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Accueil du site > Actualités > Economie > Postdémocratie ?

Postdémocratie ?

Dans un article du Monde, le sociologue allemand Wolfgang Streeck annonce le « commencement de la fin de l’union monétaire européenne ». Dans un essai publié lors de la dernière « rentrée », il balaie d’ultimes illusions : capitalisme et démocratie suivent des voies désormais divergentes…

Wolfgang Streeck lève le voile sur une réalité qui faisait jusqu’alors l’objet d’un déni atterrant : le « capitalisme » n’est pas soluble dans la démocratie– le premier s’étant « immunisé contre » la seconde - et nous serions déjà en postdémocratie...

Dans un essai aussi glaçant qu’alarmant, l’éminent professeur à l’université de Cologne administre quelques piqures de rappel : « Nous sommes aujourd’hui les témoins d’une fin de la démocratie, dans la mesure où dans la démocratie, telle que nous la connaissons, c’est-à-dire de masse et de redistribution, est en voie de stérilisation et de réduction à une combinaison d’Etat de droit et débats publics. Ce processus consistant à mettre un terme à la dimension démocratique du capitalisme en gommant toute dimension économique de la démocratie s’est considérablement accentué depuis la crise de 2008, notamment en Europe.  ».

 

Les promesses non tenues de l’après-guerre

 

Le livre du sociologue de l’économie, souvent mentionné sur Agora Vox, nous invite à évacuer des « certitudes » ( ?) assises sur la période de reconstruction dans l’après-guerre et des « trente glorieuses » où un « capitalisme démocratique » achetait à crédit l’adhésion des populations occidentales par la promesse d’une constante amélioration de leur qualité de vie : il s’agissait alors de gagner du temps sur l’inéluctable et l’insoutenable...

Mais dès la fin des psychédéliques et roaring seventies (déjà no future…), ce qu’on pensait être une « machine à fabriquer de la prospérité » a cédé la place à un nouveau régime né de la « phobie fiscale » des « producteurs de richesses financières » : la « charpente institutionnelle de « l’économie sociale de marché » de l’après-1945 » leur apparaît comme une « cage devenue trop exiguë », hors de laquelle il serait urgent de s’évader… Se sentant à l’étroit dans cette forme d’organisation politique qui lui avait été imposée précisément pour lui épargner des crises, « le capitalisme » sort de sa cage pour éliminer ce qui jusqu’alors faisait consensus comme « le plein emploi politiquement garanti », pierre angulaire du contrat social de l’après-guerre, ou « le contrôle étatique des industries-clé ». 

L’universitaire convie à un exercice de lucidité : « L’histoire du capitalisme après les années 1970, y compris celle des crises économiques successives, est véritablement une histoire d’évasion : le capital s’évada de la régulation sociale qui lui avait été imposée après 1945, mais qu’il n’avait de lui-même jamais voulue »… S’ouvre alors une période où les Etats se défont de leur responsabilité en matière de croissance, de protection ou de cohésion sociales – et abandonnent « plus que jamais le bien-vivre de leurs citoyens au marché  ».

 

Le subterfuge

 

 Mais comment désamorcer le prévisible conflit de répartition entre capital et travail ? Par le recours à des ressources qui ne sont disponibles que sous forme monétaire, c’est-à-dire « non existantes ou non encore existantes » : « L’inflation provoqua une hypertrophie apparente seulement et non pas réelle du gâteau à partager. Elle fit naître chez les employés comme chez les employeurs l’illusion – « l’illusion monétaire » pour citer Keynes – d’une progression de la prospérité rendue possible par le nouveau consumérisme ». En d’autres termes : une « croissance nominale » prend le relais de « la croissance réelle » tandis que s’élargit le fossé entre « les promesses du capitalisme et les attentes de sa clientèle » : « Pour le combler politiquement, de nouveaux moyens furent trouvés, provisoirement : ce fut le commencement de l’ère de l’endettement étatique (…) Tout comme l’inflation, l’endettement étatique permet à un gouvernement de recouvrir, afin de pacifier les conflits sociaux, à des ressources financières qui ne sont pas encore à proprement parler existantes – et dans ce cas : qui doivent d’abord être dégagées par les citoyens, et leur être prélevées par l’Etat  »…

Seulement voilà : une pyramide de dettes, « issue des promesses capitalisées d’un capitalisme de la croissance qui dépend plus, du moins pour ce qui est de la grande masse de la population, de sa coopération ou encore de son assentiment, que de ses faveurs », est sur le point de s’effondrer. La souris verte est morte et le petit papa Noël ne reviendra plus remplir les petits souliers des enfants qui ne veulent pas grandir de « cadeaux par milliers » - depuis ces rugissantes années 70, on n’a fait qu’empiler de la dette. Toute goutte de dette supplémentaire pourrait désormais provoquer le déluge : « Le sortilège monétaire généré ces deux dernières décennies à l’aide d’une industrie financière déchaînée est en particulier définitivement trop dangereux pour que l’on puisse se risquer une nouvelle fois à y recourir pour acheter du temps. Si une croissance miracle ne se produit pas, le capitalisme à venir devra faire sans la formule de paix d’un consumérisme financé sur le crédit ».

 

La grande dissolution

 

La démocratie de masse d’après-guerre a été mise sur la touche par la « révolution néolibérale » (inspirée par les thèses de Friedrich Hayek), marquée par l’aggravation continue de l’inégalité des revenus et des patrimoines : « Le néolibéralisme est incompatible avec un Etat démocratique, si par démocratie on entend un régime qui intervient au nom de ses citoyens, avec l’autorité de la puissance publique, dans la répartition des biens économiques résultant des événements du marché  ».

Graduellement, l’Etat fiscal cède la place à l’Etat débiteur – une mutation « postdémocratique » opérée en anesthésiant l’opinion publique par l’industrie du divertissement : « Pour saisir le rapport de type politique existant entre l’endettement étatique et la répartition de la richesse, il faut en premier lieu comprendre que le financement des dettes de l’Etat à l’époque du tournant néolibéral résulte d’une faible imposition des classes possédantes. Moins le système fiscal prélève les biens des mieux lotis et de leurs héritiers au profit de la collectivité, et plus la répartition de la richesse se montre inégale – une inégalité qui se traduit entre autres par un taux d’épargne élevé chez les couches supérieures de la société ».

Dès lors, la séparation entre « capitalisme » et démocratie est consommée avec une politique « mise sous camisole de force », l’Etat débiteur se soumettant au contrôle de ses « créanciers » – les « marchés » : « les Etats débiteurs ont en vérité contracté des dettes afin de compenser l’absence de recettes provoquée par leur incapacité ou leur refus d’imposer leurs citoyens et en particulier les plus fortunés »… Aujourd’hui la galère vogue à vue vers un Etat de consolidation par mer déchaînée, sans perspective de sortie de la zone des tempêtes – les « mieux lotis » échappant à leurs obligations fiscales « plus facilement que jamais » et forçant leur pays à s’endetter, l’addition étant présentée aux citoyens...

Dans ce dense livre d’alarme, Wolfgant Streeck a amplement montré que « la crise financière, fiscale et économique actuelle est l’issue provisoire de la longue transformation néolibérale du capitalisme de l’après-guerre ».

Il rappelle que la crispation sur « l’expérience irréfléchie d’une monnaie unique imposée à une société multinationale hétérogène » détache les populations de la démocratie voire de la réalité... La radicalité du propos n’exclut pas des propositions de « sortie par le haut » afin de gagner du temps pour « réfléchir à une démocratisation de l’économie politique européenne qui soit digne de ce nom » et à une « représentation démocratique » qui répondrait à nouveau d’une réalité commune…

 

« L’euro est en train de détruire l’Europe »

 

Dans son article du Monde (3/3/2015), W. Streeck rappelle que, « contrairement à ce qui est généralement affirmé, l’euro ne sert pas les intérêts allemands  » et son maintien « nourrit un conflit entre le nord et le sud du continent  » : « L’instant de vérité est arrivé pour une politique d’intégration européenne qui a échappé à tout contrôle, dont le moteur est le capital financier. Pour que l’Europe ne se transforme pas en un marécage d’incriminations réciproques entre nations, avec des frontières ouvertes et en courant à tout moment le risque d’être submergé de l’extérieur, il faut démanteler ce monstre qu’est l’union monétaire. Le démantèlement doit se dérouler sur la base du contrat social, avant que l’atmosphère ne soit trop empoisonnée pour cela »…

Depuis mars, les événements se sont bien accélérés et l’atmosphère s’est chargée… Est-il encore temps de « sauver » non l’euro mais l’Europe en mettant fin de façon "civilisée" au pillage de la "réalité" ?

 

Wolfgang Streeck, Du temps acheté, Gallimard, 378 p., 29€


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20 réactions à cet article    


  • baron 23 mai 2015 17:26

    C’est clair, 

    mais les masses s’en fichent, le slogan « no future » prend tout son sens 
    Nous vivons une époque de je m’en foutisme poussé de plus en plus au paroxisme.


    • lephénix lephénix 23 mai 2015 20:18

      hé oui, alors face à des lendemains sans avenir, autant accomplir encore tout l’accomplissable possible au présent...être plus présent au monde que jamais ?


      • fred.foyn Le p’tit Charles 24 mai 2015 07:35

        Les peuples de l’UE s’en foutent royalement...Des moutons sans réaction..On les mènent à l’abattoir ils ne bronchent pas... !


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 mai 2015 08:52

          @Le p’tit Charles
          Vous, ainsi que tous ceux qui se plaignent de la passivité des masses, vous passez votre vie dans la rue avec des pancartes ? Vous faites quoi, exactement pour aider les populations ?
          Vous avez construit un Syndicat indépendant ? Un Mouvement politique pour sortir les Français des griffes de la Troïka ?


          Les citoyens sont victimes « de la stratégie du choc » décrite par Naomi Klein.
          Chaque jour ils reçoivent une tuile sur la tête. Ils constatent, gâteau sur la cerise, que ceux qui sont censés les protéger, la Gauche et les Syndicats, soutiennent l’ UE, quand ils n’organisent pas la destruction des acquis.

          Mais il se trouve toujours des « bien pensants » pour accuser les citoyens et pas ceux qui les assomment...

        • fred.foyn Le p’tit Charles 24 mai 2015 09:28

          @Fifi Brind_acier..onne journée !.Vous portez un jugement sur moi sans me connaitre.. ?

          Bouffonne encartée...
          Bonne journée...

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 mai 2015 17:15

          @Le p’tit Charles
          Relisez votre commentaire.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 mai 2015 09:18

          à l’auteur,
          L’UE et l’euro ont été créés par les USA pour leurs multinationales et la finance.
          TAFTA va couronner la colonisation US des pays européens.


          Comme disait De Gaulle en 1963 « bien des européens y sont favorables, les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper ».

          Les USA veulent aussi en finir avec les Etats Nations, toujours capables de légiférer pour interdire, réguler, nationaliser, contrôler. Une plaie, qu’il faut diviser pour mieux régner, comme au Moyen Orient. Ce sont les euro-régions qui vont faire disparaître les Etats Nations.

          L’ UE & l’euro ont été mis en place aussi pour en finir avec les Etats providence.
          Ce sont des choix politiques d’une révolution conservatrice Tchatcher- Reagan pour faire baisser le prix du travail. Et non des chois économiques, comme on a voulu nous le faire croire !

          L’euro et les Traités ont enlevé aux Gouvernements les leviers d’action monétaires et budgétaires.
          Il ne leur reste plus qu’à baisser les salaires et en finir avec le modèle social.
           « Les ravages sociaux de l’euro, une stratégie délibérée ».


          Dans le texte, je ne vois rien qui explique la responsabilité des USA dans ce cataclysme à l’échelle d’un continent ? C’est écrit par un allemand qui semble ignorer qu’en 2004, les USA et l’ Allemagne ont signé une Alliance germano américaine pour le 21e siècle.« 

          Comme disait De Gaulle en 1963 : » L’ Europe occidentale est devenue, sans même s’en apercevoir, un protectorat des Etats Unis. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination.« 

          C’est pour cela que l’ UPR a été créée en 2007 : rassembler provisoirement pour retrouver la souveraineté en sortant de l’ UE, de l’euro & de l’ OTAN. »


          • tf1Groupie 24 mai 2015 15:27

            @Fifi Brind_acier
            « L’ UE & l’euro ont été mis en place aussi pour en finir avec les Etats providence »

            D’ailleurs le Royaume-Uni n’est pas rentré dans l’Euro pour mieux préserver l’Etat-providence, hein. smiley

            Vous n’en avez pas marre de raconter des bouffonneries ?


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 mai 2015 17:14

            @tf1Groupie
            Tchatcher avait déjà fait le boulot, bien avant l’euro !
            « Les Evangélistes du marché »
            Vous n’en n’avez pas marre d’être aussi inculte ?


          • tf1Groupie 24 mai 2015 19:09

            @Fifi Brind_acier
            Donc ce n’est pas l’Euro ni l’UE qui détruit l’Etat-Providence : c’est la Livre et Thatcher smiley.

            Quand est-ce que vous constaterez que vos TOCs rendent vos propos ridicules ?


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 mai 2015 08:02

            @tf1Groupie
            L’euro joue le même rôle que Tchatcher, obliger les gouvernements à faire baisser le prix du travail et supprimer les acquis sociaux.


          • lephénix lephénix 24 mai 2015 11:11

            @fifi brin d’acier

            s’il y a toujours eu des éveilleurs de conscience, ils n’ont pu casser la glace qui saisit la « majorité silencieuse » : la « passion de l »ignorance« est bien plus forte (et virulente !!!) que le désir de comprendre...

            la première version institutionnelle de »l’europe« (la sdn) a été inspirée par les 14 points du président Wilson exposés au congrès us en 1918 - il s’agissait de »faire la guerre à la guerre« sur ’l’air de »plus jamais ça« ..

            les états-unis ont inspiré notamment le discours de hugo au congrès de la paix en 1849 sur son rêve des »états-unis d’Europe« ...un convent des FM en 1884 a précisé le programme »européen"...


            • lephénix lephénix 24 mai 2015 11:19

              @p’tit charles

              les abeilles non plus ne se font entendre... et meurent en silence : notre espèce leur survivra-t-elle ?


              • fred.foyn Le p’tit Charles 24 mai 2015 13:20

                @lephénix...Certainement pas.. !


              • lephénix lephénix 24 mai 2015 14:33

                alors nous suivrons de peu le sort des abeilles...faute d’avoir pris notre sort en mains et place à une nouvelle espèce mutante que nous ne connaîtrons plus...sûrement pas hybride homme/machine...


                • egos 25 mai 2015 14:41

                   « contrairement à ce qui est généralement affirmé, l’euro ne sert pas les intérêts allemands  »


                  Il n’est pas coutume de lire ce type de commentaire ds la presse française
                  L’Allemagne tente de préserver au sein des principes régissant la politique de la BCE et critères de gestion de l’€,imposé par Mitterrand à l’occasion de la réunification schématiquement ordolibéralisme &maitrise de des facteurs inflationnistes.
                  Ingrédients majeur parmi d’autres du succès industriel et commercial de notre voisin d’outre Rhin dont il est certain qu’il eut été identique avec ou sans monnaie unique.

                  A l’Europe, souvent utilisée comme alibi à des mesures impopulaires par notre classe politique se substitue l’Allemagne, navrant constat.

                  Le redressement de l’économie et de l’emploi de l’hexagone, avec ou sans € exigerait cependant des efforts gigantesques tant les entreprises nationales , en 1er lieu le système financier-bancaire paraissent engagées ds le processus de mondialisation et les activité spéculatives échappant ainsi à tt contrôle notamment fiscal, 

                  Sans oublier la permissivité d’une classe politique dont la seule problématique consiste à savoir comment s’en débarrasser.

                  • lephénix lephénix 25 mai 2015 15:19

                    on ne voit pas à quelle économie nationale profite cette « greffe monstrueuse » mais on voit quels intérêts elle sert... et quelles concessions l’allemagne a du faire...

                    dans son article, Streeck précise : « au sein de l’union monétaire, les indispensables subventions d’intégration ont atteint un tel niveau qu’elles dépassent largement les possibilités de l’Allemagne. On peut considérer que le gouvernement Merkel serait volontiers disposé à faire payer un prix très élevé à ses contribuables pour imposer son »idée européenne« d’un marché intérieur supranational sans dévaluation pour les machines et les automobiles allemandes, et l’on peut en dire autant, même si c’est pour des raisons différentes, de l’opposition rassemblée au Bundestag. L’émergence en 2013 du parti anti-euro AfD dans la politque intérieure allemande ne l’a toutefois pas permis »


                    • Ecométa Ecométa 26 mai 2015 12:26

                      Il n’est pas question, ici, dans mon propos, d’être contre le capital moyen utile et nécessaire à l’économie, mais plus subtilement, d’être contre le capitalisme usage paroxysmique du capital qui réduit l’économie à ses seuls tenants et aboutissants capitalistiques !

                      Bien sûr l’Europe n’est pas bien née, elle a surtout été mal réalisée et en porte les stigmates ; mais fondamentalement, le problème n’est pas l’Europe, mais le « capitalisme financier » véritable tautologie d’un capital qui se regarde technoscientifiquement le nombril et, auquel l’Europe est totalement dédiée par ses dirigeants. Le vrai problème c’est le capitalisme financier, véritable tautologie, et même le capitaliste tout court qui est un usage paroxysmique du capital qui réduit l’économie système de pratiques sociétales en interactions complexes et dynamiques, systémiques et même écosystémiques, de nature sociétale et non purement physique et totalement abstraite, à un des moyens qui lui est, certes, utile et nécessaire, mais auquel l’économie ne peut pas être réduite ! Par nature, et l’histoire des siècles derniers est là pour le démontrer, par sa nature exclusivement dogmatique et doctrinale, réductionniste en somme, comme le sont tous les dogmes et toutes les doctrines : le capitalisme est éminemment crisique !

                      Qu’est-ce réellement que le capitalisme ? Un système économique diront certains ! Non, c’est une duperie, le capitalisme n’est pas système économique au sens complexe du terme, mais un dogme, une doctrine réductrice qui réduit l’économie au seul moyen qu’est le capital ! Comment avec un minimum d’intégrité intellectuelle peut-on réduite un système complexe à un seul des moyens qu’il utilise ? Comme sinon par pure bêtise humaine ?
                       
                      Le capitalisme ne peut s’épanouir que dans la crise : il a besoins de divergences économiques et sociétales, qui, si elles n’existent pas, il se permet d’inventer !
                       
                      Le capitalisme est défini comme un concept à la fois économique, sociologique et politique qui caractérise un système s’appuyant sur la propriété privée des moyens de production. Sa définition donne lieu à des variations dans l’espace et dans le temps, et en fonction des sensibilités politiques des personnes qui emploient le terme. Par ailleurs, l’un de ses fondements est l’accumulation du capital productif au travers de la réalisation du profit
                      .
                      Le capitalisme n’a rien, mais absolument rien d’économique, au sens complexe du terme, puisqu‘il réduit l’économie au seul moyen qu’est le capital ; Il ne relève donc pas de la « règle d’ensemble » comme le suggère le terme d’ « Économie » (Oikonomia : « oiko » la maison ou ensemble et nomia » la règle : la règle d’ensemble), le capitalisme relève d’une « règle particulière », dogmatique et doctrinale, que certains libéraux et libre-échangistes, même néolibéraux et libre-échangistes, ont habillée de technoscientifisme, de positivisme technoscientifique !

                      Le capitalisme, quel qu’il soit, et ses corollaires que sont le libéralisme économique et le libre-échangisme, qui sont des usages paroxysmiques : tout ceci relève d’une véritable imposture intellectuelles !
                       
                      Le capitalisme au même titre que le communisme, car ce sont tous les deux des paroxysmes, sont anti-démocratiques, anti républicains ! Ils jouent contre le principe d’Humanité, contre toutes les « Chartes » qui se réfèrent et mettent en avant ce principe d’Humanité !
                      Le capitalisme, comme le communisme, qui relève du plus pur sophisme et du plus pur cynisme, devraient être considérés comme anticonstitutionnels car ils mettent la société des humains au seul service de leur dogme et de leur doctrine, au lieu de la servir !


                      • lephénix lephénix 26 mai 2015 19:44

                        @écometa

                        ok pour le concept de « duperie » : et si on le creusait jusqu’à l’imposture d’un « capitalisme sans capital » adossé à rien si ce n’est... sur la dette perpétuelle en multipliant le nombre de surendettés et donc d’« exclus » de dépossédés ?


                        • lephénix lephénix 26 mai 2015 19:48

                          @ecometa

                          ok pour « duperie » : et si on creusait le « concept » jusqu’à l’imposture d’un « capitalisme sans capital » sans autre assise que la dette perpétuelle imposée et la fabrique d’un nombre croissant de surendettés donc d’exclus de dépossédés ?

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