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Accueil du site > Actualités > Economie > Pour un système monétaire équilibré !

Pour un système monétaire équilibré !

Le problème de la dette publique, particulièrement visible en Grèce, est le problème de tous les citoyens étranglés par les taux d'intérêts, qui payent la location de la monnaie dont ils ont besoin, ce que l'on appelle aussi les crédits. A moyen terme, les intérêts deviennent plus grands que le capital à rembourser. Les revenus disponibles ne permettront jamais de sortir de ce piège inexorable, qui amène à un esclavage de fait, et va jusqu'au suicide des victimes les plus fragiles, pas seulement en Grèce ou en Inde.

Pour comprendre comment en sortir, il faut comprendre la base de la monnaie.

Et le printemps, c'est le bon moment pour faire fleurir les idées qui changent notre vie !

Merci à Ferdinand Piacente pour cette photo pleine d'espoir.

Le don des jardiniers

Marcel adore cultiver les pommes de terre, et son jardin s'y prête à merveille. Cet automne encore il donne 10kg de patates à son voisin Gilbert, qui adore cette variété Mona Lisa.

Au printemps, Gilbert a une récolte de salade conforme à ses habitudes, c'est à dire exceptionnelle. Chaque semaine pendant 2 mois, il donne 4 pieds de salade à Marcel.

La vie s'écoule paisiblement, pas besoin de plus pour être heureux.

L'étranger et la peur

Marcel apporte des pommes de terre à Octave, qui habite dans un village de l'autre coté de la forêt. Il ne le connaît pas bien, alors il a accepté de lui échanger 10kg de pommes de terre contre 24 pieds de salades quand elles seront prêtes au printemps. Chacun a son carnet monétaire, et ils signent chacun le carnet monétaire de l'autre :

Le printemps arrive, et Octave vient livrer 24 pieds de salades à Marcel. Ils signent chacun le carnet monétaire de l'autre :

Leur comptabilité a servi à noter le décalage dans la symétrie de leur échange, de leur troc, pendant un délai de quelques mois.

Gilbert et Marcel se connaissent bien et se font confiance. Ils ne font même pas attention à la valeur des biens qu'ils se donnent : ils n'ont pas pensé à faire cette comptabilité. Savent-ils que les dons se propagent ? http://www.youtube.com/watch?v=nwAYpLVyeFU.

Marcel et Octave ont, eux, choisi de faire le travail supplémentaire de cette comptabilité, après avoir fait le travail de négocier la valeur comparée de leurs biens vendus, parce que Marcel avait peur qu'Octave ne lui amène jamais de salade, car il ne le connaissait pas.

L'inconnu et la peur

Après une petite annonce, Jeanne achète 10kg de patates à Marcel, et vient les chercher. Ils signent chacun le carnet monétaire de l'autre :

Lors d'un voyage chez ses enfants, Marcel achète du pain et du fromage chez Antoine, et dépense les +10 qu'il avait reçu de Jeanne. Ils signent chacun le carnet monétaire de l'autre :

Le déséquilibre est transmis de proche en proche, ici de Marcel à Antoine.

Antoine achète de la farine et du lait chez Jeanne. Ils signent chacun le carnet monétaire de l'autre :

Le déséquilibre vient de s'équilibrer : tous les comptes sont revenus à 0.

Dans cet exemple, la monnaie a servi à rassurer Marcel, Jeanne et Antoine dans ce cycle de propagation d'un déséquilibre. Car au début du cycle, Marcel et Jeanne ne pouvaient pas connaître la fin du cycle, qui aurait pu concerner d'autres personnes et d'autres transferts de biens et services, aboutissant tout de même, au bout d'un certain temps, à la résorption du déséquilibre.

La monnaie, la vente, l'échange et le troc appartiennent à une philosophie basée sur la volonté de recevoir une valeur égale, voire supérieure, en retour d'un transfert de biens. Ils existent pour rassurer : ils compensent l'inconnu, la peur de manquer de biens et de services dans le futur.

On entend que sans monnaie, il n'y a que le troc : c'est faux, il y a surtout le don gratuit.

L'économie du don gratuit, sans attente d'une valeur équivalente en retour, simplifie la vie et augmente l'efficacité de l'économie : c'est la base de l'économie du logiciel libre, qui s'est avérée beaucoup plus efficace que les logiciels propriétaires pour construire le web sur Internet.

Le don gratuit est basé sur la confiance, la monnaie matérialise la défiance.

Où se cache la création monétaire ?

Faire confiance aux autres est aujourd'hui quasiment impossible pour la majorité des humains sur Terre. Il faut donc se résoudre à utiliser de la monnaie : encore faut-il comprendre comment la créer.

Dans les 2 exemples de ventes, Marcel, Octave, Jeanne, et Antoine sont membres de la même coopérative monétaire. Dans la présentation comptable utilisée, la valeur initiale des comptes est 0, et la somme de tous les comptes est toujours 0, ainsi que leur moyenne : 0 est la valeur d'équilibre.

Octave et Jeanne ont mis en circulation de la monnaie quand ils ont fait passer leurs comptes respectifs de 0 à -10+10, qui est toujours égal à 0 car +10 et -10 s'annulent. Puis le +10 est transféré : on appelle couramment "découvert" la valeur négative qui reste sur le compte.

Marcel a accepté que Jeanne passe à un découvert de 10 : jusqu'où aurait-il accepté que descende ce découvert ? Car le « Découvert Autorisé Maximal », c'est la création de monnaie acceptée pour chaque membre de la coopérative monétaire.

Ce qui importe c'est la réciprocité : si Marcel accepte que Jeanne crée 100, pourquoi Jeanne devrait-elle accepter que Marcel crée 1 000, ou bien 1 million ? Car si Marcel peut créer 10, 100 ou 10 000 fois plus qu'elle, cela signifie que Marcel peut faire travailler Jeanne pour rien, et que le contraire n'est pas vrai : l'égalité n'est pas respectée et la création monétaire est déséquilibrée.

Dans une monnaie équilibrée, tous les membres ont un droit de création monétaire identique.

Quand la création monétaire est équilibrée, alors le montant créé importe peu : si le montant du découvert maximal est le même pour tous les membres, on peut le fixer à 10, 100, 1 000 ou 1 million : il s'agit seulement d'un problème d'échelle de mesure, comme lors du passage de l'ancien franc au nouveau franc en France.

C'est pourquoi le Découvert Autorisé Maximal peut être augmenté chaque mois, par exemple de 1%, créant pour chacun un Revenu Inconditionnel de Base. Cette « dilution » de la valeur de chaque unité de monnaie évite la thésaurisation et la concentration de monnaie sur quelques personnes.

Différence entre SEL et monnaies officielles

Le mode de gestion des comptes monétaires montré dans les exemples précédents, avec un équilibre à la valeur 0 et un découvert maximal autorisé identique pour tous, est utilisé dans beaucoup de Systèmes d’Échanges Locaux (SEL) : chaque participant a le même droit de création que chacun des autres, il s'agit de monnaies équilibrées, vraiment démocratiques.

Pour trouver un SEL près de chez vous ou en créer un : http://www.selidaire.org

Posez vous la question pour les monnaies officielles, comme l'€uro : connaissez-vous personnellement un citoyen qui a le droit de créer des €uros ? Personnellement, je n'en connais aucun, et je suis certain que je n'ai pas ce droit !

Si la monnaie officielle existe, c'est que quelqu'un peut en créer, directement ou indirectement, alors que vous n'avez pas ce droit : cette monnaie est manifestement déséquilibrée.

Qui crée la monnaie officielle ?

Certains répondent : c'est la Banque Centrale Européenne (BCE) qui crée les €uros quand elle fait fabriquer les billets et les pièces. Pourtant, quand vous retirez un billet de 100 € à votre banque, elle retire 100 € de votre compte. Il y a un transfert de monnaie d'une forme comptable, écrite dans des livres de compte ou des ordinateurs, vers une forme matérialisée, un billet, mais il n'y a pas de création de monnaie, pas plus que lors de la fabrication des billets et pièces.

En réalité, la monnaie est créée par les banques privées, chaque fois qu'un crédit est accordé : la banque crée la monnaie correspondante par la simple saisie du nombre d'unités, et met cette monnaie nouvelle en location, à disposition de l'emprunteur : il devra la rendre un jour, et payer un loyer qui s'appelle les intérêts. La Banque de France confirme : "Création monétaire Opération aboutissant à produire une quantité nouvelle de monnaie. Le crédit* est un mode de création monétaire : il fait apparaître sur un compte une somme qui n’existait pas auparavant."
(cf http://www.citedeleconomie.fr/IMG/pdf/Livret_La_monnaie_nous.pdf page 29).

Sur le site web de la Banque Centrale Européenne, on trouve qu'il y avait, au 31 décembre 2011, environ 17 000 milliards d'€ de crédits en cours dans la zone €uro. Or une banque n'est qu'un paravent pour ses propriétaires directs : le petit groupe des banquiers a eu le droit de créer 17 000 milliards d'€, les autres citoyens ont créé 0 €, rien.
(cf http://sdw.ecb.europa.eu/reports.do?node=100000141 colonne 8 + colonne 9).

Dans la situation actuelle de la zone €uro qui compte 330 millions d'habitants, 17 000 milliards d'€ ont été créés entre les banquiers, et chaque autre personne, y compris les bébés, a reçu 50 000 € de dette (17 000 milliards divisé par 330 millions), ce qui a conduit à payer aussi de l'ordre de 50 000 € en cumul d'intérêts, en se basant sur un taux moyen de 5% sur 30 ans.

Dans une monnaie équilibrée avec la même masse monétaire, il y aurait un découvert gratuit maximal de 50 000 € par personne, bébés compris, sans dette ni intérêts.

Il serait bien sûr interdit à quiconque de créer de la monnaie en dehors de ce système, donc tout crédit se fera en prêtant de la monnaie existant auparavant : c'est ce que certains appellent le 100% monnaie. Plus généralement, il serait interdit de louer ou de vendre ce que l'on ne possède pas.

Le système monétaire doit être transparent : chacun peut vérifier que la création est équilibrée, car le total des comptes doit être 0 et le découvert doit être limité au Découvert Autorisé Maximal.

50 000 € d'intérêt payés et 50 000 € de dette à rembourser avec l'€uro actuel, contre 50 000 € reçus par chacun dans le scénario équilibré : le différentiel atteint 150 000 € par personne, 600 000 € pour une famille de 4 personnes, sans compter que ce déséquilibre est amplifié par la spéculation sur les masses monétaires détournées et l'accaparement des richesses et des entreprises qu'elles permettent.

Comment pouvez-vous accepter un tel déséquilibre ?

Comment acceptez-vous de travailler pour de la monnaie de singe créée par des banquiers, alors qu'eux vous refusent tout droit de création ?

 Car vous acceptez ainsi votre esclavage : "Une minute avant : l'abolition de l'esclavage" http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3591-c-une-minute-avant.html?vid=518617

Création monétaire et droit de vote économique

Quand vous achetez ou vous investissez, vous votez pour les projets que vous soutenez, et vous éliminez les autres projets : créer la monnaie, c'est votre droit de vote économique !

Accepteriez-vous que seules les banques privées puissent élire les représentants des citoyens ? C'est pourtant ce que vous acceptez avec la création monétaire par les banques privées : les banques privées sont au courant de tous les projets économiques en Europe, et elles décident quels projets elles financent et par conséquent quels projets elles laissent mourir.

Ce n'est pas l'intérêt général qui prime, c'est le rendement financier interne, ou les relations avec le banquier : le rapport d’enquête parlementaire (http://sic.althingi.is) sur la faillite des banques privées en Islande a indiqué que 80% des en-cours de crédits étaient consentis aux propriétaires des banques et à leurs amis ! Avez-vous déjà vu un tel audit des crédits en Europe ?

Des solutions ?

On peut transformer une monnaie officielle comme l'€uro, en mettant en place une création monétaire équilibrée entre tous les citoyens, comme pour un SEL.

Il faut simplement inscrire dans la constitution et mettre en pratique ces 5 points :

  1. Toute création monétaire est réservée aux citoyens : c'est le droit de vote économique ;

  2. La création monétaire est transparente et équilibrée : chaque citoyen en reçoit la même part.

  3. La création monétaire est récurrente : la masse monétaire est augmentée de 1% chaque mois.

  4. Nul ne peut vendre ou louer ce qu'il ne possède pas à l'instant de l'établissement du contrat.

  5. Nul ne peut prélever des intérêts sur la monnaie : c'est une unité de compte, pas une valeur.

On pourrait espérer que les représentants politiques décident par eux-mêmes de faire cette modification : mais qui a mis en place le système actuel, avec son opacité ?

Pour aller plus vite, la seule solution disponible à court terme est de créer un Système d’Échange Équilibré Global qui permette à tous les citoyens d'échanger et de financer leurs projets sans passer par l'escroquerie de la location de la monnaie : pourquoi devez-vous louer de la monnaie qui appartient par essence aux citoyens ?

Dans le système monétaire actuel, c'est le demandeur du crédit qui déclenche et entretien le cercle vicieux. Si un passant vous propose d'acheter la Tour Eiffel, allez-vous accepter ? Si vous acceptez, serait-il vraiment coupable d'un vol ?

Vous voulez arrêter le système ? Arrêtez de quémander des crédits !

Soyez un citoyen actif : créez et participez à une coopérative monétaire équilibrée.

Et réfléchissez avant d'acheter, il y a certainement d'autres solutions autour de vous : récupérez, réparez, donnez, et surtout communiquez, les idées ne coûtent rien !

Réveillez-vous, c'est le printemps...

Voir aussi : Bancopoly, le jeu qui fait fureur


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52 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 22 mars 2012 10:34

    Merci pour ce rappel sur la création monétaire.


    Il faut le dire et le redire , le crédit obtenu auprès des banques est une escroquerie.

    Aucune création monétaire que des lignes comptables , les chinois ont compris , ils font des stocks d’or mais nous on se prépare une super crise avec notre fuite en avant des crédits qui couvrent d’autres crédits etc .....

    Hélas ce système tend à nous absorber , le retour à d’autres formes de paiement pourrait être une solution 
    Regardez ce qu’on obtenu les banques , obligation de paiement des salaires dans une si supérieur à un montant ( je me souviens plus ).

    On paye ensuite pour nos comptes , pour les retraits , pour les cb , pour els crédits , pour les remboursements anticipés de crédits , pour les agios etc .....
     
    Si on veux retirer une somme importante , la banque doit être prévenu à l’avance car elle n’a plus de fonds 

    Aujourd’hui nos comptes ne sont que des lignes informatiques avec des chiffres , si tous le monde venait à retirer ses fonds cela serait l’explosion 

    Philippe

    • ObjectifObjectif 23 mars 2012 19:21

      Merci de votre commentaire !

      Changer de moyen de paiement ne changerait rien, pas plus que de transférer la monnaie d’un compte vers des billets, à part obliger à imprimer plus de billets.

      A partir du moment où vous acceptez des euros (ou des dollars...) en échange de vraies richesses (des biens ou votre travail) vous vous êtes fait avoir, car vous avez légitimé la création par les banquiers privés.

      Seules solutions : faire changer la création des euros (manifestement impossible car les personnes que nous avons élus s’y opposent...) ou créer ensemble une ou des monnaies équilibrées et bien sûr penser plus au don... Ces deux dernières solutions semblent les plus rapides.

      Et en attendant surtout ne plus demander de crédits à des banques...


    • ObjectifObjectif 23 mars 2012 19:37

      J’oubliais par rapport à votre dernière phrase : par contre vider ses comptes pour acheter des biens durables utiles, ou pour investir dans des projets utiles, selon vous, alors c’est aussi un manière de quitter la monnaie, pardon l’’arnaque officielle smiley


    • pour UNE JUSTICE FISCALE.........et le non enrichissement des elus....VOTEZ POUR LE BOUFFON...

      le patrimonie de SARKO AUGMENTE PLUS QUE CELUI DES SES AMIS PARISIENS AVOCATS D AFFAIRES ET GERANTS DE SCI

      -SARKO LE CHAROGNARD FAIT PASSER SON PATRIMONE DE 2.1 A 2.7 MILLIONS D ’ ’EUROS

       -30 % de plus EN 5 ANS

       -ses amis SEULEMENT 50 % en 10 ans

      et les comptes en suisse ou a monaco ???????????????


    • LE BOUFFON EST CONTENT...il a battu ses AMIS...il aura un 2ème pistolet a billes une 2ème ROLEX


    • ObjectifObjectif 26 mars 2012 10:22

      C’est de la propagande émotionnelle dont le seul effet est d’amplifier la peur et la colère, détournant l’attention du nœud du problème :

      chaque fois que vous achetez et louez la monnaie qu’ils créent, vous leur donner implicitement votre consentement pour qu’ils s’enrichissent sur votre dos.

      Factuellement, vous participez au tour de magie du clan des monnayeurs pour détourner notre attention, et vous devenez leur complice.


    • Txotxock Txotxock 22 mars 2012 11:13

      Certes le sel a le mérite de donner la même valeur aux actes quel que soit celui qui agit (et encore je ne suis pas sur de ça) , mais le grand défaut des SEL est de perpétrer la marchandisation ?. On ne voit toujours que les choses et leur prix.

      La gratuité serait elle le dernier acte révolutionnaire ?


      • ObjectifObjectif 23 mars 2012 19:25

        Bien vu, tout à fait d’accord, j’essayais de le rappeler avant de parler de la monnaie.

        Mais beaucoup n’arrivent pas à avoir confiance en l’avenir, donc pas en eux non plus, et de la monnaie les rassure... C’est purement psychologique.


      • Soi Même 22 mars 2012 12:04

        J’ai hâte que cette crise aille à sa chute. Car c’est seulement dans ces conditions que de nouvelle forme peuvent surgir.

        http://www.lietaer.com/images/B2B_pour_entreprises_6p_Francais.pdf


        • olivier cabanel olivier cabanel 22 mars 2012 12:57

          @ l’auteur

          le lecture de ce post est un authentique plaisir,
          merci de l’avoir proposé.
           smiley

          • Hermes Hermes 18 février 2014 14:50

            Je me joins à Olivier pour exprimer le plaisir de cette lecture !

            Effectivement l’argent n’est là que pour combler le manque de confiance des êtres humains entre eux.

            Une chose qu’on oublie trop facilement, c’est que la confiance en soi-même est la base de la confiance entre les personnes. Les émotions négatives (la science l’a mis récemment en évidence), se transmettent très rapidement, et le manque de confiance se répand extrèmement vite.

            Il y a a loin avant que les êtres humains aient appris à dépasser leurs peurs, ou a ne pas être influencés par les émotions négatives des autres. Bien peu se mettent en quête de la connaissance de soi-même, qui est la fondation incontournable d’un autre type de relations.

            Le système est arrivé dans une crise paradoxale, dans la mesure ou les gérants de l’outil-argent censé combler le manque de confiance ont perdu la confiance de leurs usagers/clients.

            Qu’émergera-t’il de cette situation aberrante ?


          • ObjectifObjectif 18 février 2014 16:09

            Bonjour Hermès,

            Merci de votre commentaire !

            "Le système est arrivé dans une crise paradoxale, dans la mesure ou les gérants de l’outil-argent censé combler le manque de confiance ont perdu la confiance de leurs usagers/clients.« 

            Je dirais plutôt que le paradoxal, c’est que la confiance mise par les »peureux« dans un système monétaire censé les protéger, a été détournée par les gérants du système monétaire, pour les escroquer au-delà de tout ce que les »peureux« pouvaient imaginer de pire pour nourrir leur peur initiale !

             La solution a été pire que la peur...

             »Qu’émergera-t’il de cette situation aberrante ?"

            Une prise de conscience générale ? La peur attire le pire... smiley


          • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 22 mars 2012 14:15

            Allez, on commence maintenant, en France.
            Environ 1000 € par an et par français (65 md€ de création monétaire nouvelle ne devraient pas créer d’inflation).
            Mais comme on doit chaque année pas loin de 60 md€ d’intérêts sur la dette publique, on impose immédiatement chaque français, chaque année, de 923 € , pour payer les détenteurs de « la dette » !
            Reste 77 €
            Ceci en admettant évidemment que les soldes primaires des budgets des administrations publiques sont bien équilibrés.

            Pour éviter de payer des intérêts sur la monnaie (mais en n’oubliant pas qu’actuellement, sans crédit il n’y a tout simplement pas de monnaie) il y a mieux à faire : le 100% monnaie qui « gèlerait » 1/2 à 2/3 de la dette publique.


            • ObjectifObjectif 22 mars 2012 20:36

              Bonjour,

              Le 100% monnaie est défini dans le principe 1 : « Toute création monétaire est réservée aux citoyens : c’est le droit de vote économique ; ».

              A partir de ce principe, nulle organisation n’a le droit de créer de monnaie,

              Le point principal ajouté au 100% monnaie, c’est l’équilibre entre les citoyens pour la création monétaire.

              Le point 5 interdit les intérêts sur la monnaie, puisque la monnaie est seulement l’unité d’un système comptable : c’est comme louer des degrés °C  smiley


            • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 26 mars 2012 19:25

              Je me réfère aux affirmations « Le 100% monnaie est défini dans le principe 1 : »Toute création monétaire est réservée aux citoyens : c’est le droit de vote économique ;« .
              A partir de ce principe, nulle organisation n’a le droit de créer de monnaie,

              Le point principal ajouté au 100% monnaie, c’est l’équilibre entre les citoyens pour la création monétaire. »

              Le problème c’est que je pense qu’il y a une incompréhension entre « votre » 100% monnaie et celui dont la définition existe depuis 1936 (Irving Fisher) dont les caractéristiques principales sont les suivante :
              1 - seule la Banque Centrale (l’Etat) peut créer la nouvelle monnaie : les banques commerciales ne disposent plus de ce droit. C’est la collectivité qui en est la bénéficiaire sous forme d’une « recette fiscale » qui va sur le compte du Trésor Public qui l’utilisera comme le gouvernement ou plutôt le Parlement (lors du vote du Budget) le souhaite
              2 - la définition même de la monnaie est sa liquidité (n’est monnaie que ce qui peut servir instantanément aux paiements)... l’épargne n’est pas de la monnaie (c’est de l’épargne)

              Fisher, Allais, Gomez, etc, expliquent bien que pour obtenir ce résultat il n’y a qu’une seule solution avec :
              1 - les « banques » (Compagnies de Sureté Monétaire = CSM) qui gèrent nos liquidités (la monnaie) doivent disposer de garanties identiques à la masse monétaire en monnaie centrale (réserves obligatoires = monnaie... c’est donc un système qui n’est plus « à réserves fractionnaires » mais « à réserves intégrales » (ou « pleines »))
              2 - le système bancaire est nécessairement scindé en (au moins) :
              a) CSM
              b) Banques de prêts, intermédiaires entre épargnants et emprunteurs


            • ObjectifObjectif 27 mars 2012 10:56

              Le problème c’est que l’enfumage des citoyens commence par changer le sens des mots. « 100% monnaie » signifie seulement que pour tout crédit monétaire, la monnaie prêtée pré-existe : elle n’est pas créée lors du crédit, contrairement à ce qui se passe actuellement. Cela correspond au « VollGeld » allemand et suisse.

              Certains ont proposé des organisations dans le but de respecter ce principe, mais si vous souhaitez faire référence à ces propositions, soyez clairs et appelez ces propositions par leur nom.

              A la libération, le CNR avait compris le problème et les banques étaient nationalisées : on était donc dans la situation que vous semblez recommander. Et l’Etat a montré qu’il n’était pas capable de respecter les droits des citoyens en privatisant la création monétaire avec les banques, sans le dire.

              Tout simplement parce que l’« Etat », cela n’existe pas : c’est un paravent de mots pour berner les citoyens et détourner le pouvoir vers un groupe de personnes plus ou moins cachées.

              La seule solution est de revenir à la base de la souveraineté : le citoyen. Une coopérative monétaire, propriété directe de tous les citoyens, respectant les 5 principes énoncés dans l’article, permettrait d’obtenir un système monétaire stable dans le temps, ie sans crises systémiques toutes les 2 ou 3 générations, à condition que ces principes soient enseignés sans détournement sémantique aux générations successives.


            • sleeping-zombie 22 mars 2012 14:28

              Mais il est pourri ce système ! Les riches ne peuvent pas y devenir plus riche sans travailler.
              Pfff, ça me surprendrait que plus 15% de la population renonce à ce statut, ou l’espoir de l’avoir un jour...


              • ObjectifObjectif 23 mars 2012 19:28

                La monnaie est avant tout un moyen d’exclusion du groupe, quand on n’en a plus...

                 Donc vouloir changer de monnaie c’est aussi s’exclure du groupe : il faut avoir confiance en soi et avoir du courage.


              • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 22 mars 2012 20:24

                Difficile de faire une démonstration si on déforme le sens des mots :

                Un don est un don et n’attend aucun retour, si ce n’est la satisfaction morale d’avoir accomplis cet acte.

                Quand un don est compensé par un autre don, il s’agit d’un échange. C’est l’exacte définition du commerce.

                Vient ensuite la monnaie. La monnaie est une promesse dans le temps.

                Les deux termes sont important : Promesse (donc basé sur la confiance) car la monnaie, en soi ne vaut rien : coquillage, métal rare, papier. Rien de consommable.

                Le temps, enfin, car si au moment de l’échange, chaque partie peut satisfaire l’autre, il n’y a pas besoin de monnaie.

                Cette monnaie peut être dépensée auprès d’un tiers immédiatement, pour pouvoir jouir d’un nouveau bien ou service.

                Mais, il est aussi possible, de ce priver momentanément de jouissance pour permettre à un autre de jouir plus vite d’un bien. Voilà qu’arrive le crédit : Privation de jouissance contre jouissance immédiate.

                Et voilà l’origine du coût du crédit, venant en compensation de ce service : permettre à quelqu’un de bénéficier d’un bien, alors qu’il n’a pas encore produit un bien d’une valeur équivalente.

                Comme tout bien ou service, ceci à une valeur : Le coût qu’accepte le créancier et l’emprunteur.
                Si le taux et trop élevé, l’emprunteur n’acceptera pas le crédit. Et le créancier, gardera sa monnaie qui n’a de valeur que quand elle est dépensée ou prêtée.

                C’est là qu’est la difficulté, qui occasionne bien des erreurs de jugement, la monnaie n’a pas de valeur en tant que tel quand elle intervient dans un échange, ce n’est alors qu’une promesse de valeur, mais elle a de la valeur, quand elle devient un produit dans une opération de crédit.

                Là ou l’auteur a raison, c’est que ce n’est pas à l’État de décréter la valeur d’une monnaie de façon totalement artificielle, mais c’est à des citoyens de confiance. La monnaie privée est beaucoup plus juste, légitime et sûre que la monnaie d’état.

                En revanche, si ont distribue de la monnaie, qui la distribue ? et nous voici de nouveau dans un schéma de création artificielle.

                En revanche, si quelqu’un de suffisamment riche et digne de confiance, me garantie sur ses biens que les papiers qui portent sa signature seront toujours honorés, j’aurais affaire là à une vraie monnaie.


                • ObjectifObjectif 23 mars 2012 22:32

                  Bonjour !

                  "Difficile de faire une démonstration si on déforme le sens des mots :

                  Un don est un don et n’attend aucun retour, si ce n’est la satisfaction morale d’avoir accomplis cet acte.« 

                  Tout à fait d’accord, c’est bien la définition que j’ai utilisée.

                   »La monnaie est une promesse dans le temps.« 

                  La monnaie est la constatation, la mesure et l’enregistrement (dans le temps) d’un déséquilibre créé par un transfert de biens ou de services.

                  Cet enregistrement est fait parce que le vendeur ne fait pas confiance à l’acheteur, car sinon il se serait simplifié la vie en faisant juste un don et en l’oubliant. La monnaie est donc bien basée sur la défiance.

                  La constatation du déséquilibre peut ensuite être montrée à tous les participants de cette monnaie. Elle est une promesse de pouvoir acheter tout bien et service mis en vente par un participant dont la valeur sera négociée inférieure à la valeur du déséquilibre antérieur, éventuellement additionné du découvert restant disponible. En ce sens, il s’agit seulement d’une promesse de moyen, pas d’une promesse de résultat.

                   »la monnaie, en soi ne vaut rien : coquillage, métal rare, papier."

                  Vous confondez de la monnaie, qui est un nombre d’unités monétaires, avec le support matériel de ce nombre, que ce support soit explicite (le nombre est marqué dessus) ou implicite (le coquillage représente un nombre d’unités monétaires connu des participants de la monnaie).

                  Faire confondre la monnaie et son support matériel est la base du tour de magie consistant à faire croire que de la monnaie à une valeur. Il est étrange de retrouver dans la même phrase un énoncé logique abstrait et son opposé factuel.


                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 23 mars 2012 13:47

                  Papier très intéressant dans son effort pédagogique qui amène des éclairages intéressants.
                  Mais il me semble qu’il faudrait encore simplifier car visiblement tout le monde n’est pas d’accord.

                  Pour ma part, je suis A-J Holbecq dans ses analyses. Je veux du 100 % monnaie mais je ne tiens pas à une création « constitutionnelle » de monnaie. Je préfère qu’elle soit créée tant que de besoin mais pas plus par la banque du peuple. C’est peut-être naïf mais ça me paraît plus simple à comprendre pour tout un chacun.

                  Par ailleurs, là où je vois qu’il y a encore de l’équivoque c’est quand jesuisunhommelibre dire qu’une monnaie n’a pas de valeur en mettant tout ensemble, coquillage, papier et métaux précieux.

                  Les métaux précieux sont rares, ils ont de la valeur.
                  Dès lors, avec eux, on peut faire l’économie du fiduciaire. Pas besoin de confiance avec cette monnaie (dès lors qu’on ne peut la tordre entre ses dents smiley, elle a la valeur de ce avec quoi je l’échange et ça me va très bien.

                  Les unités comptables c’est pas mon truc. Songez que la capacité d’abstraction n’est pas la chose la mieux partagée du monde.

                  Mais bon, je ne dis pas qu’il faut revenir à l’or ou l’argent. Il nous faut juste une république avec un trésor à qui on puisse faire crédit (confiance). Ce qui veut dire, qu’il nous faut une démocratie réelle sans élus puisqu’à l’ère des banquiers et du nouvel ordre mondial, « élu » veut dire « corrompu »


                  • ObjectifObjectif 24 mars 2012 21:55

                    Merci de votre gentillesse !

                    « Mais il me semble qu’il faudrait encore simplifier car visiblement tout le monde n’est pas d’accord. »

                    Je serais ravi d’avoir votre aide pédagogique. J’ai essayé de limiter la complexité (et les unités comptables) au maximum, indiquez-moi s’il vous plait les points qui vous paraissent à simplifier ?

                    "Pour ma part, je suis A-J Holbecq dans ses analyses. Je veux du 100 % monnaie mais je ne tiens pas à une création « constitutionnelle » de monnaie. Je préfère qu’elle soit créée tant que de besoin mais pas plus par la banque du peuple. C’est peut-être naïf mais ça me paraît plus simple à comprendre pour tout un chacun.« 

                    Comme je le reprenais dans un commentaire précédent, le 100% monnaie »pur« fait partie de cette proposition, résumé dans le principe n°1.

                    A partir du moment où la création monétaire est répartie sur les citoyens, la notion de »trop de monnaie" n’a plus de sens.

                    Et avec la représentation utilisée dans l’article, avec la valeur d’équilibre à zéro, la monnaie est naturellement retirée de la circulation quand elle n’est pas utilisée.

                    Cela change les habitudes, mais c’est pourtant assez simple quand on teste un peu smiley


                  • JOCO DOCO 3 janvier 2013 11:09

                    Bonjour


                    je ne savais vraiment pas ou réagir tellement il y a dire. Alors j’ai cliqué au hasard et j’espère que vous y trouverez matière sur trois axes.

                    1. l’incompréhension du crédit dans l’article
                    2. la fausse bonne idée du 100% monnaie
                    3. une alternative réellement innovante

                    1.
                    Pour vous donner une piste de réflexion qui vous éclairera il faut que vous compreniez que la monnaie est un moyen de liquider la valeur. En d’autre termes, si j’ai une pomme et toi une poire mais que je ne veux pas de poire et tu ne veux pas de pomme, le tiers a créer quelque chose qui nous permet quand même d’échanger (malheureusement c’est là que vous faites une grosse erreur de compréhension). Le tiers offre quelque chose qui permet une chose que nous ne nous permettions pas. Cette chose a une valeur. Et cette chose, on la paie, sinon tout s’écroule.
                    La monnaie est un outil que l’on loue. Et comme il y a différentes monnaies, il y a différents outils, de performance différentes avec différents produits. 

                    2. 
                    Le 100% monnaie. Où allez vous la trouver ?? Avec quel type d’agrégats ? Savez-vous a quel point ils peuvent être pourris ? Est-il vraiment nécessaire d’en dire plus ?????!!

                    3.
                    La seule alternative réellement innovante aujourd’hui (les deux idées précédentes ont au moins mille ans et n’ont jamais avancé pour de vraies raisons) :

                  • JOCO DOCO 3 janvier 2013 12:20

                    Conclusion :

                    La monnaie est un service, pas un produit.

                    Un service qui se loue.


                  • ObjectifObjectif 9 janvier 2013 23:28

                    @JOCO DOCO : j’ai l’impression que vous changez les sens des mots comme cela vous arrange, alors j’ai du mal à savoir de quoi vous parlez.

                    Celui/ceux qui ont inventé le concept de monnaie sont morts depuis longtemps, donc pas besoin de les rémunérer.

                    Dans un groupe de personne utilisant la même monnaie, ie la même unité monétaire, chacun peut assurer sa propre comptabilité, pas besoin de tiers, comme le montrent les exemples de carnet monétaire dans l’article.

                    Si vous préférez utiliser un comptable, alors vous pouvez le payer comme tous les comptables avec un taux horaire fixé à l’avance et une mesure précise du temps passé : que le comptable se fasse payer au pourcentage des sommes comptées me parait une arnaque, surtout quand le taux dépasse 100% !

                    Mais vous êtes libre de l’accepter. Simplement ne venez pas vous plaindre si le comptable possède tout dans quelques années et refuse de vous donner du travail alors...

                    Il semble que votre projet consiste à mettre en place une agence publique gérant le travail imposé à ceux qui ont tout perdu parce qu’ils ont été arnaqués par le comptable mais qui lui font encore confiance...


                  • JOCO DOCO 25 février 2013 01:04

                    En fait le banquier doit déterminer les investissements et les taux d’intérêts. Il doit être le plus compétent du monde en terme d’intelligence économique et doit être très bien rémunéré pour ça. Mon concept s’est aujourd’hui précisé sur un nouvel article http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-etat-et-la-banque-131148?debut_forums=0#forum3642943

                    Mais le fait est que quelque soit la rémunération du banquier il devrait assumer pleinement la responsabilité sociale de ses actes, ce qui n’est pas le cas actuellement. Désolé pour le retard de la réponse mais je viens de m’apercevoir que je ne reçoit pas les commentaires de commentaires, je ne sais pas si c’est normal.


                  • Gandalf Claude Simon 23 mars 2012 15:30

                    Une idéologie commerçante stable me semble être :

                    - intérêt commun ;
                    - intérêt individuelle ;
                    - intérêt altruiste ;

                    • ObjectifObjectif 23 mars 2012 19:42

                      Merci de ce commentaire, mais je n’ai pas vu de lien avec l’article, désolé.


                    • JOCO DOCO 25 février 2013 01:05

                      vous serez peut-être intéressé par cet article http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-etat-et-la-banque-131148?debut_forums=0#forum3642943

                      Il définit un système économique avec une taxe publique, une taxe sociale, un intérêt privé et un intérêt social.

                      J’espère avoir votre commentaire sur la question.


                    • Claudec Claudec 25 mars 2012 19:06
                      Rappel de quelques notions de base à toutes fins utiles.
                      Définition de l’échange et par voie de conséquence, du commerce : L’échange est un acte consenti (sinon il y n’y a plus échange mais spoliation) par lequel chacun obtient contre un bien ou un service qu’il offre, un bien détenu ou un service offert par autrui.
                      La monnaie est un outil ayant été inventé pour aller au-delà du troc. Elle permet de traduire la valeur d’un bien ou d’un service en unités de compte applicables à d’autres biens et services. Permettant de ce fait, de comparer la valeurs de divers biens et services entre eux elle en facilite l’échange.
                      L’échange est tout, sauf coopératif. Les protagonistes d’un échange économique poursuivent des buts fondamentalement identiques et néanmoins antagonistes : obtenir un maximum de ce que propose l’un en échange d’un minimum de ce qu’offre l’autre en contrepartie, sachant que l’écart, ou profit, sur échange peut revêtir, en tout ou partie, une valeur sans rapport avec l’unité de compte qu’est la monnaie.

                      • ObjectifObjectif 26 mars 2012 10:32

                        « La monnaie est un outil ayant été inventé pour aller au-delà du troc »

                        Ou bien la monnaie est un artifice inventé pour décourager le don...

                        « obtenir un maximum de ce que propose l’un en échange d’un minimum de ce qu’offre l’autre en contrepartie »

                        Vous mettez bien le doigts sur la racine du problème, en décrivant parfaitement le comportement d’un voleur et psychopathe, pas d’un citoyen agissant en bon père de famille.

                        En réussissant à faire croire que leur psychopathie est normale, ils ont réussi à vous faire payer de votre sang et votre sueur la monnaie qu’ils créent à leur profit exclusif : en ce sens, c’est une magnifique œuvre, d’une perversité ingénieuse.

                        Le seul intérêt de la monnaie pourrait être de pouvoir mieux organiser de grands projets que l’on a choisi et que l’on ne peut pas faire seuls.

                        Mais cet objectif a manifestement été dévoyé par des psychopathes intelligents.


                      • ObjectifObjectif 27 mars 2012 10:24

                        Sur mon emploi du terme « psychopathe » qui pourrait paraitre un peu dur, lire en référence :

                        Portrait robot du psychopathe http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/portrait-robot-du-psychopathe-33661

                        Psychologie, du trader au psychopathe http://www.dedefensa.org/article-psychologie_du_trader_au_psychopathe_01_10_2011.html

                        Les traders seraient plus fous que les psychopathes http://www.lefigaro.fr/societes/2011/09/28/04015-20110928ARTFIG00490-les-traders-seraient-plus-fous-que-les-psychopathes.php


                      • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 26 mars 2012 20:06

                        Je me réfère aux affirmations « Le 100% monnaie est défini dans le principe 1 : »Toute création monétaire est réservée aux citoyens : c’est le droit de vote économique ;« .
                        A partir de ce principe, nulle organisation n’a le droit de créer de monnaie,

                        Le point principal ajouté au 100% monnaie, c’est l’équilibre entre les citoyens pour la création monétaire. »

                        Le problème c’est que je pense qu’il y a une incompréhension entre « votre » 100% monnaie et celui dont la définition existe depuis 1936 (Irving Fisher) dont les caractéristiques principales sont les suivante :
                        1 - seule la Banque Centrale (l’Etat) peut créer la nouvelle monnaie : les banques commerciales ne disposent plus de ce droit. C’est la collectivité qui en est la bénéficiaire sous forme d’une « recette fiscale » qui va sur le compte du Trésor Public qui l’utilisera comme le gouvernement ou plutôt le Parlement (lors du vote du Budget) le souhaite
                        2 - la définition même de la monnaie est sa liquidité (n’est monnaie que ce qui peut servir instantanément aux paiements)... l’épargne n’est pas de la monnaie (c’est de l’épargne)

                        Fisher, Allais, Gomez, etc, expliquent bien que pour obtenir ce résultat il n’y a qu’une seule solution avec :
                        1 - les « banques de dépôt » (Compagnies de Sureté Monétaire = CSM) qui gèrent nos liquidités (la monnaie) doivent disposer de garanties identiques à la masse monétaire en monnaie centrale (réserves obligatoires = monnaie... c’est donc un système qui n’est plus « à réserves fractionnaires » mais "à réserves intégrales« (ou »pleines"))
                        2 - le système bancaire est nécessairement scindé en (au moins) :
                        a) CSM
                        b) Banques de prêts, intermédiaires entre épargnants et emprunteurs


                        • ObjectifObjectif 27 mars 2012 10:57

                          Le problème c’est que l’enfumage des citoyens commence par changer le sens des mots. « 100% monnaie » signifie seulement que pour tout crédit monétaire, la monnaie prêtée pré-existe : elle n’est pas créée lors du crédit, contrairement à ce qui se passe actuellement. Cela correspond au « VollGeld » allemand et suisse.

                          Certains ont proposé des organisations dans le but de respecter ce principe, mais si vous souhaitez faire référence à ces propositions, soyez clairs et appelez ces propositions par leur nom.

                          A la libération, le CNR avait compris le problème et les banques étaient nationalisées : on était donc dans la situation que vous semblez recommander. Et l’Etat a montré qu’il n’était pas capable de respecter les droits des citoyens en privatisant la création monétaire avec les banques, sans le dire.

                          Tout simplement parce que l’« Etat », cela n’existe pas : c’est un paravent de mots pour berner les citoyens et détourner le pouvoir vers un groupe de personnes plus ou moins cachées.

                          La seule solution est de revenir à la base de la souveraineté : le citoyen. Une coopérative monétaire, propriété directe de tous les citoyens, respectant les 5 principes énoncés dans l’article, permettrait d’obtenir un système monétaire stable dans le temps, ie sans crises systémiques toutes les 2 ou 3 générations, à condition que ces principes soient enseignés sans détournement sémantique aux générations successives.


                        • JL JL1 27 mars 2012 11:13

                          "Tout simplement parce que l’« Etat », cela n’existe pas : c’est un paravent de mots pour berner les citoyens et détourner le pouvoir vers un groupe de personnes plus ou moins cachées." (objectigf)

                          C’est faux ! La vérité c’est : l’État libéral est un paravent de mots pour berner les citoyens et détourner le pouvoir vers un groupe de personnes plus ou moins cachées.

                          Dit autrement : l’État libéral est rédhibitoirement fasciste.


                        • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 27 mars 2012 13:53

                          @ObjectifObjectif

                          Je ne puis évidemment pas vous empêcher de voler une définition de 1936 ( voir wikipedia ) pour l’appliquer à votre concept qui n’a rien à voir , mais je trouve celà extrêmement malhonnête et c’est bien vous qui faites un détournement sémantique : l’antériorité est flagrante.
                          Rien ne vous empêche d’appeler votre proposition « monnaie citoyenne » ou « monnaie coopérative »
                          De plus, la nationalisation des banques n’a rien à voir avec le 100% monnaie de Fisher... vous devriez tenter de comprendre d’abord quel est le véritable concept du 100% monnaie ...

                          Bonne chance ...


                          • ObjectifObjectif 27 mars 2012 15:38

                            Bon joke, le vol de définition ! Et vous semblez confondre définition et expression.

                            J’utilise l’expression « 100% monnaie » comme la traduction du terme « VollGeld » allemand, et c’est le raccourci de « Crédit 100% monnaie pré-existante » qui est juste un peu plus long à répéter. C’est un droit de base de la langue française que de pouvoir utiliser les raccourcis usuels, les mots de la langues française n’étant pas encore propriété de groupes privés, sauf quelques-uns comme « orange »... smiley

                            J’essaye de présenter le concept de monnaie équilibrée, dont la création est directement répartie entre les citoyens.

                            La différence fondamentale est dans la topologie de l’architecture : il s’agit d’une création décentralisée, en « peer to peer », qui vient s’opposer à une création centralisée par une ou des banques, à la minitel.

                            Qui va gagner.... ?

                            A mon modeste niveau, j’essaye seulement d’expliquer ce que je vois, mais pensez-vous vraiment avoir une chance de sauver le minitel  ?

                            La vraie question maintenant, c’est « est-ce que les monnaies officielles pourront devenir démocratiques avant d’être abandonnées par 80% des citoyens ? »
                            http://www.thenewamerican.com/world-mainmenu-26/europe-mainmenu-35/11265-greeks-adopt-alternative-currencies-as-economy-implodes


                          • Nina888 28 mars 2012 18:46

                            Bon j’ai trouvée que la solution est de créer une monaie officieuse ou de montrer à tous la grande faiblaisse du capitalisme : Echange du fer avec l’or dans la place monétaire ...

                            pour la nouriture , j’ai trouvée cette recette :


                            • ObjectifObjectif 28 mars 2012 20:05

                              Merci pour la recette de méduse, ce n’est pas pire que l’escargot, qui n’est jamais qu’une limace abritée smiley

                              La notion de « officieuse » est assez floue dans le cadre d’une monnaie.

                              Je n’ai pas compris l’échange des métaux, désolé.


                            • Nina888 28 mars 2012 20:50

                              Simple : faire des pieces qui valent rien avec un 0 dessus , qui sert pour echanger ...

                              le principe est simple, si les valeur qui ne valent rien sont préférée au valeur rare , l’économie s’éffondre ... et n’as plus lieu d’etre ... en gros inverser la place du fer et de l’or à la bourse mondiale ...

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