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Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi Paris est-elle devenue (et restera) la ville plus chère au monde (...)

Pourquoi Paris est-elle devenue (et restera) la ville plus chère au monde ?

 Paris vient tout juste d’être couronnée la ville la plus chère du monde par le magazine « The economist ». (sur 133 villes étudiées dans le monde)

Quand on mesure la gravité et l’ampleur de la crise économique que traverse notre pays on ne peut qu’être frappé par ce coût élevé de la vie à Paris, coût que rien ne devrait plus justifier.

De capitale plutôt bon marché il y a 20 ans, Paris est devenue une ville terriblement chère. Plus grave encore cette cherté semble installée pour longtemps alors même que la crise aurait justement dû permettre des ajustements de prix à la baisse. Des villes comme Londres ou Tokyo sont redescendues très fortement dans le classement des grandes capitales en ce qui concerne les prix alors que les français semblent s’être pourvus d’un système infernal qui se nourrit tout à la fois de la spéculation privée puis des aides d’un Etat social qui prend aussitôt le relais et occulte la réalité pour beaucoup de citoyens (ce pseudo « bouclier social » étant toujours financé par l’emprunt).

 

Pourquoi, quand on prend un café à Paris, même dans un modeste établissement ou dans un quartier excentré, paie-t-on le  petit noir près de 2 € ? alors que dans certains pays c’est presque le prix d’un repas. Pourquoi le prix des repas dans les restaurants n’a-t-il pas suivi la baisse du taux de la TVA conjuguée à une baisse évidente du pouvoir d’achat ? Pourquoi louer un studio à Paris coûte-t-il toujours les ¾ des revenus d’un smicard ? Pourquoi stationner à Paris coûte-t-il plus de 30 euros par jour, soit plus cher que la location d’un petit logement ?

Tout cela a une logique économique qu’il faut rechercher en remontant 30 ou 40 ans en arrière dans l’ex-URSS et ses « démocraties » populaires. Dans ces pays communistes au XX ème siècle le visiteur occidental découvrait un coût de la vie terriblement élevé pour des prestations la plupart du temps déclassées ou de piètre qualité.

La concurrence comme le souci de la satisfaction du consommateur n’existaient évidemment pas, celui-ci disposait en général d’un simili service ou d’ersatz de biens (songeons aux catastrophiques Traban ou Lada) et devait s’en satisfaire (à des conditions économiques qui auraient scandalisé la classe ouvrière des pays "capitalistes").

La France ne demeurerait-elle pas au final un des derniers pays bastion du communisme sur terre ?
Elle a certes opté pour un modèle communiste particulier (nous n’allons évidemment pas comparer notre pays à Cuba ou à la Corée du Nord). A l’exacte opposé de la Chine (qui a gardé un régime politique communiste mais déploie une économie libérale) nous nous débattons avec un régime politique libéral et démocratique (même si les aboiements de certains n’empêchent pas la démocratie française d’être bien vivante) mais dans une économie dirigiste et contrôlée qui emprunte toujours beaucoup au dogme communiste.

Mais revenons à Paris, pourquoi 2 ans après le déclenchement d’une inédite crise économique (la dernière de cette importance date de 1929) notre pays reste immobile, figé avec un système de prix et de salaire stables ou en hausse ?  La réponse est simple : nous avons construit depuis l’après guerre (et surtout depuis les années 70) une économie dirigée qui rigidifie les rapports sociaux et empêche toute adaptation (vers le haut comme vers le bas). On parlait autrefois du glacis soviétique, en France on peut parler d’une glaciation sociale et économique.

Dans une économie ouverte et libre (on n’ose écrire libérale sous peine d’être taxé d’ultra) les prix sont fixés par la loi éternelle de l’offre et de la demande.

Si par exemple les revenus des habitants d’un pays baissent fortement, les propriétaires bailleurs devraient inévitablement être poussés à baisser leurs prétentions et donc les loyers qu’ils réclament à leurs locataires. Mais ces mécanismes ne fonctionnent pas chez nous. Pourquoi baisser un loyer quand l’Etat, supposé providence, abreuve les citoyens d’aides ou de subventions au logement ?

Le logement voit désormais trois camps s’affronter en France

- Les accédants à la propriété ou les propriétaires bailleurs qui tentent de jouer le jeu du marché et achètent parfois (trop) cher des logements pour les occuper ou les louer,

- Les bénéficiaires d’aides ou de logements subventionnés qui parviennent de ce fait à tirer un réel et durable avantage financier  (occuper un logement HLM devient un droit pour la vie) sur la classe moyenne,

- Les outsiders : L’immense majorité de la classe moyenne qui au-dessus des minimas sociaux paie donc plein pot son logement sur le marché libre : elle se retrouve donc face à un marché inabordable parce que soutenu et alimenté artificiellement  par les subventions de l’Etat.

 

Notre illustration peut être appliquée à tout autre secteur économique et social.

Si nous vivions dans une vraie économie libérale, une économie où l’installation de nouveaux compétiteurs était ouverte et libre, la concurrence pourrait jouer réellement et les profits des uns ne seraient que temporaires puisqu’entamés rapidement par la concurrence qui devrait tenter de s’approprier de nouveaux marchés.

La vie est le mouvement et la mise en concurrence des entreprises privées (et publiques) apporte la circulation d’air, d’idées, de process nécessaires au renouvellement.

Notre système ne peut y parvenir. Il fige l’économie et assure aux opérateurs installés (historique) des positions et revenus élevés et quasi monopolistiques (que couterait un abonnement Internet si France telecom était restée seul sur ce marché ?)


Pour ouvrir un établissement public comme un café à Paris il faut :

- Trouver un nouvel emplacement et cela devient très difficile puisque les riverains s’opposent aux nuisances provoquées par ces établissements

- Obtenir de multiples licences et  autorisations administratives

- Ou racheter à prix d’or un établissement déjà existant celui-ci bénéficiant de la rareté des emplacements pour maintenir ses positions, ses prix mais aussi se vendre au plus offrant (et dans ce cas le nouvel arrivant ne peut lui aussi que pratiquer des prix élevés pour récupérer sa mise)

En France en 2010  si l’on ne crée pas son entreprise dans un secteur totalement neuf (l’Internet par exemple car là les emplacements sont illimités) les services de l’Etat, les collectivités locales, les riverains, les concurrents n’ont de cesse de vous empêcher d’entamer leur position (citadelle). Notre capitalisme (si capitalisme il y a) est un capitalisme de privilégiés et d’héritiers dans une société qui a largement fait le pari de l’assistance (y compris pour les entreprises qui ne savent souvent plus travailler et créer des richesses sans subventions).

Si une partie des français se sont placés sous la protection de l’Etat (aides, subventions, allocations diverses et permanentes) une autre partie bénéficie des extraordinaires avantages acquis au cours des temps (fonctionnaires, entreprises publiques, marchés captifs..). Quant aux outsiders, les jeunes, les peu diplômés, les étrangers ou les nouveaux entrepreneurs, ils tentent de vivre dans un pays où toutes les places sont réservées et fermées. Les insiders (qui se transmettent souvent leur charge par héritage financier ou éducatif) ont leur confort assuré au prix de la précarité d’une part grandissante de la population.

Nous nous ébattons donc dans un bassin très encadré avec une économie qui conjugue à la fois les défauts du communisme (ou du socialisme) :  des services publics dégradés, un coût du travail élevé, une qualité de produits et de services défaillantes (notre déficit du commerce extérieur le prouve à l’envie) et le pendant hexagonal de nos retards et archaïsmes : des citadelles et places fortes où des corporations maintiennent leurs mainmises sur des pans de l’économie, protégées par les règlementations et les Lois de la République (mal inspirée).

 Dans ces conditions la concurrence libre et ouverte est évidemment travestie et le jeu social biaisé : le consommateur (non subventionné) est perdant sur tous les tableaux : il est assailli de taxes et d’impôts mais constate qu’il reçoit de l’Etat de moins en moins de services dans cette société bloquée qui ne sait pas choisir entre le libéralisme (qui n’a pas que des avantages) et le communisme (qui a tous les défauts).

Cette situation était peut-être tenable dans une économie fermée où l’internet ne mettait pas en concurrence frontale les emplois, les entreprises et les personnes. Désormais nos petits bricolages et arrangements avec l’économie risquent de nous coûter très chers.

Le prétendu et lâche gagnant/gagnant d’autrefois pourrait très vite se transformer en un perdant/perdant définitif. Notre système social bloqué et figé ne fonctionne plus qu’en empruntant des sommes considérables tous les mois et deviendra à terme insoutenable.

Paris est donc condamnée à rester une ville coûteuse pour les français tant que ceux-ci n’aurons pas ouvert leur économie (et leur esprit) à la concurrence, que nous n’aurons pas abandonné nos conformismes, certitudes et zones de confort.



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49 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 mars 2010 11:59

    Bonjour,

    Tout est question de spéculation immobilière et l’État est loin d’être innocent dans ce cas. Il profite même de la bulle immobilière pour vendre les plus belles pièces de son patrimoine en enchères aux domaines, et tout ça pour rembourser une dette fictive, alimentée par les niches fiscales, les remises de charges aux grandes entreprises, et aux divers boucliers fiscaux. et cela entraine évidemment tous les pauvres sur le pavé...mais on n’oublie pas qu’en vendant météo France aux russes, on va pouvoir leur demander de rembourser les emprunts russes. http://fr.wikipedia.org/wiki/Emprunt_russe

    Merci Sarkrosemarie, on ne vous oubliera pas, même dans cent ans !


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 mars 2010 12:16

      En 1918, un décret des Bolchéviques répudie unilatéralement l’intégralité de ces dettes. Plus d’un million et demi de Français ayant investi dans ces emprunts.

      Depuis, le gouvernement soviétique d’abord, la Fédération de Russie ensuite, considèrent cette dette comme nulle et non avenue. 316 219 porteurs français, recensés par le Trésor public en 1999[réf. nécessaire], conservent leurs titre, une part d’entre eux[Combien ?] militant sans obtenir gain de cause auprès des gouvernements successifs de la Russie.


    • isabellelurette 18 mars 2010 13:54

      Et ce serait la meilleure solution à la dette !
      L’annulation toute simple.

      Les banques touchent une prime de risque pour prêter, ... cette prime peut bien servir un jour, .... aux banques alors de se démerder !


    • matthius matthius 18 mars 2010 15:07

      Vous oubliez que les emprunts russes ont avant tout été mis en avant par le gouvernement français qui savait dès le début qu’il n’y aurait pas de remboursement envisagé. Si un pays nous propose de nous prêter de l’argent sans aucune garantie de remboursement nous acceptons. C’est la même chose dans le quotidien. C’est ce que fait la France avec la Chine. Pensez-vous que nous sommes capable de les rembourser en créant 10 % du PIB de dettes en un an ?

      Le communisme qu’il soit totalitaire ou capitaliste est responsable. Le communisme français c’est l’entente de tous les acteurs. Une coopérative est communiste. Les coopératives sont les entreprises citées en exemple.

      Le libéralisme économique c’est l’entente des plus puissants, dont les plus avides de pouvoir montent aux détriments des libéraux plus honnêtes, ceux qui veulent faire profiter les autres de la richesse créée. Comment peut-on devenir puissant sans garder tout pour soi ?


    • King Al Batar King Al Batar 18 mars 2010 12:53

      Il y a un autre fait qu’il est important de prendre en compte concernant les prix Parisien ainsi que le cout des appartements. Bref le prix de la vie.

      C’est que Paris n’appartient plus aux Parisiens. Si les prix de l’immobilier ne baissent pas et baisseront certainement rtès peu dans Paris, meme si le reste de France subissait une baisse, c’est tout simplement parce que les personnes qui investissent en Immobilier Parisien ne sont pas Francais.

      Entre les Saoudiens, les americians, les Anglais, les Milliardaires Russes et les Japonais, tous les plus beau quartier, les plus belles places se sont vidées. Et cela depuis l’arrivée de Delanoé à la Mairie, c’est lui qui a fait en sorte que Paris soit bradé à des riches investisseurs non Francais, qui par conséquent n’aurant pas le moindre interet à baisser les loyers.

      Certains me diront, mais que pouvait il faire ? Ben c’est simple mettre une taxe supplementaire dans les actes notariés, si l’investisseur n’est pas francais. Cela aurait plafonné une hausse qui a rendu les Francais moyens d’investir dans PAris.


      Autrefois Paris etait une ville cosmopolite, mais surtout une ville verticale. C’est à dire que toutes les couches sociales vivaient dans les memes immaubles, mais pas dans les meme etages. Le premier et les derniers (sous les toits) etaient généralement ceux des prolétaires, et les 2 et 5 notament pour l’Huasmanien (etages à balcons) plutot pour les personnes de classes aisées.
      Les personnes du 1er au 5 au racheter les chambres de bonnes du dernier etage pour casser les cloison et faire des logement mansardé qui se sont très bien revendu ou qui ont accru la valeur du bien. Les rez de chaussé ont été mis à disposition des gardiens. Et voila comment on a héradiqué les Parisiens moyens de leur villes. Bientot Paris ne sera composé exclusivement de bobos qui auront les moyens de louer à de riches proprétaires (etranger ou très riches francais). Et puis on prendra des acteurs pour jouers les gavroches, d’autres pour jouer le franchouillard avec casquette et berret, pour donner l’impression aux grands Bourgeois que la ville qu’ils ont sacagé posséde encore une ame....


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 18 mars 2010 18:26

        comment te joindre, al batar ?


      • MortytheReaper 18 mars 2010 22:13

        Prétendre que le maire actuel de Paris est à l’origine de la forte présence d’investisseurs immobiliers étrangers est une posture de crétin.
        La mairie actuelle essaie d’oxygéner cette ville en gardant des habitants, en permettant une vie locale de (relative) qualité.
        quant àaux maires précédents ayant livrés la ville aux voitures et autocard de tourisme vous trouvez cela malin ? La pollution, le bruit l’inconfort générés pourquoi  ? Un égo trip sur cylindrés.

        Visitez donc les autres capitales vous comprendrez que les choix actuels sont les bons.
        pour info : Bruxelles, Bruges, Kyoto, Amsterdam , Berlin... peuvent se parcourir à vélo sans danger (évidemment Paris ville musée ne pouvant être touchée, inclure tardivement le vélo est un pari fou voire un goût du risque immodéré des cyclistes pour le danger, les conducteurs parisiens étant particulièrement mal éduqés et si « latins » c’est pathétique).


      • King Al Batar King Al Batar 18 mars 2010 23:08

        BEn j’aurai préféré une ville peut etre un peu plus pollué mais plus abordable en temr de loyer. Par ce qu’aujourd’hui, à moins d’être cadre, ca devient de plus en plus dur de trouver un logement....

        C’est un peu facile de traiter les gens de cretin, juste parce qu’on est pas d’accord. Je ne l’accuse pas d’être responsable, je critique le fait qu’il n’ait pas réagi.... D’habitude quand on m’insulte, je repond par des insultes, mais je ne sais pas pourquoi là j’ai pas envie.

        Mais recommence pas non plus !


      • King Al Batar King Al Batar 18 mars 2010 23:09

        Eleusis,

        albatar75@hotmail.fr

         smiley


      • finael finael 18 mars 2010 13:14

        L’ultra-libéralisme frappe encore.

        Pour avoir été il y a près de 38 ans dans les « démocraties » populaires (les guillemets au mot démocraties sont parfaitement à leur place, mais j’en mettrais aussi à « populaires »), je m’inscris totalement en faux avec l’auteur : la vie y était extraordinairement bon marché (y compris en tenant compte du niveau de vie).

        Bien sûr il n’y avait quasiment pas de voitures ni de tout ce que l’on considérait comme « la vie moderne », télévision, électro-ménager, et ... mais les transports en commun étaient gratuits, tout le monde avait un toit (même s’il fallait souvent s’entasser à 4 ou 5 dans un petit deux-pièces), un travail (parfois artificiel) et si l’on ne mangeait que rarement de la viande, tout le monde était convenablement nourri.

        Bien entendu, si l’auteur veut comparer avec le mode de vie « à l’occidentale » de l’époque, il fallait faire partie de la nomenklatura.

        Mais on ne dira jamais assez de mal de ces régimes, n’est-ce pas ?

        Quant aux coûts de la vie actuels, ils sont montés en flêche dans ces mêmes pays, ainsi que sont apparus chômeurs, sans abris, etc ...

        Et je ne sais pas ce que la revue « The economist » a pris en compte, mais le coût de la vie est aujourd’hui beaucoup plus élevé dans les pays du nord de l’Europe : Angleterre, Ecosse, ou encore dans lespays scandinaves, en Suisse ou au Japon qu’en France.
         il suffit d’y aller au lieu de répéter ce qu’a écrit une revue ... britannique bien sûr (et qui a inventé l’indice « big mac » pour mesurer ce coût) ! Etude reprise par « Le Figaro » en France. On ne se nourrit pas que de café et de « Big Macs » que je sache !

        Il existe bien d’autres études, et qui ne sont pas vraiment d’accord. En fait tout dépend des indicateurs choisis.

        Et tout ça pour que notre auteur prétende que la France vive en régime communiste ! Il faut le faire !

        Je lui suggère de voyager un peu.


        • Daniel Roux Daniel Roux 18 mars 2010 13:59

          "La France ne demeurerait-elle pas au final un des derniers pays bastion du communisme sur terre ?"

          Hou !! J’ai peur. L’auteur aurait pu évoqué les bolchéviques sanguinaires avec le couteau entre les dents.

          N’importe quoi pourvu que l’on crache sur le modèle social Français, ou sur ce qu’il en reste après sa destruction quasi complète par Sarko and Co.

          Il y a deux raisons pour lesquelles Paris est devenue la ville la plus chère du monde :

          1) le prix de l’immobilier dans une capitale réduite en surface.
          2) la parité des monnaies avec le dollar, monnaie utilisée pour la comparaison. Moscou, Londres, New York et d’autres sont meilleurs marchés parce que leur monnaie est en berne.

          J’attends avec impatience l’article de l’auteur à propos de la responsabilité de la Sécu sur la disparition des dinosaures.


          • King Al Batar King Al Batar 18 mars 2010 14:52

            Si vous voulez une explication sur la disparition des dinosaures et que vous êtes Parisien, je vous conseille de vous rendre à l’exposition de Takehi Kitano à la Fondation Cartier. VOus y verrez des théorie aussi surprenante que remarquable sur les raisons de leur dispartition.....

             smiley


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 18 mars 2010 18:27

            Berlin et Bruxelles sont dans la zone Euro ... regardez donc le prix des apparts ou des restos dans ces deux capitales internationales.


          • epapel epapel 18 mars 2010 20:34

            3) Que la hauteur construction des immeubles est limitée.
            4) Que la surface de bureaux n’a cessé d’augmenter au détriment des logements.


          • pruliere pruliere 19 mars 2010 07:41

            Vous vous trompez Daniel !
            La disparition des dinosaures, c’est les 35 heures !
             ;)


          • Carl 18 mars 2010 14:57

            @l’auteur

            Croyez-vous réellement ce que vous écrivez ?
            Et si vous lisiez que la terre est plate, ferez-vous un article pour nous expliquer que si elle était ronde on ne pourrait pas tenir dessus ?
            Arrêtez de répéter bêtement et servez-vous de votre cerveau, si par chance il reste exploitable.
            Allez donc vivre quelques mois, à Londres, New york, Tokyo, et on en reparle.
            A l’aune de ce que vous écrivez, je n’ose imaginer vos compétences en formation...
            Tant qu’il y aura des pigeons à qui vendre du vent...

            • FYI FYI 18 mars 2010 14:57

              A quand la fin de ce régime ?


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 18 mars 2010 18:28

                des qu on aura des elus Alternative Liberale


              • tokyoalien 18 mars 2010 15:10

                Excellent article, bravo. Ayant vécu à Paris plus de 15 ans, c’est une assez bonne description de la situation. J’en parle plus volontiers car je vis désormais au Japon depuis plusieurs années, et que j’ai le loisir de comparer ma vie d’avant et celle d’aujourd’hui. A Tokyo précisement, vous savez, l’horrible capitale que nous décrivent les média occidentaux, polluée, surpeuplée, démesurée... Et pourtant, quelle ne fut pas ma surprise en arrivant de constater que la vie était bien moins chère ici que dans la ville lumière. Nourriture, vêtements, tabac (pas forcément le meilleur exemple). Repas de midi a 8 euros, paquet de cigarettes à 2,5 euros... Certes, il y a des secteur ou Tokyo n’a rien à envier à Paris en matière de prix : les transports, les loyers, les sorties. Mais le niveau de la qualité des services est tel, qu’on se dit qu’on paie un prix largement justifié. Et puis la crise est arrivée. Et là, deuxième surprise : les prix se sont mis à baisser. Les boissons dans les distributeurs par exemple sont passée de 120 yens à 100 yens voire parfois à 80 yens. Je croyais rêver. Moi qui depuis petit avait vu en France que des prix monter, de maniére inéluctable. Comme notre chère baguette que l’on payait 80 cts de francs il y a 20 ans, et que l’on paie désormais 1 euros, soit sept fois plus cher. Bref, cela rejoint le constat de cet article, auquel je me permets d’ajouter un élément. Si cela se passe ainsi au Japon, c’est simplement parce qu’il existe une véritable concurrence, saine et non faussée, dont le but final est la satisfaction du consommateur. Cela fait rêver n’est-ce-pas ? Alors revenons à la France, et à Paris. Pourquoi cela ne fonctionne pas ainsi ? Tout simplement parce que la France est le pays des situations acquises. Une fois que l’on est installé, réputé, syndiqué, plus rien ne doit bouger. Mitterand parlait des acquis sociaux. Il oubliait les acquis économiques, familiaux, financiers, politiques... Des acquis que l’on défend bec et ongles, que l’on soit de gauche ou de droite. Tout le jeu politique en France est organisé autour de cela. Résultat, tout est bloqué, rien n’est remis en question, et les situations d’oligopole ou de monopole s’accumulent, et ce toujours au détriment du consommateur. Il n’y a qu’a voir la difficulté qu’a rencontré free pour devenir opérateur de téléphonie mobile, dans un secteur pourtant théoriquement ouvert à la concurrence. Ou encore comment les syndicats défendent des secteurs industriels devenus obsolètes, au lieu de réfléchir à de vraies solutions d’avenir. Ou dernier exemple, comment les restaurateurs n’ont pas repercuté la baisse de la TVA malgré leur promesses.


                • Peretz Peretz 18 mars 2010 20:40

                  Faux ce n’est pas la concurrence qui fait baisser les prix, comme le laissent entrendre les ultralibéraux, et la pensée unique, mais dans le cas du Japon, la récession. Quant à Paris, si les prix sont élevés c’est à cause de la rareté des logements disponibles. Ne comparons que ce qui est comparable. www.citoyenreferent.fr


                • Bélial Bélial 18 mars 2010 15:25

                  @ l’auteur :

                  Les autres intervenants vous ont déjà répondu (je les plusse), alors je vais me permettre de faire un peu d’humour, comme vous avez l’air d’avoir peur des trabans et des ladas :

                  Imaginons votre pire cauchemar, une France communiste, Peugeot nationalisé, on roulerait tous au choix en 106, 206, 306 ou 406, ça fait peur hein ! Et les prix des logements seraient plafonnés, bouh ! smiley


                  • Carl 18 mars 2010 15:45

                    @tokyoalien

                    Vous êtes aussi crédible que l’auteur !
                    Une baguette à 80 cts de francs il y a 20 ans !
                    Comment osez-vous raconter de telles énormités !
                    Un petit exemple pour votre gouverne : Daniel Roussel, président de la Maison Artisanale de la boulangerie du Calvados rappelle « qu’en 1983, la baguette coûtait 2, 20 francs soit 0,34 €. Aujourd’hui elle coûte en moyenne 0, 80 €. L’augmentation est donc de 58, 09 % en 25 ans et demi soit seulement 2, 27 % par an...

                    1983, soit 27 ans !



                    • Fergus Fergus 18 mars 2010 16:39

                      Cette étude est éminemment sujette à caution, et j’invite les lecteurs d’AgoarVox à comparer les pris de Paris avec ceux de Stockholm et plus encore d’Oslo, villes bien plus chères que Paris sur tous les plans.

                      Pour information, à Paris actuellement, le café est à... 1 euro au comptoir (y compris dans les quartiers chics de l’ouest) et le plus souvent entre 1,50 et 2 euros en salle ou en terrasse. Quant à la baguette ordianire, elle est à... 80 cts d’euros, y compris dans les boulangeries du Marais. Mais elle souvent supplantée dans la consommation des Parisiens par la « tradition » à 1,20 ou des pains spéciaux dont les prix grimpent en flèche !


                      • Charles Martel Charles Martel 19 mars 2010 01:30

                        les prix sont très variables :
                        je connais des café comptoir avec chocolat pour 1 euros et d’autre pour 2,40 sans chocolat.

                        pour le pain les boulangers ont une technique :
                        une baguette dégueulasse se conservant 3 heures max et avec une mie peu dense et une croute inexistante en dessous de 1 euros et un pain « tradition » ; c’est à dire mangeable, pour 1,10 euro ou plus. généralement à 80 centimes ce qui est vendu ne peut véritablement être appelé du pain. Obligeant beaucoup à acheter le pain « supérieur ».


                      • florent1968 florent1968 18 mars 2010 16:59

                        j’ai l’impression que vous rester sur une analyse ancienne en tout cas en matière sociale.
                        A paris il n’y a quasimment plus de classe moyenne
                        Ou alors il faut redéfinir la classe moyenne .
                        Je ne connais que très peu de personnes qui peuvent s’installer à Paris avec le salaire moyen ou en vivant avec un salaire autour du revenu médian soit entre 1500 et 2 500 € par mois (grand maximum)
                        Le loyer d’un deux piéces y est excessif ! La vie y est plus chére qu’ailleurs ! Seul avantage , vous n’avez pas besoin de voiture sauf de temps en temps pour vous rendre en vacances (mais pas besoin d’en acheter une)
                        Arretez vos idées reçues ! La France est le pays dévelopé ou le cout de la main d’oeuvre revient le moins cher (source KPMG audit)

                        Si une entreprise souhaite s’installer dans un pays développée il lui coutera moins chére de s’installer en France qu’aux USA. S’installer à Lyon ou Montpellier coute moins chère que New-York ou Londres...evidemment si vous prenez le bangladesh..... !

                        Des services publics dégradés dites vous ...Oui effectivement prenez le taux d’imposition national en 1970 et le taux d’impositional en 2010 !
                        Vous comprendrez aisemment que les services publics se soient dégradés !

                        A contrario quand les collectivités locales (quelques soient leurs couleurs) ont augmenté leurs services publics elles se sont fait reproché la hausse d’impot...comme si des gens pouvaient travailler gratuitement !

                        Quand à celui qui s’en tire le mieux depuis 2006 c’est le rentier . Le rentier aisé !
                        Avec le bouclier fiscal pas besoin pour lui d’investir, l’argent lui sera reversé par l’Etat !
                        Puis il pourra replacer cet argent qui lui a été revervé dans ...l’emprunt !

                        Le tout en restant un bénéficiaire du système social français puisque les médicaments lui seront toujours remboursés au même taux, il ne paiera pas d’avantage sa journée d’hopital etc...

                        En plus ils bénéficient des aides, subventions, allocations diverses et permanentes

                        Les privilégiés les voilà, ils sont d’ailleurs très nombreux à Paris !
                        De plus en plus nombreux depuis 2005
                        C’est d’ailleurs peu être pour ça que les prix à Paris ne diminuent pas ...

                        Paris devient une ville pour très gros bourgeois ne supportant pas le petit peuple et le bruit.
                        pour autant cette population et leurs enfant fait des c... et a besoin de sécurité, mais il ne faut ni le dire ni le montrer


                        • Fergus Fergus 18 mars 2010 17:10

                          Vous avez raison sur de nombreux points, Florent, et notamment pour KPMG qui, effectivement (je les ai déjàcités à plusieurs reprises ), préconise aux entreprises américaines de s’installer à Paris où le rapport entre les prix, la productivité et les infrastructures est quasiment le meilleur du monde.

                          Sachant que KPMG n’est pas un groupuscule gauchiste franchouillard, mais l’un des plus grands cabinets d’audit et de conseil du monde libéral payé à prix d’or par ses clients, l’information gagne à être connue.


                        • titi 22 mars 2010 08:46

                          « Quand à celui qui s’en tire le mieux depuis 2006 c’est le rentier . Le rentier aisé !
                          Avec le bouclier fiscal pas besoin pour lui d’investir, l’argent lui sera reversé par l’Etat !
                          Puis il pourra replacer cet argent qui lui a été revervé dans ...l’emprunt ! »

                          Arrêtez de répéter des poncifs du genre. Le bouclier fiscal est une nécessité, tant que perdurera l’ISF qui est un impot sur un patrimoine même « non liquide », et qu’éventuellement il faut « liquider » pour payer l’impot.

                          « Le tout en restant un bénéficiaire du système social français puisque les médicaments lui seront toujours remboursés au même taux, il ne paiera pas d’avantage sa journée d’hopital etc... »
                          Faux.
                          Faites le test suivant : allez à l’hopital aux admissions. A la question « avez vous votre carte vitale ? » répondez « non ». Et vous verrez ce qui se passe.
                          Or la carte vitale lorsqu’on est pas étudiant il faut être salarié pour l’avoir. Et elle a une date de péremption (2 ans il me semble). Donc pas de revenus salariés pas de prestations santé.
                          J’ajouterai d’ailleurs que ces mêmes personnes, si elles n’ont pas de revenus salarié, cotise au système par le biais de la CSG + RDS sans avoir droit aux prestations.
                          Il y a 2 ans CSG + RDS = 10,5 %. Il y a 1 an CSG +RDS = 11,5 %. Cette année CSG + RDS = 12,5 %.

                          De grace renseignez vous avant de répetez les anneries de Martine et de ses potes.


                        • Philippe de... 18 mars 2010 17:27

                          Avant c’était Oslo ou Tokyo, parfois Londres ou New York, ça dépendait des années, d’ailleurs, une autre source classe Paris 2ème : http://www.le-buzz-immobilier.com/2010/02/paris-deuxieme-ville-la-plus-attractive-d%e2%80%99europe-0028821.

                          KPMG et d’autres préconisent en effet de s’installer à Paris : http://www.le-buzz-immobilier.com/2010/02/le-cout-d%e2%80%99une-implantation-en-france-des-avantages-comparatifs-0028822


                          • bigoudi7 18 mars 2010 18:07

                            Méfions nous des classements des magazines et plus encore de la presse britannique,ce genre d’enquete est obligatoirement faussée ,valable à un moment t pour des faits et données arbitraires et non exhaustives ;tokyoalien parle de la baisse des prix à Tokyo:ce n’est que le résultat de la crise asiatique qui a fait entrer le Japon en déflation depuis plusieurs années ;le communisme français oui ça existe mais est le fait des administrations et de fonctionnaires tatillons et...nantis à vie qui perturbent la vie économique ; article courageux sur le dirigisme à un moment ou les Français s’appretent à voter pour encore plus de dirigisme et communisme dans les régions,la faute sans doute à une Droite sans courage et sans idées


                            • fifilafiloche fifilafiloche 18 mars 2010 18:09

                              Votre postulat de départ est faux. Paris n’ est pas la ville la plus chère du monde...pour ses habitants. Elle l’est pour ses visiteurs à cause d’un effet mécanique de change qui peut du jour au lendemain changer sans que les mécanismes que vous décrivez n’aient bougé d’un iota, comme le montre la dévaluation de l’Euro de 10% en quelques semaines.


                              Je vais reprendre vos exemples, en les appliquant à Buenos Aires. Les salaire médian ici est aux alentous de 1500 pesos, soit moins que le salaire médian en Euros d’un Parisien. Votre café à 2 Euros coûte comparativement ici 3 fois plus : 6 pesos ! Votre location d appartement 3 fois plus aussi, vous ne trouverez pas de bien meublé dans la capitale à moins de 2000 pesos par mois. Une voiture ? Une Renault neuve produite en Argentine coûte plus cher en Euros que la même vendues en France, soit 6 fois plus cher en parité de pouvoir d’achat et la décôte de l’occasion est casi nulle. ! Et ce dans un contexte où les protections sociales sont minimales.

                              Il y a certainement de nombreuses réformes à faire pour soulager l’économie française de ses nombreuses rentes de situation qui rendent les services hors de portée de la classe moyenne, mais l’existence même d’une large classe moyenne montre que le système est relativement équilibré. Ici, elle a disparu suite au non remboursement de la dette et la croissance continue depuis n’a pas permis de la reconstituer, les gains ayant été fagocités par une inflation réelle de 30% par an.

                              Parisien, enfant gâté d’une démocratie sociale mature, cesse de te lamenter et saches apprécier la chance que t’a donnée ta naissance, au niveau mondial, tu es l’exception à une règle bien cruelle.

                              • iciailleurs 18 mars 2010 18:15

                                La comparaison du coût de la vie ne peut être faite quand tenant compte du pouvoir d’achat.
                                Qu’elle est le pouvoir d’achat d’une heure de travail dans tel ou tel pays ?
                                Le reste c’est de la magouille.


                                • armand armand 18 mars 2010 19:29

                                  Le logement est certainement ce qui tire le coût de la vie vers le haut. Il y a une spécifité française dans l’immobilier : les prix élevés peuvent endurer pour toutes sortes de raisons : les aides et les encouragements de l’Etat mais aussi l’entraide familiale, beaucoup plus forte en France que dans les pays anglo-saxons par exemple. De plus, la frénésie de rénovation qui transforme le parc immobilier ancien pour l’essentiel en logements de luxe y fait aussi - tout le « logement social de fait » a disparu et le moindre mètre carré est ripoliné, valorisé, côté. Aussi la bipolarité parisienne - un secteur libre inabordable aux revenus moyens même aisés (pour la province) et un secteur social ouvert aux seuls « pauvres méritants » laissant ces deux extrêmes face-à-face sans toutes les strates intermédiaires. Ajoutons aussi la « pied-à-terrisation » - une grande partie des ventes dans les quartiers centraux se fait au profit de riches étrangers qui n’occupent leurs appartements que de façon saisonnière.
                                  Dernier point - il existe un véritable culte de l’immobilier en France, encouragé par les hausses vertigineuses des dernières années - une culte qui s’appuie sur la conviction que la pierre ne baissera jamais. Et les gens sont prêts aux plus énormes sacrifices pour y entrer.


                                  • epapel epapel 18 mars 2010 20:37

                                    Et si la France suivait le modèle anglo-saxon, ça n’irait pas beaucoup mieux ?

                                    CE N’est pas vrai, ha bon, je ne savais pas.


                                    • MortytheReaper 18 mars 2010 21:59

                                      vu ce midi dans Paris : le café à 2,50€ dans un bar à pâtes qui vend son bol de pâtes à 6,50€..
                                      a Paris les gens semblent au-dessus de la crise bars et restaurants ne sont pas désertés ni par les touristes ni par les locaux.... allez comprendre...


                                      • georges 19 mars 2010 00:18

                                        c est pourtant vrai , les gauchistes auront réussi a faire de la France une sorte de Republique soviétique réussie , c est la tiers mondisation de la France du en partie a un egalitarisme obsessionnel , un nivellement general vers le bas constant , et puis au dessus de la melée homogène il y a la caste des protégés ( fonctionnaires) et la caste politico financiere qui verouille le tout


                                      • Charles Martel Charles Martel 19 mars 2010 01:31

                                        il a du prendre exemple sur ecoloteky et ses deux articles par jour.


                                      • georges 19 mars 2010 00:06

                                        Ville la plus chère mais ville la plus endormie donc ville la plus surcotée


                                        • ecocool 19 mars 2010 09:40

                                          Il faut travailler entre deux et trois fois plus qu’il y a 15 ans pour acheter un même logement, et les salaires sont grosso modo les mêmes.

                                          Et je n’ai jamais vu un journal pondre une étude comparée des ratios
                                          cout_du_m2/mois_de_salaire
                                          dans le monde.
                                          Il y aurait bien des surprises, les pays riches ne sont pas forcément ceux que l’on croit.

                                          Et quelle misère que la plupart de ces constructions : murs peu épais, isolation et plomberie défectueuses, parasites, zones de carrières ou inondables, architectes qui n’entendent rien aux techniques de construction (en France, ce sont des artistes) ...

                                          Des raisons toutes simples aussi à ces prix toujours aussi inabordables, dans les grandes villes et sur tout le littoral notamment.

                                          - depuis 10 ans, des taux de prêt qui se maintiennent sous les 5% ; il suffirait de les relever à 8% pendant 2/3 ans - oui ca bloquerait au départ, mais ce serait un vériable bienfait par la suite.

                                          - pas de préférence nationale : ces lieux ont été envahis par les acquéreurs, particuliers ou fonds de pensions étrangers, avec de l’argent souvent bien sale. En Suisse par exemple, un étranger ne peut s’installer qu’après un délai d’attente assez long, et surtout que ce soit là sa résidence principale.

                                          - une immigration folle et plus de place, la nature est déjà massacrée. En quelques années, le population a grimpé de 50 à 75 millions, et encore ce sont là les chiffres officiels. Quand on veut accueillir, il faut être mesure d’offrir logements et travail.

                                          - des agences immobilières qui s’entendent sur les frais - 3 à 5% suivant les régions - une somme folle pour des prestations simplissimes - une mise en relation, quand c’est la notaire qui fait tout le boulot (pour info, lui ne touche que 1%, et l’état 4% de taxes)

                                          - des résidences secondaires sans surtaxe. Il est clair qu’il s’agit souvent d’un luxe.

                                          Tout ceci n’engendre que de la frustration et de la promiscuité, et est pour beaucoup dans les émeutes et tensions sociales.


                                          • titi 22 mars 2010 08:51

                                            « cout_du_m2/mois_de_salaire »

                                            Bien d’accord.

                                            Ce calcul je l’ai fait il y a qq année ce qui ma conduit à quitter Paris.
                                            Les salaires sont plus hauts (et encore ca dépend) en région parisienne mais ils ne compensent pas le cout du logement. Qui plus est si vous êtes célibataire votre salaire plus élevé vous est racketté par l’IR.

                                            De sorte que le pouvoir d’achat après « frais obligatoires », loyer + impots est minable.


                                          • stephanemot stephanemot 19 mars 2010 10:01

                                            Pour rappel : si Londres a chute dans le classement, c’est precisement en raison de l’implosion du modele ultra liberal qui l’avait rendue prohibitive. Les prix de l’immobilier y sont d’ailleurs repartis a la hausse... en attendant la prochaine claque.

                                            Votre montee de seve me fait penser a l’acces de poujadisme qui frappe actuellement le Parti Republicain US. J’aime bien votre critique d’un modele « communiste » ou l’on vend « au plus offrant »... ce qui ressemble bigrement a une economie de marche.

                                            Reste l’etude du Economist, revue dont je ne partage pas toujours les opinions, mais que je prends toujours beaucoup de plaisir a lire.

                                            Oui, Paris est chere. Oui, le cafe est tres cher. Oui, l’immobilier est cher, mais abordable compare aux rivales internationales, compte tenu des fondamentaux d’une ville tres demandee (ie tourisme, conventions, pieds a terre...) et relativement petite. Oui, le parking est cher, mais il l’est aussi a NYC, ou le vehicule particulier est devenu inutile, mais parce que l’offre de taxis est a la hauteur des transports en commun (a Paris, les taxis sont non seulement chers mais rares, corporatisme oblige).

                                            D’une maniere generale, au-dela du prix, je pense que c’est au niveau des services et du service que Paris est tres en retard : horaires non adaptes aux modes de vie actuels, culture du service inexistante (question d’education aussi), tradition de faire payer des services qui devraient faire partie du service de base (cf eternelle rengaine sur les « services » bancaires)...

                                            A mon avis, c’est moins une question d’ideologie (ex communisme / liberalisme) qu’une question culturelle (ex inerties).

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