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Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi le capitalisme tel que nous le connaissons survivra

Pourquoi le capitalisme tel que nous le connaissons survivra

Mon but n’est point de faire l’éloge ou la diatribe du capitalisme.
Je m’attache aux faits positifs, à décrire et analyser le monde tel qu’il est.
Dans cet article, j’énonce une proposition qui comporte en elle même la possibilité de sa réfutation : « le capitalisme survivra tel qu’il est à cette crise ».
Ainsi, je vous demande de ne pas exprimer un jugement de valeurs mais de considérer la proposition avancée telle qu’elle est.

« Le bonheur ne se trouve pas dans la seule possession de biens, il se trouve dans la joie de la réussite, dans le plaisir de l’effort créateur. La joie et la stimulation morale que procure le travail ne doivent plus être oubliées dans la recherche effrénée de profits évanescents […]

Reconnaître la fausseté de la richesse matérielle comme critère du succès va de pair avec l’abandon de la croyance erronée selon laquelle les responsabilités publiques et les hautes positions politiques n’ont de valeur qu’en fonction de l’honneur et du bénéfice personnel qu’on en tire.

Et il faut mettre fin à ce comportement du monde de la banque et des affaires qui a trop souvent donné à une confiance sacrée l’apparence d’un méfait cynique et égoïste. Il n’est guère étonnant que la confiance dépérisse, car celle-ci ne prospère que sur l’honnêteté, l’honneur, le respect des obligations, la protection fidèle et l’exercice altruiste  »

Ces belles paroles auxquelles nous ne pouvons que donner notre agrément ne viennent ni d’une figure de proue du mouvement anticapitaliste ni des hérauts de la cause écologique.

Ces mots ont été prononcés par Franklin Delano Roosevelt dans son discours d’investiture à la présidence à Washington le 4 mars 1933. Le parallèle entre la crise des années 1930 et la récession que nous connaissons actuellement est un gisement épuisé sur lequel nous ne nous aventurerons pas ou très peu.

Ce qui m’intéresse en l’occurrence, ce sont les annonces de l’effondrement du capitalisme ou de l’avènement d’une ère nouvelle. Noreena Hertz, grand ponte de l’université de Cambridge, nous annonçait dans un article publié dans le Times et traduit par Courrier International dans son hors-série sur une vie meilleure, que le temps de l’individualisme est révolu, le « capitalisme gucci » (une marque de produits de luxe) devant céder la place au « capitalisme coopératif ». Je n’ai absolument aucune hostilité contre l’idée d’un tel capitalisme avancée par le professeur Hertz, et là n’est pas le débat, nous ne jugerons pas son caractère normatif mais positif. Nous verrons si sa prédiction est juste ou non.

Pour résumer de manière très concise l’article en question, selon l’auteur, le « capitalisme gucci » apparu dans les années 80 sous l’impulsion des politiques « ultra-libérales » de Mme Thatcher, premier ministre conservateur du Royaume-Uni de 1979 à 1990, et de M. Reagan, président républicain des Etats-Unis d’Amérique de 1980 à 1988, dont « Bernard Madoff s’en est fait la figure de proue », est responsable de la crise.

C’est en ces termes que Noreena Hertz résume sa conception du « capitalisme gucci » :

« C’était une époque où il était moins honteux de crouler sur les dettes que de ne pas posséder le dernier modèle de chaussures Nike ou de sac à main Gucci [La fameuse marque de luxe, symbole de la décadence capitaliste pour l’auteur]. Dans ces conditions, il n’est guère surprenant que les autorités de tutelle aient été trop faibles, les banquiers trop puissants et les mécanisme de contrôle inexistants. Ni que le château de cartes ait été voué à s’effondrer. Le capitalisme Gucci ne reposait pas sur des valeurs réelles [souligné par moi même]. Et l’on ne s’étonnera pas non plus qu’il soit dénoncé tant par la droite que par la gauche ».

Bien que les deux tiers d’un siècle se soit écoulé entre ces deux discours, les thèses énoncées sont sensiblement identiques. Le système capitaliste sans valeurs, responsable de la crise économique, fondé sur le profit et le superflu, s’écroule et va laisser la place à un nouveau capitalisme plus responsable. La définition du capitalisme coopératif par Mme Hertz est floue voir même inexistante, elle se laisse happée par son jugement de valeur oubliant d’expliquer comment le capitalisme coopératif va s’ériger et à quoi il devrait ressembler.

A la fin de l’article, elle envisage néanmoins son paradigme comme un « un système plus équitable, étroitement surveillé, qui favorise la justice sociale et le développement durable. J’espère que nous choisirons d’acheter non plus chez Gucci mais à la coopérative.  ». Décidément, on se demande ce que cette marque de luxe a bien pu lui faire. Ce capitalisme coopératif ressemble bien sur étrangement au monde plus juste que F.D.Roosevelt appelait de ses propres veux et qui annonçait déjà des mesures pour éviter que l’histoire ne se répète :

« Dans nos efforts visant à une reprise de l’emploi, nous aurons besoin de deux garanties contre le retour des maux de l’ordre ancien. Il faut un stricte contrôle de toutes les activités bancaires, de crédits et d’investissement. Il faut mettre fin à la spéculation avec l’argent des autres, et prendre des dispositions pour mettre en place une monnaie disponible en quantité suffisante mais solide  ».

Dans la droite ligne de ce principe énoncé, fut voté le Banking act en juin 1933 qui sépara les banques de dépôt pour le crédit à court terme et les banques d’affaires pour les prêts à long terme. Une interdiction formelle pour les banques de prendre une participation directe dans les entreprises était énoncée et un système d’assurance fut instauré pour garantir les avoir des petits et moyens détenteurs de comptes, dont l’épargne alimente près de la moitié des dépôts bancaires.

Cette loi ne mit point un terme aux spéculations et le décloisonnement des marchés bancaires fut finalement adopté sous la présidence de Bill Clinton (1992-2000) pour permettre la conversion de l’épargne disponible à cour terme en prêts à long terme, principale activité des banques, vitale puisqu’elle met en relation les besoins et les capacités de financement.

De plus, nul besoin d’être un grand historien l’économie pour savoir que les États-Unis sont devenus dans les années 50 le symbole de la consommation de masse, devenant l’icône du capitalisme mondial dont le profit constitue la clé de voute.

La dépression des années 30 fut sans aucun doute la crise économique la plus grave du Xxe siècle avec un effondrement de plus de moitié du revenu national américain et un quart de la population active au chômage, on constata des effets similaires en Europe.

Auparavant, le capitalisme traversa des crises à répétition, signes de son implantation hasardeuse. Dans ce contexte, Marx (1818-1883) écrivit que les contrecoups de l’activité capitalistes ne cesseraient de croître, confirmant alors son hypothèse de la baisse tendancielle du taux de profit. Après, la seconde révolution industrielle de 1850 qui entraina l’Europe dans un véritable âge d’or, les économies européennes connurent alors leur première crise systémique en 1873 qui les plongea dans la « grande dépression ». Vingt-deux années de marasme économique s’abattirent alors sur le vieux continent. La grande dépression trouve ses origines dans une crise bancaire (d’un grande originalité, n’est-ce pas ?) , ce qui la rapproche de la crise actuelle. Le 9 mai 1873, la bourse de Vienne s’écroule littéralement sous le poids de la spéculation provoquant la faillite des banques autrichiennes sous le poids des emprunts hypothécaires (cela ne vous rappelle rien non plus ?). Les établissements financiers du reste du monde sont contaminés à leur tour, créant un climat de méfiance sur le marché bancaire. Les prêts bancaires furent alors considérablement restreints, ce qui entraina la dépression. Cependant, il serait exagéré de parler de dépression au sens strict du terme pour cette période mais plutôt de récession, au sens d’un ralentissement économique.

Toute allusion à la situation délicate des banques autrichiennes à l’heure actuelle en raison des prêts qu’elles ont contractés aux pays de l’Est serait absolument fortuite.

Le monde sortit profondément changé de cette période, un coup dur fut porté au dogme libéral victorien dominant, l’Allemagne émergea comme une nouvelle puissance industrielle et pour stimuler l’activité économique plutôt morose, les pays européens accélèrent la colonisation.

L’antisémitisme commence à connaître un regain important, le crédo du juif responsable des difficultés économiques commence à devenir porteur.

Ce qui eut des conséquences énormes notamment dans le déclenchement de la première guerre mondiale et par enchainement de cause à effets, de la seconde.

Cependant, les bases du capitalisme bien que vivement critiquée par des mouvements d’inspiration marxiste en pleine ascension, ne furent pas réformées et le système économique survécut à cette épreuve. Les crises ne disparurent pas pour autant : 1902-1904, 1907 et 1911-1913, sans oublier les crises liées à la première guerre mondiale, 1921-1922, crise de reconversion, et 1929, crise boursière qui porta le coup de grâce au fragile équilibre financier du gold exchange standard et du remboursement des dettes de guerre allemandes.

Il ne faut pas oublier que le capitalisme repose sur des cycles à court et moyen terme (Clément Juglard, 1860) et à long terme comme le montra Kondratiev (1892-1938). Cette théorie valut à ce dernier d’être fusillé lors des purges staliniennes pour avoir remis en cause la chute inexorable du capitalisme.

Marx annonçait déjà en son temps la chute du capitalisme, or grâce au processus de destruction créatrice mis en relief par Schumpeter, ce système économique survécut aux pires épisodes de son histoire qui le disposent au bord du gouffre. Le capitalisme est tel le phénix qui renait de ses cendres sous un plumage toujours plus flamboyant. Les activités les moins rentables disparaissent, l’économie devenant alors prête pour un nouveau départ grâce à des entreprises innovantes.

Bien sûr, cela un coût social,comme le montrent toutes les crises. Indiscutablement, des gens sont mis sur le carreau en attendant le retour d’une éventuelle reprise qui ne se traduira pas toujours par un retour à une situation favorable. Dans la théorie générale de l’intérêt, de l’emploi et de la monnaie en 1936, Keynes défendit la nécessité d’une intervention de l’État pour stimuler la demande, espérant ainsi relancer la demande à court terme, endiguer le phénomène du chômage et éviter ainsi un équilibre de sous-emploi. Mais, il s’agit là d’un autre sujet.

Bien que le monde, rongé par le doute, connaisse aussi une crise morale, les changements dans la gouvernance mondiale restent timorés. Certes les G20 manifestent des initiatives de changement mais ce n’est pas nouveau. En 1933, à l’initiative du président américain Hoover, les États-Unis et les pays européens se sont retrouvés à Londres pour réfléchir à une action commune. L’échec fut cinglant, la coopération cédant le pas au nationalisme exacerbé. Heureusement, le contexte n’est pas le même mais les États-Unis refusent toujours toute régulation économique à l’échelle mondiale.

Les chefs d’État pour essayer de montrer qu’ils agissent tant bien que mal, avancent des palliatifs comme la limitation des bonus ou les paradis fiscaux, mais n’osent surtout pas aborder les principes architectoniques du système financier mondial tels les produits dérivés ou la circulation continue des capitaux spéculatifs sans prélèvement. Même si les ménages des pays qui ont un modèle économique du type anglo-saxon arrêtaient de se surendetter pour pallier à la baisse de leur pouvoir d’achat , le capitalisme ne s’en retrouverait pas profondément bouleversé.

Une fois de plus, on assiste à un ravalement de façade accompagnée d’une architecture identique.

 

Source :

Histoire du Xxe siècle, I, Berstein et Milza

« Une vie meilleure : mode d’emploi », Courrier International, Hors-série n° 2009-3 du 02.10.2009

Pour approfondir sur la crise de 1873 :

1873, la véritable grande dépression, The chronicle, Scott, Reynolds, traduction par Madeleine Chevassus pour contreinfo.

1873, la première crise économique mondiale, Mac Guffin, lepost.fr

 


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69 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 octobre 2009 11:50


    à l’auteur

    "Noreena Hertz, grand ponte de l’université de Cambridge, nous annonçait dans un article publié dans le Times et traduit par Courrier International dans son hors-série sur une vie meilleure, que le temps de l’individualisme est révolu, le « capitalisme gucci » (une marque de produits de luxe) devant céder la place au « capitalisme coopératif ». [ ... ] La définition du capitalisme coopératif par Mme Hertz est floue voir même inexistante".

    Je propose ceci :

    Lettre ouverte à Elinor Ostrom et Oliver E. Williamson, prix Nobel d’Économie 2009, et à tous leurs prédécesseurs (encore vivants)
    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/lettre-ouverte-a-elinor-ostrom-et-63684
    ou/et

    Pour un Nouvel Ordre Économique Français Équitable !
    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/pour-un-nouvel-ordre-economique-60258



    • tylhdar tylhdar 28 octobre 2009 12:27

      Le capitalisme tel qu’ont le connait aujourd’hui doit disparaitre, tout simplement car plus personne ne le supporte.

      Et il sera remplacer par un système socialiste (rien a voir avec le parti français du même nom), et ça ressemble beaucoup aux capitalisme, assez pour pas être dépayser.

      Sauf que :
      Annulation de la dette publique, rendre aux états le droit d’émettre leur propre monnaie sans emprunter, Plus quelque taxe/impôts pour limiter l’inflation (moins a payer que maintenant, en fait).
      Retour du financement correct des services publiques, déprivatisation d’edf, gdf, sncf...


      • eratosthène 28 octobre 2009 15:52

        Il y aura quelques mesures de prises pour mettre fin aux excès les plus flagrants puis tout va repartir comme avant jusqu’à la prochaine crise.

        A force de voler toujours plus haut, on finit par se bruler les ailes.
        Puis la machine se remet à tourner, la crise de  1929 en est un bon exemple.

      • Gorg Gorg 28 octobre 2009 13:41

        @ L’auteur 
        Nous ne sommes pas dans un système capitaliste mais dans un système ultra-libéral, c’est à dire un capitalisme obscène .....


        • eratosthène 28 octobre 2009 15:53

          Tu sais ce que veut-dire ultra-libéral ?


        • Gorg Gorg 29 octobre 2009 11:39

          A ton avis ... ? Et toi, tu es sur que tu as bien tout compris... ?


        • eratosthène 31 octobre 2009 12:51

          Sincèrement , je pense que tu ne connais pas la définition d’aucun des deux termes que tu emploies.
          Le mot ultra-libéral est très critiquable car il relève d’un jugement de valeur.
          Les penseurs qui ont poussé le plus loin la logique libérale sont les libertariens représentés par des penseurs comme Mises, Hayek, Nozick ou Rand.
          Le libertarianisme est divisé en deux camps :
          - les minarchistes qui défendent l’Etat régalien
          - les anarcho-capitalistes qui promeuvent le remplacement de l’Etat par des copropriétés.
          Or, à l’heure actuelle, aucun pays n’a jamais vécu sous un système libertarien.

          Va aux Etats-Unis, tu verras que l’Etat soutient les firmes par des pratiques comme l’eminent domain ou les subventions (pratiques auxquelles s’opposent violemment les libertariens).
          Dire que nous vivons dans un système ultra-libéral est très discutable, surtout à l’époque de l’Etat-providence.


        • Gorg Gorg 31 octobre 2009 21:21

          Très amusant mon p’tit gars, tu nous prends vraiment pour des jambons (ou es tu simplement benêt... ?). Chapeau. Songe quand même à soigner cette méchante mégalomanie qui te ronge....... Je préfère être indulgent vu ton jeune age…..

        • eratosthène 31 octobre 2009 21:25

          Je m’appuie sur une démarche rigoureuse comme on me l’apprend en cours.
          Tout ce que je t’ai ressorti, ce sont des connaissances basiques que tu trouveras dans n’importe quel ouvrage un peu sérieux sur le libéralisme.
          Le fait que j’ai 18 ans ne m’empêche pas d’avoir un minimum de culture générale.

          Encore une fois, ce n’est pas parce que je ne suis pas sur la même longueur d’onde que toi, que tu dois m’insulter. Il est souvent utile dans un débat de clarifier les termes qu’on utilise pour éviter tout quiproquo lié à l’équivocité des mots.
          Ainsi dans une dissertation de philosophie, tu évolues au fur et à mesure des définitions des concepts que tu utilises.


        • Gorg Gorg 31 octobre 2009 21:52

          Arrêtes ton cinéma, tu deviens lourd à la fin. Tu te parles à toi-même et ne convainc que toi-même. La mégalomanie je t’assure … Allez, retourne étudier encore un peu, tu en as grand besoin. Reprend l’arithmétique de base (si, si …) et l’école de la vie, tu verras tout d’un autre œil dans quelques années. Encore un mot pour être bien clair, je ne me dresse pas contre le titre de ton article, parce que je n’ai pas d’avis la dessus et parce que je ne suis pas devin (les évènements vont tellement vite parfois…), mais simplement a propos de ta remarque laissant sous entendre que nous ne sommes pas dans un système ultra libéral. La, ça me fait bien rire et toute tes tentatives d’explications fumeuses (de leçons dirais-je même) me dilatent la rate.

           Bien à toi


        • eratosthène 31 octobre 2009 23:14

          Je crois que tu devrais apprendre à parler le Français.
          La mégalomanie est la folie des grandeurs, que je te rassure, je ne suis pas au rang de J6M et je ne passe pas non plus mon temps à m’autocongratuler.
          Je trouve plutôt inquiétant que dès que l’on met ta pensée en doute, on tombe de suite dans l’insulte. Ultra-libéralisme désigne un libéralisme extrémiste or je t’ai montré que nous ne vivons pas dans un libéralisme extrémiste puisque la France est un Etat-providence et non un Etat régalien qui laisse faire et laisse passez, pour reprendre l’expression de Quesnay.
          L’Etat n’est jamais autant intervenu dans l’histoire, le RMI, la sécurité sociale, c’est ça l’ultra-libéralisme ? Il faudrait peut être que tu reprennes tes esprits.

          Quand on veut débattre rigoureusement, il faut poser des définitions claires pour éviter toute équivocité. Un sens univoque est beaucoup plus aisé à comprendre et permet d’éviter les quiproquos.

          Laisse de côté tes jugements de valeur, concentre-toi sur les faits positifs.
          Puis, achète-toi un dictionnaire car ta connaissance superficielle de la langue française est plus qu’effrayante.


        • Gorg Gorg 1er novembre 2009 09:23

          Tu es vraiment incorrigible (la mégalomanie est aussi la surestimation de son ego). Pour ta remarque concernant mon usage de la langue Française, je te remercie, mais tu n’as pas de leçon (encore des leçons …) à donner aux  autres et je crois que la mienne (même si elle n’est pas parfaite) vaut bien la tienne. J’ai remarqué que tu aimes bien le terme équivocité, tu l’as appris il y a peu de temps ?. Cela te procure des sensations lorsque tu l’écris ou que tu le prononces ?. Tu te sembles plus intelligent ?.   Un peu d’humilité te ferait le plus grand bien. Je sais ce qu’est l’ultra libéralisme et tu n’as rien démontré du tout. C’est plus compliqué que cela. Mais il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. En fait tu me parais très limité mon garçon. Allez professeur, retournes donc à l’école …….

        • eratosthène 1er novembre 2009 19:27

          Je ne surestime pas mon égo et je n’ai pas la folie des grandeurs.
          Je t’ai donné une définition de l’ultra-libéralisme et tu ne m’en as pas donné.
          Tu montres-là ton incapacité à argumenter. L’Etat-providence n’est pas ultra-libéral donc ton argument ne tient pas la route.
          Tu n’es que dans l’insulte permanente, ni ton âge ni le vieillissement ni l’amoindrissement de tes capacités cérébrales ne te donnent plus d’autorité.
          En ce qui concerne le mot équivocité, je l’ai appris en cours de philosophie donc non, ce n’est pas un terme récent pour moi.


        • Gorg Gorg 1er novembre 2009 21:21

          C’est cela, enfonce toi encore un peu, repousses tes limites. Ta mégalomanie….. ton pseudo en est l’illustration. La définition de l’ultra libéralisme…  une courte recherche sur Internet va te la donner et même plusieurs interprétations. En fait ta conviction libérale ne supporte pas le raccourci que j’ai employé au début de ce post et que je maintiens. Nous sommes dans un système ultra libéral càd un capitalisme obscène ou tout est permis pour une minorité de sois disant élites (élites auto proclamées). Il n’y a pas besoin d’avoir fait les grandes écoles pour comprendre cela. Pour rire je citerais une phrase que tu as écrite :

           » Les chefs d’État pour essayer de montrer qu’ils agissent tant bien que mal, avancent des palliatifs comme la limitation des bonus ou les paradis fiscaux, mais n’osent ne veulent surtout pas aborder les principes architectoniques du système financier mondial tels les produits dérivés ou la circulation continue des capitaux spéculatifs sans prélèvement. »

           Notre bon roi Nicolas 1er (et sa clique de crapules ultra-libérales) s’agite frénétiquement mais tu sais fort bien qu’il pense le contraire de ce qu’il dit (ou l’inverse, c’est au choix).

          Mes neurones vont encore bien et je te remercie de t’en inquiéter. Le seul capitalisme supportable et consensuel est celui qui fut en vigueur sous De Gaulle. Mais tu n’as pas connu….. Alors n’en parlons pas….

          Bon je vais prendre ma tisane, je sais que tu ne m’en voudras pas …


        • eratosthène 1er novembre 2009 23:41

          Ta définition de l’ultra-libéralisme est fantaisiste. Cette étiquette désigne le libéralisme extrémiste, cela ne désigne pas un capitalisme obscène. Ta définition révèle un jugement de valeur qui n’a pas de place en science politique.
          Jette un coup d’oeil sur wikipédia :
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Ultralibéralisme
          On peut voir qu’il y a différentes définitions du mot « ultra-libéralisme » puisque les hommes politiques adorent coller ce quolibet à leurs adversaires. Ce mot a même été utilisé par les monarchistes pour qualifier les partisans de la république libérale du temps du temps de la restauration.
          Comme on peut le voir, l’ultra-libéralisme n’a pas sa place en sciences politiques donc on peut rejeter ce mot hors du débat suscité par l’article ci-dessus puisque s’inscrit dans une démarche positive.

          Sarkozy ne correspond pas vraiment à l’étiquette d’ultra-libéral puisqu’il prône l’intervention de l’Etat, la preuve est avec le plan de relance. Or un libéral extrémiste est par définition opposé à l’Etat, le marché s’auto-régulant, il faut laisser faire.

          Tu manques de rigueur et tu perds facilement tes moyens quand l’on met tes pensées en doute.
          Encore une fois, je ne suis pas mégalomane, j’ai pris eratosthène, fondateur de l’école cynique comme pseudo car j’aime bien la philosophie grecque. En quoi est-ce de la mégalomanie ?
          Comme on dit, c’est celui-ci qui est. Te croyant au-dessus de moi, tu tombes dans l’insulte et te sens obliger de me rabaisser. La frustration est quelque chose de positive avec laquelle, il faut apprendre à vivre, tu devrais en prendre note.


        • FlorenceM 28 octobre 2009 14:41

          Ola jeune modemiste, une petite écoute de Naomi Klein ?

          Comment soumettre une société entière, étudié, expérimenté, approuvé et validé :

          Après le capitalisme du désastre, vous reprendrez bien un petit vaccin ?


          • eratosthène 28 octobre 2009 16:05

            Mon but dans cet article n’est pas de faire l’apologie de Naomi Klein.

            Cette idéologue alter-mondialiste bien qu’un peu trop conspirationniste à mon goût fait des analyses intéressantes.
            Néanmoins, sa tentative de juger le capitalisme comme le communisme est vouée à l’échec.
            Le communisme est une idéologie bien précise, le capitalisme est un système économique.
            On ne peut pas mettre dans le même panier l’État providence scandinave et le laissez-faire absolu de Hong Kong ou encore introniser un penseur extrémiste comme Milton Friedman comme symbole du capitalisme pour essayer de descendre ce système économique.
            Je ne juge pas les idées de Naomi Klein qui ne sont certes pas les miennes mais qui se défendent.
            Il faut bien différencier analyse positive et analyse normative.

          • plancherDesVaches 28 octobre 2009 15:04

            Il est encore trop tôt pour savoir.
            Tout dépendra de l’ampleur de la suite.


            • Gollum Gollum 28 octobre 2009 15:16

              Il n’est guère étonnant que la confiance dépérisse, car celle-ci ne prospère que sur l’honnêteté, l’honneur, le respect des obligations, la protection fidèle et l’exercice altruiste  »


              C’est bien une citation du même Roosevelt qui ne se priva pas de décréter la possession d’or illégale pour tout américain et qui obligea ceux-ci à vendre le leur au prix d’environ 20$ l’once ? (prix d’ami..)... C’est sûr qu’après ce hold-up on pouvait avoir confiance..


              Enfin de l’auteur je relève ceci : Le capitalisme est tel le phénix qui renait de ses cendres sous un plumage toujours plus flamboyant.


              Ah elle est belle celle-là ! Sous prétexte que jusqu’à présent le capitalisme à chaque crise a survécu, on essaye de s’auto-suggestionner que cette fois-ci, ce sera pareil..

              sans beaucoup d’argumentation d’ailleurs..


              Je crains fort que notre apprenti économiste ne soit déçu..


              • eratosthène 28 octobre 2009 15:59

                Pas d’argumentation ?

                Lis un peu mieux l’article, le capitalisme a traversé des phases bien pire que cela, il est rodé.
                Les crises sont des bouleversements qui peuvent annoncer des changements de leadership.
                Si les Etats-Unis restent trop faibles, le BRIC pourra toujours reprendre la main.



              • Gollum Gollum 28 octobre 2009 16:50

                C’est ça l’argumentaire ? : il est rodé


                Mais on est en plein délire là ! 

                Tout le monde dit que cette crise est une première, que l’on a jamais vu une telle quantité de liquidités lâchée dans la nature et pour vous c’est rodé ! 

                Je vous invite à aller voir de ce côté ci : http://www.europe2020.org. Le seul organisme avec Roubini à avoir anticipé la crise.

              • eratosthène 28 octobre 2009 22:51

                Gollum, cette crise est loin d’être une première comme le montre l’article.
                Il s’agit d’une crise bancaire comme on en a déjà connu qui a entrainé un choc d’offre négatif et une récession.
                Roubini n’est pas le seul économiste à avoir anticipé la crise.
                Même Greenspan en décembre 2006 a dit qu’il était probable que les Etats-Unis rentrent en dépression. Il faut aussi noter des économistes comme Volcker et Larrouturou.
                De toute façon cela ne change rien car les crises font partie du capitalisme, elles le régulent.
                De même que la planète terre se régule par des cycles de refroidissement et de réchauffement.

                Vilistia, le but de l’article n’est pas de faire l’apologie du capitalisme sous sa forme actuelle mais de voir en quoi il tient bon.
                Vois avez beau juger que ce système est mauvais, cela ne change rien au fait qu’il tient bon.
                De plus, les épargnants continuent à épargner et les banques continuent comme avant.
                Au final, rien ne change.


              • plancherDesVaches 28 octobre 2009 15:24

                « C’est bien une citation du même Roosevelt qui ne se priva pas de décréter la possession d’or illégale pour tout américain et qui obligea ceux-ci à vendre le leur au prix d’environ 20$ l’once ? (prix d’ami..)... C’est sûr qu’après ce hold-up on pouvait avoir confiance.. »
                Vous voyez bien qu’il a eu des bonnes idées, cet homme. Ha, mince, vous avez de l’or... ???
                Si c’est de l’or « papier », vous êtes roulé. Différents pays ont déjà rappatrié leur or de façon physique, montrant en cela la « confiance » que l’on peut avoir dans ce système.

                Mais que préférez-vous, finallement, le porte-monnaie qui vous sert de coeur, ou... risquer des guerres civiles ?
                « C’est vous qui voyez... Certains ont essayé, ils ont eu des problèmes... » smiley


                • Gollum Gollum 28 octobre 2009 15:59

                  A plancherdesvaches : Mais que préférez-vous, finallement, le porte-monnaie qui vous sert de coeur, ou... risquer des guerres civiles ?
                  « C’est vous qui voyez... Certains ont essayé, ils ont eu des problèmes... » 


                  Je suis désolé mais je comprends strictement rien à ce que vous essayez de dire...

                • frédéric lyon 28 octobre 2009 15:56

                  Le « capitalisme » survivra sans aucun doute pour une bonne et simple raison : il n’existe pas, il est dans les limbes, où il vivra éternellement sous forme d’ectoplasme.


                  Empoyer un tel vocabulaire, après la chute du Mur de Berlin et la conversion de la Chine à l’Economie de marché, c’est vraiment un peu décalé !

                  • eratosthène 28 octobre 2009 16:14

                    Je vous prie de m’excuser mais pourriez-vous être plus explicite ?

                    Pourquoi le capitalisme n’existerait pas ?

                  • Le péripate Le péripate 28 octobre 2009 22:24

                    Avant que ce terme ne soit universellement connu, il a été l’apanage quasi exclusif des socialistes. Par exemple, c’est Louis Blanc qui apostrophe Bastiat en ces termes : « ...ce sophisme consiste à confondre l’utilité du capital avec ce que j’appellerai capitalisme... »
                    Il n’est pas utilisé, étrangement, dans le Capital de Marx. Mais un obscur économiste écrira un « das Capitalismus ».
                    En fait, il est né des disputes entre socialistes et adversaires du socialisme, par nécessité d’avoir quelque chose à opposer au socialisme, sans grand souci de définition, et avec beaucoup de passion.

                    Sinon, à part comme une provocation chez les anarcho-capitalistes, aucune école libérale ne revendique le terme. Popper parle de Société Ouverte, Hayek de Grande Société. Et si on ne s’intéresse qu’à l’aspect économique, le terme économie de marché est bien plus pertinent.

                    Voila pourquoi le capitalisme ça n’existe pas.


                  • eratosthène 28 octobre 2009 22:33

                    Je fais des études d’économie et on a bien défini le capitalisme qui repose sur trois principes :
                    1. propriété
                    2. les revenus de la propriété
                    3. L’échange marchand.

                    Le capitalisme n’est qu’un système économique avec de multiples variantes, il inclut aussi bien l’Etat-providence nordique que l’anarcho-capitalisme.


                  • Le péripate Le péripate 28 octobre 2009 22:47

                    D’accord. Si on le dit à l’Université. Catholique puis franc-maçonne et socialiste, c’est une référence qui s’impose.
                    A noter que les piliers qui sont selon l’Université les fondements du capitalisme sont largement redondants. De la propriété découle naturellement le droit d’en disposer, et donc, de l’échanger.

                    Mais, bon, puisque l’Université a défini son objet, il lui appartient, et je ne voudrais pas réviser un aussi docte avis. smiley


                  • eratosthène 28 octobre 2009 22:54

                    Je l’ai vu en prépa au lycée, pas à la fac.
                    Mais sinon, les principes du capitalisme découlent logiquement l’un de l’autre car ils reposent tout simplement sur un principe architectonique, la propriété.

                    Mais sinon, je suis d’accord avec toi pour dire que personne ne se revendique du capitalisme dans la mesure où il ne constitue qu’un système économique et non un projet de société.


                  • plancherDesVaches 28 octobre 2009 23:32

                    Lis ça, jeune futur capitaliste. Au moins, ça t’apportera plus que ce qui est ici.
                    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2835

                    Tu comprends certainement maintenant pourquoi les dirigeants ont tant peur des peuples.


                  • eratosthène 29 octobre 2009 00:00

                    plancher des vaches, mon but n’est pas de faire l’apologie du capitalisme dans cet article mais de montrer pourquoi il survivra à cette crise indépendamment des jugements que l’on peut porter dessus.

                    J’ai lu ton article qui est critiquable sur plusieurs points.
                    Il est certes vrai que l’Allemagne a pesé de tout son poids dans la construction européenne.
                    L’exemple le plus flagrant est la BCE qui a emprunté ses statuts à la Bundesbank.
                    Cependant, l’ordo-libéralisme qui a surtout été influencé par Röpke est à l’origine de « l’économie sociale de marché » allemande, modèle qu’on ne peut pas vraiment qualifier d’ultra-libéralisme. L’Allemagne est un Etat-providence qui assure un des niveaux de vie les plus élevés de la planète à ses concitoyens.
                    Bernard Conte, professeur à sciences-po Bordeaux sait très bien baratiner mais au final, on n’a affaire qu’à un pâle jugement de valeur contredit par les faits.
                    Le traité de Lisbonne est une réforme institutionnelle de l’UE, rien d’autre.
                    Les principes économiques de l’UE sont déjà inscrits dans les traité de Rome et de Maastricht.


                  • jaja jaja 28 octobre 2009 18:31

                    Le capitalisme ne disparaîtra que lorsque nous le ferons disparaître... Personne ne devrait se sentir dispensé de cette lutte pour l’abattre en instaurant l’égalité sociale entre toutes et tous...

                    Ceux qui pensent qu’attendre qu’il tombe tout seul comme un fruit mûr est la bonne solution seront morts bien avant lui....


                    • eratosthène 28 octobre 2009 22:24

                      Es-tu prêt à abandonner tout ce que tu possèdes et ton argent ?


                    • fred 28 octobre 2009 22:02

                      Oui il tiendra et connaîtra son chant du cygne dans sa dimension extrême dan sun contexte de fin de tyrannie Bushienne au pouvoir depuis 3 générations. Mais un autre capitalisme plus juste pourra alors voir le jour.


                      • Pyrathome pyralene 28 octobre 2009 22:05
                        Pourquoi le capitalisme tel que nous le connaissons survivra.......erreur totale ! d’ailleurs libéralisme et capitalisme ne peuvent aller ensemble , c’est le pousse-au-crime organisé ! et aussi le suicide annoncé , l’automutilation d’abord et l’implosion par la suite......
                         trop de mensonges , de manipulations ,d’escroqueries ,de cupidités , de crimes , de guerres , de paupérisations...le troisième reich devait durer mille ans , l’urss était éternelle , le capitalisme survivra t-il ? NON , comme ses amis , il disparaitra dans les flammes de l’enfer , d’où il n’aurait jamais dû sortir....

                        • eratosthène 28 octobre 2009 22:37

                          Le libéralisme repose sur une économie capitaliste donc ils vont forcément de paire.
                          Le capitalisme se réactualise sous une destruction créatrice permanente.
                          Pour que ce système économique disparaisse, il faudrait passer à une économie collectiviste, ce qui semble peu probable.


                        • Pyrathome pyralene 28 octobre 2009 22:58

                          On peut même imaginer un collectivisme libéral.....vous voyez trop le monde bipolaire , il y a d’autres possibilités ....et pourquoi pas un monde sans monnaie ?


                        • eratosthène 28 octobre 2009 23:49

                          Un collectivisme libéral est strictement impossible pour la bonne raison que le collectivisme supprime la propriété élevée au rang de droit naturel par les libéraux.


                        • Gary Gaignon Gary Gaignon 28 octobre 2009 22:06

                          Son caractère protéiforme indéfiniment individualisateur explique sans doute le côté roseau pensant du capitalisme qui nous dépassera toujours par sa capacité de résilience créatrice de toutes sortes de valeurs économiques et sociales.

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