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Accueil du site > Actualités > Economie > Portez-vous des vêtements propres ?

Portez-vous des vêtements propres ?

Les ateliers de misère - sweatshops, maquiladoras - ne sont pas un phénomène négligeable. Du moins pas aux yeux des 27 millions d’ouvières et d’ouvriers, dans plus de 150 pays, qui y gagnent une trop maigre pitence.

Vous croyez que ça ne se passe que dans les pays sous-développés ?

Puisque nous ne pouvons pas nous rendre enquêter sur place, visiter chaque atelier qui fabrique nos vêtements, s’assurer auprès de chaque propriétaire ou contremaître que les conditions de travail y sont raisonnables, la Fair labor Association a eu l’idée de proposer un code de bonne conduite, assorti d’une procédure qui garantit que l’entreprise y adhérant le suit réellement.

Est-ce efficace ?

Sur le site de l’Organisation internationale du travail, on apprend que les codes de conduite s’imposent de plus en plus dans les très grandes entreprises. Pourtant, les ateliers de misère sont en pleine croissance.

Lors des dernières Olympiques, l’attention mondiale a été attirée sur la pratique des grandes marques de vêtements de sport qui contribuent à la baisse généralisée des conditions de travail dans l’industrie du vêtement. Auparavent, la FIFA n’y avait pas échappé non plus.

Délocalisation, concurrence férode, délais de livraison de plus en plus courts, tout concourt à créer une forte pression à la baisse des conditions de travail. La fin de l’accord multifibres n’est rien pour arranger les choses.

Travailler dans une usine est difficile. Nous ne sommes pas bien traités et si nous sommes malades, nous n’avons aucune protection. Est-ce que les gens dans votre pays pensent à nos conditions de travail lorsqu’ils achètent les chemises que nous fabriquons ?

Nawaz Hazari, opérateur de machine à coudre pour une compagnie coréenne, à Dhaka au Bangladesh.

Comment aider Nawaz Hazari et les millions d’autres qui, comme lui, sont exploités ici et partout dans le monde ?

Établir des règles de commerce équitables entre les pays les plus riches et les autres semble une solution toute logique.

Mais encore faut-il d’abord agir autour de soi.

Exiger de nos gouvernements le droit de savoir est une bonne façon d’agir et d’acquérir un pouvoir d’influence sur les entreprises qui exploitent leurs employés ou qui ferment les yeux sur leurs sous-traitants qui le font.

Quel pouvoir ? Celui de faire pression sur les pouvoirs publics.

Imaginez que tous les acheteurs institutionnels s’engagent à s’assurer que les vêtements, les produits et les services qu’ils acquièrent ne sont ni fabriqués ni offerts par des travailleuses et travailleurs exploités.

Imaginez maintenant qu’en plus, nous faisons tous l’effort de n’acheter que des vêtements propres.

Ah oui ! Au cas où en douteriez, les campagnes de sensibilisation contre l’exploitation sont efficaces.


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2 réactions à cet article    


  • (---.---.3.83) 6 juillet 2006 17:56

    non c’est une constatation ! et puis on est pas forcé de vous aimer non plus !!!!


  • Karine46 21 novembre 2012 17:35

    Ne soyons pas dupes tout de même, le secteur est un véritable business qui ne connaitra pas la crise, il n’y a qu’à voir les niches qui se créent comme les vetements spécial grande taille ou bien les différentes marques qui surfent sur la mode...

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