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Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi la Dette n’est pas le véritable problème

Pourquoi la Dette n’est pas le véritable problème

La Dette fait couler beaucoup d’encre, de sueur et de larmes : restructuration, défaut, sortie de l’euro et plans de rigueur font peur. Pourtant la Dette est d’ordinaire louée par nos élites comme étant un symbole de richesse : nous nous souvenons notamment de la niche fiscale de Sarközy de Nagy-Bocsa dite du crédit d’impôt sur les intérêts d'emprunt immobilier, pour laquelle il nous a vanté les mérites d’une France de propriétaires¹, donc d’une France d’endettés. Si on nous a prêché les vertus de la Dette c’est parce que c’est par elle que la finance mondiale s'engraisse depuis l’intronisation des monnaies fiduciaire et scripturale. 

Comment l’argent est créé ? D’où vient la Dette ? Comment l’Etat se finance-t-il, et pourquoi a-t-il sans cesse besoin d’emprunter ? Qui a vraiment des raisons de craindre le non remboursement de la Dette ? L’immense majorité du public est incapable de répondre à ces questions essentielles. Nous prenons pour des états de fait ce qui nous est asséné et inculqué insidieusement par les médias officiels et les discours politiques qui nous maintiennent dans l’ignorance : la vaste majorité d’entre nous ne se pose pas de questions et pense que l’argent est dans les banques, qui elles-mêmes se financent via les banques centrales.

Pour comprendre les enjeux de la crise que nous vivons et la rigueur qui nous est imposée, il est indispensable de comprendre les mécanismes de la création monétaire et d’analyser le processus de décorrélation de la monnaie et de la valeur. Les systèmes financier et monétaire sont complexes, mais ils reposent néanmoins sur des principes simples et qui relèvent de l’escroquerie à partir du moment où ils ne servent pas le bien-être des peuples et que nous n’avons jamais été consulté quant à leurs dispositions.

L’argent et la valeur

Qu’est-ce que l’argent, comment le crée-t-on, et d’où vient sa valeur ? La monnaie (l’argent) est l’instrument de paiement que nous utilisons pour régler des transactions d’achat de biens ou de services. A travers l’Histoire, cet instrument de règlement a notamment pris la forme de métaux dont la valeur dépend du rapport offre/demande, c’est à dire d’or et d’argent, puis de billets et de pièces représentant la valeur d’une certaine quantité d’or ou d’argent, et puis finalement de billets et de pièces ne représentant qu’une écriture comptable dont la valeur n’est pas calculée sur un avoir physique tel que l’or. Cette dernière phase de mutation de la monnaie est survenue après la 2ème guerre mondiale avec les accords de Bretton Woods qui imposèrent au monde la monnaie fiduciaire.

La monnaie fiduciaire c’est la monnaie dont la valeur dépend uniquement de la confiance (synonyme de « crédit ») que lui accorde le public, sans qu’elle soit étalonnée (syn : calculée, garantie, adossée) sur un bien physique. Au contraire, la valeur d’un bien physique tel que l’or est déterminée par la loi de l’offre et de la demande.

Avec Bretton Woods, les USA font annuler l’étalonnement sur l’or de toutes les monnaies étrangères, et imposent que leur valeur soit indexée sur le dollar. Le dollar, lui, est indexé sur l’or au prix de 35 dollars par once : sa valeur est fixée par rapport à celle de l’or. Mais un nota bene astucieux permet à la Fed de se dispenser d’avoir dans ses coffres une contrepartie en or aux dollars qu’elle émet : c’est un système hybride d’étalonnement sur l’or sans avoir d’or dans ses coffres ! Cela signifie que les banques centrales des pays durent remplacer leurs stocks d’or par des stocks de dollars, au prix de 1/35e d’once d’or par dollar, mais que si un de ces pays avait décidé un jour de rendre ses dollars aux USA pour récupérer la contre-valeur en or, la Fed avait le droit de refuser. La Fed devenait ainsi le premier alchimiste du monde : elle pouvait créer une monnaie dont la valeur était celle de l’or, sans avoir d’or.

La phase finale de la mutation de la monnaie et du trucage de la valeur est l’abandon des supports tangibles que sont les pièces et les billets. Les supports tangibles sont ainsi remplacés par des écritures comptables : comptes en banque, chèques, cartes de crédit, et autres « portefeuilles électroniques » de type Monéo. On parle de monnaie scripturale, et celle-ci représente aujourd’hui 90% du volume de la monnaie en circulation dans le monde. Les chiffres que nous voyons sur nos relevés bancaires sont de l’argent certes, mais ils n’ont de valeur que la promesse de notre banque que nous avons X euros chez elle.

Avec Bretton Woods, l’argent avait été décorrélé de la valeur intrinsèque d’un avoir tangible (l’or). Avec le système scriptural, l’argent perd même sa convertibilité en billets (dont la valeur n’est autre que la crédibilité qu’on leur donne) : en effet rien ne garanti que votre banque soit capable de vous donner des billets lorsque vous souhaitez retirer votre argent (syn : transformer les chiffres en billets tangibles). C’est d’ailleurs pour cette raison que les banques vous demandent de les avertir plusieurs jours à l’avance quand vous souhaitez retirer un certain montant (en général autour de 2500 euros, ce qui est pourtant loin d’être énorme à l’échelle d’une banque).

Le budget de l’Etat

Maintenant que nous avons compris les concepts d’argent et de valeur, nous pouvons nous intéresser au processus de financement des états. Ceux-ci établissent des budgets pour financer leurs dépenses : pour les services publics (éducation, santé...ah non, c’est la rigueur), pour les infrastructures (autoroutes... ah non elles sont privatisées) et pour d’autres investissements essentiels au peuple et à la nation (guerre en Libye, train de vie des élites, dîner annuel du Crif, fête de l’Aïd à la Mairie de Paris etc). Ils ont pour ceci plusieurs de sources de recettes :

· Les prélèvements obligatoires (ex : impôt sur le revenu, TVA, et autres taxes).

· Les recettes générées par les exploitations industrielles et commerciales et les établissements publics à caractère financier (ex : Quick halal de la CDC).

· Les fonds de concours, c’est-à-dire des dons et legs (ex : dons de la famille Bettencourt à Sarközy de Nagy-Bocsa en 2007).

· Les emprunts d’Etat, qui sont une mesure tout à fait exceptionnelle à ne pas confondre avec les emprunts sur les marchés obligataires (ex : emprunt Pinay en 1952, emprunt Giscard en 1973, emprunt Balladur en 1993, Grand Emprunt Sarközy de Nagy-Bocsa avorté en 2009).

· Les emprunts via l’émission obligataire du Trésor. C’est ce dernier point qui nous intéresse car il est à l’origine de nos soucis.

L’emprunt obligataire

Une obligation est un « titre de créance négociable, représentant une fraction d'un prêt à intérêt consenti à une société privée ou à une collectivité publique lors de l'émission d'un emprunt, dit emprunt obligataire » (définition du Larousse). L’obligation est donc un titre de créance qui implique le paiement d’un intérêt. Dans le cas de l’Etat, qui emprunte, et à qui ? A qui est payé l’intérêt, et de quel droit ?

Quand le rythme des dépenses publiques dépasse celui des recettes de l'État (prélèvements obligatoires), celui-ci doit emprunter de l’argent. Ainsi, jusqu’avant la 2ème guerre mondiale, la Banque de France finançait l’Etat sous la forme d'escomptes d'effets tirés par le Trésor. En langage populaire, on pourrait traduire par : le Trésor signait (syn : tirait) un contrat où il reconnaît son obligation de paiement d’un montant donné à une date donnée (syn : un effet) à la Banque de France, en échange de quoi celle-ci offrait au Trésor des avances d’argent remboursables sans intérêts (syn : des escomptes). Exactement comme un enfant emprunte 200 euros à ses parents pour se payer une console de jeu, en leur promettant de les rembourser après l’été quand il aura touché les salaires de ses jobs d’été : faisant partie de la même famille, on n’imagine pas les parents facturer des intérêts à leur enfant.

Pour éviter les excès et maîtriser l’inflation, ces avances de trésorerie étaient limitées par des plafonds qui ont été réévalués suivant les besoins : de 1,8 milliards de franc en 1870, le plafond est passé à 58,5 milliards d'anciens francs en 1925. Ce système de prêt d’un organe de l’état français à l’Etat français lui-même (la même famille), a permis de financer la croissance de la France à travers des Empires, des Républiques, des Révolutions Industrielles et des guerres. Ces avances ont été intégralement remboursées dans les années 1920.

Avant d’expliquer pourquoi on a remplacé ce système d’avances gratuites par un système outrancier de crédit avec intérêt qui a tué notre croissance, détourné l’argent de l’économie réelle, créé une inflation excessive, et saigné le contribuable par des augmentations de taxes incessantes depuis 40 ans, je voudrais remonter aux origines de la Banque de France. Il s’agit de comprendre pourquoi l’enfant a cessé d’emprunter gratuitement à ses parents, et a « décidé » d’emprunter à un camarade de classe qui le racket.

La Banque de France

La Banque de France fut créée en 1800 en tant que banque d’émission de billets de banque (il existait alors plusieurs autres banques d’émissions). Le billet de banque n’était alors pas un instrument de règlement répandu, mais réservé aux règlements commerciaux importants (la plus petite coupure correspondrait à 900 € actuels). Le rôle d’instrument de paiement courant revenait aux pièces en argent et en or, émises par la Monnaie de Paris. C’est Napoléon Bonaparte qui confère en 1803 le monopole de l'émission de billets à la Banque de France.

Le rôle de la BDF était donc d'émettre des billets, payables à vue et au porteur, en contrepartie de l'escompte d'effets de commerce. C’est-à-dire qu’un commerçant qui manquait de trésorerie pour payer un fournisseur de biens ou de services demandait à la BDF une avance de trésorerie qui lui était fournie sous forme de billets représentant une certaine valeur d’or. Le commerçant payait son fournisseur avec les billets, et ce dernier pouvait aller les échanger contre de l’or à la BDF. La Banque de France fournissait donc à l’économie réelle (commerce) des liquidités sous forme de crédit sans intérêt. La valeur du billet de franc était déterminée par rapport à une quantité fixe d'or : en 1847 un billet de 200 francs correspondait à 1,8 onces d'or pur (2412 € au cours du 13/09/2011). Précisons qu’à la même époque, la Banque d'Angleterre avait déjà suspendu la convertibilité de ses billets en or, c’est-à-dire qu’elle avait inventé la monnaie fiduciaire.

Après la révolution de 1848, les billets de la Banque de France commencent à être acceptés comme monnaie légale par les administrations et les particuliers et ils rentrent dans la vie courante comme une véritable monnaie. On voit apparaître des coupures de 100, 25, 10 et 5 francs. La Banque de France était toujours l’unique organe autorisé à fournir des liquidités au commerce et à l’industrie. L'émission était libre (non plafonnée) et la Banque de France devait simplement assurer la convertibilité de ses billets en or (ou en argent dans certains cas).

Avec la guerre de 1870, l'émission fut limitée par un système de plafond car les énormes besoins de liquidités et le manque de stocks d’or ont nécessité que la convertibilité en or soit suspendue (elle sera rétablie en 1878) : en effet, une monnaie fiduciaire dont l’émission n’est pas soumise à un plafond court le risque d’une création excessive qui créerait une inflation incontrôlable. Comme je l’ai expliqué plus haut, le plafond de l'émission fut cependant adapté aux besoins budgétaires et réévalué plusieurs fois.

La convertibilité du billet de franc en or fut définitivement suspendue en 1944 avec les accords de Bretton Woods (les USA et l’Angleterre avaient depuis longtemps opté pour une monnaie fiduciaire). Parallèlement, le privilège de l’émission, qui fut concédé en 1803 et renouvelé consécutivement en 1806, 1840, 1857, 1897, 1918, 1945 (loi du 2 décembre), 1973 (loi du 3 janvier), et 1993 (loi du 4 août, article 5), disparaît finalement en 1999 avec l’introduction l’euro : le privilège de l’émission est transféré à la Banque Centrale Européenne.

De plus, en 1970 la Banque de France met définitivement fin à ses opérations avec la clientèle directe, c’est-à-dire qu’elle cesse officiellement de fournir des liquidités à l’économie réelle, ce qui, dans les faits, était devenu le rôle des banques privées qui prêtent avec des intérêts.

En 1971, la France, comme d’autres pays européens, place sa monnaie sous le régime des changes flottants, mettant fin au système de Bretton Woods, ou plutôt achevant le plan qu’il y avait derrière ces accords : mettre en place des monnaies entièrement fiduciaires puis opérer un glissement vers la monnaie scripturale. Le plan a bien avancé en 2011 puisque le volume de la circulation fiduciaire est anecdotique comparé à celui de la monnaie scripturale : par exemple 93% des dollars ne sont pas émis en monnaie papier et n’existent que sous forme comptable.

En 25 ans de Bretton Woods, le dollar s’était imposé dans le monde comme la réserve de change et la monnaie de règlement mondiale. Les USA avaient maintenant besoin de supprimer le système d’indexation du dollar sur l’or (35 dollars l’once) pour pouvoir fabriquer des dollars à volonté et dévaluer leur monnaie : des politiques d’inflation volontaires se succédent puis lors, dont le dernier exemple est le « Quantitative Easing » (QE) qui a permis à la Fed de Ben Shalom Bernanke de créer plus de 2000 milliards de dollars depuis 2009. Bien sûr, pour masquer l’inflation réelle, les USA usent de subterfuges grossiers, comme leur mode de calcul de l’inflation qui n’inclut pas le prix des denrées alimentaires ni celui des matières premières (!). Vous vous demandez l’intérêt d’une monnaie faible pour les USA ? Les USA ne sont plus un pays exportateur, ils ont délocalisé tout ce qui était délocalisable dans des pays à faible coût pour faire bosser des enfants y répandre la démocratie. De plus, le pétrole et les matières premières produites partout dans le monde sont facturées en dollar, donc un dollar faible signifie des prix faibles pour les USA qui créent leurs dollars ex-nihilo et à volonté. Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein avaient déclaré vouloir facturer leur pétrole en or. Pour les remercier, peu de temps après, les USA leur ont bombardé la gueule offert la démocratie.

Avec le régime des changes flottants introduit en 1971, le rôle de la Banque de France se réduisit donc à surveiller les fluctuations de cours du franc et à gérer les réserves de change (c-à-d de dollars). Le coup de grâce lui est donné avec la mise en place de l'euro le 1er janvier 1999 : la politique de change est désormais « décidée » par la Banque Centrale Européenne (elle se contente en fait de réagir aux excès de la spéculation sur les cours des devises avec des grands discours de tricher Trichet).

La Banque de France a donc lentement agonisé depuis 1944 et est définitivement morte en 1999. RIP. Elle n’émet pas la monnaie, ne gère pas la politique de change, ne finance pas l’économie réelle, n'assume pas la gestion directe de la dette publique, et n'est ni le comptable ni le caissier de l'État. Alors a quoi sert-elle ? Pourquoi la garder ? Au delà de ses missions officielles (du baratin que vous trouverez sur leur site internet), la Banque de France ne sert réellement qu’à deux choses :

- Maintenir une institution napoléonienne et « inaccessible » au grand public permet d’entretenir l’illusion d’une souveraineté nationale sur l’émission de la monnaie, la fourniture de liquidité à l’économie réelle, et la maîtrise de l’inflation. La Banque de France est en quelques sortes la vaseline qui nous fait passer la mondialisation en douceur.

- La BDF sert aussi à tenir le compte du Trésor (l’Etat), c’est-à-dire qu’elle compte les points dans le match pour la souveraineté que se livrent les banques et le Trésor (là on en est à 175 à 0 pour les banques).

En 1973, la désormais célèbre loi 73-7, (appelée « Rothschild » car Pompidou était directeur général la banque Rothschild), signée par Pompidou, Mesmer², et Giscard d'Estaing, modifie les statuts de la Banque de France : l'article 25 dispose que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France ». A la lumière de ce que nous avons vu précédemment, nous comprenons qu’en Français cela veut dire que la Banque de France n’a plus le droit de fournir des avances remboursables sans intérêts (syn : escompte) au Trésor.

L’article 3 de la loi du 4 août 1993 relative à la mort au statut de la Banque de France interdit également à celle-ci d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit au Trésor public, ou à tout autre organisme ou entreprise publics, de même que l'acquisition de titres de leur dette. Cela signifie que la Banque de France n’a le droit ni de prêter gratuitement, ni de prêter contre intérêts à la France. Ces deux lois de 1973 et de 1993 seront les derniers clous dans le cercueil de la Banque de France.

Le fiston n’a donc plus le droit d’emprunter à ses parents. Mais quel est l’intérêt d’interdire à la Banque de France de financer la France, et comment le pays peut-il se financer dans ces conditions ? Regardons les choses côté Trésor.

Le Trésor

Le mot « Trésor » fait référence à deux institutions :

- Le Trésor Public, un réseau d’administrations responsables du recouvrement des recettes de l’Etat et du contrôle de la régularité budgétaire et des dépenses de l’Etat et des collectivités territoriales.

- La Direction Générale du Trésor. C’est elle qui « gère » la trésorerie de l’Etat, déposée sur un compte unique ouvert à la Banque de France, et qui « gère » la dette publique via l'Agence France Trésor (créée en 2001, mais qui en a entendu parler ?). Pour l’anecdote, on notera que le Trésor est également chargé de l’émission des pièces de monnaie. Voilà notre souveraineté.

« Gérer la dette publique » signifie en fait creuser un puits d’intérêts sans fonds sous les coups de fouets des banques privées. Imaginez que vous contractiez un crédit pour payer les traites (dont intérêt) d’un crédit qui vous permet de payer les traites (dont intérêt) d’un crédit qui vous permet de payer les traites (dont intérêt) d’un crédit qui etc...Pour les banques, le jackpot est infini.

Pour brouiller les pistes, les « effets » du Trésor qui permettaient de recevoir des « escomptes » (des prêts à taux 0) de la Banque de France se sont mutés en « bons du Trésor » (emprunts à court terme avec taux d’intérêt) et en « obligations assimilables du Trésor » (OAT – emprunts à long terme avec taux d’intérêt).

Il est important de préciser que le financement via l’émission obligataire n’est pas inscrit dans le budget de l’Etat. Ce tour de passe-passe est rendu possible par l’article 15 de l’ordonnance du 2 janvier 1959 qui distingue les opérations permanentes, inscrites dans le budget, des opérations de trésorerie, parmi lesquelles figurent les emprunts, qui ne sont pas inscrites dans le budget. Cela signifie qu’un emprunt n’est pas considéré comme une recette de l’Etat mais comme une opération de trésorerie ponctuelle servant à équilibrer le budget. Or, si les émissions d’OAT sont effectivement des opérations ad-hoc, ce n’est pas le cas pour les bons :

· BTAN : bons à taux fixe et à intérêt annuel, émis mensuellement pour une durée de 2 à 5 ans.

· BTF : bons à taux fixe, émis toutes les semaines pour 3, 6 ou 12 mois.

On observe donc que les opérations de trésorerie dites ponctuelles ont en fait lieu de façon tout à fait régulière. Mais en est-on à une escroquerie près ?

 

Le financement du budget de l’Etat

Nous l’avons vu, entre 1944 et 1999 la Banque de France a été progressivement rasée, castrée, et assassinée, et elle ne sert aujourd’hui plus qu’à faire de la figuration. Alors comment le Trésor emprunte-il ?

Pour comprendre, prenons un exemple imaginaire : supposons que l’Etat ait trop dépensé en vaccins contre une grippe imaginaire, et que les rentrées fiscales, tailladées par des niches fiscales et la fuite de Yannick Noah (le Français préféré des Français) en Suisse, ne suffisent pas à équiper Air Sarkö One d’une nouvelle salle de bain en or. Il y a urgence : l’Etat a besoin d’argent, et il va donc devoir emprunter sur le marché des obligations.

Pour ce faire, le Trésor va, par exemple, émettre un certain nombre d’obligations (OAT) d'une valeur unitaire de 100 000€ (le principal), d’échéance 1 an (la maturité), et avec taux d’intérêt de 4% (le coupon) payable semestriellement ; on dit que l’Etat émet de la dette. Les acheteurs (les créanciers) seront multiples : banques privées, investisseurs milliardaires, voire BCE ou banque centrale de Chine si les autres n’ont pas confiance et n’achètent pas.

Si une banque A achète 1 obligation, elle prête donc 100 000 euros au Trésor, et en retour elle obtient la promesse d’être remboursée de cette somme dans 1 an, et de recevoir des intérêts de 4%, soit 4000 euros, en deux fois 2000 euros (le taux d’intérêt est calculé annuellement mais le coupon est semestriel). Le taux d’intérêt dépend de la notation donnée au pays émetteur de l’obligation par une agence de notation financière reconnue et approuvée par les États, selon les principes élémentaires de la démocratie. Ainsi, si le Trésor emprunte 100 000 euros, il doit rembourser 104 000 euros. Le principe est simple à comprendre, mais la raison pour laquelle ce système de racket a remplacé un système où le prêt était gratuit et se faisait en famille n’est pas claire et ne nous a jamais été expliquée, alors que c’est nous qui payons les intérêts de la dette. Quelqu’un a dû faire pression pour que fiston n’ait plus le droit d’emprunter à ses parents...mais qui ? A qui profite le racket ? Comme dirait Chris Tucker, « follow the rich white man ».

Comment la valeur est créée par le travail puis subtilisée par les banques

La loi de 1973 n’est donc pas tout. Elle ne serait rien sans le travail de sape qui a été conduit patiemment par le lobby bancaire mondialiste qui est aux commandex des USA et de l’Angleterre depuis la fin du XIXème siècle, et de la France depuis les années 70. La faiblesse de l’Europe au sortir de la guerre a permis aux USA de lui introduire (et je pèse mes mots) un système de monnaie fiduciaire puis scripturale où la valeur de l’argent est totalement déconnectée de l’économie réelle. La loi de 1973 n’est finalement qu’une étape du projet mondialiste qui libéralise tout sur son passage (parce qu’une entreprise publique ne recherche pas le profit elle doit être libéralisée), y compris la création monétaire. Le privilège de battre monnaie de l’État français a ainsi été transféré aux banques privées qui s’enrichissent grâce à un système outrancier :

1. La monnaie étant fiduciaire, les banques n’ont pas besoin d’avoir de l’or ou quelconque autre avoir physique dans leurs coffres.

2. La monnaie étant scripturale, les banques ne prêtent pas des billets, mais font simplement la promesse que, si l’Etat vient demander son argent en liquide, elles lui donneront des billets. Ce qui est évidemment faux puisque le volume d’argent liquide est anecdotique comparé à celui d’argent scriptural (93% des dollars ne sont que des chiffres dans des bases de données).

3. Les banques appliquent un taux d’intérêt au montant comptable « prêté » à l’Etat : cet intérêt correspond à une compensation pour leur dur labeur l’application d’un prix au temps qui passe. On note d’ailleurs que l’intérêt, ou usure, n’est pas un problème récent et qu’il est interdit par la Bible (Deutéronome 23-19, Exode 22-24, Lévitique 25,35-37 et Ezéchiel 18,8 - 13,7 - 22,12), par le Coran (verset 275 de la 2ème sourate, verset 39 de la Sourate Ar-Rum), et par certaines lectures du Talmud³ (d’autres lectures du Talmud l’autorisent néamoins envers les non-juifs).

4. Une fois que le « prêt » scriptural est versé sur le compte du Trésor à La Banque de France, celle-ci va demander à la Banque Centrale Européenne de fabriquer des billets de banque, avec comme garantie l’argent scriptural en question.

5. Les billets, ainsi qu’une partie de l’argent qui est resté scriptural, va servir à l’Etat à payer les salaires des fonctionnaires et les traites aux entreprises qui lui fournissent des biens et des services. A ce stade, l’argent circule dans nos poches et dans nos comptes en banque mais n’a encore aucune valeur : ce n’est qu’une promesse des banques privées au Trésor.

6. En l’échange d’un salaire, les esclaves employés des entreprises et les fonctionnaires vont travailler et produire de la valeur tangible : ils vont créer des biens et des services utiles à l’Etat et à la population (produits agricoles, vêtements, logements etc). En échange ils vont donc recevoir un salaire qui leur permettra de se payer des biens et des services, et bien entendu de payer des taxes et des impôts à l’Etat.

7. L’Etat reçoit la recette des impôts, payés à la sueur du front de ses citoyens, et l’utilise pour rembourser sa promesse de prêt, plus les intérêts, aux banques.

8. A ce stade, les banques privées récupèrent de l’argent qui a la valeur que lui ont donné le public en travaillant, en produisant, et en commerçant, alors qu’elles n’ont rien déboursé (argent) ni produit (bien).

Conclusion

Les biens tangibles comme l’or étant en quantité limitée, leur valeur est par nature déterminée par la loi de l’offre et de la demande. Afin de s’enrichir à volonté sans travailler et sans produire de valeur, les banques de tradition capitaliste avaient besoin de contourner la loi naturelle de l’offre et de la demande : la valeur de l’argent a donc été progressivement décorrélée de la valeur des biens tangibles, et le pouvoir de création monétaire a été transféré par les gouvernements aux banques privées, sous la pression de lobbys et d’infiltrés. Ce projet réalise un système où l’Etat, comme les entreprises privées d’ailleurs, s’endettent pour payer des intérêts aux banques, et où c’est le travail des citoyens qui, en remboursant ces intérêts, donne de la valeur à l’argent créé par les banques. Entre 1980 et 2008 les Français ont travaillé pour payer 1306 milliards d’euros d’intérêts créés à partir de rien d’autre que des promesses.

 

La dernière barrière à la toute puissance des banques réside dans leur obligation à disposer de liquidités suffisantes pour assurer les transferts interbancaires, les retraits de billets, les achats de devises, ou encore les transactions sur des produits financiers (qu’elles créent à tour de bras). Malgré la dérégulation financière qui sévit depuis 40 ans, les normes de Bâle II obligent (pour combien de temps encore ?) les banques à posséder 4% en fonds propres sur chacune de leurs transactions. C’est à dire que si une banque crée et vend un swap d’une valeur de 100 euros, elle doit théoriquement posséder 4 euros en fonds propres sur son bilan, sous peine d’être condamnée à payer une amende. La faillite de Lehman Brothers et la crise de 2008 a cependant montré que ces normes n’étaient ni suffisantes, ni respectées, et que leur application n’est pas contrôlée.

Pour se financer en fonds propres, les banques se tournent en priorité vers la Banque Centrale Européenne car les prêts interbancaires sont beaucoup plus chers. Celle-ci fixe le prix de ses prêts d’argent avec son « taux de refinancement » (aussi appelé taux directeur), influençant ainsi le comportement des banques : plus le taux est cher, plus l’argent est cher, donc moins les banques emprunteront (on parle de « contraction du crédit »).

Quand on a compris comment fonctionne la création de l’argent, le système bancaire, et le financement du budget de l’Etat on est en droit de se demander :

- De quel droit la création monétaire est attribuée à des banques privées ? Et pourquoi, dans nos belles démocraties exportables, le peuple n’a jamais été consulté quant à la question de la privatisation de la création monétaire alors que c’est lui qui crée la valeur de la monnaie ?

- Pourquoi le peuple doit non-seulement rembourser les intérêts indus sur la dette, mais en plus se serrer la ceinture avec des mesures d’ « austérité » (hausses d’impôts et baisse des dépenses dans les services publics) alors que les banques se gavent, sans rien faire, avec la valeur que nous créons par notre travail ?

- Jusqu’où l’augmentation et la création d’impôts, taxes, redevances, taxes parafiscales, cotisations sociales, et autres prélèvements obligatoires vont-elles être poussées pour engraisser les banques ?

- Les politiques et les médias ne nous parleraient-ils pas de « crise de la Dette » (qui a toujours existé mais qui était gratuite) pour nous faire oublier que le problème est en fait l’intérêt de la dette ?

- Pourquoi des politiques dits « socialistes » et/ou de partis dits « républicains » nous proposent-ils des « obligations européennes » (euro-bonds) comme moyen de rembourser cette escroquerie de d’intérêt de la dette ? A moins que socialisme et république soient synonymes de fédéralisme, corporatisme, mondialisme, et anti-souverainisme, je ne comprends pas.

- Ne nous amuse-t-on pas avec des débats « droite libérale » contre « gauche sociale » (en réalité tous des amis qui dînent ensemble tous les mois au Siècle) pour nous détourner de la vraie rupture, celle entre les mondialistes et les anti-mondialistes, entre le respect des droit des peuples et des nations et la pure exploitation économique des individus ?

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¹ Un des thèmes principaux de la campagne de Sarközy de Nagy-Bocsa en 2007 était son objectif d'augmenter le taux de propriétaires en France de 58% à 70%, soit au niveau de la moyenne européenne. Pour « permettre à tous les français d’être propriétaires de leur logement », le candidat Sarközy de Nagy-Bocsa annonçait vouloir déduire de l’impôt sur le revenu les intérêts de l’emprunt immobilier contracté pour financer une résidence principale.

² Le 22 juillet 1981, 45 députés, dont Pierre Messmer, ont déposé le projet de Loi n°157 pour permettre de revenir à un système où l’Etat peut emprunter sans intérêts. Ce projet a été enterré.

³ Abraham Weingort, Intérêt et crédit dans le droit talmudique.L’étude du concept de crédit à travers l’histoire est indispensable pour comprendre l’intérêt : « l’intérêt est conçu par le Talmud comme le prix du service temps qui permet au capitaliste soit de consommer son bien, soit de l’investir. L’intérêt est l’avantage que lui payera son débiteur en échange du temps auquel il a renoncé en faveur de ce dernier ». 


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  • Robert GIL ROBERT GIL 14 septembre 2011 10:25

    L’argumentation de la dette publique n’est qu’un prétexte pour justifier de
    nouvelles privatisations. Un gouvernement qui baisse les impôts des plus
    riches et qui multiplie les cadeaux sans contrôle ni contrepartie, ne peut
    s’étonner de la hausse du déficit de l’Etat. Plus de 45 milliards d’euros
    transitent chaque année des finances publiques vers les caisses des banques ou
    des individus qui détiennent des bons du trésor..........
    http://2ccr.unblog.fr/2010/10/16/la-dette-de-la-france/




    • QUELLE CONSITTUTION...OU LOI..OU REGLEMENT PERMET A NOS DIRIGEANTS DE DONNER NOS IMPOTS POUR RECAPITALISER LES BANQUES.. ( 2 fois en trois ans).IL Y A TOP DE LIENS ENTRE LES POLITICARDS LOBBYSTES VEREUX ET LES BANKSTERs
      il faudra que le peuple les juge en 2012 ou 2017

      C EST UN ABUS DE POUVOIR !!!!!!!!!!!!


      • De la hauteur 14 septembre 2011 14:30

        La dette n’est pas un problème tant que l’État existe, le jour où il disparait c’est la propriété, le droit privé qui prend le relais, et là il y a un problème, que fait ton des cul jatte ?



        • NOUS SOMMES DANS LE PRIVé non , ??

          sncf..edf..poste..

          ET BIENTOT GRACE A LA MAFIA SARKOZYSTE LE GRAND GROUPE MEDERIC MALAKOFF..CNRACL..CNP..CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS ...NOUS OBLIGERA A AVOIR UNE SECU..PRIVEE...UNE RETRAITE PAR CAPITALISATION..UNE DEPENDANCE BANQUES-ASSURANCES (pdg de ce groupe guillaume sarkozy....)
          EDUCATION NATIONALE ET HOPITAUX PRIVATISES ( generale de santé)

          alors tremblez moutons de Panurge francais§§§§§§§


        • Cubigaz Cubigaz 14 septembre 2011 18:19

          @ l’auteur,
          Bravo pour cette production qui est clair et pédagogique.
          Néanmoins il reste en suspend la véritable question. Pourquoi gauche et droite ont conduit la même politique monétaire si les désastres sont tels pour les peuples ?
          La volonté de continuée à enrichir une très faible partie de la population est elle la seule raison ou l’incapacité de réagir politiquement s’avère être la seule raison ? Si c’est le cas, nos « pro »liticiens n’ont plus aucune raison d’être.


          • Anonymous Republic Punisher Robert de Nowhere 15 septembre 2011 01:03

            Peut être parce que le pouvoir économique c’est à dire les elites fortunées, les industriels, les banquiers manipulent les politiques et qu’il n’y a rien de mieux qu’une alternance « gauche »/« droite » (tous former à l’ena dans les mêmes promo parfois) pour donner l’illusion d’une démocratie, si vous étudiez les modes de scrutin français vous verrez que les petits partis n’ont aucune chance...


          • le journal de personne le journal de personne 14 septembre 2011 23:40

            Beurre et confiture

            Je déclare la guerre aux considérations vulgaires : la crise boursière... les souris dans la souricière...et les hommes libres dans les fers...
            Je dis qu’il n’est plus question de se laisser faire
            Il y a un temps pour tout... il est temps d’être sévère !
            J’exagère ?
            Ça me rassure... j’aime quand je passe la mesure

            http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/beurre-et-confiture/


            • zakari 15 septembre 2011 09:16


              "³ Abraham Weingort, Intérêt et crédit dans le droit talmudique.L’étude du concept de crédit à travers l’histoire est indispensable pour comprendre l’intérêt : « l’intérêt est conçu par le Talmud comme le prix du service temps qui permet au capitaliste soit de consommer son bien, soit de l’investir. L’intérêt est l’avantage que lui payera son débiteur en échange du temps auquel il a renoncé en faveur de ce dernier »"

              Il a tout a fait raison
              Si je parle de l’entropie et de la néguentropie où l’ambivalence , on me prend pour un fou
              Un intérêt est une hypothèque sur du temps , la notion est néguentropique , un peu comme faire un sacrifice pour recevoir de la pluie et du beau temps

              Les anciens avaient compris ce mécanisme en pratiquant de la néguentropie (sacrifice) pour influer sur l’entropie (concept d’évolution a venir ) 
              En faite ils se tournaient vers le passé par un retour avec un regard en arrière en tuant la vie , pour actualiser leur avenir avec plus d’abondance
              Ils trafiquaient l’echo système en fonctionnant a l’envers face aux autres cultes

              L’intérêt peut être interprété comme un faux repentir pour les uns et une fausse abondance pour les autres , les mots sont des forces qui ont leur résonances
              Ils est assez curieux qu’ils se sucrent encore sur le Yom Kippour pour remettre tout cela à plat et bien garder la tête sur les épaules pour rester centré dans cet échange


                • Marc JUTIER Marc JUTIER 15 septembre 2011 16:02

                  Pour compléter cet article :

                  MONNAIE - Histoire, escroquerie actuelle et solution de remplacement + sites, articles, vidéos et citations en 108 000 signes et 108 liens : http://bit.ly/otqNVV . Cette publication a pour but de contribuer à la réflexion sur le fait monétaire, de faire un petit historique de l’histoire monétaire, d’expliquer le principe de la création monétaire et le fonctionnement du système monétaire mondial pour finalement présenter une solution de remplacement au système actuel, le 100 % Money, adapté à la France et au monde d’aujourd’hui. 1 / Réflexion générale sur le capitalisme et son moyen de manipulation - 2 / Histoire - 3 / La création monétaire actuelle - 4 / La réforme monétaire proposée par Fraternité Citoyenne (Le 100% Money). En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont mis dans une situation de servage vis à vis des banques. Une gigantesque escroquerie monétaire met en difficulté les finances des états et diminue gravement le niveau de vie des citoyens. 


                  • robert 15 septembre 2011 18:11

                    oh le pove loulou !!!!! il a mal à SA dette !!!!


                    • Susanoo ! Susanoo 16 septembre 2011 11:17

                      C’est quoi la différence entre une dette de 500 milliards de dollar que l’on sait pas rendre et une dette de 10000 milliards de dollar qu’on sait pas rendre ????
                      Pourquoi ça pose problème à 10000 alors que ça passait à 500 ??
                      Alors que ça devait logiquement posé d’énorme problème déjà à 500...
                      C’est qui qui décide de ça ??


                      • Richard Schneider Richard Schneider 19 septembre 2011 19:01

                        Article (un peu long) très complet et clair. Dommage que les citoyens de ce pays se laissent si facilement abusés par la propagande officielle.


                        • BULLIT BULLIT 21 novembre 2011 20:17

                          vraiment très intéressant.
                          OUI MAIS.
                          une fois qu’on a expliqué pourquoi et comment la finance mondiale est une escroquerie qui profite aux banques, ça soulève quand même des questions :

                          questions 1 :
                          c’est QUI... « les banques » ? j’entends la réponse « les actionnaires ». ok, mais en dernier ressort, il y a bien des personnes réelles derrière tout ça.... ils ont bien des noms et des prénoms ! alors qui a organisé ça ? qui contrôle ? et comment (puisque les hommes politiques qu’on a mis en place sont censés décider) ?

                          donc questions 2 :
                          tous ceux pour qui on vote (toujours soucieux du bien-être général), sont-ils au courant ?
                          si oui, peuvent-ils faire quelque chose ?
                          et si « re-oui », pourquoi ne font ils rien ? (puisque ça semble être le cas depuis l’après-guerre).

                          merci à qui peut répondre (intelligemment :)


                          • BULLIT BULLIT 22 novembre 2011 15:27

                            voyons voir, je reviens donc le lendemain... rien n’a poussé ?! ok, si personne ne sait, personne ne sait. alors bonne journée.


                          • lorenzo 8 août 2013 14:06

                            Vieil article que je découvre aujourd’hui.
                            Votre article est pedagogique et a le merite de s’attaquer à un probleme essentiel.
                            J’ai souvent reflechis a ce sujet mais je n’en suis aucunement specialiste.

                            Je suis pas d’accord sur votre conclusion qui considere que l’interet de la dette est le principal probleme de la dette

                            - oui la france perd de la souveraineté en empruntant aupres des banques privées et non plus gratuitement aupres de la banque centrale (bien que cela ait été exceptionnellment pratiqué recemment par la Fed et la BCE me semble t-il). Mais l’argument n’etait t-il pas d’eviter le recours à la fameuse planche à billet qui avait couter maintes devaluations toute au long du siecle ?
                            - Par ailleurs la creation monetaire a toujours été le resultat de prets/ emprunts par des banques privés ou pas. Cette creation monetaire est corrélée à l’activité economique. La creation monetaire se contracte quand l’activité se reduit et inversement. Penser vous qu’une forte creation monetaire par l’utilisation d’une planche a billet gratuite serait salvatrice lorsque l’activité se reduit ?

                            Je ne pretend pas avoir une meilleure comprehension que l’auteur du sujet, loin de la. J’aimerais juste echanger sur un domaine qui est malheureusement trop peu souvent discuter en France.

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RogerTroutman

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