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Accueil du site > Actualités > Economie > Petit guide des produits dérivés

Petit guide des produits dérivés

Les traders font un métier hyper technique, à très haute valeur ajoutée...

Cet article a pour vocation de démystifier le fonctionnement des produits dérivés et une bonne partie du travail des traders.

 

Les caractéristiques des produits dérivés

Tout d’abord, le mot "produits dérivés" est relativement obscur et source de confusion.

L’exemple le plus courant est la confusion avec les produits dérivés genre Disney, le merchandising, le marchandisage. Mais finalement, en y repensant bien c’est un peu ça aussi …

 

Le merchandising de produits financiers

Une définition large est utile : Le merchandising est un ensemble de techniques destinées à améliorer la présentation d’un produit, d’une marque ou d’un point de vente. Le merchandising - ou l’art de mieux vendre un produit grâce à sa présentation - doit permettre d’optimiser les ventes des produits ou des marques et d’augmenter l’attractivité des points de ventes.

Les contrats forward, futures et autres options, c’est un peu pareil : tu as le même produit mais on te le présente autrement.

Trop souvent, c’est pour faire « sophistiqué », matheux et cher alors c’est surtout utile aux banquiers. Parfois, c’est simple et je pense que ces produits ont leur utilité économique comme les simples prêts.

1. Une des améliorations de la présentation des instruments financiers est l’horizon d’investissement : avec les produits dérivés tu n’achètes plus maintenant mais dans 3 mois, 6 mois, un an à un prix fixé aujourd’hui : ce sont les contrats forward ou les futures simples – dans le jardon on appelle les contrats simples « vanilles » pour être sûr d’être imbitable et bien payé.

=> Manque de bol, si tu empruntes la somme au taux sans risque – on peut rêver – pour acheter l’action et la garder jusqu’à la maturité du contrat, le résultat financier est le même (prix en absence d’opportunité d’arbitrage).

2. Une autre « amélioration » est l’effet de levier : avec 10 euros tu acquerras au terme du contrat les gains d’une action qui coûte 100 euros aujourd’hui.

=> Super, on vient de redécouvrir l’emprunt…

3. Plus subtile, on te donne le droit et non l’obligation de respecter les termes du contrat, ça s’appelle une option.

 

Les options

Je vais donner un exemple car je sens que ça devient vraiment compliqué.

J’écris avec les vrais termes techniques pour faire réaliste :

Warrant (produit optionnel pour les particuliers pigeons) : option d’achat

Sous-jacent : TOTAL SA

Cours du sous-jacent 38.05  (prix aujourd’hui)

Parité warrant  5.00000 (effet de levier)

Nature Call Warrant sur Actions (droit d’acheter 5 actions TOTAL)

Prix d’exercice 40.00 (achat au prix de 40 euros)

Date d’échéance 16/09/2009 (le droit est dans un mois seulement)

Type Européen (droit uniquement à l’échéance)

Parité support 1.00000

Quotité 1

Emetteur COMMERZBANK

Date d’émission 23/02/2009

Dernier cours  0.13 (-27.78%) (Primes à payer de 0,13 €)

 

Un petit lexique supplémentaire est utile :

La parité

Le droit conféré par le warrant, c’est à dire le droit d’acheter le support dans le cas d’un call warrant peut suivant les warrants ne pas être accordé à 1 warrant mais à plusieurs.

En fait, la parité reflète le nombre de warrants nécessaires pour pouvoir exercer ce droit.

Une parité de 5 / 1 impose de posséder 5 warrants pour pouvoir exercer ce droit sur 1 titre.

 

La quotité

Un warrant ne peut se négocier que par lot. La définition de la quotité c’est le nombre de warrants du lot. On va donc négocier (acheter, vendre) des warrants par groupe de 10, 100 ... minimum. Les warrants ne s’achètent donc pas à l’unité mais par paquets, la taille du paquet étant appelée la quotité.

 

Résultat financier de l’achat d’un warrant d’achat

Avec ce warrant, 5 en fait à cause la parité et la quotité, vous achetez le droit d’acheter une action TOTAL au 16/09/2009 au prix de 40 euros. Ce n’est pas une obligation.

Concrètement si vous achetez 5 warrants, vous avez le résultat financier au 16 / 09 /2009 de la formule suivante :

* si prix TOTAL à la clôture du 16/09/2009 > 40 euros :

o Gain = (prix TOTAL à la clôture du 16/09/2009 – 40) en euros

* Au pire, prix TOTAL< 40 euros à la clôture du 16/09/2009 :

o Pertes = votre mise initiale soit 5 * 0,13 = 0.65 euros

Franchement ça donne envie de jouer non ? 

Et bien ça c’est du beau merchandising coco !

 

C’est un produit asymétrique, j’enfonce mon clou, car si TOTAL SA dépasse les 40 euros à la clôture du 16 / 09 /2009, vous ne pouvez que perdre votre mise ; en revanche vous pouvez gagnez à la hausse.

Pour vous le faire sentir, je refais un beau dessin pour comparer un achat aujourd’hui d’une action TOTAL SA à 38 euros et le warrant d’achat, voici le résultat financier final au 16 / 09 /2009 :


Une question vous brûle les lèvres : Comment font les traders pour synthétiser des produits dérivés dont le profil de gain est asymétrique ?

En fait, Les opérateurs de marché pratiquent un peu mais pas uniquement, pour m’éviter les cris d’orfraies des puristes, une stratégie dite de delta hedging.

Le principe est une fois encore plutôt simple, prenons l’option d’achat :

Initialement, l’opérateur achète des actions TOTAL, en fait dans mon exemple pour produire le résultat des 5 Warrants qu’il vous a vendu aujourd’hui, il achète 0.30 actions.

Il y a une formule compliquée pour calculer ça, elle est archi connue sous le nom de Black et Scholes (73).

Acheter 0.3 action, ce n’est pas possible me dites-vous ?

=> Vous devenez dès lors un critique averti du modèle de Black & Scholes. Mais bon la banque vend des centaines de warrant alors il aura plutôt des chiffres ronds à acheter.

Pour les lecteurs au taquet : 0.30 * 38 euros = 11.4 euros Vs 0.65 euros de prime reçue.

Il n’a pas assez d’argent pour acheter ?

Ce n’est pas grave, il bosse dans une banque ! Alors il emprunte => effet de levier.

Ensuite tous les jours, il pratique la discipline suivante – souvent le soir à la clôture :

* Quand les cours baissent par apport au cours du jour précédent, l’opérateur vend des actions TOTAL SA pour tenter de limiter les pertes au montant des primes encaissés (0.65 €) ;

* Quand les cours montent par rapport au cours du jour précédent, l’opérateur achète de plus en plus d’actions.

Pour cerner les bornes de variation de cette stratégie, prenons un cas extrême :

* TOTAL SA côte 50 euros le lendemain et l’opérateur aura acheté, avant la clôture pour limiter la casse, 1 action entière TOTAL SA pour se couvrir, l’option est dite dans la monnaie. Ainsi, ils pourront vous payer le résultat offert par l’option = (prix TOTAL à la clôture du 16/09/2009 – 40) ;

* Si TOTAL SA vaut 25 le lendemain, il aura tout vendu - à prix cassés - dans la journée.

Néanmoins, les traders ne sont pas devins et ils achètent toujours en retard d’un train, on accompagne la tendance en fait – stratégie momentum en langage de gestion d’actifs.

De façon concrète, lorsque les marché bougent énormément, ça s’appelle une crise très souvent :

* Pour les périodes de baisses, les opérateurs de produits dérivés vendent très rapidement leurs actions ;

*  Pour les périodes de hausses, les opérateurs de produits dérivés achètent les sous jacents massivement et amplifient les hausses.

De fait, ces opérations sont automatisées, mathématisées et ne sont pas un mouvement de panique du trader.

Néanmoins, elles rendent les marchés plus volatiles, plus élastiques, elles accélèrent le mouvement des cours. En mécanique, on nous apprend l’accélération des corps, en finance j’introduis comme je peux la convexité des produits dérivés.

La présence de ces produits dans les marchés accélère les tendances, comme la masse – et non pas le poids – accélère la chute des pommes. Je suis d’humeur métaphorique.

Pour les matheux, il s’agit bien d’une dérivée seconde positive du prix de marché des options par rapport au prix du sous jacent.

Humblement, je ne pense pas que ces accélérations soient profitables à l’économie réelle, les crises se répètent trop souvent depuis 20 ans et leurs conséquences sont réellement désastreuses pour les plus vulnérables éléments de notre société. Les plus riches, eux, n’y voient que des opportunités (cf. les institutionnels de mon précédent article ou les clients des banques privés..).

Bon ça fait déjà beaucoup pour aujourd’hui, j’espère que vous saisissez mieux le boulot des traders et le fonctionnement des options.


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43 réactions à cet article    


  • Arno_ Arno_ 10 août 2009 17:24

    C’est limpide. Vous avez un réel don pédagogique.


    • Bill Grodé 10 août 2009 17:45

      C’est vrai : à vous lire, on voit que vous êtes d’un naturel taquin, comme vous l’affirmez dans votre fiche de présentation.


      • Le péripate Le péripate 10 août 2009 17:55

        C’est beaucoup plus amusant que le Monopoly ! Mais moins que le Bonanza.


        • perlseb 10 août 2009 22:23

          Oui, merci pour cet article. On saisit un peu mieux le métier des traders : c’est vraiment sans intérêt aucun et complètement déconnecté du réel. Il faut être vraiment très con pour faire ce métier ... ou alors ne s’intéresser qu’à l’argent, ce qui est un peu pareil, avouons-le.

          Vous avez entièrement raison sur un point dans ce travail à « haute valeur ajoutée », c’est le paquet de pognon avec lequel il joue. Pourquoi être salarié dans une banque si on se croit assez malin pour jongler avec les cours ? Autant jouer seul, directement à partir d’internet... c’est en oubliant la loi de l’offre et de la demande que les traders trafiquent eux-mêmes en engageant une part conséquente des capitaux propres des banques (l’affaire Kerviel n’est qu’un exemple).

          Sans limite de mise dans un casino, vous pourriez gagner à coup sûr en doublant la mise à chaque nouvelle tentative. Il faut juste avoir un gros paquet de pognon.

          Effectivement, l’instabilité ira croissante, en même temps que la concentration de pognon ira croissante. Pour ceux qui ont l’argent et qui s’entendent, c’est de plus en plus facile d’en faire... Au détriment de ceux qui travaillent et qui essaient de faire des calculs de rentabilité en considérant que les prix sont relativement stables. Vraiment, de la haute valeur ajoutée, la spéculation.


          • Charlouss Charlouss 11 août 2009 14:48

            Monsieur perlseb,

            "Oui, merci pour cet article. On saisit un peu mieux le métier des traders : c’est vraiment sans intérêt aucun et complètement déconnecté du réel. Il faut être vraiment très con pour faire ce métier ... ou alors ne s’intéresser qu’à l’argent, ce qui est un peu pareil, avouons-le.« 

            J’ai beaucoup de copains traders mais je ne suis pas loin de penser comme vous..

             »Effectivement, l’instabilité ira croissante, en même temps que la concentration de pognon ira croissante. Pour ceux qui ont l’argent et qui s’entendent, c’est de plus en plus facile d’en faire... Au détriment de ceux qui travaillent et qui essaient de faire des calculs de rentabilité en considérant que les prix sont relativement stables. Vraiment, de la haute valeur ajoutée, la spéculation."

            C’est bien dit.
            Bah ouais, je suis complètement d’accord et ça me déprime !


          • perlseb 11 août 2009 22:14

            Ce qui vous trahit, Charlouss, c’est votre formation : « ingénieur financier ».

            A partir de là, les gens ont du mal à voir dans quel camp vous vous situez. Je n’aurais jamais fait cette formation, mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Cela doit être dur de rejeter en partie sa propre formation en plus du fonctionnement de la société.

            Courage, si vous recherchez un peu plus de conscience alors peut-être récupérerez-vous beaucoup plus que l’argent. Diogène (très pauvre matériellement) a dit à Alexandre le Grand, quand ce dernier lui demanda ce qu’il désirait : « Ôte-toi de mon soleil ». Les gens idiots veulent tous ressembler à Alexandre le Grand, mais un homme, quel qu’il soit, ne se mesure pas à son capital ou à son revenu, même si la société de consommation cherche à nous le faire croire.


          • Charlouss Charlouss 11 août 2009 09:40

            Monsieur Léon,

            Si vous pensez pouvoir parler de mon éducation, et donc de mes parents, sans être agressif, vous vous trompez.

            Ne prenez pas votre air de grand monsieur quand vous vous en prenez à mes parents, vous êtes bien bas.

            Vous n’avez pas pris vos chocapics ç’est ça ?


          • Charlouss Charlouss 11 août 2009 10:10

            Monsieur Léon,

            Je vais vous expliquer deux / trois petits trucs sur le monde magique de l’entreprise.
            Je suis ingénieur de formation, je connais plutôt bien la réalité de quelques grosses sociétés industrielles et de services. On ne peut pas dire que ce soit très excitant, ni gratifiant.

            Des gens brillants se retrouvent à végéter dans des postes rébarbatifs pendant des années.
            Rédiger des spécifications, faire des réunions interminables où aucune décision n’est prise.
            N’être responsable que de ses rapports que personne ne prend le temps de lire.
            Habiter à 1 h minimum de son lieu de travail car l’immobilier est trop cher.
            Etudier les prix bas pendant des semaines pour pouvoir partir en vacances.
            Et puis, cerise sur le gâteau, les entretiens d’évaluation, cette blague, se terminent toujours pas des : où vous voyez vous dans 3 ans ? Et, au final, quand les gens bougent c’est toujours grâce à des relations personnelles.

            Bien entendu, je parle des privilégiés que sont les cadres, le milieu que je connais le mieux. La réalité des employés, des ouvriers, des gens qui travaillent à temps partiel forcé est bien plus problématique.

            Voilà ce que vous me proposez comme alternative ?

            Enfin, pour votre information, je fais un travail idiot et inutile que vous avez bien raison de critiquer sans le connaître : je travaille exclusivement sur les questions de la retraite et de l’investissement socialement responsable.


          • Le péripate Le péripate 11 août 2009 11:02

            Et l’Éducation Nationale ? Exonérée de toute responsabilité ? C’était bien la peine de s’être baptisée de ce nom si pompeux.


          • perlseb 11 août 2009 11:36

            A Charlouss et aussi à Léon,

            C’est vrai que maintenant, en faisant des études, notre qualité de vie est bien inférieure à ce qu’elle était avant sans en faire. J’ai connu presque 3 ans de chômage avec un diplôme d’ingénieur car j’ai refusé tout piston (la liberté a un prix). Moi aussi, mon boulot était sans intérêt (avec en prime 2 h de transport en commun par jour).

            Il faut savoir arrêter de travailler dans ces conditions. Quand vous estimez en avoir assez pour manger et pour vous loger, il faut savoir démissionner (c’est ce que j’ai fait). Il vaut mieux rester une victime du système plutôt que de le cautionner et de croire que la vie sera plus supportable en achetant de l’inutile complètement futile.

            Je plains les jeunes et plus encore ceux qui veulent rester libres.


          • wesson wesson 11 août 2009 13:20

            @perlseb,


            « Je plains les jeunes et plus encore ceux qui veulent rester libres. »

            Donnez-leur un écran plat (ou donnez-leur l’argent pour l’acheter) et vous verrez qu’ils se penseront libres, ces cons là !

          • nortydal 10 août 2009 23:38

            j’ai compris


            • Forest Ent Forest Ent 10 août 2009 23:47

              Amha, vous avez éludé le gros piège du système, qui est dans les hypothèses de la formule magique que vous citez. Elle contient en effet de la « volatilité », c’est à dire la dispersion constatée dans les cours correspondants dans le passé. Elle consiste donc ni plus ni moins à supposer que le futur sera comme le passé, d’où risque systémique.

              Le gros bug de la théorie financière dans son ensemble consiste à postuler des lois normales et des « processus browniens ».


              • Charlouss Charlouss 11 août 2009 09:37

                Monsieur Renève,

                Je m’incline, ce que vous dites est tout à fait juste à mon sens aussi.
                Vous le dites même mieux que je ne l’aurais dit, c’est brillant.

                Chapeau bas !


                • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 11 août 2009 12:03

                  À Philippe Renève (xxx.xxx.xxx.123) 10 août 22:37 

                  Je vais être courtois et mesuré.
                  Vos explications sont déjà plus détaillées et donc plus précises. Toutefois, il reste pas mal à faire pour simplifier tout cela et n’en montrer que le principe

                  & À Charlouss (xxx.xxx.xxx.146) 11 août 09:37 

                  Monsieur Renève,
                  Je m’incline, ce que vous dites est tout à fait juste à mon sens aussi.
                  Vous le dites même mieux que je ne l’aurais dit, c’est brillant.
                  Chapeau bas !

                  =======================================================================

                  N’étant aucunement spécialisé en ce domaine, je dois reconnaître que j’aspire à lire des documents sérieux et limpides, intelligibles.

                  Puisque Philippe Renève reconnaît la compétence de Charlouss en la matière et que Charlouss a l’élégance de reconnaître la pertinence de la critique de la forme faite par Philippe Renève, pourquoi n’écririez-vous pas, ensemble, l’article que bien des gens attendent ?
                  Bien cordialement.


                • Internaute Internaute 11 août 2009 12:53

                  On n’a pas élevé les cochons ensemble. Par conséquent je ne vois pas pourquoi vous vous permettez de tutoyez vos lecteurs.

                  Pour ce qui est des warrants (« Options » en anglais, si si c’est vrai), le prix de vente de la banque au particulier a été mis au point par Black et Sholès http://en.wikipedia.org/wiki/Black%E2%80%93Scholes qui ont reçu pour cette découverte le simili-prix nobel d’économie en 1997. La formule est décrite ici http://karine.beaufils.free.fr/ModeleBS.html (Vous remarquerez au passage que dans le lien cité il y a un lapsus révélateur - exécrable au lieu de exécutable).

                  Fort de sa réussite Sholès a rejoint le fond d’investissement Long Term Capital Management pour y appliquer sa haute ingénierie financière. En quelques semaines LTCM a réussi à faire faillite en laissant plus de 4 milliards de dollars de pertes.

                  « Le fondateur de LTCM, John Meriwether, avait dû démissioner de Salomon Brothers car l’un de ses opérateurs avait falsifié des offres d’achats de bons du trésor des Etats-Unis, un fait qui en soi suggère qu’il est nécessaire de contrôler ces entreprises. Mais les assesseurs financiers de l’entreprise étaient Myron Sholes et Robert Merton, qui partagèrent le prix nobel d’économie de 1997. Si quelqu’un pouvait se contrôler lui-même c’était bien cette équipe de lauréats du prix nobel. »

                  http://www.salvadorenosenelmundo.blogspot.com/2008/10/manuel-hinds-contesta-jose-manuel-ortiz.html

                  Moralité. Il n’y a pas de formule magique qui vaille, ni rien de bien satisfaisant derrière des soit-disant modèles mathématiques.


                  • Charlouss Charlouss 11 août 2009 14:44

                    Monsieur,

                    Vous me permettrez de vous faire remarquer que je ne soutiens pas la thèse que ce modèle fonctionne ou sert à quelque chose. Je pense même tout le contraire.

                    Ensuite, vous pourriez penser que le tutoiement est un moyen d’embobiner le pigeon très pratiqué dans les activités commerciales. C’était d’une utilité stylistique mais ce n’est pas adapté à votre susceptibilité, désolé. 


                  • P. PICARD 11 août 2009 13:20

                    > Les traders font un métier hyper technique, à très haute valeur ajoutée...

                    Dès la première phrase ça part de travers.

                    Les traders ne produisent rien et ne servent à rien. Quant aux produits dérivés financiers, ce n’est rien d’autre qu’une escroquerie, un moyen pour créer des bulles financières qui a accaparé le crédit jusqu’à ne plus laisser aucune source de crédit pour l’économie réelle. C’est une manipulation du système financier au profit d’un petit nombre, un racket. La valeur économique d’un trader est pire que nulle, elle est négative.

                    Les produits financiers dérivés devraient être interdits, et les traders devraient faire autre chose.

                    Petition pour une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière :
                    http://www.solidariteetprogres.org/petition/

                    Le nouveau Bretton Woods :
                    http://www.solidariteetprogres.org/sp_HP-Krach.php3


                    • Gandalf Tzecoatl 11 août 2009 13:35

                      Pour y avoir touché par un lointain passé, je déconseille. Que l’on me propose les produits alternatifs, dérivants ou régressifs, ah que ça sentirait le même fumet.


                      • Gandalf Tzecoatl 11 août 2009 13:45

                        A produit volatil, clièntèle volatile.


                        • Gandalf Tzecoatl 11 août 2009 21:22

                          « ... et une pomme tombe toujours à la même vitesse quelle que soit sa masse »
                          Non, la même accélération, dans le vide, à masse constante lors du projet et de l’objectif attractif.


                        • Charlouss Charlouss 11 août 2009 14:30

                          Note aux lecteurs :

                          Pour ceux qui n’ont pas compris le sens de lecture :

                          > Les traders font un métier hyper technique, à très haute valeur ajoutée...

                          C’est du SECOND degré !


                          • P. PICARD 11 août 2009 16:41

                            1° - Apprenez qu’on ne fait généralement pas de second degré sur la première phrase d’un article.
                            2° - Je ne crois pas un seconde à du second degré, ou alors c’est tout votre article qui est à prendre au second degré.


                          • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 12 août 2009 16:32

                            à P. PICARD (xxx.xxx.xxx.108) 11 août 16:41

                            1° - Apprenez qu’on ne fait généralement pas de second degré sur la première phrase d’un article.

                            C’est bien ce qui apparaît dans chaque première phrase de vos propres articles.


                          • Charlouss Charlouss 11 août 2009 14:36

                            Deuxième note aux lecteurs qui lisent de travers ou trop rapidement au premier degré :

                            Sous-jacent : TOTAL SA
                            Nature : Call Warrant sur Actions (droit d’acheter 5 actions TOTAL)

                            Mais qu’est ce que peut bien être le sous jacent ?!
                            Une action peut être ?


                            • fonzibrain fonzibrain 11 août 2009 15:03

                              Les agios (frais sur les découverts bancaires) collectés par les banques américaines devraient cette année atteindre le montant record de 38,5 milliards de dollars, selon une étude citée lundi par le Financial Times.

                              article la presse-affaire.ca,lisez cet article,c’est très instructif.

                              On y apprend par exemple que ” 90% des frais sur des découverts aux États-Unis concernent seulement 10% des 130 millions de détenteurs d’un compte bancaire “,ce chiffre est à mettre en perspective avec le fait que 1% des plus riches gagnent plus que le total des revenus des 40% les plus pauvres.

                              C’est vraiment une entreprise d’appauvrissement généralisé des déja pauvres qui à l’oeuvre,voila un bel exemple de cette volonté d’enfoncer les gens : “chez Bank of America, relate le Financial Times, un client mettant son compte à découvert de seulement 5 dollars peut se voir contraint d’acquitter des frais de 35 dollars, et s’il effectue des dépenses supplémentaires sur son compte, cette charge peut être réitérée jusqu’à dix fois en une seule journée.”

                              Vous vous rendez compte,350 $ de frais en une journée (vous pouvez très bien ne pas savoir ou en est votre compte,surtout à 5$ près),si vous êtes déja en posture difficile,hé bien après cet incident(ce vol qualifié en fait),vous risquez d’avoir la tête sous l’eau longtemps.Et c’est le but recherché.

                              Je ne peux imaginer une seule seconde que les banques ne soient pas aux courants des dégats terribles que ces méthodes occasionnent dans les populations déja pauvres,il n’y a pas meilleure méthode pour déstabiliser le budget d’une famille,et ses capacitées à rembourser le prêt sur la maison,C’EST DONC INTENTIONNELLEMENT QUE CELA EST FAIT,pour que dans un système d’engrenage découvert-frais-encore plus découvert-frais-impossibilité payer loyer-expulsion,les classes moyennes soient laminées et clochardisées.

                              C’est profondément malsain et criminel, les responsables doivent être pendus haut et court,il n’y a pas d’autres alternatives.

                              http://fonzibrain.wordpress.com/


                              • lechoux 11 août 2009 15:04

                                Avant d’expliquer quelque chose, il vaut mieux le comprendre et la pédagogie n’est pas une faculté partagée par tout un chacun. Votre article pue l’arrogance et l’opportunisme du gogo qui a compris ce qu’il fallait dire et à quel moment.

                                COIN ! COIN ! COIN !


                                • Charlouss Charlouss 11 août 2009 15:12

                                  Monsieur Lechoux,

                                  Vous aussi vous n’avez pas eu vos chocapics ce matin ?

                                  Merci de vos encouragements et de votre franche camaraderie.


                                  • lechoux 12 août 2009 16:17

                                    Hautain, prétentieux, imposteur, sûr de lui et de ses connaissances ésotériques : toutes les qualités de l’ingénieur modèle.

                                    Vous n’avez pas répondu à mon post car il touche au coeur de votre problème. Si vous arrivez à vendre ce genre de conseils, tant mieux pour vous, tant qu’il y a des gogo qui aiment le chant des rossignols. Je comprends, de plus, que vous ayez besoin de mes encouragements, vu la science infuse que vous débitez. Vous me faites penser au médecin du « Malade imaginaire » de Racine, qui tient la dragée haute à ses patients parce qu’il parle un language imcompréhensible. Ce sont des gens comme vous qui ont coulé Alstom, en 10 ans, d’un fleuron industriel vous en avez fait une entreprise qui vaut pinuts.

                                    Et ma haine est celle des imposteurs dans votre genre, voyez comme tous ceux, grandes écoles, torse gonflé, prétentions puantes, qui ont suivi comme des moutons de panurge cette brillante classe financière américaine et qui ont plombé notre économie pour 20 ans. Pensez-vous que je dois vous encourager à continuer à blablater pendant des heures sur un sujet qui s’explique en 5 lignes. L’ingénieur tire son revenu, c’est à dire son parasitisme, du volume de l’information qu’il traite. Que cette information soit utile ou judicieuse, c’est à dire « pertinente » en language d’ingénieur, n’est pas son problème. il a rempli sa mission. Il faut être plus « factuel », Môsieur l’ingénieur.


                                  • cocobeloeil 11 août 2009 16:27

                                    Bonjour, 


                                    Je voulais juste préciser en ce qui concerne les warrants, que les banques se couvrent non pas en vendant (ou achetant) le sous jacent mais allant directement sur le monep acheter l’option ou le future (dans le cas de mat 1er). 

                                    Les options fonctionnent selon le même principe que le warrant sauf que : 

                                    Les options sont librement échangées sur le monep alors que le warrant n’est vendu que par le market maker (ici la banque éditrice du warrant). Le fait que l’option est librement fait qu’elle coute moins chère car le marché est plus liquide. Cependant, peu de gens connaissent les options (on ne voit pas de pub flashy sur boursorama pour les options). 

                                    Pour parler, plus simplement en achetant le warrant, vous achetez plus cher quelque chose que vous auriez pû vous procurer sur le monep pour moins cher (on parle de prenium).

                                    Autre désavantage du warrant, c’est la banque émetrice qui décide du prix auquel elle vous rachète le warrant selon un calcul (tembouille interne) qui évolue plus facilement dans leur sens que dans le vôtre. 

                                    Les traders n’achétent pas de warrant (sauf s’ils découvrent une énormité dans les cotations d’un concurrent), ils utilisent les options, les futures, cds, swap, etc....

                                    cocobeloeil




                                    • Charlouss Charlouss 11 août 2009 16:31

                                      Cocobeloeil,

                                      Merci de ces précisions, je ne voulais pas complexifier mon exposé que de nombreuses personnes aimables trouvent déjà inbittable -un mot à la mode.

                                      Enfin un commentaire utile à la communauté !

                                      Merci encore ça me soulage..


                                      • Internaute Internaute 11 août 2009 16:39

                                        L’article présente bien la technique des traders pour servir leur clientèle en options mais il manque à mon avis deux choses.

                                        Tout d’abord, à quoi sert un Warrant ? Tel que le présente l’article, le warrant est une occasion offerte à un quidam de placer son argent en espérant gagner beaucoup tout en limitant sa perte à sa mise. Autrement dit, le warrant s’apparente au Loto. Le risque du Loto est aussi limité à la mise tandis que le gain peut être trés élevé. S’agit-il pour autant d’un investissement ? Permettez-moi d’en douter.

                                        Le warrant a un vrai rôle à jouer en tant qu’assurance. Il faut dans ce cas acheter des options de ventes (put warrant) qui couvrent une position d’achat de titres. Le calcul des quantités à acheter est un peu complexe mais reste du domaine de la classe de 3eme. On est alors dans la situation où l’on a un investissement en titres (soit acquis soit achetés à terme) lequel peut subir un sinistre, la baisse inopinée des cours. En achetant un peu d’options de ventes sur le même titre, au cas où les cours chutent, le gain sur les options dépasse la perte sur les actions. Au cas où les cours ne chutent pas beaucoup on a perdu l’argent mis dans l’option. Il faut prendre cela comme une assurance auto. A la fin de l’année vous n’allez quand-même pas vous plaindre d’avoir perdu l’argent payé à l’assureur, pourtant c’est bien le cas.

                                        La grosse différence est qu’avec le warrant on peut acheter l’assurance sans avoir l’automobile. Dés lors on rentre dans le domaine des jeux de hasard tout comme le loto.

                                        Le deuxième point que je voulais soulever est que le banquier est aussi le teneur de marché. C’est donc lui qui définit le cours d’achat et de vente des options et non pas le marché. Autrement dit, le client est entièrement à sa mercie malgré l’AMF. La relation entre la variation du cours du sous-jacent et celle de l’option est INCONNUE de l’investisseur. Si on oublie les grosses théories et qu’on compare sur un an les graphiques des cours réels de l’un et de l’autre on s’apperçoit que la corrélation tient plus du mouvement brownien que d’une quelconque loi normale. J’ai même vu des call warrants qui baissent quand le cours du sous-jacent monte. Intrinsèquement, à cause des coefs de Blak& Sholes, le cours du warrant baisse fortement avec le temps quoi qu’il arrive.

                                        Je pense qu’au bout du compte les warrants sont calculés pour que la banque gagne toujours sauf dans quelques cas, exactement comme la Française des Jeux. Si l’auteur s’y connaît en warrant vus depuis l’intérieur d’une banque j’aimerais bien avoir son avis sur ce point.


                                        • Charlouss Charlouss 11 août 2009 16:47

                                          Monsieur P.Picard,

                                          Je ne sais pas comment on écrit un article dans vos contrées mais dans mon païs, on lit la fin. Le mec qui écrit :

                                          Humblement, je ne pense pas que ces accélérations soient profitables à l’économie réelle, les crises se répètent trop souvent depuis 20 ans et leurs conséquences sont réellement désastreuses pour les plus vulnérables éléments de notre société. Les plus riches, eux, n’y voient que des opportunités (cf. les institutionnels de mon précédent article ou les clients des banques privés..).

                                          N’est pas forcément du côté des traders ou des banques.
                                          Alors ayez le courage de finir les articles avant de déverser votre bile sans intérêt.


                                          • Bulgroz 11 août 2009 16:51

                                            Comme me l’expliquait un Directeur Financier à Enron : l’important, c’est de ne pas faire apparaître dans la colonne de gauche des chiffres qui puissent se comparer aux chiffres de la colonne de droite.


                                            • Charlouss Charlouss 12 août 2009 10:06

                                              à Perlseb

                                              Ce qui vous trahit, Charlouss, c’est votre formation : « ingénieur
                                              financier ».

                                              A partir de là, les gens ont du mal à voir dans quel camp vous vous
                                              situez. Je n’aurais jamais fait cette formation, mais il n’y a que les
                                              imbéciles qui ne changent pas d’avis. Cela doit être dur de rejeter en
                                              partie sa propre formation en plus du fonctionnement de la société.

                                              Ouaip c’est le même débat que peut-on être riche et de gauche non ?
                                              J’ai l’impression qu’on ne peut être que corporatiste dans ce monde franchouillard.
                                              Pourtant, il y a des millions de gens qui ne se reconnaissent pas dans leur monde professionnel non ?
                                               
                                              En fait, j’ai débuté dans l’industrie spatiale, j’ai pu voir à cette occasion l’ennui mortel qui m’attendait dans ce monde. Ce qui me passionne depuis tout gamin c’est l’économie, les ressources naturelles, l’histoire, la sociologie l’écologie et j’en passe.

                                              Je vais vous faire mal aux yeux mais tant pis : on est plus en contact avec ces matières nobles en finance que dans beaucoup d’autres métiers.

                                              Ensuite, j’ai fait un calcul en bon ingénieur et j’ai bien vite compris que le monde de la finance n’est pas rose mais on ne risque pas de comprendre la finance et ses méfaits si on n’en fait pas, et je suis curieux..De plus, ça fait voyager et les conditions matérielles sont plutôt agréables, il faut le reconnaître.

                                              Je n’ai jamais vendu le moindre truc toxique mais je me suis vraiment bien cultivé auprès de gens très brillant, je les remercie au passage.

                                              Je préfère écrire des articles pédagogiques sur ces thèmes que de dire « tous des cons ces banquiers !! »
                                              Car évidemment ce n’est pas vrai, je connais des gens très bien dans ce milieu.
                                              Seulement, je crois que la finance est une matière très complexe qui bénéficie principalement à ceux qui savent cacher l’information avec un sens moral douteux.

                                              En conséquence, j’informe.


                                              • perlseb 12 août 2009 12:38

                                                Je ne vous critique pas. Je trouve votre attitude très courageuse, au contraire. Votre expérience est, sans aucun doute, beaucoup plus riche que la mienne.

                                                L’intelligence, on en est tous assez pourvu puisque c’est avec cela qu’on juge : et cela, je me l’applique constamment et je relativise la portée de mes réflexions.

                                                Cependant, moi aussi, je me suis intéressé, un temps, aux mécanismes financiers et à l’argent en particulier (d’où vient-elle ?), censée être l’ultime récompense dans cette société. Ma conclusion a été très simple : c’est que l’argent, sans le travail de ceux qui y croient, ça ne vaut rien.

                                                Donc, ce qui compte, c’est bien le travail. La plus grande difficulté, c’est de faire abstraction des complexités arbitraires de cette société (qui pourraient simplement ne pas exister avec d’autres règles) afin de pouvoir définir correctement ce qu’est un travail utile, ce qui nous sert vraiment. C’est à cela que nous devrions réfléchir.

                                                Que les traders fassent un métier, en fin de compte, très complexe, je n’en doute pas. Mais qu’ils puissent consommer ce qu’ils ne pourraient produire eux-mêmes en ayant 30 vies, c’est très ennuyeux. Nous dépendons tous des autres dans cette société ultra-spécialisée, il faut le reconnaître et savoir être modeste. Je suis contre la notion de héros ou d’élu que le cinéma ou l’histoire véhiculent : individuellement, nous sommes bien peu. Nous devrions tous profiter à peu près également de l’accumulation des connaissances humaines car notre part (dans cette accumulation), même en étant un pur génie, devient de plus en plus négligeable.

                                                Je suis peut-être dans le faux, mais bon, j’essaie de comprendre à mon niveau, comme beaucoup, et discuter sur Agoravox avec des gens ayant un profil très différent peut être enrichissant, comme vous le mentionnez pour vos collègues brillants.


                                              • Charlouss Charlouss 12 août 2009 10:57

                                                Je fais un point très important sur les dérivés et l’assurance : pour pouvoir assurer un risque il faut que celui ci soit mutualisable i.e. qu’un portefeuille de risques soit moins risqué qu’un seul risque assuré séparément.

                                                Les options ne sont pas de l’assurance pour des raisons que monsieur Renève a bien expliquées.

                                                Ensuite, je vous donne la base de la théorie des options, le théorème insurmontable mieux que B&S :

                                                Prix Call - Prix Put = valeur de marché du sous jacent - Prix d’exercice actualisé

                                                En gros, quand vous parlez de constituer un portefeuille d’une action et d’un put, ça revient à acheter un call en mettant de l’argent, du cash, dans la stratégie : c’est pareil en moins bien !

                                                Enfin, le métier de market maker est très surveillé.
                                                Ce qui fait bouger le cours des warrants, ce piège à gogo, ce n’est pas seulement le cours du sous jacent, je vous donne la liste des paramètres par ordre d’importance :

                                                Le cours du sous jacent bien sûr
                                                La volatilité anticipée des cours appelé volatilté implicite
                                                Le temps qui passe
                                                Les taux d’intérêt (les options sont des emprunts déguisés)
                                                Et ...comme pour tout produit financier : le cours des autres options sur le marché

                                                C’est très compliqué


                                                • Charlouss Charlouss 12 août 2009 13:19

                                                  Monsieur PerlSeb,

                                                  Je vous remercie pour vos commentaires, je suis désolé si cette réponse était justificative sur les bords car elle ne vous était pas spécifiquement adressé mais il était plutôt pour la communauté vindicative.
                                                  Vous, au contraire, faites des commentaires très intéressant, c’est pour vous rencontrer et discuter que j’écris ces articles.

                                                  Je m’amuse de constater qu’on s’est posé les mêmes questions sur l’argent et tout ça.
                                                  Je n’ai pas vraiment de réponse mais une impression plutôt, je vais tenter de vous l’expliciter :

                                                  L’argent est de l’huile dans le moteur. C’est dégoutant mais s’il n’y en a pas ça casse souvent..Combien il faut en mettre et tout ça c’est l’inflation et la mesure des performances du moteur.

                                                  A propos de la finalité de notre aventure terrestre, je crois que le travail nous sert en premier lieu à vivre ; puis à changer des choses.
                                                  Notre travail, et non pas notre oeuvre, a des externalités positives ou négatives pour l’ensemble de la communauté.
                                                  Hannah Arendt a dit des choses très intéressantes là dessus.

                                                  Mais ce qui fait la valeur des choses à mon sens, c’est l’utilité individuelle et collective.

                                                  Il faudrait un jour qu’on arrête de payer pour la rareté et la complexité, ça nous mène à la catastrophe sociale et écologique.

                                                  Menfin moi j’dis ça, j’dis rien smiley


                                                  • perlseb 12 août 2009 20:24

                                                    Merci également pour vos commentaires. Je tiens à préciser que je ne juge jamais les gens d’entrée et ni à vie (beaucoup de personnes évoluent), ni ne les classe dans une catégorie (ou un « camp ») : c’est bien trop réducteur et nous sommes tous bien plus complexes que ça. J’essayais simplement d’expliquer pourquoi votre second degré était mal passé pour d’autres.


                                                  • Charlouss Charlouss 12 août 2009 16:29

                                                    Monsieur Lechoux,

                                                    Vous m’amusez.

                                                    Il faut dire qu’il en faut de l’audace et la prétention pour attaquer de façon aussi une profession entière qui vous construit des voitures, des centrales, des téléphones, des routes et j’en passe. Les ingénieurs et leurs copinous les ingénieurs financiers qui, au passage permettent de financer les ambitieux projets d’ALSTOM. Je vous dit ça en connaisseur puisque j’ai travaillé avec cette belle société.

                                                    Vous crachez la bile et la rage mais ça ne sert à rien de s’énerver voyons.

                                                    Menfin, je vous trouve sacrément idiot de critiquer le seul type qui essaye de rendre ce machin ésotérique plus intelligible aux autres. Si vous y voyez de l’arrogance, il faut retourner chez l’analyste.

                                                    Je ne vais pas perdre mon temps à vous répondre vu que vous ne posez pas de questions, vous devez mieux savoir que celui qui tente de vous expliquer.

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