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Accueil du site > Actualités > Economie > Payons-nous trop d’impôts ?

Payons-nous trop d’impôts ?

"Par l’imposition progressive sur le revenu, le gouvernement prive ses citoyens dont le succès couronne les efforts de leur rémunération pour la donner à ceux qui ne réussissent pas ; il pénalise ainsi l’industriel, l’économie, la compétence et l’efficacité et subventionne l’oisif, le dépensier et l’incapable. En dépouillant l’économe, il tarit la source du capital, entrave les investissements et la création de nouveaux emplois, ralentit les progrès industriels... "

Citation du rapport de la Commission des principes économiques de l’association nationale des industriels américains (1946) faite par John Kenneth Galbraith dans son oeuvre Le Nouvel Etat industriel.

3717cdbb830913d801de7a3565c71dc3.jpgConformément à l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, l’impôt constitue une nécessité liée à l’organisation de la vie sociale à laquelle tous les citoyens doivent se soumettre. Cependant, l’Etat, détenteur des prérogatives de puissances publiques se doit de maintenir ses prélèvements obligatoires à un niveau acceptable. Lever des impôts constitue depuis la nuit des temps une pratique fortement impopulaire. De nos jours, les détracteurs de l’Etat régalien diabolisent ce dernier en prétendant qu’il est le prédateur n° 1 des richesses du peuple et que le poids fiscal est par trop déraisonnable dans notre beau pays, les contribuables devant plier l’échine sous le poids des prélèvements obligatoires exercés notamment à la source, c’est-à-dire sur les salaires pendant que d’autres avencent le fait que le poids fiscal pénalise l’économie et la croissance économique. Quoi de plus naturel qu’un large consensus entre partisants d’une baisse des prélèvements obligatoires ?

Pour Arthur B.Laffer, diplômé en sciences économiques de l’université de Munich (Allemagne) et de l’université de Yale,4eb1027ba8187f81d23352dc2f7b0fad.jpg auteur de la fameuse « courbe » qui suggère que la hausse du taux d’imposition marginale peut entraîner une baisse des recettes fiscales est l’auteur du fameux dicton « trop d’impôts tue l’impôt ». Selon lui, le poids fiscal décourage tellement l’activité que les recettes fiscales diminuent à mesure que les taux d’imposition augmentent, ainsi que l’analyse Gilles Raveaud, éconoclaste, dans le Petit Bréviaire des idées reçues en économie. Il va même jusqu’à affirmer que les plus fortunés, dont les ressources subissent de plein fouet les prélèvements obligatoires, décident de moins travailler ou renoncent à travailler, voyant leurs revenus fortemment diminués par les impôts. Ceci aboutit donc à une baisse des ressources étatiques. Force est de constater qu’en réalité, peu d’actifs décident réellement de leurs heures de travail ainsi que les moduler. De plus, le désir de reconnaissance sociale ainsi que la conscience professionnelle et le respect de certaines déontologies limitent fortement la menace décrite par Laffer.

ef5ae4ef0c0111e6540a9ee1c08d047f.jpgFrançois Bourguignon et Dominique Bureau, dans un rapport de 1999 pour le Conseil d’analyse économique, constatent, paradoxalement à ce que l’on peut communément croire, que les taux moyens d’impposition ne sont pas si élevés que les détracteurs de l’Etat "prédateur" veulent bien le laisser entendre. Ils montrent, ainsi que le rappelle Gilles Raveaud, que pour un couple sans enfant, les taux d’imposition de ceux qui touchent une fois le SMIC sont quasiment les mêmes que ceux qui touchent dix fois plus ! Les premiers voient 25 % de leurs revenus prélevés aux titres de la TVA, CSG et autres cotisations sociales contre 30 % pour les seconds. Le système d’impôts proportionnels permet d’expliquer de tels résultats, le seul exemple français étant l’impôt sur le revenu.

Il convient de signaler que le système français ne prend pas tant que ça aux riches pour donner493dcf2e3bcac03db5206a2941d4bff8.jpg aux pauvres, le système allemand étant beaucoup plus distributif. Ce sont les classes moyennes, de plus, qui bénéficient le plus des infrastructures collectives mises en place grâce aux impôts. L’image du Français moyen croûlant sous le poids des impôts est donc à relativiser quelque peu. Il convient de souligner le fait que la France, au sein de l’Union européenne, n’arrive que 5e parmi les pays ayant les systèmes fiscaux les plus lourds, loin derrière la triade des pays scandinaves : Suède, Danemark et Finlande, c’est-à-dire trois pays parmis les plus riches et prospères du vieux continent. Haut niveau de prélèvements obligatoires et richesse nationale vont ainsi souvent de pair. En France, l’augmentation progressive des impôts a été rendue obligatoire par l’augmentation des cotisations sociales, notre pays voyant sa population moyenne vieillir inexorablement et les régimes de retraites et de santé par exemple coûtant horriblement chers. Les impôts paient également les fameuses allocations chômages à ceux qui perdent leur emploi, leur permettant ainsi de continuer à consommer. Ce n’est en rien le "trou" de la Sécurité sociale ou une mauvaise organisation étatique qui explique l’augmentatation des prélèvements obligatoires !

78edf5dbb2ab853f84179463150029d9.jpgPeut-on baisser les prélèvements obligatoires, ainsi que le promet Nicolas Sarkozy ? N’est-ce pas une simple promesse populiste et démagogique ? Una baisse de ces prélèvements conduit inexorablement vers une baisse des ressources étatiques issues de ses dispositions fiscales qui constituent des recettes sûres. Les gains à envisager par rapport à une telle entreprise semblent faibles par rapport à l’importance financière des enjeux. Qui dit baisse des recettes de l’Etat implique baisse des prestations sociales. Ainsi que le dit Gilles Raveaud, "diminuer le taux de prélèvements obligatoires est la chose la plus facile du monde, fournir à la collectivité au moindre coût les services de qualité dont ele a besoin en est une autre."

Pour finir, certains impôts, comme les taxes sur le tabac, pour ne citer que lui, répondent à un objectif économique,847a7706073e7c18ef395ae9667fffe2.jpg social ou environnemental. Baisser les taxes sur le tabac en encouragerait ainsi inévitablement la consommation. Une étude de vie publique.fr démontre qu’il est extrêmement rare que la baisse des impôts accélère suffisamment l’activité économique dans son ensemble pour que l’élargissement de l’assiette compense la baisse des taux d’imposition. Elle cite pour exemple la baisse de la TVA sur les voitures jaunes. Elle conduirait intrinsèquement les acheteurs à préférer les voitures jaunes et ceci augmenterait les recettes de TVA assises sur ces voitures, mais n’augmenterait pas les recettes de TVA totales. Nous ne pouvons vouloir moins d’impôts et plus de policiers dans les rues afin de garantir la sécurité publique. Alors ? Le beurre ou l’argent du beurre ?


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67 réactions à cet article    


  • finael finael 2 août 2007 13:37

    Votre article est intéressant et recoupe les données que j’ai recueilli.

    Il me semble toutefois qu’il faudrait bien séparer les différentes formes d’impôts :

    - > L’impot direct d’une part, qui ne compte en France, contrairement à beaucoup de pays industrialisés, que pour 10% des revenus de l’Etat.

    - > Les nombreux impôts indirects que l’on peut eux-même subdiviser en taxes (comme la TVA) qui pèsent également sur tout le monde, et en cotisations sociales réservées au monde du travail.

    Je pense que ce sont les pourcentages de ces différentes formes de revenu de l’Etat qui différencie les pays entre eux et qui sont à la source de bien des inégalités.


    • Rage Rage 6 août 2007 11:26

      Bonjour,

      Sujet intéressant, vocabulaire trop « dans le moule » : vous gagnerez en clarté à simplifier vos propos.

      Soyons clairs pour le coup, et tout à fait dans la lignée du commentaire de Finael :

      L’Etat dispose principalement de 5 canaux de ressources que l’on peut simplifier comme suit :
      - La TVA (50%)
      - L’impôt sur les sociétés (15%)
      - L’impôt sur les revenus (15%)
      - La TIPP (7,5%)
      - Les « divers » (7,5%)

      Les collectivités territoriales et établissement publics disposent elles aussi de ressources propres (TH, TFB, TB, TP) auxquelles viennent s’ajouter d’autres recettes et les dotations de l’Etat.

      L’impît est donc diverse, direct et indirect, mais surtout concentré sur le levier « TVA ».

      La TVA a l’avantage de « frapper » suivant la consommation, plus on consomme, plus on paye de TVA, et donc de s’avérer proportionnel... mais pas progressif.

      Vauban, déjà, demandait au roi l’instauration d’un impôt républicain progressif sur les revenus : il avait raison. Le problème étant de trouver la « courbe » qui fâche le moins, surtout quand on arrive dans le haut avec de fort taux de pression fiscaux.

      Au lieu de focaliser sur un impôt progressif complété par des impôts « proportionnels » ou même par « franchise », les gouvernements ont fait le choix de multiplier les impôts, multipliant ainsi les moyens d’échapper à l’un ou à l’autre quand on connait les dispositifs.

      Au lieu d’avoir des règles du jeu clair, on a un système d’une complexité incroyable, tant à la « montée » qu’à la descente :
      - L’impôt ne serait pas si mal vécu si l’on savait réellement où l’argent allait et dans quelles proportions.

      Le problème étant aujourd’hui qu’une bonne part des impôts va à rembourser des intérêts de la dette (l’équivalent de l’IR).

      Une autre partie va dans les aides, allègement, déductions et autres subtilités qui bénéficient à certains et pas à d’autres.

      Une autre partie va encore dans les frais somptuaires du train de vie de l’état et la prolifération d’élus et de structures.

      Bref, le système français est constitué de sédimentation sucessives qui font qu’un système simple succèdant à l’autre crée un système d’une complexité redoutable et ouvre les brèches de l’imposition « à la carte », et surtout à la carte de celui qui connaît les failles.

      De la TVA à 5,5% en passant par la case « frais réels » sans oublier les « déductions fiscales », les abattements à l’ISF, les exonérations de droits de succession... le système français s’est renversé pour faire subir au plus grand nombre une assiette d’imposition large et à la minorité la plus aisée, une fenêtre d’imposition plus réduite.

      Il n’est pas étonnant alors de voir un célibataire à 1,5 SMIC net/mois payer autant d’impôts qu’une famille à 3 enfants et 4,5 smic net/mois. Politique familiale, choix contre ou pour tel ou tel aide, les prétextes sont toujours bons... mais toujours partiels.

      Voilà pourquoi l’impôt est de plus en plus rejeté, et pire encore, devenu injuste, inégal et considéré comme tel.

      C’est parce que les règles du jeu sont à géométrie variable que ce système « féodal » est dangereux. Mais combien sommes nous à en être conscient et plus encore, combien d’élus seraient capables d’y porter atteinte ?


    • Fred 6 août 2007 13:13

      Rage,

      pour une fois je suis entierement d’accord avec vous.


    • tvargentine.com lerma 2 août 2007 14:06

      Trop pour un fonctionnement normal d’une grande puissance comme la France.

      Avant tout,rappelons que le budget de l’Etat c’est 40% de masse salariale et des crédits pour financer les salaires des fonctionnaires et des crédits remboursés en impôts,taxes ou réductions d’avantages sociaux pour les citoyens du privé.

      Peut-on dans ce pays réduire le nombre de fonctionnaire et améliorer la qualité du service public ?

      Ensuite,trops de structures ont été créés (nationale,régionales,départementales) avec trops de taxes ,qui ne menent à pas grand chose,quand un regroupement suffit afin de réduire les couts et améliorer la productivité et la qualité du service.

      Prenons au niveau régionale,l’exemple de JP Huchon et sa femme qui se faisait « payer » par chaque société qui signé avec la Région dont le président n’est autre que JP Huchon.

      De droite mais de gauche,ces magouilles ne sont pas acceptables et cela représente quand même un impôt supplémentaire que paie le contribuable et des projets financés par le crédit et donc l’impôt.

      Si Nicolas Sarkozy créé le Grand Paris,nous aurons une meilleure gestion des projets et il n’existera plus de correlation entre égos de président de conseil général,regional,maire....qui n’apporte à ce jour que bureaucratie,taxes,détournement de fond.........

      A ce titre,il suffit de regarder le nombre de travaux dans des villes qui ne font qu’apporter emboutaillages,pollution,dégradation des conditions de libre circulation..........

      Si on regarde objectivement depuis mai 1981 ce que les hausses d’impôts ont apportés à la société française on comprend difficilement que la misère sociale s’est répandu à vitesse grand V,alors,que l’impôt est normalement un outil de redistribution

      Il conviendrait d’harmoniser et de ne pas hésiter à flexibiliser le status des fonctionnaires ,voir de procéder à des plans sociaux pour réduire le poid de la dette que représente trop de fonctionnaire et qui engendre de la misère en France car quand un budget part à hauteur de 40% dans la masse salariale,l’outil de redistribution ne fonctionne que dans un sens,celui des fonctionnaires et non de l’ensemble des français


      • Karibou 2 août 2007 14:37

        désolé mon commentaire n’a aucun rapport avec le sujet de l’article.

        plus on vous lit lerma plus j’ai l’impression que nous ne vivons pas dans le même monde : vous et NS d’un coté et tout le monde d’un autre.

        votre monde n’est remplis que de fonctionnaires, chômeurs, réseaux mafieux, profitant tous directement de votre argent, et tout ca a cause de gouvernements socialiste ( chirac pendant 2 septennats smiley ).

        quel que soit le sujet de vos commentaire on retrouve les même bouc-émissaires des problèmes de la France, aucune vraie réflexion, rien que du vent et des propos de quelqu’un qui ne sait visiblement pas remis des années mitterrand (loin de moi l’idée de dire que ce fut un bon président).


      • sirex007 2 août 2007 14:56

        @lerma : « A ce titre,il suffit de regarder le nombre de travaux dans des villes qui ne font qu’apporter emboutaillages,pollution,dégradation des conditions de libre circulation.......... »

        Il faut savoir ce qu’on veut : Le beurre, et l’argent du beurre ?!?! Trouvez la solution pour faire des changements sans perturber un état existant, déposez un brevet, et vous serrez sans doute le nouvel homme riche de cette planete. ...


      • Redj Redj 2 août 2007 15:08

        Lerma, je pense définitivement que tu ne gagnes pas à être connu... Toujours cette rengaine sur les fonctionnaires : tu veux les diminuer, voire les éliminer (?). Mais sais-tu que eux aussi consomment, qu’ils participent à la vie économique. Dans ma ville, quand une caserne s’est vidé de tout son régiment pour une autre ville, les 1er à pleurer c’était les commerçants. Ce sont aussi les 1ers à dire qu’il y a trop de fonctionnaire. Sacré paradoxe heiiiiin !!! Alors cruel dilemme : on tranche dans les effectifs des fonctionnaires, mais on veut toujours plus de sécurité, des meilleurs soins gratos si possible, des plages d’ouverture élargies etc etc...

        Bref, on veut que tout soit gratuit, mais on ne veut surtout pas payer...

        Belle mentalité d’irresponsable !!!


      • Stephane Klein Stephane Klein 4 août 2007 15:17

        Oula, voila un commentaire bien senti qui a deplu ! he bien tant pis, je votre pour et rajoute mon grain de sel :

        Oui, on paye trop d’impot en regard de la qualite du service rendu et du cout de ces memes services dans les administrations etrangeres.

        Rappelons que dans la tres anglo-saxonne Suisse, le statut de fonctionnaire n’existe pas


      • Stephane Klein Stephane Klein 4 août 2007 15:31

        Dans toutes choses il y a ceux qui parlent sur l’abstrait et les chiffres, generalement pour leur faire dire ce qu’ils souhaitent entendre a savoir : tout va tres bien madame la marquise, surtout ne changeons. Et ceux-la ont interet pecunier ou par ideologie et psycho-rigidite a ce que rien ne change... et tant pis si ca signifie pour certains de leurs concitoyen le blocage et le desespoir de ne rine pourvoir entreprendre par faute de liberte.

        Et puis il y a ceux qui vivent le reel et comparent les environnement d’exercice de leur activite et se rendent comptent que partout ou il est facile d’embaucher et de licencier, ou les impots sont justes, leurs activite a interet a s’installer.

        Raison pour laquelle je cree en ce moment meme une filiale de ma firme en Suisse ou je m’embaucherai. Bien sur tout le monde ne peut le faire, bien sur la France reste attractive puisqu’elle possede des infrastructure (tout l’impot n’est pas gaspille qd meme) et que de toutes facon, les multinationales qui s’installent en France delocalisent leurs benefices - Luxembourg, Jersey et je ne sais ou - tout en touchant parfois des aides a l’implantation et les conseils fiscaux ... du fisc lui-meme. Alors bien sur que dans ces conditions, la France garde une part d’attractivite mais encore faut avoir enleve ses oeilleres ideologiques pour bien comprendre les raisons de cette attractivite.

        La question qu’aurait du poser l’auteur n’est pas ’paye-t-on trop d’impot’ mais ’paye-t-on trop d’impot en comparaison des autres pays europeens dans une economie ouverte ou chacun est libre de mettre en concurrence les entreprises et leurs produits’.

        Et la pour repondre a cette question, il faut comprendre qu’en retour de cette concurrence, les entreprises mettent en concurrence les territoires d’exercice de leur activite, leurs charges, taxes et conditions d’embauche

        Et la oui, clairement, on paye trop d’impots en France.

        Et que ceux qui nient ce constat creent donc leur entreprise et comparent avec d’autres pays europeens.


      • spartacus1 spartacus1 4 août 2007 16:12

        @Stephane Klein qui nous dit : ...Rappelons que dans la tres anglo-saxonne Suisse, le statut de fonctionnaire n’existe pas

        Vous nous dites une énorme connerie et même un mensonge. Il y a en Suisse 3 type de fonctionnaires : fonctionnaire fédéraux, fonctionnaires cantonaux (les plus nombreux) et fonctionnaire communaux. Tous, absolument tous ont un statut de fonctionnaire. je connais bien la Suisse, pour y avoir travaillé un certain temps.


      • masuyer masuyer 4 août 2007 21:19

        Stéphane Klein,

        j’ai créé mon entreprise et je donne des éléments clairs, mais qui vont à l’encontre des idées reçues, personne ne répond.


      • Parpaillot Parpaillot 5 août 2007 23:34

        @Stephane Klein :

        @Spartacus1 :

        « Rappelons que dans la tres anglo-saxonne Suisse, le statut de fonctionnaire n’existe pas »

        Très anglo-saxonne Suisse ??? Je vous laisse la responsabilité de vos propos. S’agissant du statut des fonctionnaires, en Suisse la statut de « fonctionnaire fédéral » (fonctionnaires de l’état fédéral) a été aboli en 1991 :

        « Au lieu d’être nommés pour une période de quatre ans, les quelque 120 000 fonctionnaires fédéraux, Poste et CFF compris, deviendront des employés soumis au droit public. Les rapports de travail seront résiliables en tout temps. » (note : CFF : Chemins de Fer Fédéraux).

        Au niveau cantonal, la plupart des cantons ont également abrogé ce statut, notamment en Suisse alémanique. Idem au niveau des communes où la plupart ont abrogé ce statut, surtout en Suisse alémanique.

        @Spartacus1 :

        Affirmation de Spartacus1, s’agissant des fonctionnaires en Suisse :

        « Tous, absolument tous ont un statut de fonctionnaire. je connais bien la Suisse, pour y avoir travaillé un certain temps. »

        Votre affirmation est donc tout à fait inexacte. Il ne suffit pas d’avoir travaillé « un certain temps » en Suisse pour bien connaître ce pays, il faut s’intéresser à sa vie politique. Il faudra donc revenir en Suisse pour constater que ce pays est beaucoup plus dynamique que vous ne l’imaginez !

        Très Cordialement !


      • Parpaillot Parpaillot 5 août 2007 23:40

        Date de l’abolition du statut de fonctionnaire fédéral en Suisse :

        +++ Il n’a pas été aboli en 1991 mais en 2001 ... !!! +++

        Mes excuses !!!


      • ripouette ripouette 2 août 2007 15:02

        Bien, bien... c’est bien de mettre une question dans le titre de l’article mais ça serait encore mieux d’y répondre !

        L’article fini par : « Nous ne pouvons vouloir moins d’impôts et plus de policiers dans les rues afin de garantir la sécurité publique. » Pas sûr que ce soit le rêve le mieux partagé de France.

        Au pire on peut tout privatiser et ne garder que la police la justice et l’armée au cas où ça râle, et les Lermas vivront enfin dans un monde qui leur ressemble !


        • Bathsheaba 2 août 2007 15:08

          Il est aisé de dire que nous payons moins ou plus d’impôts que tel ou tel pays, mais aux impôts s’ajoutent un fort taux de prélèvements sociaux qui, pour certains, n’existent pas dans ces pays là ou, s’il existent, font partie de l’impôt. En tant que travailleur indépendant, j’ai décidé de moins travailler car ces prélèvements sociaux ajoutés aux impôts font que je n’ai absolument aucun intérêt à travailler autant que je travaillais il y a 10 ans. En l’espace de 13 ans, j’ai vu pour un chiffre d’affaire équivalent, mon pouvoir d’achat diminuer de près de 30% à cause de cette augmentation constante à la fois des impôts et des charges. Si cela continue, j’irai travailler dans un autre pays. Payer des impôts et des charges sociales, oui. Payer pour un système qui dépense ces ressources n’importe comment, non.


          • Redj Redj 2 août 2007 15:15

            « En l’espace de 13 ans, j’ai vu ... mon pouvoir d’achat diminuer de près de 30% à cause de cette augmentation constante à la fois des impôts et des charges. »

            Je ne suis pas travailleur indépendant, je suis seulement salarié, mais le constat est le même : salaire qui n’augmente pas et pouvoir d’achat en baisse d’environ 30% aussi... Le problème n’est pas le montant de l’impot, mais plutôt la façon dont il est utilisé. Et là les politiques sont totalement coupables de cette gabegie. Ca ne me dérange pas de payer 2000 euros par an d’impots sur le revenu si je sais qu’ils vont être redistribué à l’ensemble de la population, ça me dérange plus s’ils servent à payer tel ou tel pot de vin. Et ce n’est pas diminuant le montant de mes impôts que les pots de vin vont diminuer, c’est evident !!


          • Karibou 3 août 2007 10:13

            le pouvoir d’achat en baisse c’est pour moi à cause du passage a l’euro, on paye en général 30% de plus pour la même chose qu’avant mais comme c’est en euro cela se voit moins mais une baguette de pain, essence, bref tout les consommables utilisés au quotidien sont concernés.

            et dans l’autre sens puisque tout les décideurs du passage a l’euro on clamé qu’il n’y aurait pas de hausse des prix a ce changement et bien il n’y a eu aucune augmentation des salaires dans le même mouvemement, et bien cela fait une baisse directe du pouvoir d’achat.


          • masuyer masuyer 4 août 2007 11:21

            Bathsheaba,

            vous donnez des chiffres, vous dites que vous êtes travailleur indépendant. Mais pour vraiment débattre il faudrait en savoir plus :

            Quel est votre statut, votre régime fiscal, votre régime de TVA par exemple ?

            Quelle est votre profession, votre baisse de pouvoir d’achat est-elle due uniquement aux prélèvements et taxes ou à l’augmentation de vos charges d’exploitation ?

            Sans ces informations il m’apparait un peu difficile de discuter.

            Cdt


          • spartacus1 spartacus1 4 août 2007 16:27

            @Bathsheaba qui nous dit : ,,,En l’espace de 13 ans, j’ai vu pour un chiffre d’affaire équivalent, mon pouvoir d’achat diminuer de près de 30% à cause de cette augmentation constante à la fois des impôts et des charges.

            Rappelez-moi, durant toute cette période, qui était au pouvoir ? N’était-ce pas pas un homme de droite, J.Chirac, membre du RPR puis de l’UMP ? Toujours dans cette période, un certain N. Sarkozy n’a-t-il pas pas été plus de 7 ans ministre, dont 2 ans comme ministre du budget et près d’une année comme ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie ?

            Pourquoi voudriez-vous que les choses changent alors que c’est toujours les mêmes (ou leurs copains) qui sont au pouvoir ?


          • masuyer masuyer 4 août 2007 21:09

            Tiens mon commentaire part dans le négatif.

            étrange, j’ai dit une connerie ?

            je demandais juste à Bathsheaba quelle était son régime fiscal micro entreprise ou réel simplifié ?

            Sans cet élément, impossible de discuter.

            et dans cet baisse de pouvoir d’achat y a-t-il augmentation des charges d’exploitation ? Et cette augmentation a-t-elle pu être compensée par les produits d’exploitation ?


          • armand armand 2 août 2007 15:58

            Le pouvoir d’achat en baisse, que de vastes catégories des classes moyennes ou même aisées constatent depuis une quinzaine d’années n’est pas la faute à l’impôt mais à la stagnation des salaires.

            Si j’en crois les statistiques, j’appartiens aux 10% de Français les mieux payés, et je ne trouve pas que 15% d’impôts sur le revenu soient monstrueux, même si le budget de l’Etat pourrait être nettement mieux géré. En GB ou aux USA je ne paierais pas moins, certainement même plus. Ce sont les très gros salaires avec avantages modulables style stock-options qui sont favorisés là-bas.


            • desperado 2 août 2007 16:01

              Au sein de ce très vaste sujet n’y-a-t-il pas trois problèmes bien distincts :

              - La détermination de l’impôt
              - L’utilisation qui en est faite...
              - Le périmètre des besoins à financer et la douloureuse afférente...

              Ne convient-il pas de partir de ce dernier point ?


              • Forest Ent Forest Ent 2 août 2007 16:14

                Il y a effectivement énormément de sujet derrière le mot « impôt » : la quantité de dépense publique, mais également sa nature, son taux de financement par l’impôt et le déficit budgétaire, l’assiette de prélèvement et la redistribution, etc, etc, ... Cela a donné de la matière à la rédaction de quelques centaines d’ouvrages, parmi lesquels je recommande encore une fois « L’histoire de l’impôt » de G. Ardant.

                Parmi tous ces sujets, il y en a un qui est un peu plus d’actualité : le lien entre taux de prélèvement et compétitivité. C’est un sujet un peu vicieux, puisque l’optimum pour chaque pays dépend du comportement des autres, comme dans tous les problèmes de Nash. Il y a en particulier un optimum local qui n’est pas un optimum global : supprimer tout impôt. Mais évidemment, on revient un peu au paléolithique.

                Je suis toujours surpris du fait que beaucoup clament que la compétitivité française est insuffisante à cause des impôts trop lourds et des 35h, alors que la France est le pays de l’OCDE accueillant en proportion le plus d’investissements étrangers. Et si les 35h avaient vraiment conduit à une baisse de productivité de 10% par rapport aux 39 heures, pourquoi alors n’est-ce pas un problème que l’euro se soit apprécié en 4 ans de 30% par rapport au dollar, ce qui diminue d’autant la compétitivité de la valeur ajoutée française hors zone euro ?


              • desperado 2 août 2007 19:03

                Merci de ce commentaire constructif et des ouvertures qu’il suggère.

                Un début de réponse à votre remarque pertinente quant au hiatus entre l’attractivité française et le manque à gagner de productivité lié aux fameuses 35 heures, ne serait-il pas le recours objectif à des expédients sociaux de la part des PME, c’est à dire maquillage des heures supplémentaires en primes, ou plus drastiquement travail au noir ?

                Par ailleurs le lien, très intéressant dans son principe, entre taux de prélèvement et compétitivité ne gagnerait-il pas à être corrélé par d’autres données macroéconomiques telles que le poids de la dépense publique (incluant la charge de la dette ?) ?

                Cdt


              • Arctarus 2 août 2007 16:42

                Ouh la la...

                Si j’en crois M. Lerma (quel drôle de nom !), la qualité du service public est insuffisante.

                Plutôt paradoxal : si on veut augmenter la qualité du service public (par exemple avec plus d’enseignants dans les zones difficiles, une médecine à disposition du plus grand nombre et pas à une heure de route, ou encore la possibilité pour tout un chacun de se balader en ville sans se faire agresser), ne faut-il pas un peu d’impôt à redistribuer et un peu de fonctionnaires ou assimilés pour faire tourner la boutique ? Non ?

                (Au fait, merci à tous ceux qui pensent encore qu’écrire un français correct n’est pas has been...)


                • JL JL 3 août 2007 08:08

                  Arcturus, lerma est peut-être le verlan de Mahler... Qui sait ? Mais pour une fois, il n’a pas tout à fait tort, notamment sur deux points :

                  «  »le budget de l’Etat c’est 40% de masse salariale et des crédits pour financer les salaires des fonctionnaires et des crédits remboursés en impôts, taxes ou réductions d’avantages sociaux pour les citoyens du privé«  »

                  et

                  «  »Ensuite, trop de structures ont été créés (nationale, régionales, départementales) avec trop de taxes ,qui ne mènent à pas grand chose, quand un regroupement suffit afin de réduire les coûts et améliorer la productivité et la qualité du service".

                  Voir plus loin mon autre commentaire.


                • emmanuel 2 août 2007 16:56

                  Article interessant. Attention toutefois a ce que l’on appelle impot. A titre d’exemple l’impot sur le revenu que l’on pourrait qualifier de relativement bas, ne l’est en fait pas du tout quand on rajoute les prelevements sociaux et autres « charges patronales » qui sont payees au final par le salarie (en manque a gagner de salaire). Si l’on fait le ratio de l’imposition en partant du salaire avant charges patronales et autres charges salariare, on se retrouve plus a une imposition de l’ordre de 50% pour des salaire dit aises (mais pas exuberants). A cela, il faut ajouter la TVA. Disons qu’un tiers de ce qui reste parte dans le loyer, un autre dixieme dans l’epargne (les deux n’etant pas taxes), on se retrouve avec un taux d’imposition de l’ordre de 55% (TVA moyennee a 15%). On est loin des 30% de l’article.


                  • tvargentine.com lerma 2 août 2007 17:33

                    La question que nous avons le droit de nous poser en tant que citoyen français,comme se la pose le 1er ministre est de savoir si dans ce pays,nous pouvons parler des fonctionnaires.

                    La réponse est oui.

                    Peut-on améliorer la qualité du service ?

                    Productivité + disponibilité = qualité du service

                    La productivité amélioré du fonctionnaire et de sa disponibilité doivent etre améliorer afin d’avoir une meilleure qualité du service.

                    Vous parlez de sécurité,alors ils convient de chasser de la police et de la gendarmerie les fonctionnaires qui travaillent en parallèle dans la sécurité privée ! (secret de polichinelle)

                    Ensuite,concernant les enseignants,avec les horaires et les vacances,ils ont 2 ou 3 métiers dans le privé en parallèle (secret de polichinelle)

                    Sur ces points,j’en ai connu beaucoup et nous sommes en France (peut etre pas vous ?) beaucoup à en connaitre

                    Les ignorer c’est porter atteinte à l’intégrité du service public,au sens ou nous devrions l’avoir ,c’est à dire de grande qualité.

                    Pour mon nom,LERMA,oui,je sais,c’est pas français comme nom...


                    • Karibou 3 août 2007 11:10

                      encore des idées toutes faites,

                      comme je ne connais personne dans la police, je ne pourrait donc pas réfuter les arguments sur la police : je ne parle que de ce que je connais.

                      ma femme étant professeur je peux donc donner mon avis dessus. les professeurs ne s’arrêtent pas de travailler au moment ou la cloche de l’école sonne, il y a une masse de travail a coté pour préparer les cours (tu ne crois quand même pas que les professeur arrivent en classes sans savoir de quoi il vont parler, et surtout il n’ont pas les même classes, différents niveaux qui n’évoluent pas de la même façon, il y a également la chose que l’on oubli (volontairement) la correction des copies.

                      pour les horaire a proprement parler, cela équivaut à un 35 heures dans le privé (et dans le privée j’en vois des personnes qui donnent l’impression de travailler, toujours a écrire des mail et en réunion mais je ne généraliserait pas, cela se réduit à certains individus)

                      bon et par dessus tout cela il y a la non reconnaissance de leur travail , a cause des fausses idées qui courent sur eux, alors que la plupart des professeurs (la totalité de ceux que j’ai rencontré) font ce travail par vocation, cela se ressent vraiment quand ils parlent de leur élèves.

                      donc il faut peu être arrêté de s’en prendre au prof avec pour seule image ce que l’on montre au jt de TF1, essaye de réfléchir plutôt que de repeter ce que te dit une seule source « d’information ».


                    • donino30 donino30 3 août 2007 08:19

                      Pour étayer le débat, j’ai calculé le montant total des prélèvements sur l’année 2006 de mon activité d’indépendant en informatique : 73% du CA s’envole au paradis étatique. En gros : 38% charges sociales, 15% impôt sur le revenu, 20% en TVA.

                      Donc quand je facture 100€ à un particulier ou une entreprise, il m’en reste 27 pour moi. Il faut que je trouve les clients et réussisse au moins 2 interventions par jour pour gagner le smic, et encore sans congés. C’est la preuve que quelquechose ne tourne pas rond non ? Comment voulez vous lancer des activités dans ces conditions ?

                      Je trouve cela plus révélateur que des comparaisons internationales de taux, très difficles à réaliser.


                      • JL JL 3 août 2007 08:46

                        Non, vous mélangez ! 38% de charges sociales c’est une rémunération différée. Lisez mon post à Arcturus, et celui à l’auteur.


                      • Arctarus 3 août 2007 08:51

                        Les cotisations maladie (pour le remboursement des soins), incapacité temporaire (arrêt de travail) ou permanente (invalidité), décès ou accident de travail, c’est de la rémunération différée ?


                      • masuyer masuyer 4 août 2007 11:27

                        Donino,

                        démonstration fausse car vous faites porter vos chiffres sur 100€. Si vous ne dégagez que l’équivalent d’un smic, l’impôt sur le revenu ne s’applique pas, donc exit les 15% par exemple.

                        Même réponse qu’à Bathsheaba plus haut.


                      • masuyer masuyer 4 août 2007 13:09

                        Le raisonnement est d’autant plus faux qu’en fait si votre activité est soumise à la tva, votre comptabilité est tenue en HT. Donc en admettant que vous n’ayez aucune charges d’exploitation vous devrez en fait calculer vos charges sociales et votre IR sur la base de 83,61€. Donc vous vous acquitterez de 44,31€ d’impots et cotisations. il vous reste donc 39,30 €.

                        Si vous avez commis cette erreur de bonne foi, je vous incite à suivre une formation en gestion, ce qui vous évitera d’aller droit dans le mur.

                        Cdt


                      • masuyer masuyer 4 août 2007 14:04

                        Autre erreur, parler du smic. En effet, et à moins d’être nul en gestion, si l’entrepreneur individuel ou le travailleur indépendant se dégage un prélèvement de 1050€ par mois par exemple cela ne correspond pas à un salaire net de 1050€. En effet, un salarié devra ôter de ses 1050€, par exemple, le coût de son véhicule (remboursement du crédit, assurance, entretien, carburant...). Pour le travailleur indépendant cela rentrera dans ses charges d’exploitations, comme par exemple son repas du midi, une partie de son loyer si le siège de son activité est à son domicile, sa facture de téléphone, une partie de sa facture d’électricité. Comme il y a dans ce cas confusion du patrimoine personnel et professionnel, il n’aura aucune difficulté à utiliser ses outils de production à des fins personnels. Etc, etc....


                      • donino30 donino30 7 août 2007 15:47

                        Masuyer,

                        je ne doute pas de votre bonne foi dans vos réponses. Toutefois, il semble que vous n’ayez pas bien compris. J’ai dit que j’avais calculé le montant de mes prélèvements obligatoires 2006 et que je les ai rapprochés de mon chiffre d’affaires, et que le résultat me donne 73%. Point barre, il n’y a pas à contester c’est factuel. Pour le rapprochement avec le SMIC et les 100€ l’IR étant proportionnel le taux global change un peu c’est évident. Ceci dit à ma connaissance un célibataire gagnant le SMIC paye un IR, contrairement à ce que vous semblez suggérer.

                        Par ailleurs, pour les frais de gestion, vous semblez croire que parce qu’ils sont des frais de gestion c’est « gratuit ». Et bien non, quand on est entrepreneur individuel et que l’on a des frais, il ne faut pas se contenter de faire une note de frais à sa direction ou son administration, il faut surtout arriver à les payer avec sa propre activité. Aussi incroyable que cela puisse vous paraître. Alors même avec 400€/jour en prenant quatre semaines de vacances, au final il me reste environ 1500€ chaque mois. Sans congés payés, sans RTT, sans assurance chômage, sans aucune garantie de type CDI. Mais c’est sans doute déjà trop à votre goût ? Les méchants indépendants n’ont qu’à payer c’est leur choix. Ok, je voulais simplement signaler à la communauté que quelquechose ne tournait pas rond.

                        Apparemment c’est le rapprochement avec le SMIC qui vous a « choqué », OK le raccourci est rapide et comparer un SMIC salarié avec un net d’indépendant ,n’est pas chose simple je suis d’accord. Il s’agit de donner des ordres d’idée que finalement peu de personnes connaissent tant qu’elles n’y ont pas été confrontées.

                        Encore une fois je ne doute pas de votre volonté de bien faire dans vos réponses, mais vous semblez plus ou moins contester le fait que les charges étouffent l’économie des petits entrepreneurs.
                        - vous semblez bien loin des réalités vécues par certains de vos concitoyens
                        - il est absolument impossible que vous soyez vous même entrepreneur individuel ou que vous ayez exercé un jour ce type d’activité (en activité principale bien sûr). Vous contesterez peut être cela en inventant des choses. Croyez moi : prenez le risque, essayez un jour, et là vous changerez complétement de point de vue dans les forums.

                        A+


                      • donino30 donino30 7 août 2007 16:02

                        JL, non je ne mélange pas désolé. Qui est capable d’affirmer qu’il détient la vérité, et que 38% est une somme juste au regard de la protection sociale ? Il faut faire le maximum pour la solidarité et faire avancer la société dans le bon sens je suis d’accord. Mais au delà d’un certain point, on asphyxie ceux qui dynamisent l’économie et donc la source de cette solidarité, c’est cela que j’essaie de faire comprendre.

                        Je rappelle que je parlais de 38% dans mon cas d’indépendant, mais pour ceux qui l’ignorent, dans le cas d’un salarié, 62.8% du salaire est prélevé en charges salariales et patronales. Par comparaison au royaume uni c’est 17.8% (sources 2006 : Corporate & consulting Technolgy CCT SA), auquel il faut ajouter environ 250€/mois d’assurance santé. On ne peut pourtant pas dire qu’il s’agit d’un pays du tiers monde ?? Je ne veux pas porter de jugement de valeur, mais l’écart est trop énorme pour ne pas s’interroger sur ce que devrait être le « juste prix » de la protection sociale.

                        Un paiement différé solidaire oui, une asphyxie aveugle et absolument impossible à remettre en question non.


                      • masuyer masuyer 7 août 2007 18:10

                        Donino,

                        raté, je suis entreprenur individuel.

                        Vous arrivez à 73% en ajoutant la TVA. Or une comptabilité d’entreprise (même individuelle) se tient en HT à moins d’être sous le régime de la micro entreprise, mais dans quel cas vos cotisations seraient calculées autrement.

                        Je ne connais pas votre statut fiscal, mais je suppose que vous payez vos cotisations sociales et votre impôt sur le revenu au titre du BIC à partir du compte de résultat (exprimé comme toute votre comptabilité en HT).

                        Vos cotisations sociales représentent dans votre cas 38% de votre résultat bénéficiaire (dans le mien 43%, mon secteur d’activité étant touché par un taux d’accident du travail plus élevé que le votre). 15% pour l’IR, là je suis d’accord. Mais pour la TVA, vous n’êtes que collecteur.

                        Votre taux de retenue est de 53% (cotisations sociales+IR) de votre résultat bénéficiaire HT.

                        Ce qui m’a choqué est plus cette addition de la TVA qui est mensongère.

                        Maintenant rien ne vous empêche de reprendre une activité salariée.


                      • donino30 donino30 10 août 2007 15:17

                        Masuyer,

                        Comme vous vous en doutez, je ne crois pas une seconde l’histoire de l’entrepreneur individuel. « Mais pour la TVA, vous n’êtes que collecteur » Alors là c’est extraordinaire. Sous cet angle là, je ne suis que « collecteur » des charges sociales également, et également « collecteur » de l’IR... Bien évidemment je comprends qu’une compta s’entend toujours HT. Et alors ? la TVA n’est donc plus un impôt, nous n’avons plus le droit de l’inclure dans un calcul de pression fiscale ?? A mon avis, vous ne voyez que l’aspect de facturation B2B, dans lesquels on parle toujours HT, et là on est à peu près d’accord. Mais dés que vous travaillez avec des particuliers, on ne parle plus qu’en TTC, et comme un indépendant en services n’a presque rien en TVA déductible, la TVA frappe de plein fouet le gain. « Maintenant rien ne vous empêche de reprendre une activité salariée » : hors de propos, j’ai quand même le droit de signaler sur un forum qu’à mon sens la fiscalité française ne permet pas à un indépendant de bien gagner sa vie sans tricher. Libre à vous de penser le contraire et que tout va bien au pays des bisounours... A+


                      • omaley67 3 août 2007 08:50

                        Dans l’exemple réducteur des voitures jaunes, il est évident qu’une baisse fiscale sur celles-ci s’effectuera au détriment des voitures rouges, des vertes etc. C’est le bon vieux principe des vases communicants. En revanche, une baisse importante de la fiscalité sur les produits pétroliers aurait un tout autre impact, indirect celui-là. Les automobilistes feraient plus de kilomètres, entraînant un changement de véhicules plus fréquent, des révisions plus rapprochées, des changements de pièces, pneumatiques ou autres plus nombreux... En pouvant se déplacer plus facilement, cela aurait également pour effet de relancer l’économie touristique. Je n’ai pas la preuve mathématique que les rentrées fiscales induites compenseraient la baisse de TIPP consentie, mais je suis certain qu’un litre d’essence à cinq euros tuerait irrémédiablement l’économie nationale.

                        L’impôt tue l’impôt.

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