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Accueil du site > Actualités > Economie > Pic pétrolier : le témoignage majeur de Robert L. Hirsch

Pic pétrolier : le témoignage majeur de Robert L. Hirsch

Cet entretien est paru les 15 et 16 septembre 2010 sur le blog de Oil Man, à l’occasion de la sortie du livre de Robert L. Hirsch : The Impending World Energy Mess ou « Le désordre énergétique mondial imminent ».

Robert Hirsch est un spécialiste des questions énergétiques ayant travaillé pour l’État et le secteur privé. En 2005, c’est lui qui est à l’origine de l’étude sur le pic pétrolier du DOE (Department of Energy) des États-Unis.

Ce témoignage majeur vient encore une fois confirmer la théorie du pic pétrolier et surtout de ses conséquences potentielles.

Je ne vais pas reprendre tout l’article mais simplement faire ressortir quelques points remarquables :

-Début du déclin de production mondiale dans 2 à 5 ans

Ce délai est le pire que j’envisageais, mais ne me surprend pas.

-Deux vitesses de déclin de la production pétrolière envisagées : 2% ou 4% par an

Le choc pétrolier de 1973 était causé par une baisse de 4% de la production. Cela semble très peu mais les conséquences sur l’économie sont dramatiques.

-Baisse du PIB mondial pendant plus d’une décennie

Il s’agit d’une situation inédite, bien évidemment.

-Récession économique comprise entre 20 et 30%

Je vous laisse imaginer ce que cela peut donner, dans une société qui ne peut même pas tolérer un simple ralentissement de la croissance !

-Il y a un risque de voir les pays producteurs économiser leurs réserves de pétrole

Cela vient confirmer le risque de voir apparaître une réelle pénurie dans les pays importateurs comme la France.

-Les réserves d’Arabie Saoudite ne peuvent pas être réalistes

Cette information n’est pas nouvelle, mais elle est une fois de plus confirmée par un des plus grands experts du secteur.

-Aucune chance pour que le solaire, l’éolien et la biomasse fournissent une énergie suffisante

Aucune surprise, mais là encore, cela confirme le fait qu’il ne faudra pas compter uniquement sur une réponse technologique.

Extrait :

"Où que vous viviez, quelqu’un doit vous amener votre nourriture. Or l’agriculture moderne marche au pétrole, parce que les tracteurs qui labourent le sol plantent les graines et récoltent marchent au pétrole. Ensuite il faut transporter la nourriture vers un processeur quelconque, puis il faut encore la transporter jusqu’à vous."

Ca me rappelle quelque chose ...

Robert L. Hirsch donne un exemple à titre d’illustration du problème de la compensation :

Il explique que l’Afrique du Sud, en état d’urgence et de guerre lors de l’embargo sur les produits pétroliers, a mis 3 ans pour construire une usine qui produit 100.000 barils par jour à partir de charbon, sans contrainte financière ni climatique ...

Pour le monde ce seront des millions de barils par jour qu’il faudra produire et dans une situation économique potentiellement dramatique et avec des conséquences majeures sur les émissions de GES !

Je vais m’arrêter là car il me semble plus intéressant que vous alliez lire cet entretien au complet :

Entretien avec Robert L. Hirsch - 1/2

Entretien avec Robert L. Hirsch - 2/2

Chaque nouveau rapport, chaque nouvel entretien avec les spécialistes, ingénieurs ou politiques sur le sujet vient s’ajouter à la déjà longue liste de ceux qui ne se voilent plus la face et affirment qu’il y a urgence.

Personne n’a réellement de solution et la seule que je connaisse c’est celle dont je parle dans mon blog :

Réorganisation locale, prise en compte du risque de pénurie pétrolière et de ses impacts sur l’organisation du territoire, mise en marche vers plus de résilience par un rassemblement de la population et des élus locaux dans un projet commun.

N’attendons plus !


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33 réactions à cet article    


  • piroliat 18 septembre 2010 10:30

    et le gaz ?
    les réserves sont énormes il me semble ?
    qu’en pensez vous ?


    • jcm jcm 18 septembre 2010 11:08

      En effet de graves problèmes de cet ordre nous menacent probablement.

      Dans « Les transports face aux défis de l’énergie et du climat », une étude de l’Agence Française de Développement (AFD) que l’on peut télécharger sur le site de Global Chance, on voit à quel point il sera laborieux de faire évoluer nos systèmes de transport, qui sont essentiels à notre vie quotidienne.

      Les délais pour des changements significatifs, majeurs, s’expriment en décennies : avons-nous, aurons-nous, pris le train à temps ?


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 septembre 2010 13:44

        Tiens à propos de transport : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/snit-2010-hold-up-des-81332

        Accrochez vos wagons, il y a 170.000.000.000 d’euros à prendre, et avant l’aotomne.


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 septembre 2010 11:16

        Bonjour, 

         " Le choc pétrolier de 1973 était causé par une baisse de 4% de la production. Cela semble très peu mais les conséquences sur l’économie sont dramatiques. " On s’en tape, il y a tant de projets qui attendent dans les cartons qu’il n’y a plus besoin que de les sortir pour y voir bien plus clair.

         « -Baisse du PIB mondial pendant plus d’une décennie » On s’en tape, de toutes façons, on peut très bien vivre mieux avec moins, et c’est tout benef pour remplir le fossé des inégalités.

        « Il s’agit d’une situation inédite, bien évidemment . » on s’en tape, on attendait tous un changement de système, il est là, yourrah !

        « -Récession économique comprise entre 20 et 30% » on s’en tape des comptes quand on a aucune action en bourse,

        " Je vous laisse imaginer ce que cela peut donner, dans une société qui ne peut même pas tolérer un simple ralentissement de la croissance ! " vous me faites bien rire avec votre croassance, vous voyez pas qu’en fait, il n’y a que les prix qui croissent...

        Tout cela peut s’arrêter brutalement, on en a rien à fiche, c’est pas la fin des haricots, on fera sans.

        Monsieur Thévard, vous pouvez remballer votre tocsin pipo, tout juste accordé au plan vigie pirate alerte rouge clignotant, et vous mettre au vert.


        • Kakapo Harry Tuttle 18 septembre 2010 11:47

          A moins que vous ne fassiez de l’humour, vous ne semblez pas mesurer les effets que cette crise pourrait avoir si elle se produit, dans un monde qui ne l’aura pas anticipée, ni préparée (et quand bien même). Il est très probable qu’il se produira une période de disette (voire de famine), de révolte, de guerre. Ce ne sera pas la fin du monde, mais la fin d’un monde. Voir ce qui s’est passé aux E-U en 1929, mais à une toute autre échelle.

          Le gaz, très approximativement entre 30 et 70 ans. Le charbon entre 100 et 150 ans. Ensuite, retour au 19e s. : cheval et bois (mais 8 ou 9 milliards d’habitants au bois, ça risque de ne pas durer très longtemps).
          Pour vos petits-enfants privilégiez les filières machine à vapeur et gazogène. Après, l’humanité improvisera, comme elle l’a toujours faits, mais à quel prix ?


        • jcm jcm 18 septembre 2010 11:52

          Pour être capable de « s’en taper » à ce point là il faut :

           - être capable de vivre en autarcie complète
           - avoir une indifférence extrême vis à vis de ceux, plus que nombreux, qui ne pourront atteindre ce niveau d’autarcie et subiront les effets directs des divers phénomènes mis en jeu.

          Ces derniers, même s’ils n’ont aucune action en bourse, seront directement atteints par une récession, même inférieure à 20%....


        • aberlainnard 18 septembre 2010 13:20

           À Harry Tuttle 

           

          "Le gaz, très approximativement entre 30 et 70 ans. Le charbon entre 100 et 150 ans."

           

          Ces délais sont obtenus en divisant les réserves exploitables connues par la consommation actuelle et s’entendent jusqu’à épuisement du stock, le pic de production intervenant bien avant. 

          Or si l’on se met à taper davantage dans le stock de gaz et de charbon pour faire des carburants liquides en remplacement du déficit de pétrole, ces délais seront réduits et ces ressources connaîtront leur pic dans un avenir encore plus rapproché.

          En gros, on reculera l’échéance que de seulement UNE génération (selon les estimation de J.M. Jancovici). Quant à la pollution et à l’incidence sur les GES mieux vaut ne pas en parler.


        • rastapopulo rastapopulo 18 septembre 2010 21:01

          ....comme si le nucléaire n’existait pas !

          A force de refuser une énergie responsable de moins de 1% des rayons radioactifs dans la vie des hommes (40% le médicale, 35% le radon, 30% du sol) vous l’excluez carrément !

          Les progrès vont être immense alors que le Thorium est déjà utilisable et plus économique que l’Uranium = stock pour 150 ans au minimum. 

          La fusion (sans doute inertielle avec laser HYPER joules et non magnétique de ITER) sera testé dans 40 ans et en application dans 70 ans avec à la clé : maîtrise de la matière, vol intersidéraux,...

          Quand à l’agriculture, le jetable et le poids des véhicules privés, ils vont changer radicalement et pour le mieux d’après moi.


        • jcm jcm 18 septembre 2010 21:44

          @ Rastapopoulo

          Ah oui, bien sûr, j’ai bien pensé mettre un EPR dans le coffre du véhicule, mais vu qu’il me manque encore quelques euros de financements... vu que celui de Finlande n’a pas démarré et que celui de Flamanville n’est pas près de prendre du service, vaut peut-être mieux attendre ?

          D’ailleurs si les manifestations du peak oil se font bientôt sentir on attendra longtemps (très longtemps !) les secours que le nucléaire pourrait, selon vous, nous apporter.

          Car le nucléaire, comme le reste, c’est d’ABORD et AVANT TOUT du pétrole : dès que la pénurie se fera sentir TOUT deviendra plus difficile, plus coûteux et plus long à réaliser, à mettre en œuvre.

          Nous disposerons de beaucoup moins de moyens, financiers, matériels... car des pans entiers de l’économie seront contraints de fonctionner au ralenti : moins de produits, moins de travail, moins de déplacements possibles, plus de chômage... un véritable bouleversement économique et social...

          De plus ce n’est pas avec le nucléaire qu’on fera rouler les camions qui nous approvisionnent, qu’on fabriquera une foule de produits dont la base est le pétrole et qui nous sont indispensables aujourd’hui... comme par exemple nos aliments !

          Vous rêvez, mais c’est votre droit !


        • Croa Croa 18 septembre 2010 21:46

          à Harry et jcm :

          Votre niveau de conditionnement a au moins une qualité, celle de nous aider à réaliser le niveau de servilité des sujets d’aujourd’hui et comment ça fonctionne : par la peur !

           smiley HOU ! smiley

          Le pire c’est que quand vous verrez que la catastrophe n’est pas au rendez-vous cela ne changera rien dans votre tête...

           smiley Vous êtes trop atteint !  smiley


        • jcm jcm 18 septembre 2010 23:02

          @ Croa :

          La peur ?

          Mais je n’ai PAS peur !

          Je sais qu’une catastrophe de ce genre peut se produire, que les probabilités n’en sont pas négligeables, qu’elle pourrait bien arriver de mon vivant.

          Mais je sais également que je pourrais mourir ce soir, demain, pour quelque cause inopinée et ne jamais vivre cela.

          Pourquoi aurais-je donc peur, sachant cela : ce serait me faire du sang noir, m’empoisonner la vie pour rien.

          Plus qu’une frayeur cela aiguise mon ironie : alors qu’on fait des plats énormes de « la sécurité » et d’un certain nombre de problèmes plus ou moins réels mais en tous cas beaucoup moins importants et dévastateurs que ne le serait cette pénurie d’énergie qui nous pend au nez, ou bien les divers dérèglements climatiques, ou bien l’acidification des océans, ou bien les niveaux élevés, dangereux et toujours croissants de pollution... on fait le moins possible pour traiter ces questions majeures.

          On continue tranquillement à se tirer dans les pattes pour une foultitude de futilités sans se soucier des embûches peut-être majeures (j’écris bien « peut-être ») qui s’accumulent sur notre route et qui, si jamais elles ne s’avéraient pas absolument majeures, seraient en tous cas fort contraignantes et menaceraient sérieusement « notre sécurité ».

          Il n’est qu’a voir l’évolution des coûts des catastrophes naturelles que publient les compagnies de réassurance pour comprendre qu’il se passe « des choses malsaines » depuis quelques années déjà, entre autres indicateurs.

          De toutes façons « chaque jour nous rapproche de la mort, le dernier y arrive », et rien ne sert d’avoir plus peur d’une pénurie d’énergie que de l’aube prochaine : la seconde arrivera à coup sûr tandis que nous pourrions nous préparer à la première, et peut-être l’éviter... s’il en est encore temps !


        • Kakapo Harry Tuttle 18 septembre 2010 23:41

          @ aberlainnard : j’ai dit ces chiffres vaguement de mémoire, et croyait peut-être dire une énormité. Sinon d’accord.

          @ rastapopulo : Ce qui me gène avec le nucléaire, c’est qu’une centrale n’est pas un milieu clos. Il y a des rejets liquides, solides, gazeux. Par exemple pour le gaz, il y a une norme qui fixe la quantité maximale de gaz pouvant être relâchés, mais elle est annuelle. En exagérant, on peut dire que les responsables d’une centrale peuvent relâcher la quantité maximale (en cas d’urgence) en une journée, tout en restant dans la norme (les choses ont peut-être changées depuis).
          De plus, respecter toutes les normes de sécurité coute énormément d’argent et pour rendre le prix de l’électricité acceptable, ce sont ces couts là que l’on réduit (voir aussi les intermittents du nucléaire).
          pourquoi ne construit-on pas de centrales au cœur des villes et les huiles d’areva, d’edf, des ponts et chaussées,... n’ont-ils pas de villas juste à coté des centrales (je soupçonne les dirigeants des centrales d’éloigner leur petite famille, le plus loin possible).

          @ Croa : j’espère sincèrement que vous ayez raison et que je m’illusionne. Il est des fois ou avoir tord est une satisfaction. Moi, je ne suis pas borné, si on me démontre que je me trompe et bien, je change d’avis.
          L’intérêt de ceux qui profitent de la situation actuelle ne serait-il plutôt pas de maintenir l’illusion le plus longtemps possible ?

          C’est au pied du mur que l’on verra le mieux le mur.


        • rastapopulo rastapopulo 20 septembre 2010 23:31

          - Le carburant du nucléaire sera l’hydrogène !!!! Bien plus puissant que le pétrole. Par contre c’est un gaz à comprimer donc plus difficile à manipuler. 

          - Quand au normes de sécurité, le nucléaire est le plus contrôlé de tout les produits sur terre. Les ingénieurs « vivent sur place » quand ils y travaillent. C’est un mythe que cette aversion du personnelle. Après critiquer la privatisation et l’out sourcing comme une conséquence du coût de production alors qu’il est imbattable et bien moindre (donc bénéfice énorme) que sur n’importe quelle autre filière là c’est trop du délire.


        • Kakapo Harry Tuttle 21 septembre 2010 01:55

          Ça ne vous gêne pas de savoir que le cœur, une fois vidé, restera sur place, coulé dans du béton, surement pour des centaines d’années.
          Tout en étant bien conscient qu’il n’y aura pas beaucoup d’autres alternatives, si on veut de l’électricité dans les mêmes quantités qu’aujourd’hui.
          Pour faire rouler des trains, pas de problèmes (à priori). Pour les cargos, ça va être un peu plus compliqué. Mais pour faire voler des avions ?

          L’hydrogène, ce serait l’idéal, mais va falloir qu’il mettent le paquet et rapidement. Pas de centrales à fusion avant 2070, voir dans un siècle.
          La production d’hydrogène à partir d’algues ou de bactéries semble le plus prometteur.
          Espérons voir sortir un lapin du chapeau.


        • rastapopulo rastapopulo 21 septembre 2010 02:05

          Je vais pas commencer a diminuer le potentiel réel du nucléaire qui, même avec encore 70 ans d’activité (et l’utilisation de thorium moins radioactif, et la transmutation des déchets réversibles), ne produira rien en quantité de déchet comparé à la gabegie dans les autres domaines. C’est pas une dizaine de site sur 100 ans avec de la transmutation au top qui vont changer quoi que ce soit à la sécurité.

          Si en plus les fada de l’impayable renouvelable continuent, la seule alternative pour les sans techno restera le charbon abordable, ajustable et constant mais ultra-polluant. Au final le charbon largue plus de radioactivité dans l’air qu’une centrale nucléaire.

          Il faut reconnaître que cette aversion du nucléaire est inculqué et ne reflète aucune base chiffré niveau risque.

          Je rappel que dans la vie d’un Homme en Europe la radiation provient à 40 % du médicale, à 35 % du radon et 25 % du sol.

          Comme je sais ça, je peux me préoccuper de l’état des rivières, des déchets ménager et du dumping environnementale qui sont la preuve que n’avons aucune leçon à donner au nucléaire civil.


        • hunter hunter 18 septembre 2010 14:25

          Bonjour Benoît, bonjour à tous,

          Benoît, je suis d’accord avec votre article : tout ça ne présage pas de « lendemains qui chantent » !
          Par contre Lisa n’a pas tort : effectivement, l’humanité s’adaptera ! Mais Lisa est une optimiste me semble-t-il, car là où vous auteur, vous marquez un point, c’est que ce phénomène s’accompagnera essentiellement dans les pays shootés à l’énergie fossile, d’un certain désastre !
          En effet, nos populations (et ce n’est pas leur faute), ont confié leurs destin de vie à d’autres : allez demander à un urbain de cultiver des haricots verts, vous ne serez pas déçu !
          Il est habitué depuis si longtemps à aller dans la grande surface la plus proche, à sortir sa thune, et à rentrer chez lui !
          Même principe pour l’énergie : réservoir de la bagnole vide ? Hop, direction la station service !
          Cuve de fioul vide ? Hop, un coup de fil au fournisseur, et c’est réglé !

          effectivement, lorsque la grande surface du coin commencera à manquer de produits, quand la station service affichera « plus d’essence », et que le fournisseur vous répondra qu’il sait bien qu’il fait moins dix en ce 20 janvier, mais qu’il ne peut pas satisfaire à votre demande puisque ses propres cuves sont vides......là, ça va couiner !

          Et comme on connait la nature humaine, il ne faudra pas longtemps pour que certains petits malins organisés, viennent :
           
          - se servir dans les réserves de bouffe ou d’énergie des voisins, à grands renforts de menaces voire d’élimination pure et simple de celui qui a ce qui m’est necessaire : homo homini lupus.....

          -comment réagira le lésé ? Va-t-il faire profil bas ? au début certes, effet de surprise aidant, mais gageons qu’il va se regrouper avec d’autres lésés, et la prochaine fois, faire face : ça ne laisse présager rien de bien civilisé tout ça !

          Alors certes, comme le dit Lisa, des solutions émergeront, et l’humanité survivra, mais le temps que la situation se stabilise, il faudra du temps, qui signifiera des pertes considérables.

          C’est purquoi, lorsque vous évoquez 8 à 9 milliards d’individus avec des chevaux, ou se chauffant au bois, à mon avis vous faîtes là la seule erreur de votre article : dans les pays « développés » addicts à l’énergie fossile, les effectifs de population se seront considérablement réduits.

          Il sera plus facile à un habitant de l’Afrique, d’abandonner sa mobylette pour revenir au vélo ou à la marche à pieds, qu’à un habitant du montana de survivre à l’hiver !

          Car dans nos pays dits « développés », le climat aussi se chargera de faire des dizaines de millions de morts, si l’approvisionnement en énergie fossile se raréfie et ne permet donc plus de lutter contre les frimas.

          cordialement

          H /


          • Croa Croa 18 septembre 2010 22:04

            Ô là là, mais ce ne sera pas la guerre ! smiley

            Juste une pénurie sans guerre derrière, voilà qui ne nous empêchera pas de vivre !
            Nos parents, qui ont connu pire, rigoleraient bien s’ils lisaient ces conneries !

            Mais pourquoi diable y aurait-il des voleurs et pas de partages ? C’est voir les gens bien mauvais ! Bon il y en aura certainement un peu et du marché noir aussi mais nous n’en crèverons pas .

            Par contre,
             à propos du climat, là je serais plus inquiet !  smiley


          • aberlainnard 18 septembre 2010 16:59

            à hunter

             

            Tout ce que vous écrivez est juste.

            Ce qui est stupéfiant c’est de se rendre compte à quel point beaucoup de nos semblables ont tant de peine à réaliser toutes les répercussions d’une pénurie de pétrole et le temps nécessaire à réorganiser une société avant que cela ne tourne à une pagaille économique et sociale catastrophique.

            Imaginer la situation sanitaire d’une métropole comme Paris non approvisionnée faute de transports avec des milliers de tonnes d’ordures produites par les derniers stocks consommés qu’on ne peut évacuer.

            Report sur l’énergie électrique ? Encore faut-il que les capacités de production, de transport et de distribution d’électricité puissent suivre. J’imagine qu’il ne faut pas moins d’une dizaine d’années pour mettre tout cela à niveau. Sans compter les moyens matériels et financiers qui feront probablement défaut. Car construire une centrale nucléaire supplémentaire, par exemple, se fait aujourd’hui grâce à des moyens techniques gourmands en pétrole.

            Autrement dit, une pénurie de pétrole conduit forcément à une pénurie d’énergie de substitution possible qu’est l’électricité. Comment fera-t-on alors pour faire fonctionner ascenseurs, frigos, congélateurs, moyens de télécommunications, installations médicales des hôpitaux privés de groupes électrogènes de secours, dans un cadre de pénurie et de coupures d’électricité  ?

            Prend-on bien en compte toutes les conséquences, sanitaires entre autres, d’une telle crise énergétique ?


            • manusan 18 septembre 2010 17:27

              L’age de la pierre, du bronze, du fer, du charbon ne se sont jamais éteint parce qu’il en reste encore. Pour la toute première fois, l’humanité va devoir revenir en arrière, ça ne se fera pas sans douleur surtout avec des milliards d’habitants, mais je suppose que les survivant vivront plus heureux.

              Une retraite assurée dans 30 ans, c’est d’abord un bon potager.


              • Croa Croa 18 septembre 2010 22:14

                « l’humanité va devoir revenir en arrière »

                Elle allait donc de l’avant ? Laisse moi douter !

                Plus heureux demain les gens ? Peut-être en effet mais plus sages... Sûrement !


              • asterix asterix 18 septembre 2010 17:33

                Comme je suis très égoïste, comme la plupart d’entre nous, je répondrai que je m’en fous, je ne consomme pas une goutte de pétrole, sauf les rares fois où je rentre chez moi en avion ou que je prends le bus pour de très longues distances. En-dessous de 50 km, c’est toujours en vélo, question d’adaptation et de conformité à mes opinions.
                Changez votre mode de vie en utilisant votre bagnole seulement quand cela s’avère nécessaire et du pétrole, y’en aura tant qu’il faut pour nos besoins fondamentaux. D’autres sources d’énergie existent ou sont en voie de voir le jour mais elles se heurtent ...aux lobbys pétroliers, pardi !
                 


                • jcm jcm 18 septembre 2010 19:33

                  « je ne consomme pas une goutte de pétrole » : ah bon ?

                  Vous mangez des cailloux ?

                  A moins que vous vous nourrissiez uniquement avec les produits de votre jardin cultivés sans intrants d’origine chimique ?

                  Vous allez sur le Net, mettre des commentaires sur Avox avec un ordinateur à vapeur ?

                  Vous écrivez sur des ardoises avec de la craie naturelle tirée de votre lopin de terre ?

                  Vous... consommez bien plus de pétrole que vous semblez le croire, au travers de l’ensemble des biens et produits qui vous permettent de vivre : il n’y a pas que « la bagnole » qui tourne au pétrole !


                • Benoît Thévard Benoît Thévard 19 septembre 2010 19:35

                  je ne crois pas une seconde que vous ne consommiez pas une goutte !
                  avec quoi réparez-vous les vos chambres à air, en quelle matière sont vos pneus et vos freins de vélo ?
                  vous vous habillez avec la laine de vos moutons et le coton de vos arbres ?
                  vous vous soignez avec des herbes de votre jardin ?
                  vous produisez vous même la glycérine qui fabrique votre savon ?

                  A l’inverse je vous pose la question :
                  Quelle bien ou service dans notre pays ne dépend pas de près ou de loin du pétrole ?

                  A vos claviers ...


                • befree56 18 septembre 2010 18:05

                  bonjour vive la crise qui n’est pas uniquement energetique mais aussi financiere et qui va tout bousculer cela va créer un nouveau monde quand le petrole sera à 150 dollars la solution sera vite trouvée voir http://www.blacklightpower.com/ ou http://www.keppemotor.com/ etc.....

                  Je conseille a tous d’etudier la vie et les brevets des savants TESLA ou de SCHAUBERGER et autres

                  Aujoud’hui la science ne serait t’elle comme au temps de GALILEE au service uniquement du pouvoir mais pas du bien commun de l’humanité

                  cordialement


                  • hunter hunter 18 septembre 2010 18:15

                    @aberlainnard,

                    Effectivement, les points que vous énoncez sont pertinents, et ce qui est particulièrement pertinent dans votre intervention, c’est le toute dernière ligne !

                    D’après ce que je peux voir par l’observation, la discussion, très (trop) peu de personnes sont conscientes d’une telle problématique.

                    Ils peuvent à la limite, se l’imaginer quelques minutes, mais tout de suite, ils se rassurent, en disant quelque chose du genre « de toute façon, on trouvera une solution »

                    Je ne sais pas si vous l’avez vous même remarqué, mais c’est comme une sorte de croyance religieuse en fait, quelque chose à laquelle on se raccroche !

                    Dans l’absolu, ils n’ont pas tort ! Pour avoir effectué beaucoup de recherches ça et là, avoir discuté avec des chercheurs et différentes autres personnes, il semble vraiment que les solutions du remplacement de l’énergie fossile, existent déjà, mais.......

                    1/ le problème, est qu’il peut être de l’intérêt de certaines forces très puissantes dans nos sociétés, de profiter du chaos de la disparition des énergies fossiles, pour assurer encore plus leur domination ; ils sortiront des tiroirs, les solutions « clés en main », mais en contrepartie, ils exigeront plus de pouvoir et de soumission.

                    2/ ce qui est sur, c’est que même si des solutions existent, elles ne permettront pas d’atteindre le même niveau de vie que celui auquel nous ont habitués les énergies fossiles.

                    Là, il va y avoir un vrai changement de comportement, auquel il faudra s’adapter, mais la plupart de nos concitoyens auront du mal à s’y faire. Toutes ces « valeurs » qui occupent aujourd’hui bon nombre de nos concitoyens, vont révéler leur vraie futilité, leur véritable caractère insipide, alors qu’elles semblent si fondamentales !

                    Apprendre que dorénavant, manger à peu près correctment, pouvoir s’abriter et se chauffer, protéger les siens, vont remplacer la frénésie consummériste artificielle, ça ne sera pas donné à tous de s’y adapter.

                    Que peut-on déduire de tout ça ? 

                    Il est déjà possible de se passer de pétrole, mais, cela nécessite :

                    1/ que des groupes d’individus se créent, des communautés, capable de mettre en commun leurs ressources physiques et mentales, et dans une société qui a volontairement cultivé un individualisme extrème, ce n’est pas facile !
                    Les gens ont été plus conditionnés à voir l’autre comme un ennemi, un concurrent, aussi peu d’entre eux seront à même de comprendre qu’ils ont été leurrés.

                    2/ En agissant de la sorte, ils pourront survivre à peu près correctement, c’est à dire arriver à se nourrir sainement sans carence, et lutter contre le froid, et aussi à échapper à l’emprise des puissants qui se renforcera. Mais en aucun cas, cela ne permettra d’égaler le niveau actuel.

                    Autre point, ces solutions seront plus faciles à mettre en place dans nos campagnes, que dans les villes, tout simplement parce que la terre, la terre nourricière est au centre de cette solution, et dans les grandes villes, les terres non bétonnées sont rares !

                    La situation sera d’autant plus dramatique dans les conurbations.

                    Ce qu’il faut que les gens comprennent, c’est que nous vivons les dernières années d’un système qui fut prometteur, mais à force de dérive sous l’impulsion de prédateurs, s’est révélé mauvais pour les hommes, et mauvais pour leur environnement.

                    C’est pourquoi il faut dès maintenant se préparer, et ne pas avoir peur de passer pour des fous où des originaux (à la limite, passer pour un doux dingue est très utile :ça n’attire pas l’attention des puissances qui avancent masquées), et permet de se préparer tranquillement.

                    Quelques personnes ont compris tout ça et s’organisent peu à peu. Mais oui, ils constituent une petite minorité.

                    A noter qu’à mon humble avis, il y aura beaucoup plus de survivants aux USA qu’en Europe, car même s’il est de bon ton ici de casser allègrement du sucre sur les USA, beaucoup de citoyens là-bas, sont très organisés et solidaires, contrairement à ce qu’on pense ici : on pense que le monde entier raisonne selon notre individualisme exacerbé, mais c’est faux.

                    L’individualisme européen, poussera les gens à se combattre les uns les autres, au lieu de coopérer ! Mais bon, sera-ce de leur faute ? A mon avis non, ils sont depuis longtemps conditionnés de la sorte, vu qu’un petit nombre en tire énormémént de pouvoir et d’argent, et qu’ils ne comptent pas arrêter leur prédation, même une fois les énergies fossiles épuisées !

                    Cordialement

                    H /


                    • aberlainnard 18 septembre 2010 20:49

                      à hunter

                      Bien d’accord avec vous.

                      "Ils peuvent à la limite, se l’imaginer quelques minutes, mais tout de suite, ils se rassurent, en disant quelque chose du genre « de toute façon, on trouvera une solution »

                      Je m’étonne, tout comme vous, de ces affirmations du style : « l’homme a toujours trouvé une solution » Comment peut-on dire toujours puisque c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que nous sommes confrontés à un problème d’une telle ampleur et à un phénomène d’épuisement de ressources non renouvelables ?.C’est oublier aussi que les solutions du passé à la situation de pénurie étaient souvent peu réjouissantes comme l’exode massif, la famine et la guerre.

                       

                      "il semble vraiment que les solutions du remplacement de l’énergie fossile, existent déjà, mais.......ce qui est sur, c’est que même si des solutions existent, elles ne permettront pas d’atteindre le même niveau de vie que celui auquel nous ont habitué les énergies fossiles."

                      C’est évident. Les énergies renouvelables proposées actuellement comme alternatives ne sont pas du même ordre de grandeur, tant s’en faut, que les 85 millions de barils de pétrole produits et consommés chaque jour dans le monde. 

                       

                      "A noter qu’à mon humble avis, il y aura beaucoup plus de survivants aux USA qu’en Europe, beaucoup de citoyens là-bas, sont très organisés et solidaires"

                      Oui. Je me souviens d’une copropriété, à Chicago en 1975, alors qu’il n’existait pas de soucis du genre de ceux qui nous pendent au nez, où les co-propriétaires avaient créé une coopérative qui gérait une petite laverie automatique dans un local commun et un mini libre-service ouvert le soir. On y trouvait, tout ce qui est nécessaire au quotidien évitant aux habitants de faire des kilomètres en voiture pour rejoindre un WALMART ou autre supermarché. Les produits disponibles étaient co-optés par les habitants. Ce style de coopératives existe aussi au sein des campus universitaires américains.

                       

                       


                    • aberlainnard 18 septembre 2010 21:55

                      à hunter

                       

                      Je ne résiste pas au besoin de faire connaître une vidéo que j’ai maintes fois proposée aux lecteurs d’AGORAVOX.

                      Il s’agit d’un exposé bien documenté et brillant donné par Jean Marc Jacovici en mars 2008 qui permet de bien comprendre la réalité du pic pétrolier et du risque de variation climatique lié à l’utilisation des énergies fossiles.

                      http://storage02.brainsonic.com/customers2/entrecom/20080227_Spie/session_1 _fr_new/files/index.html

                      C’est un résumé de ce qu’il est absolument nécessaire de connaître pour prendre conscience des problèmes auxquels nous n’allons pas tarder à être confrontés.

                      Cette vidéo est un peu longue à charger. Une fois sur la page, ne touchez à rien. Sur la partie droite de la page se déroule un diaporama essentiel à la bonne compréhension de l’exposé du conférencier.


                    • Gérard Luçon Gerard Lucon 18 septembre 2010 18:29

                      j’aime bien les analyses simplistes, elles plaisent aux pauvres d’esprit et aux rêveurs.

                      Alors voyons ce même problème sous un autre angle :
                      -croyez vous que les grands de ce monde, ceux qui dominent les politiques, vont accepter de partager la pénurie ?
                      -croyez vous que les armées de cette organisation criminelle qu’est l’OTAN vont accepter de gérer la pénurie gentiment avec le grand frère ex-soviétique et le nouveau venu chinois ?

                      Ce n’est pas encore la merde, le fameux pic peut encore reculer de quelques années, n’oublions pas qu’en 1970 la commission d’expert du Club de Rome situait le début de pénurie à 2000, mais cela va arriver .... et cela se passera dans la douleur !

                      « Il faut cultiver notre jardin ».


                      • Croa Croa 18 septembre 2010 22:31

                        Effectivement le vrai risque est là. Le danger n’est pas la pénurie mais sa récupération par les oligarchies qui se disputent le Monde afin de rester au pouvoir quelles que soient les circonstances. Ces gens sont plus dangereux que toutes les crises réunies mais je ne vois pas comment les empêcher de nuire !


                      • hunter hunter 19 septembre 2010 09:57

                        @aberlainnard,

                        Merci beaucoup pour la vidéo de la conférence de Jancovici. Je ne connaissais pas cette intervention, et ce fut très instructif.

                        Cordialement

                        H /


                        • aberlainnard 19 septembre 2010 14:12

                          à hunter

                           

                          Oui, je pense que J.M. Jancovici réalise un tour de force pédagogique en présentant en seulement 1h40, de façon claire et documentée, l’essentiel sur ces sujets et le lien qui existe entre la population mondiale, l’utilisation des énergies fossiles et ses possibles conséquences climatiques.

                          N’hésitez pas à la diffuser autour de vous !

                          Son site est une mine d’informations, bien qu’un peu déroutant dans son organisation et sa présentation.

                          http://www.manicore.com/

                          À gauche de la page d’accueil, voir en bas de la colonne « Documentation » la rubrique « Divers » qui donne accès aux conférences et causeries et notamment aux cours qu’il donne à l’école des Mines de Paris, lien ci-dessous.

                          http://www.ensmp.fr/ingenieurcivil/SitesIC/Balado/Climat_som.html

                          Les conférences publiques qu’il donne sont en fait un condensé de ces cours.

                          Si vous avez le temps de visionner l’ensemble de ses cours, vous verrez aussi quelques passages où l’on découvre un J.M. Jancovici dans son rôle de prof , exigeant sur la discipline et le travail de ses élèves ! Très amusant, cette manière de tenir ses élèves ! Moins drôle pour eux, parfois !


                        • Benoît Thévard Benoît Thévard 19 septembre 2010 19:45

                          Effectivement JM Jancovici est un puits de connaissances.
                          Ses cours sont très intéressants à regarder, ce que j’ai fait il y a quelques temps.
                          Cela dit je ne suis pas forcément d’accord avec ses préconisations puisqu’il est dans la recherche de solutions nationales et internationales, et la seule qu’il connaisse et défende ... c’est le nucléaire.
                          Son analyse de la situation est très pertinente mais à mon sens, ses solutions sont trop globale pour être efficaces.
                          J’ai donc trouvé que son cours sur le nucléaire était digne des conférences du CEA ou d’AREVA, c’est à dire une banalisation du nucléaire et une mise en avant des quelques points clés positifs que sont :
                          - les emissions de CO2
                          - le faible impact du cout de l’uranium sur le prix de l’energie.

                          Dans la mesure ou je prône par ailleurs une décentralisation et relocalisation, nous ne serons pas d’accord sur les outils à mettre en œuvre.

                          En revanche son pouvoir de persuasion est énorme et il est très convaincant concernant le pic pétrolier. J’ai d’ailleurs repris certains de ces idées, chiffres et graphiques dans mon blog.

                          A voir donc, mais à regarder avec l’esprit critique et d’analyse !


                        • aberlainnard 19 septembre 2010 21:40

                          À Benoît Thévard 

                           

                          Je vous rejoins sur vos dernières remarques.

                          L’analyse de J.M.J. me semble exemplaire, tant qu’il n’aborde pas le domaine de l’électronucléaire, notamment quand il met l’accent sur l’importance des ordres de grandeurs physiques et de l’échelle du temps à prendre en compte dans les sujets traités.  .

                          Effectivement, j’ai omis d’avertir les lecteurs sur les risques d’un recours à la solution électronucléaire préconisée par J.M.J.

                          En plus de l’augmentation des risques induits par cette solution (accidents et déchets), la multiplication de ce type d’usine est bien loin de couvrir le déficit d’énergie découlant du déclin des énergies fossiles. Cette solution connaîtra probablement aussi son pic, à un terme certes plus éloigné, et ne ferait que reculer l’échéance du passage à une société utilisant des énergies réellement propres.

                          Votre proposition me parait bien plus attrayante et sa mise en application nous permettrait de nous dispenser de cette étape intermédiaire hasardeuse. Il reste à faire un effort d’information considérable mais fondamental pour qu’elle atteigne un seuil d’acceptabilité sociale pour la communauté.

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