dégagés se sont de plus en plus traduits en dividendes pour les actionnaires (de 29% des profits en 2000 à 36% en 2009), et en investissements financiers plutôt qu’en investissements productifs (les investissements financiers des entreprises non financières sont passés de 81.2 % du PIB des pays développés en 1995 à 132.2 % en 2007). L’erreur a été de croire que les marchés sauraient transformer les profits en investissements productifs. Les immenses revenus générés ont en fait surtout été employés pour alimenter la spéculation, tandis que les classes moyennes devaient emprunter pour maintenir leur niveau de vie, générant par là la dette privée à l’origine de la crise financière de 2007/2008.
 
En outre, les stratégies menées par les entreprises pour restaurer leurs marges se sont le plus souvent faites contre l’emploi de qualité. Pour réduire leurs coûts de production, de nombreuses entreprises ont multiplié les plans de réduction des effectifs, et ont développé la sous-traitance pour ce qui n’était pas leur cœur de métier, ce qui a conduit au développement de plus en plus d’emplois atypiques. Au total, la stratégie ne crée pas de croissance et les emplois générés sont de mauvaise qualité et faiblement rémunérés. Etant souvent subventionnés, ils coûtent à l’Etat plus qu’ils ne lui rapportent. Cette stratégie est en fait une stratégie de dumping social et d’appauvrissement des salariés et des Etats, qui explique en grande partie les difficultés budgétaires des pays européens qui l’ont suivi.
 
Comme le montre l’atonie économique européenne en 2011 et 2012, ces mêmes politiques ne permettent pas à l’économie de redémarrer. Il est étrange de persister à mettre en œuvre des politiques qui ont fait la preuve de leurs échecs, et sont à l’origine de la crise actuelle. Il convient plutôt de construire un nouveau modèle économique et social qui repose sur les investissements nécessaires pour préparer l’avenir. Les pays qui souffrent le plus aujourd’hui sont ceux qui n’ont pas effectué les investissements nécessaires hier.
 
Plutôt que de compter sur le jeu des marchés, il faut désormais décider et faire collectivement les investissements permettant de favoriser des activités économiques innovantes et durables et sources d’emplois de qualité. Ils doivent aussi donner à tous les atouts pour réussir dans une nouvelle économie tirée par l’innovation et le savoir. Il faut investir dans le capital humain, dans l’accueil et les capacités des jeunes enfants, dans l’éducation et la formation tout au long de la vie, dans les politiques permettant une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Aux politiques passées, de nombreuses dépenses ont été attachées : baisse des taux supérieurs d’imposition, exonération des cotisations sociales pour financer de mauvais emplois, aides aux secteurs en déclin qui reposent pour leur survie sur l’hyperproductivisme, la sous-traitance et les délocalisations. Les sommes ici dépensées - gâchées - seraient mieux employées aux dépenses d’investissement social.

Moyenne des avis sur cet article :  2.13/5   (32 votes)




Réagissez à l'article

28 réactions à cet article    


  • pascal lamy ps commissaire de la FRANCE A L ’OMC

    nous a contocté l AGCS. accord general sur le commerce des service=EN CLAIR PRIVATISATION

     A OUTRANCE.


  • pissefroid pissefroid 8 décembre 2011 09:16

    Ce que vous ne semblez pas comprendre c’est qu’il faut sortir de l’europe si l’on veut changer de politique et la centrer sur l’humain.


    • Peretz Peretz 8 décembre 2011 09:31

      Effectivement abandonner le versant social de l’Economie est une aberration. Keynes avait montré que le plein emploi était possible. Il faut rappeler qu’une Economie repose toujours sur le travail et non sur la rente qu’il faut « euthanasier » comme il a dit. Mais avec les apprentis sorciers qui nous gouvernent, revenir à une politique de la demande qui est la seule valable, sera difficile, sauf crash !


    • Robert GIL ROBERT GIL 8 décembre 2011 09:23

      Depuis les années 80 la classe ouvrière de France a perdu des acquis arrachés par de longues luttes au cours des décennies passées, et on ne peut pas dire que le PS et ses alliés n’aient pas leur part de responsabilité, donc Terra Nova devrait faire son autocritique :
      Voir :
      http://2ccr.unblog.fr/2011/11/25/chantage-a-l%E2%80%99emploi-2/


      • Yvance77 8 décembre 2011 09:43

        Salut,

        Je me faisais la même réflexion que Ti Pol. Comment une officine telle que Terra Nova peut-être à ce point malhonnête !

        Soutenir l’autre versant du libéralisme, qui se nomme Parti Socialiste par chez nous, en serait risible si la situation n’était pas aussi dramatique.

        Le parti a des hommes qui auraient pu changer des choses. Et bien non, ils se sont mis en tête de choisir pour poulain, un gus qui fera la même gouvernance que nous connaissons actuellement.

        Et, courageux comme ils sont chez Terra Machin, on ne voit pas l’ombre du critique...

        Foutage de tronche dans les grandes largeurs.


        • skejandi 8 décembre 2011 10:07

          deux articles de terra nova sur ce site en meme temps.... 


          qu’est qu’on ferait pas pour vendre sa soupe mondialiste.... sur un site mondialiste.


          • kev46 kev46 8 décembre 2011 10:50

            Terra Nova, Think Tank « officieux » du PS avec à sa tête :

            Michel ROCARD, L’ex premier ministre PS qui dit au medef que ce sont les entreprises qui doivent diriger.
            Un banquier du groupe rothschild
            Ou encore Daniel Cohn Bendit le young leader ultra-libéral et europeistes

            Et je passe sur les mécène de ce think tank

            @Terra Nova

            Ce n’est pas à nous qu’il faut le dire, mais à ce putain de parti socialiste qui n’a rien de socialiste !!
            Comment ce fait il que le PS ne tiennent pas compte de vos propos quant ils sont bon, ils ne piochent dans vos idées que ce qui leur convient ? Donc vous ne servez à rien !!


            • bigglop bigglop 8 décembre 2011 17:16

              Bonsoir à tous,
              Arrêtons de commenter les interventions de Terra Nova, think tank du Parti Socialiste qui n’a plus rien de socialiste.
              Comme d’habitude, il vient poser son étron fumant et pestilentiel et part en fermant les wc de l’intérieur.


            • skejandi 8 décembre 2011 10:52

              j’aime bien la fin du post...


              il faut investir dans le social..... et terra nova a sans doute prevu le financement...
              En realite, cette missive est un tissu de betises..... si nous ne mettons pas de barrieres douanieres, nous ne pourrons pas empecher les delocalisations....
              il est assez marrant de constater que le diagnostic sur la baisse de la qualite du travail productif est vai, en en obliant les causes principales, l’immigration source de main d’oeuvre peu qualifie, venant en concurrence de la main d’oeuvre française qualifiee et socialement couverte par les acquis sociaux aux cours de 50 dernières annees.

              Il ne sert a rien de blablater sur le constat si les solutions passent par les mêmes schemas qui ont fait faillite....
              Terra nova est tellement en panne d’idée que ce thing thank , pique les slogans de MLP, a savoir on ne confie pas la clef du poulailler au renard, ou on ne résout pas les problèmes avec ceux qui les ont crée....

              le PS est la face d’une même piece mondialiste, destructeur des valeurs françaises, de l’industrialisation, de l’ouverture a tout va de la misère du monde, afin de mieux favoriser la baisse des salaires de ce pays...tout cela au nom de bons sentiments larmoyant de flamby, dans le monde de candy...

              Terra nova essaye de nous faire croire que le CAC 40 est la cause des malheurs de la France, alos que si ce fameux CAC 40 n ;existait pas.... les francais ne verraient pas la différence... et les problèmes seraient les memes.....
              les actionnaires de ces grands groupes se fichent pas mal de la France, et leurs bénéfices se font ailleurs... 
              Faut pas sortir de l’ENA ( quoique si parfois) pour comprendre que les profits se font ailleurs qu’en France ou dans la zone euro, pour ces grands groupes.
              c’est quoi renault aujourd’hui... des usines dans le monde entier pour vendre des voitures dans le monde entier
              Veolia present dans 180 pays dans ce monde..
              Alcatel idem, une multinationale SANA USINE...

              ce ne sont pas ces fleurons, de l’industrie francaise...sic... qui feront la croissance de la France... ces grands groupes ont bien compris que la croissance on va la chercher la ou le niveau social est au plus bas, et le potentiel economique au plus fort.
              vouloir faire croire aux français qu’il faut encore plus de capital humain, plus de social, afin de relancer la croissance, est une fumisterie sans nom, auquel croient encore ses gens qui depuis des dizaines d’années rabachent les mêmes poncifs et détruisent la France, pour la construire a leur image en se foutant des peuples.

              le capital humain existe deja... pas besoin de les former..pas besoin de leur apprendre la productivité ( la France est un des pays les plus productif du monde par employe).

              On a bien compris, que pour terra nova, il faut dégager et dégager encore et encore des financement pour les déshérites de la terre qui viennent chaque jour plus nombreux, manger sur les lambeaux de notre pays. 
              y fo y fo y fo....

              Lambeaux laisse par les maîtres UMPS de ces thing thank venant donner des leçons d’un autre siècle.

              l’acquis social est la conséquence de la croissance, tirée par l’industrie, SEULE CAPABLE DE VALEUR AJOUTEE.
               Faire croire que creer des millions d’emplois sociaux, est la source de la croissance est le mensonge le plus terrible qui soit.
              ces emplois finances une fois de plus par la dette, non seulement ne rapportent rien a la France... mais elle creuse chaque jour des deficits abyssaux.

              Lorsque l’on pense qu’en France, la renovation urbaine dans les zones de non droit a coute 40000 euros par habitant de ces quartiers....

              l’état a donc déboursé pour une famille de 4 enfants ( française ou pas) . 240 000 euro pour assurer la paix sociale et le bien vivre ensemble....et porter un toast a la gloire du multiculturalisme et du communautarisme.....alors que des régions francaises se meurent sans rien dire, rien faire, rien demander. ( regions = ouvriers = employes= agriculteurs= travailleurs)


              En effet , on ne résout pas les problèmes avec des think thank tels que terra nova, qui les ont crée.











              • kev46 kev46 8 décembre 2011 11:11

                Tu oublie de préciser que ce même CAC 40 est un grand mècène pour ce think tank (cf fiche wikipédia).

                Terra Nova n’est qu’un leurre qui sort de temps à autre quelques article intéressant mais en fait démagogique pour sa conscience !

                Si les député ne sont pas capable d’avoir des idées et sont obligé d’aller les chercher dans les think tank, pourquoi les élire, élisont directement ces putains de think tank !


              • skejandi 8 décembre 2011 11:49

                vous avez raison.. ces types sont scandaleux


                j’ai un profond respect pour les électeurs de melenchon.... bien que je sois souverainiste... 

                La caution face au FN de MLP ce sont les souverainistes, et des types qui se mouillent pour MLP type collard..

                Il devient INSUPPORTABLE que des mondialistes payes par le CAC40... viennent donner des leçons de FRANCE, au peuple français.. ( inclus également les français musulmans de naissance...)....

                Par contre je ne comprend pas, cette diabolisation de MLP , peu sujette a critique ( si ce n ;est sur le programme...) sous prétexte qu’elle est la fille de son père... pour lequel je n ;avais aucune espèce d’affinite....( étant juif de naissance)

                la premiere fois que j’ai vue cette fille, j’ai eu un déclic.... et j ;ai essaye au fil des ans d’oublier le père pour mieux ENTENDRE la fille..... pour moi désormais, compte tenue de la situation française, qui part a vau l’eau, il convient de faire barrière a ces destructeurs de la France...

                sur un autre fil... je disais ... on reproche des tas de choses a MLP, (notamment qu’elle renie le père qu’elle mette sa tète sur le billot pol-potien, de la pensée unique et universelle et d’abjurer sa famille sanguine avant d ; être décapitée et définitivement MUETTE....) mais les médias oublient de demander quel est le programme du PS....

                pour celui de l’UMP on connait c’est la France vendue a l’allemagne pour les questions europeennes.. et au Qatar pour le reste....

                pauvre France ....... c’est desolant....





              • karina 8 décembre 2011 11:27

                Grèce : plus les impots augmentent, et plus les recettes fiscales diminuent



                • Prometheus Jeremy971 8 décembre 2011 16:27

                  Il y a un peu une malhonnêté intellectuelle dans ce que vous dites. Vous tirez à boulet rouge sur le financement de l’état, et de l’investissement des entreprises en parlant « d’investissement social » mais vous ne dites pas comment vous allez le financer ?

                  En empruntant ? En imposant les marchés financiers et les entreprises ? Ou en réformant le système bancaire ?

                  Vous donnez une critique saine mais des illusions en retour.


                  • Michel Maugis Michel Maugis 8 décembre 2011 16:49

                    Il y en a vraiment marre de tous ces articles qui tournent en rond pour proposer rien d’ autre que la pérennité de la propriété privée des grands moyens de production, de financement et distribution.


                    En bref, pour nous proposer toujours la même politique conduite par l’ oligarchie bourgeoise, crapulienne, perverse, fasciste menée par des mercenaires larbins et incultes 

                    • Agor&Acri Agor&Acri 8 décembre 2011 18:31

                      Allo Terra Nova, répondez !

                      Que se passe-t’il chez vous ?

                      Etes-vous tjrs vivants ?
                      S’agit-il d’une prise d’otage ?
                      Etes-vous enfermés dans un placard pendant que d’abominables gnomes ont pris possession de vos locaux et rédigent des textes qui correspondent réellement aux idées que vous êtes supposés représenter  ?
                      Sont-ce les Anonymous qui ont hacké vos identifiants pour poster sous votre nom ?

                      Ou est-ce un stagiaire idéaliste qui a pris une initiative malheureuse en publiant un texte très (très très) éloigné de votre habituel prose fondamentalement « real politique libérale » sous des airs trompeurs de pensée de gauche"  ?

                      Toujours est-il qu’à la lecture de cet inhabituel message,
                      vous ne correspondez plus tout à fait à ma description du 30 novembre dernier  :

                      ______________________________________________

                      Terra Nova
                      think tank false flag au service du système oligarchique.

                      Terra Nova, le cercle de réflexion qui réfléchit à
                      "comment maintenir à tout prix l’illusion de démocratie, tout en verrouillant le débat autour d’une approche bi-partiste"

                      Terra Nova,
                      où comment promouvoir l’alternance UMPS qui permettra d’assurer la continuité du système.

                      Oh, je ne doute pas qu’un certain nombre de vos membres sont de bonne foi...de simples idiots utiles.

                      Terra Nova, le libéralisme globaliste, masqué sous une couche de peinture rose.

                      Terra Nova,
                      où comment se faire passer pour un think tank progressiste tout en perpétuant la sempiternelle et stérile opposition entre des réflexions supposées de gauche contre des idées supposées de droite.

                      Terra Nova,
                      le think tank qui n’aborde jamais les problèmes qui mettraient tout le monde d’accord sur la nécessité de se libérer des diktats du système.

                      __________________________________________

                      Terra Nova, le Petit Supplément P.S. de pensée unique.
                      __________________________________________


                      Hélas, je crains que les FIMSBO (les Forces d’Intervention pour le Maintien du Système Bipartisme Oligarchique) ne viennent vous délivrer en urgence des griffes des vilains gnomes
                      et que, pour vous venger du séjour dans le placard, votre prochaine intervention ne soit pire que toutes les précédentes...

                      Mais peut-être que je me trompe...


                      • Kuota Kuota 8 décembre 2011 18:42

                        Terra Nova dit que la crise est la cause des politiques.... le PS fait partie du lot avec son obsession de donner du sens à la rigueur, de descendre en dessous de 3 % du PIB de déficit publique....
                        Le PS à pris la porte à droit il y a plus de vingt déjà.

                        La crise est plutôt provoqué par les banquiers, marchés financier, agences de notations qui utilisent les marionnettes politiques qu’on agite sous nos yeux.... remontons le fil de ces marionnettes pour voir qui tire les ficelles de tous ce m**dier.

                        http://info-resistance.org


                        • Jason Jason 8 décembre 2011 19:00


                          Vous dites :

                          « Les profits dégagés se sont de plus en plus traduits en dividendes pour les actionnaires (de 29% des profits en 2000 à 36% en 2009), et en investissements financiers plutôt qu’en investissements productifs (les investissements financiers des entreprises non financières sont passés de 81.2 % du PIB des pays développés en 1995 à 132.2 % en 2007). »

                          Votre raisonnement est faussé. Pour effectuer des investissements productifs il faudrait d’abord juger d’une demande éventuelle, d’une consommation projetée. Dans bien des domaines et sous la pression de l’OMC (GATT) une bonne partie de la demande a été satisfaite par des produits étrangers à bas coûts (intra et hors UE). L’avantage des produits moins chers fut de donner du pouvoir d’achat aux salariés (plus de produits moins cher) et de contenir les pressions salariales. On a vu ce qui s’est passé après.

                          Le pari fait du transfert d’emplois depuis le secteur manufacturier vers les services n’a pas donné les résultats espérés. Certains ont cru qu’en offrant à l’exportation des produits à forte valeur ajoutée en échage de biens de consommation pour les ménages enrichirait le pays. Il n’en a rien été. On a laissé sur le carreau tout ceux qui n’avaient plus les qualifications requises pour entrer dans le nouveau système. Système d’autant plus défectueux que les entreprises ne paient pratiquement pas la formation, et qu’elles s’en foutent. Résultats : profits privés, pertes sociales publiques.

                          C’est comme ça que ça marche. Les comparaisons, le « benchmarking » n’apportent rien.

                          « Il convient plutôt de construire un nouveau modèle économique et social qui repose sur les investissements nécessaires pour préparer l’avenir. » Ce genre de belle phrase creuse n’arrange pas votre article.


                          • easy easy 8 décembre 2011 20:04

                             «  »«  »«  » « Il convient plutôt de construire un nouveau modèle économique et social qui repose sur les investissements nécessaires pour préparer l’avenir. » Ce genre de belle phrase creuse n’arrange pas votre article. «  »«  »«  »«  »

                            Avis partagé


                          • easy easy 8 décembre 2011 19:47


                            Il y a 25 ans, il s’était produit en France un choc sourd. Ce choc provenait du fait que des patrons s’évertuant à produire des voitures, du chocolat et des balayettes, découvraient qu’ils pouvaient gagner autant voire plus en louant leurs murs à d’autres.

                            Bien des gens du commun n’ont pas perçu ce choc sourd mais pour ma part, j’ai très clairement vu des patrons (plus exactement des héritiers) d’entreprises, par exemple de fabrication de quicaillerie à murs parisiens, préférer renoncer au bazar que représente la conduite d’une entreprise de fabrication avec 500 salariés pour vendre le foncier ou construire des logements à la place de leurs ateliers.

                            Un autre choc du même genre s’est produit peu de temps après. où des patrons laborieux ont découvert par le tapisme qu’ils pouvaient gagner bien plus en jouant au monopoly d’entreprises qu’en continuant à galérer contre les syndicats. Jean Marie Messier aura été de ces convertis.

                            Un autre choc sourd du même genre s’est produit après ça qui tendait à montrer aux patron laborieux que l’activité bancaire et parabancaire (exit les petits dépôts, exit les guichets) était la plus lucrative. Et là encore, il y a eu des conversions aboutissant à la floraison des Clearstream.

                            Même la politique aura séduit des gens qui auraient pu se consacrer à l’entreprise besogneuse et j’ai vu plein de gens capables chercher à devenir députés pour profiter des pantoufles nationales.




                            Vous écrivez :
                             «  »«  »«  » Dans cette tribune publiée dans Le Monde, Bruno Palier montre qu’il est urgent de rompre avec ces politiques à l’origine de la crise actuelle, en investissant collectivement dans le capital humain et les activités innovantes, durables et sources d’emplois de qualité. «  »«  »«  »

                            Il y aurait à définir ce qu’on entend par activités innovantes, durables et sources d’emplois de qualité mais a priori, l’activité de trading semble pouvoir en faire partie, même si je devine que ce n’est pas ce à quoi vous pensez quand vous dites « innovantes »

                            Ce que vous écrivez là est très dépassé par les réalités dont j’ai parlé et votre mot d’ordre est tellement vague que je vous soupçonnerais bien de complicité avec ceux qui vont à la facilité.

                            Si l’on veut mettre un terme à la facilité (au sens de travail facile, sans guerre avec les syndicats, sans immobilisations dans des usines, navires ou mines) il faut proposer un mot d’ordre bien plus explicite de contraintes.

                            Par exemple, je propose un mot d’ordre plus simple à énoncer et qui ne laisse plus planer aucune ambigüité : Ne permettre que deux taux de crédit, le 0% et le 2 %.
                            A rappeler que Mahomet avait eu la bonne inspiration de ne permettre que le TZ


                            Le taux zéro sera pratiqué par les prêteurs qui le voudront et sera sans doute peu pratiqué. Les prêteurs qui voudront tirer un peu de revenus de leurs fonds ne pourrons le placer qu’à 2% (et il n’y aura aucun taux entre zéro et deux. Ce sera ou zéro ou deux)

                            Alors que depuis deux siècles nous permettons à des gens de spéculer sur des endettements afin de placer leur argent à des taux plus élevés, alors que nous permettons à des spéculateurs de viser les gens ou pays les plus étranglés pour se faire le plus d’argent sur leur dos, nous pourrions y mettre fin en imposant zéro ou 2%. Rien d’autre.

                            Cette limitation au seul taux de 2% fera s’effondrer chez tous les emprunteurs le réflexe habituel consistant à contracter encore plus de dettes pour payer les premières (en toute connaissance de leurs créanciers). Il fera s’effondrer le réflexe des prêteurs consistant à cibler les personnes les plus endettés. Le dettisme s’effondrera.

                            Le dettisme permettant à chacun de fantasmer s’enrichir très vite grâce à un emprunt à rembourser plus tard, il pousse au report sans fin du travail, il pousse à la procrastination et pousse à considérer le travail laborieux comme n’étant plus qu’une sale corvée qu’il vaut mieux ne jamais accomplir.

                            « Demain ! Je travaillerai, demain » dit le Napolitain qui a tout compris

                            Thomas Piketty (Cf vidéo page d’accueil) propose le principe de la dette commune. Ce qui conduit, il en convient, à plus d’Europe encore puisqu’il faudra consolider les comptes de tous les pays européens et donc décider des dettes au niveau européen.
                            Son décret a quelque rapport avec ma proposition. Mais il n’impose que la fédéralisation des dettes et des décisions d’emprunter (alors que ce n’est pas le cas des Etats américains, la Californie devant se démerder seule, l’Etat fédéral ne l’aidant pas du tout)

                            Thomas Pikely ne dit rien sur les taux. Il permet donc les variations des taux. Il permet que des gens puissent encore spéculer sur les taux et viser les plus étranglés non pas en choisissant entre européens désormais fédérés mais en choisissant entre les européens d’une part et les non européens d’autre part.
                            Or il suffit qu’il existe une concurrence de taux entre deux clients pour que l’esprit spéculatif perdure.

                            Les spéculateurs qui apprécient d’encaisser des intérêts de 10% (voire de 30%) sur le dos de la Grèce iront proposer leurs « facilités de découvert » à d’autres pays hors Europe qui se retrouveront pendus à la place des Pigs actuels.

                            Thomas n’interdit donc pas la spéculation sur les plus endettés, il ne vise que la protection de l’Europe et fédéralisant les comptes de ses états. (Cette consolidation impliquant que les pays d’Europe empruntant actuellement à 2%, acceptent, pour les beaux yeux des autres pays européens, d’emprunter désormais au taux moyen de quelques 5%)

                            Son concept de fédéralisation des dettes ressort protecteur mais ne ressort pas soutenu par un fondamental éthique et pourrait même passer pour égoïste au regard des pays non européens.


                            A mon sens, il vaudrait mieux nous proposer un concept posé sur un fondamental éthique. Le T2%, qui rémunère tout de même les fonds, de par sa généralisation et son bas prix, mettra fin à toute une activité qui consistait à profiter des enlisés, c’est éthique et je pense que tous les peuples du Monde en conviendraient.

                            Alors que rien ne l’interdit, les pompiers du monde entier (s’ils sont payés par la collectivité) ne jouent pas de surenchère quand ils sont au pied d’un immeuble en feu. Ils interviennent partout pour le même prix. C’est cet esprit qu’il faut installer dans la finance.



                            Si le T2 passe obligatoire dans le monde entier, qui y aura accès ?
                            Déjà, le volume des prêts va s’effondrer probablement de moitié. Ensuite, les créancier n’étant ni obligés de prêter, ni excités par un taux si bas, ne consentirons à prêter qu’à ceux qui leurs sembleront les plus sains donc les moins endettés et les plus productifs de valeurs.

                            Le T2 généralisé va stabiliser la situation mondiale y compris du point de vue des guerres et il incitera chacun à travailler avec les plus sains au lieu de se faire du blé facile sur ceux qui sont déjà en surcharge.


                            Avec le décret du T2, j’ajouterais bien la suppression du viager qui est un concept très malsain.



                            Il y a une nuance que j’apporterais bien au principe du tout T2, ce serait qu’il ne s’applique qu’aux états et collectivités (où les élus qui signent les emprunts ne se sentent jamais personnellement obligés) mais qu’il serait de 3% avec les entreprises privées et de 4 % avec les particuliers (qui se sentent personnellement obligés). Ca poussera les financeurs à préférer prêter aux individus et ça fera exploser les initiatives privées donc la diversité des expériences.



                            • Jason Jason 9 décembre 2011 08:51

                              Bonjour Easy,

                              D’accord en général avec vos projets.

                              Vous parlez d’une gouvernance mondiale équitable avec des taux uniformes. Le problème, c’est que personne n’en veut. Regardez ce qui s’est passé avec la Grande Bretagne hier soir. Sans parler des USA, et sans doute d’autres pays plus petits dont l’économie repose en très grande partie sur la finance.

                              Remarque : Pour le T2 à taux variable, ces taux seront établis par les prèteurs en fonction du risque de défaut. Ce me semble difficile à contrôler par l’Etat qui laisse opérer les marchés librement au nom de la sacro-sainte concurrence.


                            • easy easy 9 décembre 2011 18:01

                               T2 à taux variable ??

                              Je propose le Taux zéro (que très très peu de gens pratiqueront, ça va de soi)
                              + le Taux de 2% pour les Etats + le taux de 3% pour les entreprises + le Taux de 4% pour les particuliers.

                              Ces taux étant fixes.


                              Que les individus du monde entier trouvent ce principe viable et éthique, c’est assez probable.

                              Que de ce consensus mondial il surgisse le décret mondial, c’est assez possible.

                              Mais que techniquement nous puissions passer du jour au lendemain à ces taux, ouille, je ne crois pas ça possible du seul fait que, c’est bien l’objet d’un tel concept, tous ceux qui depuis quelques années ne conçoivent de gagner de l’argent que par la finance, devront changer de vision pour concevoir de gagner leur vie autrement.
                              Comme il y a beaucoup de gens dans la finance, comme il y a également beaucoup de prêts en cours qui sont sur des taux très différents, ce virage ne devra se faire que de manière progressive.


                              Il faudra donc décréter un calendrier pour un passage progressif à ces Taux Ethiques, tous moralement portés par le Master Taux Ethique c’est le Taux Zéro.






                            • ddacoudre ddacoudre 8 décembre 2011 19:53

                              bonjour terra nova

                              je pense que les intervenants ont sanctionné l’auteur plutôt que l’article, mon ex camarade Roccard est pour beaucoup dans ce qu’il en fut le décès du socialisme historique et celui des classes.
                              cela ne retire rien a l’excellence du titre et au fond de l’article que je partage, pour avoir écris sur ce thème ddacoudre.over-blog.com.

                              http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=105509 dans cet article je parle de notre cerveau bloqué, qui est le produit d’une structuration que nous rééditons sans cesse dans tout ce que nous entreprenons.
                              s’extraire de cela se fait rarement par la raison, et éventuellement il y a peu de chance que vous une un autre groupement y réussissiez en intelligence, sauf à pratiquer la réunion des fous.
                              en son temps j’avais fait parvenir à H. Emmanuelli un essai, « rémunéré les hommes pour apprendre »
                              j’y expliquais que c’était dans notre cerveau que se situe notre plus grande richesse et qu’elle en est perpétuelle.
                              mais voilà la biologie est foutue de telle manière que ce qui est abondant ne nous attire pas sauf quand cela devient rare, comme l’air, lorsqu’il sera suffisamment pollué alors il acquerra une valeur marchande à l’exemple de l’eau.
                              ce n’est pas le fruit du hasard, mais d’une structuration cérébrale qui en développant son monde culturel rebat toujours le même jeu de carte.
                              des variations existent que nous rejetons le plus souvent pour trouver dans le même jeu une solution à la énième composition qui nous apporte nos difficultés.
                              il est donné à Lao Steu le proverbe suivant, « inscrivez au dos des cartes à jouer ce dont vous voulez que les hommes s’instruisent ».

                              depuis Marx la pensé socialiste n’a plus évolué, nous rebattons sans cesse les mêmes cartes, et au dos nous y inscrivons les poncifs de la pensé unique., alors que notre univers des possibilités est sans limite autres que celle de notre méconnaissance.

                              sans nier les progrès scientifiques issus de conflits de dominances organiques, nous avons réalisé l’axiomatique de Socrate. « en apprenant que nos souvenirs nous nous croirons savant, et en ferons un commerce incommode, et nous serons savant sans l’être en ayant oublié de s’interroger de l’intérieur ».
                              la vitesse du déroulement de notre société exige des robots intelligents et nous créerons des androïdes.
                              ainsi après avoir construit des « dominants systémiques » qui cooptent leurs serviteurs et « soumettent » les peuples dans une logique de structuration que nous mettons hors de porté de la raison en leur confiant nos espérances, tout comme un dieu est externalisé, nous adorerons des machines qui peuvent réagir au millième de seconde, comme avec les hedgs founds.
                              au siècle dernier les congés permettaient de prendre du repos, aujourd’hui on les consomme, demain il faut créer de la même manière des lieux de retraites, pour que l’humain puisse s’interroger de l’intérieur, sinon les hommes renouerons avec les dieux barbares qui peuple notre monde.

                              cordialement.


                              • BA 8 décembre 2011 21:32

                                Crise : Draghi douche les espoirs d’une intervention massive de la BCE.

                                 

                                Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a douché jeudi les espoirs d’une intervention massive de son institution face à la crise, appelant plutôt les gouvernements à « faire le maximum ».

                                 

                                A l’adresse des dirigeants européens réunis à partir de la soirée à Bruxelles, il a appelé de ses voeux un nouveau « pacte budgétaire » en zone euro, pour enrayer l’envol de la dette des Etats.

                                 

                                "La responsabilité ultime d’enrayer la crise appartient aux responsables politiques", a-t-il répété.

                                 

                                M. Draghi a estimé que si ce pacte budgétaire devait être doté d’un « cadre légal crédible », il était "tout aussi important qu’il soit mis en place rapidement", une manière de s’opposer à des procédures trop longues de ratification en cas de modification des traités européens.

                                 

                                Le président de la BCE s’est par ailleurs dit "surpris de l’interprétation de ses propos" après un discours devant le Parlement européen la semaine dernière.

                                 

                                Certains médias et économistes avaient alors affirmé que M. Draghi serait disposé à intervenir massivement en soutien des Etats, une fois mises en place les réformes institutionnelles.

                                 

                                Loin de nourrir ces espoirs, le président de la BCE a dit qu’en matière de soutien aux pays en détresse, sa "préférence allait au FESF et au MES", soit au mécanisme déjà mis en place et à celui qui doit le relayer. M. Draghi les a jugés « parfaitement équipés » pour faire face à la crise de la dette.

                                 

                                Le président de la BCE a aussi exclu la possibilité d’intervenir davantage sur le marché de la dette publique comme le réclament certains Etats, notamment la France, soulignant une nouvelle fois que les achats d’obligations publiques qu’effectue déjà la BCE sont « limités » et « temporaires ».

                                 

                                « Les traités interdisent un financement monétaire des Etats », a dit M. Draghi.

                                 

                                Il a aussi balayé la possibilité d’un financement des Etats par la BCE, mais via le Fonds monétaire international : "c’est incompatible avec les traités".


                                 

                                http://www.boursorama.com/actualites/crise-draghi-douche-les-espoirs-d-une-intervention-massive-de-la-bce-986ab51fdd7e167f8ec16caab6c4c10f


                                • Taverne Taverne 8 décembre 2011 23:26

                                  « On ne peut pas répondre à la crise par les politiques qui en sont la cause » C’est un constat de grande lucidité de Terra Nova qui roule pour le PS. Mais ce constat implique aussi qu’on ne peut pas répondre sérieusement aux difficultés en réélisant ceux qui en sont à l’origine. Donc, ne votons pas pour le PS ni pour l’UMP !


                                  • jaja jaja 8 décembre 2011 23:35

                                    Ni pour ceux qui ont été leurs complices au gouvernement et qui font semblant de l’oublier....


                                      • Magnon 11 décembre 2011 23:39

                                        1968 liberté totale, interdit d’interdire, etc.
                                        1974 début de la dette pour maintenir le train de vie de l’état donc de l’usager, et des fonctionnaires,
                                        2011 Les soixantehuitards prennent leur retraite, il faut la leur payer plus rembourser les dettes qu’ils ont créées pour profiter de la vie, la leur§
                                        Soixante-huitards classe oppressive ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès