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Economie : pour faire le point...

Nous sommes tellement ethnocentrés que même nos réflexions s’en trouvent faussées. A force de se contempler le nombril, ce sont nos cerveaux qui s’embrouillent. La nature de la Crise l’illustre parfaitement. Contrairement aux affirmations communément répandues d’ici de là, de Droite comme de Gauche, la crise qui frappe nos économies n’est pas mondiale. S’il suffisait d’un critère de gestion pour s’en convaincre, il faudrait retenir le taux de croissance mondial qui continue de croitre. La croissance mondiale est tirée par les pays du Sud et la Chine. La crise dont nos journaux parlent touche donc uniquement les pays occidentaux, les Etats-Unis et le Japon. Il ne s’agit donc pas d’une crise mondiale mais de la crise d’un modèle aujourd’hui à bout de souffle : le capitalisme occidental.

L’Occident a fait basculer le rapport Salaires/Profit depuis 30 ans en faveur des profits. Deux phénomènes ont convergé :

  • Pour compenser la baisse de Pouvoir d’Achat ou de salaires de la plus grande masse des particuliers, ceux-ci ont été autorisés à emprunter d’où l’engouement des prêts à la consommation et l’augmentation des situations de surendettement,
  • Les plus aisés ont vu leurs revenus salariaux remplacés par les gains des plus values au travers des stocks options. 

Dans la phase actuelle, nous sommes rattrapés par la Dette ou plutôt par les dettes. Nous vivons dans un système économique de dettes. Dans un premier temps, on a assisté au transfert de la dette privée vers la dette publique pour sauver le système bancaire. La dette publique a explosé. Le citoyen paie les errements des banquiers. Ce que l’on évoque peu quand on parle de dette, c’est qu’il en va des Etats comme pour les ménages. Les dettes ont une maturité. Quand un pays s’endette, c’est une idée couramment admise, il ne rembourse jamais. C’est une erreur. Les Etats comme les ménages doivent rembourser et justement, les échéances tombent précisément en 2010. Et encore plus précisément, c’est à l’automne 2010 que les principaux états européens vont devoir rembourser ce que l’on nomme le principal c’est à dire le montant emprunté et non encore remboursé. C’est sur celui-ci que sont calculés les intérêts. Cette échéance pour la France se produit tous les 7 à 9 ans.

Quand le principal à rembourser est d’un montant trop important, on connait une crise de liquidités. C’est ce qu’il s’est produit dans le courant de l’année 2009. Conjugué aux problèmes des subprimes, aux faibles capacités en fonds propres des banques mondiales, l’ampleur de la crise a été telle que pour éviter un effondrement général, les Etats ont recapitalisé le secteur bancaire avec un argent prêté par ce même secteur bancaire. Bref, avec un argent qu’ils n’avaient pas, un argent qui n’existait même pas, juste des chiffres jetés sur une feuille. Les banques ont reçu un argent qui venait d’elles. C’est à présent aux Etats à se recapitaliser.

Dans l’histoire de ce pays, la dette publique a baissé à 3 reprises : de 0.5 % sous Fabius, de 0.5 % sous Jospin qui a vendu les meubles c’est-à-dire qu’il a privatisé des pans entiers du secteur public et sous Breton de 2.5% du PIB qui a terminé ce qu’avait engagé Jospin.  

De 1996 à 2008, les dépenses de l’Etat ont progressé de 35 %, celles de la Sécurité Sociale de 61% et celles des collectivités territoriales de 78%. La seule charge des intérêts est passée de 39 milliards d’euros en 2006 à 45 milliards en 2008 et autant en 2010. On peut observer que cette charge a relativement peu augmenté. Cela est uniquement imputable à la baisse des taux d’intérêts.

Mais la situation d’aujourd’hui a changé. En effet, il n’est désormais plus possible au gouvernement d’adresser à la Commission Européenne un programme budgétaire qualifié de « stabilité et de croissance » sans aucune intention de le respecter. Les fameux critères de gestion du traité de Maastricht doivent aujourd’hui être respectés chaque année. Il y en va de la pérennité de l’Euro.

Les engagements de stabilité pris par le gouvernement Sarkozy implique qu’il faille trouver 100 milliards dans les budgets de l’Etat, de la Sécurité Sociale et des Collectivités Territoriales en 3 ans d’ici à 2014. Cet engagement est minimum et engage toute majorité gouvernementale élue en 2012.

D’autre part, la plupart des banques continue à abriter des situations financières pourries. Malgré l’écran de fumée des stress tests. En effet, pour évaluer le bilan des banques, le ratio de capitaux propres « Tiers one » a été préconisé. Ce ratio est largement discrédité puisqu’il inclut toute sorte « d’actifs hybrides et d’instruments sans prise de participation ». Par exemple, les banques ont intégré à leurs capitaux propres les provisions sur créances douteuses effectuées depuis deux ans, alors que ces actifs sont toujours toxiques.

D’autre part, « les banques n’ont pas été exposées à une éventuelle faillite souveraine ». Seuls les portefeuilles d’actifs valorisés au prix du marché ont été testés. Or les obligations d’Etats détenues par les banques sont classées dans la section « banking books », une catégorie qui ne comptabilise les pertes qu’en cas de défaillance souveraine. C’est par ce petit tour de passe-passe que même les banques grecques, sauf une, ont passé le test avec brio.

En termes de truanderie, notre gouvernement pourtant bien rompu a encore beaucoup à apprendre auprès des banques.

Pour trouver ces 100 milliards et sauver l’Europe libérale, le gouvernement Sarkozy compte sur :

- D’abord la croissance. A un taux annuel de 2.5%, les recettes fiscales dégagées équivalent à 40 milliards d’euros. Reste à trouver les 60 milliards manquants. Pour rappel, le taux de croissance 2009 a été de – 2.25%, la prévision 2010 est de 0.75 tandis que Fillon claironne à 1.4%. Bref, ça n’arrange pas vraiment la situation. A ce taux, il faut trouver 90 milliards !!!

- Puis les économies. Le projet de budget ou de loi de finance de 2010 va être saignant. Retraites, déremboursement, suppression de postes et de programmes, suppression de la taxe professionnelle, coupes sévères dans tous les budgets, bref, le grand catalogue des mesures de rigueur et d’austérité. C’est l’économie moderne ou Chavez…

- L’investissement serait l’objet du fameux grand emprunt. Son montant a été fixé à 35 milliards d’euros, dont 22 milliards seront levés sur les marchés et 13 milliards financés par les fonds d’aide remboursés par les banques. 5 domaines prioritaires ont été arrêtés :

  • La plus grande part du gâteau ira à l’enseignement supérieur et à la recherche, « clé de notre compétitivité future », qui recevront respectivement 11 et 8 milliards d’euros,
  • Une dizaine de campus « d’excellence » recevront un financement exceptionnel (8 milliards),
  • Près de 1,3 milliard d’euros devrait servir à accélérer le plan Campus,
  • 1 milliard sera alloué à la mise en place d’un campus centré sur les hautes technologies à Saclay, en région parisienne, et regroupant les grandes écoles d’ingénieur parisiennes et les universités scientifiques,
  • L’apprentissage recevrait pour sa part 500 millions d’euros,
  • La recherche, 3,5 milliards seront alloués aux sociétés de valorisation, « interfaces entre les grands industriels et la recherche ». Les secteurs de la biotechnologie et de la santé recevront 2,5 milliards.
  • Cinq centres hospitaliers universitaires, dans un premier temps, recevront 850 millions d’euros. Un appel d’offre sera lancé dans les prochains mois.
  • L’industrie et les PME recevraient 6,5 milliards d’euros. L’automobile, l’aéronautique, le ferroviaire et l’industrie navale seront les principaux bénéficiaires de cette enveloppe,
  • 1 milliard d’euros « sera réservé aux conclusions des Etats généraux »,
  • 5 milliards d’euros seront alloués aux énergies renouvelables. Il s’agira de financer notamment le développement du réacteur nucléaire de 4e génération (1 milliard) et des énergies alternatives (2,5 milliards) via l’Ademe.
  • 4,5 milliards d’euros seront dégagés à l’économie numérique, notamment pour la couverture du territoire en haut débit
  • 750 millions d’euros seront alloués à la numérisation du patrimoine culturel national (musées, bibliothèques…).

Le grand emprunt ne servira pas à financer les dépenses de fonctionnement, a assuré Sarkozy. Les fonds mobilisés seront « clairement distincts du budget de l’Etat », a-t-il précisé. Et ils seront sous haute surveillance. René Ricol sera nommé commissaire général à l’Investissement, sous l’autorité du premier ministre. Un comité de surveillance sera aussi mis en place, présidé par Alain Juppé et Michel Rocard.

Pour emprunter les Etats doivent désormais se tourner vers les marchés financiers à défaut d’une vraie banque centrale et surtout d’avoir renoncé à l’émission de monnaie pour cause de risques inflationnistes. La France d’ici 2013/2014 va devenir le premier pays émetteur de dettes en euros du monde. L’émission de dettes dans la zone Euro va passer de 1000 à 2000 milliards d’euros.

La monnaie commune et les dispositifs prévus au traité de Maastricht sont menacés. L’épargne intérieure ne sera suffisante à financer la dette. Le Fonds de Stabilité existe mais n’est pas financé. Sans chambre de compensation multilatérale les taux d’intérêts augmenteront parce qu’à présent les Etats sont en concurrence avec les entreprises dans la course aux liquidités qui se raréfient.

Il aurait été possible de faire autrement c’est-à-dire de faire supporter le poids de cette politique sur d’autres mécanismes ou d’autres personnes que les plus démunies de notre pays. Les options passent par :

  • Le déficit des régimes de retraite s’élève à 13 milliards d’euros soit à peine 10% du déficit public qui se monte à 140 milliards. Avec l’ensemble des mesures prises par le gouvernement Sarkozy, les régimes ne sont pas financés et la France sera de nouveau endettée à hauteur de 60% dès 2030. La solution passe évidemment par des recettes nouvelles et donc des impôts nouveaux (Fin du bouclier fiscal, fin de la défiscalisation des heures supplémentaires, fin du dispositif Juppé, etc).
  • Sauver le système bancaire aurait passé par donner du vrai argent soit par le biais des fonds propres et donc des actionnaires soit par l’Etat qui en apportant l’argent devenait propriétaire (nationalisation de fait) en prenant le soin de séparer les activités de collecte des activités spéculatives. Les banques dans leur fonctionnement actuel ne sont pas réformables. Les banques ont des automates informatiques basés dans des paradis fiscaux qui achètent des titres de manière automatique suivant un algorithme mathématique dès qu’une agence quelconque de cette banque reçoit un ordre de vente ou d’achat d’un de ses clients. L’ordre du client va avoir un impact sur le cours en question. On assiste donc à un délit d’initié légal planétaire. La banque gagne ainsi des milliards en fonds propres sans acte de production ou de services. Sans capacité de régulation, de contrôle et de sanction, il est illusoire de penser que ce mécano infernal va s’arrêter. 
  • Une émission de bons du Trésor Européen dévolue à l’investissement.
  • Relancer une politique de croissance maitrisée par un emprunt qui corresponde à la réalisation d’équipements publics, d’infrastructures, d’usines, de recherches et d’éducation là où la Droite ne propose que de travailler plus pour augmenter la productivité sans bien entendu en partager les bénéfices. La productivité a augmenté de manière extraordinaire ces 30 dernières années. Ces gains ont été partagés entre les investisseurs et les dirigeants d’entreprises. Ce sont donc des fortunes déjà constitués qui ont reçu de l’argent supplémentaire. Pour retrouver cet argent, les Etats devront payer des intérêts par le biais d’emprunt.
  • Mettre en place de vrais critères de gestion et d’évaluation. Par exemple, si l’on compare en % l’endettement avec les revenus fiscaux, la France n’est pas endettée à hauteur de 80% mais de 560 %. Il faut comparer la dette avec les recettes fiscales et pas avec le PIB. Les recettes fiscales représentent seules les vraies capacités de remboursement dont disposent l’Etat. 

L’effondrement du système financier et des économies est à moyen terme plus qu’un risque. Dans la phase actuelle, l’utilisation des Etats et leur fiscalité demeure le seul moyen de rétablissement pour un capitalisme en pleine crise structurelle. Si l’on ne veut pas trop peser sur la croissance, l’objectif de réduction des déficits publics ne peut être dissocié d’un projet concret de réforme fiscale. Un autre choix politique pourrait ainsi consister à moins réduire la dépense publique mais à augmenter davantage les prélèvements obligatoires, notamment ceux qui affectent le moins la croissance. Il s’agira d’un prochain sujet de contribution.

par chibani84 vendredi 6 août 2010 - 59 réactions
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  • Par C BARRATIER (xxx.xxx.xxx.98) 6 août 2010 20:05
     C BARRATIER

    C’est une crise monétaire, les remèdes exposés qui sont ceux du FMI ont échoué partout. Des états plus endettés que nous ouvrent d’autres pistes en Amérique du Sud. C’est peut être ce modèle là qui n’est pas nouveau qu’il faut suivre, et non plus le modèle anglo saxon en échec total.
    Nous avons connu bien pis en France : la ruine totale de la guerre de 40, la destruction, la sous nutrition, et c’est dans ce contexte là que le gouvernement issu de la Résistance, a mis tout le monde au boulot, a nationalisé, développé, a mis en place une protection sociale que le monde nous envie encore. Nous ne sommes pas dans cette situation épouvantable...mais nous savons comment on peut faire.
    Au fond il s’agit d’une désobéissance aux règles imposées par les USA à travers l’OMC, l’OCDE, l’Europe du marché libre et non contraint, il s’agit du retour aux fondamentaux et au refus de nous laisser inhiber par une sorte de fatalisme.
    Nous avons la chance d’avoir une culture républicaine de l’égalité, de la fraternité, sans acceptation de prétendus destins. La République a su être ferme et même faire trembler les prédateurs qui nous ruinaient, les accapareurs.
    Les citoyens doivent mériter ce redressement qui ne peut venir que d’eux mêmes en se rassemblant sur l’essentiel et en n’attendant pas que je ne sais qui le fasse à leur place et pour eux. Cela n’arrive jamais.
    P CARNEHAN n’a pas tort !

  • Par fonzibrain (xxx.xxx.xxx.126) 6 août 2010 12:20
    fonzibrain

    Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l’économie zunienneaoût 4, 2010 par fonzibrain

    La plupart des Zuniens semblent toujours errer dans l’illusion que la « récession » va bientôt passer et que les choses vont revenir à la normale très bientôt. Ça ne colle hélas pas à la réalité. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, ce sont les premières phases de l’écroulement complet et total du système économique zunien. Les gouvernements fédéral et des États, les administrations locales, les entreprises et les consommateurs, ont entassé collectivement une dette qui équivaut à environ 360 pour cent du PIB. À aucun moment de la Grande Dépression (ou à une autre époque de l’histoire) nous n’avons approché pareil chiffre. Nous avons accumulé la plus haute montagne de dette que le monde ait jamais vu et, maintenant, la bulle d’endettement gigantesque est en train d’éclater. Au moment où le château de cartes en viendra à s’effondrer, les affres économiques vont devenir quasi inimaginables.

    Les choses sont déjà vraiment, vraiment, vraiment mauvaises ici–bas. Le chômage est abominablement élevé. Les saisies de maisons et les faillites personnelles continuent d’établir de nouveaux records inouïs. Les entreprises sont en train de fermer à un rythme effarant, plus de 40 millions de Zuniens sont aux bons alimentaires, et le gouvernement continue à accumuler des dettes à une vitesse effroyable.

    Il n’y a aucun moyen d’édulcorer cela.

    L’économie s’effondre.

    Ci–dessous, 40 chiffres incroyables exposent la vérité sur l’effondrement de l’économie zunienne…
    [Ndt : ça ne ressemble pas vraiment à un effondrement mais plutôt à une transition lente et inexorable vers une économie tiers-mondiste. L’endettement étant hors de contrôle avec une population de plus en plus pauvre, augmenter les impôts de la classe moyenne ne pourra plus jamais équilibrer les dépenses. Le seul problème pour les pays satellites, comme la France par exemple, c’est que ceux qui sont censés piloter notre économie ne font qu’attendre la fameuse relance zunienne dans l’espoir que nos exportations en bénéficieront.]

    1 – Selon un nouveau sondage choquant, 28% des foyers zuniens ont au moins un membre en recherche d’emploi à temps plein.

    2 – Un récent sondage de Pew Research a révélé que, depuis le début de la récession, 55 pour cent de la population active a connu soit le chômage, une diminution de salaire, une réduction des heures, soit un passage involontaire au temps partiel.

    3 – 9,2 millions de Zuniens sans emploi ne touchent pas l’assurance–chômage.

    4 – Le temps moyen nécessaire pour trouver un emploi a augmenté au niveau record de 35,2 semaines.

    5 – Selon une analyse, la Zunie a perdu 10,5 millions d’emplois depuis 2007.

    6 – L’excédent commercial chinois (en grande partie avec la Zunie) a grimpé de 140 pour cent en juin par rapport à un an plus tôt.

    7 – Ce que le travailleur zunien doit maintenant affronter : en Chine un travailleur dans l’industrie du vêtement gagne environ 86 centimes de l’heure et au Cambodge le même travailleur gagne environ 22 centimes de l’heure.

    8 – Selon un sondage effectué en 2009, 61 pour cent des Zuniens vivent « toujours ou en général » au jour le jour. Ça a augmenté considérablement, passant de 43 pour cent en 2007 à 49 pour cent en 2008.

    9 – Selon un sondage récent, effectué par Bloomberg, 71% des Zuniens disent ressentir toujours que l’économie est en récession.

    10 – Tout nouveau record sans précédent : les banques ont saisi 269.962 maisons au cours du deuxième trimestre 2010.
    [Ndt : il paraît même que, n’arrivant pas à vendre les maisons saisies, les banques en transforment beaucoup en petit bois. L’effet des saisies est de saturer le marché de l’immobilier et donc de faire chuter les prix, et cela sans rembourser les investisseurs et en mettant à la rue des familles entières. L’appauvrissement est ainsi total.]

    11 – Les banques ont saisi en moyenne 4.000 propriétés par mois en Floride du Sud dans le premier semestre 2010, une hausse de 83 pour cent par rapport au premier semestre 2009.

    12 – Selon RealtyTrac, un total de 1,65 million de propriétés ont reçu un avis (filing) de saisie au premier semestre 2010.

    13 – La Mortgage Bankers Association a récemment annoncé que la demande de prêts pour acheter des maisons est tombée au niveau bas d’il y a 13 ans.

    14 – À peine cinq pour cent des ménages du haut de l’échelle ont eu un supplément de revenus suffisant pour égaler la hausse du coût du logement depuis 1975.

    15 – 1,41 millions de Zuniens ont fait une déclaration de faillite personnelle en 2009 – une augmentation de 32 pour cent par rapport à 2008 .

    16 – En 1950, chaque prestation de retraité de la sécurité sociale était payée par 16 travailleurs. Aujourd’hui, chaque prestation de retraité de la sécurité sociale est payée par environ 3,3 travailleurs. En 2025, il est prévu qu’il y aura environ deux travailleurs pour chaque retraité.

    17 – Selon un nouveau sondage, six travailleurs sur dix pensent que la sécurité sociale ne pourra pas leur verser d’indemnité quand ils arrêteront de travailler.

    18 – 43 pour cent des Zuniens ont épargné moins de 10.000 dollars pour leur retraite.

    19 – Selon un sondage, 36 pour cent des Zuniens disent ne rien cotiser pour l’épargne–retraite.

    20 – Selon un sondage récent, 24% des travailleurs disent avoir différé l’âge prévu de leur retraite dans l’année écoulée.

    21 – L’Indice de confiance des consommateurs du Conference Board a fortement baissé jusqu’à 52,9 en juin. La plupart des économistes s’attendaient à ce que ce chiffre soit autour de 62.

    22 – Pour le deuxième mois consécutif, la vente au détail a chuté en juin.

    23 – Les offres d’emploi et le taux des baux dans les centres commerciaux ont continué de s’aggraver au cours du deuxième trimestre 2010.

    24 – Le crédit à la consommation s’est contracté pendant 15 des 16 derniers mois.

    25 – Pendant le premier trimestre 2010, le nombre total de prêts avec au moins trois mois d’arriérés a augmenté pour le 16e trimestre consécutif.

    26 – Les choses sont maintenant si mauvaises en Californie que, dans la région autour de la capitale de l’État, Sacramento, désormais une entreprise privée sur six est fermée.

    27 – L’État de l’Illinois se classe désormais au huitième rang mondial des éventuelles défaillances d’obligataires. L’État de Californie est neuvième.

    28 – Plus de 25 pour cent des Zuniens ont maintenant une cote de crédit sous 599, ce qui signifie qu’ils représentent un très mauvais risque de crédit.

    29 – Vendredi, les autorités de réglementation ont fermé trois banques en Floride, deux en Caroline du Sud et une dans le Michigan. Cela porte à 96 le nombre de banques zuniennes fermées jusqu’ici en 2010.

    30 – Les fonds de l’assurance–dépôts de la FDIC sont à présent négatifs de 20,7 milliards de dollars, ce qui représente un léger mieux depuis fin 2009.

    31 – Le déficit budgétaire du gouvernement fédéral a dépassé mille milliards de dollars avec trois mois restant toujours à couvrir dans l’année budgétaire en cours.

    32 – Selon un rapport du ministère des Finances pour le Congrès, la dette nationale zunienne sera supérieure 13.600 milliards de dollars cette année et il est estimée qu’elle montera jusqu’à 19.600 milliards d’ici 2015.

    33 – Le M3 de la masse monétaire a plongé au taux annuel de 9,6 pour cent au cours du premier trimestre 2010.

    34 – Selon un nouveau sondage des Zuniens entre 44 et 75 ans, 61% d’entre eux ont déclaré qu’être à court d’argent est leur plus grande crainte. Les 39% restants pensent que la mort est plus effrayante.

    35 – Une étude a révélé que, dès 2007, 80 pour cent des ménages du bas de l’échelle détenaient environ 7% des actifs financiers liquides.

    36 – Les 40 pour cent de tous les bénéficiaires de revenus du bas de l’échelle possèdent désormais collectivement moins de un pour cent des richesses de la nation.

    37 – Le nombre de Zuniens ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté officiel a augmenté d’environ 15% entre 2000 et 2006, et, en 2008, plus de 30 millions de travailleurs gagnaient moins de 10 dollars de l’heure.

    38 – Selon une étude récente, environ 21 pour cent de la totalité des enfants vivent en–dessous du seuil de pauvreté en 2010 – le taux le plus haut sur 20 ans.

    39 – Pour la première fois dans l’histoire, plus de 40 millions de Zuniens sont aux bons alimentaires, et le ministère de l’Agriculture prévoit que le nombre passera à 43 millions en 2011.

    40 – Un nouveau sondage téléphonique à l’échelle nationale de Rasmussen Reports a découvert qu’à peine 23% des électeurs pensent que le gouvernement fédéral bénéficie aujourd’hui de l’assentiment des administrés.
    http://www.activistpost.com/2010/07/40-bizarre-statistics-that-reveal.html Traduction copyleft de Pétrus Lombard

    alterinfo

    Hey bey, 40 bonnes raisons de faire pousser sa nourriture (LA PERMACULTURE – UN INTÉRÊT ÉCONOMIQUE, merci vladi), pour s’armer et pour agir, parceque vous devez agir. Pourquoi me direz vous, en fait vous n’avez pas le choix, si vous croyez avoir le choix c’est que vous etes manipulés. Nous ne pouvons pas rester inactif quand on voit ce qui se passe et ce vers quoi on tend. Une guerre se prépare, la ruine de tout un chacun approche, les coupables se pavoisent, se croyant invincibles. En étant spectateurs nous sommes les collaborateurs d’un système qui massacre des gens toute la journée, qui empoisonne à tour de bras, empèche l’accès aux énergies libre et à la médecine non chimique , nos dirigeants sont des psychopathes qui se foutent de nous, ils nous méprisent même, nous devons alors leur rendre ce mépris.

    http://fonzibrain.wordpress.com/

  • Par Peachy Carnehan (xxx.xxx.xxx.62) 6 août 2010 22:33
    Peachy Carnehan

    Non.

    Ce n’est pas aux citoyens de payer pour renflouer les banquiers avides et incompétents. Cette dette doit être répudiée. Tant pis pour les actionnaires. Ils ont joué à la bourse, ils ont perdu. Si ces gens-là veulent des sous ils travailleront.

  • Par Peachy Carnehan (xxx.xxx.xxx.62) 6 août 2010 18:28
    Peachy Carnehan

    Très bon rappel. 


    La nationalisation et la prise de contrôle des banques, associée à l’imposition des revenus indécents du capital, sont des mesures d’urgence qui auraient du être prises depuis longtemps. Le seul (et gros) problème vient des gouvernants qui semblent plus attachés à défendre les intérêts de la finance que ceux des peuples. Et ils devraient se méfier, ces tordus, parce que les banques ne votent pas et ne pas font de révolutions alors que les peuples, si.

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