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Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi la science économique est-elle la seule science à ne pas évoluer (...)

Pourquoi la science économique est-elle la seule science à ne pas évoluer et même à régresser ?

En matière d’économie, plus exactement de sciences économiques, au pluriel, car aussi nombreuses que de moyens mis en oeuvre, et même si nous utilisons des moyens modernes, extrêmement modernes même, surtout informatiques, ceci dans le domaine de la production, de la gestion, de la distribution ; en ce qui concerne les « fondamentaux », ce serait plutôt une modernité régressive qu’il conviendrait d’évoquer, car, de ce point de vue, nous sommes revenus aux siècles antérieurs, aux XVIIIe et XIXe siècles !

C’est ainsi que nous sommes revenus au XIXe siècle avec le positivisme scientiste, à la science pour la science, à l’économie pour l’économie, à l’économie pure, au « comment sans le pourquoi », en fait à l’« économisme utilitariste » de John Stuart Mill. Ou encore et plus avant, au XVIIIe siècle, à Adam Smith, à l’égoïsme individuel seul moteur de moteur de l’économie, à la richesse des nations et à la misère des peuples. De nos jours, ce qui revient au même, à la richesse des multinationales, véritable « potentats » à l’intérieur des nations, et surtout celle de leurs propriétaires « majoritaires ». Est-ce réellement cela la modernité économique ?

N’est-ce pas Milton Friedmann, qui vient tout juste de nous quitter, et certainement l’économiste le plus écouté du XXe siècle, monétariste, chantre américain du libre échangisme et du libéralisme économique, de surcroît concepteur du « taux de chômage naturel » (naturellement élevé bien sûr), ou encore de la « précarité économique naturelle » avec les « working poors » des économies anglo-saxonnes ; Milton Friedman qui disait que l’économie doit être une science : « positive » ! Autrement et plus simplement dit : la science économique doit être une science pure et dure, physique, purement physique au prétexte qu’il existe des flux assimilables à la cinétique des gaz : une science qui se regarde technoscientifiquement le nombril ! Lui, également, qui a dit, que depuis Adam Smith nous n’avions rien inventé en économie ; que depuis que le « prophète du libéralisme économique » avait parlé, et parole d’évangile, plus rien ne pouvait plus évoluer en économie. Ne tenir compte que de la parole du « prophète » : n’est-ce pas ce qu’on appelle généralement en termes de croyances religieuses, de l’intégrisme ? Ici, et en l’occurrence : c’est de l’intégrisme économique ! Ainsi est jeté au diable J. M. Keynes et un keynésianisme basé sur une économie de la satisfaction du besoin et de l’adéquation du moyen à ce besoin, et avec lui la macro-économie ou encore l’équilibre général en économie ! Désormais que vive la micro-économie, l’économie vue par le petit bout de la lorgnette, celle de la seule entreprise, de la seule production, de la surproduction, du gaspillage et de l’abus ! Que vive l’économie de la satisfaction du seul moyen, surtout de ses tenants, les seuls propriétaires, et de leur seul aboutissant : le profit !

Toujours pour Milton Friedman, adepte à la fois, ce qui représente une double imposture intellectuelle, de la méthodologie dite du « comment sans le pourquoi » des positivistes et de celle du « comme si que » de l’école économique libérale de Chicago ; pour ce « Nobel d’économie » la pertinence d’un modèle scientifique, en l’occurrence scientifique économique, se juge, non pas sur le réalisme de ses hypothèses, mais sur sa capacité à générer des résultats conformes à la réalité ; mais : de quelle réalité est-il question ? D’une réalité purement économique, « économiste », celle de l’« économie pure » qui se regarde technoscientifiquement le nombril ? De cette économie pure qui n’a que faire de la réalité sociétale et nie la société en tant que telle ? Qu’est-ce c’est réellement que la réalité économique ? Au prétexte qu’il existe des flux de liquidité, des flux de marchandises : est-ce une réalité purement physique assimilable à la science de fluides et à de la physique pure ? Non, la réalité de l’économie est avant tout une « réalité humaine », « métaphysique humaine », « sociétale humaine » car sans société humaine il n’y a pas d’économie possible : pas d’économie réfléchie possible ! En fait pour Milton Friedman et les adeptes des méthodologies du « comment sans le pourquoi » et du « comme si que », il faut le répéter, deux impostures intellectuelles ; peu importe la réalité des choses, celle sociétale, conceptualisons nous-mêmes, théorisons, et faisons comme si le concept théorique était la réalité !

 

Dans cette modernité régressive, après Milton Friedman et le positivisme, il convient d’évoquer John Stuart Mill, et l’économisme : l’économisme utilitariste ! C’est un dogme, en fait une réduction simpliste du XIXe siècle, qui veut que le fait économique prime celui politique et même sociétal ! Un dogme qui réduit tout simplement la société à un seul aspect : celui économique ; un dogme qui se révèle une véritable négation de la société en tant que telle car elle ne peut, dans son immense complexité, être réduite, même si elles sont importantes, à des opérations purement économiques. C’est ce réductionnisme économique, l’économisme, qui fait que la société est devenue le moyen de l’économie, qui plus est d’une économie essentiellement capitaliste, que la société est au service de cette économie, ceci, afin de satisfaire ses seuls tenants et aboutissants capitalistiques ! Pourtant, et assez logiquement, au plan même de l‘entendement, c’est l’économie, le système économique, qui devrait être un des moyens de la société : l’économie qui devrait être au service de la société et non l’inverse !

L’économie, tout comme d’ailleurs la politique, sont des systèmes de moyens, seulement de moyens, qui comme tels, doivent être au service d’un système de finalité qui lui est supérieur ; un système qui s’appelle : la « société ». Il faut se rendre à l’évidence, avec le « laisser faire » et le « laisser aller », qui sont les mots d’ordre à la fois du libre échangisme et du libéralisme économique, il n’y a plus de « théorie économique », que des pratiques systémiques, qui, quand elles ne se combattent pas, s’ignorent totalement les unes les autres ! La « Théorie de l‘équilibre général », en fait la « macro-économie », la vision d’ensemble de l’économie, a totalement volé en éclat sous les coups de boutoir de la micro-économie ; sous les coups de boutoirs de cette économie vue par le petit bout de la lorgnette, de cette petite économie réduite au seul agent économique entreprise, ceci, en totale négation du tissu ; on peut même dire de la seule entreprise, de ces entrepreneurs qui seraient les seuls bienfaiteurs de l’humanité !

Il faut le crier haut et fort, la science économique moderne n’étudie pas réellement l’économie : elle l’agite ! Elle l’agite en fonction de principes essentiellement scientistes, positivo-rationalo-techno-scientiste, atomistes, individualistes, qui ne tiennent pas compte du tissu économique, mais uniquement de l’agent économique ce qui n’est pas tout à fait la même chose ; ce qui même n’est pas de l’économie ! Ce faisant, la science économique donne un bâton à la société pour se faire battre... un bâton que bêtement celle-ci saisit ! Pourtant, John Stuart Mill, lui-même, grand maître de l’économisme utilitariste, après s’être ravisé et préférer l’« économie politique » à l’économisme, nous a prévenus ! Dans le chapitre VI du livre IV de ses « principes d’économie politique », tout en indiquant les limites du progrès des sociétés industrielles, notamment par la baisse tendancielle du taux de profits, il constate que pour accroître les richesses matérielles les mobiles d’agressivité et de gain, grevés d’un « lourd passif », dégradent les hommes, qu’ils leur ravissent le loisir, la solitude, que l’épanouissement de tout l’homme en chaque homme est desservi par une ruée d’êtres avilis sur une nature humiliée ! Il observe également que l’Occident est en quête de perfectionnement humain et que tout ceci n’est utilisé que faute de mieux, puisse pour autant, conclut-il : « l’humanité choisir l’état stationnaire bien avant que la nécessité l’y contraigne » ; que pour se faire « la société, en vue du mieux être de tous ses membres, pourrait être réorientée et remodelée sans peur, même si elle doit pour cela perdre un peu de ses dynamismes matériels et manifestes » !

 

Bon nombre de grands économistes « libéraux », nobélisés, ont, à la fin de leur carrière, abjuré leur foi dans le libéralisme économique en se tournant le plus souvent vers une économie dite politique ; une économie politique, qui désormais et « démocratie » oblige, devrait être avant tout sociétale et non purement politique et encore moins purement économique. Extrait du Monde du 29 juin 1989, et concernant les sciences économiques, Maurice Allais, notre seul et unique prix Nobel en sciences économiques, est très critique à la fin de sa carrière. Dans cet article, il dit que : « Ces quarante-cinq dernières années ont été dominées par toute une succession de théories dogmatiques, toujours soutenues avec la même assurance, mais tout à fait contradictoires les unes avec les autres, tout aussi irréalistes, et abandonnées les unes après les autres sous la pression des faits. A l’étude de l’Histoire, à l’analyse approfondie des erreurs passées, on n’a eu que trop tendance à substituer de simples affirmations, trop souvent appuyées par de purs sophismes, sur des modèles mathématiques irréalistes et sur des analyses superficielles des circonstances du moment. »

Maurice Allais continuait : « Faire rentrer dans une même construction l’analyse des phénomènes réels et celle des phénomènes monétaires, associer l’analyse des conditions d’efficacité et celle de la répartition des revenus, relier étroitement l’analyse théorique et l’économie appliquée, rattacher l’économie aux autres sciences humaines : la psychologie, la sociologie et l’histoire, tels ont été constamment mes objectifs. C’est cette préoccupation d’une conception synthétique de tous les phénomènes économiques et sociaux qui constitue le soubassement de toute mon oeuvre, et le lien étroit entre mes travaux d’économie théorique et ceux d’économie appliquée. C’est elle qui explique la profonde unité sous-jacente à tous mes travaux. Dans leur élaboration, la démarche de ma pensée n’a jamais été de partir de la théorie pour aboutir aux faits mais, tout au contraire, d’essayer de dégager des faits la trame explicative sans laquelle ils apparaissent incompréhensibles et échappent à toute action efficace. Mes travaux ont répondu au besoin que j’ai ressenti de comprendre la réalité concrète, et de donner des réponses satisfaisantes aux questions que me suggéraient les obscurités, les contradictions et les lacunes de la littérature (économique) existante. Au début de ma carrière, mon désir de comprendre a été motivé par le désir profond d’agir, par le souci d’influencer l’opinion et la politique ; cependant, progressivement, au cours des années, cette motivation est passée tout à fait au second plan, très loin derrière le désir de comprendre. Mon oeuvre a ainsi représenté pour moi un long effort, souvent pénible, pour me dégager des chemins battus et des conceptions dominantes de mon temps ».

Toujours dans la modernité régressive, voici un extrait du discours fait par Jean Jaurès le 21 novembre 1893 à la Chambre des députés. « Dans l’ordre politique (républicain), la nation est souveraine et elle a brisé toutes les oligarchies du passé ; dans l’ordre économique la nation est soumise à beaucoup de ces oligarchies (...) Oui, par le suffrage universel, par la souveraineté nationale, qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés, une assemblée de rois. C’est d’eux, c’est de leur volonté souveraine qu’émanent les lois et le gouvernement : ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres ; mais au moment même où le salarié est souverain dans l’ordre politique il est dans l’ordre économique, réduit à une sorte de servage. Oui ! Au moment où il peut chasser les ministres du pouvoir, il est, lui, sans garantie aucune et sans lendemain, chassé de l’atelier. Son travail n’est plus qu’une marchandise que les détenteurs du capital acceptent ou refusent à leur gré... »

Franchement et depuis plus d’un siècle : qu’est-ce qui a réellement changé ? Rien ! En réalité ce discours pourrait toujours être tenu de nos jours sans en changer un seul mot car il est toujours et même de plus en plus d’actualité. Il ne fait aucun doute que les raisons et les conditions qui ont vu émerger le socialisme au XIXe siècle sont de nouveau à l’œuvre ; pour autant : que font les socialistes ? Rien ! Pire ils vantent même l’économisme et ses corollaires que sont le libéralisme et le capitalisme financier : le capital qui se regarde le nombril !

Si le capital est utile à l’économie, et sans aucun doute il l’est, il n’en va pas de même du « capitalisme », qui, usage paroxysmique du capital n’est qu’un dogme : une réduction simpliste ! Intellectuellement, le tout étant plus, même beaucoup plus, que la simple somme de ses parties, on ne peut décemment pas, au XXIe siècle, réduire l’économie au seul capital, à un de ses moyens, pas plus d’ailleurs, qu’au seul agent économie ou à la micro-économie ; l’économie doit être raisonnée en termes d’histologie économique : de tissu économique !

Décidément, et après plus de deux millénaires, et tel qu’évoqué par Maurice Allais, ce sont bel et bien les « sophistes » et même les « cyniques » qui l’emportent ! C’est bien sûr l’économisme, mais aussi l’incurie politique, celle des différents gouvernements, de droite, de gauche ou même du centre, incapables de se sortir de ce concept pourtant tellement réducteur, dogmatique, en fait véritable négation de ce qu’est une société ; tout ceci, qui est à l’origine de toutes nos difficultés ! Il n’y aurait donc qu’une seule cause à tous ces effets indésirables, ceux environnementaux et ceux sociétaux : l’ « économisme dogmatique » ! Il y a là, et il serait intéressant de savoir ce que chacun en pense, une explication qui laisse augurer que nos difficultés pourraient être rapidement et largement atténuées... s’il y avait une réelle volonté politique d’intervenir en la matière.

Pourquoi la science économique serait-elle la seule science à ne pas évoluer, et même, à régresser ? L’économie peut être repensée autrement ; non plus en fonction de la physique mécaniste classique de Descartes et Newton, mais en fonction de la nouvelle physique, la « quantique », bien plus complexe ; en fonction de ses conclusions hautement philosophiques, ainsi que des « acquis intellectuels du XXe siècle » qui en sont largement issus. Il y a là, dans cette nouvelle physique, une autre approche de la réalité, des réalités, de toutes les réalités, bien plus complexe que celle du rationalisme classique tellement simpliste. Il y a là, dans cette nouvelle physique, une véritable révolution copernicienne, une nouvelle compréhension, un nouveau savoir, qui, bientôt, à la vitesse à laquelle nous allons, auront un siècle, mais qui n’auront toujours pas été intégrés ni à notre culture générale ni à notre culture scientifique ou du moins si peu et encore moins à celle économique ! Pourquoi l’ancien savoir fait-il autant de résistance, notamment en ce qui concerne la science économique ? La réponse est simple : ceci tient uniquement aux intérêts essentiellement capitalistes en jeu !


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49 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 18 février 2008 12:41

    Charge pas infondée, mais assez lourde.

    Le problème est que l’économie n’est pas une "science", au sens d’une "science expérimentale" comme la physique. Son observation des faits est très longue, et n’est pas répétable. Or le monde change très très vite depuis deux ou 300 ans.

    Il existe des volets de recherche productifs et incontestables, comme la recherche opérationnelle, la théorie financière, la théorie des jeux, etc ...

    Ce qui pêche est la macro-économie, qui peut difficilement s’appuyer sur une modélisation sérieuse et s’abstraire de liens géopolitiques. Peut-être faudrait-il abandonner l’idée d’une science macro-économique ? Les "théories" sont dans le domaine inopérantes, mais l’étude des faits et la statistique apportent des éclairages. En ce sens, la macro-économie est peut-être simplement une branche de l’Histoire.


    • Savignol 18 février 2008 14:51

      C’est quoi une charge "pas infondée mais assez lourde" ?


    • Forest Ent Forest Ent 18 février 2008 15:40

      C’est vrai, mais dit brutalement.


    • Traroth Traroth 18 février 2008 19:26

      Il y a d’autres sciences que les sciences dites "dures"...


    • Forest Ent Forest Ent 18 février 2008 20:15

      Oui, les "sciences humaines", comme l’histoire. C’est mon avis : la macro-économie est une branche de l’histoire.


    • ZEN ZEN 18 février 2008 13:35

      Oui, il faut relire Maurice Allais , ainsi que Jacques Sapir : Les économistes contre la démocratie (A. Michel).Décapant !


      • Yannick Harrel Yannick Harrel 18 février 2008 14:03

        Bonjour,

        Je suis d’accord, et j’ai été d’ailleurs ravi de lire dans cet article quelques phrases de notre prix nobel. Malheureusement qui le connait et surtout l’écoute depuis qu’il a quelque peu dévié du dogme néo-libéral ?

        Cordialement


      • Emmanuel W 18 février 2008 15:12

        Excellente suggestion que la lecture de Sapir, qui rentre bien dans l’esprit de l’article, je cite :

        L’invalidation massive et irréfutable du modèle d’un « agent individuel » dont les réactions seraient prévisibles quels que soient le contexte et sa situation – hypothèse que l’on trouve à la base de ces théories – est certainement une des avancées les plus importantes de ces trente dernières années dans le domaine des sciences sociales. Force est de constater que la majorité des économistes se sont engagés dans une stratégie de déni de ces résultats qui ont pour conséquence de déstabiliser radicalement leurs modèles. Ce faisant, ils montrent qu’ils ont cessé d’être des scientifiques. Le rôle fondateur de la concurrence dans l’organisation des activités économiques se révèle être non pas une hypothèse, mais une croyance de type religieux.

        http://www.monde-diplomatique.fr/2006/07/SAPIR/13645

         


      • Emmanuel W 18 février 2008 15:17

        Je ne peux m’empecher d’y accoler la suite et fin :

        On en revient donc, en ce début du XXIe siècle, à la situation de la fin du XVIIIe. Un projet scientifique légitime – l’étude de la manière dont les sociétés humaines produisent, échangent et consomment – a été détourné à des fins purement idéologiques. Ajoutons ici, à la lumière des différents scandales auxquels des « experts » ont été mêlés lors des privatisations en Russie, ou des affaires Enron, WorldCom et Parmalat, etc., que ces fins semblent autrement moins nobles que celles que poursuivaient Hume, Mandeville et Smith...

        En prostituant ainsi leur discipline, que ce soit pour les ors du pouvoir ou pour l’or tout court, certains économistes ont commis un double forfait moral. D’abord contre la démocratie, en tentant de présenter un mythe aux conséquences sociales ravageuses comme une vérité scientifique, comme une « évidence » indiscutable. Ensuite contre l’idée même de recherche, en discréditant aux yeux de beaucoup la légitimité d’une véritable étude scientifique de l’économie.


      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 18 février 2008 18:20

        Il me semble qu’il y a un glissement de sens entre la science économique et la science sociale. Si la science sociale est une science humaine, sans aucun doute, la science économique est bien plus une science "exacte" au même titre que la climatologie (d’où les guillemets à "exacte").

        D’ailleurs qu’elle science répond au "pourquoi" au lieu du"comment" ? La philosophie, peut-être, mais jamais la science.

         

        [...] [la] scientifique économique, se juge, non pas sur le réalisme de ses hypothèses, mais sur sa capacité à générer des résultats conformes à la réalité [...]

        Cela me paraît être la définition de toute science qui se respecte. Et cela est d’autant plus vrai dans une science qui, comme la climatologie (pour reprendre l’exemple énoncé plus haut) comporte un nombre de variables non quantifiables.

        Les tenants de la science économique "humaine" veulent tordre le cou à la réalité pour la faire coïncider avec leur idéologie/morale/philosophie. Or une science en tant que tel n’a pas de morale : Un orage n’est ni bon ni mauvais en soi. En revanche ses conséquences peuvent l’être.

         

        Enfin, dernière remarque, faire d’Adam Smith le parangon de l’égoïsme individualiste est un contre sens total, lui qui est mort dans le dénument à cause à sa grande générosité qui lui a fait distribuer toute sa fortune.

        La générosité est un sentiment individuel. Lorsqu’elle est collective, ce n’est plus une qualité humaine, c’est une administration !


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 février 2008 18:25

           Parce que ce n’est pas une science. Voyez plutôt mon article sur le I Ching

          Pierre JC Allard, économiste


          • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 18 février 2008 19:01

            La climatologie, l’astrophysique par exemple, sont-elles des sciences ?

            Si oui, l’économie l’est aussi, si non, vous avez raison.

             


          • ddacoudre ddacoudre 18 février 2008 20:34

            bonjour économéta

             

            je partage ton analyse, mais je me suis posé de puis longtemps la question, à savoir quelles sont les structures qui nous ramènent toujours aux mêmes approche.

            c’est la stabilité qu’impose la comptabilité linéaire dans laquelle nous traduisons notre activité sociale.

            Le système de comptabilité normalisé qui ventile dans des comptes et sous comptes toute l’activité productrice et sociale de nos productions, de nos échanges de biens et des coûts de nos services, offre une traduction chiffrée de notre existence.

             

            Ce n’est qu’une valeur admise et imposé par l’éducation dont l’usage structurant et créatif n’est pas à ignorer.

             

            Son acceptation, (malgré quelques variantes) permet donc une homogénéité des comportements et il en découle une stratification sociale codifiée par l’exécution de tâches et des emplois en fonction de la recherche de revenus.

             

            Présenté comme cela il parait donc inévitable que nous ne puissions pas sortir de cette structuration comptable qui répond à une logique imparable.

             

            Quelque part c’est exact, sauf qu’il ne s’agit pas d’une réalité comptable, mais d’une réalité sociale des relations humaines dont nos ancêtres au fil du temps ont construit une modélisation homogénéisant leurs échanges, leur rapport productif et ce du travail, en édifiant des valeurs  mesurables qui les facilitent en supportant les comparaisons.

             

            Nous ignorons donc, qu’en définissant un système logique qui s’impose à notre raisonnement parce qu’il annihile les réflexes des comportements instinctifs en proposant une solution venu du passé à apprendre, qu’il en serait peut être toute autrement avec d’autres valeurs et d’autres ventilations, sauf que l’histoire ne retrace que des événements du passé sur lesquels nous n’avons plus d’actions.

             

            En codifiant spécifiquement nos relations d’échanges de production et de services nous avons figeait les relations qui les ont induite, et qui sont donc issus d’un passé normatif où les hommes considéraient qu’ils disposaient d’une logique offerte par la raison supérieure aux comportements instinctifs « naturel ».

             

            La traduction de cette capacité innovante par accumulation d’information a donné grâce aux systèmes mathématiques toute l’activité scientifique qui utilise et décode notre environnement infiniment grand et infiniment petit.

             

            Nous en utilisons au quotidien leurs réalisations industrielles, celles-ci imposent de tenir compte des propriétés physiques des matières et matériaux dont nous assurons la transformation pour en faire les nouveaux assemblages qui en découlent.

             

             En retour dans leur production, dans leur échange et leur circulation elles contraignent les hommes à des efforts volontaires auxquels ils ne peuvent se soustraire quelle que soit leur modalité d’organisation s’il veulent en soutirer un usage. C’est la valeur d’usage incontournable dont la définition mathématique ne prend pas en compte la comptabilisation du désirs (la désidérabilité) qui va fixer le rythme de la production faire évoluer les productions tant techniques qu’esthétique dont nous faisons un usage abondant aujourd’hui par le marketing.

             

            La définition de cette valeur si elle se traduit par des valeurs mathématiques reste totalement subjective car elles vont dépendre de comportements instinctifs culturalisés qui sont codifiées socialement dés l’enfance, pour les occidentaux par le judéo christianisme en raccourcis.

             

            Ainsi sans nous en apercevoir nous donnons une valeur comptable à nos sentiments et émotions issus d’une culture religieuse fondatrice qui a marqué les relations de production et d’échange entre ses membres, que les hommes ont fini par codifier dans des comptabilités (familiale, publique et nationale).

             

             Nous pouvons comprendre que donner aux comptes quel qui soit, une porté scientifique pour valoriser les propriétés physiques des matériaux et matières et leur valeurs d’usage est faux.

             

            Egalement le fait d’exclure la morale de l’économie parce que cela oblige d’analyser nos comportements pour organiser notre existence au travers de valeurs comptables n’en font pas pour autant une science réfutable puisque la morale est incluse dans la comptabilisation par la fixation d’une valeur d’échange qui prend en compte la désidérabilité qui est dirigé par nos sens émotionnels

             

            Ainsi le système comptable ne ventile pas des réalités scientifiques mais seulement la quantification de nos qualifications sociales, il ne mesure que notre sociabilité  dans la production et à l’échange avec toutes les stratifications qui en ont découlées au travers de l’estime de soi qui l’utilise.

             

            Ainsi toutes les références avec lesquelles nous comparons nos économies supposées déterminer la richesse des uns et des autres, ne défini qu’une illusion de richesse que reconnaît notre système émotionnel que nous éduquons à cela et qui a des effets réels parfois tragiques et qui nous conduit de craindre d’allez voir « ailleurs » s’il peut en être autrement.

             

            Le singe ne s’écarte pas de l’arbre d’où il retire sa nourriture pour aller voir ailleurs si d’autres arbres portent d’autres fruits tant qu’un besoin impérieux ne l’y pousse pas.

             

            Nous nous comportons de la même manière, si l’épopée communiste fut l’échec de cette recherche d’un ailleurs, son échec ne signifie pas qu’il n’y a pas d’autres arbres à trouver avant que celui sous lequel nous vivons ne nous nourrice plus.

             

            Or notre système comptable nous empêche de faire cette démarche car il condamne toutes autres analyses des relations humaines quand elle ne s’inscrive pas dans son schéma.

            Il est de ce fait aliénant tant dans la recherche des ressources que des productions et de leurs répartitions, et chaque fois qu’un champ d’application se trouve soumis à son influence il en découle une perte de valeur morale.

             

            C’est le curieux paradoxe de cette libéralisation du marché qui en contraignant certaines activités et services à être soumis à la concurrence et de tomber de fait sous la seule vérité des chiffres comptables et dont il s’en suit quand ils entrent dans ce champs un abandon de la morale philosophique libérale.

             

            De plus il invalide toute recherche d’un ailleurs par son apprentissage stabilisateur, et prépare de ce fait la survenance du besoin impérieux qu’il condamne de fait car s’il n’est pas représenté dans sa ventilation.

            .

             

            Il faudra donc comme pour les singes qu’une raison impérieuse nous pousse à en sortir, ou que des hommes aient le courage du risque que comporte la découverte, dont nous ne manquons pas de souligner l’audace passé, sauf quand il s’agit de définir ou rechercher de nouveaux champs économique. C’est pour cela que nous ressassons toujours le nom des mêmes en mémoire du passé que nous disons moderniste, car il nous est impossible d’aller tous ensemble vers des territoires inconnus. Mais quand un nouvel arbre est découvert ceux qui vous empêchaient d’y aller s’y précipitent pour y déposer leur codification comptable.

             

             

             Or plus les sciences de la cognition se développent, plus nous nous rendons compte que la logique n’est pas la raison car nous avons aussi une analyse émotionnelle de nos rapports économiques qui ne se fusionnent pas au mieux avec les valeurs comptables, car organiser son existence n’est pas construire un édifice de béton qui répondra à des contraintes scientifiques réfutables, même si nous savons que l’édifice influencera l’existence de ceux qui y vivrons.

             

            cordialement.


            • Ecométa Ecométa 19 février 2008 10:27

              Bonjour,

              "Quelles sont les structures qui nous ramènent toujours aux mêmes approches"

              Structures mentales... forcément ; je pense que c’est la logique dichotomique, celle d’opposition, sans nul doute vielle résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le mal, voire du plus récent manichéisme ! Une logique dichotomique, dont l’esprit scientifique actuel, tout simplement scientiste et non plus réellement scientifique, qui sépare et divise à l’antagonisme tout ce qui pourtant partout et toujours, forcément : participe, collabore et s’entretient !

              Si au lieu de raisonner en termes d’opposition nous raisonnions en termes de complémentarité comme sont réellement les choses ; tout simplement comme nous y invite la nouvelle physique : la quantique ! 

              Il n’y a que dans notre petite cervelle d’humains rationalo positivo technoscientistes que les chose s’opposent à l’antagonisme ! S’il y a eu un péché originel de l’humanité ce n’est pas le péché de chair… mais le péché de l’esprit ; celui du rationalisme dichotomique qui fait qu’au bout du compte ce sont les « sophistes et les cyniques » qui l’emportent et largement !

              Ecométa

               


            • Pierre Boisjoli Pierre Boisjoli 18 février 2008 21:12

              Bonne nouvelle,

              Une telle théorie existe déjà. C’est un tenseur de spatialité qui lie l’économie et les sciences sociales. Le modèle a été développé par moi-même avec le concours de la Conférence internationale d’action sociale et le modèle a été validé devant le palais de l’Empereur du Japon. En effet, ce dernier passe pour un demi-dieu et c’est probablement l’endroit au monde où l’effet est le plus visible.

              S’il y a tenseur, il existe quatre vecteurs linéairement indépendants dont la mesure de la valeur n’est qu’un seul vecteur. Les monétaristes ont tout misé sur le vecteur de la valeur et ils ont atrofié l’Économie dans son ensemble. En ramenant tout à une question de valeur, ils ont massacré notre environnement jusque dans ses moindres retranchements. Le monétarisme, c’est voir l’économie comme une guerre où seuls les plus forts ont droit de vie et de mort dans la dignité.

              Un des vecteurs de ce tenseur est le travail. Une économie qui ne fonde pas sa logique sur le besoin de faire travailler tout le monde est une économie sclérosée. Il est inadmissible que certains pays aient des taux de chômage de 30, 40 voire 50%. C’est détruire le tissu social et cela nous donne des ennemis qui voient dans le terrorisme, une solution à la faillite de l’Occident car tout est lié ; le tenseur de spatialité lie tout depuis la crise du pétrole jusqu’à la bombe qu’un kamikaze se fait sauter.

              POurquoi une telle théorie N’est pas connu. Elle doit rester secrète jusqu’à son entrée théâtrale dans le monde par la Bible car il s’agit là de la pierre tombée sur l’Orteil de la statue dans le rêve de Nabuchanedsar et rapportée par le prophète Daniel. La pierre fait tomber la statue et devient aussi grosse que la terre. IL s’agit des temps de la fin. La fin apocalypsique prêchée en Amérique a un réel fondement mais les Américains seront surpris de voir que leur droite n’est pas du tout le modèle retenu par Dieu. Le monde sera plus gauchiste qu’Il ne l’a jamais été malgré qu’Il faut nécessairement trouver un équilibre entre les ressources du capital et les ressources dévolues au travail. Entre 1970 et 2008, la part des ressources dévolue au capital a ossillé entre 22% et 37%. 22%, c’est trop peu alors que 37 %, c’est trop. IL doit exister un équilibre entre les deux qui satisferait à long terme, les intérêts des classes capitalistes comme des prolétaires.

              Suivez la règle de Mathieu 24, quand la Parole sera prêchée dans tout le monde alors viendra la fin. . . et croyez car il est dit quand ce jour viendra relevez la tête car votre libération est proche. Le travail doit être autre chose qu’une guerre à finir ; c’est plutôt une danse sociale où chacun entre en jeu au rythme de la parade.

              Pierre Boisjoli


              • ddacoudre ddacoudre 19 février 2008 00:42

                BONJOUR PIERRE

                 

                j’ai apprécié ton commentaire seulement sur la fin je différe quelque peut, car si se nourrir et s’abriter imposera une activité iln’est pas dit que ce sera toujours dans le cadre d’une exploitation capitalistique même sociabilisé.

                cordialement.


              • gdm gdm 18 février 2008 21:47

                @Ecométa

                Vos critiques ad hominem contre Milton Friedman sont mal fondées.

                Les économistes, de droite comme de gauche, et dans tous les pays enseignent quasiment le meme corpus de connaissance en première année d’économie. Il existe donc des connaissances objectives dans cette sciences. Il est, à mon avis, téméraire, de dénigrer ainsi cette science.


                • Emmanuel W 19 février 2008 12:01

                  Quelle science ? Celle qui prétend que tout échange est favorable au deux échangeurs, tout en se foutant des externalités négatives ? Minable utopie que le libéralisme.


                • gdm gdm 19 février 2008 16:09

                  @Emmanuel W

                  Vous rapellez que l’échange volontaire crée de la valeur, de la richesse pour les deux co-échangeurs. Nul le conteste sérieusement. Vous évoquez ensuite les externalités négatives. Certes, des externalités peuvent exister à la suite d’un échange. Elle peuvent alors etre postives ou négatives pour d’autres individus.

                   

                  Mais vous auriez tort d’imaginer que ces externalités seraient ignorées par les économistes. Au contraire, les externalités font partie de l’analyse de l’échange volontaire. 

                   


                • Roland Verhille Roland Verhille 18 février 2008 22:13

                  Lecture attentive faite, on se demande ce que ce texte apporte à la connaissance de l’économie, et à la science ; ou plutôt, on voit bien leur négation. Son allure de dissertation scientifique travestit manifestement un prêche construit principalement sur le dénigrement des autres, sur la présentation fausse de leurs apports, sur les mêmes procédés intellectuels que ceux qui sont faussement imputés aux autres, et sur l’obscurité de la « religion » prêchée. La « Théorie de l’équilibre général » n’est pas comprise par l’auteur : elle n’est qu’un outil intellectuel au service d’une démarche scientifique ayant à prendre en compte pour la compléter tout ce que l’auteur lui reproche d’ignorer.

                  Tenons nous en au centre du discours : « L’économie devrait être au service de la société ».

                  La démarche scientifique consiste à essayer de comprendre la réalité, elle n’est pas de dire ce qu’elle devrait être à la place de ce qu’elle est.

                  « Au service de la société » : mais encore ? Quelle société ? Celle voulue par les soviets ? Son tragique échec étant évident, une autre, mais laquelle ? L’auteur ne comprend pas ou ne veut pas comprendre que l’économie, c’est le fait des être humains, et pour eux-mêmes, pas pour un Roi, pour un Empereur, pour un tyran, … ou pour une classe de politiciens prétendant mieux savoir que les gens eux-mêmes ce qui est bon pour eux.

                   


                  • Ecométa Ecométa 19 février 2008 09:23

                    Bonjour,

                    Toutes les sciences sont critiquables et doivent pouvoir être critiquées d’un point de vue épistémologique ! 

                    Réalité n’est pas vérité... c’est un peu plus complexe que cela ; le problème vient du fait que nous ne cherchons pas réellement à comprendre les choses dans leur complexité...mais que nous les manipulons : méthodologie du "comme si que" oblige ; celle de l’école économique libérale de Chicago à laquelle appartenait Milton Friedman !

                    Sachez que pour moi le soviétisme est aussi crétin que le capitalisme : ce sont tous les deux des paroxysmes !

                    Le capital est utile et nécessaire à l’économie… mais pas le capitalisme qui n’est qu’un dogme : une réduction simpliste de l’économie à un des moyens qui la composent !

                    Rassurez-vous je ne suis pas contre le capital mais contre le capitalisme ; de même que je suis pour propriété privée, même celle des bien de production, je voudrais simplement que les salariés y soient un peu plus associé, : plus associés qu’exploités !

                    Ecométa

                     


                  • Emmanuel W 19 février 2008 12:04

                    Merci Econométa, vive les SCOP.

                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Scop

                     


                  • gdm gdm 19 février 2008 16:14

                    @Ecométa

                    Vour prétendez etre favorable au droit de propriété, tout en affirmant vous opposer au capitalisme. Les deux sont indissociables. Vous acceptez donc le droit de propriété individuel au plein sens du terme. Vous acceptez aussi peut-etre que deux individus conviennent d’un contrat entre eux. Si c’est le cas, vous justifiez totalement le capitalisme sans aucune restriction.
                     


                  • Ecométa Ecométa 20 février 2008 09:40

                    Bonjour,

                    Vous faites un sacré raccourci, on peut être propriétaire sans pour autant cautionner le capitalisme, surtout le capitalisme exclusivement financier !

                    Nuance, il y a une sacré différence entre le capital, moyen nécessaire à l’économie,son, son usage économique à titre individuel, et le capitalisme érigé en dogme qui réduit l’économie à un seul de ses moyens : le capital ! 

                    Je dénonce également le capitalisme financier, véritable pléonasme au plan de l’expression et pure tautologie du capital qui se regarde technoscientifiquement le nombril ! Un capitalisme financier, qui remet au goût du jour une lutte entre le capital et le travail que l’on croyait avoir définitivement dépassée depuis Keynes, et, qui, surtout détruit les emplois ! Chose assez logique, d’ailleurs, car il va s’investir dans des pays a fort potentiel capitalistique, assez généralement dans les pays en voie développement ou émergent !

                    Concernant le capitalisme, non plus industriel, qui, lui défendait encore les emplois, mais le capitalisme financier : trouvez-vous normal que le total des transactions financières mondiales soient 30 à 40 fois supérieures au P.I.B. mondial ? Je pense qu’il y a là un sérieux malaise : une vraie dérive ! 

                    Trouvez-vous normal que les caisses de l’Etat soient vides, qu’on demande au Français de se serrer la ceinture, de faire encore plus d’efforts, ceci, quand les entreprises du CAC 40 annoncent des résultats (financiers) mirobolant ; totalement surréalistes de ce point de vue !

                    Trouvez-vous normal que les entreprises de la grande distribution, en une dizaine d’années, aient dégagé des résultas trois à quatre fois supérieurs à leur augmentation d’activité ? Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume de l’économie ; pour autant, ce n’est pas le capital en lui-même mais uniquement l’usage paroxysmique que certains en font et donc : le capitalisme !

                    Dans le même temps, celui du capitalisme financier, trouvez-vous normal, et en la matière on annonce 15 %, mais le chiffre de plus de 20 % serait certainement plus réaliste ; trouvez-vous normal, dans des pays soi-disant modernes, comme la France, la Grande-Bretagne, en Europe comme aux Etats-Unis : qu’autant de personnes vivent en dessous du seul de pauvreté ?

                     

                    J’affirme que le capital est utile à l’économie mais pas le capitalisme qui doit être réglementé et non livré à lui-même dans un marché mondialisé ; marché, savamment, délibérément, même académiquement mondialisé : n’obéissant à aucune loi sociétale, à aucun règlement commun ! Sauf à accepter le point de vue de Carl Marx, et que « le capital (en fait le capitalisme) c’est l’exploitation moderne de l‘homme par l’homme » ; il n’est pas normal de limiter, de réglementer, la circulation des individus et pas celle du capital et laisser les capitalistes faire ce qu’ils veulent ! Un capitalisme, et un capitaliste, qui, semblable au vampire avec le sang de ses victimes, ne s’anime qu’en suçant le travail et les travailleurs, et dont la vie est d’autant plus allègre et à l’aise qu’il en pompe davantage ; sauf qu’un moment tout s’écroule !

                     

                    Il est actuellement beaucoup question de croissance économique et que tant que celle-ci ne sera pas de retour rien ne pourra aller mieux. Ce n’est pas l’économie naturelle celle de l’échange de biens et de bons procédés, celle de la logique d’ensemble, de la simple satisfaction du besoin individuel et collectif ; mais bel et bien le capitalisme qui réclame de la croissance financière ! De la croissance il y en a : demandez donc au multinationales ? Le problème c’est qu’elle ne profite qu’à certains, aux rentiers dans une économie de rentiers ! Un type d’économie, qui, généralement se fait sur le dos des plus laborieux : des plus pauvres !

                     

                    Certains doivent s’étonner que je dénigre à ce point le capitalisme, que c’est rétrograde ; sauf que c’est le retour au capitalisme financier qui est rétrograde : ce retour qui justifie de critiquer à nouveau le capitalisme ! Un capitalisme financier qui n’est pas une nouveauté, qui a déjà vécu et placé l’humanité plus basse que terre au début du 20 è siècle… et nous recommençons exactement les mêmes conneries ! Je ne critique pas le capitalisme industriel qui se justifie, mais uniquement le capitalisme financier, véritable pléonasme, pure tautologie, qui ne se justifie pas, "éconopiquement" s’entend ; seulement financièrement peut-être : pas éconiquement !  

                     

                    Ecometa

                     


                  • judel.66 18 février 2008 22:46

                    ne pas oublier que maurice allais a été la risée des profs de fac Français tant qu’il a ecrit en Français .....ce n’est qu’en ecrivant en anglais qu’il a été prix nobel......

                    Roland Verhile ...je pense comme vous .....faisons du positivisme...moins de bla bla théorique idéaliste et soyons réalistes........constatons ce qui est et essayons d’en tirer des enseignements........


                    • Ecométa Ecométa 19 février 2008 10:05

                       

                       

                       

                      Bonjour,

                       

                      "Soyons positivistes et assez de bla bla..."

                      Autrement dit : allons dans le mur du "comment sans le pourquoi" ! Dans le mur du non sens, celui de l’économie pour l’économie, ou encore de la politique pour la politique, de la science pour la science ; que vive cette civilisation de la chose pour la chose, du sujet sans objet, de l’objet sans sujet, d’un absolutisme sophiste et cynique , ceci, quand tout est relatif : relatif à l’humain dans les affaires humaines !  

                       

                      Réalité humaine n’est pas une vérité en soi ; c’est uniquement une construction, en fait : une simple conjonction !

                       

                      Le positivisme, le positivisme comtien, est lié à la Loi des trois états d’Auguste Comte qui s’avère une véritable imposture intellectuelle, le "comment sans le pourquoi ", car il réduit le « Savoir » à la seule science ! Le "comment sans le pourquoi " : c’est l’absence de sens simplement humain ; un cercle vicieux et non vertueux tel que prétendu !

                      Pour cette Loi des trois états, il n’y aurait plus de cause fondamentale, même pas celle de la Nature et des états de nature : du "tel quel" ; il n’y aurait que des conséquences sur lesquelles il nous suffirait d’agir . C’est la raison pour laquelle nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à des conséquences et forcément des problèmes à des problèmes ; quant au fond, la grand messe du scientisme étant dite ad vitam aeternam, persuadés que nous sommes d’avoir tout copris, alors que nous n’avons compris que si peu de choses : il y a belle lurette que nous ne cherchons plus rien ! 

                      Croyez-moi, je ne suis pas contre la science et la technique, qui, et je le pense sincèrement, sont utiles et nécessaires à l(humanité, je pense simplement qu’il faut les remettre à leur place qui est elle d’un savoir, ni plus, ni moins important qu’une autre ; en tout cas pas plus que le philosophie, le « pourquoi » ; à condition que cette philosophie ne soit pas instrumentée pour rechercher la « vérité pure » : pur sophisme !

                      Au plan métaphysique humain, concept que nie le positivisme scientiste ; au pan des affaires humaines : réalité n’est pas vérité mais construction !

                      Ecometa

                       


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 19 février 2008 19:52

                      Vous confondez observation (la science) et interprétation (la morale).

                      La science, en soi, est amorale. L’usage que l’on en fait, le fait de l’étudier ou non, est dans une dialectique morale. Mais l’objet de la science n’implique aucune morale.

                      Si je dis "la terre est ronde", je ne fait qu’une observation. C’est l’interprétation de ce fait qui peut être bien ou mal. Pas le fait lui-même.

                      De même, le seul objet de l’économie, c’est d’observer un phénomène, puis d’essayer d’en tirer des règles qui permettent d’en comprendre le fonctionnement. Si les règles sont confirmées par les faits, on peut penser que les règles approchent de la vérité.

                      Tout votre raisonnement revient à vouloir torturer un thermomètre parce que la température ne vous convient pas !


                    • S2ndreal 20 février 2008 11:34

                      @ jesuisunhommelibre

                      Je vous concède que la science est amorale. Votre exemple de "la terre est ronde" ou celui du thermomètre sont amoraux. Le bien et le mal ne font pas partie de "la terre est ronde" et du thermomètre.

                      L’économie a un gros problème à ce niveau. Si elle est amorale comme vous le défendez, les humains ne font pas partie de cette science. C’est impossible. Elle doit impérativement nous traiter comme des objets, comme des variables (température). Vendre de la drogue ou du pain est parfaitement équivalent. Vendre des humains ou des voitures est parfaitement équivalent. Polluer une rivière donnant de l’eau à des milliers de gens est justifiable si cela donne une marge bénéficiaire supérieure. Le côté inhumain de cette amoralité explose.

                      L’humain ne fait plus partie de l’économie. Vous devenez une chose. Vous pouvez être traité comme de la viande de boucherie dès qu’une justification économique intervient. Un trafic d’organes humains a été récemment démantelé en Inde. Si c’est ça la liberté, je passe.

                      Si la morale intervient, alors l’économie cesse d’être une science. Elle devient, au mieux, une science humaine. Je cesse d’être une chose, un objet. Je cesse de courir le risque de devenir de la viande de boucherie. Je cesse d’être une variable dans une équation. Le truc nommé parfois liberté exige que cette dignité de ma personne et de la votre soient posés au départ. Sans cette dignité accordée à tous sans exception, la liberté devient le droit d’être un monstre.

                      Sans elle, il devient possible de torturer un humain pour motifs économiques. Votre liberté me semble exclure l’humain de la réalité. Votre liberté me semble exiger que seule la science positiviste aie le droit de cité. Vous évacuez le problème de la présence humaine.

                      Quant à torturer un thermomètre, c’est lui donner une sensiblité qu’il n’a pas. Quant à le torturer parce qu’il donne un résultat non conforme aux attentes, c’est lui donner un rôle qu’il n’a pas. Il n’est pas humain. Un résultat économique contient de l’humain bien caché, mais présent.


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 20 février 2008 12:55

                      Je comprends votre raisonnement, mais je persiste à dire que (pour moi) vous faite un contresens :

                      La médécine et la biologie s’occupe aussi du vivant et de l’homme. Ces sciences n’en sont pas plus morale pour autant. C’est l’usage que l’on fait d’un outil qui est morale ou non, pas l’outil lui-même. Or la science économique est un outil.

                      Grace à cet outil on a pu vérifier que le "laisser faire" est globalement plus profitable au plus grand nombre que le dirigisme. Ce n’est qu’une observation de la réalité. Il ne s’agit pas d’une idéologie. Et cela même s’il y a de nombreux exemples d’abus, d’escroquerie.

                      Dans une économie libre, les producteurs, les financiers, les distributeurs et les clients sont tous inter-dépendants. Si une autorité quelquonque vient privilégier l’un, plutôt que l’autre, les pouvoirs ne sont plus distribués équitablement.

                      On voit très bien cela dans l’excès de règlementation. Alors qu’elles sont censées protéger les plus faibles, elles produisent systématiquement l’effet inverse :

                      * Les grandes entreprises ont de biens plus gros moyens pour contourner ces règlementations (délocalisation, cabinet d’avocats).

                      * En surprotègeant les locataires, on a créé une pénurie de logement avec augmentation des loyers.

                      * Les HLM ont créé des ghettos et ont déréglé le marché de l’immobilier. Résultat des personnes payent pendant 40 ou 50 ans à fond perdu, et sans créer un capital sur lequel elles peuvent bâtir un projet.

                      * En empéchant les entreprises de licencier librement, ont a créé un chômage endémique.

                      Les solutions libérales à ces problèmes existent : les associassions de consommateurs, les fondations d’entraide, le développement de syndicats puissants gérant entièrement et de façon concurrentielle la solidarité des salariés, les APL plutôt que les HLM, une allocation minimum distribuée à l’ensemble de la population, sans aucun autre critère que la citoyenneté (proposition d’A. Madelin en 1995 reprise récemment par un économiste américain) ...

                      En résumer, il faut toujours mieux faire confiance à une multitude d’individu, que de confier un pouvoir immense à quelques uns.

                       

                      Au plaisir de vous lire

                       


                    • S2ndreal 20 février 2008 23:11

                      La médecine sans la morale donne le docteur Mengele. La biologie sans la morale nous donne le dopage en sport. Les techniques de dopage par thérapie génique sont au point. Ce sont des sciences. Mais selon vos termes, c’est inadmissible.

                      Finalement, je crois que l’économie n’est pas une science au sens où vous l’entendez. Il est tellement simple d’y introduire une morale "des bénéfices" que sa nature "scientifique" disparaît.

                      J’entends par morale des bénéfices : Ce qui rapporte est bon. Ce qui coûte est mauvais.

                      Avec cela, je définis un bien et un mal. J’ai donc une morale. Elle est si simple et si naturelle à l’économie qu’elle doit y être introduite ou prise en compte, que cela vous plaise ou non. Je lis des expressions comme "attente des marchés", "prévisions des analystes", "performance", "innovation", "satisfaction des actionnaires", "sanction du marché", "confiance". Ces termes sont utilisés dans les parties économiques des journaux. Ils servent de légitimité à l’économisme actuel. Ces termes vont tous dans le sens de la morale des bénéfices.l

                      Quand vous parlez de confier à un grand nombre de gens le pouvoir, vous parlez de politique économique, vous supposez que ces gens jouissent d’une morale. Les exemples d’échecs d’interventions étatiques que vous donnez impliquent tous une démission de la responsabilité personnelle de ses bénéficiaires. Vous introduisez une dimension individuelle et personnelle dans les comportements. Cette dimension n’est pas scientifique. Vous en tirez des conclusions en économie. L’économie de la morale est ici ratée.

                      L’exemple des restrictions aux licenciements qui provoquent le chômage est très mauvais. Friedman a introduit le chômage incompressible. Il en a fait une nécessité incontournable. Il est le créateur du chômage endémique. Un patron des patrons français avait promis un million d’emplois si un allègement était admis. Il a eu l’allègement. Les Français n’ont pas eu le milllion d’emplois. Je rejette donc totalement cet exemple. Il est invalidé par cette absence du million d’emplois. Il est invalidé par les déclarations de Friedman qui soutient le chômage. Il est encore invalidé par l’utilisation du chômage pour obtenir des salariés dociles et peu exigeants. Il est invalidé par la panique des marchés financiers quand trop de gens trouvent ou retrouvent du travail car cela crée une poussée inflationiste par les salaires. Je rejette cet exemple.

                      L’économie n’est pas une science. Elle ne peut pas éviter la morale. Si elle le fait, elle devient inhumaine. Vous mêmes n’échappez pas à la morale en économie.


                    • @jean @jean 19 février 2008 10:00

                       

                      bonjour

                      pour ceux qui ont le désir d’approfondir ce sujet difficile, je suggère la lecture d’un livre trés bien fait

                      et peu jargonneux

                      "l’illusion économique"

                      bernard guerrien


                      • Emmanuel W 19 février 2008 12:15

                        "Commençons donc par lire, d’abord, Nicolas Georgescu-Roegen... "

                        En précisant que Passet a démontré l’erreur de l’analogie thermodynamique de Georgescu-Roegen, analogie qui néglige l’apport permanent de l’énergie solaire au "système" Terre. 


                      • Roland Verhille Roland Verhille 19 février 2008 11:40

                        Merci de me rassurer. Mais pourquoi diable empruntez vous ces chemins de propagande pour dénoncer l’exploitation des salariés par le capitalisme ? En son temps (années 50), l’Académie des sciences de l’URSS avait aussi constaté la nécessité et l’utilité du capital ; mais elle en avait éliminé le vocable, pour retenir à la place ceux de « fonds » de ceci et de cela.

                        Sur le vocable de capitalisme, désignant originellement seulement un système économique sans aucun jugement de valeur, il se trouve aujourd’hui tellement chargé d’appréciations implicites en tout sens qu’on ne peut presque plus l’utiliser dans des discussions autres que dogmatiques.

                         Sur l’exploitation des salariés, vous n’êtes pas dans l’erreur. Il serait toutefois plus pertinent de parler d’exploitation des travailleurs. Mais là où vous commettez une très grande erreur, c’est de soutenir que de nos jours, c’est le capitalisme qui les exploite. Là, vous quittez la connaissance scientifique pour entrer dans des guerres de religion. Avez-vous recherché et utilisé les données chiffrées relatives à l’économie pour fonder votre énoncé ? Certainement pas, à moins que vous ne vous soyez laissé abuser par les statisticiens.

                        Voyez mes articles : C’est l’état qui exploite les travailleurs, ce qui explique d’ailleurs leur grève sur le tas, car ils sont moins sots que dit.

                         


                        • Roland Verhille Roland Verhille 19 février 2008 11:42

                          Merci de me rassurer. Mais pourquoi diable empruntez vous ces chemins de propagande pour dénoncer l’exploitation des salariés par le capitalisme ? En son temps (années 50), l’Académie des sciences de l’URSS avait aussi constaté la nécessité et l’utilité du capital ; mais elle en avait éliminé le vocable, pour retenir à la place ceux de « fonds » de ceci et de cela.

                          Sur le vocable de capitalisme, désignant originellement seulement un système économique sans aucun jugement de valeur, il se trouve aujourd’hui tellement chargé d’appréciations implicites en tout sens qu’on ne peut presque plus l’utiliser dans des discussions autres que dogmatiques.

                           Sur l’exploitation des salariés, vous n’êtes pas dans l’erreur. Il serait toutefois plus pertinent de parler d’exploitation des travailleurs. Mais là où vous commettez une très grande erreur, c’est de soutenir que de nos jours, c’est le capitalisme qui les exploite. Là, vous quittez la connaissance scientifique pour entrer dans des guerres de religion. Avez-vous recherché et utilisé les données chiffrées relatives à l’économie pour fonder votre énoncé ? Certainement pas, à moins que vous ne vous soyez laissé abuser par les statisticiens.

                          Voyez mes articles : C’est l’état qui exploite les travailleurs, ce qui explique d’ailleurs leur grève sur le tas, car ils sont moins sots que dit.

                           


                          • Roland Verhille Roland Verhille 19 février 2008 13:24

                            Oui Léon, j’ai omis de préciser que je parlais à l’auteur, comme aux autres, et à vous aussi.


                          • S2ndreal 20 février 2008 11:46

                            L’état emploie moins de gens que le secteur privé, beaucoup moins. La peur est plus grande dans le secteur privé que dans le public. Le côté inhumain du privé existe et est plus fort que celui du domaine public. Votre idée m’apparaît saugrenue.


                          • ddacoudre ddacoudre 19 février 2008 14:09

                            re bonjour écométa.

                            je pense que nous sommes sur la même longeur d’ondes.

                            je te joins la conclusio d’un de mes essais.

                             

                            Conclusion.

                             

                             

                             

                            Pour conclure cet essai où je fais un pari sur un futur fondé sur les progrès de notre intelligence cérébrale, d’un cerveau doté d’une capacité psychique extraordinaire pour développer une nouvelle richesse, je me sens intellectuellement parfaitement limité pour le développer, tant j’ai abordé de disciplines dont je n’ai que quelques fragments de connaissance. Si d’aventure quelques érudits voulaient le reprendre, le sujet est libre.

                            Je crois qu’à l’instar de l’imprimerie qui a marqué une étape importante dans la diffusion du savoir et de l’information, la connaissance des sciences de la physique, par la mécanique quantique, va marquer une autre étape dans le développement sociétal de notre civilisation. Il nous faudra regarder beaucoup de nos relations, ou « requalifier » beaucoup de nos relations sous son auspice, inventer d’autres mots, alors que d’autres rejoindrons les dictionnaires des mots rares et précieux, en mémoire du passé. Si la théorie du chaos permet d’exploiter la plus petite donnée économique, elle peut également nous permettre d’en mesurer son incidence à très long terme et d’envisager un regard sur notre existence, non plus à la seule mesure de nos perceptions sensorielles mais à celle de notre intelligence. Néanmoins, il nous faudra pour cela faire le même effort qui a suivi la découverte de l’imprimerie, créer un enseignement. Mais non plus seulement à destination des enfants, mais pour tous les adultes tout au long de l’existence, sans attendre quatre cents ans pour le mettre en œuvre. Ceci, pour que la démarche d’apprendre devienne un plaisir et non pas une souffrance, comme celle à laquelle nous avons réduit nos relations vitales avec le travail.

                            Ceci surtout, parce le savoir est l’élément dans lequel baigne notre nature culturelle et il nous faudra regarder notre existence à l’échelle de l’espèce et de sa durée. Chacun sachant prendre au quotidien au travers des mots, le plaisir que cela lui offre d’y appartenir. Pour réaliser cet objectif les hommes existent aujourd’hui, et si j’en ai critiqué certains d’entre eux c’est parce qu’ils peuvent mieux faire. Il suffit peut-être de leur donner seulement un autre but qui soit autre qu’un but comptable.

                             

                            cordialement.


                            • Pierre Boisjoli Pierre Boisjoli 19 février 2008 23:09

                              On peut faire dire n’importe quoi aux mathématiques du chaos. La thermodynamique est plus appropriée avec ses réactions réversibles et non réversibles. Il y a mieux : la mécanique des roches avec ses plans de micro-fissurations ; le tissu social agit comme une roche ou le plan de fissuration peut se reconsolider pour atténuer la faiblesse d’une fissure. Et des fissures, il y en a de multiples dans la société.

                              Dieu verra a mettre en lumière les fissures sociales qui ont a être colmatées. C’est le sens qu’il faut donner a la pierre du songe de Nabuchanedsar rapporté par le prophète Daniel qui croît jusqu’a envelopper toute la terre. Vous faites fausse route en rappelant les troubles philosophiques d’un tenseur qui nous domine. La science positive ne s’est jamais intéressée qu’au comment des choses ; le pourquoi, elle le laisse aux philosophes.

                              Pierre Boisjoli

                               


                              • Mescalina Mescalina 20 février 2008 12:12

                                Article d’hisoire intéressant, piqure de rappel de grandes théories, mais le fondement de l’article est eroné : l’éco n’a jamai sété et ne sera jamais une SCIENCE. L’étude de ce qui a été relève de l’histoire et de ce qui sera.... de la science, mais fiction.


                                • S2ndreal 21 février 2008 14:17

                                  @Mescalina

                                  Après discussion avec jesuisunhommelibre, qui m’a fait réfléchir à la question, je suis totalement d’accord avec vous. L’économie n’est pas une science. Elle est, au maximum, une science humaine.

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