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Pour une réhabilitation du libéralisme

Cela fait longtemps que je cherche les mots qui permettraient de redonner ses lettres de noblesse au libéralisme. Aujourd'hui, j'ai trouve ces mots, sous la plume de Jacques Rueff, ancien conseiller économique de Charles de Gaulle.

Qu'est ce que le libéralisme ? Le libéralisme, dans sa version noble, produit des outils intellectuels qui permettent de résister aux manipulations, aux mensonges, et aux sophismes des prédateurs sociaux.

Jacques Rueff fut un conseiller économique de Charles de Gaulle. C'est grâce à son influence que le général de Gaulle résista aux pressions qui s'exercaient sur lui pour "faciliter" la tâche de l'Etat par la manipulation de la monnaie.

Il nous livre, dans le texte assez long que vous pourrez trouver en suivant ce lien : Souvenirs et réflexions sur l'âge de l'inflation, en tant qu'observateur priviégié de l'activité économique et politique de son époque, une démonstration magistrale des méfaits de l'action gouvernementale quand elle cherche à manipuler le sang de l'activité économique : la monnaie.

Les conséquences ? Pénurie, chômage, et bientôt la guerre.

La conclusion de Jacques Rueff, elle ne va pas vous plaire, mais ainsi soit-il :

« L'analyse qui précède montre qu'en matière monétaire, la parole de l'Ecclésiaste : "On aura les conséquences", s'applique avec une particulière rigueur. Quand on a laissé se créer un état inflationniste, aucune force humaine ne peut en éviter les conséquences. On les a, ou apparentes, et c'est la dépréciation monétaire, ou dissimulées, et c'est l'inflation réprimée. Mais, dans tous les cas, elles sont là, avec les désordres qui y sont toujours associés.

Si l'on refuse ces désordres, il n'est qu'un moyen, c'est de parer à la cause qui les suscite et cette cause, cette cause unique, est toujours le déficit [2].

Le déficit, c'est la dépense sans recette, c'est-à-dire la volonté de demander sans offrir, pour l'État sans prendre, donc, dans tous les cas, d'obtenir gratuitement. C'est le déficit qui impose le choix entre la voie allemande et la voie anglaise. Si l'on ne veut ni de l'une, ni de l'autre, si on désiré l'ordre et la stabilité, il n'est qu'une solution : parer à la cause du désordre en rétablissant un équilibre acceptable entre le volume global du pouvoir d'achat et la valeur globale des richesses offertes pour le remplir. »

Aujourd'hui, l'état des finances publiques est tel qu'il est fortement probable que ce rééquilibrage des comptes publiques doive passer par un défaut de paiement total ou partiel. Mais plus longtemps les gouvernements tentent de retarder le retour à l'équilibre, plus le choc du rééquilibrage sera violent.

A la base, je suis un simple étudiant en école d'ingenieur. Je n'ai pas pour vocation d'empiler toute ma vie des articles sur la monnaie. Mais il me parait fondamental que mes pairs, les gens autours de moi, comprennent la source des malheurs de notre pays. Après un passage dans le milieu associatif, je suis désormais convaincu que les mots solidarité, transition énergétique, écologie, n'ont de sens que si chacun, indivduellement, jour après jour, nous leurs en donnons.

Attendre après l'argent, les lois, les règlements, ou les annonces des puissants nous mène droit vers un retour à l'âge sombre féodal. Les actions à valeurs politiques, ce ne sont ni plus ni moins que nos actions quotidienne. Et la hauteur de leur influence ne dépend ni plus ni mois que de l'énergie que chacun met à agir de manière exemplaire. Tout le reste n'est que propagande nuisible, du bruit qui gênera le temps qu'il sera perceptible, et ausitôt oublié.

La seule question qui vaille, aujourd'hui est donc "Comment agir de manière exemplaire ?"

Agir de manière exemplaire,

c'est comprendre ce qu'est une "monnaie d"échange",

c'est comprendre que l'euro est une monnaie à cours forcé qui ne peut exister que par la coercicion gouvernementale,

c'est comprendre qu'une monnaie que l'on thésaurise est une monnaie que l'on assassine,

c'est comprendre que les banques ne peuvent qu'utiliser de manière nocive l'argent qu'on leur confie,

c'est ne gagner de l'argent que pour acheter du capital physique et devenir soit même producteur de richessee et pas pour devenir possesseur de droits sur la production de richesse des autres par le biais de l'Etat ou des marchés financiers,

c'est se demander comment produire durablement des richesses pour soi et pour les gens qui nous entourent.

Trouver des réponses à ces questions, c'est mettre fin au chômage structurel de masse, qu'aucun gouvernement ne pourra jamais "règler" autrement que par des manipulations statistiques et de la poudre aux yeux.

C'est ça, l'esprit du libéralisme. Et c'est dans cette perspective qu'il faut envisager la réduction du déficit public, et plus largement du périmètre de l'action gouvernementale, afin de laisser les peuples construire leur prospérité, car celle-ci n'est pas un du, l'état naturel de l'homme étant la pauvreté et la vulnérabilité.

 

En complément à ce plaidoyer et au premier article de Rueff, ce discours qu'il prononçat devant ses pairs en 1934 : Pourquoi, malgré tout, je reste libéral




par Karash samedi 6 octobre 2012 - 120 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Hervé Hum (---.---.---.249) 6 octobre 2012 10:42
    Hervé Hum

    Hum, sans doute faut il lire le texte en entier pour se faire une opinion.

    c’est ne gagner de l’argent que pour acheter du capital physique et devenir soit même producteur de richessee et pas pour devenir possesseur de droits sur la production de richesse des autres par le biais de l’Etat ou des marchés financiers,

    Difficile d’être contre le principe de valoriser le travail sur le capital ! Seulement le hic est que l’accumulation de capitaux finit toujours par valoriser le capital sur le travail. Et là, il n’y a que l’Etat pour rééquilibrer le rapport entre valeur travail et capital. C’est même son rôle fondamental !

    l’état naturel de l’homme étant la pauvreté et la vulnérabilité

    Pas exactement, cela n’est vrai qu’à la naissance, aussi, pour parer à cet état naturel (vrai pour nombres d’autres espèces animales) l’humain à développé une nature sociale !

    Faisant de son état naturel son droit inné dû par la société et sa construction sociale un devoir acquis, dû pour la société !

    En d’autres termes, l’humain est faible par nature et fort par volonté. Mais c’est la vie qui est ainsi !!!

  • Par Hervé Hum (---.---.---.249) 6 octobre 2012 21:46
    Hervé Hum

    JL, hier je suis allé faire un petit tour sur votre profil et j’ai beaucoup apprécié

    Vous écrivez La différence entre la spéculation et l’investissement, c’est que l’investissement a pour objet la création de richesses, qu’importent les profits ; à l’inverse, la spéculation a pour seul but le profit, qu’importent les dégâts.

    Rien à dire, c’est exactement cela !

    L’auteur se perd en insulte pour garder les yeux fermés sur cette simple évidence pour différencier le «  »spéculateur prédateur« du »bon samaritain créateur de richesses".

     Le drame de l’ignorant est qu il ne cherche à comprendre que ce qu’on lui inculque. Et qu’a partir de là il pense avoir acquis un savoir.

    Ouvrez donc les yeux Karash.

  • Par Romain Desbois (---.---.---.43) 7 octobre 2012 03:30

    Remplacez travail par emploi salarié, communément appelé travail et ca ne change rien, ça n’est pas une servitude.

    Vous devenez de mauvaise foi et ressemblez de plus en plus à un troll.

    Aussi , j’ai autre chose à faire et à votre âge, certainement vous aussi.

    Saluton

  • Par Jason (---.---.---.254) 6 octobre 2012 14:37
    Jason

    Bien vu Hum. Je partage.

    Les notions de nature, nature humaine, ne sont pas des concepts très utiles quand on parle du Capital et de la finance internationale qui opèrent en dehors des lois sociales. Le Capitalisme est un opportunisme de classe (ou catégorie socio-économique) qui crée ses propres critères, et à son unique avantage.

    Il s’entoure d’une certaine logique interne, d’un parfum de scientisme ou même de phillanthropie, autant de postures qui visent à le détacher en permanence du reste du monde. Du genre, je donne un peu selon mes humeurs, mais foutez-moi la paix pour le reste. Voir les inepties d’Adam Smith et sa main invisible nonchalamment posée sur le tiroir caisse.

    Les groupes sociaux qui soutiennent ce système auto-réglé en tirent avantage ou ont été bernés pour croire qu’ils en partagent les miettes.

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