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Accueil du site > Actualités > Economie > Pour en finir avec Piketty et ses hérésies

Pour en finir avec Piketty et ses hérésies

Défi redoutable que de faire à la fois la critique de l’économiste et la critique de ses critiques. Nous faisons face ici à un économiste défenseur d’un capitalisme bridé et réformé, lui-même critiqué par des parangons d’un capitalisme débridé et néo libéré.

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Défi redoutable que de faire à la fois la critique de l’économiste et la critique de ses critiques. Nous faisons face ici à un économiste défenseur d’un capitalisme bridé et réformé, lui-même critiqué par des parangons d’un capitalisme débridé et néo libéré. Les deux formant le chœur d’une communauté désespérée. La mission du premier est de tout mélanger pour contenter ses amis réformistes, et la mission des seconds est de tout mystifier afin de tout justifier, le crime et le châtiment. Notre mission à nous sera de tout expliquer nous préparant à résister au moment de l’implosion de ce mode de production en fort mauvaise position.

Merci, cher lecteur, de nous indiquer les théorèmes qui ne seraient pas prolégomènes ou de nous signaler une mésinterprétation des lois de l’économie politique capitaliste, selon la théorie marxiste évidemment.

Piketty le proudhonien

À l’inverse des socialistes utopistes et en accord avec les socialistes scientifiques (Marx, Engels, Luxembourg), nous croyons que le problème du capitalisme ce n’est pas son mode de répartition de la richesse, mais son mode d’appropriation (privé) et son mode de production-reproduction de la richesse, c’est-à-dire, des marchandises transformées en capital. Les socialistes utopistes prémarxistes (1789–1867), ainsi que les socialistes utopistes postmarxistes (1867–2014) croient sincèrement au mythe de Robin des Bois. Ils souhaitent qu’un « justicier masqué » pur dur intègre et qu’un parti politique providentiel vienne sauver le rafiot capitaliste de la perdition, rappelant aux riches leur devoir de charité et de compassion. Dans le cas contraire les socialistes utopistes obséquieux – les sociaux-démocrates contrits, les gauchistes outrés, comptent bien imposer le « tintamarre des casseroles » à la populace excédée jusqu’à la soulever, indignée.

Pour notre part, à l’instar de maître Piketty, nous avons observé qu’à chaque période de croissance économique tout le monde (ou presque) en profite. Au cours des « Trente glorieuses » les capitalistes engrangeaient leurs profits et les réinvestissaient comme le leur impose les lois de la valorisation et de la reproduction élargie du capital. Les ouvriers travaillaient et exigeaient des augmentations salariales, ainsi que des améliorations au plan social (leur deuxième source de revenus familial). Ce qu’ils obtenaient généralement, du moins dans les pays industrialisés avancés. Vous aurez remarqué que la Chine contemporaine vit présentement une telle période de « Take off » alors que l’Occident périclite irrémédiablement.

Il est à noter que les chiffres alignés par le professeur Piketty concernent fortement l’Occident même si par moment il tente d’élargir son horizon vers les pays du tiers-monde (Asie, Afrique, Amérique Latine). Car l’État providence c’était pour les sociétés dominantes et l’État policier, c’était pour les sociétés dominées. Ce n’est plus le cas à présent. Devinez pourquoi les États-Unis ont incarcéré 25% des prisonniers de la planète alors qu’ils ne constituent que 5% de la population mondiale. Vous ne percevez pas les changements qui s’opèrent ?

Nous ne croyons pas que Marx nous contredira si nous affirmons que lorsque le capitalisme prospère les salariés en profitent et la poule au pot est assurée sous la cheminée de chaque foyer. Ne comptez pas sur les ouvriers pour déclencher une insurrection dans ces conditions.

La prospérité capitaliste n’a qu’un temps

Heureusement, la prospérité capitaliste n’a qu’un temps et fort limité par-dessus le marché. Voici que de bon droit Monsieur Piketty s’interroge lui aussi sur la pérennité du modèle de croissance économique capitaliste. Pas fou le trublion, il perçoit bien que rien ne va plus et que les crises succèdent aux crises et que tout va de mal en pis aux pays de Stephen, de François, de Barack et d’Angela.

En bon petit-bourgeois universitaire – courroie de transmission – le professeur Piketty aborde le problème sous l’angle de l’équité et de la justice sociale citoyenne (la chose la moins bien partagée en ce monde de souffrance) : « Obtiennent-ils, lui et sa bande, leur juste part dans la distribution des richesses (du capital) produites et à reproduire ? » s’interroge les petits-bourgeois. (1) Et l’économiste de mesurer, de quantifier, de dresser des tableaux et de dessiner des graphiques, de chercher et d’ausculter pour à la fin redécouvrir l’évidence, celle qui crève les yeux de tout ouvrier lambda ; en phase de crise économique systémique et systématique, les riches s’enrichissent et les pauvres, et la classe prolétarienne, et la petite-bourgeoisie urbaine s’appauvrissent plus vite que les riches.

Même l’ONU a su constater et quantifier ce fait avéré. Dans un récent papier, nous signalions que le monde compte désormais 11 millions de millionnaires et quelques milliers de milliardaires dont les 85 plus riches cumulent autant de patrimoines que 3 milliards d’humains sur Terre. (2) Alors, on nous permettra de ne pas nous attarder aux simagrées des coryphées à l’effet que les salariés depuis vingt années s’enrichiraient plus vite que les capitalistes (sic). (3) Toutefois, les critiques de Thomas Piketty sont venues bien près de découvrir la faille fondamentale dans sa démonstration bancale. Nous y reviendrons.

Pour le moment, venons-en à la thèse fondamentale de l’économiste Piketty. Le professeur tente de démontrer que sur la durée, le « rendement du capital » (r) a tendance à être plus élevé que la croissance économique globale (g) ; donc : r > g (4) nous pourrions remplacer (r) par le taux moyen de profit global (TP) et (g) par le taux moyen de croissance du PIB mondial.

Si un seul des critiques ou des apologistes de Thomas Piketty avait connu ne serait-ce qu’un iota de la théorie marxiste il aurait déclaré antimarxiste ce socialiste utopiste proudhonien. En effet, Marx a écrit des centaines de pages pour expliquer que sous le mode de production capitaliste la baisse tendancielle du taux moyen de profit allait détruire et emporter ce modèle économique obsolète. Voilà qu’un homme se lève pour contredire Marx et on le proclame marxiste ! (5)

Heureusement pour nous, les critiques éclectiques sont venues à notre rescousse. Citons une critique cinglante du modèle proposé par monsieur Piketty : « Piketty utilise des bases de calculs différentes pour le rendement (r) et la croissance (g) : l’un est en prix courants non-ajustés pour l’inflation, alors que l’autre est ajusté pour l’inflation. Cela a pour conséquence d’accentuer l’écart entre r et g. Selon les calculs de Jean-Philippe Delsol de l’IREF, en utilisant des chiffres comparables, Piketty n’aurait pas pu corroborer sa thèse ». Ailleurs, le critique acerbe ajoute que : « Piketty ne tient pas compte des rendements décroissants du capital : plus il y a de capital, plus le rendement diminue. Dans ses projections, il estime que le rendement du capital ne va pas diminuer même si le stock de richesse [capital NDLR] augmente ». (6)

La loi des « rendements décroissants du capital », c’est la formulation que les économistes bourgeois ont choisi pour digérer la loi marxiste de la baisse tendancielle du taux de profit. Libre à eux de choisir l’expression qui leur convient. Quant à nous, nous prenons note qu’ils adhèrent tous – sauf les socialistes utopistes – à la thèse marxiste qui va comme suit :

TP = Taux de profit pl = plus-value, et c = capital constant (moyens matériels de production ou capital mort), alors que v = capital variable ou salaire ou capital vivant. (7) Selon cette équation, si (c) augmente, le taux de profit (TP) diminuera, sauf, si le capitaliste parvient à réduire proportionnellement la valeur de (v). Le hic étant que (v) ne peut être réduit à zéro. C’est-à-dire que les ouvriers ne recevraient plus aucun salaire et devraient travailler affamés – une journée ça peut passer –, mais toute une année (?) Il y a fort à parier que la révolte gronderait dans les quartiers.

Le rendement ne peut dépasser indéfiniment la croissance

Pourtant, indéniablement, le professeur de la London School of Economics a mis le doigt sur une contradiction du système qu’il n’a pas su ou n’a pas voulu exploiter. La masse d’argent circulante augmente constamment, plus vite que les marchandises (biens et services) disponibles. Ainsi, le Banque des Règlements internationaux (BRI) annonçait 693 000 milliards de dollars US de « produits dérivés », d’éventuels Credit Default Swaps (CDS), des « actifs » sulfureux ou suspects, représentant neuf fois le PIB global des pays du monde entier. Un non-sens évidemment. (8) Et cette masse d’actifs cauteleux, dangereux, gonflés comme des baudruches, risque à tout moment d’éclater comme la crise des « subprimes » l’a démontré en 2008. Simplement, la prochaine débandade battra la chamade.

Pourtant, depuis des années, et surtout depuis la plus récente intensification de la crise économique (2008) (r) est plus grand que (g) = r > g Piketty a raison sur ses détracteurs, cependant, cette équation ne peut tenir longtemps. Comment résoudre ce dilemme ?

Le critique du critique ne manque pas de démontrer que tout cela est insensé et que le rendement sur le capital ne peut pas continuellement dépasser la croissance de l’économie en général. Si tel était le cas on se retrouverait comme le souligne un critique de l’apologiste : « Charles Gave explique que r et g sont deux choses totalement différentes. Si r est constamment plus élevé que g pour toutes les entreprises, on se retrouvera vite avec des profits équivalents à près de 100% du PIB, ce qui est impossible ! » Pire, toutes les richesses du monde se retrouveraient éventuellement entre les mains d’une poignée de spéculateurs avec plus rien à se partager pour les autres facteurs de production. (9) Marx se serait donc trompé, le taux de profit augmente sans cesse et ne diminue pas (?)

Que nenni, désolé de vous détromper. La baisse tendancielle du taux de profit, résultante de l’augmentation de la composition organique du capital est bien réelle et confirmée. En voici l’équation :

(10)

co = composition organique du capital. c = capital constant (investissement ou moyens de production) et v = capital variable (salaires ou capital vivant).

L’arnaque qui a prolongé l’agonie du monde capitaliste

Mais les capitalistes monopolistes en déroutent ont été forcés par les lois mécaniques du système impérialiste d’organiser deux parades pour tenter de contrer cette loi inexorable qui les entrainent à leur perte.

1) D’une part, ils ont opéré la fusion du capital marchand, du capital industriel et du capital bancaire pour former une seule masse de capital intégrée, globalisée, et mondialisée, le capital financier. Cette opération de fusion s’est faite via les banques d’affaires et d’investissements, principalement depuis l’entre-deux-guerres mondial. Elle a été bien décrite par Lénine dans son œuvre L’impérialisme stade suprême du capitalisme. Analyse que nous avons actualisée récemment. (11)

2) D’autre part, et par la suite, les capitalistes monopolistes financiers ont opéré la séparation du capital financier (toutes les formes de capital, soient les papiers sur ordre ou effets de change ou actions et obligations, les produits dérivés et le crédit sous ses multiples dénominations, etc.) et du capital argent circulant, créant ainsi le capital financier boursier de pacotille, souvent adossé à rien du tout – que du vent spéculant qui un jour s’évaporera comme il est venu – de nulle part. Cette opération de scission officielle des attaches obligataires obligatoires entre les valeurs monétaires et les valeurs boursières s’est faite vers 1973 lors de la répudiation des Accords de Breton Woods. (12)

Veuillez prendre note chers lecteurs, que ce n’est pas l’abrogation des Accords de Breton Woods qui a libéralisé le crédit et décharger les banquiers des contraintes normatives concernant l’obligation de conserver sous forme monétaire, sous voûtes, une certaine proportion des épargnes accumulées et surtout qui contraignait les banques centrales des États souverains – au premier chef les États-Unis d’Amérique – à garantir la convertibilité en or des avoirs de leurs partenaires commerciaux payés en dollars ($), monnaie aujourd’hui suspecte ou honnie. C’est exactement l’inverse qui s’est produit. Toutes ces choses étaient déjà abandonnées dans les faits, depuis des années. L’entente de répudiation de cet ensemble de traités est venue entériner et légaliser ces pratiques courantes et généralisées.

Voilà pour les oracles qui, comme monsieur Piketty, croient pouvoir imposer aux maîtres du monde une taxe globale sur le capital de 80% et davantage, ou une taxe Tobin sur les transactions financières (déjà en vigueur, incidemment, sous le nom de commission), avec l’aide des altermondialistes, des indignés, des socialistes utopistes et des gauchistes de tout acabit en poussant dans le dos des gouvernements à la solde du capital. L’adjudant n’ordonne pas au commandant. C’est le commandant qui ordonne au régiment. Il n’en va pas autrement en politique, les gouvernants nommés ou élus ne commandent pas aux « grands électeurs » milliardaires. Le reste n’est que frime électorale. (13)

Sur ce point précis, les critiques du critique « marxiste » (sic) ont totalement raison de s’offusquer : « La redistribution [par la taxation du capital NDLR] aurait comme impact de nuire à l’investissement et, par ricochet, à la croissance future (sic). Elle réduira les incitatifs à prendre des risques pour créer de la richesse (sic). La prise de risque par les entrepreneurs en quête d’enrichissement est un moteur important d’innovation (…) et ils ajoutent, hargneux, que : « C’est d’ailleurs ce que démontrent les tableaux suivants, qui comparent la croissance des revenus pour la population de pays plus inégaux à celle de pays où davantage de redistribution prévaut. On constate que les revenus croissent plus rapidement dans les pays où les inégalités sont plus élevées, même pour les plus pauvres » (14). Vite que l’on s’appauvrisse afin de pouvoir s’enrichir serions-nous tenté de clamer après cette piteuse démonstration. En effet, le polémiste a raison, il y a toujours des miettes qui tombent de la table des puissants dont se repaissent les indigents. Quoi qu’il en soit – la redistribution d’une richesse inexistante – fumeuse et évanescente ne peut pas être la solution aux problèmes de croissance.

La richesse – le capital – dont on parle n’existe pas

Donc, Monsieur Piketty se retrouvait devant deux univers économiques divergents – quasi, étanche apparemment – (ce qui n’est pas le cas toutefois – les deux économies sont bien interreliées comme vous le verrez) –.

A) D’un côté, le monde des capitalistes de la finance et de l’argent facile, omniprésent, omnipuissant, disponible infiniment – promesses de hauts rendements et de risques de placements déments. Leur cycle s’écrit (R), pour rendement de pacotille, gonflement des dividendes et des actions inflationnistes. Le monde de l’économie virtuelle, irréelle et improductive dit les économistes lucides, et ils ont raison. B) De l’autre côté du miroir, le monde de ce que les économistes utopistes appellent la « vraie » économie, celle de la production stagnante, du chômage et de ses ravages, de la surproduction dans un monde de famine ; et de la dilapidation des ressources au milieu de la rareté ; du gaspillage des moyens de production et des forces productives. Le monde du capital productif en définitive, mais gaspillé et inemployé, parce qu’à court d’occasions d’affaires, à court de marchés.

Bien entendu, l’essaimage de nouvelles monnaies de pacotille, de « monkey money », de quantitative easing (QE), la diffusion du crédit à profusion, sans provision, a permis de faire tourner le « mobile » et d’acheter du temps avant l’implosion de la « matrice », mais pour encore combien de temps ? (15)

C’est le cri d’alarme que lance gauchement le professeur Piketty, croyant naïvement que le problème en est un de distribution de la richesse alors que le problème en est un de production de la richesse. Nous l’avons démontré, quand il y a prospérité économique capitaliste et production – mise en marché – de marchandises capitalisées – la richesse se répartit, inégalement c’est évident, mais il y en a assez pour tous ces gens. Même les assistés sociaux reçoivent leur pitance de l’État providence. La classe ouvrière, qui n’est ni cupide ni envieuse, se contente de ce qu’il lui faut pour vivre et se reproduire.

Tout ceci est présentement remis en cause non pas parce que les riches sont très riches et que les pauvres sont de plus en plus pauvres, mais parce que ceux qui dirigent vraiment les gouvernements, les capitalistes monopolistes, ne sont pas dupes. Ils savent que cette explosion des valeurs boursières qui fait gonfler temporairement leur patrimoine d’actions bidon tire à sa fin et que la difficile réalité de la baisse tendancielle du taux de profit et de l’impossibilité de valoriser le capital accumulé va les rattraper. L’austérité frappe à la porte des possédants après avoir détroussé les salariés.

Bon diagnostic mauvais pronostique

Le professeur Piketty, et ses égéries ne se sont pas trompés de diagnostic, ils se sont trompés de pronostic. Le professeur Piketty a compris que la bourgeoisie a rompu le contrat social qui la lie aux gagnes petits. Ce contrat social, tacite, jamais écrit, mais toujours compris, stipule que le travailleur offre sa force de travail contre salaire (temps nécessaire) et qu’il abandonne son surtravail (plus-value) au propriétaire des moyens de production ; qui, de son côté, doit faire fructifier-valoriser ce capital spolié au monde du travail, pour un nouveau cycle profitable. Ainsi va la vie dans la « patrie » du capital.

La classe capitaliste monopoliste mondialisée, globalisée, interreliée ne parvient plus à remplir sa part du contrat social. Elle ne parvient plus à valoriser – reproduire –, enrichir de plus-value – le capital que par ailleurs elle continue d’accumuler, en papiers « mâchés », à la bourse déglinguée – en dehors des circuits de production, de valorisation et de capitalisation.

C’est que le système capitaliste est condamné à échouer et à s’enliser. Plus l’ouvrier est productif, plus il fabrique de marchandises dans un laps de temps déterminé, plus il devient inutile et se sent menacée puisqu’à la longue sa production excède la demande sociale solvable. Pourtant, l’entrepreneur fera tout pour l’obliger à augmenter sa productivité. L’entrepreneur y est contraint par les lois du marché et de la reproduction élargie. Cependant, plus l’ouvrier remplit sa mission de production tel qu’exigé par son patron et plus il est menacé d’être congédié pour sa trop grande productivité. Par ailleurs, si dans l’usine d’à côté, un ouvrier ne parvient pas au même standard de productivité il sera lui aussi congédié pour rentabilité insuffisante. À terme, l’esclave salarié est condamné à la mendicité par ce mode de production déséquilibré.

Ici, l’économiste bourgeois futé, qui nous attendait dans ce dernier droit, nous expliquera que les emplois perdus ici seront récupérés là-bas à l’anode positive de l’entreprise florissante en pleine croissance. Ce qui est faux. Chacun l’aura constaté, le nouvel emploi créé est très souvent délocalisé, vers les pays impérialistes émergents aux salaires de misère (v), ce qui fait que le pouvoir d’achat de l’ouvrier d’ici ne sera jamais rétabli et que lui et sa famille seront appauvris. Par contre, la menace est grande que l’ouvrier n’accepte pas cette rupture de confiance. Les conditions de l’insurrection se précisent au fur et à mesure que l’économie dépérit. Ne préjugez pas des probabilités d’insurrection ouvrière d’après ce que vous avez vu jusqu’à présent, mais d’après ce que vous pouvez subodorer pour l’avenir.

Le système économique capitaliste, à son stade impérialiste, n’a pas été créé pour produire des marchandises, mais pour produire du capital, à valoriser et à reproduire de manière augmentée, et s’il ne sait plus le faire il devra se taire et nous laisser faire. Nous, ouvriers, avons un plan pour une société sans propriété privée des moyens de production, sans capital, collectivisés, planifiée, intégrée, globalisée, mondialisée, sécuritaire, écologiste et sans misère pour les prolétaires, les damnés de la Terre.

VIENT DE PARAÎTRE MANIFESTE DU PARTI OUVRIER http://www.publibook.com/librairie/...

(1) La petite-bourgeoisie pervertie et trahie (25.12.2013) http://www.les7duquebec.com/7-au-fr... et deuxième partie de l’article http://www.les7duquebec.com/7-au-fr... (2) http://www.les7duquebec.com/actuali... et http://www.les7duquebec.com/actuali... et http://www.les7duquebec.com/actuali... (3) http://www.les7duquebec.com/7-de-ga... (4) r = le rendement du capital investi (RCI) est une mesure clé de la performance et de la santé financières d’une industrie. C’est un ratio qui indique l’efficacité et la rentabilité des investissements en capital d’une entreprise ou d’une industrie. On le calcule en divisant le bénéfice avant intérêts et impôts (BAII) par la différence entre le total des actifs et le passif à court terme. Source : http://www.ccfm.org/ci/rprt2005/Fre... g = Le taux de croissance est un indicateur économique utilisé pour mesurer la croissance de l’économie d’un pays d’une année sur l’autre. Il est défini par la formule suivante qui relie les produits intérieurs bruts (PIB) de l’année N et de l’année N-1 Voir la formule ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_d... (5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Baisse... (6) http://www.les7duquebec.com/7-de-ga... (7) http://www.wikirouge.net/Baisse_ten... (8) http://www.les7duquebec.com/actuali... et http://www.robertbibeau.ca/VolumeDe... (9) http://institutdeslibertes.org/pike... (10) http://www.wikirouge.net/Compositio... et « La composition du capital se présente à un double point de vue. Sous le rapport de la valeur, elle est déterminée par la proportion suivant laquelle le capital se décompose en partie constante (la valeur des moyens de production) et partie variable (la valeur de la force ouvrière, la somme des salaires). Sous le rapport de sa matière, telle qu’elle fonctionne dans le procès de production, tout capital consiste en moyens de production et en force ouvrière agissante, et sa composition est déterminée par la proportion qu’il y a entre la masse des moyens de production employés et la quantité de travail nécessaire pour les mettre en oeuvre La première composition du capital est la composition-valeur, la deuxième la composition technique ». Le Capital livre I, Chapitre XXV, Karl Marx. (11) Bibeau, Robert (2014) Manifeste du parti ouvrier. Publibook. 186 pages. http://www.publibook.com/librairie/... (12) Le lecteur peut consulter ces tableaux sur le webzine : http://www.les7duquebec.com/7-de-ga... (13) Les grands électeurs sont des personnalités du monde politique étatsunien qui ont pour tâche de nommer le Président des États-Unis en respectant ou non le vœu exprimé par l’électorat. (14) Il n’est pas difficile de comprendre que plus une population est pauvre, plus la moindre aumône accroit proportionnellement sa dotation. Ainsi, pour deux milliards d’humains sur Terre, vivant avec moins de 2$ par jour, une augmentation de revenu de 1$ par jour constitue une hausse de 50% de leur revenu, qui reste tout de même un salaire de famine. http://www.les7duquebec.com/7-de-ga... (15) Un mobile est un jouet tournant dans la chambre d’un enfant afin de l’endormir et la matrice est une expression de science-fiction, un avatar, une forme évoluée d’univers numérique virtuel interconnecté. Quantitative easing http://en.wikipedia.org/wiki/Quanti...

 


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44 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 5 juillet 2014 11:23

    Je me tape éperdument de Piketty ... et de tous les économistes  !
    Il ne racontent que ce qui peut profiter aux copains ....
    La première action qui pourrait casser le pouvoir indu de la finance mondiale serait de couper la voix de ses thuriféraires .

    Aucun économiste n’a vécu dans une PME, aucun n’a été ouvrier ils sont pourris de théorie et font crever les peuples !


    • zygzornifle zygzornifle 5 juillet 2014 12:37

      les discours passent et l’économie trépasse.....


      • diogène diogène 5 juillet 2014 14:31

        « Nous, ouvriers, avons un plan »


        N’en voilà une nouvelle qu’elle est bonne !
        Depuis le temps que je le cherche, ce plan !
        Vous pouvez me l’envoyer en pièce-jointe svp ?

        • Doume65 5 juillet 2014 18:22

          «  Devinez pourquoi les États-Unis ont incarcéré 25% des prisonniers de la planète alors qu’ils ne constituent que 5% de la population mondiale. »

          Bonjour. Cette proportion me surprend (pas les 5%, les 25 !). Vous auriez des sources SVP.
          A-t-on une idée assez précise du nombre de prisonniers en Corée du Nord, ou même en Chine (Tibet), par exemple ?
          Un grand merci à qui peut, au moins en partie, répondre à ces questions.


          • xmen-classe4 xmen-classe4 5 juillet 2014 18:24

            État providence, c’est une économie planifié dans laquelle les procès se transforme en indemnité.

            dans une économie de marché, il y a un idéal d’equilibre des finance de l’etat et d’amélioration de la qualité de vie.


            • Lou Lou 5 juillet 2014 18:36

              Bon analyse Marxiste, qui a le mérite d’ être clair . C’ est vrai nous sommes dans la théorie mais plusieurs prévisions de Marx se sont vérifiées ces dernières années ...
              Vous avez raison que l’ on affuble de Marxiste n’ importe quel critique du système un enfumage de plus de la doxa dominante ...
              Quand le système se dégradera à un tel point et que la petite bourgeoisie appauvrie s’ alliera avec les ouvriers face aux prédateurs sans âme du capitalisme mondialisé il faudra espérer que l’ état policier ne parviendra pas à endiguer cette révolte ....


              • xmen-classe4 xmen-classe4 5 juillet 2014 18:58

                a propos de maths, le communisme n’est pas non plus de renoncer au capitalisme.
                l’idée est de l’égalisé le capital pour que les francais se retrouve, ne soit pas scandalisé, dans le pib/h

                il y a un capital humain qui lui est décoléré de l’économie de marché. l’idée faussement communiste est surement de prendre le contrôle exclusif des valeurs , c’est de l’autoritarisme.

                D’un autre coté l’etat ignore totalement les abus de position dominante. L’economie planifié deviens un outils au service d’entreprises.


                • Robert Bibeau Robert Bibeau 5 juillet 2014 21:25

                  @X-MEN

                  Non je n’ai aucun chiffre sur la Chine mais c’est certain qu’ils ont moins de prisonniers par cent mille habitants (C’est ainsi que les statistiques sont compilées dans tous les pays) parce que les chinois en exécutent beaucoup ce qui en laisse moins dans les prisons.

                  La Chine n’a rien de communiste ni la Corée du Nord non plus camarade soit dit en passant.

                  Une phrase que je souhaite cité « dans une économie de marché, il y a un idéal d’equilibre des finance de l’etat et d’amélioration de la qualité de vie. » 

                  Quelqu’un peu me donner un exemple de pays capitaliste d marché aux finances équilibrée -non endettée et où la qualité de vie s’améliore(pas en 1960 - en 2014) ???

                   Merci de ces informations

                   


                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 5 juillet 2014 21:30

                    @ LOU

                    Non la révolte ne pourra pas être endiguée - elle pourra être détournée - trahie - de l’intérieur VOILA LE PLUS GRAND DANGER.

                    Tous mes articles visent à outiller les ouvriers et la gauche véritable afin que ce jour (qui n’est pas encore survenu) les ouvriers et la gauche véritable - révolutionnaire - sache distinguer les pleurnichards Piketty les faux culs les utopistes - les rêveurs d’une économie communaliste du temps de chasseurs cueilleurs - vers laquelle nous ne reviendrons jamais

                    Merci de tes propos.


                    • OmegaDG OmegaDG 5 juillet 2014 21:38

                      Pour en finir avec Bibeau et ses niaises fourberies

                      À l’inverse des charlatants « qui osent tout », Piketty a une formation en économie.

                      À l’image de Marx « sous assistanat de Engels en sensue du prolétariat » Bibeau n’a aucune formation académique en matière d’économie.

                      Ancien initiateur syndicaliste en informatique pour le gouvernement québécois - « Leçon 1 : pour ouvrir votre ordinateur pousser le bouton ON. Je récapitule pour bien assimiler la leçon 1 : Pousser le bouton ON », Pipeau-Bibeau à la retraite pousse désormais des paquets de biscuits en tablette dans une épicerie près de son quartier (sic) tout en nous poussant depuis cinq ans des copiés/collés/arrangés de pamphlets maxistes des années 70 et d’articles du web, avec graphiques s’il-vous-plait pour en appuyer la crédibilité et tenter de nous faire croire ici qu’il a lu Piketty et qu’il est analyste en économie politique, pour principalement nous vendre sa salade de faux-cul marxiste en bouquin auto-édité-distribué (à 19 Euros) sous étiquette Publibook.com (Nous publions n’importe quoi à condition d’avoir une quote) ; le seul but de son investissement littéraire étant de se bâtir une certaine notoriété virtuelle et la crédibilité qu’il n’a pas.


                      • lermontov lermontov 5 juillet 2014 21:58

                        @ Omega

                        Bibeau m’a snobé l’autre fois, je comprends, il n’aime pas les Indiens (les chasseurs-cueilleurs). En fait, il idolâtre le dieu Travail et par conséquent il n’aime pas les Indiens qui eux cherchent la joie.
                        Mais, en dépit de cela, et quand bien même tu disais vrai ou voyais juste, je trouve parfaitement déloyal et inélégant de ta part que de te livrer à une attaque ad hominem.


                      • lermontov lermontov 5 juillet 2014 22:01

                        oups, désolé pour l’oubli du conditionnel, je me suis manifestement trompé de conjugaison !


                      • Robert Bibeau Robert Bibeau 5 juillet 2014 21:48

                        @ OMEGA ( smiley

                        Pourquoi ne pas relever un petit défi Alpha ??? Présenter une critique scientifique de l’un de mes papiers - Tiens celui-ci - ci haut - Tu prends un segment et tu le démolis scientifiquement avec tes arguments d’économiste.

                        E passant - tu n’as certainement jamais lu la littérature communiste des années 1970 - pour alléguer que je fais du couper-coller. Pas un des textes de cette époque (à ma connaissance) ne présentait une ligne politique marxiste - pas un seul je te l’assure. Jamais je ne copierais au mauvais devoir - une leçon mal faite comme tu le fais camarade ( smiley)

                        Porte toi bien et merci de ton soutien.

                         


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 juillet 2014 21:51

                          Scientifique ............ smiley smiley smiley


                        • coinfinger 5 juillet 2014 22:46

                          Encore un méfait du Marxisme .
                          Non seulement ils s’acharnent les Marxiste a dénaturer K Marx en utilisant ses erreurs de jeunesse , mais en font un économiste et égarent les salariés .
                          Donc en conclusion de cet article , faut pas imposer les revenus financiers , du fait que çà fait diversion du projet principal : changer le mode de production .
                          Soit . Non seulement on se demande par quoi ? Si c’est par des nationalisations dans nombres de peuples où celà a été expérimenté on vous repondra , merci bien , on a déjà donné , au mieux , si on veut pas étre méchant .
                          Ensuite il me semble comme çà que le souci actuel des salariés serait plutot de garder les ’modes de production’ qui restent .
                          Je préfére quand méme le petit-bougeois Piketty ,qui fut il hérétique, propose au moins de les taxer les revenus du capital financier , au moins çà ralentirait la mort du capital productif , proprement dit . Vous ne soupçonnez pas l’existence d’une troisiéme catégorie en dehors du capital et du salariat : la rente . C’est bizarre pour un économiste ? Méme Marxiste .Marx il a pas dit que le capital pouvait rapporter un rente , donc çà n’existe pas . On est pas hérétique comme çà .


                          • Robert Bibeau Robert Bibeau 5 juillet 2014 23:08

                            @ coinfinger

                            Il est plaisant de vous répondre camarade car vous vous compromettez par vos commentaires ce qui est courageux de votre part.

                            AINSI vous écrivez : « faut pas imposer les revenus financiers , du fait que çà fait diversion du projet principal : changer le mode de production . » Vous ne trouverez aucunement une telle phrase dans mon texte. JE DIS SIMPLEMENT ESSAYEZ DE LES TAXER ALLEZ-Y JE VOU METS AU DÉFI DE RÉUSSIR À FORCER LE GOUVERNEMENT DES RICHES - QUELQUE SOIT LE PAYS - À TAXER LES RICHES. C’est plutôt le contraire auquel on assiste et quand un multimillionnaire trouve que peu c’est trop - il déguerpit vers la Belgique ou la Russie.

                            Vous écrivez ceci « Méme Marxiste .Marx il a pas dit que le capital pouvait rapporter un rente , donc çà n’existe pas . » EH BIEN DÉTROMPEZ-VOUS Marx a bien écrit que le capital productif - investit fournissait une rente (payait une rente - engendrait une rente - foncière notamment) Ce propos de la rente n’a aucune pertinence dans le débat - sorry monsieur. Les thuriféraires du capital Piketty y compris ne parviendront pas davantage à faire imposer-taxer la rente que les profits - la plus-value et si le gouvernement français s’y essaillait les capitaux se déplaceraient vers l’Allemagne - l’Afrique - les paradis fiscaux - ou ils sont déjà abondance parasitante - vers la Chine - la Corée. 

                            Vous vivez sous la dictature du capital monsieur pas sous la dictature communiste ( smiley

                            Je termine « Si c’est par des nationalisations dans nombres de peuples où celà a été expérimenté on vous repondra , merci bien , on a déjà donné , au mieux , si on veut pas étre méchant . »

                            Je ne puis vous blâmez et d’exploité ces erreurs historiques - nous avons en effet manquez le bateau dans un certain nombre de pays et nous devrons reprendre l’expérience - heureusement - l’histoire ne vous demandera pas votre opinion pour nous remettre devant notre devoir ouvrier - prolétaire communiste.


                            • Frédéric BOYER Frédéric BOYER 5 juillet 2014 23:55
                              Votre tribune est intéressante, mais vous n’embrassez qu’une part du réel.

                              Dans la crise du monde contemporain, il y a probablement plus de réponses à trouver chez Proudhon que chez Marx. 

                              Nous faisons face au problème suivant :

                              1 - La répartition de la richesse est de plus en plus inégalitaire.

                              2 - La production de richesse stagne ou décroit, conséquence du point 1.
                              (pas besoin de se plonger dans des équations, tout le monde comprend que le millionnaire ne peut pas manger 2 000 pizzas à chaque repas, acheter 200 Frigidaires, ou utiliser 20 voitures à la fois).

                              Les économistes honnêtes, et il en reste (Sapir, Lordon, etc...), cherchent à résoudre le point 2 en proposant de corriger le point 1, afin que nous consommions par exemple plus de pizzas, de frigidaires et de voitures, mais aussi que nous soyons de plus en plus nombreux, suivant l’axiome : « Plus, c’est mieux ».

                              Problème : la planète ne peut pas supporter le niveau de production actuel de pizzas, de frigidaires, de voitures, et encore moins une augmentation de cette production. Pas besoin d’équations là non plus, il suffit d’ouvrir les yeux. On en arrive donc au point 3 :

                              3 - Il faut que la production stagne ou régresse, c’est un impératif de survie de l’espèce.

                              Nous allons donc devoir changer de modèle, nous détacher de l’avoir, pour nous focaliser sur l’être. Et voici que Proudhon, qui apparaissait complètement dépassé au XXème siècle, redevient pertinent (Piketty, on s’en fout, pas besoin de statistiques fouillées pour constater que les inégalités de patrimoine et de revenu ont explosé depuis 30 ans, il suffit d’ouvrir les yeux).








                              • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 juillet 2014 00:52

                                @ M. BOYER

                                Merci de ce commentaire intelligent - faux scientifiquement - mais un effort à propos pour débattre du sujet.

                                1) Vous êtes vous demandé pourquoi - d’où vient - quelle est la source - de cette répartition inégalitaire de la richesse ??? Dans mon article je ne conteste pas ce fait ÉVIDENT Tout le monde l’atteste = les riches sont plus riche - les grandes entreprises multinationales - sont de plus en plus grandes et monopolistes. Comment changer ce fait voila l’objet du débat. Piketty dit taxons les Tobin a dit taxons les = Elles sont de moins en moins taxées c’est un fait.

                                2) Vous devez bien comprendre - bien répondre au point un (1) avant de passer comme si de rien n’était au point (2) Affirmation qui est tout à fait exact. D’ailleurs, les riches n’accumulent pas pour dépenser-consommer - mais pour réinvestir - valoriser leur capital d’où la surproduction de marchandises que vous constatez vous-mêmes dans votre avant dernier paragraphe.

                                3) Vous avez totalement tort en (3). Il n’y a as surproduction par rapport aux capacités de la planète de fournir les ressources pour 7 milliards de bras travaillant-transformant ses richesses si cette transformation était préoccupée par l’environnement plutôt que par le profit. 

                                4) Il y a surproduction relative en fonction du mode de production capitaliste qui crée des milliardaires et fait mourir 3 milliards d’individus bien en-dessous du seuil de pauvreté.

                                5) Il n’y a que la petite-bourgeoisie planquée au Nord dans le confort pour rayer d’un trait 3 milliards d’individus du Sud en disant simplement qu’ils consomment trop avec moins de 2 dollars par jour.

                                6) Enfin, OUI le mode de production capitaliste a fait son temps et doit être abolit pour construire un système collectif pour la collectivité mondiale - les riches capitalistes en moins (ca ne fait pas 3 milliards d’individus rassurez-vous) .

                                 


                                • Doume65 6 juillet 2014 11:30

                                  @Robert Bibeau
                                  Merci de réagir aux messages en cliquant sur « réagir à ce message » plutôt que sur « réagir à l’article ». Le fil de discussion en sera plus clair.

                                  Je vous ai posé une question à laquelle vous (ni personne) n’a répondu. Je la réitère donc : D’où provient la statistique que vous annoncez comme quoi les EU incarcèrent le quart des prisonniers mondiaux et ces statistiques sont-elles fiables, vu qu’ont peut imaginer que certains (gros) pays mentent allègrement ?
                                  Un grand merci d’avance pour votre réponse.


                                  • Peretz1 Peretz1 6 juillet 2014 11:55

                                    "Quoi qu’il en soit – la redistribution d’une richesse inexistante – fumeuse et évanescente ne peut pas être la solution aux problèmes de croissance" Bien sûr que si ! Il suffirait d’augmenter sensiblement le SMIC pour que les classes défavorisées aient accès aux biens durables et à la consommation basique, pour que les entreprises recommencent à produire. Certes leurs plus-values augmenteraient, mais un Etat digne de ce nom pourrait les contrôler. Ce qu’il faut considérer c’est le système. Les inégalités sont la conséquence du système enclenché dans les années 75-80 pour éviter l’inflation. Où tout a été fait pour ralentir la croissance. Piketty ne fait que vouloir s’occuper du symptôme et non de la maladie : la finance dans tous ses états. Bravo l’artiste , mais 970 pages pour donner un coup d’épée dans l’eau, ça se critique pas.


                                    • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 juillet 2014 16:01

                                      @DOUME65

                                      Plutôt que de cliquer sur répondre à ce message j’indique en tête de message @ qui je m’adresse

                                      Je m’excuse de ne pas avoir fournit ma source pour les prisonniers c’est que je l’avais publié dans un autre article et je n’ai pas pris la peine de faire le transfert. C’est dans le journal LA PRESSE et je l’ai lu aussi sur Le FIGARO en ligne.

                                      Je vais faire une recherche pour retrouver l’hyperlien. J’ai confiance dans ces chiffres car ils paraissent d’année en année toujours les mêmes proportions.

                                      L’État américain ne mentirait pas pour se montrer plus carcéral qu’il ne l’est en réalité. LOGIQUE


                                      • Doume65 7 juillet 2014 23:55

                                        « Plutôt que de cliquer sur répondre à ce message j’indique en tête de message @ qui je m’adresse »

                                        Bonjour.
                                        L’un n’empêche pas l’autre. Et comme je vous l’indique, ce serait plus facile à suivre pour les internautes. Demandez-vous SVP pourquoi tout le monde ou presque fait comme ça.

                                        « Je vais faire une recherche pour retrouver l’hyperlien. J’ai confiance dans ces chiffres car ils paraissent d’année en année toujours les mêmes proportions. »Encore merci.

                                        « L’État américain ne mentirait pas pour se montrer plus carcéral qu’il ne l’est en réalité. LOGIQUE »

                                        Logique en effet, mais si votre réponse s’était trouvée sous la question, vous (et les autres) auriez vu tout de suite que je ne mettais pas en doute les chiffres américains, mais ceux d’autres pays !


                                      • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 juillet 2014 16:14

                                        @peretz

                                        Je suis toujours étonné de lire les « y a qu’a » POURQUOI étonné ? Parce que si « y a qu’a » pourquoi les États qui cherchent des solutions (soi-disant) à la crise - ne font jamais les « Y A QU’A » ? Jamais... et ne le feront jamais.

                                        « Les inégalités sont la conséquence du système enclenché dans les années 75-80 pour éviter l’inflation. Où tout a été fait pour ralentir la croissance. Piketty ne fait que vouloir s’occuper du symptôme et non de la maladie »

                                        Un exemple d’analyse incorrecte Il est faux de dire que les inégalités sont le résultat de telle ou telle époque.

                                        Dans les années 1980 le monde capitaliste a connu une crise économique - une autre - Vous vous rappele au Canada les hypothèques à 26% ? Les États et les banquiers qui n’avaient aucun contrôle sur cette crise comme sur aucune crise du capitalisme - et qu’ils subissent tout comme nous - ont un pouvoir de plus que nous cependant - ils peuvent diriger les crédits d’État vers leurs poches et faire retomber le fardeau de la crise sur les ouvriers - CE QUI NE RÈGLE PAS LA CRISE MAIS atténue leur douleur MAIS ACCENTUE LA DOULEUR DES SALARIÉS.

                                        Voilà pourquoi dès cette époque fin 1980 environ on a vu s’accroitre les « inégalités » J’AI ÉCRIT « ACCROITRE » et non pas « débuté » les inégalités qui sont « build in » dans le capitalisme chevillé au corps du capitalisme et qu’aucun Robin des bois Piketty ne pourra jamais modifié - changé. et qui vont en augmentant.

                                        D’OU une hausse du SMIC ( 10 cents le 1er mai au Québec) OUI cela sera permis rien du tout quoi mais 2 ou 5 ou 10 dollars de l’heure de hausse ce qui ferait une différence ??? Vous ne verrez jamais cela de votre vivant c’est impossible car cet argent vous l’arracheriez à la portion SURTRAVAIL de la journée de labeur = au profit en langage clair.

                                        Et cela la classe capitaliste monopoliste ne le laissera jamais faire à ses tartuffes politiques - LE NPA peut bien se battre la gueule il n’a aucune chance d’accéder au pouvoir et Québec Solidaire non plus

                                         


                                        • Peretz1 Peretz1 6 juillet 2014 16:26

                                          "D’OU une hausse du SMIC ( 10 cents le 1er mai au Québec) OUI cela sera permis rien du tout quoi mais 2 ou 5 ou 10 dollars de l’heure de hausse ce qui ferait une différence ??? Vous ne verrez jamais cela de votre vivant c’est impossible car cet argent vous l’arracheriez à la portion SURTRAVAIL de la journée de labeur = au profit en langage clair"
                                          Et pourtant c’était comme ça pendent les trente glorieuses !!! Il est vrai en France mais pas au Canada. Je maintiens donc que c’est encore possible. On appelle ça le fordisme. Comme c’est générateur d’inflation, les banques n’en veulent pas.


                                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 juillet 2014 18:51

                                            Peretz,
                                            Exact, ça s’appelle N.A.I.R.U. ou pourquoi le chômage ne baissera pas.
                                            « L’inflation est l’euthanasie des rentiers » disait Keynes.
                                            C’est ce qui explique que la BCE ait pour unique mission d’éviter que l’inflation ne dépasse 2%.


                                          • lermontov lermontov 6 juillet 2014 18:08

                                            @ Robert Bibeau

                                            Comme je te l’ai dit, camarade, ce n’est vraiment pas sympa de me snober. Un moment, j’ai cru que tu étais raciste et n’aimait pas les Peaux Rouges ; mais tu m’as rassuré, c’est le bêtise que tu n’aimes pas, tu ne réponds qu’aux commentaires intelligents et j’en déduis par là que je suis un âne.
                                            Bon, crevons cet abcès déjà : en amont de ce mot ’intelligent’, il y a un type qui procède à un jugement et autrement dit, pour ce type, ’intelligent’ signifie ’qui me fait plaisir’. Il n’est jamais bon d’être juge et parti ; jamais bon de verser dans l’adoration de soi.
                                            Par là, en tout cas, je déduis que non, je ne suis pas sot, je te cause en fait du déplaisir.

                                            Je vais expliquer aux gens concrètement, de façon intelligible, ce qu’est le communisme. Parce que là, avec ton idiome acrobatique, le peuple des moujiks risque de n’y entraver que dalle. C’est un peu comme si tu agitais l’eau de la rivière et remuait la vase, on pourrait croire qu’il y a de la profondeur. Au fait chapeau pour le ’scientifiquement’, il faut oser, ça risque d’en imposer à l’esprit faible !

                                            Edifions le peuple, donc :

                                            Déjà, le communisme n’est pas une invention, c’est une réaction à quelque chose qui lui est préalable et qui s’appelle le capitalisme. Donc, le sens correct de communisme est ’le capitalisme parfait, corrigé, amélioré, idéal’. C’est donc en toute malhonnêteté que les communistes présentent le communisme comme une nouveauté, une invention alors qu’il n’est dans l’esprit qu’une amélioration de quelque chose d’existant.

                                            Et voici en quoi consiste cette amélioration :
                                            dans le capitalisme, le capital (richesse, propriété, etc) est aux mains d’une frange réduite de la population (la bourgeoisie) tandis que la majorité ne possède rien (prolétariat). La propriété est entendue dans le sens étroit de ’être son propre maître et ne pas avoir à travailler pour le compte d’autrui’ ; ainsi, être propriétaire de sa petite maison achetée sur 30 ans à crédit ne fait pas de l’individu un capitaliste mais un prolétaire qui fait tourner le moulin de l’exploitation.
                                            Pour corriger cela - le communiste voit un ennemi dans l’exploiteur, le fameux ennemi de classe, une des parties prenantes de la lutte des classes -, le communisme propose de rendre le capital commun (d’où son nom). C’est un sacré tour de vice philosophique parce que le communisme ne préconise rien de moins que cela : plutôt qu’un monde où quelques uns exploitent la plupart, plutôt un monde où tous sont exploités !
                                            Psychologiquement, tout ceci est assez moche : généré par le ressentiment, la haine impuissante de l’exploité pour l’exploiteur, tout cela caché derrière le concept séducteur du Bonheur du Genre Humain (la lutteuh finaleuh. L’Internationaleuh.). Et rien concernant l’exploitation en soi, en un mot, oui, cette aliénation du travail. Non pour les communistes, le travail c’est littéralement le dieu, l’idole devant on doit tous se prosterner.

                                            Donc, cela c’était la théorie. Dans la pratique, les communistes ayant rendu commun le capital, tous prolétaires on a dit, comment compte-t’il faire pour gérer son capitalisme parfaitement réalisé ? Il compte tout simplement refaire l’Urss, c’est-à-dire un état centralisé fonctionnant de façon pyramidale avec au bas de cette pyramide la nuée des prolétaires supposément tous égaux, représenté par des conseils, lesquels conseils désignent un gros conseil, lequel gros conseil est dirigé par un homme. Le communisme ne se pose nullement la question du chef, de sa nécessité ; pour lui, c’est un fait acquis, il faut des chefs, des esprits éclairés guidant la conscience du magma prolétarien. (cf mon post précédent Robert, au sujet de la direction de conscience que bien rapace et bien fraternel tu comptes incarner). Eh oui !, le communisme, ça sort aussi de la matrice panpan cucul.
                                            Concernant cette facette institutionnelle, étatique, lorsque, par exemple, vous tchatchez avec Isga, il vous anonne le mot de conseillisme. Ses yeux se mettent à briller, sa voix à trémoloïser : ’quand le capital sera communisé, les choses seront gérées par des conseils et nous gagnerons le pays de la Félicité Continue’. Je me demande pourquoi Isga ne dit pas carrément ’soviet’ ; car ce mot russe signifie justement ’conseil’. Et donc la vision du communiste est effectivement de refaire l’Urss : la populace, des soviets, un soviet suprême, et sans doute un praesidium, voire même tant qu’à faire un président du praesidium. Rien que de très connu, en fait ; on se contente de surfer sur la jonglerie avec les mots et notions et sur le désespoir actuel de la populace qui est en pleine désorientation par les temps qui courent. C’est l’objet affiché : faire de la direction de conscience concernant le troupeau, par les moyens très honnêtes que sont séduction, dissimulation, mensonge, etc.

                                            Et donc que penser ? Le chat n’accouchant pas de chiens, je doute qu’avec des moyens aussi vertueux on aille vers le pays de la Vertu. On ment, on truque, on séduit, ce n’est certainement pas cette voie qui conduit au Bonheur. Ca ne peut être qu’à son inverse.
                                            Puis, il y a l’Histoire. On a mené l’expérience et vraisemblablement le problème n’est pas lié à la structure mais à la nature humaine. Inévitablement, si nous suivions les communistes, nous reverrions le malheur du peuple, la même tyrannie, l’apparition d’une classe d’apparatchiks, la nomenklatura, l’intelligentsia.

                                            Mieux encore, je vais maintenant établir que nous aurions droit tout aussi inévitablement au goulag sinon à des choses pires encore et cela à travers les propos de Robert lui-même.

                                            Robert a exposé dans son article précédent, via l’article lui-même et ses commentaires, sa vision de la révolution devant instaurer la religion communiste pour tous : le système actuel, allant à sa perte, va entraîner une révolte désespérée nihiliste ; on se tient en attente, on les laisse se castagner et s’épuiser et au moment opportun on tire les marrons du feu. Autrement dit, Robert est un adepte de la dictature du prolétariat ; il ne voit pas du tout le communisme s’imposer par adhésion générale (contrairement à Iga, très benêt pour le coup). Et inévitablement il ne voit pas du tout la nomenklatura être désignée par la volonté du peuple mais plutôt s’autodésignant.
                                            Au moins, c’est clair.
                                            Il est évident que dans pareille optique, le communisme s’imposant par la force, il s’oppose par essence à une contestation. Contestation de qui ? Robert le précise lui-même : "Tous mes articles visent à outiller les ouvriers et la gauche véritable afin que ce jour (qui n’est pas encore survenu) les ouvriers et la gauche véritable - révolutionnaire - sache distinguer les pleurnichards Piketty les faux culs les utopistes - les rêveurs d’une économie communaliste du temps de chasseurs cueilleurs - vers laquelle nous ne reviendrons jamais".
                                            Ca en fait du monde au portillon. Toute personne qui ne veut pas de la dictature du prolétariat, qui n’accepte pas que Robert soit de la nomenklatura non par son mérite ou sa valeur mais par la force et de son propre fait est un pleurnichard, un utopiste, un faux cul. Comme c’est fraternel, dis donc !
                                            Et inévitablement, le moment venu, il va bien falloir ’traiter’ ces gens et c’est bien pour cela que l’idée du goulag est consubstantielle au communisme. Suivant la voie du Bonheur du Genre Humain, sans doute aveuglé par ce beau soleil qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, Robert d’ailleurs s’autofélicite d’être celui qui désigne les cibles pour lorsque le Grand Soir aura lieu.
                                            D’ailleurs, c’est assez marrant que dans son catalogue des ennemis du peuple il joigne ’les rêveurs d’une économie communaliste du temps de chasseurs cueilleurs’ ; car s’il y a un endroit où le communisme de façon spontanée a existé et rendu l’homme heureux, c’est justement chez les chasseurs-cueilleurs ; mais ce qu’il hait chez ceux-là, c’est le rêve justement car eux ont réussi à échapper à cette fatalité qui écrase Robert et dont il ne peut se sauver : la condition d’exploité qui devrait selon lui être partagée par tous, sans exception, et devenir l’alpha et omega de l’homme.
                                            Du reste, Robert a un côté indien, très sauvage dans son style, c’est un véritable khmer rouge dans sa tête. Ainsi lorsque il écrit en réponse à Lou : « Non la révolte ne pourra pas être endiguée - elle pourra être détournée - trahie - de l’intérieur VOILA LE PLUS GRAND DANGER. », admirez les majuscules, ce n’est rien d’autre que cette doctrine de l’ennemi intérieur si chère à Pol Pot, folie qui fût responsable de millions de morts et du désastre d’un pays.

                                            Voilà, Robert. C’était le commentaire pas du tout intelligent d’un de ces Indiens rêveurs que tu exècres.


                                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 juillet 2014 19:00

                                              Lermontov,
                                              Merci, je n’aurais pas dit mieux. Pourquoi les citoyens iraient -ils se faire trouer la peau pour passer de la dictature des banksters, à celle des apparatchiks ?

                                              Un livre vient de sortir, que je n’ai pas encore lu, mais qui me semble intéressant :
                                              « Les ex-communistes » par Maurice Goldring


                                            • Xenozoid Xenozoid 6 juillet 2014 18:59

                                              fifi marx n’a pas échoué,il a just dis ce qu’il pense,les autres qui ne font que s’aider dans sa merde,v et ne font que le démerdé,imagine Asselineau nous dire que le pouvoire ne sert que ceux qu’il Avouent,Assaelinieau est un produit du systeme,sans plus


                                              • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 juillet 2014 19:22

                                                @ Peretz1.

                                                Vous écrivez ceci « Je maintiens donc que c’est encore possible. On appelle ça le fordisme. Comme c’est générateur d’inflation, les banques n’en veulent pas. »

                                                Vous mettez le doigt sur la contradiction qui m’oppose à Piketty et ses semblables - les économistes outrés et les indignés - la dernière ligne de défense de la bourgeoisie en décrépitude.

                                                1) Les lois de l’économie politique sont drastiques - incontournables.

                                                2) Sachant cela vous devez vous demander POURQUOI ET COMMENT LES 30 GLORIEUSES ? Après vous pourrez vous demander PEUVENT-ELLES REVENIR EN FORCE ? 

                                                3) Comment les 30 glorieuses ? Suite à la terrible dépression des années 1930 - le grand capital se résigna - pour relancer la roue de l’économie capitaliste - à un grand PAW WAW (ca c’est pour notre peau rouge) de destruction ou il fit détruire dans une guerre mondiale 50 millions de producteurs - de main d’œuvre - de forces productives et des moyens de production (usines et chantiers par milliers)

                                                4) Tout était en place suite à ces destructions de forces productives pour relancer le cycle de valorisations-accumulation-valorisation du capital - hausser la productivité mécanisé qui a permis de laisser tomber plus de miettes de la table des riches (les 30 glorieuses et l’État providence)

                                                5) Peuvent-ils refaire le coup ? OUI Mais cette fois la crise étant plus profonde et les forces productives et les moyens de production et la productivité du travail tout cela étant INFINIMENT plus développé qu’en 1929 - la dépression devra - sera - infiniment plus dévastatrice et la guerre au bout dix ou cent fois plus destructrice...

                                                6) Après cette DÉPRESSION suivi de la 3e guerre mondiale vous aurez les conditions objectives pour 30 glorieuses... jusqu’à la dépression suivante etc. 

                                                CA VOUS TENTE ??? Moi pas ( smiley)

                                                 


                                                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 juillet 2014 19:29

                                                  Robert Bibeau,
                                                  C’est la dictature des apparatchiks qui ne tente plus personne.

                                                  En Amérique du sud, les pays membres de la CELAC ne se réfèrent plus au communisme, mais à une société mixte public/privé, avec une démocratie participative, à la base .

                                                   


                                                • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 juillet 2014 19:36

                                                  @ FIFI

                                                  Oui en Amérique Latine d’où sont venus des tas d’orientations = de modèles petits-bourgeois - de dictatures fascistes aussi - de pouvoirs militaires aussi - d’illusionniste à la Che aussi ils expérimentent autre chose aujourd’hui mi-capitaliste mi-nationalisé (rien à voir avec le socialisme)

                                                  Donnez leur le temps de se casser la gueule - à la CUBA - avant de pavaner

                                                  Jamais dans l’histoire deux modes de production opposé - antagonistes n’ont pu subsister sur un même territoire commun. Le dominant détruit toujours le dominé. La Révolution française fut la destruction du mode aristocratique féodal et le plein épanouissement du mode de production capitaliste


                                                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 juillet 2014 19:23

                                                  Xenozoid,
                                                  La vidéo sur les erreurs de Marx dure 40 minutes, vous répondez 15 minutes après mon post, ce qui veut dire que vous ne l’avez pas regardée.

                                                  Marx a vécu toute sa vie sans bosser. Il s’est fait entretenir par Engels, dont la famille était propriétaire d’une filature de coton à Brême. Il a donc vécu sur le dos du prolétariat, qu’il connaît donc très bien...

                                                  Sur Asselineau « produit du système » : CQFD.
                                                  Où avez -vous vu que les contestataires de l’ impérialisme américain sortent de nulle part ?
                                                  Dans ce cas, Allende, Chavez, De Gaulle, Castro, Snowden, ou Poutine viennent de la planète Mars ?

                                                  Commencez donc par créer un Mouvement politique pour nous sortir de l’ UE, à partir de rien, comme l’a fait Asselineau. Alors qu’il aurait pu avoir une vie peinarde à la tête d’une banque, avec retraite chapeau, et puis vous viendrez poster vos petits jugements à l’emporte pièce...
                                                   


                                                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 juillet 2014 19:30

                                                    @ peaux - rouge

                                                    Tu as pris la peine d’écrire un commentaire intelligent - erroné mais inspiré et c’est quelque chose.

                                                    ERRONNÉ = Un exemple = « Et inévitablement il ne voit pas du tout la nomenklatura être désignée par la volonté du peuple mais plutôt s’autodésignant.
                                                    Au moins, c’est clair. »

                                                    Faux et si j’ai donné dans mes écrits antérieurs l’impression de « autodésignant » - se cooptant - alors j’ai commis une erreur de formulation. Le parti et les apparatchiks ne doivent pas pouvoir s’emparer du pouvoir

                                                    Je te convie cher Lermontov à lire le 9 e article de cette série http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/manifeste-du-parti-ouvrier-4-153987 qui paraitra dans 5 semaines ou je donnerai ma position sur la Révolution bolchévique en URSS et la dégénérescence du pouvoir soviétique

                                                    Robert Bibeau


                                                    • lermontov lermontov 6 juillet 2014 20:20

                                                      @ Robert

                                                      L’autre fois, comme tu discutais avec Isga, tu as exposé ta vision du processus révolutionnaire. Lui, c’est un farceur, il croit que par son prosélytisme, il va entraîner l’adhésion au marxisme et que la révolution aura lieu de façon rationnelle, par une belle unanimité éclairée. Je lui ai dit pourtant que ça ne se passait pas du tout comme ça, qu’en 17 le moujik n’avait pas lu Marx, qu’il ne savait de toute façon pas lire, qu’il en avait juste marre et qu’il voulait changer de papa. (idem des sans culottes qui ne se sont pas tapés Rousseau et Monstesquieu et ne savaient pas davantage lire).
                                                      Et donc ta vision, c’est : autodestruction du système, chaos, je m’impose. Je pense que tu es naïf car si je devine bien, tu n’entends pas en fait imposer le communisme par la force comme je l’ai dit. Non, en fait tu te dis peut-être qu’au bout d’un moment las de l’anarchie et du chaos, les gens se rangeront tout naturellement au communisme. Si tel et le cas, tu fais une grave erreur de jugement car ce ne sera certainement pas en ce cas une adhésion mais une résignation. Et inévitablement, à l’usage, il y aura contestation. Et là comme toujours vous serez contraint d’user de la force. ’Pour sauver la Révolution’, direz-vous comme vous dîtes toujours et ce sera Terreur (cas de la Révolution française avec dictature dite de salut public et concept d’ennemi intérieur), les purges (je ne te rappelle pas l’Urss débutante), etc.

                                                      Bon, cela étant, je lirai tes prochains articles avec plaisir et interêt.


                                                    • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 juillet 2014 20:48

                                                      Il est en effet impossible de prophétiser la suite des événements

                                                      Tout ce que nous possédons à ce propos ce sont les exemples de la évolution française et autres démocratiques bourgeoises y compris en Chine 1945-1949 et Cuba 1959, etc. 

                                                      La Commune et la Révolution de 1917

                                                      Masi nous possédons aussi autre chose qu’aucune de ces tentatives révolutionnaires ne possédait - aucune et que seul la prochaine possédera comme caractéristique fondamentale - cruciale - qui n’existait pas auparavant

                                                      La prochaine sera la première du genre ... on s’en reparle dans 5 semaines sans faute

                                                      smiley)


                                                    • lermontov lermontov 6 juillet 2014 21:32

                                                      @ Robert

                                                      Ce serait cette fois différent. Bon, il ne faut préjuger de rien et donc, personnellement, j’attendrai de te lire. Mais s’il s’agit de ce à quoi je pense... Comme je l’ai dit sur un de tes posts, je gagne à tous les coups et chasseur-cueilleur, c’est l’à venir de l’humanité. Et je n’ai rien d’un rêveur.


                                                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 juillet 2014 08:25

                                                      Robert Bibeau,
                                                      Quand le CEVIPOF (qui dépend de Sciences Po Paris) fait ses enquêtes, et demandent aux Français :
                                                       « Qui ferait mieux que Hollande ? », 60% répondent :« De Gaulle ».
                                                      Ce n’est pas une pierre dans votre jardin, c’est un menhir !

                                                      La question est intéressante, car ce n’est pas une question « à choix fermés », où il faut choisir entre plusieurs personnages.
                                                      C’est une question dite « à choix ouvert » où ils peuvent répondre ce qu’ils veulent.

                                                      Ils ne citent aucun grand leader communiste ni français, ni étranger, ni vivant, ni mort ! C’est vous dire combien ils tiennent ces théories en estime, et le peu de place qu’elles occupent dans leur esprit... ! 

                                                      « J’ai connu votre futur, et cela ne marche pas ! » Vladimir Boukovsky


                                                    • Peretz1 Peretz1 6 juillet 2014 22:35

                                                       à l’auteur. Oui, les 30 glorieuses ont été une époque formidable pendant 30 ans. Le pouvoir d’achat des ménages a augmenté de 5 % par an. J’avoue que ce serait pas mal de renouveler cette opération, même si ce n’est que 2 % par an.


                                                      • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 juillet 2014 19:07

                                                        @PERETZ1

                                                        Nous tournons en rond futilement camarade. Vous « voulez » 2% de croissance ou 5% moi je « veux » 6% (!) et puis après ? Ridicule. La question en débat ici n’est pas ce que vous ou moi nous « voulons » mais quelles sont les probabilités que vous obteniez ce que vous « voulez »

                                                        Je vous ai expliqué que pour obtenir les 30 glorieuses et 5% il a d’abord fallut appauvrir les 2/3 de la planète et massacrer 50 millions de gens

                                                        La question est voulez-vous une grand dépression (3 ou 4 fois pire que 1929) puis une troisième guerre mondiale ( 100 ou 500 million s de morts nul ne le sait) pour ensuite « vouloir » et obtenir votre 2, 5 ou peut-être 6% de pouvoir d’achat pour les survivants irradiés ???

                                                        That’s the question

                                                         

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