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Accueil du site > Actualités > Economie > Oublier Keynes !

Oublier Keynes !

Les Banques Centrales qui se prétendent et qui se proclament « indépendantes » sont en fait sous la tutelle du pouvoir politique qui exerce un contrôle sourcilleux sur des taux d’intérêts généralement maintenus bas et ce pendant le temps le plus long possible. Politique monétaire laxiste ayant pour but de relancer les économies tout en nous procurant un sentiment fallacieux de prospérité ! 

Dans ces conditions, ces conseils d’administration de Banques Centrales et autres comités ayant pour tâche de fixer le niveau des taux d’intérêts ne font guère plus illusion dans une conjoncture passée - et actuelle - où la priorité unique de nos Gouvernements est de fabriquer de toute pièce un boom inflationniste qui donnerait le change et calmerait - pour un temps bien-sûr - le mécontentement populaire...

Dans un contexte où nos Banques Centrales semblent avoir abdiqué le contrôle de la politique monétaire qui est pourtant de leur devoir et responsabilité, ne serait-il pas encore plus décent de laisser les marchés financiers fixer le niveau des taux en fonction de la règle basique de l’offre et de la demande que de l’abandonner aux mains de politiciens bien plus motivés par leur carrière et intérêts particuliers ?

Toutes ces entreprises fragiles, rapidement créés et aujourd’hui disparues, auraient-elles pu seulement émerger si les taux d’intérêts n’avaient été maintenus à des niveaux ridiculement bas pour des motifs purement démagogiques ? Ces pauvres entrepreneurs et leurs salariés, persuadés qu’ils pouvaient échapper au filtre et à la sélection naturelle du marché, ont vécu un temps sur l’illusion de richesse et de facilité induite par des taux d’intérêts ridiculement et artificiellement bas.

Au même moment, les Banques Centrales - supposées maîtriser une expansion irrationnelle - ne faisaient en réalité qu’attiser l’euphorie, ignorant au passage les enseignements ( de Von Hayek ) selon lesquels les interférences entre les taux d’intérêts et la Masse Monétaire débouchent fatalement sur une machine infernale ( bulle spéculative ) condamnée à terme à imploser !

En fait, les réponses apportées à la crise financière ont elles-mêmes été hautement politisées.

S’inspirant ainsi de Keynes qui avait encouragé en 1936 une "socialisation de l’investissement" qui assurerait "le plein emploi" tout en plaidant pour "une large extension des rôles traditionnels du gouvernement", les mesures appliquées par nos Etats eurent la prétention de rectifier les errements et exagérations macro économiques (qu’ils avaient eux-mêmes largement contribué à créer).

Une fois de plus, abstraction était faite du concept Hayékien qui, lui, insiste sur l’impact fondamental de l’interaction taux d’intérêts / Masse Monétaire sur les cycles de l’activité. Une fois de plus, la philosophie hautement interventionniste de Keynes fournissait à nos politiques une excuse pour fausser le système sous le prétexte erroné selon lequel les mesures d’expansion fiscale avaient eu raison de la Grande Dépression.

Ces mêmes théories de Keynes qui avaient été appliquées dans toute leur splendeur dans les années 70... très fortement marquées par des déficits budgétaires substantiels se traduisant par une explosion de l’inflation elle-même accompagnée d’une hausse du chômage et d’une stagnation boursière !

Pourquoi nos Gouvernements empruntent-ils aujourd’hui ces sempiternelles autoroutes de la facilité consistant à injecter dans nos économies une bonne dose d’inflation qui aboutira nécessairement à une aggravation du chômage ? Mais ont-ils encore le temps et la volonté d’oublier les enseignements manichéens de Keynes ? Auront-ils le courage de la rigueur ? 


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46 réactions à cet article    


  • nightflight nightflight 1er septembre 2009 21:02

    Merci pour votre article.

    Dites, la baisse forçée des taux par la FED pour éviter une explosion plus grande encore des forclusions dans les prêts immobiliers, et l’alignement forcée de la BCE, cela vous semble-il être une inféodation des banques centrales aux gouvernements, où quelque chose de raisonnable ?

    D’un autre coté, vous me semblez un peu juge et partie, ne seriez vous pas en train de faire du lobbying ?

    Heureux toutefois de vous avoir lû.


    • Alpo47 Alpo47 2 septembre 2009 12:06

      Je ne partage pas du tout l’analyse de l’auteur, assez « étonnante » pour un homme du sérail.

      La FED, en particulier, non seulement n’est pas aux ordres du gouvernement US, mais serait plutôt « aux manettes » de l’économie, donc de la politique US.
      On le sait aujourd’hui, un petit groupe de banques privées (J.P.Morgan, Warburg, Rotschild...) ont récupéré les pouvoirs régaliens de la FED, en en prenant les commandes. Cela a du se passer dans les années 30, de mémoire).
      Actuellement, tout le monde peut constater que Goldman Sachs et J.P.Morgan, voire Citygroup, imposent leur volonté au gouvernement US, en jouant un rôle de PREDATEUR dans la société US.

      En France, on peut de même être stupéfait du poids de la BNP-Paribas, dont le PDG Michel Pebereau, joue le rôle de conseiller auprès de la présidence de la République. La BNP est une des banques qui tirent leur épingle du jeu, dans cette crise où tous les autres perdent des milliards.

      Rien d’étonnant, les cartes cartes sont pipées, et nos politiques ne sont plus que des marionnettes des « ultra-riches », qui dirigent ou influencent de nombreux aspects de notre vie, au travers du pouvoir financier.


    • tylhdar tylhdar 1er septembre 2009 23:12

      Article de basse propagande, les banque centrales ne sont nullement sous le contrôle de l’état, mais sous le contrôle des lobby a l’aide de la corruption.

      On s’en sortira qu’a la condition de faire passer une loi pour qu’il y ait prescription sur la dette public, et pour permettre a chaque pays ou au moins a la France d’émettre sa monnaie pour financer les services publiques...


      • Blackeagle 2 septembre 2009 05:03

        Il y a quelque fois comme ça ou on tombe sur des articles dont on aurait pas cru possibles qu’ils puissent exister.
        Aujourd’hui, tout du moins, je pense, que même les économistes les plus libéraux n’aurait pas le culot de pondre une absurdité pareil
        A cette lecture, il est certain que la propagande mediatique pertuelle qui c’est progressivement mise en place dans les années 80 et qui n’en finit pas de s’accentuer fonctionne à merveillesur certains esprit (si si, en 2002 par exemple, la propagande libérale sécuritaire était déjà omniprésente. Il semblait alors peu imaginable qu’elle ne s’accentua. C’est pourtant ce qui s’est produit).

        Je conseillerai à l’auteur d’avoir un regard un peu plus distant et critique de toutes les informations et autres débat et analyses présents dans lesmédias officiels. Je lui conseillerai également de libérer un peu son esprit selon une formule consacrée par morpheus et de sortir de la « matrice ».Ce « monde » que les medias supperposent à votre regards pour vous empécher de voir la vérité.

        Bref, juste pour le plaisir, histoire de lui faire apparaitre certaine vérités :
        Les banques centrales sont toutes indépendantes du pouvoir politique, c’est un fait. Si une indépendance de pouvoir existe dans notre démocratie, c’est celle ci. Les autres, qui étrangement, sont celles qui sont vraiment nécéssaire pour garantir un régime démocratique (legislatif - judiciaire - executif) sont infiniment moins respectées. Pourtant, l’independance des banques centrales n’est nullement nécéssaire pour être en régime démocratique. Sa justification tient en lieu et une date : allemagne aprés la grande dépression. En ce lieu, en effet, où alors la création monétaire faisait partie des prérogative du gouvernement, eu lieu une hyperinflation. Cette hyperinflation, n’est pourtant pas le fait de la dépendance de la création monétaire vis à vis de l’état mais plutot de la situation de l’allemagne d’alors. Pays pour lequel il était impossible d’assumer simultanement les conséquences de la crise de 29 et les obligation de réparation suite à la première guerre mondiale. Bref, cette situation fut utilisée pour interdire a tout jamais, au plus haut niveau du droit (aujourd’hui constitutionnel européen), au états d’user de création monétaire. Les conséquence : depuis 74 en France, date effective de la perte définitive du pouvoir de création monétaire, la dette et le chomage ne cessent d’augmenter. Si la france avait conservé ce pouvoir et avait eu au cours des 44 derniére exactement les même budget gouvernementaux et régime fiscaux, alors notre dette nationale serai.......NULLE 00000.000000 euros.
        Cette interdiction pour un état d’emprunter, libre d’interet, à sa banque centrale constitue une preuve respectée depuis lors d’indépendance des banques centrales.
        Par ailleurs, aux états unis, je rappelle que la FED n’est pas une institution publique mais appartient et est gérée par un consorsium de Banquier Internationnaux (chefs de files : Rotschilds et Rockefeller qui ont planifié en 1913 su jekyll Island, si ma memoire est bonne) Cependant, il est évident, que les banques centrales ne sont indépendante de pressions (des politiques....je crois pas) de l’opinion publique.

        Deuxiéme absurdité : vous souaiteriez voir confier au marchés le pouvoir immense de régulation monétaire des banques centrale. Etes vous fou ????? Avez vous observé avec quelle responsabilité les marchés ont usés de leur droit à l’inovation financiére.....pouvoir bien moindre que celui des banques centrales et qui pourtant a des conséquences aujourd’hui désastreuses, même si la crise est plus profonde que les élément qui l’ont déclanché. Et vous voudriez leur confier le pouvoir de la banque centrale ?????????

        Sur les entreprises aujourd’hui disparues ????? La responsabilité est elle de la facilité de financement de ces entreprises lié aux taux directeur des banques centrales ? Ou bien aux organisme de credit qui n’ont pas fait leur métier ? Vérifier que les gens à qui ils prétent pourront rembourser.....parceque c’est ça leurs métier rien d’autre. Les banques sont investies d’un pouvoir de création monétaire ex nihilo avec intérêt. Un pouvoir exobitant. La seule petite contrepartie qui leur est demandé, c’est de bien vouloir faire leur métier : vérifier la solvabilité du client.

        Pour le plaidoyer pour la politique de rigueur, je rappéle ici qu’elle n’est pas mise en place pour une seule raison. C’est la politique conduite immédiatement aprés le jeudi noir de 1929. Cette politique a eu des effets catastrophique. Pour les ellites qui nous gouvernent, ont eu le bon sens de regarder ce qui s’était passé la dernière fois avant de prendre une décision. (je rappelle ici qu’avant 1929, les politiques economiques étaient ultralibérale.....ce genre de politique fait partie comme l’avouait Reagan d’une revolution conservatrice.....ou objectivement, un retour en arriére....en aucun cas elles ne peuvent être qualifier à juste titre de modernes)

        Alors, sur les années 70. Si les politiques de l’epoques ont conduit à l’inflation, c’est en grande partie à cause des pics pétroliers, phénomènes nouveaux, non anticipés et auxquels les états n’avaient alors aucune réponse. Une autre raison, est la cessation en 1971 par nixon du lien entre le dollard et l’or. Les monnaies n’étant plus ratachée à un bien matériel, leur valeur est devenu moins stable. Comme dans tout systéme physique oscillant, lorsqu’on relache les contrainte, l’ampltude des oscillation suit une exponentielle décroissante. Pour ce qui est des déficit budgétaire, si les états, depuis en étaient resté à cesniveaux, même avec intéret les dette ne peserai pas bien lourd. Les deficit budgétaire ont exlosés a partir de reagan.



        • xa 2 septembre 2009 14:00

          "Si la france avait conservé ce pouvoir et avait eu au cours des 44 derniére exactement les même budget gouvernementaux et régime fiscaux, alors notre dette nationale serai.......NULLE 00000.000000 euros.« 

          Un peu simpliste.

          Vous ne pouvez pas prendre un seul élément de comparaison (pas d’emprunt —> pas de dettes) et négliger le reste.

          Si l’Etat n’avait pas emprunté cet argent ...
          1) il n’aurait pas fait les dépenses correspondantes. Ou en serions nous aujourd’hui ? Difficile à dire. Mais les dépenses d’infrastructures depuis 1971 sont loin d’être nulles. Alors l’Etat aurait il pu financer cela sans emprunt et sans création de monnaie (cas 2) ? Si oui, en sacrifiant quoi d’autres ?

          2) il aurait inventé son argent pour payer ses dépenses. Donc sa création de monnaie aurait été encore plus rapide qu’elle ne l’a été. Diriez vous que la création de monnaie n’est pour rien dans la crise ?

          Ca aurait bien sur eu un impact sur la valeur de notre monnaie. Lequel ? avec une perte de valeur de 1% depuis 80, on serait au niveau du Portugal en terme de niveau de vie et de pouvoir d’achat.

          Négliger tous les effets collatéraux me parait un brin simpliste.

          Vous allez me dire : mais dans ce cas les banques n’aurait pas eu leur pouvoir de création monétaire. Erreur. Le système de création monétaire des banques existent depuis que les banques existent. C’est leur fond de commerce, leur coeur de métier, leur raison d’être. Ca fait 400 ans que les banques créent de la monnaie, et ca ne fait que 30 ans qu’elles se sont mis d’accord pour définir un ratio de solvabilité.

          Alors si l’Etat avait modérément et uniquement créé de la monnaie pour des investissements utiles, le problème ne se poserait pas. Mais si l’Etat avait emprunté des montants pour des investissements utiles, nous n’en serions pas là non plus.

          Pensez vous que l’Etat aurait été plus raisonnable dans son utilisation de l’argent crée que dans son utilisation de l’argent emprunté ? Pensez vous qu’il aurait été moins tenté d’être populiste et de faire ce que les électeurs demandaient ?

           »Ou bien aux organisme de credit qui n’ont pas fait leur métier ? Vérifier que les gens à qui ils prétent pourront rembourser"

          Le cout du prêt d’une banque est directement lié aux taux directeurs. En les placant bas, vous avez des prêts à faible taux d’intérets. Or un emprunteur est solvable non seulement selon l’activit qu’il envisage, mais aussi selon le taux qu’on lui propose.

          Plus simplement, a 3%, vous etes solvables pour acheter un logement de 300k (c’est juste un exemple), à 5, vous ne l’etes plus que pour un logement à 250, à 6, vous n’avez que 230.

          Or si vous montez une société, cela change tout. Si votre business plan permet d’encaisser un prêt à 3, peut il encaisser un prêt à 6 ? Et la banque, à votre avis, demandera-t-elle les mêmes garanties selon le taux du prêt (et donc selon le montant des échéances) ?

          L’argent pas cher est à l’origine de la bulle financière, elle même à l’origine de la croissance artificielle du PIB. Toute la financiarisation de l’économie vient de cette recherche de rendement rendue possible par le différentiel positif entre le rendement du placement et le cout de l’emprunt permettant le placement.

          Question : si la FED avait corrigée ses taux au début des années 2000, pensez vous que la bulle immobilière aurait continuée 7 ans de plus ? Pensez vous que les personnes ayant pu souscrire un subprime en 2004 auraient pu le faire avec des taux de 1 ou 2 % de plus ?

          Entendons nous bien, les banques ne sont pas blanches dans le système, loin de là. Elles sont très largement fautives, mais on ne peut pas dédouaner les banques centrales aussi simplement.

          Et sur l’indépendance ... passons. La seule indépendance visible, c’est que Sarkozy n’a pas obtenu ce qu’il voulait de la BCE. Mais a contrario, Merkel, elle, a obtenu ce qu’elle voulait et ce que la majorité des pays de la zone demandait. Comme preuve d’indépendance, c’est un peu light.

          Non sérieusement, il n’y a pas que les banquiers qui font du lobbying au niveau des banques centrales.


        • Wrong Orwell Wrong Orwell 2 septembre 2009 09:41

          C’est le petit fils de Reagan ou Thatcher élevé sous serre et qu’on vient à peine d’extirper de son substrat ?Blackeagle merci pour votre commentaire qui démontre l’ineptie de cet article.
          Au passage, un lien qui rappelle le contenu de nos archives nationales et les résultantes de l’indépendance des banques centrales vis à vis de l’ Etat : Annie Lacroix-Riz:Le choix de la défaite.


          • JL JL 2 septembre 2009 09:49

            Bonjour, pourriez-vous expliquer ceci : « des taux d’intérêts généralement maintenus bas et ce pendant le temps le plus long possible. Politique monétaire laxiste ayant pour but de relancer les économies tout en nous procurant un sentiment fallacieux de prospérité !  »

            En quoi mainteni bas les taux d’intérêts est-ce une Politique monétaire laxiste ?

            En quoi cela procure-t-il sentiment fallacieux de prospérité ?

            Qu’est-ce qui vous fait dire que des taux sont, dans l’absolu, ridiculement bas ?

            Pour moi, par exemple, le taux actuel des caisess d’épargne est ridiculement bas en rapport avec l’augmentation constatée des prix. Mais je suppose que ce n’est pas cela que vous voulez dire ?

            De fait, dans l’absolu, pourquoi l’argent ferait-il des petits ? Selon moi, parce que l’on a séparé les fonctions : la fonction possèdante (capitaliste), les fonctions créatives de richesses, et la fonction financière, laquelle conformément aux principes vitaux du capitalisme, consiste à créer de la pénurie, en l’occurence la pénurie de capital réparti afin de mieux faire se multiplier le capital détenu, et ceci par le biais de taux de rémunératoion les plus élevés possibles.


            • Michel Santi Michel Santi 2 septembre 2009 11:44

              Bonjour,
              vous savez bien que l’argent facile induit par des taux bas entraine toutes sortes de comportements aventureux et risqués ! 
              Les fonctions capitalistes, créatrices de richesse et du travail sont ou devraient selon moi être étroitement imbriquées car sans travail pas de valeur ajoutée pas de production et sans capital pas d’initiative et d’imagination privées et donc pas d’entreprises qui créent...
              c’est le dévoiement du capital qui a abouti à une séparation du capital et du travail mais il faut réconcilier ces deux concepts : c’est la seule manière d’avancer tout en assainissant. 


            • JL JL 2 septembre 2009 12:18

              Bonjour, vous me dites : «  L’argent facile induit par des taux bas entraine toutes sortes de comportements aventureux et risqués ! »

              Vous confirmez ? L’argent facile pour l’emprunteur, alors, non ? Le pb avec les financiers,  c’est qu’ils sont autistes, je ne dis pas cela pour vous Michel Santi : ils sont autistes puisqu’ils ne voient jamais que la moitié de la question. Et pour cause puisque, ne créant aucune richesse, leur enrichissement se fait sur l’appauvrissement des autres, et cela leur est une idée iconoclaste.

              Vous dites : «  c’est le dévoiement du capital qui a abouti à une séparation du capital et du travail mais il faut réconcilier ces deux concepts ».

              Vous êtes sûr que ce sont les concepts qu’il faut réconcilier ? Réconcilier les concepts, vous voulez dire, dans l’esprit des « gens » ? Parce que vous admettrez que ce n’est pas pareil que réconcilier les deux fonctions, n’est-ce pas !


            • Michel Santi Michel Santi 2 septembre 2009 12:53

              Non vous jouez sur les mots : Il faut - et on peut - réconcilier les 2 fonctions, à savoir travail et capital...peut-être en comprenant que derrière le « capital » se cachent des hommes et peut-être en contraignant le capital à être solidaire du travail.


            • JL JL 2 septembre 2009 12:57

              Mais je ne dis pas autre chose, cher Michel Santi. Pendant qu’on y est, pouvez-vous répondre à la première question : l’argent facile pour qui ? Accessoirement, l’autisme dont j’ai parlé ?


            • Michel Santi Michel Santi 2 septembre 2009 13:06

              Les politiques ultra expansionnistes ( donc taux bas et taux = ) nous ont sorti beaucoup trop vite de la dépression. Résultat : Personne n’a rien compris, les mauvais comportements reprennent et aucune leçon n’a été apprise alors qu’avec plus de souffrance, l’épuration se serait faite en profondeur parmi les gens et dans les mentalités...

              Les Etats n’ont fait que renforcer l’autisme ambiant de la finance : c’est mon reproche. 


            • JL JL 2 septembre 2009 14:58

              Michel Santi, je vois que vous persistez à ne pas répondre à ma question. Je crois pouvoir conclure sans risque de me tromper que l’argent facile pour les prêteurs vous défrise moins que l’argent facile pour les emprunteurs.


            • Le péripate Le péripate 2 septembre 2009 10:03

              A noter que l’arrivée historique d’une inflation et d’un fort taux de chômage a été la réfutation empirique du noyau central de la théorie keynesienne.

              D’une certaine manière le monétarisme a donné une deuxième chance à Keynes. Normalement, les banques centrales appliquent la formule de Taylor-Young (une manière de viser un taux d’inflation arbitrairement choisi). C’était un début de séparation de la fabrication de monnaie et de l’État, tout en restant dans le cadre d’un monopole fixé par l’État à une institution.

              Il faut croire que la séparation n’est pas suffisante, puisque à partir de 2001 (Bush, 11/9 ?), les banques centrales n’ont pas suivis la formule de Taylor.


              • Michel Santi Michel Santi 2 septembre 2009 11:32

                Absolument : la théorie de Keynes a été battue en brèche par la flambée du chômage et ce en dépit de la mainmise de l’Etat.
                Insuffler de l’inflation dans les économies et dans le système ne fait finalement que remettre l’inéluctable. Mieux vaut affronter tout de suite, c’était le sens de mon article que certains lecteurs - tenants de la théorie du complot se plaisent à interpréter à leur façon paranoiaque et biaisée.


              • Le péripate Le péripate 2 septembre 2009 15:14

                C’est bien sûr cette formule deTaylor là. Mille excuses.

                Ce que je voulais dire, c’est qu’en adoptant le monétarisme après l’échec patent des théories de Keynes (théoriques et empiriques), les politiques adoptaient ce qui leur coûtaient le moins en abandon de pouvoir. Car bien sûr la monnaie n’a rien à faire dans les pattes étatiques, elle est cette marchandise qui permet les échanges, point.
                L’échec du monétarisme remet bien en selle les théories autrichiennes de la monnaie, et certainement pas ni Keynes, ni Marx.


              • Le péripate Le péripate 2 septembre 2009 15:33

                Et vous avez raison. Prétendre piloter la monnaie de manière centralisée est une absurdité.


              • JL JL 2 septembre 2009 10:38

                Les pompes à fric ont ceci de commun avec les pompes aspirantes refoulantes qu’elles fonctionnent par cycles. Ainsi, leurs servants changent-ils leur discours pour le discours contraire lorsque le cycle s’inverse. Mais ils s’expriment toujours très doctement, au nom des mêmes principes : l’intérêt commun, à savoir que la richesse coule du bas vers le haut, c’est pourquoi plus les riches sont riches et plus ils sont utiles aux pauvres.
                 
                Il y a des pauvres qui y croient.


                • JL JL 4 septembre 2009 08:41

                  Ce matin encore, sur France Inter : « en 1929, en les gouvernements n’ont pas réagi à la crise parce qu’ils ne voulaient pas aider les banques en faillite au prétexte que cela aurait donné des mauvaises idées aux autre ». (je cite de mémoire.

                  Il ajoute : « heureusement cette fois ils ont réagi à temps ».

                  Exit la raison invoquée 80 ans plus tôt : « Paris vaut bien une messe ». La messe est dite.


                • fwed fwed 2 septembre 2009 11:04

                  Merci à blackeagle et wrong orwell pour leur commentaires.
                  Je l’avais déjà dit que M. Santi est un homme à l’analyse dangereuse, mais j’avoue qu’il va loin dans cet article.
                  Il faut quand même lui reconnaître qu’il lie le taux d’interêt et le dynamique de la masse monetaire dans le temps (on avance ,on avance, vous auriez pu rappeller MV=PT M.Santi)

                  PS a blackeagle :
                  Si l’on recupere la creation monetaire, il ne me semble pas que la dette sera nulle (=000.000). Elle sera d’un certain montant, mais si l’on ne pratique pas d’interêt il est alors possible de la rendre stable, on entrerait alors dans une economie où le M de MV=PT serait stable dans le temps (ou tout du moins ne serait plus en croissance exponentielle comme aujourd’hui). Et le plus important c’est que la monnaie circulante/dette serait democratique et appartiendrait au peuple souverain (on peut encore rever, non !).

                  Vous rappellez 1971 : grande année, on a décorélé la monnaie et l’or. La plus grande avancée intellectuel de l’humanité. Enfin compris (surtout qu’on devait atteindre un certain niveau de confiance pour passer ce stade) qu’on a pas besoin de chercher un élément du tableau de mendeleiev (or, argent) pour donner de la valeur à la monnaie qui n’est rien d’autre qu’un numero dans un bilan comptable ayant cours legal et force.

                  à JL :
                  y’a même des riches qui y croient !! c’est dire que l’intelligence n’est assurément pas
                  suffisante pour être riche smiley

                  Cordialement


                  • xa 2 septembre 2009 14:05

                    On peut rappeler aussi que c’est cette décorrelation qui est à l’origine de l’impossibilité pour l’Etat de créer sa propre monnaie. Sans contrepartie tangible pour définir la valeur d’une monnaie, pour maintenir la valeur, il fallait rendre la quantité de monnaie non liée au desiderata des politiques, toujours enclin à la démagogie.

                    "on entrerait alors dans une economie où le M de MV=PT serait stable dans le temps (ou tout du moins ne serait plus en croissance exponentielle comme aujourd’hui)"

                    La masse monétaire stable dans le temps ??? Vous pensez sérieusement que l’Etat serait plus raisonnable sur ses dépenses s’il créait sa propre monnaie directement ?


                  • xa 2 septembre 2009 15:24

                    Leon,

                    Que l’Etat crée sa monnaie ou l’emprunte ne change rien pour son utilisation. C’est l’utilisation qui est vertueuse ou non.

                    Mais dans l’emprunt, il y a une limite d’utilisation : il faut que quelqu’un prête ! Or l’Etat n’arrive pas à emprunter tout ce qu’il demande. Sur les 250 milliards demandés chaque année depuis 5 ans, la moitié est obtenue.

                    Qu un Etat crée sa monnaie ne pose pas de souci, s’il s’autolimite dans ce cadre à une création nécessaire de monnaie pour des investissements réels. Mais si l’Etat s’autolimitait ainsi, il n’aurait jamais emprunté tout cet argent.

                    C’est la limite de la vertue.

                    On ne peut pas dire d’un côté « la suppression du Juge d’instruction laisse l’Etat faire ce qu’il veut, ce n’est pas bien, l’Etat n’est pas impartial, il est teinté politiquement » et dire de l’autre « lorsque l’Etat crée tout seul son argent pour ses propres dépenses en liaison avec son propre programme politique il le fait avec un sérieux absolu et une vertue sans tache, sans opinion partisane, sans démagogie, ... ».


                  • xa 2 septembre 2009 19:11

                    Leon

                    AFT. Une obscure structure qui gère ... la dette de l’Etat.

                    La loi du tallion est la seule alternative au controle total par l’Etat ?

                    Vous y allez fort !

                    En gros, soit on est en dictature, soit on est dans la barbarie ?

                    Bienvenue dans le monde binaire : soit tout est bon, soit tout est mauvais. Vous forcez le trait pour rire, ou vous le pensez sérieusement ?

                    Pour le JI : il est garant d’un certain équilibre de la procédure. Il régule, en quelque sorte, cette procédure en vérifiant cet équilibre. Vous trouvez risqué, à juste titre, qu’un procureur non indépendant du gvt fasse ce travail. Mais vous trouveriez normal que l’utilisateur de l’argent soit celui qui le crée et qui garantit cet argent ?

                    Tant que nous avions la contrepartie physique, c’était défendable. On avait une sorte de régulateur : le tas physique.Toute émission modifiait la valeur de l’argent, et cela limitait la surutilisation de cet outil. Mais nous n’avons plus ce « régulateur*, alors comment faire pour qu’un, mettons Sarkoza, ne se mette pas à créer 120 milliards d’euros pour »investir dans l’avenir meme si on ne sait pas encore comment on va investir«  ? Vous le limitez comment dans votre scénario »L’Etat est autonome pour fabriquer ce qu’il n’a pas dans son porte monnaie sans emprunter et sans taper sur le contribuale / électeur«  ?

                    En laissant l’Etat s’autogérre ? Sur qu’il n’y aura aucune dérive démago, du genre »oh tiens, on passe le bouclier fiscal à 40%« .

                    En demandant au parlement de controler ? Il est vrai qu’ils sont très efficaces dans le controle des dépenses utiles, comme les niches fiscales pour favoriser la croissance, les déductions à une époque lointaine mais qui perdurent sans raison apparente, la limitation des dépenses des élus, la limitation des comités doublons ou inutiles, etc ...
                    En demandant à la cour des comptes, qui publie des rapports mais n’a aucun pouvoir de faire quelque chose ?

                    En créant une banque indépendante seule habilitée à créer de l’argent pour l’Etat et qui se financerait (indépendance oblige) d’elle même, par exemple via des intérêts sur les prêts accordés à l’Etat ? Ah bin non. Un banquier, surtout pas. Mieux vaut se financer auprès du diable ou des producteurs de pavot que de demander à un banquier. Le banquier c’est le diable !

                     »mais on enrichit les banquiers, c’est mal"

                    Les banques francaises detiennent 16% de la dette (placements des fonds tier one typiquement), les particuliers en détiennent 20% et les etrangers 60.

                    A l’étranger, les banques font pareil : elles prennent de la dette de leur Etat, en tier one, et n’ont rien à faire des OAT des autres pays (ca ne rapporte rien par rapport à l’injection directe de l’argent disponible dans leur métier de base).

                    Alors ces étrangers, ce sont ... des particuliers (via des fonds de placements, des assurances vies, ou en direct).

                    C’est pas bien, on enrichit les étrangers. C’est mal.

                    4000 milliards, c’est le montant de l’épargne des francais. Vous pensez que sur ces 4000 miliards, seuls 250 sont en obligations garantis d’un Etat ? Dans un pays friand de placement sûr et qui raffole des obligations garanties (cf la facilité de placement des obligations d’EDF, garanties implicitement par l’Etat) ?

                    C’est peut être que les francais possédent, eux aussi, des OAT étrangères. Vous n’allez pas me dire que c’est bien d’acheter la dette des etrangers mais que c’est mal lorsqu’ils font la meme chose, tout de meme ?


                  • xa 3 septembre 2009 13:54

                    Leon, vous etes trop fort.

                    On ne peut pas emprunter tout ce qu’on veut donc on ne peut pas emprunter du tout. Le tout ou rien, en somme. Faudrait voir a ne pas raconter n’importe quoi non plus !

                    Je n’ai pas dit « l’Etat ne trouve pas à emprunter », j’ai dit « l’Etat n’arrive pas à placer la totalité des bons qu’il émet ». S’il arrivait à tout placer, il emprunterait dans les 240 / 250 milliards. Il en place un peu plus de la moitié. Ca ne l’empeche pas de continuer à tenter de placer plus que nécessaire.

                    AFT.gouv.fr, vous y trouverez pleins pleins d’infos sur la dette. Un petit exemple : 3 OAT proposées en juillet dernier 1500 chacune, souscrites 660, 190, 391. total : 4500 mise en « vente », et 1241 souscrites soit 27%.

                    Par ailleurs, l’Etat n’est pas non plus complètement crétin, il ne propose pas des OAT à 10%. il les propose sensiblement au taux du marché.

                    "Vous ne me ferez jamais avaler qu’il existe une rationalité économique propre dégagée du politique et qui soit capable de se subsituer à elle« 

                    Je n’ai jamais dit ca non plus. La caricature est un reflexe, chez vous ?

                    J’ai dit que le système est révu comme bipolaire : l’Etat controle les banques et les investisseurs, les banques et les investisseurs prêtent à l’Etat. Il y a deux têtes, ce qui permet un faible équilibre.

                    Dans votre vision, qu’est-ce qui contrebalancerait le pouvoir de l’Etat ? Vous pouvez refuser la comparaison avec le JI, mais essentiellement dans vos commentaires, vous êtes contre la main mise du gvt, la perte de contre pouvoir, mais en matiere economique, c’est le contraire, vous voudriez qu’il ait le spleins pouvoirs ?

                    il va falloir détailler un peu plus votre vision que le simple »si l’Etat créait sa monnaie tout seul tout irait pour le mieux".


                  • sisyphe sisyphe 2 septembre 2009 14:03

                    Pourquoi nos Gouvernements empruntent-ils aujourd’hui ces sempiternelles autoroutes de la facilité consistant à injecter dans nos économies une bonne dose d’inflation qui aboutira nécessairement à une aggravation du chômage ?

                    Trop fort !

                    C’est vrai que le taux de chômage, sans inflation, ne monte pas, n’est-ce pas ?
                    Laissons le champ libre au marché et aux banques privées ; comme ça existe depuis 30 ans, et hop, d’un coup de baguette magique, plus de chômage !!

                    D’ailleurs, la crise économique et financière est bien le fait des états, et non de la spéculation boursière, et des jeux sur les fonds pourris des banques, n’est-ce pas, monsieur Santi ?

                    Faisons confiance au marché, et aux organismes privés pour assurer des salaires décents, et éviter la spéculation ; on aura des milliards de crève-la-faim, des gens obligés de travailler à des salaires n’assurant même plus leur survie, mais, au moins, on aura évité l’inflation : l’essentiel, selon saint Hayek !

                    Droit dans le mur en accélérant !

                    Les libéraux sont vraiment des crapules nuisibles : à mettre hors d’état de nuire, et d’urgence !


                    • sheeldon 2 septembre 2009 14:13

                      bonjour

                      je n’ai pas aimé cet article qui ne comprend pas les puissances en présence , les politiques influeraient les banques centrales mais mdr , les banques centrales donnent leurs ordres aux politiques et non l’inverse .

                      d’ailleurs la haute finance les recycles dès la fin de leur travail . de bush en arabie saoudite a blair en suisse la liste serait interminable .

                      cordialement

                      http://www.homme-moderne.org/raisonsdagir-editions/catalog/indexr.html


                      • soi 2 septembre 2009 14:39

                        Ok,que propose les banques pour un monde plus humain ?


                        • le naif le naif 2 septembre 2009 15:45

                          Bonjour Monsieur Santi

                          A la lecture de cet article, me viens une question.
                          Vous croyez vraiment ce que vous écrivez ou s’agit-il d’un « stress test » pour évaluer les réactions des lecteurs d’Avox ?????


                          • Michel Santi Michel Santi 2 septembre 2009 16:19

                            Sympa cette version du stress test. Il y a peut-être un peu de ça mais je m’amuse en fait à sonder diverses versions et thèses au gré de mes billets.
                            Ne croyez cependant pas que je sois sans conviction...mais je suis de ceux qui pensent qu’il est impératif de creuser - y compris dans les mauvaises directions. 


                          • GreenGarden GreenGarden 2 septembre 2009 16:22
                            Politique keynésienne ou pas, je vous conseille de visionner cette intervention de Max Keiser sur l’état du dollar...


                            En résumer, c’est un sauve-qui-peut généralisé où le mot d’ordre est « Débarassez vous du dollar et achetez de l’or !! »

                            G.

                            • nortydal 2 septembre 2009 17:39

                              Droit de battre monnaie, le dollars et la Réserve Federal US :
                              http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/SeanMaloneRiseFallDolla rLarge.jpg

                              Résultat : Inflation + Dette massive.

                              @ Xa « Mais si l’Etat s’autolimitait ainsi, il n’aurait jamais emprunté tout cet argent. », L’impôt sur le revenu en France sert uniquement à rembourser les intérêts de la dette (au moins vous savez pour qui vous travaillez maintenant).

                              « Vous pensez sérieusement que l’Etat serait plus raisonnable sur ses dépenses s’il créait sa propre monnaie directement ? » en tout cas il n’aurait pas d’intérêts à payer, pour l’instant on a l’inflation plus les interêts.

                              @ l’auteur, les banques centrales sont indépendantes, la reserve fédérale us est privé. A qui pretent elle de l’argent ? Quels sont les banques derrière cet organisme ? Trouvez moi une seule information dans laquel les usa ont formellement orienté la politique de cette banque centrale.

                              La dette et l’impression de monnaie continuera d’augmenter inexorablement, la machine s’accélère la reserve federale achète une partie des Tbonds, la courbe de l’indicateur M3 monte au ciel... Impensable de faire defaut.

                              Tant qu’il y aura des biens de valeurs à vendre pour pas cher(edf, autoroute, la poste, l’eau, la sncf, le système de santé), la dette continuera d’être financé sans aucun problème. La dette est un outil de soumission au profit de quelques grands groupes qui sous couvert de démocratie, d’écologie et de libre marché nous font baisser notre froc...

                              Et si on le baisse pas assez vite il suffit de se rappeler septembre 2008, TOUTES les grandes banques des USSA ont fait faillites, en quelques minutes des milliers de milliards sont sorti du pays, les transactions ont été intérrompu, le contribuable mis en gage (menace de la loi martiale si le plan d’aide n’etait pas accepté, des milliers de pages à valider en quelques heures). La dette a explosé pour atteindre des niveaux inconnus, la Californie l’etat le plus riche à du supprimer la quasi totalité de ces aides sociales, les fonctionnaires travaillent certains jours gratuitement et pourtant les déficits continuent d’augmenter.

                              "Politique monétaire laxiste ayant pour but de relancer les économies tout en nous procurant un sentiment fallacieux de prospérité« .

                              Pourquoi aucun politique, aucun mérdia, ne remet en cause l’echec flagrant des banques centrales sur les 10 dernières années ? Pourquoi le sujet de la création monétaire est un sujet interdit dans les masses médias ?

                               »We saved the world from disaster, Fed’s Bernanke says"http://www.marketwatch.com/story/we-saved-the-world-from-disaster-bernanke-says-2009-08-21-10100

                              Depuis quand les héros ne sauvent-ils que les riches ?


                              • xa 2 septembre 2009 19:17

                                "L’impôt sur le revenu en France sert uniquement à rembourser les intérêts de la dette (au moins vous savez pour qui vous travaillez maintenant).« 

                                Actuellement oui. Mais ce n’était pas le cas en 93 lorsqu’un premier ministre a lancé un grand emprunt qui n’a servi à rien (sauf à augmenter la dette). Si dès le départ l’Etat avait été sérieux, il n’en serait pas là.

                                 »en tout cas il n’aurait pas d’intérêts à payer, pour l’instant on a l’inflation plus les interêts.« 
                                Vous êtes capable de calculer l’inflation que nous aurions eu si l’Etat avait pu créé sa monnaie sur cette période ?

                                Mince alors, je parle au futur prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel.

                                Enchanté de pouvoir vous parler, fut-ce par forum interposé.

                                Soyons sérieux, personne ne peut prédire ce qui se serait passé. Mais ce n’est pas une raison pour simplifier, se prendre pour un bisounours, et dire »nos élus ont toujours été responsables, n’ont jamais fait de choix autre que pour le bien commun des citoyens, ont toujours bien géré leur argent et donc la création monétaire par les élus en vue de prendre des mesures selon leurs programmes électoraux n’aurait eu aucun impact sur la masse monétaire et la valeur accordée à nos francs par les pays étrangers".


                              • nortydal 2 septembre 2009 21:49

                                Ce genre de débat devrait être sur la place publique et pas uniquement sur des blogs. Je n’ai pas de connaissances économiques particulières, juste internet et un peu de temps. Il y a quelques mois j’étais persuadé que le dollars était la propriété des américains, je pensais qu’on était dans une économie libérale, je regardais les informations présentés par les médias sans me poser trop de questions.

                                Le manque d’analyse de fond sur les raisons de ces catastrophes économiques à répétition, l’inflation en France de ces dernières années niée, la privatisation des biens de la nation qui s’accélère sans aucun soutient populaire... (non français à la constitution), m’ont amené à chercher plus loin que ce qui m’était proposé.

                                Je n’ai pas de solution miracle, mais la création de l’argent a un impact certains sur nos sociétés, les banques centrales fixent les taux d’intérêts et contrôle la masse monetaire en circulation. Le dollars appartient à des organisations privés, dont je ne connais pas les noms. Ces organisations ont un pouvoir certain, et personne n’a le droit de leur demander quoi que ce soit. Pourquoi tout ces secrets ? Pourquoi la fed doit perdre un procès pour donner le nom des bénéficiares de 2000 milliards de dollars ? Pourquoi un audit public et « indépendant » de la fed conduirait soit disant à une apocalypse financière ?


                              • xa 3 septembre 2009 10:10

                                « mais la création de l’argent a un impact certains sur nos sociétés »

                                Exactement. La création monétaire a des impacts sur toute l’économie. Et c’est pour ca qu’on ne peut pas dire qu’en mode création d’argent par l’Etat, il n’y aurait eu aucun impact.

                                On sait quels sont les impacts d’une création monétaire (on le vit tous les jours). Mais on ne sait pas quels sont les impacts si c’est l’Etat qui crée cet argent (avec une banque, on sait qu’il y a une contrepartie : un cout de l’argent créé).

                                Et surtout on ne sait absolument pas si l’Etat aurait été moins ou plus dispendieux s’il pouvait faire ce qu’il veut.


                                Pour la FED, on connait les banques fondatrices de la FED (un petit tour sur wikipedia en langue américaine vous apprendra plein de chose). On sait aussi que si la FED n’est pas directement sous le controle de l’Etat, c’est parce que c’était le cas de 1913 à 1931, et que cette politique a permis la crise de 29. Du coup, l’Etat a laissé son autonomie à la FED.

                                Quand au débat sur la place publique, ca fait quand meme un certain temps que certains parlent de la dette, du fait que les politiques utilisent trop facilement et sans réfléchir aux conséquences de l’outil dette, que c’est une hérésie de considérer en Investissement le remplacement du matériel ... C’est parce qu’il y a la crise que, tout a coup, plein de gens s’intéresse à un problème dont on se moquait il y a 10 ans, alors qu’il existait déjà.


                              • Paul .ca Paul .ca 2 septembre 2009 22:03

                                Je pense qu’il y a un probleme de communication dans ce texte « coup de gueule » trop succint. Des zones pas assez explicites peuvent être mal interpreté par de nouveaux lecteurs.

                                Et il faudrait mettre en perspective davantage les problemes avec des volumes et évacuer les débats idéologiques et politiques qui ont certes une influence parce que nous leur pretons parfois trop d’importance.

                                Les banques commerciales créent leur monnaie scripturale et ne payent aucun interet ( 0%) aux banques centrales. Pour la monnaie fiduciaire (billet et piece) il verse un interet qui est le taux directeur de ce que j’ai compris. Cette monnaie fiduciaire represente seulement entre 10 et 15% de la masse monétaire.

                                Pourquoi s’attardait autant sur ces 10 a 15% ? Sans doute parce que c’est la partie emmergé et bien visible de l’iceberg. Alors le signal donné par la banque centrale avec son taux directeur à une certaine force de symbole, d’autant plus forte que finalement peu de gens connaissent bien les modalités du systeme de création monétaire des banques commerciales.

                                Ensuite il faut distinguer la théorie Keynes et les interpretations qui en sont faites aujourd’hui. Caricaturer une théorie ne permet pas de progresser. Il faut savoir aussi recontextualiser une théorie économique avec notre époque.


                                • xa 3 septembre 2009 10:28

                                  Vous avez lu wikipedia, et vous avez mal compris, je pense.

                                  Le principal taux directeur de la BCE est un taux de refinancement. C’est le taux d’intérêts que payent les banques qui utilisent les liquidités injectées par la BCE. Ces liquidités sont en monnaie scripturale.

                                  Par ailleurs, les banques fixent leurs taux en fonction des taux interbancaires et des taux directeurs. Donc se poser des questions sur les taux directeurs, ce n’est pas se contenter de parler espèces.


                                • Ecométa Ecométa 3 septembre 2009 10:42

                                  Vous dites : Pourquoi nos Gouvernements empruntent-ils aujourd’hui ces sempiternelles autoroutes de la facilité consistant à injecter dans nos économies une bonne dose d’inflation qui aboutira nécessairement à une aggravation du chômage ? Mais ont-ils encore le temps et la volonté d’oublier les enseignements manichéens de Keynes ? Auront-ils le courage de la rigueur ?

                                  Quel raccourci que de tout coller sur le dos de Keynes ou même du keynésianisme ! Ce qui s’est produit à l’époque de Bretton woods, car c’est jusque là qu’il convient de remonter, partir de ce jeu de dupes instauré par les Etats-Unis, n’est pas le fait de Keynes, qui, en réalité, n’a pas été écouté comme à l’habitude ! Un Keynes qui proposait bien d’autres choses, notamment de lutter contre la spéculation monétaire en créant une banque de compensation internationale, ainsi qu’une monnaie internationale spécifique pour régler les échanges internationaux, voire pour financer, ou plus exactement pour aider certains pays à se développer et être réellement autonomes économiquement et forcément politiquement, ceci conformément à ce que préconise de nos jours la Charte de l’Organisation des Nations Unies ! Keynes savait pertinemment, il le savait avec la « Livre », qui opérait avant, à la place du dollar, comme monnaie d’échange internationale, et tout les problèmes que cela pouvait poser ; il savait, « économiquement » parlant, sauf à fausser tout jeu réellement économique, qu’aucune monnaie nationale ne pouvait et ne devait être une monnaie internationale !

                                  Traiter l’enseignement de Keynes de « manichéen » est plutôt gonflé ; lui qui a été le seul ingénieur système en économie, lui qui voyait les difficultés d’une approche essentiellement spécialisée, qui monétariste, qui capitaliste, qui productiviste, qui consumériste..., des approches spécialisées spécieuses et fallacieuses ! Un Keynes qui raisonnait l’économie comme un ensemble comme une logique d’ensemble, certes comme un ensemble de spécialités qu’il ne niait certainement pas, mais qui devaient oeuvrer à la fois pour elles mais aussi pour l’ensemble économique constitué, et non contre lui : pas évident et complexe !

                                  Il préconisait une approche globale, par la globalité, par la réalité économique, et pas par la globalisation, surtout pas une globalisation financière à partir d’une monnaie nationale ni même deux ! Sans être un nationaliste, ni un protectionniste, il savait qu’économiquement la Nation, la Nation Société, avec ses règles démocratiques sociétales et sa régulation économique par l’Etat, d’une politique économique nationale, était une protection économique naturelle nécessaire, contrairement au laisser faire et laisser aller du marché comme vous le préconisez !

                                  Qui dit manichéisme, dit, assez généralement « simplisme », et si une chose est on ne peut plus simpliste (offre vs demande), on peu même parler de « sophiste » voire même de « cynisme », c’est bien la loi du marché qui en fait est la loi du plus fort économiquement parlant : du plus fort capitalistiquement parlant ! Comme si le marché ne pouvait pas être manipulé ! Vous dites : ne serait-il pas encore plus décent de laisser les marchés financiers fixer le niveau des taux en fonction de la règle basique de l’offre et de la demande ? Là c’est du simplisme, celui d’un raisonnement par le tiers exclu ! L’économie est quelque chose d’un peu plus complexe, qui ne se limite pas au seul commerce, à la production ou la consommation ; l’économie, dans une Nation, dans un Etat, son domaine d’élection et de prédilection, de préférence, encore que pas seulement, doit satisfaire tout le monde, à maxima pour l’essentiel et non à minima, ou alors ce n’est pas de l’économie ! Ce qui compte actuellement c’est essentiellement une économie du « moyen » du seul « moyen » et non du « besoin », de l’adéquation entre moyen et besoin comme le préconisait Keynes ; une économie du seul moyen donc de la seule offre ; quand à la demande, à la satisfaction du besoin... ce n’est pas le problème : on s’en tape délibérément, même académiquement car tout le savoir économique actuel confine à cela !

                                  Il n’y a plus de « théorie économique » : il n’y a en réalité que des pratiques systémiques qui tirent à elles la couverture économique ! Des pratiques systémiques, qui, quand elles ne se combattent pas s’ignorent les unes les autres. Et vous, vous voulez revenir à la loi de Say, il n’y a rien de plus facile que de manipuler une loi quand vous en avez les moyens, surtout en économie : des lois pseudoscientifiques ! Il n’y a pas de loi en économie : il n’y a que des partis prix qui font objet de lois ; et vous êtres dans un parti pris dépassé, dans ce que l’on peut appeler de la « modernité régressive » : arrêter de voir les chose de votre petit balcon sur la place du « marché » : ouvrez votre esprit, votre horizon économique et votre horizon sociétal !


                                  • Michel Santi Michel Santi 3 septembre 2009 10:51

                                    Keynes a du bon, Friedman a du bon...nul ne détient la vérité car - et là on est d’accord et je l’ai assez dit - l’économie n’est en rien une Science.
                                    Mon horizon économique et sociétal est extrêmement ouvert, je vous l’assure, et je ne dispose ni ne défend aucun « balcon » qui me soit propre. Je vous conseille de lire ou relire mes billets depuis 2007...


                                  • Ecométa Ecométa 3 septembre 2009 12:05

                                    Réaction très rapide et c’est bien !

                                    Tout de même, et à moins que vos écrits dépassent votre pensée, j’ai bien lu, vous nous renvoyez bien à la loi de Say et faites passer Keynes pour un sombre crétin manichéen responsable de tous nos mots économiques actuels !

                                    Visiblement, pour vous, tout le monde il est beau et il est gentil ; je vous ai déjà lu et à plusieurs reprise, et ne m’en veuillez pas, mais vous faites semblant de ne pas prendre partie tout en prenant parti en définitive : assez bizarre !

                                    Pour moi Friedman est seulement un monétariste qui défendait le dollar et rien d’autres ; même pas les Etats-Unis et les Américains, mais uniquement le dollar comme si les Etats-Unis se résumait au seul dollar, qu’il n’y avait pas de citoyens américains, mais exclusivement une monnaie américaine ! En même temps il était persuadé de servir l’Amérique et donc les Américains : il ne servait que le dollar et pas que pour son bien ; en fait, et au bout du compte, il  a foutu l’Amérique, les américains et le dollar, dans la merde !

                                    Il faut cesser de raisonner l’économie en termes exclusivement analytiques, dichotomique, binaires, et linéaires : exclusivement en termes de « spécialités » ! L’économie est un « système », même un système complexe, qui en tant que tel doit être raisonner en termes « systémiques », même « écosystémiques » ou « métasystémiques » : « métaécosystémiques » ! L’économie est un système composé de sous-systèmes qui luis sont « complémentaires », tous complémentaires et dont aucun ne peut être principal ! Des sous-systèmes oeuvrant dans un sens global et non exclusivement spécialisé : les spécialités doivent être au service de la globalité émergente qu’est la réalité économique qui n’est pas purement économique mais sociétale car sans société il n’y a pas d’économie possible !

                                    La pratique économique est une pratique sociétal, en cela elle est naturelle et existait bien avant la « Science » ou plus exactement, les sciences économiques, car elles sont pléthores, comme autant de spécialités mises en oeuvre, et qui sont sensées l’étudier mais a manipulent. Le danger vient avec le savoir, avec tout savoir, lorsque celui ci ne tient plus compte de la réalité, qu’il la manipule en fonction de ses seuls tenants et aboutissants ; lorsque la seule théorie (méthodologie dite du « comme si » de l’école économique libérale de Chicago ou oeuvrait le « grand prêtre monétariste » Milton Friedman) manipule la réalité au lieu de réellement la comprendre ... ce qui est bien plus difficile ! Depuis Bretton Woods l’économie est manipulée par les Etats-Unis... tous les prix Nobel d’économies ayant été Américains : manipulée par la doxa libéraliste, libre échangiste et monétariste américaine !

                                    Je reprends ici ce que disait Maurice Allais, pourtant libéral notre seul Prix Nobel en sciences économiques, et plutôt éloigné de la doxa  (Extrait du Monde du 29 juin 1989).

                                    « Ces quarante-cinq dernières années (ont peut en rajouter une vingtaine et même certainement beaucoup plus) ont été dominées par toute une succession de théories dogmatiques, toujours soutenues avec la même assurance, mais tout à fait contradictoires les unes avec les autres, tout aussi irréalistes, et abandonnées les unes après les autres sous la pression des faits. A l’étude de l’histoire, à l’analyse approfondie des erreurs passées, on n’a eu que trop tendance à substituer de simples affirmations, trop souvent appuyées par de purs sophismes, sur des modèles mathématiques irréalistes et sur des analyses superficielles des circonstances du moment. »

                                    Sortons des sentiers battus et rebattus comme vous le proposez ! Pensons l’économie comme elle doit être pensée, pour ce qu’elle est, comme un système émergent extrêmement complexe et comme le proposait Keynes ; en termes de complémentarités, d’adéquation, d’entretient, et non d’antagonisme, de dichotomie sans nul doute vieille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et mal propre à la religion, voire du plus récent manichéisme !


                                  • Michel Santi Michel Santi 3 septembre 2009 13:18

                                    Je ne veux pas revenir ou commenter votre long post, dont je vous remercie par ailleurs.
                                    Vous me semblez un peu idéaliser Keynes vous qui précisément refusez de vous laisser enfermer dans un système...
                                    Pour moi, il me suffit de constater les dégâts des Keynésiens ou de nos prétendus Keynésiens actuels qui nous gouvernent pour me rebiffer totalement contre cette horrible manière de gagner un peu de temps, de nous accorder un petit sursis en nous gonflant de dettes. La grenouiile a failli exploser en 2007-2008, gare aux années à venir.

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