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Accueil du site > Actualités > Economie > Parlons gros sous !

Parlons gros sous !

"La dette, la dette, la dette", entend-on un peu partout, admonestation généralement accompagnée d'un "nous ne pouvons pas vivre sur le dos des générations futures" de bon aloi dans notre monde rationaliste pétri de croyance millénaristes.
Pourtant, ce "problème de la dette publique" se résume à fort peu de choses, et si le discours dominant impose le parallèle douteux de la "bonne gestion d'un foyer" et "l'urgence de la situation", il y a, ma foi, bien d'autres approches, qui ne bénéficient pas de la même promotion.

Petit état des lieux accompagné de conseils sur l'action à mener et d'une délégitimation de l'idée même de "dette publique", "dette souveraine" ou "dette d'état".

Cet article est une reprise d'une note de mon blog.

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L’évolution de la « dette souveraine » française de 1978 à 2008

Jusqu'à présent, sur la question de la "dette publique", plusieurs approches ont été envisagées par les responsables politiques, toutes présentant certains inconvénients :

- la rigueur budgétaire : préconisée par "l'arc central" UMP-ARES-MoDem-EELV-PS
- l'augmentation des recettes fiscales : préconisée par le FdG, l'extrême-gauche et le MRC
- le moratoire : préconisé par le FdG, le MRC, DLR et le FN
- le désaveu : envisagé par le FdG et le FN, préconisé par le POI

Notons que la première approche est omniprésente dans le discours médiatique ambiant, et si la seconde parvient parfois à se faire une petite place ici où là, les deux dernières sont délégitimées par avance à peine sont-elles esquissées.

La meilleure solution à court terme serait un moratoire, la nomination d'une commission exceptionnelle d'examen de la dette souveraine et enfin, sur la base de cet examen, une réévaluation unilatérale de la dette. Évidemment, ce serait une solution qui ferait "mal voir" la France sur "les marchés", notamment par les fameuses "agences de notation". Pour éviter d'avoir à subir à terme des conséquences néfastes de cette décision (l'agression par le système bancaire), je ne vois que deux alternatives sur les moyen et long termes :
- la sortie pure et simple du système de la dette : la récupération par l'état du monopole de la création monétaire (au risque de l'inflation... encore que ce "risque" puisse parfois être une bénédiction !)
- l'assumation du système de la dette : puisque le système de la dette n'a pas pour objectif de garantir la prospérité collective mais d'entretenir une certaine "stabilité monétaire" au prix d'une rente instituée des institutions bancaires et financières, il faut contraindre le service de la dette afin qu'il soit considérablement réduit, et empêcher par une "règle d'or" que le remboursement de la dette dépasse un certain seuil du budget (3% ?)

C'est que le concept même de "dette d'état" n'a aucun sens
. "Dette" veut dire qu'il y a obligation d'un remboursement suivant des modalités définies... or ces modalités, par définition, elles sont déterminées par les entités souveraines, détentrices exclusives de la violence légitime, afin de s'appliquer aux différents acteurs. Par conséquent, une entité souveraine (la Nation, par exemple) peut tout à fait décider légitimement qu'ayant exigé une aide de tel ou tel établissement, elle n'a aucune compensation à faire en contrepartie, étant donné qu'elle a agi dans l'intérêt général, lequel ne peut être mit en balance avec des intérêts privés, fussent-ils la réunion de tous les établissements bancaires et de crédits du monde.

On dit que la situation actuelle est la faute des états. Oui, c'est vrai : c'est la faute des états qui prétendent qu'il y a une "dette" à rembourser alors que c'est faux. Il n'y a aucune obligation d'un "remboursement" quelconque. Il n'y a qu'estimation, au regard d'un rapport de force et des nécessités de l'état de garantir l'intérêt général, d'une éventuelle compensation, qui n'est pas forcément en adéquation avec le "prêt" consenti au départ, afin de ne pas faire purement et simplement disparaître des établissements qui ont leur utilité, mais qui peuvent dans l'absolu être sacrifiés si les circonstances l'exigent.
D'où ce que j'appelle "l'assumation du système de la dette" : l'état "emprunte" mais contraint le service afin qu'il soit réduit voire nul (pourquoi pas ?!), et s'engage à ce que le "remboursement" de ses "dettes" ne prenne pas une telle place qu'il grève le budget (car oui, si on a des budgets déséquilibrés, ça reste pour une grande part à cause de l'expansion exponentielle du poste du remboursement de la dette, dont la légitimité est plus que sujette à caution).

Sans oublier le fait, bien sûr, que cette "dette" est beaucoup plus réduite qu'il n'y paraît, puisque la comparaison avec le PIB annuel est absurde (il faudrait comparer avec la richesse produite pendant la durée sur laquelle les titres de dette courent, qui est bien plus grande qu'une unique année).


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23 réactions à cet article    


  • jaja jaja 17 novembre 2011 09:36

    Refusons de payer leur dette !

    Une campagne large contre la dette

    mercredi 16 novembre 2011


    Initié par Attac, l’Appel pour un audit citoyen de la dette publique a recueilli le soutien de nombreuses organisations (CADTM, CGT, FSU, Solidaires, Alternatifs, GU, NPA, PCF, PG…).

    Le collectif pour un audit citoyen de la dette réfute le discours sur la nécessité de «  rembourser la dette  » et de «  rassurer les marchés financiers  ». Il conteste la culpabilisation de la population qui aurait «  trop dépensé  » alors que les États sont obligés d’emprunter aux marchés financiers et aux banques quand ceux-ci peuvent emprunter moins cher à la Banque centrale européenne… Il souhaite un «  un vaste débat démocratique  » et non un débat d’«  experts officiels  » qui serait la voix «  des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers  ». Appel est ainsi lancé à créer des collectifs dans les villes, les quartiers, les villages et lieux de travail1. L’Appel souligne qu’en matière d’austérité budgétaire, le pire est à venir. Fillon vient ainsi d’annoncer de nouvelles mesures préfigurant des sacrifices d’une plus grande ampleur.

    La question de la dette éclaire les enjeux à gauche. La gauche libérale défend le paiement de la dette, de ses intérêts et applique partout en Europe des politiques d’austérité d’une violence inouïe. La gauche de transformation sociale et écologique se prononce pour un audit citoyen de la dette, mais toutes les organisations ne soutiennent pas la suspension du paiement et l’exigence de l’annuler.

    Si des limites existent au sein du collectif national, la campagne unitaire «  pour un audit citoyen  » est un point d’appui précieux pour la construction d’un front unitaire de résistance à l’austérité et de refus de payer la dette.

    Une campagne de masse
    Il s’agit de construire une campagne de masse à l’image de celle du Non de gauche à la Constitution européenne qui avait réussi à rassembler des milliers de personnes, militantes ou non. Si l’absence d’une échéance telle qu’un référendum peut constituer une difficulté, le caractère central de cette question dans les contradictions du capitalisme peuvent aussi faciliter le caractère durable et politisant de la campagne pour l’audit public.

    Dans le collectif national, la place des organisations politiques est réduite au «  soutien  ».Mais localement, le plus souvent, associations, syndicats et partis constituent des collectifs unitaires ensemble. Si l’exigence d’un moratoire sur le paiement de la dette publique n’est finalement pas présente dans l’appel national, des collectifs locaux regroupant les mêmes forces qu’au niveau national se constituent sur la base d’appels intégrant cette revendication ou renforçant la dimension de lutte contre les plans d’austérité ou de solidarité internationale. Dans les débats, le NPA défend la nécessité d’une suspension immédiate des paiements de la dette et contribue dans tous les cas à construire ce cadre localement et nationalement.

    Les collectifs locaux commencent à éclore un peu partout. Dans le Gard, un collectif rassemble Attac, CADTM, Solidaires, NPA et PG. À Toulouse, le collectif unitaire rassemble UD CGT, FSU, Solidaires, Attac, toutes les composantes du Front de Gauche et le NPA. Un grand meeting unitaire y est programmé. À Montpellier, un collectif unitaire initié par Attac devrait lui aussi organiser une première réunion publique en décembre. Dans le Val-de-Marne, c’est l’UD CGT qui devrait proposer une réunion unitaire pour lancer la campagne «  audit citoyen  » sur le plan départemental…

    Comme pour la Constitution européenne, médias et personnel politique relaient quotidiennement des propos incriminant les populations, de Grèce et d’ailleurs, pour cacher le hold-up organisé par les banques et les marchés financiers. La campagne doit donc être une campagne d’éducation populaire. Avec des tracts, des projections, des expos, des débats, il s’agit de déconstruire le discours dominant et d’expliquer les vraies raisons de la crise.

    Les équipes syndicales peuvent s’inscrire activement dans cette campagne unitaire. Localement, certains syndicats (des unions départementales) participent d’ores et déjà à des collectifs unitaires et certains sont mêmes affiliés au CADTM (organisation internationale de lutte pour l’annulation de la dette). Des formations syndicales sur la question de la dette commencent à voir le jour, des organisations syndicales comme Sud Santé ou la CGT Santé interviennent sur la question des emprunts toxiques dans les hôpitaux. La CGT demande «  la restitution des sommes indûment concédées et la mise à disposition pour les établissements publics d’un centre public de financement  ».

    La campagne doit s’ancrer dans toutes les conséquences concrètes de la dette et de l’austérité, par exemple autour du problème des endettements des collectivités et des établissements publics locaux. Elle peut ainsi associer des réseaux militants, des agents ou syndicalistes (territoriaux, hospitaliers…) et des habitants/usagers. Il faut ainsi lier l’«  examen de la dette  » à des situations et revendications locales (endettement de la commune, de l’hôpital, fragilisation de la Banque postale par la reprise de la banque Dexia, etc.). Bref, en faire un audit populaire  !

    Une campagne internationaliste
    C’est aussi une campagne internationaliste sur le long terme. Elle doit être l’occasion de manifester notre solidarité avec les populations en lutte comme en Grèce, au Portugal…  : nous devons développer la solidarité politique mais aussi la solidarité concrète à l’heure où, en Grèce en particulier, la situation sociale et sanitaire se détériore quotidiennement sous le diktat des marchés financiers et de ses caporaux Sarkozy/Merkel. À Athènes, les hôpitaux manquent de médicaments car l’industrie pharmaceutique refuse de leur en livrer…
    Des campagnes similaires existent désormais dans de nombreux pays de l’UE  : en Belgique avec le CADTM et la centrale syndicale FGTB, dans l’État espagnol en lien avec les «  Indignados  », en Irlande avec le syndicat Unite, en Italie avec l’appel «  Nous, la dette, on ne la paie pas  !  » initié par des militantEs politiques, du mouvement social et des syndicalistes, au Portugal avec la centrale syndicale CGTP et des mouvements sociaux…

    La question de la construction européenne est aussi au cœur des enjeux. Il y a une course de vitesse face aux souverainistes et à l’extrême droite. Contre l’Europe des traités de Maastricht et Lisbonne, pour une Europe sociale et écologique, dans le cadre de cette campagne, il faut aussi avancer les mesures suivantes  :
    • contrôle strict des mouvements de capitaux, taxation des transactions financières.
    • Arrêt du recours des États aux marchés financiers. Suppression des règles interdisant le financement des déficits par la Banque centrale.
    • Socialisation intégrale du système bancaire sans indemnité ni rachat et instauration d’un contrôle social et démocratique sur leur fonctionnement.
    • Smic et services publics européens dans les transports et l’énergie.


    • psyl 17 novembre 2011 18:30

      Une autre solution pour la campagne 2012 à laquelle j’ai pensé :

      J’ai déjà commencé à imprimer (sur le compte de ma boite), des textes sur la création monétaire (lois de 73, lois constitutionnelles européennes sur les banques centrales, et d’autres sujet) : Je trouve d’ailleurs les .pdf du site http://2ccr.unblog.fr/ souvent linker sur agoravox, pas mal pour ca car ils sont concis et clairs.

      Dès que les panneaux d’affichages électoraux seront mis en place pour 2012 je vais tapisser tous ces panneaux dans les villages aux alentours de chez moi (78).

      Je ne sais pas si ces panneaux sont beaucoup consultés par les gens en général, mais je pense que ca peux fonctionner car les gens seront surpris de voir des carrés blancs au milieu des visages des candidats...

      Qu’en pensez vous ??


    • bigglop bigglop 17 novembre 2011 19:21

      Bonsoir à tous,

      @PSIL, effectivement , c’est une bonne idée, mais il faut être en nombre pour le collage et le refaire régulièrement car si tu le pose sur une affiche d’un candidat, il sera rapidement enlevé.
      Crois-en mon expérience.
      L’idéal serait de créer un blog dont l’adresse serait mentionnée sur ta feuille d’information et de la distribuer.

      Je copie un de mes précédents commentaires dans les liens duquel tu trouveras des adresses mails pour aller un peu plus loin.

      Bon courage, camarade


    • bigglop bigglop 18 novembre 2011 01:41


      Bonjour à tous,

      « Les caisses de l’Etat sont vides » : voyons d’un peu plus près ce qui signifie (et cache) cette affirmation.

      I) Le coût de la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers + l’injustice fiscale = 190 Milliards d’euros de manque à gagner par an

      -Le montant de la dette publique publique était,suivant des sources fiables,à la fin de l’année 2009 de 1489 milliards d’euros,soit 77,6 % du PIB(soit les 3 /4 des richesses produites annuellement par la France).Depuis 1980 l’Etat français a versé aux marchés financiers plus de 1150 milliards d’euros d’intérêts et continue à verser annuellement à ces organismes financiers 50 milliards d’euros au titre des intérêts de la dette.Ces 50 milliards correspondent à ce que l’on appelle la charge de la dette( intérêts seuls) tandis que 30 milliards sont versés au titre du capital remboursé.La charge de la dette est le 2 ème poste budgétaire de l’Etat.

      -L’Etat n’étant plus autorisé depuis 1973 à emprunter auprès de la banque de France,bien qu’elle soit propriété de l’Etat, et ne pouvant pas davantage emprunter à la Banque Centrale Européenne(depuis les accords de Maastricht de 1992)doit recourir également à des institutions privées,aux marchés financiers afin de financer ses besoins(investissements,frais de fonctionnement..etc).

      Ces établissements financiers (banques,organismes de crédit) créent ou émettent alors de la monnaie et demandent à leur créancier-à savoir l’Etat français-de leur verser,en sus du capital remboursé,des intérêts qui s’élèvent annuellement à 40 milliards d’euros(300 milliards d’intérêts annuels versés aux banques privées dans la zone euro),selon les calculs et chiffres avancés par la très sérieuse étude dûe à André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder(La dette publique,une affaire rentable.A qui profite le système ? Ed. Yves Michel, 2008).

      C’est donc toute la collectivité domiciliée en France qui est contrainte de supporter le poids de plus en plus lourd de cette dette, à payer les frais liés à la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers.

      Le coût de cette dépendance s’élève annuellement à 90 milliards d’euros,l’Etat français ayant perdu le monopole (droit régalien par excellence) de l’émission monétaire, ce rôle étant dévolu à des institutions privées (pour l’essentiel) et l’Etat ne pouvant emprunter ni auprès de la banque de France ni auprès de la BCE les traités européens l’interdisant expressément. Par conséquent, la BCE prête à des institutions financières privées, à faible taux, les sommes demandées par les Etats de l’Eurozone. Et ces institutions privées prêteront aux Etats un taux supérieur suivant le risque d’insolvabilité de chaque état,

      A cette dépendance vis-à-vis des marchés financiers, il faut ajouter un ensemble de mesures ou pratiques dûes à des particuliers ou sociétés privées qui relèvent de l’injustice fiscale.Ainsi,on estime (là encore nous en sommes réduits à des estimations mais les ordres de grandeur restent tout-à-fait significatifs) à 50 milliards d’euros le manque à gagner dû à l’évasion fiscale (pour échapper au fisc,à l’impôt) chaque année.Les niches fiscales/sociales (un ensemble de dispositions qui relèvent presque toutes de l’inéquité quand ce n’est pas l’injustice la plus inadmissible) représentent, à ce jour, un manque à gagner, pour l’Etat,de 140 milliards d’euros par an (Cour des Comptes). Le « bouclier fiscal », contrairement à certaines idées reçues, ne fait perdre à l’Etat, « que » 600 millions d’euros par an. Mais la symbolique dont il est porteur est très significative : l’Etat envoie des chèques aux montants non dérisoires,au nom du Trésor Public,à des gens déjà très riches.

      II) Mettre fin à la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers et mettre fin aux privilèges fiscaux = dette publique réglée en un peu plus de 5 ans malgré une conjoncture économique défavorable

      L’ensemble des dispositions (datant pour certaines des années 1970) et contraintes détaillées ci-dessus permettent d’estimer à 250 milliards annuels le manque à gagner, pour les finances publiques :dépendance vis-à-vis des marchés financiers pour moitié,l’autre moitié étant imputable à l’inégalité des Français devant l’impôt ou, si l’on préfère, à l’injustice fiscale. On peut pourtant estimer à environ cinq ans le temps nécessaire à l’Etat français pour régler la question de la dette publique. Pour ce faire,l’Etat doit tout d’abord reprendre le contrôle de l’émission monétaire (via la nationalisation des banques/organismes de crédit et la remise en cause des traités européens) afin de s’affranchir des marchés financiers. Les marchés financiers sont en train d’étrangler l’Etat français (ainsi que d’autres Etats) au moyen de l’explosion de la dette publique. Ensuite, il convient que l’Etat français mette un terme à ce que l’on peut appeler des privilèges fiscaux. Ces privilèges fiscaux sont, certes,un forme efficace de clientélisme électoral et une excellente méthode pédagogique inculquant l’incivisme comme la haine de l’intérêt général et de la patrie mais ils font désormais courir à la France des risques qu’il conviendrait de ne plus dissimuler à la population. En effet,le manque à gagner,que l’on peut estimer globalement à 200 milliards par an, actuellement supporté par l’ensemble de la population (sans-papiers compris) a fait exploser la dette publique et sa croissance est continue. Les efforts demandés à la population, encore récemment, ne suffiront pas à enrayer la croissance de cette dette. Il n’y aura pas le compte. Donc,il est prévu d’allonger la durée du travail, c’est-à-dire la durée des cotisations retraite, en repoussant l’âge de départ à la retraite, les salaires des fonctionnaires resteront bloqués, l’emploi sera davantage précarisé afin de satisfaire les exigences des entreprises elles-mêmes dépendant des établissements financiers auxquels elles versent des intérêts, l’ensemble des dépenses publiques seront encore diminuées (baisse des crédits pour l’éducation, la recherche, vente du patrimoine de l’Etat ..etc) car rendues responsables de la dette publique.Les dépenses publiques viennent d’ailleurs d’être gelées jusqu’en 2013. Il n’y aura toujours pas le compte étant entendu que la croissance,suivant les anticipations /estimations produites par des organismes tels que l’OCDE, sera presque nulle.

      Un citoyen français qui a pris quelques heures pour voir d’un peu plus près ce que l’on entendait par « dette publique » et les moyens permettant de la régler à moins que la disparition de l’Etat ne soit déjà programmée.



    • Robert GIL ROBERT GIL 20 novembre 2011 18:35

      merci psyl pour tes appreciations sur mon blog..........


    • eric 17 novembre 2011 10:19

      Mieux vaut lire cela que d’être aveugle.... Les épargnants français détiennent via leurs banques, par exemple, 17% de la dette souveraine Japonaise.
      Comme nous avons un taux d’épargne historiquement très élevé, nous prêtons beaucoup...
      Je suis sur que tous nos débiteurs sont prêts à adhérer à votre idée....
      70% de nos dettes trésor appartiennent de mémoire à des étrangers. Je vous vois d’ici expliquer aux américains, aux allemands ou au chinois que l’État français à le monopole de la violence légitime...
      Moralité ? Il faudrait changer les programmes d’économie à l’école et augmenter le nombre d’heures. Le jour ou tous le monde aura des idées un peu plus claires sur ces questions, on pourra sans doute discuter plus utilement.


      • jaja jaja 17 novembre 2011 10:42

        « Mieux vaut lire cela que d’être aveugle.... »

        Ben oui Éric, il faut positiver comme disent vos amis « libéraux »  smiley

        Il est certain qu’expliquer à tous les peuples qu’il faut se débarrasser de la dette des capitalistes sera bien plus facile que de l’expliquer aux banquiers qui la détiennent... Le premier des peuples qui annulera sa dette sera pourtant soutenu puis imité par tous les autres...


      • Brath-z Brath-z 17 novembre 2011 17:13

        « aux américains, aux allemands ou au (sic) chinois »... à des établissements bancaires ou de crédit basés aux États Unis d’Amérique, en Allemagne ou en Chine, vous voulez dire, non ?

        Et bien oui, on leur dit « merde ».

        Au passage, notons que des libéraux assumant leurs positions mais faisant preuve d’honnêteté intellectuelle comme Milton Friedman, Jacques Attali ou encore James Tobin (qui est un keynésien libéral, et non ça n’est pas contradictoire) ont reconnu (récemment encore pour ce qui est de Jacques Attali, cf. Tous ruinés dans dix ans ? Dette publique : la dernière chance, Éditions Fayard, 2010) la légitimité du recours au moratoire, à l’audit et à la réévaluation unilatérale, même s’ils en contestent l’usage. Vous devriez plutôt réviser vos propres cours d’économie, histoire d’avoir les idées un peu claires sur ces questions.


      • ffi ffi 17 novembre 2011 11:42

        En économie, il y a au moins quatre leviers pour boucler le budget de l’état :
        - les impôts et taxes.
        - l’emprunt aux particuliers, contre intérêt et avec garantie de remboursement.
        - l’emprunt à la banque nationale, sans intérêt ni garantie de remboursement = création monétaire.
        - les droits de douanes.

        L’idéologie ultra-libérale a conduit à supprimer 2 leviers : création monétaire et droits de douane.

        Il reste donc l’emprunt aux particuliers, contre intérêt et avec garantie de remboursement, et les impôts et taxes.

        On voit clairement que, dans ce système de financement binaire, l’Etat n’est plus qu’un moyen de collecter les impôts et les taxes sur les contribuables, pour les verser en intérêt à ses prêteurs.

        Il faut sortir de ce système et rétablir les deux autres leviers de financement de l’Etat, abolis sous l’illusion libre-échangiste : la création monétaire et les droits de douane.


        • PhilVite PhilVite 17 novembre 2011 11:50

          « Assumation », c’est pas terrible. Je vous propose « endossement ».


          • Brath-z Brath-z 17 novembre 2011 17:16

            J’aime bien le terme « assumation », car il se réfère au vocabulaire psychologique (et spécialement psychanalytique), tellement répandu dans les cercles intellectualistes modernes. « Endossement », ça empêche de sous-entendre que jusqu’à présent, les gouvernants ont été inconséquents vis-à-vis du système de la dette. « Assumation », ça remet les « sérieux » à leur place : celle des apprentis sorciers irresponsables.


          • PhilVite PhilVite 17 novembre 2011 23:37

            Damned ! l’aspect psychologique de la chose m’avait échappé !!  smiley


          • eric 17 novembre 2011 12:00

            Ouai, j’ai déjà vu cela à l’échelle d’un pays. La disparition complète de toute l’épargne des ménages du jour au lendemain avec leur pouvoir d’achat divisé par pas mal. Tous n’en meurent pas, à part les plus vieux et les plus pauvres. Il est vrai que les russes sont plus résistants aux difficultés que les français et qu’ensuite la hausse des prix du pétrole leur a permis de rebondir.
            Il est vrai aussi qu’en France, il y a du gras. Mais je trouve que vous pourriez avoir une pensée pour les peuples qui sont tous juste le nez hors de l’eau et qui se retrouveront noyés façon troisième âge russe en 98 par exemple. D’un autre côté, je perçoit bien que dans votre logique, on ne fait pas d’omelettes sans casser les œufs.
            Ce qui est positif, c’est que vu vos succès depuis un siècle à « expliquer aux peuples » il n’y a pas vraiment péril en la demeure....


            • Brath-z Brath-z 17 novembre 2011 17:27

              Heu là, vous êtes en complet hors-sujet. En 1998, la Russie avait achevé une décennie de privatisations et d’austérité sans que sa situation ne s’améliore (au contraire, elle est passé de mal en pis) et la crise économique du sud-est asiatique a fait perdre à la Russie ses leviers pour continuer le « remboursement » de sa « dette ».
              Du coup, comme toujours en ces circonstances, les instances internationales (Banque Mondiale, FMI, diverses places boursières) permirent à la Russie de se placer en défaut de paiement sur les titres à court terme (« GKO ») afin de restructurer sa dette.

              Cette démarche n’a rien à voir avec ce que je préconise. Même, elle est exactement semblable à celle actuellement préconisée par les « gens sérieux ». J’espère que les conséquences ne seront pas les mêmes, mais je fais remarquer qu’en Argentine et au Pérou en 2000, qu’en Équateur en 2007, la formule « moratoire - examen - réévaluation unilatérale » s’est avérée chaque fois gagnante pour le pays concerné.
              En revanche, à ce jour, pas un seul pays n’est encore sorti du système de la dette proprement dit. On ne peut donc pas se fonder sur des exemples.


            • taktak 17 novembre 2011 13:42

              L’UE est totalitaire. Elle est en train d’abolir la démocratie et de rétablir l’esclave pour dette des peuples :

              Des intellectuels ont lancés un appel à ce propos pour que les peuples contre attaquent voir ici :

              http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/ ?cat=20

              ou encore ici

              http://www.m-pep.org/spip.php?article2439


              • millesime 17 novembre 2011 16:35

                Dette US = 14.991 milliards de $
                Europe = 13.700 milliards de $
                United kingdom = 8.900 milliards de $
                Germany = 4.713 milliards de $
                France = 4.698 milliards de $
                japon = 2.441 milliards de $
                Italy = 2 223 milliards de $
                spain = 2 166 milliards de $
                lux
                Belgique

                tient la Grèce n’apparait pas !
                pour le Wall Street et la City ce qui se passe à présent c’est la faute à la Grèce et à l’euro...
                tient tient ! c’est vouloir masquer la situation des US et du Royaume Uni (l’endettement de ce dernier étant équivalent à la France et l’Allemagne réunis.. !)
                la pression exercée par ce deux places financières est énorme et malgré tout l’euro se tient pas trop mal... ! (les spéculateurs ont dû y laisser des plumes sur les positions baissières)

                http://millesime.over-blog.com


                • millesime 17 novembre 2011 16:45

                  la propagande des anglo-saxons c’est une forte pression bien orchestrée puisque selon les sondages d’opinion une grosse majorité estime que la zone « euro » va disparaître.. !
                  aux européens de l’euroland de montrer que NON...


                  • titi 17 novembre 2011 21:18

                    « Refusons de payer leur dette ! »

                    Pourquoi pas.

                    Mais va falloir expliquer aux profs, aux infirmières, et aux autres fonctionnaires qu’ils ne seront pas payés le mois prochain...

                    Bon courage...


                    • Brath-z Brath-z 18 novembre 2011 00:48

                      Au contraire : sans le poids du service de la dette pour le gréver (actuellement 118 milliards d’euros par an), le budget serait bénéficiaire (même si, on est d’accord, on ne peut pas simplement faire une soustraction). Par conséquent, l’état disposerait de meilleures marges de manœuvres, et au contraire, les profs, infirmières et autres fonctionnaires seront assurés d’être payés (ce qui ne sera bientôt plus le cas : en général, après le gel, vient la suspension des salaires), voire mieux payés.


                    • titi 18 novembre 2011 07:53

                      Dans notre pays, les dépenses augmentent environ 2 fois plus vite que les recttes.

                      Même à supposer que le budget soit équilibré aujourd’hui, il ne le sera nécessairement plus dans 5 ans...

                      La dette n’est pas un problème. La dette n’est qu’un moyen de financer le déficit.
                      Comme l’est la planche à billet.

                      L’un ou l’autre sont des formes de création monétaire et l’un ou l’autre ne doivent pas faire abstaction de la « richesse » réelle du pays. Et la richesse « réelle » c’est ce qu’on produit.

                      Je suis d’ailleurs à peu près sûr que si Sarko s’adressait à la nation en demandant un effort ponctuel pour remettre les compteurs à 0 sous la forme d’un don volontaire la dette serait couverte plusieurs fois. Comme en 1871 lorsqu’il a fallut payer l’Allemagne. Comme au début du XVIII lorsqu’il a fallut recréer une marine.

                      A condition que préalablement l’Etat ait fait le ménage dans ses dépenses et se montre vertueux.


                    • Brath-z Brath-z 19 novembre 2011 16:04

                      Là on aborde une question qui sort du strict cadre de la gestion de la dette, qui est le fonctionnement de l’état. Deux écoles s’affrontent, pour faire vite :
                      - ceux qui pensent qu’il faut réduire les dépenses
                      - ceux qui pensent qu’il faut augmenter les recettes

                      Sachant que les recettes fiscales aujourd’hui sont largement réduites par rapport aux années 1970 (le pompidolisme ou le giscardisme triomphants, ce n’était pourtant pas le communisme de guerre !), je suis pour ma part largement favorable à une augmentation des recettes. Déjà, avant même d’aborder la question de la réforme fiscale en soi (fusion IR-CSG, instauration de nouvelles tranches de l’IR, suppression de la TVA et rebasculement des manques à gagner en taxes à l’importation et en IR, etc.), il y a une mesure de bon sens à prendre : la taxation des revenus du capital au même niveau que les revenus du travail. Cela rapporterait chaque année au moins 60 milliards de recettes supplémentaires, soit plus de 10 milliards de plus que l’actuelle charge de la « dette » (le paiement des seuls intérêts), histoire de vous faire une idée de l’ordre de grandeur des gains obtenus. Et encore, si l’on taxe les revenus du capital plus que les revenus du travail (ce qui semblerait logique, les revenus du capital n’étant rien d’autre que des retours sur investissements, ils n’ont pas vocation à être des rentes), on peut dépasser les 100 milliards de recettes fiscales supplémentaires. Ajoutez à cela une taxe Tobin à 0,1 ou 0,2% (voire plus) rapportant quelques centaines de milliards d’euros la première année (puis, mécaniquement, beaucoup moins, surtout si on interdit les marchés des produits dérivés, principal pourvoyeurs de spéculations avec effets de leviers), on obtient un état plus riche d’une centaine de milliards d’euros par an sans avoir réformé la fiscalité (une réforme conséquente rapportant encore plus de 200 milliards d’euros par ans aux recettes de l’état).
                      Bref, en augmentant les recettes, on obtiendra plus facilement un budget bénéficiaire qu’en réduisant les dépenses, et sans que ces augmentations ne conditionnent l’appauvrissement futur de l’état (tout au plus la première année suivant pareille réforme sera-t-elle plus généreuse en termes de recettes que les suivantes).


                    • titi 20 novembre 2011 02:42

                      Démonstration... (je fais grace des calculs liés à la CSG non déductible)

                      Une entreprise réalise 100 de résultat.

                      Elle décide de distribuer ces 100... elle a deux possibilités...
                      1. Elle verse des primes à ses salariés...
                      50 iront aux cotisations sociales, avec constitution d’une « créance » du salarié sur organismes sociaux ;
                      50 iront en revenus net ;
                      S’agissant d’un revenu salarié => on peut abattre 10% => 45 entre dans l’assiette de l’IR et donc un faible pourcentage dans les caisses de l’Etat.

                      2. Elle distribue des dividendes...
                      34 passent dans les caisses de l’état au titre de l’IS
                      8.5 vont aux caisses sociales du fait de la CSG
                      57.5 iront en revenus net => on peut abattre un montant fixe 20ke pour un couple.

                      1er constat, la différence « en net » n’est pas si énorme que certain voudrait nous faire croire...
                      2ème constat les dividendes rapportent proportionnellement plus aux caisses de l’Etat que les salaires.
                      3ème constat les dividendes rapportent moins aux caisses sociales, mais il n’y a pas d’ouverture de droits à venir : ce sont des recettes « nettes ».

                      Moralité : faut arrêter de dire n’importe quoi et de fantasmer sur les revenus du capital.


                    • ubotugy ubotugy 19 novembre 2011 09:16

                      Comprendre la dette publique :
                      http://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs

                      Le « moins pire des systèmes » pour les uns et le « meilleur des mondes » pour les autres.

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