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Potion amère

Le géant américain de l’industrie pharmaceutique, Pfizer, va bien, très bien même ; il fallait donc absolument mettre en place un plan de restructuration.

Pfizer est le leader mondial du médicament ; il commercialise des produits aussi célèbres que le Viagra - le médicament contre l’impuissance dont la publicité inonde nos boîtes mails -, le Lipitor - un anticholésterol, un des médicaments les plus vendus au monde - ou le Zyrtec - un anti-allergique bien connu des enfants.

Donc lundi dernier, lorsque Pfizer annonce ses résultats, tous les analystes et autres observateurs de l’industrie pharmaceutique sont attentifs ; et ils ne sont pas déçus. A double titre.

Sur l’exercice 2006 Pfizer affiche un chiffre d’affaires en très légère hausse à 48 milliards de dollars, un résultat net quasiment doublé par rapport à 2005 à plus de 19 milliards de dollars - soit un ratio incroyable de près de 40% -. Le patient va donc bien, et le nouveau patron de la société Jeffrey B Kindler est bien obligé de le reconnaître en indiquant  :...dans un contexte difficile nous avons atteint substantiellement de nombreux objectifs financiers que nous nous étions fixés en début d’année. Pour la forme, Kindler consent à quelques phrases « calimero » en nous expliquant que la concurrence est rude, que le développement de médicament est difficile et risqué, ou que le contexte économique est complexe. Bien sûr, Pfizer est confrontée au défi de la montée en puissance des génériques, au basculement dans le domaine public de certains de ses produits phares, ou encore à la volonté des Etats de maîtriser les dépenses de santé. Mais quelle industrie n’est pas soumise à des mutations permanentes de son environnement ? Il semble que les firmes pharmaceutiques aient toutes choisi un mode de communication larmoyant en essayant de nous faire croire qu’elles sont dans une situation dramatique et qu’elles sont menacées en permanence, alors que les chiffres prouvent le contraire. D’ailleurs dans le même communiqué, Pfizer s’enorgueillit d’avoir augmenté son dividende par action - la part des bénéfices qui est reversée aux actionnaires - pour la 40e année consécutive, ce qui fait de ceux-ci des propriétaires chouchoutés. Tout cela ressemble donc un peu au malade imaginaire.

Aussi lorsque dans la foulée de la communication de ses résultats financiers Pfizer annonce un plan de restructuration massif prévoyant une réduction des effectifs de 10% - 20% en Europe-, soit 10 000 personnes environ dans le monde, la fermeture de dizaines de sites de production dont un en France à Amboise, est-ce une très mauvaise surprise, le remède de cheval qui est appliqué, la pilule empoisonnée qui est prescrite. L’objectif affiché avec ce plan est bien sûr de réduire les coûts pour abaisser le point mort et donc maintenir les résultats si le chiffre d‘affaires diminuait, de dégager des marges de manœuvre pour la recherche et la croissance externe, et enfin d’avoir un fonctionnement et une organisation plus flexibles ; l’objectif réel est bien sûr de continuer à satisfaire les actionnaires - "shareholder return" - en continuant à augmenter les dividendes et en faisant remonter le cours de l’action. En effet, au cours des dernières années, l’action Pfizer a baissé - alors que globalement la Bourse montait - ce qui à terme pourrait mécontenter des actionnaires jusque-là dociles. Un programme de rachat d’actions pouvant se monter à dix milliards de dollars en 2007 n’a d’ailleurs pas d’autre objectif que de stimuler le cours de l’action. En dévoilant ce plan, Kindler, qui est arrivé à la tête de Pfizer en juillet 2006, montre ainsi patte blanche aux marchés.

Comme souvent, les salariés sont ici les grands perdants : quand ça va mal, ils sont licenciés, quand ça va bien, ils sont licenciés, car il faut tenir les résultats durablement avec des rendements financiers de plus en plus délirants, et le moindre nuage qui se profile génère des réductions d’effectifs préventives. Une application paradoxale du principe de précaution...

En outre, Pfizer étant le leader sur son marché, on peut penser que ses concurrents ne vont pas pouvoir rester sans rien faire ; si les mesures prises par Pfizer ont un effet immédiat sur son cours, et à moyen terme sur son niveau de rentabilité - qui sera mécaniquement croissant -, les actionnaires potentiels vont acheter l’action Pfizer au détriment de celle de ses concurrents. Il va donc falloir réagir en faisant la même chose, et on peut s’attendre à d’autres cures d’amaigrissement dans l’industrie pharmaceutique. C’est l’effet domino dont je parlais ici même à propos de Wal Mart dans un autre domaine.

Ici aussi, le syndrome de la minceur va donc encore frapper. On pourrait peut être ici forger le néologisme de capitalisme anorexique, les entreprises se croient toujours trop grosses, alors qu’elles sont déjà suffisamment minces.


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92 réactions à cet article    


  • cestpaspermis (---.---.146.118) 24 janvier 2007 11:09

    Ouais, et je me demande pourquoi M.N Lienneman a cru bon dans une intervention qui n’avait rien à voir, de faire risette en direction des industries pharmaceutiques ! Ca c’est un signe !


    • LaEr (---.---.126.214) 24 janvier 2007 12:24

      Encore un navrant exemple du cynisme de l’ultra-libéralisme. Quand les résultats sont mauvais, on licencie pour sauver ce qui peut être sauvé, et quand les résultats sont bons (très bon même), on licencie par avance parce-que de toute façon ça ira mal plus tard. Et on s’étonne que les travailleurs soient pessimistes ? :D

      Encore une fois, la seule façon de bien gagner sa vie dans ce système est d’être actionnaire, donc d’avoir déja de l’argent...

      Et que vive l’ultra-libéralisme, c’est juste dommage que cela ne nous donne pas l’ultra-liberté de botter quelques culs...


      • hubert (---.---.109.151) 24 janvier 2007 12:25

        Une triste illustration de plus du pot de terre « travail » contre le pot de fer « bourse ». Les riches retraités étant de plus en plus nombreux dans nos pays industrialisés, la tendance n’est pas prête de s’inverser, mais l’implosion guète...


        • (---.---.229.236) 24 janvier 2007 12:51

          Je ne vois pas ou est le probléme. Ils ont gagné de l’argent, c’est du passé, et il restructure, c’est pour l’avenir.

          L’important, c’est tout de même l’argent des propriétaires, et on ne va pas payer des gens à glander, une entreprise ce n’est pas l’éducation nationnal : pas de gaspillage !


          • troll (---.---.82.132) 24 janvier 2007 12:55

            d’accord avec vous, mais le probleme c’est cette vision a tres court terme qui est tres bonne pour la bourse mais tres mauvaise pour le moyen-terme... il vaudrait mieux concentrer ses ressources sur la recherche que les virer tant qu’il y a des liquidites... car sans produit d’avenir, il ne leur restera tres vite plus rien pour gagner de l’argent (un medoc dure 10 ans avant les generiques) mais bon l’avenir nous dira vite que va devenir cette boite...

            le probleme ce sont ces visions a tres court terme (et pas durable), ce n’est pas le liberalisme... smiley


          • (---.---.229.236) 24 janvier 2007 13:27

            « d’accord avec vous, mais le probleme c’est cette vision a tres court terme qui est tres bonne pour la bourse mais tres mauvaise pour le moyen-terme... »

            Raisonement bidon, car si c’est mauvais pour le moyen terme, les analystes boursiers le verrons, et le cours s’effondrera.

            « l vaudrait mieux concentrer ses ressources sur la recherche que les virer tant qu’il y a des liquidites... car sans produit d’avenir, il ne leur restera tres vite plus rien pour gagner de l’argent (un medoc dure 10 ans avant les generiques) mais bon l’avenir nous dira vite que va devenir cette boite... »

            Puisque vous savez mieux que le PDG en place ce qui est bon pour l’entreprise, vous devriez même lui donner votre numéro de téléphone, qu’il puisse vous consulter réguliérement. Devant tant de compétence, d’expérience et de certitude, nul doute que vous aller conduire son entreprise au sommet, que vous vous le faite de votre vie.


          • Richard (---.---.228.90) 24 janvier 2007 13:42

            « on ne va pas payer des gens à glander ». Parce que, de votre position, bien au chaud derrière votre clavier, vous SAVEZ que tous ces gens que l’on va virer sont forcément des glandeurs ?! Vous êtes quoi au juste, SuperDRH ??


          • LaEr (---.---.126.214) 24 janvier 2007 13:53

            Nan, c’est pas super-drh, c’est super-menteur le troll de ces cyber-bois, le trolleur absolu qui crique les « glandeurs » alors qu’il n’a rien d’autre à foutre de ses journées que de polluer les articles d’agoravox de sa bile fielleuse....


          • Jean (---.---.73.211) 24 janvier 2007 14:02

            Vous dites :

            « Raisonement bidon, car si c’est mauvais pour le moyen terme, les analystes boursiers le verrons, et le cours s’effondrera »

            C’est totalement faux, la plus part des raiders jouent sur le tres tres court terme, et se moquent eperdument du moyen terme, vu qu’il ne seront plus de la partie à ce moment là...

            Effet d’annonce => un ou deux mois de montée du cours en bourse => prise de bénéfice et tchao tout le monde => voyons voir quel est le prochain qui restructure...

            Et en attendant de moins en moins de couche moyenne, de plus en plus de chomeurs, une activitée economique qui se concentre dans les mains de quelques uns, et une majorité qui vit soumise dans l’attente du prochain plan de licenciment de sa boite...

            Jusqu’a quand ?


          • (---.---.229.236) 24 janvier 2007 19:21

            « Parce que, de votre position, bien au chaud derrière votre clavier, vous SAVEZ que tous ces gens que l’on va virer sont forcément des glandeurs ?! »

            Parce que VOUS, vous savez qu’ils ne le sont pas ? Aller, va jouer avec ton sot et ta pelle, petit.

            « C’est totalement faux, la plus part des raiders jouent sur le tres tres court terme, et se moquent eperdument du moyen terme, vu qu’il ne seront plus de la partie à ce moment là... »

            Parti ou, si l’entreprise est ruiné, crétin ? A qui ils vont la vendre ? Alors, abruti des alpes, comprend bien que si le raiser eux jouent court terme, ca ne peut pas être le cas de leur actions qui doivent valoir quelque chose à moyen termes s’ils veulent pouvoir les vendre.

            "Et en attendant de moins en moins de couche moyenne, de plus en plus de chomeurs, une activitée economique qui se concentre dans les mains de quelques uns, et une majorité qui vit soumise dans l’attente du prochain plan de licenciment de sa boite...

            Jusqu’a quand ?"

            Ca fait 300 ans que ca dure, et c’est pour cela que tu n’es pas en train de bouffer de l’herbe à creuver à 30 ans..


          • Jean (---.---.14.108) 25 janvier 2007 00:05

            Vous vous prenez pour qui à insulter les gens et à les tutoyer ?

            Ma vie vous ne la connaissez pas et si vous voulez savoir je vie moins bien que mes parents, ce qui est le cas a peu pres de tout mes amis et connaissances autour de moi.

            Et pour la petite info je sort d’une periode de chomage (4 mois) apres avoir été licencié sur une restructuration. Quand à savoir si j’allais nourir ma famille, j’en ai eu quelques nuits blanches.

            Alors vos propos sur l’avenir glorieux de l’ultra liberalisme vous allez l’utiliser avec d’autres, parceque je me base pas sur de la theorie , mais sur des faits, ceux de ma propre vie. Dernier point, soignez votre orthographe , vos propos auront alors peut etre un semblant de crédibilité.


          • (---.---.229.236) 25 janvier 2007 05:55

            « pour la petite info je sort d’une periode de chomage (4 mois) »

            Voila, chomeur, et ca va donner des « avis autorisé » sur la gestion d’une multinationale.. Et sur le pontage coronarien, vous donnez aussi votre avis ?

            « Alors vos propos sur l’avenir glorieux de l’ultra liberalisme vous allez l’utiliser avec d’autres »

            Hum, vous, vous vivez en France, non ?


          • LaEr (---.---.126.214) 25 janvier 2007 09:45

            @33.229.236. T’as jamais pensé à vendre tes commentaires comme laxatif ou comme vomitif ? Que t’as donc fais la nature pour que tu accumules tant de bêtise et de haine ? Es-tu né sans membres gauches (d’où ton aversion pour ce qui n’est après tout que le symétrique de la droite) ? Alors pour toi, un chômeur ne connaît rien ? Aucun de tes modèles n’a donc connu, ne-serait-ce qu’une fois, les douces joies du licenciement ou de la faillite ?

            Je n’ai qu’une chose à dire : tu n’aimes pas la France ? Alors quitte-la !!! Et profite-en pour ne plus nous polluer Agoravox


          • Styx (---.---.1.14) 25 janvier 2007 12:41

            Je ne vois pas ou est le probléme. Ils ont gagné de l’argent, c’est du passé, et il restructure, c’est pour l’avenir. L’important, c’est tout de même l’argent des propriétaires, et on ne va pas payer des gens à glander, une entreprise ce n’est pas l’éducation nationnal : pas de gaspillage ! =========== bonjour, je fais parti de ceux que tu viens de traiter de glandeur, et oui je suis de ceux qui vont être licencié chez Pfizer. Soit dit en passant, il ne s’agit pas de la production qui vient d’être fermé mais du pôle recherche et développement. La partie production compte environs 600 personnes au jour d’aujourd’ hui et je souhaite me tromper sur leur avenir incertains, parce qu’alors, la ville d’Amboise, déja sèvèrement touché par la fermeture de nombreuses usines, va devenir une ville pauvre à bien des niveaux. Glandeur, désolé, mon vieux, mais nous on travaille le week -end et on revient pour des permanence de nuit, est ce ton cas ? no je ne le pense pas. La colère me vient au bord du clavier quand je lis des lettre comme la tienne qui vient de gens qui ne connaisse pas le contexte de l’entreprise. Pfizer a fait une erreur stratgique majeur, il y a 4 ans en rachetant plusieurs entreprises non fiable économiquement, ce qui leur a permis d passer numéro 1 mondial. Ils ont acheté un porte folio un peu fantome et nous sommes passé de 50 000 personnes en recherche à travers le monde à 150 000 avec pas assez de mollécules en développement et en recherches pour faire travailler tout ce petit monde là. La faute à qui, il ne s’agit malheureusement pas d’une seule personne , mais le Pdg qui en était à la tête : Hank Mc Kinell , lui par contre avec le poids de l’échec est parti un poil plus tôt à la retraite avec la coquette somme de 200 millions de dollars. Et c’est de nous dont tu parles, nous qui avons sacrifié nos week end , certaines de nos soirée et nuits. Là je souffre de ton manque de considération. La colère est là au jour d’aujourd ’hui , surtout qu’ils ont fermés 2 des centres les plus performants du groupe : nous et Ann Arbor. Nos collègues anglais (encore en activité) pleurent de nous perdre comme partenaire direct, car il leur faudra concilier avec la médiocrité ( ce n’est pas la colère qui guide mes doigts , ni un quelconque cocorico franchouillard primaire, mais un triste constat très réaliste de l’avenir Pfizer). Pfizer a été restructuré par l’ex-Pdg de chez Mc Donald, il a fait un calcul économique sans tenir compte des plus values scientifique des différents site. Désolé des fautes d’orthographe, je profite de mon temps de repas pour écrire. J’ai du boulot sous le coude et ceux avec la qualité et la conscience professionnelle qui nous caractérise. Désolé de ne pas te saluer, et je ne te souhaite pas d’avoir à vivre ce genre de situation. Styx


          • troll (---.---.82.132) 24 janvier 2007 12:52

            la pilule a du mal a passer si je peux dire...


            • Jojo2 (---.---.158.64) 24 janvier 2007 15:50

              Pourtant, ils nous l’ont dorée...


            • L’apothicaire (---.---.87.16) 24 janvier 2007 13:25

              Analyse courte, simpliste et idéologique typique de gens qui veulent avoir le beurre, l’argent du beurre ... et le sourire des syndicats.

              En effet le bénéfice exceptionnel de Pfizer en 2006 est obtenu par la vente de la gamme OTC de Pfizer, on pourrait dire « les bijoux de famille ». C’est du « One shot », donc pas possible de refaire une telle opération. On ne fait pas cela si ce n’est pas nécessaire. Et documentez-vous aussi sur le « trou noir des années 2010-2012 » pour Pfizer et pour 80% des labos de « big pharma » et vous comprendrez les mesures prises aujourd’hui pour assurer la survie de la société. Et ce n’est pas fini : Eli Lilly, Sanofi-Aventis, BMS, Merck vont suivre sous peu.


              • Richard (---.---.228.90) 24 janvier 2007 13:44

                Enfin un peu d’info sur le pourquoi du comment. Ca nous change des commentaires à l’emporte-piéce !


              • Chem ASSAYAG Chem ASSAYAG 24 janvier 2007 14:16

                Sans la vente d’OTC le bénéfice aurait quand même été de l’ordre de 10MM de $. En outre si la branche auto-médication a été vendue c’est qu’elle n’était pas aussi strétagique que vous le dîtes ; Enfin quand on consacre 10MM de $ à des rachats d’action et qu’on continue à promettre une progression du dividende on ne prépare pas le futur on se contente de satisfaire ses actionnaires. C’est un point de vue.


              • Styx (---.---.1.14) 25 janvier 2007 12:48

                En effet le bénéfice exceptionnel de Pfizer en 2006 est obtenu par la vente de la gamme OTC de Pfizer, on pourrait dire « les bijoux de famille ». C’est du « One shot », donc pas possible de refaire une telle opération. On ne fait pas cela si ce n’est pas nécessaire. Et documentez-vous aussi sur le « trou noir des années 2010-2012 » pour Pfizer et pour 80% des labos de « big pharma » et vous comprendrez les mesures prises aujourd’hui pour assurer la survie de la société. Et ce n’est pas fini : Eli Lilly, Sanofi-Aventis, BMS, Merck vont suivre sous peu. ======== je suis tenu par le secret professionnel mais je peux te jurer que ce qu’on leur laisse derrière en terme de produit en développement vont leur permettre d’augmenter très largement les dividendes des actionnaires. A moins bien sur qu’ils ne plombent pas les prduits de qualité par une recherche aproximative.


              • ZEN zen 24 janvier 2007 13:30

                Analyse claire , utile, mais non surprenante

                La société prépare un nouveau médicament pour le « capitalisme anorexique » smiley


                • heso (---.---.122.77) 24 janvier 2007 13:43

                  je souhaite que pour les employées qui resterons que leurs salaire soit grassement augumementé...


                  • üriniglirimirnaglü (---.---.87.92) 24 janvier 2007 14:14

                    Moi je pense que le gros souci, c’est que, si Pfizer, qui est leader fait ça sans en pâtir rapidement, alors, que vont faire les autres ?

                    Si le secteur pharmaceutique qui est le secteur industriel le plus rentable depuis des années fait ça et que ça lui réussit, que vont faire les autres ?

                    C’est de toute façon déjà largement le cas, tout le monde fait ça. Dans tous les secteurs, toutes les entreprises de grande taille fusionnent pour atteindre une « taile critique » et un « point mort » qui augmentent sans cesse avec le niveau global de la compétition, puis dégraissent ensuite, et se restructurent pour être plus légers dans les turbulences et larguer la concurrence dans les escaliers.

                    Cet individualisme capitaliste qui sied si bien à un petit entrepreneur « atomique » n’ayant aucune prise sur les conditions du marché, cesse d’être juste quand il anime des mammouths aussi puissants que Pfizer. C’est dingue de voir que ces géants ont une conscience de moineau et un sens des responsabilités dignes d’un gamin de deux ans quand il s’agit de prendre en compte le mal qu’il sont capable de faire aux autres et au système qui leur a permis d’arriver là où ils sont.

                    Pour moi, les multinationales comme Pfizer, c’est un peu comme ces gosses de riches qui se croient tout permis parcequ’ils sont nés avec une cuiller d’argent dans la bouche et qui sont capables, sans avoir l’air d’y toucher, de commettre des actes aux conséquences inouies si personne ne les rappelle à l’ordre à temps, avec des phrases de bon sens du genre : « Mais dis donc, t’es pas tout seul ! Tu te rends compte de ce qui se passerait si tout le monde faisait comme toi ?!! ».

                    Voilà, les monstres de la taile de Pfizer et ceux qui calent leurs pas dans leurs traces ne sont pas à blâmer, ils n’ont pas conscience du mal qu’ils font parce que personne de vraiment plus adulte (plus fort, plus grand et plus conscient de l’interdépendance des systèmes) qu’eux ne leur a jamais dit qu’ils faisaient le mal et qu’à force de dégraisser ils risquaient de nous faire tous courir à notre perte, tant que nous sommes.

                    Mais, pour pouvoir rappeler quelqu’un à l’ordre, encore faut-il qu’il y ait un ordre. Il est temps de réglementer l’industrie mondiale de manière adulte et responsable, en commençant par brider définitivement l’empire de la finance sur la sphère réelle. Sinon, autant se séparer tout de suite et retourner chacun à l’âge de pierre dans sa caverne (au moins, je n’aurais plus à me faire c...r à payer mes factures, la sécu, les impôts en me demandant chaque jour de plus en plus « à quoi bon ? »...)

                    La création d’un syndicat mondial de défense des gens normaux contre l’emprise des affaires sur la vie quotidienne est une nécessité absolue !


                    • (---.---.229.236) 24 janvier 2007 19:23

                      Même le plus gros labo ne représente que 5% du marché..


                    • (---.---.5.68) 24 janvier 2007 14:21

                      C’est un peu comme une chanson des VRP qui se nomme : « Tout pour le fric ».

                      Sinon il faut arrêter l’amalgame, entre cette méthode de gestion d’entreprise et le libéralisme, c’est comme si quand on parlait de la droite, que l’on mettait Bayrou et Le Pen au même niveau. C’est juste un extrême.


                      • L’apothicaire (---.---.87.16) 24 janvier 2007 15:03

                        Il suffit de décréter la nationalisation de toute l’industrie pharmaceutique et que tout ce qu’elle produit sera acheté par l’Etat et distribué gracieusement. Il y a moyen de doubler les effectifs rapidement. Plus de soucis. Les soviets on fait ça pendant 70 ans et ils ont fait de tels progrets et ont pris une telle avance sur les autres pays que tout le monde ne parle que de la pharmacie russe aujourd’hui.


                        • (---.---.5.68) 24 janvier 2007 16:41

                          L’idée est bonne, mais le mieux serait un contrôle d’un unique fabricant de médicament par l’ONU.

                          Comme cela on évitera d’avoir 50 équipes à travers le monde qui essaie de trouver un vaccin au sida, en faisant les mêmes recherches que sont voisins.

                          On pourrait mutualiser les outils de recherche et le personnel pour arriver plus vite à une solution.

                          En plus cela permettrait de mettre des équipes sur la recherche des maladies dite orphelines ou celle n’ayant pas de débouché financier intéressant pour une entreprise privée.


                        • docdory docdory 24 janvier 2007 16:45

                          @ l’apothicaire

                          Il fut un temps , il y a une vingtaine d’années , pendant lequel la moitié de l’industrie pharmaceutique française était nationalisée . A cette époque , il s’agissait de la quatrième industrie pharmaceutique mondiale . Malheureusement elle a été privatisée par dogmatisme ultralibéral , produit du coup beaucoup moins de molécules innovantes et se retrouve environ au quinzième rang mondial . CQFD ...

                          Je pense qu’il faudrait non seulement nationaliser , mais à long terme mondialiser l’industrie pharmaceutique .

                          En effet le tiers du prix des médicaments va directement dans la poche d’actionnaires , un autre tiers en dépense de publicité . La recherche pharmaceutique devient surtout une recherche de parts de marché . Lorsqu’une molécule innovante est brevetée par un labo , ses concurrents n’ont de cesse que de breveter une molécule quasi identique à un détail chimique près , qui ne change pas grand chose à l’efficacité , pour avoir une part du gâteau ( quand ce n’est pas le premier labo qui sort une molécule un peu modifiée avant que n’expire son brevet )

                          Pendant que des innombrables chercheurs passent leur temps à se faire ce genre de concurrence stupide , aucune recherche d’importance n’est faite pour des médicaments dont on aurait le plus grand besoin mais peu rentables car correspondant à une offre peu solvable ( par exemple vaccin antipaludéen , nouveaux antituberculeux ) .

                          La recherche pharmaceutique est un service public devant donc être assuré par des sociétés publiques . Le but de cette recheche est de soigner des malades au moindre coût et non d’engraisser des actionnaires . La suppression des fausses concurrences pemettra aux checheurs de se mettre a un travail plus utile que de plagier le chercheur du labo d’à coté , la suppression de la publicité et de l’argent versé aux actionnaires permettra d’avoir des médicaments beaucoup moins chers , et donc une assurance maladie non déficitaire ! La fin de la recherche du profit maximum par l’industrie pharmaceutique diminuera également les effets secondaires de médicaments prescrits en excès sous l’influence de la publicité tendancieuse des lobbys pharmaceutiques ...


                        • Flupke (---.---.15.130) 24 janvier 2007 17:25

                          Nationaliser ? pourquoi pas, nos impôts gaspillés par l’INSERM et le CNRS serviraient à une application pratique. Maintenant votre info sur la pharmacie russe est à pleurer de rire. Totalement erronée. La Pharmacie a d’abord été Européenne (de l’ouest), elle est devenue Américaine.


                        • (---.---.124.152) 24 janvier 2007 17:30

                          Pour l’apothicaire : L’industrie pharmaceutique Française a été nationalisée en 1981 . L’ensemble représentait la première au monde ,tant en fabrication,qu’en invention de nouveaux médicaments.Il suffit de retrouver les journaux Pharmaceutiques de l’époque tq « le moniteur des pharmacies » ,nous allions soigner le monde entier avec les dirigeants choisis par le parti politique au pouvoir.Ces dirigeants avaient attendu l’arrivée au pouvoir de ce parti pour pouvoir enfin montrer leur véritable valeur.Actuellement, nous sommes obligés d’acheter nos médicaments à l’étranger avec des courbettes car pour les payer... + Pour la santé, il faut de la fiabilité et de la régularité donc une très grande minutie donc une très grande obéissance et une présence physique ,peut-être que d’autres pays possédent une population un peu plus rigoureuse pense ces dirigeants de ce labo.


                        • (---.---.124.152) 24 janvier 2007 17:40

                          Bravo « ip - 42.5.68  » :On recommence comme en 1981 !! ---c’est la meilleure façon de tout ruiner .

                          Les décisions de ces dirigeants de labo sont murement réfléchies. Pour avoir la preuve ,on va dans les archives des journaux ,ici les journaux pharmaceutiques .Ils ne dépendent pas directement de Pfizer ,et l’on suit les « scores » des décisions prises 15 à 20 ans avant. J’ai eu la surprise de ma vie . Des hommes peuvent voir loin, très loin ,et c’est leur métier. Si nous les écoutions pour la gestion de notre beau pays , nous n’aurions pas à demander à nos petits -fils et certainement arrière petits fils de travailler pour rembourser nos dettes faites en 2O ans de pagaille .


                        • ZEN zen 24 janvier 2007 18:22

                          Je préfère un docdory à un apothéticaire...

                          Totalement d’accord avec vous, mais comment inverser la logique du système ? Comment revoir aussi la réforme des études médicales et rendre les praticiens moins dépendants des visiteurs médicaux et de la pub luxueuse des firmes ? Distribuer gratuitement « Prescrire », que peu de médecin lisent, je crois ?


                        • (---.---.140.77) 24 janvier 2007 15:11

                          « L’important, c’est tout de même l’argent des propriétaires, et on ne va pas payer des gens à glander, une entreprise ce n’est pas l’éducation nationnal : pas de gaspillage ! »

                          Tu es quand même un sacré cancre IP 229. 236... Et l’éducation NATIONALE, tu l’a visiblement peu fréquenté !!!


                          • (---.---.229.236) 24 janvier 2007 19:25

                            Et si ma couille, et ces connards mon foutu des zéro en dicté pendant 20 ans, avant de detecter que j’étais dislexyque...

                            Ca prouve comme il sont bon, tout de même..


                          • dscheffes (---.---.29.46) 25 janvier 2007 04:55

                            bizarrement, il me semble que de plus en plus de sous -doués en ortographe que l’on rencontre à foison sur les forums, invoquent de plus en plus la dyslexie pour tenter de justifier leur manque de connexions neuronales !!!


                          • (---.---.40.4) 24 janvier 2007 15:12

                            Cet article est totalement partisan. Lorsque le brevet du Lipitor va tombe Pfizer perdra des milliards. alors le calcul est malheureusement simple, meme si c’est injuste pour toutes les personnes touchees par cette restructuration qui n y sont pour rien. Pfizer avait emboche tous ces gens grace au meme medicament. La grosse difference c est que la plupart des chercheurs aux US vont retrouves un emploi rapidement contraiment a ceux travaillant en France.


                            • LaEr (---.---.126.214) 24 janvier 2007 15:22

                              D’abord le brevet du Lipidor n’expirera qu’en juillet 2010, ensuite, ils continueront à en vendre pour des milliards, il y aura juste des génériques... Regardez donc UPSA et son efferalgan, ça se vend encore bien, n’est-ce pas ?

                              Tous les jours ce genre d’entreprise est confronté à des expirations de brevet et autres mésaventures... Il paraît même qu’ils ont des concurrents qui voudraient prendre leur part de marché....

                              Cessez de trouvez des excuses à des comportements de voyous financiers, que même de nombreux économistes libéraux (et pas ultra) condamnent.


                            • (---.---.185.253) 24 janvier 2007 15:48

                              Malheureusement Pfizer n’a plus rien dans son pipeline, elle a deja essaye de racheter de nouvelles biotech pour les brevets sans succes. Le futur n’est pas grandiose. Et pour ceux qui se demandent pourquoi certains sites et pas d’autres, regarder cette video du college de France : CDF


                            • (---.---.229.236) 24 janvier 2007 19:26

                              « il y aura juste des génériques... »

                              Voila, générique, moins de fric, donc on vire.

                              Je ne vois pas ou est le probléme. C’est l’Etat qui est responsable.


                            • (---.---.40.4) 24 janvier 2007 15:53

                              Tu penses vraiment que UPSA fait des milliards avec l’efferalgan ? Parce que c est le cas faut dire a Pfizer de vendre du paracetamol.

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