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Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi la croissance économique ne reviendra plus ?

Pourquoi la croissance économique ne reviendra plus ?

Les économistes et les journalistes l’évoquent dans leurs articles et chroniques : la croissance va revenir. On guette les « signes de reprise », on traque les indicateurs significatifs, bref, on l’attend comme on attendrait le retour du fils prodigue.

 Et pourtant, il ne se passe et il ne se passera rien : la Croissance ne reviendra pas.

Elle ne reviendra pas, comme je l’ai expliqué dans un récent article, en tout cas pas dans nos "vieux" pays occidentaux, même si elle va continuer à exister dans des pays "émergents".

Pourquoi ?

Essentiellement parce que l’organisation de nos pays n’offrent plus de marges de manoeuvre pour construire cette croissance. Nous avons complexifiés progressivement nos organisations sociales, utilisés, et souvent gaspillés, nos différentes ressources. Nous avons construit des systèmes sociaux compliqués qu’il est devenu difficile de faire évoluer. Et surtout, nous avons utilisés, exploités, et construits l’espace dont nous disposions et qui a été le principal levier de notre puissance.

Pour comprendre ce qui se passe, une métaphore est bien utile : celle du jeu Blokus. 

Dans celui-ci, les joueurs doivent remplir un damier avec des formes précises (les minos), chacun devant placé le maximum de formes sur le plateau. Au début, le jeu est facile, puisque le plateau est vide. Mais, au fur et à mesure que le plateau se remplit, il devient de plus en plus difficile de trouver de la place pour les derniers minos.

Cette logique de jeu de plateau se retrouve aussi dans le jeu de Go.

Elle décrit assez bien ce que nous vivons. Creusons la métaphore.

Dans un premier temps, les ressources, les espaces sont largement disponibles. Chaque joueur (pays, acteur, ...) peut donc envisager sa progression (sa croissance) facilement. Il peut organiser sa progression assez librement, c’est à dire choisir les modalités d’organisation qui lui convienne.

Quand un joueur trouve une opportunité, il progresse rapidement, un peu comme un pays qui vit une révolution industrielle qui stimule sa croissance.

Mais au fur et à mesure du temps, les espaces sur le plateau se raréfient. Il faut réfléchir davantage à chaque coup pour espérer trouver une nouvelle opportunité de placer un élément supplémentaire. De même, dans nos sociétés où toutes les ressources et les espaces ont été utilisés, il devient difficile de trouver de nouvelles possibilités. 

Peu à peu, les solutions diminuent et le jeu se fige. Dans Blokus, quand il n’y a plus de solutions, on compte les points et on recommence une partie.

Dans nos sociétés, nous avons utilisés tous l’espace, les territoires et les ressources à notre disposition. Nous ne pouvons pas renverser le plateau et recommencer une partie. Nous pouvons, par contre, changer les règles du jeu (c’est le but du site fiscalité environnementale que de proposer de nouvelles règles du jeu, particulièrement sur le plan fiscal, mais aussi dans les domaines de la mobilités, de l’utilisation des ressources et de l’urbanisme).

Mais nous ne retrouverons plus la croissance.

 

Pour en savoir plus :

la mondialisation au coeur de la crise financiere

Endettement de la France : trouver des solutions

crise économique/crise écologique

Documents joints à cet article

Pourquoi la croissance économique ne reviendra plus ?

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37 réactions à cet article    


  • S_ANDREAU 6 septembre 2010 18:55

    Cette logique me parait evidente et n’est pas dénuée de bon sens.
    Je pense que c’est pour cela que notre systeme de société de consomation cherche à nous vendre des choses de plus en plus futiles et inutiles. Des choses dont on à pas du tout besoin et que l’on arrive à nous vendre (par exemple les machines à café à dosete).
    Le marketing, la pub et les medias, sont là pour optimiser et remplir ces quelques espaces vides de ce jeu à la course au profit.
    Pour ma part, j’ai dis non a ce mode de vie depuis quelques temps. Je recentre ma vie sur les besoins essentiels, c’est à dire manger sainement avec des produits locaux (pas avec des pommes du chili ou bien des courgettes espagnoles) et etre au plus près de me proches en se satisfesant de choses simples.
    Pour etre heureux et bien avec soi et les autre cela est suffisant.


    • iris 6 septembre 2010 19:03

      et pour le café-aprsè avoir acheté et cassé la verseuse impossible à retrouver le modèle-j’ai opté pour le filtre posé sur uen cafetière-tout aussi rapide et aussi bon


    • Kalki Kalki 6 septembre 2010 19:58

      Faux : il y a croissance de l’économie alternative , sous deux formes : la forme gratuite mais publicitaire ( google ou sur le modele television , ou journaux gratuit)

      ou la forme libre, materiel libre, logiciel libre, culture libre ( etc, et surement plus que ce vous pouvez imaginer en lisant ces lignes ).

      Ce sont des modèles économiques dans la nouvelle économie : l’économie de l’abondance

      ET il y a croissance, croissance de cette économie.

      Personnellement je ne revendrai ma liberté contre rien au monde surtout à l’approche de la fin de l’éternité.

      Bienvenu dans le monde réel.


      • Kalki Kalki 6 septembre 2010 19:59

        En terme d’utilisation et de valeur ajouté : ces économies ont dépassé l’économie capitaliste de marché et tout le tralala

        le travail EST MORT

        Voulez résoudre ce fait, cette réalité.

        Vous vous rappelez : le capitalisme transcende ces problèmes : il ne les résout pas, mais là ... il va être obligé

        et comment ?

        Voulez vous la guerre, la guerre économique ou

        Voulez vous la paix, la paix économique ?


      • Naw 7 septembre 2010 02:34

        On parle de la « crise » comme si elle tombait du ciel ou était due au choc pétrolier, mais la vrai raison c’est que tout est produit en Chine et ailleurs, la France se désindustrialise.
        Les pays occidentaux pourraient quand même avoir davantage de croissance, sans cette concurrence déloyale et ces délocalisations. Merci l’ouverture des frontières qui permet à certains de s’enrichir et qui creuse la fracture sociale et on a encore rien vu. On préfère dire que c’est inéluctable et parler de la croissance extraordinaire de la Chine qui est la « locomotive » de l’économie mondiale.


        • titi 7 septembre 2010 12:31

          C’est faux.

          Aujourd’hui la « valeur » du produit n’est pas lié à son cout de fabrication, mais par le marketing.

          Une paire de baskets coute 5 euros à produire au VietNam. PIB=5euros.
          Une fois de retour aux USA on colle un logo Nike et elle vaut 100 euros. PIB = 95 euros.

          La délocalisation de l’industrie ne prive d’aucune richesse, puisque le produit ne vaut plus rien.
          Pour fabriquer la chaussure il faut des ouvriers, une maitrise, un controle qualité... Ca creer de l’emplois mais tout cela ne vaut que 5 euros. Donc ca créé des emplois mais ca ne les finance pas.
          Alors que coller un logo cela vaut 95 euros.... sauf que il n’y a besoin de personne pour le faire.


        • Rcoutouly Rcoutouly 7 septembre 2010 06:46

          Vous avez parfaitement raison.

          Et pour creuser la métaphore du Blokus que j’utilise dans cet article, je dirai que la mondialisation a permis d’accroître énormément le plateau de jeu du blokus. Mais tôt ou tard, celui-ci se remplit à son tour.

          • titi 7 septembre 2010 08:49

            En fait je dirai plutot que l’occident a voulu agrandir le plateau et ce rend compte médusé que du coup d’autres joueurs sont venus à la table...


          • titi 7 septembre 2010 09:00

            Pour continuer sur la métphore du blokus...

            Il y a d’autres moyens d’agrandir le plateau : c’est l’innovation qui ouvre des espaces virtuels et change les règles. Pour continuer à jouer il faut innover et aller vite pour pouvoir , pendant un laps de temps, être le seul a maitriser les nouvelles règles du nouvel espace de jeux.
            Or l’innovation, le système francais ne le permet pas.

            Concernant la désindustrialisation il y a un autre facteur que la concurrence : c’est le facteur humain. Aujourd’hui travailler en 3x8 sur un haut fourneau personne n’est prêt à le faire.
            Au delà de la concurrences, certaines activivités seraient nécessairement parties.
            Comme les centres d’appel : il faut appeler le client et donc travailler entre 12h et 14h et après 18h le soir... personne ne veut ces jobs.
            Le travailleurs francais veut être à 17h00 à la maison. C’est sa priorité.


            • Rcoutouly Rcoutouly 7 septembre 2010 09:24

              La seule manière c’est effectivement l’innovation.
              Changer les moeurs et les cultures c’est long.
              L’innovation technique ne suffit plus, et comme il est dit plus haut, il y a maintenant d’autres joueurs qui sont apparus avec la mondialisation.
              C’est donc dans le champ politique que doit maintenant se mettre en place l’innovation : l’immobilisme et le manque de lucidité politique sont les véritables freins. Il faut changer les règles du jeu et seuls les politiques peuvent le faire.


            • titi 7 septembre 2010 10:06

              Comme je l’ai moi même précisé, l’innovation de sauvera pas la France.
              Par contre d’autres pays avec une culture du risque peuvent s’en sortir.
              Je pense donc que le cas de la France n’est pas celui de « l’occident » en général.

              Concernant le politique, son objectif c’est avant tout de durer : moins les choses changent moins il fait de mécontents, plus il a de chance d’être reconduit.

              Le changement arrivera tot ou tard : par la force des choses.
              Lorsque les banques ne preteront plus et que l’état ne pourra plus payer ses fonctionnaires, il faudra bien se poser la question de coment faire.
              On fera peut être marcher la planche à billets comme certains le préconisent mais quand au bout de 6 mois les francais ne pourront plus acheter d’I-Phone, d’I-Pad, d’I-Touch et autres I-Fuck, ni mettre la moindre goutte de gazoil dans sa voiture pour partir au ski, la colère grondera... et il faudra trouver autre chose...

              IL n’y a que le coup de pied au cul pour faire avancer les francais. Louis XIV, Napoléon, et De Gaulle l’avaient bien compris.


            • Rcoutouly Rcoutouly 7 septembre 2010 14:03

              Il n’y aurait donc rien à faire ? Il faudrait attendre la Révolution ?

              « tout va péter et cela ira mieux ». Ce n’est pas parce que c’est malheureusement fréquent dans l’Histoire de France qu’il faut arrêter de réfléchir et de chercher des solutions ... moins sanglantes !

            • Albator71 Albator71 7 septembre 2010 14:24

              Ce n’est pas le travailleur français qui veut etre à la maison à 17h, c’est l’etre humain ou alors il y a un problème... a la maison smiley


            • titi 7 septembre 2010 16:51

              « Ce n’est pas le travailleur français qui veut etre à la maison à 17h, c’est l’etre humain ou alors il y a un problème... »

              On est bien d’accord. Mais alors faut pas s’étonner que tous les emplois incompatibles avec ce type de contraintes échappent aux francais.
              Et faut pas s’étonner, non plus, que celui qui reste au delà de 17h soit mieux rémunéré que celui qui ne le fait pas.


            • Peretz Peretz 7 septembre 2010 17:12

              Ce jeu de la complexité croissante ressemble à la théorie des systèmes. Notamment, on dit qu’un système crée des effets secondaires qui s’accumulent et au bout d’un certain temps de fonctionnement finissent par le bloquer. C’est comme un noeud Gordien (trois fils emmêlés) qu’il faut trancher. La croissance a effectivement tout complexifié : ou on tranchera dans le vif, ou on trouvera autre chose. www.citoyenreferent.fr


            • tchoo 7 septembre 2010 10:00

              Vous en dites trop ou pas assez
              Vous ne démontrez rien, et surement pas avec cette métaphore


              • Rcoutouly Rcoutouly 7 septembre 2010 14:00

                Pourquoi faut-il démontrer ? Pourquoi chercher LA vérité ? Une métaphore n’est pas une représentation précise de la réalité, c’est un point de vue sur la complexité du monde.


                 Je ne dis ni trop ni pas assez, je cherche des explications aux problèmes que nous rencontrons. Si elles ne vous semblent pas pertinentes, exprimez-le clairement en montrant leur im-pertinence.

              • fhefhe fhefhe 7 septembre 2010 12:23

                L’Imagination est plus importante que la Connaissance« (A.Einstein)

                Qui aurait imaginé au début du XXéme Siècle que des Centaines de Millions de personnes puiisent communiquer entre elles sans se déplacer ???

                Qui aurait imaginé au début du XXéme Siécle que des Centaines de Millions de personnes puissent se déplacer sans boussole ni carte routières ??

                Qui aurait imaginé au début du XXéme Siècle que l’Industrie de l’Image (Cinéma , Télévision ) puissent »Manipulée« des Milliards d’humains en Temps Réel !!!???

                Liste non-exhaustive des Richesses »Economiques" créees depuis un siécle et qui ont permis des centaines de millions de personnes de se RECONVERTIR

                La Croissance Economique est et sera pour le ou les Pays qui seront mettre en Oeuvre des Vrais Programmes de Recherches et Développement pour amèliorer lla condition Humaine....titre d’un livre de celui qui aurait dit

                Le XXIéme Siécle sera celui de l’Esprit .....

                Oui l’Imagination est plus importante que les connaissances Actuelles du monde Economique....



                • Tiberius Tiberius 7 septembre 2010 12:33

                  C’est d’un ridicule, cette idée d’une économie en progression spatiale. 

                  Comme si c’est d’espace dont monsieur Steve Jobs a besoin pour concevoir sans cesse les nouvelles marchandises qui tirent la croissance d’Apple...

                  Comme si c’est d’espace dont les entreprises ont besoin pour concevoir à l’infini les marchandises innovantes qui susciteront les nouveaux marchés générateurs de croissance....

                  Comme si c’est d’espace dont nous avions besoin pour faire émerger le marché de l’informatique, de la téléphonie mobile ou du commerce en ligne... 

                  ...une économie en progression spatiale : N’IMPORTE QUOI !!!!


                  • Thierry LEITZ 7 septembre 2010 13:11

                    La croissance est plus facile quand on part de bas que lorsqu’on atteint le plafond. Le constat de l’auteur est logique.

                    Nous pays riches en sommes au plafond voire davantage si on considère que tout humain devrait acceder à une prospérité suffisante et sensiblement égale sur Terre.

                    Que l’argent, à lui seul ne fasse pas le bonheur s’impose à toute personne qui réfléchit un peu. La croissance n’est pas le remède à tout. Par contre elle est un moyen commode d’apaiser les revendications sociales par du saupoudrage financier pendant que les profits sont concentrés dans de rares poches ou paradis fiscaux...

                    Le vrai problème est la répartition de la valeur ajoutée (constituant du PIB censé « croître » sans cesse) qui doit répondre à des impératifs de solidarité et d’humanité, en tout cas si on veut une société viable et apaisée, c’est ce vers quoi il faudrait tendre.

                    Mais, non, on prend plutot le chemin inverse du conflit perpétuel, de la concurrence exclusive, sorte de sélection « naturelle » appliquée à la société. Que le meilleur « gagne » et que les autres crèvent. Merveilleux, et surtout terriblement humain !


                    • Kalki Kalki 7 septembre 2010 14:01

                      « Dans le monde animal nous avons vu que la grande majorité des espèces vivent en société et qu’ils trouvent dans l’association leurs meilleures armes dans la lutte pour la survie : bien entendu et dans un sens largement darwinien, il ne s’agit pas simplement d’une lutte pour s’assurer des moyens de subsistance, mais d’une lutte contre les conditions naturelles défavorables aux espèces. Les espèces animales au sein desquelles la lutte individuelle a été réduite au minimum et où la pratique de l’aide mutuelle a atteint son plus grand développement sont invariablement plus nombreuses, plus prospères et les plus ouvertes au progrès. La protection mutuelle obtenue dans ce cas, la possibilité d’atteindre un âge d’or et d’accumuler de l’expérience, le plus haut développement intellectuel et l’évolution positive des habitudes sociales, assurent le maintien des espèces, leur extension et leur évolution future. Les espèces asociales, au contraire, sont condamnées à s’éteindre. »

                      — Pierre Kropotkine. L’Entraide, un facteur de l’évolution (1902), Conclusion.


                    • nightflight nightflight 7 septembre 2010 14:46

                      @L’auteur, grand merci pour votre article, qui apporte une nouvelle perspective accompagnée d’une métaphore.

                      Cependant, j’aurais tendance à rétorquer que l’on ne saurait réduire la logique de la croissance à un seul de ses aspects : L’aspect technique qui consiste en la complexification liée à l’encombrement de l’espace.

                      Je pense en effet qu’un aspect important de notre stagnation réside dans le fait que nous sommes prisonniers d’une logique qui lie un coût de la vie devenu prohibitif à des salaires qui sont bloqués à la hausse pour des raisons de coût salarial, le tout couronné par un Euro plus ou moins arrimé au dollar et à la spéculation qui empêche, la valorisation des richesses existantes à leur juste valeur (Fonction du coût de la vie) sur le marché financier.

                      Sans oublier le fait qu’un Euro qui a subi une forte baisse est naturellement susceptible de favoriser les exportations, mais possède l’énorme désavantage de nous faire importer plus cher les matières premières dont nous avons besoin, et ne constitue donc en réalité qu’un appauvrissement.

                      Un exemple : Si un industriel doit produire un morceau de métal usiné, il rencontrera les difficultés suivantes :

                      . Le coût de l’immobilier grèvera le loyer de ses locaux
                      . Le coût de la main d’œuvre sera élevé, à pourcentage de cotisations équivalent car ses salariés devront se loger, se nourrir, etc. à un coût beaucoup plus élevé que dans un pays comme la chine, par exemple.
                      . Plus l’Euro sera faible, plus il paiera ses matières premières à un prix élevé (Sans compter la spéculation qui elle aussi produit des hausses).
                      . Il recevra l’énergie de sources de production assujetties aux normes européennes (Quota de nouvelles énergies et normes anti pollution, etc.), ceci venant encore accentuer ses charges d’exploitation (Attention, je ne suis pas contre les énergies renouvelables, loin s’en faut).

                      Donc cet industriel sera d’entrée de jeu moins compétitif qu’un industriel situé en Pologne ou en Chine, par exemple.

                      Il ne nous reste plus qu’à attendre l’augmentation des coûts de production dans les pays émergents, ou l’arrivée d’une série de révolutions technologiques venant apporter de grands bouleversements.


                      • Kalki Kalki 7 septembre 2010 15:07

                        Pour évoluer au niveau économique, il faut passer a une autre vision de l’économie.

                        Quand vous travaillez, vous ne travaillez pas pour vous : et les bénéfices ne sont pas que pour vous : « vous produisez pour vendre » : et bien si aujourd’hui les consommateurs n’ont plus les moyens d’acheter : « vous produirez pour donner »

                        Nous faisons partie d’une société : tout le monde doit pouvoir oeuvrer librement , et non travailler

                        Tout absolument tout peut être fait avec des machines.


                      • nightflight nightflight 7 septembre 2010 16:02

                        D’accord avec toi Kalki,

                        Je pense que dans un avenir assez proche la robotique va bénéficier de progrès fulgurants (Reconnaissance optique, autonomie des robots, intelligence artificielle selon le terme consacré).

                        Nombre de tâches diverses et variées devraient donc se voir prises en charge par de nouveaux automates, tant au niveau de l’industrie qu’au niveau domestique.

                        Cependant, il faudrait pour franchir le cap que les mentalités évoluent considérablement : Nous sommes toujours dans une logique où les états utilisent leur économie financière à des fins de domination du monde et où la notion de patrimoine individuel est plus que prédominante.

                        Par contre, si l’avènement d’un tel monde devait se produire, je distingue très mal les éléments de la transition, hors catastrophe sociale et économique.


                      • Kalki Kalki 7 septembre 2010 17:05

                        « Les mentalités ne sont préparés »

                        « On » ne demande pas l’avis du peuple : et c’est également un processus autonome : une pulsion très forte dans la société.

                        Cela arrivera, j’essaye de vous mettre dans le fait accompli avant que cela arrive pour que vous puissiez avoir une marge de manoeuvre et de liberté : par des alternatives comme le matériel libre.

                        La liberté est importante. Ne la revendez pas comme vos ancêtres : vous n’aurais plus la possibilité de la racheter cette fois ci.

                        Je viens d’écrire a quelqu’un : L’être humain n’est pas un chimpanzé dans une cage auquel on donne gentiment des cacahuètes : un être humain a besoin de sa liberté ( et certains en ont besoin plus que d’autres ) : et c’est pour ca qu’un monde de controle et « un monde centralisé » ou les firmes ont tous les pouvoir,s tous les droits, les DROITS D’AUTEURS, les copyrights, y compris sur les gènes animal végétal et humain, et y comrpis sur vos mentalités : est une horreur, qui ne fonctionnera pas a terme.

                        Je comprend que certains aiment le controle, et n’ont pas les capacités ou le courrage pour imaginer une autres organisation économique et sociétale. Je pense simplement qu’ils ont leurs propres contradictions : « avoir besoin d’inférieur pour se sentir supérieur » : c’est un peu le même paradox qui conduit au problème économique : qu’ils essayent de par leur mentalité de « controler » , mais ... pas de la bonne manière. Les « jeux de pouvoir », et les « jeux d’argent » n’interressent pas les être humains libres. Pour se sentir libres les gens ont besoin de quoi vivre , et de motivation intrinsèque leur permettant de s’épanouir dans ce qu’ils veulent : œuvrer au lieu de travailler.

                        Faut il encore passer par l’horreur pour que la « société » apprennent ? Ce ne sera pas a moi de la dire.

                        On est le fruit de nos époques. Entre la génération d’aujourd’hui et la précédente il y a des dizaines de révolutions qui les séparent : un monde , un océan d’incompréhension : entre la génération du sillex, et la génération du papier, de la télévision, et du numérique : c’est une quantité exponentielle d’information, et des modes de fonctionnement diffèrents.

                        http://www.francoisguite.com/wp-content/uploads/2009/09/csconnectivismelarge.jpg


                      • Blackeagle 7 septembre 2010 15:04

                        Ce raisonnement me parait beaucoup trop simpliste. Tout d’abord la croissance n’est pas uniquement la croissance des bien matériels produits mais est relative à la croissance des biens ou services auxquels nous attribuons de la valeur. Ce qui signifie que celle ci n’est pas limitée par les ressources naturelles existante. Les ressources naturelle ont été et sont encore surexploitée dans notre système de développement. Mais il semble évident que celui ci va connaitre une mutation qu’elle soit voulu ou forcé qui va le conduire à être plus économe en ressource naturelle. Cependant, il n’y a aucune raison pour que cette mutation s’accompagne d’une décroissance ou d’une stagnation, bien au contraire. car au cours de ce processus de mutation, nous allons attribuer de valeur aux activités qui permetrons de réaliser cette mutation et donc nous valorisons le fait d’être économe en bien matériels. Ce qui va permettre de poursuivre la croissance du PIB tout en réduisant la prédation de notre société sur l’environnement. Ensuite la productivité du travail est largement supérieur à ce qu’elle était il y a quelque années, elle suppérieur chez nous par rapport aux pays émergeant et elle permet de libérer du temps puisque les taches étant accomplies plus rapidement chaque année, du temps devient disponible soit pour les loisirs et l’oisiveté soit pour développer de nouveaux domaines d’activité. Il n’y a strictement aucune raison pour que l’on devienne de plus en plus pauvre. Le progrès ne fait pas marche arrière. Et dans ce contexte, il faut bien comprendre que nos systèmes sociaux « trop complexes » constitue un atout. Puisqu’il permettent l’éducation, la formation et les soins, ce qui de toute évidence rend notre société plus efficace et productive.

                        La crise actuelle n’est pas du tout liée à une incapacité de notre société à croitre. Cette crise est au contraire une crise de surproduction liée à la fois à une trop grande concentration des richesse rendant impossible l’écoulement des marchandises et service produit alors que la demande réelle existe (la preuve en est que cette incapacité à consommer à été paliée par l’usage massif du crédit). La crise est également liée au fait que « la main invisible » du marché n’a pas orienté le développement de nos société dans une direction viable. Si ça avait été le cas, elle aurait développé des activité écologiquement plus sobre. Enfin, la crise actuelle est essentiellement liée à l’incapacité du système capitaliste libéral à absorber les enorme gain de productivité de ces dernières années et à modifier en conséquence son fonctionnement.

                        En réalité poursuivre le développement de notre pays nécessite la réduction du temps de travail qu’il soit hebdomadaire, annuelle ou sur la vie entière. Dans ce contexte les choix politiques actuels « travailler plus pou gagner plus » et allonger la durée de travail à 62 ans ne peuvent être que contre productifs. Le mot d’ordre viable devrait être « travailler moins pou gagner plus ». C’est ainsi que les choses se sont passées pendant tout le 20ème siècle et c’est ce qui a permis le progrès que l’on a connu alors même que l’accroissement de la productivité était moindre que celle observée ces dernières années. C’est bien parcqu’à partir des années 80 90 cette logique a été inversé que nous sommes aujourd’hui en crise. En outre, il semble évident que puisque le marché en est incapable il faut que la volonté politique réoriente notre développement économique dans une direction viable, c’est à dire écologiquement sobre.

                        NB. En valeur absolue la croissance économique dans les pays occidentaux n’a jamais été aussi forte que ces dernières année (juste avant la crise). Car si elle été de 6% dans les années 50-70, le PIB était alors beaucoup plus faible et 2% de notre PIB actuel, c’est plus que 6% du PIB d’alors.


                        • titi 7 septembre 2010 17:23

                          Pas d’accord.

                          D’ailleurs vous trichez un peu
                          « C’est bien parcqu’à partir des années 80 90 cette logique a été inversé que nous sommes aujourd’hui en crise »
                          Or les 39heures et la cinquième semaine c’est 1981 en plein pendant les années 80 90. Petit coquin va...

                          En fait ce qui a changé en 1980-90 c’est la nature de l’emploi.
                          On est passé d’une société industrielle d’ouvriers peu qualifiés à une société tertiaire d’employés formés.
                          Si dans la société industrielle, Pierre peu remplacer Paul au pied levé à la chaine pour visser des boulons sans aucun problème, dans une société tertiaire Pierre ne peut plus remplacer Paul à son poste car il ne connait pas les procédures, les process, les dossiers, etc...
                          Paul ne peut plus « partager » son travail.

                          Et c’est d’autant plus vrai que le tissus économique francais a changé.
                          On s’achemine vers une réduction des tailles des entreprises avec des emplois créés au plus juste : le temps libéré par une réduction de temps de travail ne permet plus de dégager des temps complets. 
                          Ainsi si on passe de 35 à 32 heures par exemple pour une société de 100 personnes on créé 9,37 emplois. Dans une société de 10 personnes on va créer 0,94 emploi et donc en définitive on ne va rien créer du tout parce que ce 0.06 (auquel s’ajoute les couts de formation et d’encadrement) il va falloir les financer.
                          Or les sociétés de 10 personnes ou moins, c’est cela le tissus économique francais.


                        • Blackeagle 7 septembre 2010 18:01

                          « les 39heures et la cinquième semaine c’est 1981 en plein pendant les années 80 90. »
                          Il est vrai que le temps de travail à été malgré tout réduit, mais pas suffisamment pour absorber l’arrivée de l’informatique qui a fait exploser la productivité tant dans les emploi « manuels » qu’« intellectuels »

                          « En fait ce qui a changé en 1980-90 c’est la nature de l’emploi [...]
                          Paul ne peut plus »partager« son travail. »
                          Mais simultanément le niveau de formation de la société française s’est également considérablement accrue. Même si les formations ne sont pas forcement adaptées au marché de l’emploi, les individus sont tout de même capable de s’adapter beaucoup plus rapidement à un changement de métier.

                          « Et c’est d’autant plus vrai que le tissus économique francais a changé.[...]
                          Or les sociétés de 10 personnes ou moins, c’est cela le tissus économique francais. »
                          Évidement une telle évolution doit s’accompagner d’une incitation publique à l’embauche avec des réductions de charges conditionnelles à la création de nouveaux emploi. Ce qui n’est pas nécessairement générateur de déficit pour l’état puisqu’il verra ses dépense en assedic diminuer et ses recette augmenter par les impôts et taxes supplémentaires qu’il percevra sur les nouveaux employés.


                        • Rcoutouly Rcoutouly 7 septembre 2010 18:55

                          « Le progrés en fait pas machine arrière ». Vous avez une vision très positiviste de l’économie. 

                          Si la croissance économique n’a jamais été aussi forte ces dernières années, il faudra nous expliquer pourquoi le niveau de vie réel des européens baisse en valeur absolu ? Pourquoi le taux de chômage réel (et non l’indicateur trafiqué qu’on nous sert à la soupe du 20H) augmente depuis 30 ans ? pourquoi nous avons le sentiment depuis 30 ans de vivre en crise perpétuel.
                          Pour revenir à ma métaphore, plusieurs commentaires veulent la réduire au sujet visible de celle-ci : la concurrence pour l’espace et les ressources. Mais l’imbrication des systèmes et le processus qui les amène à se rigidifier concerne tous les aspects de la vie sociale (économie, droit, gouvernance).
                          D’autre part, vous insistez sur les bienfaits de l’amélioration continue de la productivité. Très bien, elle joue effectivement son rôle ... mais pour retarder les chocs qui nous attendent. La productivité croissante exige aussi des personnes de plus en plus compétentes. Ce qui exclu de fait une proportion croissante de la population active.

                          Pour finir, il y a une forte naïveté à croire que des « activités écologiquement plus sobre » émergeront naturellement « parce que c’est le progrès ». En réalité, il n’y a rien de naturel à cela, autrement il y aurait bien des pays qui l’auraient mis en place. Cela réclame des politiques volontaristes et originales.

                        • Blackeagle 7 septembre 2010 20:33

                          Déjà le niveau de vie moyen n’est pas en régression puisqu’il existe auhourd’hui tout un tas de bien et service auxquels la population n’avait pas accés par le passé comme les téléphones portables ou internet. En revanche, il est vrai que la répartition des richesses a été modifiée. Ce qui est à la source de la crise actuelle. En résumé les salaires sont trop faible et le capital à volé 10/ du PIB en 25 ans. AU contraire, pendant les 30 glorieuses, les salaire augmentait régulièrement entérinant les progrès techniques et l’amelioration de l’éducation et de la formation de la population.
                          Quand je parle de richesse, je parle au niveau national et quand je parle de progrès technologique.

                          Mon propos est justement de dire que la crise vient d’une régression sociale alors que le progrès technique, scientifique et d’education continue.


                        • titi 7 septembre 2010 22:30

                          « les individus sont tout de même capable de s’adapter beaucoup plus rapidement à un changement de métier »
                          Là je vous arrête tout de suite. Cela n’a rien à voir avec la formation : c’est un état d’esprit.
                          Il y a des gens curieux, d’autres pas. Il y a des gens qui ont la comprenote, et d’autres pas. Il y a des gens qui s’ennuient vite et veulent du changement, et d’autres qui ne s’épanouissent que dans la routine.
                          La formation n’y a rien à voir.


                        • titi 7 septembre 2010 22:31

                          « Cela réclame des politiques volontaristes et originales. »
                          Ca réclame surtout des investissements...


                        • Peretz Peretz 14 septembre 2010 20:48

                          Bien sûr , la croissance reviendra, et l’emploi suivra. Mais d’un genre nouveau et dans pas mal de temps. Il faut d’abord encaisser le coup de semonce de la crise. Et attendre que les liquidités qui existent relancent la machine. Remettre le fordisme au gout du jour par exemple, sans trop s’occuper du Medef. www.citoyenreferent.fr


                        • Traroth Traroth 8 septembre 2010 10:40

                          « Nous avons construit des systèmes sociaux compliqués qu’il est devenu difficile de faire évoluer » : Et voila, c’est reparti.

                          On ne le répétera jamais assez : une couverture sociale efficace n’est pas un poids excessif pour une société où chacun participe à l’effort commun. TOUS nos problèmes actuels viennent du fait que certains, les plus riches, cherchent à se soustraire à leurs obligations, tout en continuant à profiter des efforts des autres, en bons parasites.


                          • Rcoutouly Rcoutouly 8 septembre 2010 22:38

                            « Nous avons construit des systèmes sociaux compliqués qu’il est devenu difficile de faire évoluer » : Et voila, c’est reparti.

                            On ne le répétera jamais assez : une couverture sociale efficace n’est pas un poids excessif pour une société où chacun participe à l’effort commun. TOUS nos problèmes actuels viennent du fait que certains, les plus riches, cherchent à se soustraire à leurs obligations, tout en continuant à profiter des efforts des autres, en bons parasites.

                            Mauvaise lecture de cette phrase : pourquoi faut-il y voir une remise en cause de notre système social ? Pourquoi faut-il toujours, quand on propose une autre vision de la réalité, qu’on cherche ABSOLUMENT à nous mettre dans des cases pré-établies : pro-libéraux ou, au contraire, de gauche et progressiste ?
                            Qu’un système sociale soit compliqué (j’aurais dû écrire complexe) ne veut pas forcément dire qu’il est mauvais. Je voulais seulement expliquer que nous vivons dans des sociétés de plus en plus complexes, donc de plus en plus difficiles à faire évoluer, surtout si on estime que pour les changer, il faut casser, réformer sur ce qui existe.
                            Je pense au contraire qu’il faut prendre et préserver tout ce que nos systèmes actuels ont de bons (et le système social de solidarité en fait partie). 
                            Mais il faut aussi avoir des grilles de lecture différentes de la situation dans lequel nous nous trouvons. Si les inégalités sociales sont une réalité, elles ne suffisent pas à expliquer tous les problèmes que nous vivons.
                            Envisageons aussi d’autres grilles de lecture (qui n’excluent pas celles que nous connaissons mais les complètent). La grille de lecture autour de la concurrence pour l’espace et les ressources, celle qui intègrent la complexité croissante de nos sociétés (celle de la métaphore de blokus) n’est pas contraire à la grille de la lutte des classes, elle la complète et l’enrichit.
                            Même si nous arrivons un jour à mieux répartir les richesses, nous ne règleront pas tous nos autres problèmes : la congestion urbaine, le réchauffement climatique, les pénuries de ressources (pétrole, eau, alimentation, ...).
                            Continuez à croire qu’il n’y a que deux lectures du monde est un système de pensée manichéen, digne de mauvais film américain. Acceptons qu’il n’y a pas un seul problème et une seule solution mais des systèmes diversifiés qui réclament des réponses, des solutions variées.


                          • DG. DG. 10 septembre 2010 20:02

                            bonjours,
                            votre analyse est un peu bancal, car l’économie n’est pas un espace clos, c’est quelque chose de dynamique dont les frontière sont sans cesse modifié et élargie par les innovations.
                            Si l’espace est clos, c’est que quelqu’un a décidé de la clore uniquement pour des raisons de conservation de pouvoir.
                            par exemple, la voiture électrique fut inventé à la fin du 19 siècle. si c’est la voiture a essence qui domine actuellement, c’est que quelqu’un a trouvé intérêt a préférer le modèle pétrole. résultat on a perdu un siècle de recherche développement sur les modèles électrique. c’est la même chose pour le moteur a vapeur (les premiers datent fin 17 siècle avec Denis Papin), mais l’application industrielle ne commence réellement et timidement que fin 18 en Angleterre.
                            idem pour les ressources, le pétrole n’est une ressource que parce qu’il y a des moteur a explosion, sans cela c’est inutile. la ressource n’est ressource qu’en fonction d’une technologie. dans un système de marché, il y a donc intérêt a ce que les technologie soient fondés sur des mécanisme a ressources rare, en excluant les autres.
                            Depuis la révolution agricole, il ne peut plus y avoir de crise économique pour des raison économique, les causes sont toujours extérieure a l’économie, et ces causes relève quasi exclusivement de la politique et du droit (a savoir la finance, les brevet, les marché...).

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