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Pour sauver les Européens, brisons les tabous

Nous sommes témoins d’un spectacle aberrant où l’Irlande subit de la part de l’Union une intense pression pour emprunter plus et ce dans le seul but de rassurer des marchés qui ne forceraient ainsi pas à la hausse les coûts de refinancement des dettes portugaises et espagnoles. Car ce n’est pas tant la solvabilité de la dette souveraine irlandaise qui constitue l’urgence absolue que celle de son système bancaire. En persuadant l’Irlande de demander une aide de 100 milliards d’Euros, les responsables Européens espèrent en outre préserver certaines banques de l’Union qui subiraient une implosion en cas de banqueroute d’établissements financiers irlandais. Souvenons-nous en effet des fameux « stress tests » des banques Européennes dont la publication en Juillet dernier n’avait procuré que peu de réconfort quant à la solidité de notre système bancaire… 

N’est-il pourtant pas scandaleux d’exiger encore plus de sacrifices de la part du contribuable irlandais encore appelé à la rescousse car prié de recapitaliser ses établissements financiers ? Sauver un système bancaire et apaiser les marchés ne justifie en effet pas de contraindre ses citoyens à s’endetter plus dans le but de renflouer des banques ayant commis tous les excès. L’Irlande – et par extension l’Europe - devraient aujourd’hui sérieusement planifier la restructuration de leurs banques plutôt que d’hypothéquer l’avenir de leurs citoyens. Cet inéluctable assainissement épargnerait ainsi à certains Etats de creuser leurs déficits – et donc d’exacerber leur fragilité – en s’endettant plus afin de sauver certaines banques. Il est désormais malsain de temporiser car il est impératif d’interrompre sans tarder cette mécanique infernale qui veut que les nations d’Europe périphériques soient priées de s’endetter afin de renflouer des banques (locales et nationales) qui entraîneraient dans leur faillite d’importantes institutions financières appartenant au « noyau » Européen… De plus, il est immoral dans la conjoncture présente de favoriser les créanciers de ces banques au détriment du contribuable, les pertes latentes de ces établissements se devant ainsi d’être redistribuées sur l’ensemble de la chaîne dont bien-sûr l’actionnariat.

L’option choisie par l’Irlande de nationaliser les pertes de son système bancaire et d’en faire porter le fardeau à ses citoyens doit absolument être évitée par d’autres nations Européennes car elle aggrave inconsidérément les endettements et intensifie la pression sur une population déjà suffisamment sinistrée. Laissons plutôt les banques les plus fragiles disparaître tout en protégeant les petits et moyens épargnants car, en s’acharnant à sauver des établissements moribonds, un Etat va droit vers le défaut de paiement. En réalité, la faillite souveraine elle-même ne devrait plus être tabou, une restructuration bien organisée dans le paiement de la dette d’un pays n’étant pas susceptible de provoquer un effondrement généralisé… A cet égard, la comparaison avec la déconfiture cataclysmique de Lehman Brothers est fallacieuse car les débiteurs et créanciers d’un pays comme la Grèce sont bien connus alors que les interconnections des opérations et autres titrisations de Lehmann recouvraient potentiellement l’ensemble du spectre. 

Il est donc temps de sortir des sentiers battus et de rompre avec les formules éculées si nous voulons que notre Union se tire par le haut de cette crise grave.

par Michel Santi (son site) jeudi 25 novembre 2010 - 71 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Tarouilan (xxx.xxx.xxx.227) 25 novembre 2010 13:38
    Tarouilan

    La nébuleuse bancaire mondiale est le pouvoir........

    La cause de l’endettement de la France, c’est la loi Rothschild

    3 janvier 1973, réforme de la Banque de France

    Dans la loi portant sur la réforme des statuts de la banque de France, nous trouvons en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d’avance au trésor :

    « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »

    Ce qui signifie que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu’avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt.

    Autrement dit : auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées, qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin.

    Et c’est pareil aux USA avec la FED...

    La France doit le plus rapidement possible se débarasser de cet incroyable escroquerie !

  • Par JL (xxx.xxx.xxx.174) 25 novembre 2010 10:13
    JL1

    "Il est donc temps de sortir des sentiers battus et de rompre avec les formules éculées si nous voulons que notre Union se tire par le haut de cette crise grave." (Michel Santi)

    Cette phrase me fait penser au baron de Münchausen, celui qui se sortait des sables mouvants en se tirant lui-même par les cheveux. Oui, je sais, cette comparaison est elle-même tirée par la chevelure. Néanmoins, on est dans l’ubuesque le plus cynique et cela serait risible si ce n’était aussi sinistre.

    Tout ça, si ce n’est pas concerté, ressemble pourtant à une vaste conspiration pour soumettre les populations et les générations futures à ce nouvel ordre mondial vers lequel on va à grands pas maintenant et dont Sarkozy avait dit : "et personne, je dis bien personne pourra s’y opposer."

    Notre tour va venir, et sans doute plus vite qu’on ne pense : ce matin "on" (la voix de son maître ?) disait à la radio que l’Etat français n’avait pas d’argent en caisse pour la paie de décembre des fonctionnaires !

    La guerre n’est pas déclarée, elle fait rage, et les citoyens sont en train de la perdre face à l’hydre de la phynance. Et ce n’est pas un hercule de paccotille, qui plus est, inféodé aux puissances de l’argent qui y changera quelque chose dans la dernière ligne droite, une course contte la montre qu’ont entamée les maîtres du monde face à la grogne montante des citoyens qui commencent à comprendre le traquenard.

  • Par Tarouilan (xxx.xxx.xxx.227) 25 novembre 2010 13:42
    Tarouilan

    La dette à fin 1979 était de 239 milliards d’euros (*), déjà injustifiables ; la dette à fin 2008 s’établit à 1327 milliards d’euros ! Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts.

    1327 – 1306 = 21 Milliards d’Euros ! : Si nous avions pu créer notre monnaie — faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées —, la dette publique serait quasiment inexistante aujourd’hui.

    http://infoguerilla.fr/wp-content/uploads/2010/05/Dette_evolution_avec_et_sans_interets_G.jpg

  • Par Tarouilan (xxx.xxx.xxx.227) 25 novembre 2010 13:52
    Tarouilan
    Georges Pompidou a été le directeur général de la banque Rothschild ; il en était le valet, il n’est par conséquent pas étonnant qu’il ait fait cette loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’État français de battre monnaie et qui a endetté la France d’une façon structurelle et incommensurable auprès de banques privées comme la banque Rothschild.

    Le problème est le pouvoir des banques...... qui est le vrai pouvoir mondial, qu’il faut immédiatement combattre et comprendre qu’il s’agit d’une gigantesque escroquerie d’état MONDIALISEE, le même système est installé aux USA... pour le $ qui est la référence mondiale en plus... !

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