Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi faut-il sauver les Banques ?

Pourquoi faut-il sauver les Banques ?

Un récent article du New York Times posait une question judicieuse et opportune : " Pourquoi sauver les banques si elles ne prêtent pas ? " Effectivement, les promoteurs du plan de sauvetage adopté à l’automne dernier avaient assuré que la première tranche de 350 milliards de dollars "dégèlerait" les marchés et motiverait les banques à de nouveaux crédits en faveur des entreprises en mal de liquidités.

De fait, ce plan de sauvetage qui - souvenons-nous - n’avait pas en son temps recueilli l’adhésion populaire, n’aura en rien infléchi ces établissements récipiendaires de ces fonds qui en ont fait usage pour reprendre d’autres établissements ou tout simplement afin de sécuriser leurs capitalisations pendant que l’économie, elle, poursuivait inexorablement sa descente aux enfers...

Dans ces conditions, comment comprendre l’étonnement - souvent simulé - des politiciens face à l’inaction des banques alors même qu’aucune condition n’avait été posée préalablement à l’octroi de ces liquidités ?

En fait, si les banques ne prêtent plus, c’est tout simplement afin de rester solvables ! Le contraste avec leur générosité durant la période du boom immobilier où l’argent était facile et à bon marché est certes saisissant mais, à leur décharge, les institutions financières se livraient alors une compétition acharnée au profit. Dès lors que les banques se rendirent compte que le consommateur lambda, bénéficiaire ultime de ces crédits, n’avait plus les moyens de rembourser ses dettes, l’orgie de prêts et de crédits fut ainsi brutalement interrompue, les banques s’apercevant accessoirement au passage que leurs opérations de prêts / emprunts dépassaient largement leur assise financière...Un appel au secours fut donc lancé en direction des contribuables censés rétablir et assainir les bilans de ces mêmes institutions.

Par ailleurs, les banques ne prêtent plus car elles craignent ne plus être remboursées par des entreprises avides de cash car fortement sinistrées par l’effondrement de la consommation ! Sans négliger que les rares entreprises ou sociétés parvenant encore à décrocher un crédit se voient imposer un taux d’intérêt abusif ! Le candidat privé au prêt n’étant pas en meilleure posture que les entreprises dans le contexte présent de récession...

La nouvelle administration Obama, qui semble vouloir tirer des enseignements en forçant la main des banques à consentir de nouveaux emprunts en contrepartie du récent plan de sauvetage, se retrouve néanmoins confrontée à un autre problème : Comment vérifier en effet si les banques se ré engagent réellement dans de nouveaux crédits et, le cas échéant, comment sévir en cas de refus d’obtempérer ?

En toute logique, la seule manière de contraindre un établissement à adopter une quelconque stratégie est d’en prendre une participation majoritaire - en d’autres termes de le nationaliser ! -, menace qui, si elle devait être exécutée, n’arrangerait évidemment pas les affaires des actionnaires qui seraient dès lors les grands perdants ! L’actionnariat, qui est en effet foncièrement allergique à tout dirigisme Etatique, reste donc dans l’expectative, se retenant ainsi de recapitaliser des banques qui risquent à tout moment de passer sous contrôle Gouvernemental au lieu d’être soumises aux aléas d’un marché seul susceptible de rentabiliser leurs investissements...

Le dilemme est donc redoutable pour l’économie et le consommateur : Il n’est pas de croissance économique sans banques qui prêtent mais ces mêmes banques ne peuvent pas plus être dominées par l’Etat, phénomène qui ferait évidemment fuir le capital privé, pourtant vital aux capitaux respectifs de ces banques...Car il est en effet impossible de rétablir nos économies avec les seuls deniers du contribuable, sans les capitaux privés !


Moyenne des avis sur cet article :  4.03/5   (33 votes)




Réagissez à l'article

112 réactions à cet article    


  • bulu 30 janvier 2009 10:10

    Bonjour,

    Il faut laisser faire les lois du marché, laisser couler les banques en faillite, leurs actionnaires n’avaient qu’à mieux controler leur gestion.

    Pour pallier aux conséquences de ces faillites, creer une banque d’etat qui se chargera de prêter aux entreprises demandeuses et crediter les avoirs (des déposants) perdus chez les banques en faillite.


    • zelectron zelectron 30 janvier 2009 14:01

      @Bulu

      Partiellement d’accord, sauf qu’avant il faudrait imaginer de façon réaliste, efficace et le moins malhonnêtement possible le transfert des comptes des salariés, puis des commerçants et industriels, enfin des "rentiers" avec la limitation à 100 000 € portée à 1 million d’€. Pour le reste tant pis pour les spéculateurs au dessus de ces seuils : à eux d’intenter les procès "justifiés" pour "récuperer" leurs avoirs.

      Au delà il faudrait récuperer les personnels des banques jusqu’au niveaux hiérarchiques d’adjoints de directeurs, chefs de services et certains commerciaux.

      Les nouvelles banques étant issues des citoyens, commerçants, artisants, agriculteurs et industriels et surtout pas de banquiers car la finance est une chose trop sérieuse pour la confier aux financiers (Sic. Clémenceau)

      Ce vaste programme malheureusement n’a aucunes chances d’aboutir, c’est une sorte de YAKA, quoique... ?


    • bulu 30 janvier 2009 15:36

      Créer de nouvelles structures, c’est pas si compliqué.

      Les opérateurs téléphoniques de téléphonie mobile ont en qq années tout créé.

      Il est plus facile de repartir de zero que de réformer.


    • Romain Desbois 31 janvier 2009 00:10

      @ZELECTRON

      A chaque fois je m’étonne que l’on dise que c’est de l’utopie.

      Comme ça m’étonne encore de voir les gens pleurer sur les maguouilles des banques et y rester. Rien ne vous oblige à rester dans votre banque, rien.


      La NEF fête ses vingt ans sans subprimes ni produits toxiques !

      Il y a une autre solution que la nationalisation (qui ne resoudra rien , souvenez vous du Crédit Lyonnais).

      Cassez vous de votre banque !

      La NEF est une coopérative financière. Ayez la curiosité d’aller y jeter un oeil !

      A ma connaissance , c’est la seule banque qui vous informe des crédits qu’elle octroit et ce pourquoi ils font être utilisés.

      La femme d’un client/associé décédé a même obtenu un effacement du solde du crédit qu’elle aurait dû remboursé. Tout simplement parceque celà la mettait dans une sale position.

      Si vous trouvez mieux , dites le moi !

      Dites vous que l’Etat n’a aucune raison de renflouer les caisses d’une banque qui n’a pas de clients.

      La balle est dans notre camp, AGISSONS !


    • gimo 1er février 2009 22:10

      creer une banque d’etat qui se chargera de prêter aux entreprises ........la banque du lion etait bien de l’etat
      et alors !!!!!!! la même merde !!


    • Marianne Marianne 25 février 2009 12:55

      Sur la NEF, voici pour votre information le papier d’un journaliste sur les liens de cette "banque solidaire" avec l’anthroposophie, mouvement sectaire qui s’appuie sur les thèses fumeuses et racistes d’un certain Steiner :

      http://membres.lycos.fr/marhic/article3.htm


    • ZEN ZEN 30 janvier 2009 10:14

      Problème qui me semble bien posé
      SI une nationalisation doit intervenir , ce qui me paraît inévitable, ce ne sera que temporaire. Les banques n’accepteront d’être sauvées qu’à cette condition...
      Mis il ne faut pas trop plaindre les banqiers et les gros actionnaires... :

      "le moment est venu d’envoyer Wall Street en prison"L’odieux coupable n’est autre que le très sérieux mensuel américain "Fortune", la bible du capitalisme anglo-saxon, celui qui publie chaque année le classement des plus gros comptes en banque de la planète.Fortune va même plus loin en sous-titrant "rendez l’argent"Sous entendu : vous, messieurs les actionnaires, qui vous êtes goinfrés de dividendes indécents pendant des années, vous messieurs les patrons, qui vous êtes gavés de revenus démentiels, vous messieurs les traders, messieurs les managers de Fonds spéculatif, qui avez été rassasiés de bonus obscènes, vous messieurs les chefs d’entreprise, qui avez bénéficié de subventions publiques et d’exonérations fiscales en tout genre, vous messieurs les banquiers, que les Etats sont en train de sauver de la faillite à coup de milliards...L’heure est enfin venue de partager et de redistribuer...osons dire...de faire preuve de solidarité, pour ne pas dire de civisme Selon le quotidien " les Echoss" les trois plus grandes banques françaises ( BNP Paribas, Société générale et Crédit Agricole ) vont dégager en 2008, 9 milliards de € de profits. Résultat inouï, sidérant, suffocant même, dont le tiers au moins, sera reversé sous forme de dividendes aux actionnaires.( Le secteur financier, de dérégulation en déréglementation, a pu acquérir, relativement à l’économie réelle, une prépondérance inconnue jusqu’à présent. Alors que les profits de la finance ne représentaient que 14% du total réalisé par les entreprises américaines en 1960, ce chiffre atteignait 37% en 2007.)

      Comment expliquer aux citoyens français que l’Etat -(c’est à dire nous les citoyens) - vient de prêter 10,5 milliards d’€ à ces banques, et qu’il s’apprêter à leur accorder une nouvelle ligne de crédit de 10,5 milliards, que ces établissements prêtent toujours aussi peu d’argent aux entreprises en difficulté et aux particuliers.Situation inexplicable, injustifiable, insupportable.L’Etat va de nouveau recapitaliser les banques françaises pendant que celles-ci, comme si de rien n’était, s’apprêtent à distribuer des dividendes himalayens.Or ces banques disposent d’une autre source de financement à toute épreuve : La Banque Centrale Européenne (B.C.E) qui leur a ouvert comme jamais les vannes du crédit pour éviter la rupture totale des circuits financiers tant redoutée après la faillite de l’américain Lehman Brothers, le 15 septembre dernier.Depuis l’automne, les réseaux bancaires français ont obtenu plus de 20 milliards des fonds d’épargne de la Caisse des dépôts qu’elles ont ensuite prêtés, du moins on l’espère, aux PME au bord de l’asphyxie. Mieux encore,depuis le 1er janvier, toutes les banques commerciales ont désormais le droit de distribuer le livret A, autrefois monopole de la Caisse d’épargne, de la Poste et du Crédit mutuel.

      Même Jacques Marseille, économiste et essayiste apprécié de la droite la plus libérale, s’étouffe à l’idée d’un tel gâchis "le bilan de la BNP Paribas c’est 1 800 milliards d’€, quasiment le PIB de la France. Voilà la preuve que ces 10 milliards d’€de fonds propres en plus ou en moins ne font aucune différence "Nicolas Sarkozy qui entend, affirme-t-il "moraliser le capitalisme" ne craint donc pas d’abreuver en fonds publics ces établissements bancaires qui ,pendant des années, ont engrangé des milliards de profits. Ainsi, BNP Paribas, qui fut longtemps figure de modèle ; de 2003 à 2007, a banque présidée par Michel Pébereau, par ailleurs conseiller du prince et de ses ministres, a dégagé près de 30 milliards d’€ de bénéfices nets. Sur la même période, 11,5 milliards ont été versé sous fore de dividendes et près de 5 milliards ont été consacrés aux rachat d’actions. Au total, ce sont 16,5 milliards qui ont été versés aux actionnaires. Plus de la moitié des bénéfices !Cette hémorragie a fragilisé les fonds propres de l’entreprise, alors même que son bilan grossissait avec la bulle.La solvabilité de la banque s’est fortement dégradée, son ration passant de 9,5% en 2003 à 5,9% fin 2008.En décembre dernier, BNP Paribas a donc reçu un premier chèque de 2,55 milliards de la part de la société de prise de participation de l’Etat (SPPE)."

      Ce prêt n’est assorti d’aucune obligation, (hormis le versement d’un intérêt de 8%). Rien n’oblige les banques à utiliser cet argent frais pour faciliter l’accès au crédit des entreprises en particulier.Mieux, les banques pourront, si elles le souhaitent, rembourser ces "obligations convertibles" à leur guise, voire les conserver "ad vitam eternam".Bref l’Etat est incapable de dire comment cet argent sera utilisé.Dans cet étrange contexte, les patrons seront aussi bien servi que les actionnaires. Le gouvernement avait promis que, grâce au code de bonne conduite du Medef, on verrait enfin disparaître bonus extravagants, parachutes dorés choquants retraites chapeau démesurées et stock-options déraisonnables ; Une enquête du cabinet Hewitt Associates contredit ce voeu pieux. C’est ce que disait déjà, en décembre dernier, la Compagnie nationale des commissaires aux comptes. Pourquoi se gêner, d’ailleurs, puisque le gouvernement repousse chaque mois l’idée de légiférer... !


      • Alpo47 Alpo47 30 janvier 2009 11:58

        De par leur inconséquence et leurs abus, les banques ont été à l’origine de la crise actuelle.
        Il ne fait aucun doute pour moi, que les Etats, en leur octroyant de très généreux crédits, ont mis la main dans un engrenage qui va entrainer leur insolvabilté...

        Ne dit on pas que pour sauver un arbre, il faut parfois couper la branche malade ?
        Or, notamment en France, les gouvernants n’ont pas réellement pris la mesure du problème. Les "mesurettes" actuelles, ne visent qu’à maintenir un système pervers et PREDATEUR en place, sans le réformer en profondeur, et surtout sans remettre en cause "le CREDO" de liberté totale des échanges et de mondialisation.

        Or donc, rien n’est vraiment réformé et le pire est toujours à venir ...


      • Gasty Gasty 30 janvier 2009 12:13

        Commençons par sauver les emplois et son capital productif plutôt que le spéculatif privé ( de toutes moralités)


      • Emmanuel Aguéra LeManu 30 janvier 2009 15:05

        Je n’arrive pas à conçevoir après les différentes leçon de l’histoire, dont la récente, qu’un prêt privé puisse encore aujourd’hui être légal. C’est de toutes façons, on le voit, en gros le riche qui monte l’affaire et le contribuable qui paye.
        Non il ne faut pas sauver les banques.
        Elles ne méritent d’ailleurs pas mieux que les bagnoles, au contraire !
        Leur filer du fric nous enfoncera tous. Un bébé le comprendrait.
        Je réclame la nationalisation d’urgence de toutes les banques, organismes financiers (et des compagnies énergétiques), ainsi que la mise en circulation demain matin d’un nouvelle monnaie virtuelle gérée par le ministère des finances europeéen après invasion militaire cette nuit des paradis fiscaux et autres Plam-Trees...

        Toute autre mesure a été, est, et restera vaine.

        Rigolez, rigolez, je ne me trompe jamais...


      • L'enfoiré L’enfoiré 30 janvier 2009 17:39

        LeManu,

        « qu’un prêt privé puisse encore aujourd’hui être légal. « 

        >>> Oh, là... Donc, c’est accepter que seul les riches ont des idées ?

        « sauver les banques »

        >>> En fait, si la réaction lors de Lehman Brother avait été plus judicieuse et rapide, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

        Quel sont les résultats d’une faillite ?

        On remet les compteurs de dettes à zéro. Donc, c’est l’ensemble qui s’en va du même coups. Créanciers, débiteurs donc. Pour les banques se sont les prêteurs avec leurs salaires sur les comptes, les employés qui perdent leur job, les fournisseurs qui se plombent.

        Je ne suis pas bébé, justement.

        Nationaliser les banques ? Là, on touche à une autre idée. Nous avions la CGER (Caisse d’Epargne et de Retraite » Un peu d’histoire pour l’exemple en provenance officielle de Fortis :

        CGER :

        1850-1865 : Soucieux d’améliorer les conditions de vie de la classe ouvrière, les pouvoirs publics ambitionnent de développer l’épargne populaire. La Caisse d’Epargne est fondée en 1865, fusionnant avec la Caisse de Retraite, créée dès 1850. Les deux institutions forment la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite qui ouvre ses portes le 15 septembre 1865. Dès le départ, la Banque Nationale de Belgique met ses guichets de Bruxelles et de province à la disposition de la CGER. 1866-1870 : L’activité de la CGER est portée par un mouvement solidaire dans tout le pays. Des notables se regroupent dans des comités de patronage qui, en accord avec les administrations communales, organisent des succursales de la CGER. La première succursale est ouverte à Lokeren, fin 1866. En 1870, les bureaux de poste se mettent au service de la récolte de l’épargne, donnant un nouvel élan à la CGER. Cet accord ne prendra fin qu’en 1994. 1889 : Une loi destinée à encourager l’acquisition par les ouvriers de leur propre habitation est votée. La CGER est autorisée à conclure des assurances-vie, couvrant le remboursement de prêts hypothécaires. La CGER est ainsi la première institution financière à pratiquer la bancassurance. 1903:A la fin du 19ème siècle et dans la première décennie du 20ème siècle, la CGER contribue à la formation des caisses de retraite des travailleurs et au développement des assurances sociales. En 1903 est créée au sein de la CGER la Caisse de Retraite pour les Accidents du Travail. 1921-1950:Pendant très longtemps, la CGER paiera les subsides que l’Etat alloue aux communes. Ce rôle de trésorier des pouvoirs locaux ne sera transféré au Crédit Communal de Belgique qu’en 1921. Dans l’entre-deux-guerres, elle se voit confier la gestion journalière des comptes de pension.
        Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la CGER apporte une contribution importante à la reconstruction du tissu industriel et au développement de la flotte belge.Dans les années 50, l’activité de la CGER connaît une activité très vigoureuse. En quinze ans, le montant total des dépôts est multiplié par trois, atteignant 160 milliards de francs. Pourtant, les versements des épargnants ne dépassent pas 5 000 francs en moyenne ! 1960 : La gestion de l’énorme masse de comptes - environ 13 millions, dont 7 millions de comptes d’épargne dans les années 60 - pose un grand défi. La CGER y fait face en se dotant d’un parc de machines mécanographiques et d’un atelier d’imprimerie parmi les plus importants du pays. Au début des années 60, elle figure parmi les premières à s’équiper d’ordinateurs. 1964:Apparition du dernier logo : une maison-tirelire surmontée d’une couronne. Son inspiration est profondément sociale : ’Pauvre homme en sa maison est roi’. Autrement dit, l’épargne seule peut procurer un havre de paix et de protection. Il remplace l’emblème d’origine, presque centenaire : un assemblage hétéroclite de machines, couronné par un vol de diligentes abeilles symbolisant l’épargne ! 1973:Les premières agences sont reliées à l’ordinateur central. Le traitement des opérations courantes s’en trouve fortement simplifié et accéléré. 1981:La CGER est scindée en deux entités : d’une part, la Caisse d’Epargne ; d’autre part, la Caisse de Retraite, la Caisse d’Assurances et la Caisse des Accidents du Travail. 1987:Poussé par des considérations budgétaires, le gouverment lance les premières propositions en vue de privatiser la CGER. La CGER prend une participation dans Fortis Bank Luxembourg (anciennement Banque UCL). Fin 1992, elle en devient l’actionnaire majoritaire. 1992:La CGER est subdivisée en deux sociétés anonymes : la CGER-Banque et la CGER-Assurances. Cette restructuration découle entre autres de la réalisation du marché unique en Europe, qui stimule fortement la concurrence. 1993:A la demande de l’Etat, la moitié du capital de la CGER-Banque et de la CGER-Assurances est vendu au groupe Fortis. 1995:La CGER rachète la Société Nationale de Crédit à l’Industrie, avec laquelle elle a tissé des liens étroits à plusieurs époques de son existence. 1997:La CGER-Assurances est transformée en filiale de la CGER-Banque. Fortis achète un bloc supplémentaire d’actions CGER-Banque, portant sa participation totale à 74,9%. Dans le même temps, le Crédit à l’Industrie est absorbé par fusion avec la CGER-Banque. Portée par plus de 400 agences, la marque commerciale est maintenue. 1998:Le groupe Fortis acquiert la Générale de Banque. Cette opération marque le point de départ d’une intégration poussée des activités bancaires de Fortis. Fortis rachète le solde des actions CGER. 1999:Le 23 juin 1999. Fortis


         


      • gimo 30 janvier 2009 19:30

         le credit du lion etait lui nationalisé !!! l a même maladie voir tapi c’est pas les homes qui vont changer les choses
        mais les lois les règles ...... !!


      • Internaute Internaute 30 janvier 2009 20:20

        @L’enfoiré,

        Trés intéressant rappel historique de la CGER.

        Si j’ai bien compris tout a fonctionné à merveille pendant 150 ans, la CGER a résisté à la guerre de 1870 et aux deux guerres mondiales qui ont suivi et il a fallu attendre l’Europe pour que survienne les premiers problèmes sérieux.
        Voilà un bel exemple de la nocivité de l’UE.


      • Le péripate Le péripate 30 janvier 2009 11:27

         Quelle est la situation ? Après un excès spéculatif, les prêteurs ne veulent plus prêter, les emprunteurs potentiels, devenus prudents, hésitent à emprunter : les banques sont donc moins utiles.
        Les gouvernements essayent de guérir une crise de la dette par plus de dettes. Ce qui est une pensée d’avant la crise. Il faudrait relancer par les profits. Les gouvernements devraient donc organiser les faillites des banques insolvables, et faciliter les profits des établissements viables, autrement dit organiser, ou laisser faire, la destruction créative.


        • Tonton Tall 30 janvier 2009 12:32

          C’est ce que Hoover a fait de ’30 à ’33... on connaît le résultat.
          Le problème de la destruction, c’est qu’elle n’est pas créative ici. L’effet domino se propage comme un feu de brousse, la méfiance se généralise jusqu’à la paranoïa et tout le système se bloque


        • Le péripate Le péripate 30 janvier 2009 12:38

           Le 22 janvier 1932, Hoover crée une agence de prêts aux institutions financières avec un capital, énorme pour l’époque, de 2000 milliards de dollars ! Il semble que ton affirmation soit erronée.


        • Tonton Tall 30 janvier 2009 12:47

          Désolé, mais je ne discute plus sérieusement avec les intégristes de quelque bord que ce soit, c’est fini ...

          Car si aujourd’jui, au beau milieu de la cata, un mec croit encore aux vertus de libertarisme, c’est qu’il est un intégriste du genre, juste bon pour une cure à St-Anne, et moi, je ne suis pas toubib


        • Le péripate Le péripate 30 janvier 2009 13:03

           Discuter avec toi ne m’intéresse pas en soi, désolé. Juste corriger les mensonges et les contre- vérités m’intéresse.
          Je dois avouer que le chiffre donné pour le capital de l’organisme de crédit crée par Hoover m’étonne un peu par son énormité, la source est Wiki, je ne trouve pas d’autres chiffres pour le moment.

          Par contre, contrairement à la vulgate, Hoover a été tout sauf libéral. Roosevelt, pendant la campagne électorale reprochera plus que tout à l’administration Hoover sa folie dépensière, ses hausses de taxes, l’augmentation considérable de la dette fédérale, les restrictions au commerce et ses mesures ayant transformé des millions de travailleurs en parasites de l’État. Si, incroyable, non ?
          "Roosevelt accused the president of « reckless and extravagant » spending, of thinking« that we ought to center control of everything in Washington as rapidly as possible »,and of presiding over « the greatest spending administration in peacetime in all ofhistory ». Roosevelt’s running mate, John Nance Garner, charged that Hoover was«  leading the country down the path of socialism »"


        • Tonton Tall 30 janvier 2009 13:08

          le péripate

          Je n’ai jamais boursicoté de ma vie avant octobre 2008...
          Mais j’ai une longue expérience des paris et des jeux d’argent ( côté coulisses ).
          Et ce que je vois de la Bourse depuis 3 mois, c’est très clairement un gigantesque Las Vegas permanent, avec aucun flic au coin de la rue, et des millions $ à la minute qui tombent à chaque table.

          Le tout accompagné d’une hypocrisie monumentale des médias prétendument "financiers" qui te trouvent pour chaque hausse/baisse toujours une bonne explication d’après coup... sauf qu’ils t’en auraient donné une autre si le cours était parti dans l’autre sens smiley

          Et tu voudrais laisser un zoo de dingues pareil s’auto-réguler ?
          Moi, ce qui m’épate, en fait, c’est comment ça se fait que ça se plante pas + souvent ? smiley


        • mouton-garou mouton-garou 30 janvier 2009 17:09

          j’ai quand même l’impression que la finance, les bourses et les banques sont un consortium qui se pete la gueule relativement souvent mais toujours pour des raisons diverses et jamais sur les mêmes places financieres. En fait on crée des bulles sur différents marchés, sur différents produits dont les effets appauvrisants sur les salariés se produisent à des endroits géographiquement différents.
          Bref la mondialisation des marchés et de la spéculation dispatche la misère sur laquelle elle se nourit.
          Le problème avec la crise actuelle c’est qu’elle est mondiale donc difficile de la minimiser ou de la cacher. De plus elle va toucher certaines classes moyennes assez cultivées pour qu’elles se mettent à s’interesser véritablement à l’économie et je l’espère à la création monétaire exclusivement pivée.
          En route pour une vraie démocratie économique ?


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 30 janvier 2009 17:22

          Pour qu’il y ait profit réalisé il faut vendre, mais où est la demande solvable sans crédit pourri (insolvable) pour ceux qu’on force à vivre dans la précarité et le chomage afin de produire le profit virtuel ?

          Marx est de retour sinon quant aux solutions, du moins quant à l’analyse des contradictions du capitalisme...

          Rien ne permet en démocratie de restaurer la réalisation du profit sans redistribution par l’impôt des richesses produites, sans la revalorisation des revenus du travail et sans sécurité de l’emploi ! Même Henri Ford le savait...

          Autant dire que le capitalisme financier aveugle et irresponsable n’est pas encore sorti du processus de son auto-destruction stérile et de sa boulimique anorexie.


        • gimo 30 janvier 2009 20:39

           tonton tu vois pas que !!!!! périta te colle au cul la contratiction le nourrit pour se valoir ..
          c’est tout  décousu en propos ..... c’est un malade !!!!!!!!!............


        • Tonton Tall 30 janvier 2009 21:16

          si je devais tout dire tout ce que je vois .... smiley


        • LE CHAT LE CHAT 30 janvier 2009 11:36

          qu’on leur fasse ce qu’elles font à leurs débiteurs , saisissons tous leurs biens pour rembourser leurs créances ! elles qui ont péché par le marché , doivent être puni par le marché !


          • mcm 30 janvier 2009 11:48

            @Le chat,

            Absolument d’accord ! 


          • Le péripate Le péripate 30 janvier 2009 11:52

             Le Chat qui adopte un point de vue libéral ! Il est vrai que ça punit des vilains capitalistes.... Mais, en effet, dans la liquidation d’une faillite, les biens du failli sont saisis, pour rembourser les créanciers. C’est moral, et efficace.


          • LE CHAT LE CHAT 30 janvier 2009 11:58

            @mcm et péripate

             les banques ne m’ont jamais fait de cadeaux , je n’ai aucun scrupule à ne pas leur faire cadeau du moindre centime ! faut voir le décalage entre les conseillers des spots publicitaires et ceux réels qui appliquent les consignes de leur hiérarchie , ils sont sans coeur et impitoyables eux ! smiley


          • faxtronic faxtronic 30 janvier 2009 12:43

            a mon humble avis, si c etait si simple, cela serait deja fait.

            Les banques sont des organisme qui pretent de l argent et recoivent de l argent, en interet et sur les comptes. Leurs biens sont surtout composes de pret, qui est un actif, et puis de l immobilier. En gros monsieur Dupont a un emprunt de 100 000 euros dans une banque et 1000 euros dans son compte en banque, monsieur dupont des debiteurs de sa banque. Cela est vrai aussi pour les industries, et aussi pour les autres banques. La banque va recevoir de Monsieur dupont le capital et les interets, disont 130 000 euros, ce que Mr dupont concoit car il mise sur la croissance economique et sur son travil pour pouvoir rembourser la banque et payer les services de cette banque. C est vrai pour dupont, c est vrai pour tout le monde et pour la banque elle meme.

            Si une grosse banque s ecroule et se met en faillite, il faut qu elle recupere ses biens a ses debiteurs pour le donner a ses crediteurs, c est a dire ceux qui ont de l argent dans cette banque, par compte ou par emprunts (les autres banques). Donc qu elle vende ses prets et son immobilier a un acheteur (a une autre banque a a l etat). Or une banque est en faillite, c est que son actif est inferieur a son passif. Donc il va y avoir de la casse. Perte dans la vente immobiliere, immobilier qui chute, perte dans la vente mobiliere, valeur mobiliere qui chute. Et donc l actif des autres banques qui chutent, et donc faillite des autres banques.

            Un banque en faillite, c est tout un ensemble de valeurs (toute valeur est virtuelle, ton compte en banque et ton emprunt est virtuelle) qui disparaissent. C est de plus une reaction en chaine. Et ces valeurs virtuelles, c est ton argent qui diparait, et ton emprunt future que tu ne pourra plus contracter car il faurda payer plus pour en avoir un. 

            Mettre en faillite une banque, c est une catastrophe, car elles tiennent l economie.

            La question principale est : peut on prendre le risque de l ecroulement des banques. Pourquoi pas, mais dans ce cas la, il faut s attendre a que la casse soit enorme et exponentielle.

            Nous avons une suppose croissance de 2 a 3% voir 10% dans certaine region du monde. Cette croissance est la pour payer l interet aux banques. Cette croissance est toute virtuelle mais a un impact sur la vie des gens. Un pays a faible croissance ou en recession est en proie au chomage et a la misere.

            De nos jours, les etats sont debiteurs des banques, et pas l inverse. 


          • Tonton Tall 30 janvier 2009 14:17

            Mettre en faillite une banque, c est une catastrophe, car elles tiennent l economie.

            C’est exactement ça, faxtronic ....
            Concrètement, pour créer une entreprise, on commence par emprunter, puis on rembourse avec les bénéfs.
            Le crédit est donc le levier de l’économie. Et le crédit est basé sur la confiance.
            Et c’est là que la puissance publique intervient, car dans le privé, chacun se méfie des autres aujourd’hui.
            Un bel exemple d’erreur du dogme libertarien vécu en live.


          • Le péripate Le péripate 30 janvier 2009 14:24

             Désolé... le crédit, levier de l’économie, est un dogme keyneisien. Pour les libéraux "autrichiens", c’est l’épargne qui est le moteur de l’économie. 


          • Tonton Tall 30 janvier 2009 14:58

            Ben oui, le péripate, je sais ...l’argent tourne cycliquement : épargne - crédit - production - consommation -
            ... alors où est le début d’un cycle ?

            Merci pour le piège ... smiley

            En fait, ce qui compte, c’est que l’argent circule, car c’est ce mouvement qui est la mesure concrète de l’activité production/consommation réelle de biens et services.
            Or la méfiance actuelle freine la circulation, et les pouvoirs publics tentent de débloquer cette méfiance.


          • Le péripate Le péripate 30 janvier 2009 15:40

             smiley Re- désolé.... Mais dire que la monnaie « circule » est une expression trompeuse. Comme toutes les métaphores issues des sciences physiques, celle-ci a une connotation mécanique, comme s’il s’agissait d’un processus indépendant de la volonté humaine, le flux de monnaie circulant à une certaine vitesse, ou « vélocité ». En réalité, la monnaie ne « circule » pas : de temps en temps, elle est transférée de l’encaisse d’une personne à une autre. 

            Là encore, on a un effet trompeur du à l’influence du charlatanisme keyneisien, opposé à l’épargne. 

             

            Pourquoi les gens détiennent-ils des encaisses ? Supposez que nous soyons capables de prédire l’avenir avec une certitude absolue. Dans ce cas, personne n’aurait besoin de détenir d’encaisses. Tout le monde saurait exactement combien il va dépenser et combien il va gagner, à quel moment dans le futur. 

            Les économistes keyneisiens se trompent s’ils considèrent comme un problème le fait que la monnaie ne circule pas constamment. La monnaie n’a qu’une valeur d’échange, mais elle n’est pas seulement utile au moment de l’échange. Tout simplement à cause de l’incertitude.

            Il ne faut pas chercher plus loin, dans ce mépris de l’épargne, si le "néo-libéralisme", en fait vrai keyneisianisme, est une économie Ponzi.

             


          • Marsupilami Marsupilami 30 janvier 2009 15:48

             @ Péripate

            Ouaf ! Circule, y a rien avoir ! (attention, lien hard pour âmes sensibles). 


          • Tonton Tall 30 janvier 2009 16:01

            Le péripate

            Honnêtement, je me fous de Keynes et des "écoles" en général car elles ont généralement toutes leurs erreurs à cause de leur excès de schématisme, placées q’elles sont devant des phénomènes très complexes ( économie, psy, etc ... ) et qui ne se réduisent pas facilement.
            Et donc, tu as probalement raison sur plusieurs points en t’attaquant au keynesianisme en général.
            En tout cas, moi, mon propos n’est pas de le défendre... moi, je fais du Tallisme smiley

            Alors, à l’école Tallique, le principe est d’expérimenter les thèses
            Aussi pour, vérifier l’idée que l’argent ne circule pas, je te propose l’expérience suivante : tu fais un virement sur mon compte, et on verra si le pognon est encore chez toi... dac ? smiley


          • faxtronic faxtronic 30 janvier 2009 16:06

            kenysesien ou pas, si une banque s ecroule, c est a la fois l epargne et les futurs credits qui disparaissent, car non obstant, le point commun d’ un epargne ou d un futur credit est d etre des futurs actifs, et sans eux, plus de futurs actifs, et donc l economie qui se ralentie tres fortement.


          • Le péripate Le péripate 30 janvier 2009 16:08

             smiley Je préfère garder le peu que j’ai, au cas où...


          • Tonton Tall 30 janvier 2009 16:13

            on ne saura jamais alors .... ? smiley


          • mouton-garou mouton-garou 30 janvier 2009 17:29

            Ouais carrément d’accord avec le fait que le schéma actuel du système des banques privées qui créent de la monnaie privée par le multiplicateur de crédit est exactement la même chose qu’une pyramide de ponzi à plusieurs têtes ou un entrelacement de pyramide de ponzi (j’ai un peu du mal avec les métaphore en novlangue)
            D’ailleurs une pyramide de ponzi se pette la gueule quand tous les investisseurs réclament leur argent...exactement comme une banque privée (mais evidemment ca n’a rien à voir smiley.
            Je pense très sérieusement que la recapitalisation des banques et surtout là pour compenser les maigres retraits des épargnants francais (réflexe habituel en cas de crise, récuperer mes sous avant que la banque ne disparaisse) qui avait assécher les fonds propres des banques. Mais avec des ratio de solvabilité qui comme d’habitude sont ridiculement bas, il faut peu de retrait pour mettre les banques hors solvabilité.
            Quant au cycle de la monnaie, il y a quand même un point crucial sur qui la crée, comment il la distribue, avec ou sans interêts, et quid de la réinjection des interêts dans l’économie. Je ne lacherai rien sur la création monétaire, c’est un point essentiel car comme ma mère le disait "elle pousse pas au fond du jardin". Il faut donc bien que quelqu’un la créée et dans notre économie actuelle toutes les monnaies sont privées.


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 30 janvier 2009 17:38

            Epargner dans quoi, sans prendre le risque de tout perdre par la faute de ceux qui jouent au poker-menteur avec notre épargne ? Dans les bons du trésor ou la rente Pinay : ? Voilà ce qui serait productif et créateur !

            Comme si l’hyper-capitalisme financier n’étaient pas une affaire de risque afférant au profit que les zin-zins cherche à refiler à leur voisin et aux autres, les dits petits épargnants, les précaires etc...Titres pourris, évaluation bidon et intéressée, tout se tient dans ce pseudo libéralisme despotique.

            Même à Davos la chanson évolue...


          • L'enfoiré L’enfoiré 30 janvier 2009 19:04

             Tall,

             Comme je suis pragmatique et que je vérifie par les tests tout ce que j’entreprends, je dirais que l’argent est un outil qui doit rouler. Peu importe d’où qu’il viennent et où il va, si ce n’est qu’il doit donner le pouvoir aux projets rentables pour soi ET pour l’ensemble du jeux de quilles. Pas d’exclusives.

             J’appelerais cela de l’enfoirisme pour la circonstance. 
             Mais qu’est-ce que je vais choisir comme emoticon ?
             J’ai trouvé : 

             smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  
             

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès