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Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi les économistes classiques ne comprennent pas les défauts du (...)

Pourquoi les économistes classiques ne comprennent pas les défauts du système qu’ils promeuvent ?

Cet article, aussi court que le respect des promesses de Hollande faites durant sa campagne, propose une explication, aussi rapide que sa soumission aux marchés financiers, sur le pourquoi du comment de l'incompréhension des économistes classiques des défauts du système qu'ils promeuvent.

Par système, il faut entendre système économique et financier ; tous ce qui fait la crise aujourd'hui et notre enfermement dans des mécanismes fous – création monétaire ex nihilo et spéculation incontrôlées entre autres.

En gros, trois conceptions principales dominent dans la vision économique (néo)classique : les individus (agents économiques) sont essentiellement rationnels, l'information qu'ils ont à leur disposition est parfaite et il n'existe pas d'incertitude.

À partir de ces trois postulats, les économistes classiques ou standards, comme les appelle J. Sapir (1), ont la prétention de détenir les lois naturelles de l'économie. En cela ils font de l'économie non une science sociale, mais une science naturelle.

En conséquence, l'économie se dépolitise en devenant un mode de gestion technique, le fruit unique du savoir des experts économiques, que J. Sapir taxe d' « expertisme ». Dans ce sens le droit devient aussi une technique, plus précisément une technique qui institue des règles de fonctionnement telles qu'elles sont pensées par les experts (2).

Nos amis standards plaident pour une constitution économique (3) permettant que leurs dogmes sur l'économie soient indépassables ; mais encore faudrait-il dans ce cas que cette constitution et la science de ces économistes aient tout prévu ; vous devinerez aisément que c'est loin, oula que c'est loin, d'être le cas. L'inscription dans le traité de Maastricht de l'interdiction (très relative) de dépasser un déficit public de 3 % (4) participe à cette idée

J. Sapir – au passage il a vraiment une tête sympathique ce gars – parle justement d'expertisme parce que l'expertise de nos experts (au diable les répétitions) repose sur un fondement scientifique qui relève de la croyance en des principes non-démontrés (main invisible), voire contredits (rationalité des acteurs).

Enfin, ils font du marché financier un fétiche, quasi-divin, capable de s'équilibrer dans la relation, faite de raison, entre les acteurs. Ici, c'est une véritable opération de naturalisation de l'économie, où le marché financier est un être vivant à part entière, le genre de monstre que l'on devrait clouer au pilori pour effrayer les libéros et les capitalos.

Les économistes standards ne veulent ni reconnaître leurs erreurs (cas de la Russie sauvagement libéralisée avec les effets que l'on connaît), ni les faits qui s'opposent à leurs théories, principalement à cause de leur vision ontologique (ce qui constitue l'être) de l'être humain basée sur des postulats généraux métaphysiques (explications générales du fonctionnement du monde).

 

Ils ne comprennent donc pas que concevoir l'économie comme un système naturel ne pourra jamais marcher car l'économie est fondamentalement sociale ! Certes, l'Homme est une bête tout ce qui a de plus naturelle, si ce ne sont les OGM et autres substances synthétiques, mais l'économie est le produit d'un processus social perpétuel et non un état naturel figé. C'est-à-dire que décrire l'économie comme si elle obéissait à des lois aussi naturelles que celles qui commandent aux fleurs de chercher la lumière du soleil est une folie intellectuelle.

Et paradoxalement ! Les économistes standards oublient de voir l'Homme dans ce qu'il a de plus naturel, être de passions, de sentiments et aussi de raison. Mais pas que de raison… La rationalité des agents économiques est une fausse vérité mille fois contredite par l'Histoire ; toutes les crises financières, dans ce qu'elles ont d'euphorique, sont la preuve que les Hommes sont emportés dans des comportements irrationnels, procédant d'un mimétisme, les agents économiques se copiant les uns les autres comme des vaches rentrant dans un enclos. Les crises financières, dans leur excès, prouvent également que l'information n'est pas parfaite, sinon il n'y aurait pas de bulles.

Pour finir sur ce point, étant donné que le jeu de la bourse est de deviner ce que les autres vont jouer, laissons la parole à notre invité, sans aucun doute en provenance du paradis ; « La rationalité pour le spéculateur avisé, c'est d'accompagner le « marché », qu'il soit rationnel ou non  » (5). Et les jeux de hasard ne font pas partie d'un art oraculaire, ils sont formés par les incertitudes.
 

Dans le chapeau de l'article, s'il est fait référence à Franfran c'est parce que les économistes semblent avoir une influence notable. Macron, avant d'accéder à son poste actuel, ce qui me donne envie de jeter des excréments sur les membres du gouvernements – en désespoir de cause et après tout je suis bien un singe ! - était le conseiller économique et financier du président. Là, c'est Laurence Boone sa remplaçante, qui a suivi une formation en économétrie (6) et effectué son doctorat en London Business School, qui n'est pas réputée pour produire des économistes critiques.

Les économistes standards, dont les théories ont une grande responsabilité concernant la situation actuelle, se posent en danger pour l'avenir de la « démocratie » – pauvre fille qui ne mérite même plus son nom - et pour une société vraiment équilibrée.

Alors, tel un frisson dans les premières températures basses de la rentrée, une question s'impose ; existe-t-il encore des économistes classiques ou, pour être plus brutal, ont-ils encore le droit d'exister (figurativement s'entend) ?

 

Notes :

1 = je ne peux que conseiller la lecture de Les économistes contre la démocratie de J. Sapir pour bien saisir l'esprit dogmatique des économistes standards

2 = Ici les experts classiques oublient les questions de légitimité du droit et de son rapport entre le juste et légal

3 = soit un méta-ordre politique qui met hors du débat et du champ de décision des hommes politiques

4 = http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/budget-contraintes-europeennes.html

5 = Maurice Allais, la crise mondiale d'aujourd'hui

6 = économétrie consiste à réduire les comportements humains à des variables pour produire des modèles


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13 réactions à cet article    


  • diogène diogène 30 octobre 2014 09:18

    Ils comprennent très bien, mais ils sont payés (plus ou moins bien) pour raconter des conneries !


    Ceux qui font des analyses pertinentes ne sont pas diffusés.

    C’est simple et efficace.

    “Par miracle économique, on entend un ensemble intégré de belles statistiques macroéconomiques, de grands profits pour les investisseurs étrangers et de vie de luxe pour les élites locales ; avec, en petits caractères, un accroissement de la misère pour la majorité de la population.” [Noam Chomsky, L’An 501, la conquête continue, 1993]

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 octobre 2014 18:13

      diogène,
      Je n’en suis pas si sûre que vous qu’ils comprennent tous très bien.
      Il y a un effet de mode des idées économiques. Faut être moderne !
      Surtout quand on a encensé ceux qui pensaient bien, et placardisé ceux qui pensaient mal.
      Certains ont sans doute préféré leur carrière...


      La dette est née à partir de la loi Pompidou Giscard de 1973, devenue article 104 de Maastritch, puis article 123 du TFUE, avec obligation faite aux Etats européens d’emprunter aux banques, avec intérêts, plutôt qu’à la banque de France à taux 0%.

      Voici les explications à postériori de Rocard Pourquoi n’a-t-il rien dit aux Français, ni même sans doute dans le PS ? Mystère. Et voici le résultat de la dette.

      Il y en a qui savent, parce qu’ils ont directement mis la main aux forfaitures, par exemple Attali, qui s’est débrouillé avec sa bande bras cassés d’empêcher la clause de sortie du Traité de Maastritch.
      Alors que ce Traité était majeur : création de l’ UE, de l’euro et introduction de l’ OTAN (article 42).

      Attali expliquant sa forfaiture.

      Mais qu’ils croient ou pas à TINA, il n’y a que les résultats qui comptent et pour les peuples, le résultat est désastreux.

    • diogène diogène 30 octobre 2014 20:32

      L’humanité est composée de 10 % de génies, 10 % de crétins déminéralisés et 80 % de gens tout-à-fait capables de comprendre ce qui est rationnel.


      Mais on peut être de mauvaise foi, être de parti pris, ou même être un fieffé salaud.
      Le cynisme, le « tout-pour-ma-gueule » ne sont pas forcément synonymes de faible activité cérébrale.

      D’ailleurs, les gros truands, ceux qui tirent les ficelles, pas les monsieur « tu tues », sont des gens intelligents, sans foi ni loi !

    • trevize trevize 30 octobre 2014 10:09

      Vous parlez de « défauts du système » c’est très relatif ; peut-être qu’eux voient des avantages là où nous on voit des défauts.

      "un fondement scientifique qui relève de la croyance en des principes non-démontrés (main invisible), voire contredits (rationalité des acteurs).« 

      La main invisible est tout ce qu’il y a de plus réelle, et leur crainte numéro 1, c’est qu’elle se matérialise. Pour éviter ça, ils matraquent autant qu’ils peuvent la tête qui se trouve au bout de la main, pour l’empêcher de devenir... rationnelle.

       »Ils ne comprennent donc pas que concevoir l’économie comme un système naturel ne pourra jamais marcher car l’économie est fondamentalement sociale ! Certes, l’Homme est une bête tout ce qui a de plus naturelle, si ce ne sont les OGM et autres substances synthétiques, mais l’économie est le produit d’un processus social perpétuel et non un état naturel figé. C’est-à-dire que décrire l’économie comme si elle obéissait à des lois aussi naturelles que celles qui commandent aux fleurs de chercher la lumière du soleil est une folie intellectuelle."

      Vous avez une drôle de conception de la nature... Elle n’a absolument rien de figé, c’est l’homme qui la décrit figée et qui aimerait bien qu’elle le soit vraiment, mais ses règles se réinventent constamment, même si ça ne se voit pas forcément à la petite échelle d’une vie humaine. Croire que les règles qui régissent l’humain ne sont pas naturelles, c’est placer l’homme en dehors de la nature, et c’est faire la même erreur que ces abrutis qui sont en train de détruire la planète.

      Même si je n’aime pas trop leurs bricolages génétiques dégénérés, il faut quand même se rappeler que l’ADN des plantes OGM est de même nature que celui des plantes naturelles : A,T,C,G restent les lettres de base de l’alphabet de la vie, et les gènes qu’ils injectent à coups de marteau pourraient tout aussi bien apparaître à l’état naturel.

      Les consommateurs courent après les produits que la lucarne magique leur proposent, de la même façon que les fleurs poursuivent le soleil...

      Le problème est juste qu’ils n’appliquent que la partie de leurs théories qui les arrangent. Pour que les acteurs deviennent vraiment rationnels, il faudrait déjà que toute l’information circule librement. Or ils font tout ce qu’ils peuvent pour éviter ça. Ils bataillent pour ne pas indiquer le contenu de leurs produits, pour garder leurs secrets industriels, ils paient des scientifiques pour faire des études bidon et répandre le mensonge, tout en collant des procès à ceux qui commencent à parler des vérités qui dérangent.


      • Singe conscient Singe conscient 30 octobre 2014 10:57

        Bien sûr que la nature n’est pas figée, mais vous avez répondu vous même, notre description l’est ; la photosynthèse des plantes par exemple. Ce que vous ne saisissez pas en revanche c’est que l’organisation sociale et politique n’a rien de naturelle ; démocratie, dictature et autres ne sont pas inscrites dans les lois de la nature, tout comme libéralisme et capitalisme. Donc il ne s’agit pas de sortir l’Homme de la nature (au contraire même puisque les économistes critiques plaident pour la prise en compte du caractère irrationnel de l’Homme) mais de ne pas naturaliser ce qui est un phénomène en très grande partie qui est une construction de l’Homme.

        La main invisible potentiellement réelle ? Des précisions s’il vous plait, vous avez piqué ma curiosité.


      • trevize trevize 30 octobre 2014 12:42

        La « main invisible potentiellement réelle », c’est tout simplement des consommateurs qui se prennent en main pour se renseigner sur ce qu’ils achètent, d’où ça vient, comment ça a été produit, et qui refusent d’acheter ce qui ne convient pas à leurs standards.
        Je parle de boycott motivé, conscient et circonstancié, le boycott n’est pas une punition si on précise clairement pourquoi on boycotte un produit ou une marque ; ça laisse la possibilité à l’entreprise de s’adapter à ce que ses clients réclament. Eux, ils veulent faire du profit, si ils n’en font plus ils adapteront leur comportement pour qu’on revienne acheter chez eux. C’est ça la main invisible : si on refuse leurs produits, les multinationales sont bien obligées de s’adapter à la demande.

        L’autre solution c’est celle qui consiste à considérer que les gens sont des moutons incapables de se prendre en main, incapables de savoir ce qui est bon pour eux, et qu’il faut donc des lois pour les protéger de l’appétit des multinationales. Une loi = une barrière pour protéger les moutons des loups. Sauf que les loups sautent allègrement les barrières, alors il en faut une autre, et encore une autre jusqu’à ce que l’enclos soit tellement plein de barrières que les moutons ne peuvent plus bouger.

        Comment voulez-vous que les gens deviennent rationnels si on leur mâche tout le travail par avance ? Comment voulez vous que les gens évoluent si on prend toujours toutes les décisions à leur place ? C’est comme un enfant qu’on surprotège, qu’on empêche tout le temps de faire des erreurs et d’apprendre par lui-même. ça ne forme pas des individus équilibrés.


      • Singe conscient Singe conscient 30 octobre 2014 14:10

        Mais la rationalité n’est pas objectif, encore moins une finalité. Enfin, à mon sens, on peut très bien accepter l’Homme comme un être guidé par ses passions et essayez de faire mettre en place des institutions structurantes (la loi par ex) faisant en sorte qu’ils ne blessent pas les autres ou lui-même. Le libéralisme économique libère totalement le capitalisme, particulièrement le financier, en ce qu’il permet aux individus de s’enrichir par tous les moyens. Il s’agirait de remettre de la raison mais pas de faire des individus des êtres avant-tout rationnels, ça n’aurait aucun sens (j’imagine d’ailleurs que ce n’est pas ce que vous voulez dire).

        Ce que vous décrivez comme étant la main invisible correspondrait plutôt à un processus collectif de prise en main, de responsabilisation, donc d’émancipation, ainsi qu’à une logique, pourrait-on dire, d’intrication d’intérêt. La main invisible des classiques c’est le fait que l’investisseur qui s’enrichit fait profiter par sa quête d’accumulation de richesse à l’ensemble de la société.

        C’est vrai je pinaille mais je saisis votre réflexion, qui me paraît juste ; à la différence des membres du gouvernement vous comprenez que l’offre ne crée pas la demande.


      • trevize trevize 30 octobre 2014 15:12

        Pour la main invisible, je m’aperçois qu’elle est interprétée de bien des manières par différentes écoles.

        Je comprend bien votre conception de la loi structurante, et suis assez en accord avec vous, mais il faut bien se garder d’en faire aussi un objectif. Pour moi, la loi a pour vocation d’être intégrée un jour ou l’autre par les citoyens (pour qu’ils deviennent un peu plus rationnels). Elle n’est qu’une béquille, un échafaudage, comme les roulettes pour apprendre à faire du vélo. Un jour ou l’autre, il faut apprendre à s’en passer.
        En France, on ne fait pas ça du tout, on ne conçoit pas la vie et le monde sans la béquille, on a inventé la laïcité, mais on vénère nos institutions comme un dieu tout-puissant, on dirait que notre seul devoir est de maintenir ce truc tel quel coûte que coûte. On voit comme un terrible affront aux ancêtres le fait de remettre en question nos institutions. On est dans la mouise parce que pendant que le monde changeait tout autour, nous n’avons fait que plâtrer l’état pour qu’il tienne le choc au lieu de le faire muter.
        Maintenant, ça devient urgent, et pourtant on continue dans la même direction, on emplâtre, on colle des rustines et des dérivations... et surtout on rend responsable de nos malheurs le reste du monde (pour rappel, nous représentons à peu près 1% de la population mondiale ; est ce que le reste du monde aurait du stagner comme nous, ou nous imiter, pour nous faire plaisir ? )


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 octobre 2014 10:21

        Bonjour,
        Apparemment, c’est incompréhensible... Sauf quand on commence à comprendre que les économistes mainstream ne font pas de l’économie, ils font de la politique !


        Lisez ce que Robert Mundell, l’inventeur de l’euro, dit des finalités de l’ UE et des pays piégés dans la zone euro, déclarations au Guardian :

        • « Le but n’est pas de faire de l’ UE une puissante unité économique, mais une révolution conservatrice, style Reagan Tchatcher : envoyer les Etats providence aux égouts ! »

        Et la dette à 3% du PIB, vous savez d’où ça sort, cette idiotie économique ?
        D’une demande de Mitterrand au Ministère des Finances, qui a atterri un soir sur le bureau de deux fonctionnaires qui ont bidouillé un machin sans queue ni tête, mais qui a fait florès !
        « Le déficit à 3% du PIB, une invention 100% française »

        Pour finir de répondre à vos questions qui sont les questions que beaucoup de gens censés se posent, « comment s’y sont ils pris » ?
        En noyautant les leaders d’opinion à travers des Think tank, de Droite et de Gauche :
        « Les évangélistes du marché » Keith Dixon.

        C’est aussi bien expliqué dans la vidéo « La stratégie du choc » de Naomi Klein.

        Mais il faut du temps pour comprendre tellement ils ont tout camouflé et manipulé tout le monde jusqu’aux plus hauts niveaux !

        Il a fallu 15 ans à Vincent Brousseau, économiste français à la BCE, et plutôt européiste au départ, pour comprendre le dessous des cartes. Cet exemple montre qu’aux plus hauts niveaux du saint des saints, la BCE, personne n’explique rien à personne, et que tous sont manipulés.

        Voici ce qu’explique maintenant Vincent Brousseau sur la sortie nécessaire de l’euro.


        • lsga lsga 30 octobre 2014 13:20

          L’UE et l’Euro ont été construit pour exactement les mêmes raisons que la France a été construite au 18ème siècle.

          La France féodal n’était pas une nation. Elle était un ensemble de petits royaumes, chacun ayant sa monnaie, ses douanes, son mini-roi, sa langue, ses traditions ; petits royaumes plus ou moins soumis au roi d’Ile de France ; petits rois qui passaient leurs temps à se faire la guerre.

          Le Capitalisme ayant besoin de toujours agrandir ses marchés, Louis XIV, puis les bourgeois révolutionnaires, vont unir toutes ces provinces en faisant tomber leurs douanes, en créant une monnaie unique, en unifiant les langues, en rasant les traditions. 
          Cette marche est celle du Capitalisme, elle se produit partout, à toute époque.

          • Le421 Le421 30 octobre 2014 20:50

            Les économistes pêchent de façon cruciale sur un point. Ils ont voulu tout quantifier, tout mesurer...
            Or, l’être humain est subjectif, passionné, variable et parfois incompréhensible.
            Les économistes voudraient savoir le prix que va se vendre un tableau d’artiste avant qu’il l’ai peint.
            Et ils se plantent.
            Par contre, à force de tout vouloir régir, ils nous entraînent dans un gouffre sans fond ou les plus faibles sombrent les premiers et périssent.
            Maintenant, quand un de ces sinistres personnages prévoit un phénomène financier, je regarde immédiatement si le contraire est plausible. En général, plus ils sont suffisants et sûrs d’eux (façon de passer pour compétent), plus ils se gourent. Ca me fait souvent rigoler !! Et nous, on paye les pots cassés.


            • soi même 31 octobre 2014 02:02


              A ce demandez si il ne frisent pas la malhonnête intellectuel ?

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