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Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi un patron embauche t-il ?

Pourquoi un patron embauche t-il ?

Nos hommes politiques n’arrètent pas de nous parler d’emploi et de créer des systémes plus ou moins compréhensibles mais toujours couteux pour susciter des embauches : dégrèvement fiscaux, primes à l’embauche de telle ou telle catégories de personnels, effectifs importants et couteux consacrés à la réinsertion dans la société active sans grand résultats, administrations qui ont pour principal avantages de créer des postes dans leur sein, etc... Je ne vois par contre nulle part dans les médias quiconque questionner les principaux intéréssés, les créateurs d’emplois privés, sur les raisons qui peuvent les pousser à embaucher. Ce sont en général nos hommes politiques, nos journalistes voire nos intellectuels, qui n’ont jamais crée un seul emploi, qui s’expriment pour eux. Je vais essayer içi de m’y consacrer :

Pour créer un emploi, un chef d’entreprise doit :

. Constater, semaine après semaine, que son effectif actuel est saturé.

. Perdre des affaires parce que son effectif est saturé.

. Gagner de l’argent avec son volant de travail et ses effectifs actuels.

. Croire en la poursuite et surtout au dévéloppement de son activité, donc de la Demande sur au moins le Moyen Terme.

. Être dans un domaine porteur dont on peut envisager la croissance avec optimisme.

. Ne pas ressentir la menace imminente de nouveaux intervenants ou facteurs nouveaux, pour des raisons qui le dépasse : Europe et plombier polonais, OMC et invasion chinoise, changement de législation, augmentation des charges, etc ...

Par ailleurs, une embauche coute de l’argent sans nécessairement une rentabilité immédiate et coute très cher en cas d’erreur sur l’évolution de son marché ou sur la personne embauchée.

Il ya donc énormément de facteurs psychologiques qui influent sur la décision d’embauche et la confiance en l’avenir et en l’environnement socio-économique en est l’élément principal. Vous avez noté que je n’ai quasiment pas mentionné les facilités offertes par les pouvoirs publics pour la bonne raison qu’elle n’interviennent qu’après la décision d’embauche pour otimiser le coût de cette embauche. Peut être nos gouvernants devraient-ils penser (avant même les aides et en plus de ces aides) à assurer à l’entrepreneur les conditions optimales pour le dévéloppement de son activité dans la sérénité et la cointinuité ?

Et peut être l’aimer au lieu de lui manifester sa méfiance permanente, voire son mépris...


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2 réactions à cet article    


  • Jbenard (---.---.229.180) 1er août 2005 14:50

    A 99% d’accord sur le diagnostic.

    Il faut alors s’étonner que la CGPME ait fait les déclarations suivantes :

    (...) « Il faut trouver des idées un peu innovantes et pas dans le cadre d’un code du travail de 2.250 pages auquel le chef d’entreprise que je suis ne comprend plus rien. Il faut trouver des méthodes pour sauver la France, l’emploi, l’entreprise et l’économie générale de notre pays », a souligné le président de la CGPME"

    Dans Le Figaro du 7 juin : « Président de la CGPME, Jean-François Roubaud a posé la question des « nouvelles formes de contrat de travail ». « On peut faire de l’expérimentation sans que cela révolutionne notre pays », a-t-il estimé en quittant Matignon. »

    Ce qui tendrait à prouver que certains syndicats d’employeurs considèrent que c’est d’abord à l’état de résoudre les problèmes d’embauche en modifiant ou adaptant le code du travail.

    J’étais comme vous persuadé que c’était le carnet de commande qui régulait les embauches.

    Etonnant non ?


    • Manu (---.---.77.234) 6 août 2005 00:18

      « . Croire en la poursuite et surtout au dévéloppement de son activité, donc de la Demande sur au moins le Moyen Terme.

      . Être dans un domaine porteur dont on peut envisager la croissance avec optimisme. »

      Il me semble que ces deux pré-requis sont fallacieux. En effet, la bonne tenue de la demande et de la croissance est corrélée à l’emploi : le serpent se mord la queue...

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