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Accueil du site > Actualités > Economie > Pour un nouveau système monétaire

Pour un nouveau système monétaire

Qu'attendons-nous du système économique ?

1. Garantir un niveau de vie convenable pour tous ;

2. Garantir un potentiel de développement maximal ;

3. Garantir une paix globale durable.

Pourtant,

  • Aujourd’hui le monde est en crise et sans bonne perspective à long terme au niveau global ;
  • Un petit groupe de personnes s’accapare les richesses et le pouvoir du monde ;
  • Aucune politique n’a jamais réussi à stabiliser son économie à long terme.

 

Nos attentes sont-elles réalisables ? Comment y parvenir ?

Que nous proposent les politiciens aujourd'hui ? Du changement ?

Pour envisager une solution il faut comprendre ce que sont la valeur et la monnaie ainsi que les principales problématiques du système actuel.

 

I. La valeur et la monnaie

L'un trouve un bien et l'autre, qui juge avantageux de ne pas aller en chercher un semblable lui-même, le veux.

​Hormis le don et le vol, l'autre peut décider d'échanger ce bien contre un bien qu'il possède et que l'un désire au moment de l'échange et est prêt à échanger contre son bien. Les deux biens sont échangés selon la perception relative de l'effort et de l'utilité pour définir le prix du bien et le revenu du travail. Ils forgent leur notion de valeur tout au long de leur évolution, leur observation des choses et leurs interactions avec autrui.

Mais si tous deux travaillent pour obtenir quelque-chose, ils doivent s’assurer de ne pas travailler pour rien. Ils peuvent alors utiliser un substitut de récompense si il est accepté par un tissu industriel satisfaisant l’un et accepté par un tissu industriel satisfaisant pour les autres qui pourraient le satisfaire de la même façon. Par un rapport de confiance ils créent alors la monnaie qui est une offre ou une demande de travail pour l'un ou pour l'autre dans l'échange.

​Et si chacun d’entre eux ne réclament pas seulement le coût de leur production en échange et réclament une marge c’est pour transférer plus tard une partie du pouvoir de production d’un client vers un ou des fournisseurs. La monnaie a permis aux travailleurs de compter sur ce qu’ils font de mieux pour subvenir à une large palette de besoins et d’accéder à de nombreuses ressources différentes, si possible ce qu’il y a de mieux. Elle a permis l’accélération et l’amélioration des échanges (surtout pour certains...).

 

La monnaie symbolise l'obligation de travailler.

 

II. Les problématiques du système 



La banque

Pour créer la monnaie on peut soit l'échanger contre un bien, c’est la monnaie fiduciaire, soit l'écrire, c’est la monnaie scripturale, limitée par les réserves fractionnaires (de 9 à 30 fois la réserve réelle).

En fait, si une banque qui a 1€ en réserve et qui peut donc prêter, disons, 10€, les 9€ supplémentaires sont effacés lorsque remboursés et la réserve n’a pas bougé. Mais lorsque quelqu’un vient faire un dépôt (par précaution, projet ou spéculation monétaire), disons les 10€ arrivés chez un tiers, étant donné que la monnaie provient à l’origine de la banque, elle peut en prêter environ 9€, et ainsi de suite. Ainsi, avec 1€ en réserve cette banque peut faire près de 100€ de prêt (à condition que la monnaie lui revienne à chaque fois). Sans compter la revente des promesses de dettes, la marge des banques commerciales sur les banques centrales (aujourd’hui les banques centrales prêtent au taux directeur uniquement aux banques commerciales qui prêtent à leur tour - avec une marge différente selon le client) et les frais de dossiers.

Le propriétaire de la banque et de la réserve d'1€ va enregistrer des bénéfices sur les intérêts payés sur 100€ de prêt. Le banquier va donc réaliser sur 5 ou 10 ans une rentabilité de 400% à 1000% hors inflation. Le problème est l'existence d'un propriétaire de la réserve monétaire alors que la monnaie doit appartenir au peuple. Le banquier ne doit faire que sous-traiter la production de monnaie au peuple. Cependant au même titre qu'un chef d'Etat le banquier doit être rémunéré par le peuple. Et son métier est aussi compliqué que crucial.

Contrairement à ce qu’on lit souvent, le problème vient de l’invention de la réserve réelle qui n’a aucune réelle raison d’être (même si l’analyse historique de la monnaie parle de son apparition chez l’orfèvre qui par définition n’était pas un banquier) car le rôle d’une banque est de créer de la monnaie, pas de stocker des valeurs. La monnaie scripturale ayant l’avantage sur la monnaie fiduciaire que la valeur ne peut pas être trafiquée (comme le faisait la réserve fédérale américaine lorsque l’économie mondiale était basée sur l’or dont la plus grosse réserve était américaine, après quoi le système de banques centrales a été instauré, ne permettant l’échange d’une monnaie que contre une monnaie). Et lorsque la banque elle-même accepte des titres et obligations comme réserve, le système devient dangereux (et c'est ce qui se passe avec les politiques monétaires non conventionnelles aujourd'hui).

​Enfin, quand on pense que la banque a tout intérêt à recevoir des dépôts en temps d’inflation et dépenser en temps de déflation, on comprend qu’à moins d’un mouvement de crise massif les banques gagnent sur tous les coups.

​

L'industrie

Si la banque créée la monnaie c'est pour l'injecter dans le système industriel. Et lorsque l’échange de monnaie est supérieur à l’échange de biens sur le tissu industriel lié, il y a inflation des prix des biens par dépréciation de la monnaie (et inversement). Le taux d’intérêt est ce qui peut influer le plus rapidement sur le seuil de rentabilité de la production, mais aussi sur les prix et sur les revenus. Etant donné que les seuls arbitres entre les trois sont les travailleurs, cet outil n’est absolument pas contrôlé aujourd’hui.

Et si le remboursement d’un prêt est divisé en deux parties, le principal du prêt et l’intérêt, l’intérêt ne peut exister que par le principal d’un autre prêt. Ainsi, si la croissance de l'industrie ralentie les intérêts ne peuvent plus être payés et c’est la cascade du système financier.
 

Le capitalisme mondial

La recherche de la productivité des biens, de la liquidité des capitaux et de la réactivité entrepreneuriale ont fait du capitalisme une force. Mais les échanges internationaux dans un contexte mondialisé ont créé le phénomène de corporation industriel et financier. Certaines corporations sont devenus plus puissants que les Etats. Des Etats qui s'endettent et ne parviennent plus à honorer leurs dettes vers des banques qu'ils sont obligés de sauver lorsque leur système s'écroule. Ainsi, les banques s'enrichissent grassement alors que les instruments sociaux ne sont plus suffisants.

Aussi, lorsque le Monde importe depuis un pays, la monnaie du pays grimpe tandis que les autres baissent. Donc l’investissement se développe dans ce pays tandis que l’exportation des autres pays vers celui-ci se développe. Puis le premiers pays augmente ses importations et les autres pays développent le crédit. Encore une fois les banques contrôlent tout.

 

Le peuple est l'esclave du producteur de monnaie (et du producteur de valeur).

 

II. La Centrale d'Emploi

PS : Pour l'interface un PDG est un travailleur (personne physique). Et il n'y a qu'une seule taxe (publique et sociale) estimé à 50% (et aucune autre taxe, et un unique système de salaire minimal à partir du premier emploi ) de tout revenu et un taux d'intérêt social de 3% à financer avec les bénéfices des banques.

Les plus gros salaires assurent fortement un flux continu aux classent plus basses et les petits salaires, faiblement les classes plus hautes, de façon à ce qu’au final tout le monde soit assurer à même hauteur en absolu. Bien sûr l'Etat devra moduler l'accès aux aides.

Le système monétaire étant basé sur un principe de confiance en la monnaie et en l’industrie, la redistribution sociale est avant tout la redistribution de la responsabilité.

L'intérêt de la Centrale d'Emploi est de pouvoir répandre ce système simplement par les entreprises à travers les pays (en commençant par un pays européen par exemple) et créer une puissance syndicale puis politique transnationale suffisante pour faire remonter le système jusqu'à la création monétaire européenne pour créer une Europe sociale puis politique.

Si les organisations les plus puissantes du monde sont des banques le seul objectif du peuple doit être de former un Etat suffisamment puissant sous forme d'une banque : la République Européenne Centralienne.

 

Le peuple uni à travers l'ensemble de son travail est le seul moyen de lutter.

 

« Si tu veux aller vite vas-y sans eux, mais si tu veux aller loin vas-y avec eux. »

Vieux proverbe africain


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20 réactions à cet article    


  • jpm jpm 29 janvier 2013 12:43

    Article probablement intéressant mais visiblement incomplet et mal structuré… La première partie semble plutôt claire mais il manque une explication détaillée et argumentée de la Centrale d´Emploi correspondant à la seconde partie II car le schéma proposé n´est pas des plus explicites.


    • fabb54 29 janvier 2013 13:25

      Comme jpm, je trouve cet article intéressant, mais assez confus : je n’ai pas très bien compris le rôle et le fonctionnement de la Centrale d’Emploi : organisme public ? étatique ? privé ?


      • JOCO DOCO 29 janvier 2013 13:56

        La centrale d’Emploi est seulement une interface à laquelle les personnes physiques morales et publiques doivent se connecter.


        • ddacoudre ddacoudre 29 janvier 2013 19:08

          bonjour joco doco

          j’ai été fort intéressé par ton article. Ton vieux proverbe africain aura plus a olivier Cabanel il écrit pas mal sur Ago et souvent termine sur un proverbe africain.
          ceci dit je t’invite à visiter mon blog, il y a une séries d’article que je pense recoupent ton article.
          Je pense qu’ils serait possible d’évaluer notre travail en énergie car c’est cela qui est la dépense réelle du travail, et la monnaie pourrait être le joules. Mais nous allons devoir dépasser la notion du seul travail comme raison d’existence je pense que nous pourrions en complément développer la culture de l’intelligence a développent un enseignement tout au long de l’existence avec une rémunération complémentaire a celle du travail. Je vais le dire comme cela mais c’est inexact, nous n’avons grâce à la technologie pas besoin du travail de tous, mais tous ont besoin d’un revenu,l’enseignent pourrait en être une source,n il vaudrait mieux des chômeurs dans des université qu’ailleurs.

          http://ddacoudre.over-blog.com/article-le-joule-pour-corriger-le-libertarianisme-qui-cache-des-seigneuries-entrepreneuriales-114768419.html
          http://ddacoudre.over-blog.com/pages/remunerer-les-hommes-pour-apprendre-7538257.html
          cordialement.
          .


          • JOCO DOCO 30 janvier 2013 10:50

            On ne peut pas laisser de coms sur vos pages ??

             

            Pour le capitalisme libéral. Je pense qu’il est essentiel (j’ai du mal à me positionner idéologiquement car en fait quand on regarde bien, je suis capitaliste libéral socialiste communiste avec la centrale d’emploi !). ce qui est important c’est que le droit au travail soit taxé de façon égalitaire (par les revenus !!) et que la responsabilité sociale soit assurée à chaque échange de monnaie.

             

            Le potentiel de développement maximal parle de l’élasticité capaitalistique nécessaire, c’est à dire l’écart des richesses. Si la redistribution des richesses est assuré dans le cadre d’une démocratie, et que le niveau de vie dans le cadre d’une économie mondialisé est convenable, l’écart des richesses est un facteur essentielle à la sécurité du système, ou plutôt sa réactivité.

             

            Car si la machine économique enfle part un obscur taux d’intérêt c’est pour la survie long terme de l’humanité, pour que l’appareil productif atteigne une certaine productivité à un temps donné, du moins il est inutile d’en penser autrement.

             

             

            Le joule pour évaluer le travail, je vois l’idée, mais elle considère la détermination de la valeur de façon « monofaciale ». La création de valeur est une thermodynamique, elle ne dépend pas seulement de votre production mais de comment elle est perçue par autrui. Si vous considérez qu’une pierre brillante vaut plus qu’une pierre sale, vous serez obligé de juger une intelligence par rapport à une autre indépendamment de sa production énergétique.  En fait, le problème est qu’il n’existe aucun étalon du travail humain à l’échelle d’un homme : le seul étalon possible, c’est l’ensemble du travail humain en temps réel et pour rendre cet étalon utilisable il faut qu’il soit connecté en temps réel à tout travail individuel. 


          • lulupipistrelle 29 janvier 2013 19:09

            Depuis que je sais comment le dépôt de 1 euro permet à la banque d’en prêter 1000, je ne laisse quasiment rien sur mon compte courant, et je n’ai pas d’autre compte. 

            Je ne ferai pas toute seule rendre gorge aux banquiers... mais sociologiquement parlant il doit y avoir d’autres personnes qui raisonnent comme moi. Et donc notre action cumulée doit avoir un certain effet. Nuisible. 

            • lulupipistrelle 29 janvier 2013 19:19

              1 euro déposé, 100 euros prêtés et pas 1000


            • Anakin Anakin 29 janvier 2013 19:34

              Bonsoir Monsieur Lulupipistrelle

              Vous allez me trouver idiot mais je ne comprend spas ce que vous voulez dire.

              Comment une banque peut vous prêter 100 fois que ce qu’elle a en coffre ?


            • lulupipistrelle 30 janvier 2013 11:01

              J’en sais rien, mais c’est comme ça. Une espèce d’escroquerie légale.


            • lulupipistrelle 29 janvier 2013 19:31

              Un développement maximal ? vous trouvez que 7 milliards d’hommes c’est pas assez ? 


              • JOCO DOCO 29 janvier 2013 22:32

                Le potentiel de développement maximal parle de l’élasticité capaitalistique nécessaire, c’est à dire l’écart des richesses. Si la redistribution des richesses est assuré dans le cadre d’une démocratie, et que le niveau de vie dans le cadre d’une économie mondialisé est convenable, l’écart des richesses est un facteur essentielle à la sécurité du système, ou plutôt sa réactivité.


                Car si la machine économique enfle part un obscur taux d’intérêt c’est pour la survie long terme de l’humanité, pour que l’appareil productif atteigne une certaine productivité à un temps donné, du moins il est inutile d’en penser autrement.

                Pour l’histoire des 100 pour 1, c’est sur un roulement hypothétique où chaque prêt de la banque lui retourne en dépôt. Avec le système de réserves fractionnaires (ou plutot à cause des réserves tout court) la banque peut réaliser des prêts sur une somme décroissante et dont le cumulé approche le centuple. 

                Cette création monétaire est nécessaire. ce qui compte c’est la mise en place d’un taux d’intérêt social encaissé par l’Etat auprès des banques à condition que cette intérêt social engage directement la responsabilité de l’activité bancaire. 

                • Hervé Hum Hervé Hum 30 janvier 2013 11:12

                  Bonjour Joco Doco, votre « centrale d’emploi » me fait penser à ma Bourse Activité Locale ou BAL.

                  J’ai écris un article à ce sujet. Voici le lien http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/les-bal-citoyens-126665

                  Il me plairait d’avoir votre avis.

                  Pour finir, vous écrivez « La monnaie symbolise l’obligation de travailler. »

                  D’accord avec vous, toutefois je préfère dire « 

                  la monnaie représente la mesure du temps travaillé ».

                  Pourquoi cette distinction ? D’abord parce que un rentier n’a pas obligation de travailler alors qu’il possède beaucoup de monnaie. Il possède donc bien une quantité de temps travaillé où l’obligation de travailler n’est pas pour lui même mais pour celui qui ne dispose pas de monnaie.

                  Aujourd’hui, dans son usage courant, la monnaie n’est pas considéré comme la mesure du temps travaillé (ni même de l’obligation de travailler), mais comme la mesure de la valeur d’échange des biens et services. Cela conduit au mépris du travail et à l’exaltation du capital.
                   Celui qui reste le maître incontesté pour l’expliquer est Karl Marx dans son livre « le Capital ». Sa démonstration est magistrale, implacable et inégalé.


                  • JOCO DOCO 30 janvier 2013 12:50

                    Avec plaisir. j’irais voir


                    Pour la mesure du temps travaillé. En fait il y a une ambiguïté avec la monnaie qui est à la fois un stock de travail réalisé et un montant de travail à réaliser ou à échanger (je pense que c’est d’avantage ça pour le rentier !). la monnaie n’est qu’une interface d’échange. C’est pour ça que je parle seulement de représentation. c’est vrai que c’est difficile de choisir les mots pour ça.

                    Le problème de karl marx c’est qu’il ne donne aucune explication au travail humain et c’est pour ça qu’il a mal compris le rôle du capital. Ces recherches et intellectualités mal orientées ou mal renseignées (on ne peut pas trop lui en vouloir, je pense que la seule solution au problème économique mondial c’est internet).        

                  • Hervé Hum Hervé Hum 30 janvier 2013 14:45

                    J’espère un commentaire sur mon idée de BAL !

                    Pour la monnaie, pas tout à fait d’accord avec vous. D’abord, elle incarne absolument une mesure de temps travaillé, même si on peut faire une avance sur ce temps qui devient alors une dette ou un crédit. Par exemple, j’achète une voiture neuve mais je n’a pas l’argent en épargne, je fais donc un crédit et m’endette. Or, ce crédit représente mon engagement à travailler le temps nécessaire pour rembourser l’argent emprunté.

                    Pour Karl Marx, je n’ai pas tout lu ! Cela dit, le peu que j’en ai lu est très convaincant.

                    Il montre surtout très bien que la monnaie est passé d’un rôle de moyen à celui de finalité dans le système capitaliste. 

                    Que dans le système féodal, la logique est de vendre pour acheter des marchandises où donc la monnaie est toujours en circulation et ne représente pas d’intérêt en elle même. Alors que dans le système capitaliste il s’agit d’acheter pour vendre les marchandises, pour capitaliser l’argent où là, l’intérêt de la monnaie prend tout son sens, puisque c’est de cet intérêt que doit se dégager la plus value nécessaire à la consommation de marchandises. Permettant ainsi de faire travailler les autres pour soi dans une forme d’esclavage indirect.

                    L’intérêt représente bien le travail de l’argent qui dans le système féodal et antique est un non sens, car seul les êtres vivants peuvent fournir une force de travail et celle ci est contenu dans la marchandise. Mais dans le système capitaliste, la force de travail est contenu dans la monnaie et non plus dans la marchandise. Toutefois, cela ne change pas le fait que l’argent ne peut pas produire en lui même une force de travail, il n’y a que les êtres vivants. Afin de masquer cet illogisme (de faire produire de la force de travail ou temps travaillé par l’argent), le capitalisme à fait en sorte de conserver l’idée que la marchandise contenait toujours la valeur de la monnaie.

                    De ce point de vue, en vous paraphrasant, le peuple est l’esclave du producteur de la monnaie par l’intérêt. En effet, ce n’est pas sur la production de la monnaie que le producteur se rémunère, mais sur l’intérêt. En considérant qu’une l’inflation ou déflation crée un modification de la valeur de la monnaie donc du travail et représente un intérêt prélevé (ou perdu) sur le temps de travail fourni.

                    Cela, Marx en fait une belle démonstration.

                    Reste que la plus grande erreur de Marx est de s’être aliéné la religion...


                  • JOCO DOCO 30 janvier 2013 20:45

                    En fait l’existence de l’inflation prouve que la monnaie n’est pas complètement liée au heures de travail, ni directement à l’étalonnage de la valeur (contre laquelle est échangée l’heure de travail, or, ce qu l’offreur de ce travail mesure ce n’est pas seulement ce qu’il a donné pour avoir ce bien mais aussi ce qu’il peut en faire, par rapport à ce qu’il a et les autres choses qu’il veut, qu’il sait exister, ce qu’il croit… et ce n’est que le début des complexités).

                    Marx moi non plus, mais l’aspect religieux du communisme a n’empêche quelque chose de fascinant et je dirais peut-être à comprendre. L’idée que le peuple unie forme une entité indestructible doit composer avec une certaine forme de religion.

                    Pour conclure le seul étalonnage possible c’est l’ensemble du travail humain qui définit en temps réel ce qui est fait et à faire. Cette entité qui doit être dans chaque main, dans chaque monnaie.


                  • JOCO DOCO 30 janvier 2013 15:18

                    d’accord je tape un peu vite sur les anciens textes car c’est je pense leur philosophie de base qui ne permet pas de regarder au bon endroit.


                    Pour l’idée de BAL. Des que je peux me poser ! Promis.

                    On avance.

                    • Hervé Hum Hervé Hum 31 janvier 2013 10:48

                      Bonjour Joco Doco,

                      En conclusion de votre commentaire sur mon article des BAL vous écrivez "Je n’ai pas perçu ni le fonctionnement exacte ni le financement de vos BAL mais il me semble que nos chemins convergent. "

                      Je ne faisais que présenter l’idée, donc bien loin de tout développement.

                      Cela dit, les BAL doivent permettre des économies d’échelles importantes. En effet, la réduction du temps de travail (dans le sens donné dans l’article) doit aboutir à une très forte réduction des accidents et maladies professionnelles. La sécurité des revenues des citoyens, la flexibilité, la facilité de changement d’emploi permettant de ne plus se sentir piégé dans un emploi non voulu, doivent diminuer un part importante de stress et de nuisances sociales. Sortir de la notion de travail social pour entrer dans l’activité sociale doit recréer un vrai lien social entre les générations. Puisque cela doit aboutir a un meilleur accompagnement des personnes âges et un meilleur soutien des enfants, tant dans leurs études que dans leur développement affectif et donc intégration sociale.

                      Mais cela fait partie d’un changement plus profond des relations sociales et citoyennes où la conséquence la plus visible devrait être la recherche d’une efficacité basé non sur la concurrence entre les citoyens, mais sur la coopération et l’émulation. Ici, cela devrait aboutir à de très grosses économies d’échelles car la prise de responsabilité des citoyens par le temps et la sécurité dégagé, devrait aboutir à une diminution importante de gaspillages et d’acte d’incivilité très couteuse en terme de ressources humaines et matérielles.

                      Bref, nous avons déjà là une part très importante d’économies permettant le financement de l’activité sociale.


                      • JOCO DOCO 31 janvier 2013 11:11

                        La conclusion et le reste ??


                        Lorsqu’il s’agit de répartition socile on sait tous que le financement nécessaire existe. Mais pour le mettre en place précisemment c’est autre chose.

                        En fait l’homme n’est pas là pour être heureux au travail. Ca ne doit pas être l’objectif. Il doit être heureux lorsqu’il consomme.

                        Ce qu’il faut c’est granatir que chacun ai toujours l’opportunité d’entreprendre, de consommer, de produire et d’aimer. Mai cela chacun doit le payer. par la souffrance.

                        Je dis ça parce que vous parlez sutout de maladies, d’affection, d’incivilité. Le bien être de l’homme est important mais il passe d’abord ar la limitation de sa souffrance nécessaire.

                        Mais je pense qu’effectivement dans le marché du travail, les agents doivent être connectés horizontalement et verticalement pour répartir la responsabilité. Il ne s’agît pas de diminuer la difficulté de la vie mais de donner la confiance que l’on ne fait pas ça pour rien.



                        • Hervé Hum Hervé Hum 31 janvier 2013 13:47

                          Pour le reste, moi je n’aime pas le travail en lui même, mais le valorise pleinement dans sa dimension sociale. C’est à dire, de partage de la souffrance pour la diluer, diminuer et surtout pour qu’elle ne soit plus subi mais choisi.

                          Ainsi, partager le travail au bénéfice de tous est une souffrance que je choisi et dont je peux en retirer de la jouissance. Mais si je subi le travail, alors je subi sa souffrance et n’en tire que douleur de l’être, ressentiment et violence.

                          Pour ce qui est de la consommation, je le divise en deux. Utilité collective ou personnelle. Dans le premier cas, la propriété du bien n’importe pas puisque sa consommation est destiné et partagé par la société toute entière. Seule m’importe la propriété dans le second cas.

                          On s’aperçoit alors que nombre de produits de consommations appartiennent de fait à la 1ere catégorie, pour autant que notre société actuelle les mets dans la seconde.

                          La conséquence est d’inverser le paradigme économique où l’efficacité économique consiste à avoir le ratio le plus élevé entre la consommation totale et la quantité produite. C’est à dire, qu’une production minimale permette une consommation maximale.

                          Exemple : Si un système permet de satisfaire 1 000 personne en besoin d’usage de voitures pour la production de 100 voitures au lieu de 300 avec un taux équivalent de satisfaction, alors c’est qu’il est économiquement plus efficace et doit être adopté. Ce qui est tout l’opposé de la logique actuelle !

                          Certains appellent cela la décroissance...


                          • JOCO DOCO 31 janvier 2013 23:57

                            Pour passer de 300 à 100 de production pour le même nombre de clients il y a deux solutions : le partage (réduit le nombre de ressource nécessaire) ou la technologie (réduit le nombre d’heures de travail nécessaire). Dans les deux cas il va falloir que tu demandes autant de richesses voir plus, en en redistribuant moins vu que tu a diminué ton outil de production. Et même si on pense à taxer le capital (en admettant...), si c’est pour redistribuer, il faudra que le prix augmente. 

                            Donc si l’augmentation de la capacité de satisfaction a pour but la diminution de la production par rapport à la consommation, si on le considère en un système fermé simple, et si cette évolution est continue, sans redistribution c’est la déflation, sinon c’est l’inflation. Et la satisfaction se détériore. 

                            En fait la maximisation de la satisfaction de consommation par rapport à la production n’est pas l’objectif. Il s’agit plutôt de trouver le moyen de faire sans. Comme vous le disiez au début, l’important c’est que le travail de chacun soit au bénéfice de chacun, quelque soit leur comportement. Il n’y a qu’une seule chose à penser aujourd’hui, pour éviter de tomber dans les réflexions que les diplômés en économies sont pitoyablement tous persuadés de maitriser (je ne dis pas que je le maitrise mais pour sûr que je fais l’effort de penser autrement - comme vous) : c’est repenser le système monétaire et faire en sorte, comme vous dites, que le travail de chacun soit au bénéfice de chacun sans pour autant changer les comportements (ce qui ne change rien à l’économie).

                            Et s’il y a problème de redistribution avec la concentration capitalistique c’est encore une fois au niveau de la production de monnaie qu’il faut agir, avec un taux d’intérêt social à financer par les banques.

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