Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > P.M.E (Petits Maltraités Exploités)

P.M.E (Petits Maltraités Exploités)

P.M.E : Petits Maltraités Exploités

Aucune réforme économique ne fonctionnera tant que la loi du plus fort prévaudra

1990 : Keroler, une entreprise bretonne située au nord de Rennes, comptant une vingtaine de salariés, démarche la société Mc Donald’s pour lui fournir des desserts. Elle doit faire ses preuves et McDo lui confie le marché des biscuits des Happy Meals et des mini cookies en remplacement de Belin. Très vite Keroler se voit confier la création et le développement d’autres produits. Keroler propose et fabrique pour McDo des brownies, cookies moelleux, apple crumble, pecan pie, pancakes, ronaldise, crispies (roses des sables), mini’s (ensemble de 3 mini patisseries dans un étui coffre), et la mandise.
En 2000 Keroler compte plus d’une centaine de salariés et McDo est devenu son plus gros client avec plus de 60% de son chiffre d’affaire.

Jusqu’au jour où en 2006 McDo fait parvenir à son fournisseur un contrat rédigé en anglais à retourner signé sans modification. Voici le résumé du contenu :
Keroler transfère à titre gratuit à la société Mc Donald’s son savoir faire et ses créations futures. Les échantillons deviennent à réception la propriété exclusive de la société McDonald’s qui se réserve le droit de les faire produire où bon lui semble. En cas de production par un confrère, Keroler devrait donner le process et serait dédommagée pour cela de quelques centaines d’euros.
En refusant de signer Keroler s’engage dans un combat perdu d’avance : en rétorsion McDo engage un déréférencement progressif des produits fabriqués en exclusivité par Keroler, refuse toute négociation tarifaire et exerce de multiples pressions (audit social, engagement sur des DLUO non tenables légalement…).

De 2006 à 2012 les matières premières augmentent de 60% et les coûts de main d’œuvre en France progressent de plus de 30%. Durant cette même période McDo refuse toute augmentation tarifaire et prend ces demandes d’augmentation comme arguments aux déréférencements. Le crispy est arrêté alors que c’est la deuxième référence de pâtisserie chez McDo et qu’elle progresse de 20% en volume cette année là. Conséquence : en 2012 la mandise quitte toujours l’usine au tarif de 34 centimes comme en 2006 alors que son prix de vente consommateur chez McDo est passé de 1 € à 2.20€ sachant en plus que la TVA est elle passée de 19.6% à 5.5% (soit presque 31 centimes de plus de marge pour McDo).

Fin 2012 contrainte et forcée par ces augmentations de coûts et les baisses de volumes des commandes (générées par les tarifs prohibitifs pratiqués par McDo), Keroler adresse un courrier annonçant une hausse tarifaire en vue de compenser ses pertes imposées et pour financer sa reconversion. Ce courrier explique également que l’effort pour McDo est nul puisque qu’il est inférieur au gain que McDonald’s a fait mécaniquement avec la TVA. Comme prévu, Keroler laisse un préavis de 3 mois à McDo pour s’y préparer ou négocier. McDo ne répond pas et continue à passer ses commandes normalement. Fin février au règlement des livraisons de début janvier, Keroler constate que Mcdo règle ses factures partiellement sur la base d’un tarif qu’il a lui-même choisi, à savoir 36 centimes.

Keroler a donc immédiatement saisi la justice et a demandé en sus en référé l’exécution provisoire des règlements. Quand le juge a statué en référé (un an après !), Keroler avait déjà plus de 4 millions d’euros d’impayés. Or alors que la loi impose le règlement de toute facture due, le juge a considéré qu’il n’y avait pas urgence à statuer et a renvoyé sur le fond, renforçant ainsi illégitimement la position de McDo. La justice donne raison au plus fort en dépit de la loi.
Aujourd’hui Keroler est dans une impasse : soit elle ne livre plus McDo, et il n’y aura plus assez d’activité pour faire survivre l’entreprise (McDo ayant poussé à embaucher et à investir massivement pour répondre à ses besoins) ; Keroler rompant un contrat tacite ne pourra demander aucun dédommagement pour rupture abusive de contrat ; soit, Keroler continue à livrer à perte et devra attendre que la justice statue, avec la certitude qu’entre temps elle aura déposé son bilan.

Conclusion :
 McDo impose sa loi et dépouille ses petits fournisseurs. Par son inefficacité et sa corruption, la justice donne raison au plus fort en dépit des lois existantes (LME : loi de modernisation économique, loi Hamon, loi sur la dépendance économique…).
L’augmentation du chômage en France vient en grande partie de là : l’exploitation des PME au profit des grands Groupes soutenus par les politiques et certains fonctionnaires de l’administration et de la justice.
La Presse et les journalistes ne sont-ils pas eux-mêmes muselés par leurs patrons de presse qui sont liés à ces grands groupes ou aux élus locaux et nationaux ?

Si vous manifestez votre intérêt pour cet article, d’autres suivront sur les méthodes de la grande distribution, l’influence néfaste de la corruption et des conflits d’intérêt des élus locaux, le pouvoir absolu et incontrôlé des administrations de l’Etat qui exercent pression, chantage sur les PME et les artisans, et finalement sur le laisser-faire de la justice qui a perdu son glaive et sa balance.

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.62/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

28 réactions à cet article    


  • jocelyne 8 juillet 2014 08:57

    Hé oui ! quand on mange avec le diable, il faut une cuillère à long manche


    • Trelawney Trelawney 8 juillet 2014 09:12

      Le diable est dans le détail et notre société n’est faite que de détail. Si vous ne voulez pas manger avec le diable c’est la famine qui vous guette


      • doctorix doctorix 8 juillet 2014 19:28

        Ce patron (Xavier Denamur | Restaurateur) est content de payer 591 153 euros d’impôts à titre personnel cette année.

        Moi aussi, je serais content...

      • rocla+ rocla+ 8 juillet 2014 09:28

        La SNCM devrait travailler pour Mac Do  , elle serait coulée et 

        oubliée depuis longtemps .

        Bravo pour cette démonstration d’ une petite entreprise dans les 
        mains d’ un système pourri , d’ une justice pourrie , et d’ un 
        pays a la mentalité pourrie .

        • Montdragon Montdragon 8 juillet 2014 10:01

          L’erreur d’adolescence est d’avoir bossé avec McDo, mais j’ai de plus en plus l’impression que ce vieil état jacobin est strucurellement incapable de comprendre les tpe/pme.
          En France, captives des grands groupes et du fisc, mal protégées par le politique, à moins de copinage avec les baronnets locaux.


          • xmen-classe4 xmen-classe4 8 juillet 2014 11:19

            il y a un problème de carnet de commande dans l’agro alimentaire ?


            • huxley 9 juillet 2014 10:13

              Non il n’y a pas de problèmes de carnet de commandes. Mais comme toute la distribution est en position de quasi monopole (Carrefour Casino Leclerc Intermarché Systeme U Auchan représentent 90% des ventes) McDo est 4 à 5 fois plus gros que Quick et les autres encore derrière, il est impossible à une PME de refuser quoique ce soit (comme verser des commissions en Suisse). Il vous suffit de comparer les prix consommateurs d’aujourd’hui avec ceux d’il y a 20 ans et de demander aux fabricants de vous donner leurs prix de vente correspondants. En 1990 nous vendions une part de pâtisserie à 2 francs aujourd’hui nous vendons la mandise ou le brownies à 36 centimes le muffin ou le coeur coulant à 40 centimes. Les distributeurs comme McDo revendent la mandise à 2.20 euros, Brioche dorée vendait nos muffins à 2.80 euros, Carrefour avait des coefficients supérieurs à 3 sur nos produits mais cela ne suffit toujours pas. Les distributeurs comme Leclerc se targue de défendre le consommateur des industriels, et transforme leurs bénéfices monstrueux en loyer pour mieux échapper aux charges sociales salariales et fiscales en délocalisant leurs sociétés immobilières dans des paradis fiscaux. Regardez donc la différence de taxe foncière entre celle d’une entreprise de production et celle d’un magasin, et ce n’est qu’un exemple.
              Tout cela pour vous alerter sur le fait que ce ne sont plus les politiques qui dirigent ce sont les gros acteurs économiques qui ne produisent rien, n’investissent pas en France et même au contraire la pillent. On ne peut certainement pas compter sur nos politiques pour inverser la tendance, puisque ce sont leurs premiers complices qui les ont aidés à installer leur monopole (par les emplacements commerciaux) et qui aujourd’hui les défendent en empêchant toute concurrence. Mais beaucoup plus grave aujourd’hui, il faut s’inquiéter de leur emprise sur la justice qui elle seule était encore capable d’inverser la tendance.


            • titi 13 juillet 2014 13:54

              1. Etes vous capables de vendre sans eux ?

              Si ce n’est pas le cas, alors c’est que votre business n’est pas viable. Point barre.
              Il faut faire autre chose.

              2. Ne confondez pas marge brute et marge nette.
              Votre muffin combien de manipulations vont être réalisées avant d’être sur le plateau d’un client Mc Do ? Comment espérez vous que McDo paie ses salariés si il revend vos produits sans marge ?


            • xmen-classe4 xmen-classe4 8 juillet 2014 11:26

              Chez Keroler, il y a un responsable qui a fait une faute lourde.

              lorsque mac donald ne veut pas payer l’augmentation , il suffit de les faire payer avant la livraison.
              ils ne savent pas cela ?


              • doctorix doctorix 8 juillet 2014 19:30

                Si MacDo décide du prix, MacDo décide de l’heure.

                Une solution : boycott de ce lieu de perdition gastrique, pancréatique et hépatique.

              • gogoRat gogoRat 8 juillet 2014 12:08

                Victor Hugo l’avait fort bien dit :
                « la Justice est une toile d’ussaraignée à travers laquelle passent les grosses mouches et où restent les petites »

                Ainsi, il se pourrait fort que cette vision soit un peu naïve :
                « Par son inefficacité et sa corruption, la justice donne raison au plus fort ... »
                 Car c’est certainement le rôle officiellement avoué (et procédurièrement légitimable selon nos experts), de cette « Justice », que de vouloir assurer/imposer l’Ordre des plus forts : dans ce cas, on devrait malheureusement reconnaître qu’elle est efficace, sans corruption ...

                 Attendu qu’il est interdit de contester une décision de Justice, notre liberté d’expression critique doit se limiter à proférer des ’opinions’ personnelles sur des généralités qu’il serait dangereux d’agrémenter de témoignages trop précis ...

                 On peut ainsi se permettre de témoigner du sentiment personnel que, pour l’essentiel, le rôle de la Justice est avant tout de dissuader les citoyens ordinaires d’y avoir recours !
                 L’objectif essentiel serait d’entretenir, pour la « masse » des petites gens, l’illusion d’être protégée par un éventuel recours en Justice...

                 Exemple :
                 - si un salarié ’gagne’ aux prud’hommes, ou si une petite PME ’gagne’ contre son unique gros client ... quel autre patron/ quel autre gros client prendra le ’risque’ d’un nouveau contrat avec pareil emmerdeur ?
                 a fortiori, si, par extraordinaire, un tel nouveau contrat (établi par chantage relatif à cette dissuasion de risquer à nouveau l’outrecuidance d’un recours en Justice) doit à nouveau être porté devant la Procédure officielle ...

                 La ’protection’ (par l’existence d’une Justice) des « déjà justiciés » est-elle vraiment la même que celle des non-emmerdeurs  ? ...


                • jef88 jef88 8 juillet 2014 12:21

                  Et si on pouvait faire le compte de toutes les PME qui ont déposé leur bilan entre (par exemple) 1975 et 1985 pour avoir voulu travailler avec la « graaaande distribution »
                  à l’époque, pas de bruit médiatique !
                  ces sal***s de patrons ne savaient pas gérer leurs affaires, d’ailleurs, s’ils se rebiffaient, le fisc les rattrapait au virage pour ses motifs bizarres...
                  Vous avez dit bizarre ?


                  • marauder 8 juillet 2014 12:59

                    On parle de qui exactement la ?
                    Quels sont ces pauvres malheureux exactement ?
                    J’ai pas bien tout compris la :)


                    • marauder 8 juillet 2014 13:02

                      Merci Jocelyne, je suis trop bete, j’avais pas compris, et je comprend pourquoi ...
                      Plutot que laisser macdo faire de la bouse, ils ont prefere le faire eux meme, ouhaaaaaaa de vrai militant bonnet rouge de la cause juste du manger -de la merde- locale.
                      Et apres ca pleurniche et ca exige... trop de travail rend con, c’est encore prouve....


                    • Paulo/chon 8 juillet 2014 19:58

                      Bsr,
                      Excellent, à titre individuel un constructeur de même nationalité appâtait avec une pub ou il offrait la TVA pour raccourcir le prix mais comme GE money-bank montait le dossier de fait impacté de taxation, devons-nous mettre en doute les rédacteurs de nos lois du commerce fut-il international ?


                      • Paulo/chon 8 juillet 2014 20:12

                        Bien choisi le créneau, le prix abusivement trop bas n’est-il pas contemporain et aujourd’hui les enchères inversées.


                        • epicure 8 juillet 2014 21:58

                          Dans le monde du marché libre :
                          la grosse société a la liberté de parler, et la petit société la liberté d’écouter.

                          En position de force, surtout si c’est le client principal ou exclusif, les grosses sociétés peuvent imposer leurs conditions à des petites sociétés qui perdraient leur principale source de revenue en cas de rupture de contrat.

                          La soumission ou la mort, voilà la belle alternative que certaines grosses sociétés sans scrupules offrent à leur fournisseur.

                          Mais heureusement les choses vont s’arranger, grâce au traiter transatlantique , les grosses sociétés multinationales vont avoir encore plus de pouvoir, grâce à des politiciens vendus, corrompus.


                          • mimi45140 9 juillet 2014 00:54

                            @ huxley 

                            Je ne comprend pas vu l’antériorité des relations commerciales et du fait de la pression exercé sur les prix pourquoi la société sous traitante n ’ a pas utilisé l ’ article l 442-6,1.5 du code de commerce , la relation commerciale est dûment établie depuis vingt ans .

                            • huxley 9 juillet 2014 09:38

                              Vous avez parfaitement raison, mais le problème est justement venu de cet article. C’est cet article que les distributeurs comme McDo retournent contre les PME. Il appartient aux PME de ne pas se mettre en situation de dépendance économique et non aux gros de faire attention aux petits. Les gros donneurs d’ordre ont retourné la loi contre les petits fournisseurs. Les gros ne confient plus de marché aux petits de peur de représenter plus de 20% de leur chiffre d’affaires. Carrefour, Leclerc, Casino, Intermarché, Auchan, et Systeme U représentent à eux seuls plus de 90% des ventes en distribution, McDo à lui seul est 4 à 5 fois plus gros que son premier concurrent Quick et dans la distribution vers les restaurants Brake Pomona et Davigel dominent le marché. Dans une situation de distribution quasi monopolistique le problème est donc insoluble pour les PME.
                              Enfin de par leur position et leur puissance ces grands groupes font pression sur la justice. Les cabinets d’avocat sont corrompus, et préfèrent prendre les affaires amenées par ces grands groupes que défendre les petits. Et quand les avocats ne réussissent pas à entraver la bonne marche de la justice (par de la procédure) il suffit de corrompre ou faire pression sur les juges. En matière commerciale les juges sont des élus, pas indépendants du monde des affaires et souvent ne connaissent même pas la loi.
                              Les menaces des acheteurs sont claires : « portez l’affaire en justice de toute façon vous aurez fait faillite avant le jugement ». On peut même se demander si la justice n’est pas complice, car comme les médias sont muselés et qu’elle n’a aucun compte à rendre, en faisant trainer les choses elle rend service aux gros et s’assure leurs bonnes grâces.


                            • mimi45140 9 juillet 2014 10:18

                              @ huxley

                              Une petite entreprise ne doit pas prendre un cabinet d avocat de renom car effectivement du fait de sa notoriété auras pus d interet a défendre la multinationale 
                              en face de lui.

                            • Le printemps arrive Le printemps arrive 9 juillet 2014 08:29

                              Fallait se souvenir des bons conseils de mémé : « on ne met pas tout ses œufs dans le même panier ! »


                              • huxley 9 juillet 2014 08:51

                                merci du conseil mais comme je vous l’ai dit dans cet article : si vous manifestez votre intérêt il y aura une suite. Car j’en ai tout autant pour Carrefour et d’autres. Le comportement et les méthodes de McDo ne sont pas des exceptions. Les pressions qu’ils exercent sur la justice (avocats et juges) ne sont que la suite logique de celles qu’ils exercent sur les politiques (chantage à l’emploi) et celles faites sur les médias avec leur budgets publicitaires. Cet article ne vise pas spécialement McDo mais plus la justice et les politiques qui se sont laissés corrompre.


                              • Le printemps arrive Le printemps arrive 9 juillet 2014 23:22

                                Le moyen le plus simple d’empêcher ces grands groupes de continuer dans cette logique est de ne pas leur permettre d’avoir accès à mon porte-monnaie, ils ne seront plus rien quand il n’y aura plus personne dans leurs lieux de consommation. Et je fais ma part du travail, avec joie et bonheur !

                                La bonne question est : faut continuer dans un système où un ouvrier gagne un salaire de misère pour fabriquer des produits néfastes à la santé, que son petit patron se bouffe la santé à trouver des marchés pour qu’au final ce soit la banque qui s’enrichisse sur leur travail ?

                                La justice et les politiciens ne sont que des illusions « démocratiques ».


                              • marauder 9 juillet 2014 20:00

                                Les comportement de mac do et cie sont parfaitement correles avec ceux de ces soit disant pauvre petits entrepreneur...

                                Ils revent d’etre calife a la place du calife tout en mangeant dans leur mains...


                                • huxley 10 juillet 2014 23:17

                                  Il ne faut pas faire l’amalgame entre les entrepreneurs qui créent et produisent et les franchisés de McDonald’s Leclerc ou autre qui ne font que mettre en oeuvre un modèle qui mène à la misère et la précarité. Vous pourriez d’ailleurs faire le compte du nombre de franchisés McDo ayant un diplôme ou une formation à la restauration, cela vous ferez froid dans le dos. McDo comme les autres chaines ne font aucune traçabilité des produits qu’ils vendent et ceci en dépit de la loi. Quant aux règles d’hygiène applicables dans la restauration, elles ne sont surveillées que chez les petits indépendants, les administrations ayant bien trop peur de s’en prendre à ces grands groupes.
                                  Ces soi-disant entrepreneurs ne sont là que pour donner une allure humaine et respectable à un modèle qui n’a que faire des lois de notre pays. Ils corrompent nos élus locaux pour obtenir les meilleurs emplacements commerciaux et tenir leurs concurrents éloignés. Ils musellent la presse par leur budget publicitaire et emploient notre jeunesse dans des conditions précaires sans avenir. McDonald’s n’emploie donc que très peu de personnes en France, ce n’est qu’une société immobilière qui loue des emplacements à ses franchisés et envoie les loyers perçus dans des paradis fiscaux pour encore mieux ruiner la France. Quand McDo annonce qu’il va créer 40 000 emplois en 2014, ce n’est que pour mieux amadouer le pouvoir qui n’ose pas lui demander de tenir sa promesse (40 nouveaux emplois par restaurant on croit rêver).
                                  En d’autre temps ce type de personnage qui dépouillaient la France sans vergogne avec la complicité du pouvoir corrompu, portaient le nom de « collabos ». Je vous encourage à résister et vous révolter pour que la loi soit appliquée et qu’elle soit la même pour tous. Il y a encore des artisans et des chefs d’entreprise honnêtes, il est encore temps de bouger.


                                • titi 13 juillet 2014 23:02

                                  @Marauder

                                  « Ils revent d’etre calife a la place du calife tout en mangeant dans leur mains... »

                                  C’est ce système qui vous paie vos allocations diverses et variées.


                                • franck milo franck milo 13 juillet 2014 16:40

                                  le diable breton est reconnaissable : il a un bonnet rouge.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

huxley


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès