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Pourquoi les salaires des patrons du CAC 40 ne sont pas toujours justifiés

La récente étude signée Proxinvest indique que malgré la crise, les patrons du CAC 40 sont toujours aussi bien payés. En 2011, l’indice boursier a chuté de 17% alors que la rémunération moyenne des dirigeants a augmenté de 4% pour atteindre 4,2 millions d’euros. Cette rémunération inclus salaire, attribution d'options et d'actions gratuites. Elle exclut cependant retraite chapeau et dividendes.

Un précédent article paru le 14 décembre 2012 sur Agoravox, donnait une vision commerciale de la rémunération des patrons des grandes entreprises. Nous nous attacherons ici à faire une analyse pratique du point de vue de l'actionnaire.

Les salaires des patrons sont élevés par rapport à ceux de votre voisin ou de votre boucher.

S’il y a un point d’accord entre ma pensée et celle de la majorité des Français, c’est le fait que les rémunérations des patrons du CAC 40 sont élevées en comparaison avec celles de tout un chacun. Je suis bien conscient qu’un million d’euros annuels représentent plus de 75 SMIC annuels. Et, sachant compter, je sais que les 19,6 millions que Maurice Lévy a touchés en 2011 représentent 1500 SMIC ou 3500 annuels. Personne ne nie ces chiffres et personne ne nie qu’ils sont élevés par rapport à M. Tout-le-monde. Sont-ils pour autant justifiés ?

Pour autant, les patrons du CAC 40 sont-ils d’affreux profiteurs sans scrupules, voleurs d’argent et incompétents ? Leurs rémunérations sont-elles injustifiées ?

Pour répondre à cette question, je me permets de faire un mini-cours de gouvernance d’entreprise. Les gens ont souvent tendance à oublier ce qu’est une entreprise.

  • A qui appartient une entreprise ?

Les propriétaires d’une entreprise sont les personnes physiques ou morales qui ont achetées des parts de l'entreprise ou qui les ont eu gratuitement. Ces parts sont nommées actions notamment dans le cas d'une société anonyme.

Cet argent dépensé par l'actionnaire profite-t-il à l'entreprise ? Ca dépend. Si l'actionnaire à souscrit à l'émission d'actions nouvelles, l'argent va financer l'entreprise. C'est un pouvoir qu'a l'entreprise qui est proche de celui de battre monnaie. Si l'actionnaire a acheté en bourse des actions d'occasions, l’argent va au précédent propriétaire et ne profite pas directement en l'entreprise.

  • Quel est le but d’une entreprise ?

L'entreprise est la plus petite combinaison d'unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d'une certaine autonomie de décision, notamment pour l'affectation de ses ressources courantes. C'est la définition de l'insee.

  • Pourquoi le but premier d’une entreprise n'est pas de rapporter de l’argent aux actionnaires ?

Une entreprise a souvent besoin de se financer pour diverses raisons : investissement, traverser un mauvais cycle économique... Pour cela, elle à trois possibilités.

La première est d'emprunter auprès d'une banque et verser ainsi chaque année des intérêts conséquents.

La seconde est de profiter de sa notoriété pour émettre des obligations. Les obligations sont des emprunts négociables en bourse et sont généralement acheté par des particuliers (à travers le livret A, les assurances-vie, l'épargne retraite....), des états, des fonds de pension, voir des entreprises qui ont de la trésorerie à placer. Le taux d’intérêt versé sera généralement inférieur à celui qu'une banque offrirait.

La troisième solution est d’émettre des actions. Une action est une part de la société, assorti d'un droit de vote. L'entreprise rémunérera cette action sous forme de dividende, si elle le veut bien. Cette décision est révisée chaque année. Une entreprise en difficulté économique prendra souvent la décision de ne pas rémunérer les actionnaires en attendant des jours meilleurs. Une entreprise de très grande réputation pourra également prendre la décision de ne pas rémunérer les actionnaires. Ca a été le cas pour Microsoft pendant des dizaines d'années. Cette rémunération est généralement plus basse que celle d'une obligation et remise en cause chaque année. C'est la solution la plus économique pour l'entreprise.

Qu'est-ce qui justifie la rémunération d'une action ? Une action peut être assimilée à un emprunt perpétuel. Compte tenu de la dévaluation permanente de la monnaie dû à l'inflation et de la prise de risque de l'actionnaire (qui perd tout en cas de faillite), il est relativement logique de rémunéré celle-ci à un taux légèrement supérieur à l’inflation.

Pourquoi les entreprises dépensent des millions en rachat d'actions ? Un rachat d'actions n'est pas un cadeau à l'actionnaire mais un remboursement de l'emprunt perpétuel. Le bénéfice pour l'entreprise est de ne plus verser de rémunération pour ces actions qui seront détruites.

  • Comment sont rémunérés les PDG ?

Les dirigeants du CAC 40 sont choisis par le conseil d’administration, dont les membres sont eux-mêmes élus par les actionnaires. La rémunération des PDG est votée par le conseil d'administration (ou le conseil des rémunérations, lui-même issu du conseil d'administration), la transparence en la matière est la règle depuis bien longtemps. Il suffit de lire les documents de référence annuels disponibles sur les sites internet des entreprises. Théoriquement une entreprise peut être vue comme une démocratie. Mais tout comme la Russie ou l'Inde il ne suffit pas de décréter la démocratie, encore faut-il la faire fonctionner.

Comment est élu un membre du conseil d'administration ? Généralement, il y a un vote à l'assemblée générale du type : Nomination de Madame X. au conseil d'administration. Oui ou non ? Comme généralement les actionnaires ne connaissent pas madame X. soit ils s'abstiennent, soit ils votent oui. Elle est donc élue.

Qui se présente ? Généralement des PDG ou membre de conseils d'administration d'autres sociétés. Henry Proglio, PDG d'EDF, est présent dans le conseil d'administration de 6 sociétés, Bolloré cumule douze mandats d'administrateur. Il est ainsi facile de se rendre la pareil lors des négociations salariales sur les salaires de PDG.

Il faut distinguer deux types de sociétés. Celles dont le PDG est l'actionnaire majoritaire (Bolloré, LVMH, PPR,...) et celles où le PDG est un simple salarié.

Les PDG ne sont pas révocables à tout moment, comme on l'entend souvent dire. Il est évident que si celui-ci est propriétaire de son entreprise, il ne va pas s'auto licencier. Dans le cas du PDG simple salarié, il n'est pas plus facilement révocable qu'un salarié de chez Alcatel. Et même plutôt moins, car il aura généralement fait inscrire des indemnités conséquentes dans son contrat de travail en cas de départ. Ces conditions sont généralement discutées avec le conseil d'administration et ne font pas partie des votes des actionnaires

  • Mais les PDG du CAC 40, ils n’ont rien investi, ce sont de méchants profiteurs avides d’argent !

Environ un petit quart des sociétés du CAC 40 ont leur PDG comme actionnaire majoritaire. Ils risquent leur propre argent dans la société qu'il dirige. Cependant, il ne faut pas oublier qu'en tant que gros actionnaire ils touchent de conséquents dividendes en plus de leur salaire. Nombre de ces dirigeant n'ont pas fondé l'entreprise qu'ils dirigent mais sont des héritiers.

On met souvent en avant la responsabilité civile et pénale du PDG pour justifier ces rémunérations. C'est vite oublier qu'il a y prés de trois millions d'entrepreneurs en France avec la même responsabilité, mais pas la même rémunération.

S'il on a vu qu'il est impossible de faire partir un PDG propriétaire de l'entreprise, est-il facile de faire partir une PDG simple salarié ? Tout dépend de l'actionnariat. S'il y a un gros actionnaire ce sera facile. Ainsi la direction d'Alstom issu d'Alcatel et qui avait menée l'entreprise à sa quasi-faillite, a été virée lorsque Bouygue est devenu actionnaire majoritaire. A contrario, Alcatel qui n'a pas de gros actionnaire et dont la direction s'est séparé en vingt ans de 150 000 personnes et de la majorité de ces activités, pour mener l'entreprise dans une situation très difficile, c'est toujours maintenue. De la même façon en 2008-2009, la plupart des banques auraient fait faillite sans l'aide de l'état, cela n'a pas conduit à révocation des PDG. Il a fallu pour cela des événements bien plus médiatique tel que Jérôme Kerviel.

  • Et les salariés des entreprises du CAC 40 dans tout cela ?

Beaucoup de Français aiment s’indigner lorsqu’un PDG annonce un plan de licenciements et que, dans le même temps, sa rémunération augmente. Le PDG est la personne mandatée par les actionnaires, les propriétaires de l’entreprise, pour qu’elle développe l’activité au mieux. Si le PDG annonce un plan de licenciements, il est probable que c'est suite à une diminution d’activités présente ou à venir. Cela peut être également dû à une brutale augmentation de productivité, mais c'est plus rare. Ces licenciements se feront donc généralement non seulement au détriment des salariés, mais aussi des actionnaires qui verront la valeur de leur entreprise diminuer. Le peu de contrôle des actionnaires sur le PDG joue également contre eux.

Bien souvent, dans pareil cas, M. Tout-le-monde s’indigne et parle de manque de reconnaissance aux salariés. Il a raison, car le droit au travail est un droit constitutionnel. Malheureusement M. Tout-le-monde ne peut que constater que la loi ne s'applique pas toujours.

Pourquoi tant de haine ?

Prenons l'exemple de Carrefour. En 2011, le PDG, Lars Olofsson avait un salaire fixe de 1.3 millions d'euros et a obtenu une part variable également de 1.3 millions d'euros. Cette part variable est censé rémunéré sa performance. Cependant pendant les 3 années de sa présidence Carrefour n'atteindra pas à cinq reprises son objectif de résultat. Le PDG partira avec une indemnité supplémentaire de 1.5 millions d'euros.

Ces montant versés sur décision du conseil d’administration pour quelqu'un qui n'a pas donné satisfaction se fait au détriment du développement de l'entreprise, au détriment des salariés et aux détriments des actionnaires.

Ceci n'est pas forcément représentatif de toutes les grosses entreprises mais montre bien la dérive du système.


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28 réactions à cet article    


  • spartacus spartacus 17 décembre 2012 12:04

    La présentation de l’article contribue à l’hystérie collective du rapport à l’argent actuelle. C’est la téorie de Freidrich Hayeck. 

    Les socialistes transforment toute les questions d’entreprises en problèmes politiques.

    Les entreprise du CAC 40 ont la particularité d’être mondiales, exportatrices et de faire leur business hors de nos frontières.

    Un raisonnement sain se fait sur des comparaisons à l’échelle de la zone de chalandise de la multinationale. 
    Les salaires ne sont pas comparable sur une base franco-française, mais sur une base moyenne des pays de l’OCDE.

    Nous sommes en économie de marché. La multinationale investi là ou il y a un potentiel qui monte et désinvesti là ou le potentiel est en recul. Un licenciement dans un pays ne fait pas diminuer la masse salariale mondiale.

    L’entreprise est l’affaire de l’entreprise, des salariés, une situation ne fait pas l’autre.

    • cogno4 17 décembre 2012 12:11

      blablablabla, tout va pour le mieux dans le meilleur des monde.

      Bientôt, vous aurez d’un coté, un petite troupe de Pharaon, et de l’autre, la horde sans fin des gueux avec le niveau de vie des années 20 en Chine.


    • cogno4 17 décembre 2012 12:14

      Ceci dit, j’admire la façon dont tu fais du hors sujet sans répondre à la question posée par l’auteur, mais je t’excuse car justifier des salaires à 6 chiffres est un exercices délicat qui réclame de la crédulité de la part de ton auditoire... et risque surtout de montrer que tu as une mentalité d’ordure, avec tout ce qui va avec.


    • Mycroft 17 décembre 2012 13:15

      L’économie est un domaine hautement politique, une entreprise qui emplois plusieurs centaine de millier de personne a un impacte sur la société nationale et peut être même mondiale qui est très conséquente. On est quasiment au même niveau que les baronnie d’antant. Doit ont tollérer qu’une baronnie qui nous affecte soit gérée contre nos intérêts ?


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 décembre 2012 15:02

      Par spartacus (xxx.xxx.xxx.149) 17 décembre 12:04
      « L’entreprise est l’affaire de l’entreprise » et de ses actionnaires capitalistes.
      Et 
      le capitalisme dispose d’un énorme potentiel d’équité.


    • spartacus spartacus 17 décembre 2012 18:05

      Mycroft 

      En quoi le salaire de personnes d’une entreprise privée affecterait en mal nos intérêts ?

      C’est l’argent des actionnaires, au pire les différences de revenus sont a régler en Interne au niveau de l’entreprise.

    • HugoS HugoS 17 décembre 2012 18:45

      @Spartacus :

      Si le chiffre d’affaire d’une entreprise tombe, c’est les salaires les plus hauts qui devraient être touchés en premier. Hors dans l’exemple de Carrefour, ces salaires restent intacts au détriment de licenciements :
      http://www.20minutes.fr/economie/992749-carrefour-confirme-suppression-500-600-emplois-france
      Maintenant à echelle macro économique, l’autre problème généré par cela, c’est que ces hauts salaires vont épargner en masse.
      http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1265&page=graph
      Donc du coup, la consommation baisse et tu sors du cercle vertueux.


    • spartacus spartacus 17 décembre 2012 21:29

      Chez Carrefour, c’est l’affaire de Carrefour, des actionnaires et des salariés Carrefour. Pas de la société toute entière.


      L’épargne des un est l’emprunt des autres. Il faut des investisseurs aussi.

    • HugoS HugoS 17 décembre 2012 21:42

      « Chez Carrefour, c’est l’affaire de Carrefour, des actionnaires et des salariés Carrefour. Pas de la société toute entière. »
      Mais malheureusement mon pauvre Spartacus, tu peux pas empêcher la « société » d’avoir une opinion à ce sujet.
      Surtout quand les conséquences retombent sur la Françe, parce qu’aux dernières nouvelles, les chômeurs c’est encore l’Etat Francais qui s’en charge.
      Cependant tu remarqueras que les journaux s’en soucient guère de ce genre d’affaires, donc tu peux dormir sur tes deux oreilles.

      « L’épargne des un est l’emprunt des autres. »
      Bah tu m’expliqueras pourquoi on incitait les ménages au lendemain de la crise de 2008 a la désépargne hein.


    • Laurenzola Laurenzola 18 décembre 2012 07:41

      @Spartacus,

      Vous semblez mal armé pour un guerrier, Mr Spartacus, il faut un H au mot théorie, et avec cette hache, je vous coupe la tête.

      L’argent n’est pas une arme, juste le reflet de votre personnalité.


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 décembre 2012 08:07

      C ’ est ben vré ça , faut couper la tête à ceux qui ont de l’ argent .



      Le monde ira mieux après , en téorie . 

      hachtment bien le révoloutionnaire guili-guili .

    • julius 1ER 18 décembre 2012 09:58

      sauf que ton amnésie te pousse à dire Spartacus, comme d’habitude des inepties, mais on ne peut t’en vouloir c’est ton logiciel, qui n’a pas été réactualisé.

      tu as trop écouté Mamie Thatcher avec son fameux « there is no society » dire qu’une entreprise est un électron libre et peut faire n’importe quoi releve d’une grave pathologie, car par exemple que se passe t-il lorsqu’il y a un conflit soit endogène soit exogène, et bien l’entreprise a recours à la police ou à l’armée ce qui signifie qu’elle ne peut exister que dans un cadre légal , hors ce qui se passe actuellement avec nos multinationales, c’est qu’elles ont tendance à se croire délivrées de toutes obligations envers les pays qui les ont fait prospérer ; hier soir sur FR3 il y avait un documentaire sur la rivalité qui animait pendant un demi siècle L Renault et A Citroen, c’était tout à fait significatif des différents états d’esprits qui animaient les 2 protagonistes et ce qu’il est advenu de ces 2 légendes. Louis Renault pour avoir justement cru pouvoir faire ce qu’il voulait et s’être vautré dans la collaboration, a fini en prison et est mort de maladie, il a échappé de peu à une sanction moins honorable.Comme quoi à la fin ce sera toujours la politique qui aura le dernier mot, certains auraient tord de l’oublier !

    • Laurenzola Laurenzola 18 décembre 2012 10:49

      @Julius

      Propos très intéressant, le statut d’apatride n’est pas possible pour une personne physique, il devrait en être de même pour une personne morale, question de bon sens.

      Ou alors, il faut faire tomber toutes les frontières, dans la situation actuelle, je ne pense pas que ça changerait grand chose, le chaos reste le chaos.


    • Cédric Moreau Cédric Moreau 18 décembre 2012 13:53

      spartacus : « L’épargne des un est l’emprunt des autres. »


      Plus précisément, c’est l’emprunt des uns fait l’épargne des autres : ce sont les crédits qui font les dépôts. Et les crédits sont soumis à intérêts.

      Pourquoi cette précision ? Car ça permet d’inverser la logique : vous, spartacus, voyez « les investisseurs » comme des sauveurs, ceux qui viennent injecter de l’argent. Or dans notre système monétaire, épargner revient à priver les autres de monnaie. Donc pour « investir », les investisseurs ont d’abord privé les autres de monnaie. Et il faudrait les en remercier ?

      spartacus : « Les socialistes transforment toute les questions d’entreprises en problèmes politiques. »

      Vous oubliez que la monnaie est un bien commun, un bien social. C’est bien parce que la monnaie est acceptée par tous qu’elle fonctionne. Les entreprises manipulent un bien commun, et si elles en abusent il est tout à fait justifié que nos représentants s’en mêlent.



    • Mycroft 18 décembre 2012 14:01
      « En quoi le salaire de personnes d’une entreprise privée affecterait en mal nos intérêts ? »

      Pas simplement ces salaires, mais le fait qu’il soit à cette place. Les salaires sont un problème parce que grâce à eux, ils sont en mesure de provoquer une concentration de capital, concentration qui leur permet de négocier avec le pouvoir étatique, capacité qu’aucun être humain ne mérité d’avoir. Un humain ne doit pas négocier avec l’état autrement que par le vote ou le travail dans la fonction publique.

      Ensuite, une entreprise privée est un élément de la société, un élément massif qui nous impacte tous, directement ou indirectement. Les décisions en terme de politique d’entreprise de carrefour par exemple, nous impacte, en tant que client de chez carrefour. La seule solution que nous avons pour contourner cela et d’aller ailleurs, ce qui n’est pas techniquement satisfaisant. Parce que, par exemple, le super-marché proche, c’est carrefour et pas Auchan (et que de toutes façon, ils sont gérés de la même façon peu ou prou).



    • Patrick M. Patrick M. 18 décembre 2012 21:54

      Prétendre que le salaire élevé des grands patrons est dû au salaire élevé au niveau mondial me paraît être un argument qui ne résiste pas à l’observation.

      D’une manière générale évoquer les hauts salaires américains pour les patrons et les bas salaires chinois pour les employés relève du sophisme.

      De nombreuses grandes entreprises françaises sont dirigées (ou l’ont été dans un passé proche) par des étrangers (Renault, Carrefour, l’Oréal, Arcelor, Sanofi, Alcatel, EADS...). A ma connaissance seul deux grandes entreprises étrangères (GlaxoSmithKline et unilever ) sont dirigé par des Français.

      On ne peut que constater le manque de mobilité des grands patrons français ? On peut cependant faire quelques hypothèses sur les raisons :

        • Patrons considérés comme peut compétents ?

        • Conditions financières, meilleur en France qu’a beaucoup d’endroits ?



    • cogno4 17 décembre 2012 12:09

      Pas toujours pas toujours.... je dirais même jamais !

      Déjà, je ne vois pas ce qui justifie qu’un gugusse gagne des dizaines, des centaines de milliers d’Euros par mois, il vends quoi à ce prix là ? Même son cul ne vaut pas autant.
      Il ne vends surement pas ses compétences, mais plus surement son carnet d’adresse non ?
      D’ailleurs on les remercie souvent de leur grave incompétence avec un gros chèque au moment de partir.

      Si un jour on coupe la tête de ce genre de parasites, faudra pas s’étonner... on leur coupera autre chose aussi, pour éviter qu’ils se reproduisent.


      • ctadirke 17 décembre 2012 20:59

        Les gros salaires sont-ils majoritairement gagnés à la sueur du front ou même des neurones

        Sont-ils une garantie en cas de faillite dont l’intéressé ne serait en rien responsable ?

        Il a des patrons de petites voire moyennes entreprises qui ne volent pas un salaire conséquent, mais qu’ils ne pourraient pas se payer sans leur personnel pas forcément payé, lui, en conséquence.


      • louphi 17 décembre 2012 13:19

        Patrick M. 

        Votre article est une réplique contradictoire assez timorée à l’article illégitime et très réactionnaire de tdelache publié vendredi dernier 14 décembre 2012. Vos arguments sont quand même assez positifs. Le caractère timoré des réponses de ceux et celles qui dénoncent légitimement les rémunérations insensées des patrons du cac40, entre autres, repose sur le fait que cette dénonciation admet le dogme capitaliste de l’intangibilité de la propriété privée du capital. Or, le capital, plus-value économisée extraite de la sueur des travailleursest un produit collectif qui n’a pas à être accaparé à titre privé. En tant que tel, tout capital doit appartenir à l’Etat, puissance publique représentant les producteurs de ce capital, c’est à-dire les travailleurs. Les détenteurs privés de capitaux sont tout bonnement des spoliateurs de la société. Ils doivent être expropriés et jetés sur le bûcher.


        • Mycroft 17 décembre 2012 16:49

          Même si je partage votre idéal, il faut admettre qu’il n’est pas partagé par grand monde. Ce faisant, l’auteur fait ici un travail d’information objective qui est très louable.

          Le fait que Spartacus ne puisse rien faire d’autre pour le contredire que botter en touche est un plaisir.


        • alberto alberto 17 décembre 2012 17:09

          L’auteur : Erreur dans le titre de ton article : remplacer « pas toujours » par« toujours pas » et tu verras ça deviendra beaucoup plus lisible !

          Tu n"as pas assez mis l’accent pour noter que le CAC 40 était un club de parrains mafieux se cooptant à tour de rôle : comme d’autres s’embrassent en couronne après le dessert . (sur l’air du Plaisir des dieux ?)

          Mais pour entrer dans le club il faut préalablement avoir réussi deux ou trois carambouilles bien juteuses sans trop de casse...


          • Patrick M. Patrick M. 17 décembre 2012 20:16

            En attendant qu’Agoravox corrige le lien, l’article du 14 décembre :

            http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/pourquoi-les-salaires-des-patrons-127491


            • cistus 17 décembre 2012 20:35

              Ces nouveaux salaries que sont les patrons du CAC40 ont rendu encore plus capitaliste la gauche.
               A en croire certain, il faudrait donc baisser le salaire ou virer certains salaries car leur travail couterait plus qu il ne rapporte a l entreprise.


              • lebreton 17 décembre 2012 21:41

                je propose qu’on ouvre le stade de france ,qu’on y met toutes les ordures du cac 40 et les exilés fiscaux ,comme la réplique du vel d’hive ,hein ,avec les ss en moins ,mais qu’on leurs donnent de simples armes ,on pourrait sans aucun doute les voir se battre commes des chiens ,ce qu’ils sont d’ailleurs ,et si mes propos sont excessifs c’est en rapport avec le mal qu’ils font chaque jour un peu plus ! 8.6 millions de pauvres en France en 2012 à quand la prochaine guerre ?


                • L’immigré 18 décembre 2012 07:50

                  @Patrick M. :
                  Cela fait plaisir de constater qu’il existe des personnes raisonnables sur ce forum et, de surcroît, ce qui ne gâche rien ‒au contraire !‒, un nerd qui travaille dans le milieu de la finance et dont l’appréciation d’un précédent article me paraît plutôt sympathique.
                  Je serais assez intéressé à ce que vous écriviez un article concernant votre domaine de compétences.

                  Loin de moi l’idée de vous jeter la pierre, mais, j’adhère assez aux commentaires de certains qui jugèrent vos propos peu percutants face aux propos d’autres personnes (vous écrivîtes cet article pour contredire son prédécesseur).
                  Vous ne fîtes pas de manière appuyée mention ‒corrigez-moi si je me trompe‒ de ce management à visage humain lequel management est appliqué dans des structures très capitalistes telles que Google, Inc. Faux pour le cas de Google, Inc. ? Vrai ! Démonstration. Le corps de métier de Google, Inc. est schématiquement l’informatique. Or, on trouve en son sein des restaurants, des centres de sport, des centres de recherche (où chacun y exerce sa passion pour un domaine donné), des crèches (je crois, je n’en suis pas sûr), etc. qui sont réservés au personnel (peut-être aussi à leur famille). Certes, nous ne sommes point naïfs, l’entreprise y trouve un intérêt. Mais, qu’on le veuille où non, le résultat est là : c’est du management à visage humain. Ce management à visage humain est très difficilement quantifiable.

                  Je fis un commentaire un peu dans ce sens pour me moquer de l’extrême rationalité de l’auteur lequel est fier d’être un sortant de HEC et d’être politiquement de droite. Extrait :
                  « Éprouvons votre rationalité [celle de ‘@tdlache’]. Puisque vous estimiez que chacun est responsable de ses succès et de ses échecs, puisqu’il appartient à chacun de s’élever au-dessus du lot en se battant, relevez donc les défis suivants  :
                  […]
                  2‒ Il existe sur Terre des endroits où le sol est si dur, si aride et si infertile que la personne qui y vit ne peut en retirer le moindre fruit. Pourquoi reste-t-elle là, alors ? Parce qu’elle est stupide ? Non, monsieur. Parce que, si elle ne peut déjà se nourrir faute de moyens (l’irrigation, l’ensemencement, la récolte, etc.), elle ne peut se déplacer. »
                  En d’autres termes, cette personne n’a pas demandé à naître dans cet endroit inhospitalier, tout comme elle n’a pas demandé au sol d’être stérile, incultivable ou inexploitable, tout comme elle n’a pas demandé à mourir de faim ou de maladie sans pouvoir affronter les défis de la vie. Qu’on me trouve la responsabilité de cette personne dans ses succès ou ses échecs. Chiche !
                  J’attends toujours la réponse concrète de ‘@tdlache’ : relever le défi.

                  Pour apporter un peu d’humour, donc, d’humanité, j’apporte ma petite pierre à votre édifice au sujet de certains pigeons (c’est ainsi qu’aiment à se faire appeler certains entrepreneurs).
                  Je fis un commentaire à cette époque :
                  « Chacun picore où il peut. C’est normal !
                  Mais, que certains se prennent pour des pigeons me paraît excessif. Je les verrais plutôt comme des vautours, tels des faucons prêts à fondre sur leur proie.
                  […]
                  Un vautour peut toujours tenter de chanter comme un rossignol. Il restera toujours un vautour.
                  […]
                  Ces vautours disparaîtront-ils ? Quand les poules auront des dents. J’en ai déjà la chair de poule… »
                  Certains ont perdu des plumes à cause de raisonnements aussi inhumains : le profit et rien d’autre que cela.

                  @spartacus :
                  Tout d’abord, Carrefour n’est pas la petite épicerie du coin dont vous n’avez que faire. Son comportement économique aura toujours un effet non négligeable à l’échelle d’un pays. Il en résulte que ses actions doivent être contrôlées afin d’éviter les dérives.
                  Ne me di
                  tes surtout pas que vous n’avez jamais entendu parler d’audit d’entreprise ou d’organisations de lutte contre la fraude économique ou technologique.

                  Ensuite, vous donnez l’impression de vous offusquer des remarques de certains internautes, comme si on ne voulait pas vous écouter. Ma requête est alors la suivante, si vous le permettez : veuillez me faire l’honneur de me faire parvenir un site web à votre nom que j’aurais le privilège de consulter. Non ? Un homme de votre envergure n’a pas son propre site web ? Quel dommage ! Alors, ne vous offusquez pas, s’il vous plaît.

                  Enfin, si j’ai besoin d’un robot, je préfère moi-même développer une application ‒un logiciel si vous préférez‒ qui me donnera des réponses toutes faites sans humanité. Il n’est pas acceptable qu’une personne comme vous, à la plume si acérée, ne puisse s’émouvoir du sort des gens. Les gens ne sont pas qu’une simple variable d’ajustement économique dont on se débarrasse comme on jette un mouchoir de papier. Vous n’êtes pas parfait : un jour, je ne vous le souhaite aucunement, vous tomberez malade et vous voudriez impérativement qu’on vous secoure. Nous verrons bien si vous aurez encore l’audace de tenir de tels discours excessifs. Cela s’appelle la solidarité entre les êtres humains. C’est ‒hélas pour vous‒ un discours de « bobo coco ».
                  J’aimais beaucoup votre écriture qui se veut fort soignée et votre raisonnement (vous étayez vos déclarations en citant des auteurs, par exemple), alors, pourquoi tout gâcher ? N’êtes-vous pas un être humain ? Si ! Alors, soyez humain que diantre !

                  Par ailleurs, juste au cas où, je n’ai pas à être de gauche ou de droite en émettant mes commentaires sur ce forum. Les seules choses qui m’intéressent sont de m’informer sur le monde qui nous entoure et de comprendre le raisonnement de chacun. Je vous invite donc à faire de même si vous souhaitez que je respecte votre point de vue, monsieur.

                  « Les salaires ne sont pas comparables sur une base franco-française, mais sur une base moyenne des pays de l’OCDE. »
                  C’est le seul point où je suis d’accord avec vous. Je ne dis pas cela pour vous faire plaisir, mais, parce que je connais la logique sous-jacente à cette comparaison.
                  Toutefois, si vous êtes cohérents avec vous-même, la comparaison d’une multinationale se ferait plutôt au niveau planétaire. La Chine et le Brésil ne font pas partie de l’OCDE, il me semble (je n’ai pas envie de vérifier l’information).

                  « Il faut des investisseurs aussi. »
                  Définissez le substantif « investisseur » dans ce contexte-ci.
                  Si elle est stricte, donc, cantonnée à un simple apport en numéraire, la réponse est clairement NON ! Exemple : un paysan qui hérite de la terre et des moyens de production de ses parents avec lesquels il produira n’est pas un investisseur.
                  Si elle est large alors pratiquement tout le monde est un investisseur à lui tout seul ; où est l’intérêt de parler d’investisseurs alors ?

                  Contrairement à vous, je fais l’effort de tolérer vos assertions.


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 décembre 2012 08:10

                    d’ ailleurs il faut tuer tous ceux qui me ressemblent pas et tous ceux qui 

                     pensent  autrement .


                  • L’immigré 20 décembre 2012 09:01

                    @rocla :
                    Je ne comprends pas.
                    Expliquez-vous, mille sabords de tonnerre de Brest !
                    Bachi-bouzouk, va ! (je vous taquine, calmez-vous)


                  • Mugiwara 19 décembre 2012 00:23

                    bravo pour les millions donnés aux enfants de la paix suite au prix Nobel de la paix, quel joli imprévu, néanmoins, suis à moitié satisfait, donc d’autres imprévus surviendront :p 


                    vous êtes chiants ... très très chiants ... 

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