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Accueil du site > Actualités > Economie > Petit rappel sur le salariat

Petit rappel sur le salariat

En presque environ deux siècles d’existence, ce rapport social, le salariat, est devenu comme une véritable nature de nos sociétés… surtout dans les pays industriels développés. Le salariat apparaissait, et apparaît encore pour beaucoup, comme le top du top de l’organisation sociale. Pourtant, depuis presque deux décennies, le doute s’installe. La mondialisation marchande a jeté un doute sérieux sur la stabilité et l’efficacité d’un tel lien social.

A y regarder de près, il n’y a pourtant rien de surprenant et rien de nouveau. Tant que le monde a été dominé, aux 19ème et 20ème siècles par des pays industriels qui détenaient l’essentiel des facteurs de production : capitaux, technologies, force de travail, marchés de consommation et sources d’énergie, le lien « social salarial » qui les constituait, quoique contradictoire et conflictuel, représentait une forme de stabilité certaine au point qu’il n’a jamais été remis véritablement en question dans ces pays.

La valorisation du capital et son corollaire, le salariat, s’étaient fondés dans, et par, une identité géopolitique, l’Etat-Nation, qui garantissait une relative stabilité. C’est sur ce modèle, avec quelques variantes que se sont constitués les grands états industriels. La mondialisation, c’est-à-dire l’expansion des activités de production au-delà des frontières de ces pays, les facilités de communication et de transport, l’accession de nouveaux Etats à une relative indépendance par rapport aux anciennes métropoles coloniales, a rompu cet état de relative stabilité économique, sociale et politique.

Le délabrement politique et social de nos sociétés n’est donc pas surprenant, on peut même dire qu’il était inscrit dans l’existence et la dynamique même de la valorisation du capital, du capitalisme. Rappel de quelques fondamentaux :

1- Une entreprise est faite avant tout pour valoriser le capital y est investi …, pas pour créer des emplois. La production n’est qu’accessoire…, la preuve, on l’arrête quand ce n’est plus rentable de produire.

2- Le salarié n’est qu’un facteur de production. Il crée la valeur, par son travail, mais est rémunéré à la valeur de sa force de travail (ce dont il a besoin pour vivre). Son salaire est un coût de production.

3- Le capital technique, les machines, permet au salarié d’être efficace dans son acte de production. Le progrès technique en augmentant la productivité du travail humain, relativise, quantitativement, sa présence dans la production. Plus la machine est performante, moins on a besoin du salarié.

4- Le profit, la part de la valeur produite par le salarié, mais qui ne lui est pas restituée, appartient exclusivement aux propriétaires du capital (les actionnaires). Notons que les salariés n’ont aucun droit sur lui puisqu’ils ont été rémunérés à la valeur de leur force de travail (marché dit « du travail », en fait « de la force de travail »).

5- La gouvernance de l’entreprise est constituée par l’assemblée générale des actionnaires (les propriétaires du capital). Notons que les salariés n’ont aucun droit dans ce domaine.

6- Le droit – social – des salariés n’est que le produit de leurs luttes. Rien n’a été accordé par le capital, tout a été conquis soit par la force soit par la peur.

Ces quelques fondamentaux, nous les avons oubliés, et ils se rappellent aujourd’hui à nous. Les luttes sociales ont permis aux salariés d’obtenir des avantages substantiels au travers d’une législation du travail : conditions de travail, garantie contre les licenciements, conventions collectives, salaire minimum, hygiène et sécurité, retraites, protection sociale… Tous ces acquis ont transformé la condition salariée grâce au rapport de force instauré,… et ils ont été garantis et maintenus grâce au même rapport de forces… on les a crus éternels ! Erreur !

L’effondrement actuel de ce rapport de force remet en question tous ces acquis. Ces acquis (certainement pas définitifs contrairement à ce que beaucoup de salariés croyaient et croient) ne tenaient que parce que le rapport de forces salariés/capital était en faveur des premiers…

D'aprés P.MIGNARD

http://2ccr.unblog.fr/2013/06/24/petit-rappel-sur-le-salariat/

Lire également : REMETTRE LE TRAVAIL A SA PLACE …

« Le travail est l’opium du peuple et je ne veut pas mourir drogué »…B.VIAN


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34 réactions à cet article    


  • Absolute 28 juin 2013 16:03

    « Le salariat a toujours été une forme d’esclavage »

    Bravo pour cette phrase collector. C’est un peu comme affirmer « L’amour toujours été une forme de prostitution ».

    Autant dire qu’on est bien en deçà du ras des paquerettes...


  • Relladyant Relladyant 28 juin 2013 18:35

    J’aimerai qu’on m’explique comment serait une société sans salaria, ce qui est équivalent a une societe sans entreprise (une entreprise suppose qu’il y a au moins 1 employé), ce qui est équivalent a une société sans restaurants, ou entreprise fabriquant des batiments, ou entreprise livrant des denrées, ou hopital, ou ecoles, puisque par définition ces structures compliquées et etendues dans l’espace demandent au moins 2 personnes travaillant, et donc au moins un salarié…


  • demosoluce 28 juin 2013 18:36

    Absolute,

    je vous invite à découvrir le travail de Bernard Friot (et il doit y en avoir d’autres) au sujet du salariat, du travail et de l’emploi.

    Ces réflexion sur le travail, sa valeur, le terme d’emploi, d’employabilité, de salariat est au contraire très riche et donc pas du tout au ras des paquerettes. Mais bon, c’est votre choix de ne pas vouloir savoir.


  • demosoluce 28 juin 2013 18:48

    @ Relladyant,

    je pense qu’il ne faut pas être binaire. L’objectif est de libérer le citoyen du salariat afin que son travail soit libéré de la contrainte de l’emploi. C’est le principe d’approche du revenu de base ou du salaire à vie de Bernard Friot. Mais pour moi (et j’ai pu constater aussi chez Friot lors d’une entrevue avec Chouard), que cela ne veut pas dire la fin des emplois ou du salariat de l’économie de marché. Simplement, le revenu de base permet de ne pas être obiligé d’avoir un emploi mais de pouvoir travailler (la valeur du travail non salarié en France n’entrant pas dans le PIB équivaut à 30% de la valeur du PIB).

    Un exemple simple. Vous tondez la pelouse à votre voisin qui s’est cassé la jambe, vous allez aider une femme âgée à faire ses courses. Vous avez effectué un travail qui a apporté de la valeur à la société et pourtant vous n’avez rien créé en terme de richesse-PIB. votre tonte de pelouse entrera dans le PIB si vous facturez votre voisin. Alors que ce dernier pourra vous être reconnaissant plus tard. A l’inverse, un conseiller clientèle dans une agnce bancaire qui vend un produit financier pourri sans rien comprendre de ce produit, lui créé de larichesse-PIB et pourtant n’en crée aucunement pour la société, c’est même le contraire, par cet acte, il en a détruit.

    Mais vous pourrez toujours employer votre temps à travailler dans le cadre d’un emploi, avec un contrat, dans une entreprise et participer au développement de cette entreprise. ce surplus de salaire vous permettra d’acheter un produit réalisé par une autre entreprise etc...

    mais dans ce système, le pouvoir n’est plus aux mains du Capital.


  • Absolute 28 juin 2013 22:10

    Demosoluce,

    Je sais ce qu’est le salariat étant moi-même salarié ; nul besoin donc de lire sur ce sujet.

     

    En revanche, certains devraient relire la définition du terme « esclavage ».

     


  • gege061 gege061 28 juin 2013 09:23

    Bien d’accord avec vous mais lorsqu’il n’y a plus de progrès social alors on peut craindre que les salaries utilisent une autre force plus durement.
    Les responsables doivent imposer les machines-outils ou autre pour étendre l’assiette des cotisations puisque capitalisme ou pas, avec ou sans papier, avec ou sans travail nous sommes des hommes.

    Et le bons sens alors ! http://papyencolere.over-blog.com/


    • demosoluce 28 juin 2013 11:33

      Le sujet de dépopulation de masse, par exemple exprimé sur les Guidestones, est considéré comme conspirationniste. On ne peut imaginer qu’une minorité quelqu’elle soit puisse envisager l’extermination de 80%/90% de la population. Si on aborde ce sujet, on nous répond invariablement : non mais faut être sérieux, arrêter le délire.

      Et effectivement, j’avais peu à peu exclu ce type de sujet de ma réflexion, pensant que cela avait plus à voir avec l’anticipation et que ça ne faisait pas avancer la réflexion.

      Mais si on réfléchit froidement, avec recul, justement, on en finit par se dire que c’est peu être pas si délirant.

      Qu’une minorité veuille exterminer à grande échelle ? les premiers camps de concentration britaniques suite à la guerre des Boers puis la seconde guerre mondiale rend cette réflexion pas si absurde.

      Ok mais quel est le mobile ? on a dit que l’on sait depuis 1995 que 80% de la population est inutile en production...hmmm. Les progrès techniques rendent cela inéluctable...hmmm. le système dans lequel nous vivons et qui répond parfaitement aux besoins de la minorité gouvernante a pour base l’optimisation du profit, de la rentabilité du capital et s’oppose donc aux intérêts des employables (la population)...hmmm. le Capital financier se concentre de plus en plus rapidement vers une ultra-minorité (40 sociétés contrôlant 1400 groupes)...hmmm. La population, par définition exclue petit à petit de ce système capitaliste, devient un danger de remise en cause de ce système....hmmmm. La force de cette population, la seule, c’est le nombre....hmmmmm.

      donc danger pour nos élites = nombre de la population


      • tf1Goupie 28 juin 2013 12:36

        Vous n’aimez pas le salariat ? Devenez entrepreneur


        • alinea Alinea 28 juin 2013 13:33

          Si on considère que les droits des salariés, acquis de hautes luttes, ne sont qu’analgésie, on ne peut que se réjouir de ce réveil qui, une bonne fois pour toutes, engagera des luttes autrement plus libératrices !
          Le jour où les petites entreprises seront des SCOP, les grandes, nationalisées, on sortira, peut-être, de cet enfer ! Tous les esclaves n’étaient pas des marrons ; tous les exploités ne rêvent pas de responsabilités ; mais pour ce faire, point n’’est besoin même d’une majorité !


          • demosoluce 28 juin 2013 14:19

            @ Alinéa,

            Responsabilité, encore un mot tombé dans le champ de la novlangue.

            Tout le monde a des responsabilités, même les exploités, et même au sein de l’entreprise. Le mot responsabilité a été pris, par les tenants de la novlangue, pour remplacer le terme pouvoir. Tout le monde n’a pas de pouvoir dans l’entreprise ou ailleurs et beaucoup n’en rêvent effectivement pas. Cela compense ceux qui ne pensent qu’à cela.

            On a tous des responsabilités et nous devons les assumer. Sinon, nous permettons à ceux qui veulent le pouvoir sur nous de l’obtenir.

            Je pense que la SCOP est une bonne approche car il permet de garder le pouvoir de décision aux gens qui y travaillent. Et le capital n’est plus financier mais participatif. Dans la réflexion d’un revenu universel, on pourrait considérer la possibilité pour chaque citoyen d’avoir un capital utilisable attribué, capital regonflable par son action envers la communauté etc..(ce qui permettrait de gérer l’erreur et ne pas écarter ceux qui ont osé sans réussir)... c’est une piste


          • alinea Alinea 28 juin 2013 15:46

            demosoluce : connaisse-vous cela ?
            http://www.youtube.com/watch?v=-cwdVDcm-Z0&feature=em-share_video_user

            J’ai connu des employés qui étaient bien contents de n’avoir pas les responsabilités d’une entreprise !
            dans une SCOP, tout le monde doit s’engager ; ce n’est pas le désir de tous ! C’est juste ça que je voulais dire ; bien sûr qu’on a tous ses responsabilités !


          • demosoluce 28 juin 2013 17:41

            C’est vous qui ne m’avez pas compris ou pas bien lu : tout le monde a des responsabilités, même dans une entreprise. La caissière, si elle oublie de faire signer un chèque, un technicien qui fait une erreur dans l’emballage de produits pharmaceutiques par exemple. Les seules personnes qui n’ont pas de responsabilités dans la vie sont les personnes mises sous tutelle.

            Je vous explique que ce que vous entendez par responsabilités est en fait le sens de pouvoir, adouci par la novlangue du capitalisme. J’ai créé un TPE et en tant qu’actionnaire ultra majoritaire (même si elle ne vaut pas grand chose), j’ai le pouvoir de décision. Mais chaque personne travaillant avec moi a la responsabilité du bon fonctionnement de l’entreprise, chacun à son niveau, plus ou moins mais chacun a sa responsabilité. Et ce n’est pas mon capital qui crée vraiment la richesse de l’entreprise, c’est le travail de chacun. le capital investit et les finances obtenues ne font que faciliter le travail mais ne créent rien en soi. Vous voyez la différence ?

            Je pense que cette « évolution » contrôlée du terme « responsabilité » va au-delà de la simple volonté d’adoucir le terme pouvoir. Je pense que notre société qui dé responsabilise toujours plus les gens vise en fait à les priver de liberté. Il faut donc assumer ses responsabilités, garder son pouvoir de décision politique dans la démocratie afin de préserver sa liberté.


          • demosoluce 28 juin 2013 18:02

            PS Alinea sur le lien,

            J’ai bien entendu déjà visionné ce film-docu il y a quelques mois (peut être même 2 ans) et si vous faites attention à mes commentaires, vous verrez que je mets souvent en avant le revenu de base ainsi que la démocratie réelle. Pour moi les 2 sont complémentaires dans le sens où pour pouvoir assumer pleinement son pouvoir politique donné par la démocratie directe (donc réelle), il faut être émancipé du salariat/emploi. Et c’est la démocratie réelle qui peut défendre cette émancipation.

            Je reste toutefois vigilant en sachant que comme toute chose, le revenu universel peut se retourner contre celui pour qui il est destiné, c’est à dire le peuple, le citoyen dans le sens où si vous donnez un revenu de base tout juste permettant de vivoter, vous renforcerez le pouvoir de l’Elite sur les populations en empêchant l’émancipation. C’est la raison pour laquelle je m’intéresse aussi au salaire à vie de Bernard Friot, au dividende universel. Je pense que la bonne solution se situerait dans une combinaison réfléchie des différentes solutions. A ce titre, je ferai une modification au salaire à vie de Friot dès 18 ans (âge de majorité) en intégrant une année au service de la collectivité, un passage à la majorité. Cela permettrait d’associer les principes de droits et devoirs et maintiendrait la conscience que cela n’est pas inné, coule de source, juste un droit, mais un gain social collectif. Je trouve désolant que des citoyens, parce que ne gagnant pas assez ne paient pas d’impôts (cela m’est déjà arrivé). Je pense qu’il est primordial que chaque citoyen soit intégré dans la logique collective et donc tout le monde devrait payer des impôts même si cette somme pourrait être compensée par un supplément d’allocation afin qu’il n’y ait pas de perte de pouvoir d’achat.


          • alinea Alinea 28 juin 2013 19:08

            Vous mettez complétement de côté l’obéissance ! L’ouvrier, ou la caissière ; fait ce qu’on lui dit de faire , si l’un ou l’autre se plante : il est « puni » ou viré. C’est en cela que j’oppose responsabilité à obéissance ! L’une anticipe et risque, l’autre obéit et se doit d’être attentif à bien obéir !
            Pour moi, ce n’est pas la même société ; dans une SCOP, il n’y a pas de pouvoir, il y a responsabilité partagée !
            C’est bien gentil de flatter le couillon en lui disant que sans lui la boîte ne marcherait pas ! Et qu’il est un être responsable qui doit bien obéir pour que tout roule !!
            je ne dois pas mettre la novlangue au même endroit que vous ! smiley


          • demosoluce 28 juin 2013 19:28

            Mais l’obéïssance n’est qu’une conséquence du fait que le salarié a besoin de ce boulot pour vivre. Il reste que le salarié est responsable de ces actes. C’est en ce sens que je prône le revenu de base ou systèles proches comme Friot.

            Et ce n’est pas flatter l’ego mais l’unique richesse produite l’est par le travail et non par l’investissement. L’investissement peut faciliter le travail, c’est tout.

            Vous limitez la responsabilité à l’aspect décisionnel.


          • alinea Alinea 28 juin 2013 21:33

            Oui, c’est vrai ; ça me paraît primordial ; être impliqué, ne pas être « une valeur d’ajustement », bien sûr qu’il y a certains travaux qui nécessitent des exécutants ! mais que ces travaux-là ne soient pas dévolus aux mêmes tout au long de leur vie !
            Je n’ai pas bien réfléchi au RU ou au salaire à vie ; quelque chose me chiffonne ; peut-être préférerais-je une société sans argent ; quoique les gens qui veulent ne rien faire doivent bien pouvoir vivre aussi ; mais sans capital, ni spéculation ni exploitation, il y aurait peu à faire pour vivoter !


          • demosoluce 28 juin 2013 21:46

            Il y a une interview d’Albert Jacquard sur le thème du travail dans laquelle il dit quil n’est pas contre ramasser les poubelles si c’est que 2 jours par an. Sur le moment, j’étais surpris et ai donc réfléchi à l’idée.

            un citoyen d’un commune de 10.000 habitants (soit environ 7.000 adultes et 6.000 physiquement aptes) qui veut le faire, cela veut dire qu’il y a un potentiel de 16,44 exécutants par jour (6.000/365 = 16,438...).

            Donc chaque jour, 16 personnes pour le faire. Je me suis dis, franchement, oui moi aussi (un de mes cousins le faisait chaque été donc je sais ce que c’est).


          • demosoluce 28 juin 2013 21:57

            concernant une société sans argent, je n’y crois pas. J’ai la chance d’avoir une belle famille qui a vécu l’expérience soviétique et ceci m’a permis de comprendre les incohérences de cette idée. Il faut nécessairement gommer l’aspect individuel qui est un des principes naturels de l’Homme. Cela nécessite donc de créer un Homme nouveau et là, on tombe dans certaines déviances que je considère dangereuses. Il faut déjà accepter l’Homme tel qu’il est avant d’essayer de le changer.

            Je ne pense pas non plus qu’il soit bénéfique d’encourager ceux qui ne veulent rien faire. Je ne dis pas cela d’un point de vue « occuper à tous prix » mais par expérience et par validation on va dire documentaire. C’est très bien expliqué dans le docu « Dédale », qui explore la Grèce post austérité. Il y a ceux qui restent actifs dans le combat et ceux qui ne font rien. Et en fait, ne rien faire devient synonyme de dépression, d’associabilité, d’enfermement psychologique. Avoir du temps pour soi ne veut pas dire ne rien faire.


          • alinea Alinea 28 juin 2013 22:48

            Je pensais, ne rien faire de productif ; j’ai connu un gars qui greffait les rosiers sauvages dans la montagne ; des rêveurs quoi ; ne rien faire, ce n’est pas possible ; pour l’argent, je veux dire que le RU peut s’inscrire dans la saloperie actuelle ; payé pour se taire ? Si le monde continue de tourner autour du fric, de la spéculation même sur les logements, les céréales et autre nourriture, ça n’est pas très excitant comme programme ! Que l’argent reste un moyen d’échange, c’est probablement plus simple ; or, ôter a l’argent sa « valeur » immorale ! ce n’est pas gagné !!


          • demosoluce 29 juin 2013 10:00

            L’aspect productif est très difficile à quantifier et déterminer. En tous els cas, on est conscient maintenant que cela va bien au delà de l’aspect PIB, même les merdias mentionnent ce point.

            Votre rêveur qui greffe les rosiers dans la montagne joue peut être aussi indirectement un rôle d’entretien de cet zone qui serait peut être délaissée autrement car non rentable. Il effectue pour son entourage peut être aussi des actions qui arrangent bien. Comme son activité pour la société semble réduite, alors il vit simplement. Mais je ne considère pas cela comme de l’inactivité. Il est hors du système marchand mais pas hors de la société telle que je la définirais.

            Le problème est qu’on a tendance (en tous les cas, c’est ce qu’on essaie de nous faire rentrer dans la tête une fois pour toute), donc on a tendance à considérer ce qui n’entre pas dans la sphère marchande comme hors de la société. On réduit donc la société à sa dimension marchande, d’échanges économiques. C’est l’intérêt principal de l’Elite et du système capitaliste.

            Il faut nous battre contre afin que la définition de la société garde sa vraie valeur. C’est notre liberté qui est en jeu.


          • Daniel D. Daniel D. 28 juin 2013 16:51

            "2- Le salarié n’est qu’un facteur de production. Il crée la valeur, par son travail, mais est rémunéré à la valeur de sa force de travail (ce dont il a besoin pour vivre). Son salaire est un coût de production."

            Trop libéral pour être considéré comme un fondamental. Ce n’est valable que si on prend le point de vue de l’entreprise, mais c’est faux si on regarde du point de vue de la société.

            Le salarié par son pouvoir d’achat est un gain et apporte plus a la société que l’entreprise. Il est le fondamental qui fait que l’ensemble de la société dispose de revenus a dépenser dans l’économie réelle de proximité et donc d’impôts direct et indirects qui sont reversé a la collectivité pour assurer la bonne harmonie de l’ensemble de la population la constituant.

            L’entreprise de son coté, de par son but reconnu comme légitime par certains, qui est de gagner toujours plus, soustrait du pouvoir d’achat a l’économie de la société et l’orientant vers les placements et l’optimisation. Entre exonération et exil monétaire dans les dividendes de l’actionnariat l’entreprise reverse moins pour la communauté et appauvri l’ensemble du circuit économique local.

            Le salarié est considéré comme simple variable économique par les économistes libéraux car la société n’est pas leur affaire, seule compte l’économie. Ce point de vue est tout simplement un point de vue insensible, pragmatique, froid, non empathique et inhumain...


            • Bulgroz 28 juin 2013 17:06

              Il faut distinguer le salariat privé et le salariat public.

              Page 168 du Rapport de la Cour des comptes sur « La situation et les perspectives des finances publiques – juin 2013 », on lit :

              "Bien que bénéficiaires des prestations familiales de droit commun, les fonctionnaires qui ont des enfants reçoivent un supplément familial de traitement, en partie forfaitaire et en partie proportionnel au salaire versé par leur employeur public. Sa suppression rapporterait, pour le seul État, 900 M€i"

              Une deuxième « allocation familiale » réservée aux seuls fonctionnaires qui coûte 900 Millions d’Euros, c’est quand même pas rien. !!!

              Je me demande si tous ces avantages sont intégrés quand on nous fait pleurer sur les faibles salaires de la fonction publique.

              Est il normal que les fonctionnaires perçoivent une deuxième allocation familiale ?

              Qu’en pensez vous ?


              • demosoluce 28 juin 2013 17:50

                J’avoue ne pas savoir Bulgroz mais ce que je sais en revanche, c’est qu’il ne faut pas se focaliser sur l’opposition privé/public. En tant que privé, mon ennemi n’est pas le fonctionnaire mais le libéralisme et l’Elite qui le soutient, qui font que mon travail n’est pas reconnu comme élément unique de créateur de richesse et non l’investissement, et de ce fait m’oblige à devoir essayer de me vendre au plus offrant avec comme seul espoir de libération l’entrepreneurait qui me poussera à exploiter le travail des autres. Ce faisant, je deviens un kapo du système, frustré par le fait qu’en tant que petit entrepreneur, je vais me taper le maximum de taux d’imposition quand les gros le limite à 8%. Bref, un exploiteur doublé d’un looser au final.


              • Robert GIL ROBERT GIL 28 juin 2013 19:53

                et oui, on viens de donner 20 milliards au patronat et on recommande d’ economiser 900 millions sur le complement familliale des fonctionnaires...le Medef premier assité de France ne manque pas d’air. Et malheureusement il trouve des alliés dans les couches populaires qui jaloux et aigris se plaisent a taper sur leurs semblables plutot que sur les elites qui les oppresses, en d’autre temps on les nommaient « collabos » !


              • titi 28 juin 2013 23:41

                Vous vous tromper lorsque vous dite qu’on donne 20 milliards.

                Le gouvernement ne donne pas 20 milliards au patronat.
                Le gouvernement renonce à les racketter de 20 milliards.

                Ce n’est pas pareil.


              • soi même 28 juin 2013 21:30

                Au nivaux du droit l’esclave est un délie, dans le fait cela pend le masque de l’exploitation du prolétariat ( salarie tous niveaux de revenus confondues) , qui n’a pas eux ce sentiment de de se vendre, cela est profondément indigne et montre bien comment nos humanités est en réalités ravaler à une marchandise. Le comble c’est que l’Etat est un complice passive.


                • titi 28 juin 2013 23:39

                  « 2- Le salarié n’est qu’un facteur de production. Il crée la valeur, par son travail, mais est rémunéré à la valeur de sa force de travail (ce dont il a besoin pour vivre). Son salaire est un coût de production. »

                  Ce qui a changé c’est que « la production » n’a plus de valeur.

                  Prenez un t-shirt avec 3 couleurs... ca vaut 5 €
                  Prenez un t-shirt au couleur du PSG... ca vaut 75 euros
                  Prenez un t-shirt au couleur du PSG avec floqué « Beckham » dans le dos... ca vaut 150 euros

                  Pourtant c’est le même produit fabriqué par les mêmes ouvriers.
                  Mais « la valeur » ce n’est pas la fabrication du t-shirt
                  La valeur c’est le marketing qui a été mis autours.
                  Dans le t-shirt à 150 euros, j’ai 75 euros de valeur ajoutée créée par Beckham, 70 euros par le PSG, et 5 par le fabricant de t-shirt (et même moins puisque je compte pas le trajet en bateau depuis l’Asie)

                  Et cette situation, ce sont les consommateurs qui l’ont créée.


                  • HerveLE HerveLE 29 juin 2013 00:35

                    Beaucoup d’incompréhension entre les syndicats et les citoyens ou les patrons viennent du fait que personne ne comprend ce qu’EST une entreprise .Une entreprise n’est rien d’autre qu’une organisation pour gagner de L’ARGENT en respectant les LOIS. Elle n’a ni un but politique, ni social, ni environnemental.


                    Voir ici :

                    • titi 29 juin 2013 00:45

                      « Elle n’a ni un but politique, ni social, ni environnemental. »

                      Pas tout à fait d’accord pour le volet social.

                      Mais il s’agit alors du social « paternaliste ».. ;

                      Ce qui n’a rien à voir avec le social pratiquer en France : on se fait racketter de 50% de ce qu’on gagne pour financer l’immigration, ou bien la réouverture d’un Tribunal pour faire plaisir aux copains élus locaux.


                    • demosoluce 29 juin 2013 12:39

                      @titi,

                      ou alors pour surpayer des biens et services produits par nos extraordinaires grands capitalistes français qui assurent la viabilité de leur entreprise et donc leur enrichissement par des contrats publiques.

                      Ou pour payer les intérêts de la dette qui vont aux 10% les plus riches (et ncore je pense que les 9% les moins bien situés ne pèsent pas lourds)


                    • titi 30 juin 2013 16:19

                      « ou alors pour surpayer des biens et services produits par nos extraordinaires »

                      Surpayer ?

                      Dans un autre article, un intervenant se plein de « surpayer » le train qui le transporte tous les matins au boulot.
                      Alors même que l’usager ne paye que 26% du cout.

                      C’est quoi surpayer ?


                    • demosoluce 1er juillet 2013 17:53

                      Mais la SNCF est publique

                      Prenons l’exemple des autoroutes. Elles ont été privatisées dès qu’elles ont été amorties. Donc c’est les citoyens qui ont financé une infrastructure et c’est des groupes privés qui profitent des dividendes.

                      Un autre exemple, à Colombes où j’habitai avant, la gestion des places payantes a été donné à une société privée alors que cette dernière n’a fait aucun investissement. Pourquoi ? Pourquoi transférer de la richesse collective à des intérêts privés ?

                      Mais ce n’est pas qu’en France. Même aux USA, pourtant chef de file de l’ultralibéralisme, les investissements de recherche fonctionnant en accords public/privé sont majoritairement financés par le Public (le Pentagone et autres officines gouvernementales). Mais c’est bien le privé qui en profite au final.

                      Pour revenir en France, sans parler des scnadales des médicaments, dont vous financé les bénéfices des groupes pharmaceutiques privés, vous pouvez vous pencher sur les coûts des hôpitaux publics et vous vous apercevrez que on ne peut pas appeler cela de la mauvaise gestion. La gestion est au contraire très bien maitrisée et comme par hasard, des groupes privés gagnent beaucoup d’argent de dérapages de dépenses « non » contrôlés.


                    • titi 30 juin 2013 17:25

                      @Demosoluce

                       

                       

                      « Un exemple simple. Vous tondez la pelouse à votre voisin qui s’est cassé la jambe, vous allez aider une femme âgée à faire ses courses. Vous avez effectué un travail qui a apporté de la valeur à la société et pourtant vous n’avez rien créé en terme de richesse-PIB. votre tonte de pelouse entrera dans le PIB si vous facturez votre voisin. Alors que ce dernier pourra vous être reconnaissant plus tard. A l’inverse, un conseiller clientèle dans une agnce bancaire qui vend un produit financier pourri sans rien comprendre de ce produit, lui créé de larichesse-PIB et pourtant n’en crée aucunement pour la société, c’est même le contraire, par cet acte, il en a détruit »

                      D’une manière général toutes ces indicateurs de production que sont le PIB, etc.. sont des prolongements d’indicateurs comptables. Et à quoi sert la comptabilité ? A fixer l’imposition et donc les recettes de l’Etat.

                      Si vous passez la tondeuse chez votre voisin, l’Etat considère que vous avez pris la place d’un tondeur de pelouse. Ce tondeur de pelouse aurait touché un salaire. Sur ce salaire l’Etat aurait prélevé sa dime. Sur le coup de main que vous passer à votre voisin l’Etat ne touche rien. Et ca, ca l’emmerde.
                      Lorsque le trader aux dents longues « vend » un produit, l’Etat empoche sa quotte part, et surtout il sait où trouver l’argent de ses sujets.

                      La solidarité que vous décrivez, celle du coup de main, et la solidarité paternaliste dans les entreprises, ca porte un nom : fraude sociale et fiscale.


                      • demosoluce 1er juillet 2013 17:44

                        non titi, je ne suis pas d’accord avec vous. Ce n’est pas parce que c’est le système de fonctionnement actuel que c’est le bon. Je ne vous parle pas de soustraire de l’argent au fisc, je ovus dis simplement que pour 2 activités distinctes, l’une crée de la richesse collective mais n’entre pas dans le PIB, n’est pas monnayable, l’autre est monnayée, crée de la valeur PIB et pourtant est destructrice de richesse collective. Vous limitez, comme le veut le système actuel, la valeur des choses à ce qui est monnayable. Moi, je vous dis que l’on a intérêt à dépasser cela.

                        De plus, vous considérez l’Etat comme une structure extérieure à vous. Mais l’Etat c’est en partie vous.

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Robert GIL

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