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Accueil du site > Actualités > Economie > Presque... 4.000 milliards de dollars !!!

Presque... 4.000 milliards de dollars !!!

Il ne faisait pas le fanfaron, contrairement à son habitude, notre Ministre du Budget Eric Woerth ce matin sur Europe1.

- Terminé l’injection systématique de capitaux dans le système bancaire sans aucun contrôle

- Terminé la France qui grâce à la loi TEPA "résiste mieux" que les autres pays du monde.

- Terminé les adaptations "nécessaires" du code du travail pour permettre la flexibilité des salariés

- Terminé le travailler plus ...

Parce que cette fois-ci, la sentence est tombée et elle vient du FMI sous forme d’un document daté d’Avril 2009 disponible sur son site et portant le nom de : "Rapport sur la stabilité financière dans le monde"

Extraits

Pour remettre le secteur financier d’aplomb, il faut adopter des politiques propres à dissiper les tensions sur les marchés de financement des banques et des entreprises, à assainir le bilan des banques, à rétablir les flux de capitaux internationaux (notamment vers les pays émergents), et à maîtriser les effets pervers des mesures adoptées pour combattre la crise.

Autant d’objectifs qui exigeront une farouche détermination politique dans une conjoncture éprouvante, ainsi qu’une coopération internationale plus énergique. À en juger d’après l’issue du sommet du G-20 du début du mois d’avril, cette volonté et cette détermination internationales à s’attaquer aux problèmes soulevés par la crise gagnent en intensité.

Si les bilans des banques ne sont pas assainis en profondeur, pour en purger les actifs compromis, et parallèlement restructurés, voire recapitalisés, les problèmes bancaires risquent de continuer à freiner l’activité économique. D’après nos meilleures estimations, certes fondées sur une série d’hypothèses, la dépréciation des actifs d’origine américaine depuis le début de la crise jusqu’en 2010, tous détenteurs confondus, passerait de 2.200 milliards de dollars (édition de janvier 2009 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde - Actualité des marchés financiers) à 2.700 milliards de dollars, principalement du fait de la dégradation du scénario de référence de croissance économique. Dans la présente édition, les estimations de dévalorisation s’étendent aux actifs provenant d’autres marchés matures, et si les données qui sous-tendent ces scénarios présentent une plus grande incertitude, il en ressort toutefois que les pertes de valeur pourraient atteindre près de 4.000 milliards de dollars, montant qui pour deux tiers concernerait les banques ... / ...

Même si des mesures sont prises sans tarder et exécutées à bon escient, l’inversion de l’effet de levier sera un processus lent et délicat et la reprise économique s’inscrira vraisemblablement dans la durée. L’inversion du levier financier et la contraction de l’activité devraient, à court terme, freiner la croissance du crédit aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans la zone euro, voire la rendre négative, et il faudrait vraisemblablement attendre plusieurs années pour observer une reprise.

Ces perspectives peu favorables appellent une mise en oeuvre résolue des politiques déjà établies et, le cas échéant, une plus grande détermination dans la définition de nouvelles orientations. Le soutien politique à ce type de mesures semble cependant s’essouffler, l’opinion publique étant découragée par certaines utilisations des fonds publics qu’elle juge abusive et dont la presse se fait l’écho. Il existe un risque réel que les gouvernements rechignent à mobiliser suffisamment de ressources pour résoudre le problème. Qui plus est, l’incertitude liée aux réactions politiques peut avoir un effet dissuasif sur le secteur privé dans la recherche constructive d’une solution ordonnée aux tensions financières. Autrement dit, pour rétablir la confiance il faudra impérativement que les ripostes soient claires, cohérentes et fiables. ... / ...

Nous avons enfin une estimation que les politiques se dispensaient de nous donner. Il est à noter que Monsieur Woerth ne la conteste pas. Un premier constat : Les mesures sont inadaptées et le retour hypothétique à une croissance correcte sera long et sans date, contrairement aux "joueurs de pipeau" du gouvernement qui nous annoncent la sortie du tunnel en ... 2010 !!! On notera au passage la phrase suivante : "Le soutien politique à ce type de mesures semble cependant s’essouffler, l’opinion publique étant découragée par certaines utilisations des fonds publics qu’elle juge abusive et dont la presse se fait l’écho. Il existe un risque réel que les gouvernements rechignent à mobiliser suffisamment de ressources pour résoudre le problème"

De quoi parle-t-on ? :

- Du bouclier fiscal abusif,

- De la défiscalisation des heures supplémentaires alors que le chômage explose

- Des primes de bienvenue,

- De l’argent public qui servira à verser des dividendes aux actionnaires,

- Des chantiers "miraculeux" qui vont tomber dans l’escarcelle des amis industriels

Bien que très interventionniste dans la première partie, le FMI n’oublie pas de rappeler qu’il ne demande SURTOUT pas la fin du capitalisme (ne rêvons pas !!!)

La restructuration peut exiger une prise de contrôle provisoire par l’État. L’impossibilité actuelle de mobiliser des fonds privés montre que la crise s’est aggravée au point d’exiger de l’État des mesures plus énergiques, quitte à injecter des capitaux sous la forme d’actions ordinaires, même si cela suppose une participation majoritaire au capital, voire un contrôle de l’institution. Une prise de contrôle temporaire par l’État peut donc être nécessaire, mais uniquement dans le but de restructurer l’institution, de sorte qu’elle puisse regagner le secteur privé dès que possible. Il faut surtout que les fonds propres ordinaires soient suffisants pour permettre à la banque de fonctionner de nouveau, car il s’agit là du type de capital que les marchés exigent pour parer à d’éventuelles dépréciations. ... / ...
 
Ben voyons ! Le contribuable qui n’a jamais connu les "joyeusetés" des marchés débridés aux rendements à deux chiffres, se doit de mettre la main à la poche au travers des ressources de l’état, puis donner à nouveau à ceux qui ont fait exploser le système le bonheur de recommencer à se goinfrer. Belle moralité ! De quoi a-t-on peur ? du retour des bolchéviques ? de l’interdiction du Caviar et du champagne aux assemblées d’actionnaires ? Les français comme tous les contribuables de la planète DOIVENT avoir, dans le futur, si ce n’est le contrôle, du moins un droit de regard sur une aventure qui leur coûte, pour l’instant : près de 4.000 milliards de dollars

Il est une autre solution qui consiste à placer les actifs dévalorisés dans une structure de cantonnement distincte (bad bank), comme l’a fait la Suisse dans le cas d’UBS et comme l’Irlande envisage de le faire. Cette technique a l’avantage d’être relativement transparente, et si le gros des actifs compromis est transféré à cette structure, les banques se retrouvent avec un bilan assaini. Les États-Unis ont fourni des garanties contre les pertes que pouvaient subir certains actifs compromis ou vulnérables de Citibank et Bank of America, et proposé d’établir des partenariats public/privé pour racheter les actifs dévalorisés des banques. La proposition actuelle présente des éléments propres à encourager la participation du secteur privé, mais il reste à savoir si les banques trouveront suffisamment d’intérêt à vendre ces actifs ... / ...

Une sorte de Crédit Lyonnais bis (CDR) mais à l’échelle mondiale ! Avec probablement quelques "dérives" comme nous les avons connues lors de l’opération, qui rappelons le a permis les manipulations suivantes


La vente de la participation dans Artémis, holding de François Pinault, revendu à ce même François Pinault, pour un prix jugé par certains en deçà de sa valeur

La gestion de l’affaire Executive Life, qui s’est soldée par la condamnation du CDR à verser 700 millions de dollars au actionnaires américains

Pour la petite histoire : Le CDR a cessé d’exister fin 2006 et les derniers actifs, environ 50 millions d’Euros, restant ont été repris par la Caisse des Dépôts. La perte sur les actifs transférés est estimée à environ 16 milliards d’Euros - Source Le Monde Et surtout : De permettre à Bernard Tapie de recevoir 240 millions au titre du manque à gagner, et 45 milions de préjudice personnel.

Sans règles précises (les citoyens contribuables n’étant pas en mesure d’en exiger) nous nous dirigeons droit vers une absolution pour beaucoup de responsables de la crise et quelques récompenses "bien méritées". Or le FMI qui reprend la suggestion d’Alan Greespan (dont nous vous parlions hier) semble prendre pour argent comptant l’idée du meilleur pyromane et auteur de la crise des subprimes. On craint le pire ...

À l’évidence, des politiques de relance s’imposent, mais il faut accorder une attention particulière à la viabilité budgétaire et aux conséquences qu’un plan de relance peut avoir pour les besoins en financement de l’État, compte tenu notamment des engagements conditionnels au compte de patrimoine des administrations publiques. Si les plans de relance tolèrent le non respect des objectifs budgétaires, ils doivent être accompagnés de cadres budgétaires crédibles à moyen terme afin de réduire les déficits et les niveaux d’endettement, faute de quoi la solvabilité de l’État peut être mise en doute ... / ...

En clair : Recourir au déficit public sans retenue risque de transformer les billets et avoirs en banque en monnaie de singe ! le Dollar et même l’Euro ne sont plus à l’abri. La solution s’impose donc aux états à court terme : Ressortir un train de réformes "restrictions" qui va directement s’attaquer aux dépenses sociales et aux services publics. Des budgets de disette qu’on justifiera par l’incurie et la soif de l’or de quelques-uns !

Pour mieux couvrir les risques systémiques les réglementations doivent pouvoir s’appliquer à un plus large éventail d’institutions et de marchés. Certes il n’est pas nécessaire de règlementer toutes les institutions financières, mais la réglementation prudentielle doit s’étendre à certains établissements dont on estimait par le passé qu’ils échappaient au noyau de base (par exemple, les banques d’investissement). En outre, certains métiers (tels les dérivés de crédit et les assurances) devront être soumis au contrôle des régulateurs quelle que soit leur structure légale ... / ... Intégralité du "Résumé analytique "

Allegro ma non troppo (vite mais pas trop) comme disent les musiciens. Cette partie de texte indique bien la notion de conditionnel des constats et mesures proposées dans le texte du FMI : "Doit s’étendre ... devront être ..."

Quant aux populations qui sont "découragée par certaines utilisations des fonds publics qu’elle juge abusive et dont la presse se fait l’écho", elles risquent de voir revenir un capitalisme financier "tout neuf" débarrassé des ses scories, qui pourra à nouveau les endetter à des taux frisant l’usure (voir notre article sur les taux bancaires) et qui ne manquera pas d’économistes thuriféraires, qui viendront nous expliquer qu’en fin de compte : le marché libre, il n’y a vraiment que ça de vrai !!!

A en croire les réactions actuelles et à venir des millions de gens jetés par brassées de leurs emplois et de leurs logements, nous ne croyons pas vraiment que le conte de fée du capitalisme "refondé" puisse aller à son terme ...


Crédit et copyright image

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33 réactions à cet article    


  • Serge Serge 23 avril 2009 11:31

    à l’auteur...
    A la lecture de votre excellente analyse de la situation actuelle deux déclarations me reviennent en tête.
    Une très cocasse de la part du serviteur zélé du libéralisme qu’est A.Minc :
    octobre 2008...« LA CRISE EST GROTESQUEMENT PSYCHOLOGIQUE. »
    Si le ridicule pouvait rendre muet !!!
     
    Une très sérieuse,au lendemain du G20,de la part de P.Krugman,prix Nobel d’économie :

    « C’est le contribuable qui ENDOSSE LES RISQUES et l’ECONOMIE DE MARCHE N’EN TIRE QUE LES BENEFICES. »

    Excellente synthèse sur les finalités du libéralisme.

    Cela dit, je pense qu’il faut aussi tordre le cou à ce mythe de l’idéologie libérale qui veut que la crise c’est...« la faute à l’Etat qui est intervenu » au lieu de laisser faire« la main invisible du marché. »D’où cette offensive des libéraux pour dire...la crise n’est pas celle du libéralisme mais du pas assez de libéralisme.Il y a trop d’Etat.

    Pour permettre la compréhension par tous de ce que vit la planète il est nécessaire d’expliquer au niveau historique le pourquoi de l’invention de l’Etat dans les sociétés humaines.
    Dit rapidement ( donc sans nuances ) la naissance des Etats est liée au fait que la classe dominante avait besoin d’une structure pour faire « régner l’ordre » et maintenir fermement son pouvoir.

    Sur la nocivité du libéralisme pour les peuples voir les élèments chiffrés que j’ai donné hier en réponse à l’article « Qui fait le marché ? » de W.Bunker


    • Serge Serge 23 avril 2009 11:49

      Petit complément à ma réponse...je reçois au courrier de ce jour de la part de Finaref cette annonce...
      " Baisse des taux d’intérêts...au delà de 1524 euros de solde du...20,87% par an et en deçà...21,31% !!!
      Aucune honte pour les requins !!!


    • Reinette Reinette 23 avril 2009 17:17

      La crise c’est terrible... les premiers qui payent c’est les entreprises et le chômage (sic) ! Eric Woerth le 27/01/2009

      http://www.dailymotion.com/video/x85xau_eric-woerth-france-inter_news


    • plancherDesVaches 23 avril 2009 11:36

      Vous avez entièrement raison.
      Et les politiciens de tous bords et tous pays sont devenus les meilleurs VRP de toute la chaine de la finance. Du petit employé de banque, jusqu’au plus gros milliardaire.
      Sachant que ces politiciens gagnent le pouvoir grâce à ces mêmes financiers, comment leur en vouloir.. ??
      Ne vous laissez pas abuser par les chiffres annoncés : la socialisation des pertes va représenter des sommes bien plus élevées que celles annoncées.
      Et dans la série des infos de la planète finance, les US viennent de déréguler ENCORE plus en faisant sauter la règle du « mark-to-market » (valorisation des « actifs » au prix du marché). Leur banques pourront donc les revendre au prix qu’elles décideront... avec l’argent du contribuable. Car l’état « sponsorisera » ces ventes en prenant à sa charge les éventuels risques.
      Amusant, lorsqu’on sait que c’est JUSTEMENT le manque de régulation qui a entrainé le léger retournement actuel.
      Nous sommes pris en otage, comme d’habitude.


      • plancherDesVaches 23 avril 2009 20:24

        Tiens... il semblerait que les salariés ne veuillent plus encaisser de prises de risques décidées par des employeurs. Mais sachant qu’on ne leur a jamais demandé leur avis, tout le monde peut les comprendre.
        http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/04/23/la-colere-sociale-monte-dans-de-tres-nombreux-pays_1184467_1101386.html
        Encore une socialisation de pertes.....

        Répétez après moi : « Tous rentiers, tous rentiers, tous, tous... »


      • pierrot123 26 avril 2009 09:36

        Parfaite observation de ce qui est en train de se passer.
        Et c’est uniquement à ça (l’abandon de la règle du « market to market » ), qu’a servi le fameux G20.

        En gros, maintenant pour les banques, c’est : « mes actifs valent comme avant la crise, et si t’es pas content c’est pareil, vu que c’est toi qui payes la différence...AVEC TES IMPOTS, CONNARD !!! »

        « La messe est dite », on peut rentrer à la maison (ou plutôt : à la tente Quechua, y a maintenant un modèle familial...)


      • plancherDesVaches 26 avril 2009 11:04

        La Fed test la solidité des grandes banques américaines en cas d’aggravation de la crise.

        http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/04/25/la-fed-teste-la-solidite-des-grandes-banques-americaines-en-cas-d-aggravation-de-la-crise_1185400_1101386.html

        « ...Selon les scénarios, l’Etat américain mesure les montants qu’il aura éventuellement à apporter aux banques, dès lors qu’il exige d’elles, pour se protéger, de préserver un niveau de capitalisation supérieur aux normes usuelles. »

        ET il ne s’agit QUE des 19 plus grosses....

        Les citoyens ne sont donc pas prés d’arrêter de payer.


      • taktak 23 avril 2009 13:41

        Article très interesant et mettant justement le doigt sur l’idéologie des dirigeants de ce monde.
        Idéologie qui n’est pas partagé par les peuples (pudiquement résumé à une opinion...).

        nous assistons donc à la garantie de la fortune de quelques un par l’appauvrissement de tout les autres. Toutes les crises ont cela de génial qu’elles permettent la concentration et l’accélération de l’accumulation de capital, renforcant ainsi les gènes vicieux qui conduiront à une prochaine crise inéluctable et encore plus destructrice.

        Au dela de la politique du gouvernement, c’est le système qu’il faut changer. Plus qu’un droit de regard, c’est un devoir de controle qui doit s’imposer pour les peuples sur les productions. Ce devoir de controle doit permettre à la collectivité de répartir justemement et démocratiquement les fruits du travail de chacun...

        Pour rembourser le peuple de ce qu’il doit dépenser pour garantir le fonctionnement de l’éconiomie, une seule solutions la nationalisation !
        c’est la seule réforme structurelle qui s’impose


        • TSS 23 avril 2009 14:08

          les organimes de credit qui dependent des banques :

          -19 8 % avant les aides

          -21.3% après les aides

          les contribuables paient les aides 2 fois... !!


          • plancherDesVaches 23 avril 2009 14:39

            Non, TSS.
            Pas les contribuables. L’ensemble des peuples.
            Pas 2 fois. Mais 3 à 4.
            En effet, il faut que nous continuions à alimenter les pompes à fric par la socialisation des pertes, d’une part, puis faire vivre grassement l’état par l’impôt, d’autre part, mais aussi.... : payer au prix fort notre nourriture, notre logement, notre énergie, notre « culture », notre éducation, notre santé,....
            Le point de rupture commence à être envisageable. Vu cette légère crise qui a cet extraordinaire avantage de montrer à ceux qui devaient rester ignorants, les dégats dont sont capables les « richépuissants ».


          • Yannick Harrel Yannick Harrel 23 avril 2009 14:38

            Bonjour,

            Merci à l’auteur de nous faire part de ce retour du FMI.

            Très honnêtement je pense que les dirigeants sont désemparés, ils récitent leur missel de libéraux comme ils l’ont fait depuis des années en croisant les doigts pour que « ça passe ». Seulement la casse risque d’être bien plus sévère que ces dernières années. Et cette manie de lénifier l’aspect social dans les schémas économiques au mépris des avertissements de John M. Keynes (ce qui est logique d’une certaine façon puisque ce dernier était un adversaire d’Hayek, le héraut des néo-libéraux) c’est comme maintenir le couvercle de façon à hermétiquement fermer une marmite mijotant à grand feu... Je vous laisse deviner ce qu’il peut résulter d’un tel aveuglement.

            A l’heure où il faudrait des mesures énergiques en faveur de l’entreprenariat et des initiatives sociales évitant tout risque de débordement, on n’a rien trouvé de mieux que d’écoper à petite cuillère un paquebot prenant l’eau (!). Dépêchons-nous d’en rire avant de se voir obligés d’en pleurer...

            Cordialement


            • plancherDesVaches 23 avril 2009 14:43

              Tiens, monsieur Harrel.. ?
              Vous aussi, vous commencez, trés honnêtement, à avoir peur... ????


            • Yannick Harrel Yannick Harrel 23 avril 2009 15:02

              Bonjour,

              L’inconnu fait toujours peur à chaque homme normalement constitué.

              Lorsque l’attelage s’emballe en plein milieu d’une forêt toute aussi sombre qu’inconnue et que le cocher est connu pour sa psychorigidité comme incompétence notoire, qu’y a-t-il de rassurant pour l’avenir des citoyens qui y sont convoyés à l’intérieur ?

              Cordialement


            • plancherDesVaches 23 avril 2009 16:05

              Je note votre réponse honnête.

              Plus qu’honnête, d’ailleurs. Car vous avez remarquez, comme de plus en plus d’humains qui se devaient de rester ignorants, que l’attelage de la finance est constitué de chevaux pour le moins fougueux.
              Ainsi, cet attelage, sans coordination possible que tout bon conducteur dictateur serait en droit d’attendre, ne peut que rompre ses liens. Mais... est-ce la faute de l’attelage, ou du dresseur... ???
              Retour de balancier de l’individualisme... ???? Hominé, humus lupus est... ??? ou... medice, curate ipsum... ? On cherche encore.

              Bon, sinon. Avoir peur de l’inconnu est manquer de confiance en soi, et SURTOUT, ne pas se connaître. Soit faire abstration de ses capacités. Ce qui est un peu bête, et surtout PLUS que bête : même les animeaux, qui manquent d’imagination, savent quelles sont leurs propres capacités.
              Bestialement votre.


            • plancherDesVaches 23 avril 2009 16:08

              Je note votre réponse honnête.

              Plus qu’honnête, d’ailleurs. Car vous avez remarquez, comme de plus en plus d’humains qui se devaient de rester ignorants, que l’attelage de la finance est constitué de chevaux pour le moins fougueux.
              Ainsi, cet attelage, sans coordination possible que tout bon conducteur dictateur serait en droit d’attendre, ne peut que rompre ses liens. Mais... est-ce la faute de l’attelage, ou du dresseur... ???
              Retour de balancier de l’individualisme... ???? Hominé, humus lupus est... ??? ou... medice, curate ipsum... ? On cherche encore.

              Bon, sinon. Avoir peur de l’inconnu est manquer de confiance en soi, et SURTOUT, ne pas se connaître. Soit faire abstration de ses capacités. Ce qui est un peu bête, et surtout PLUS que bête : même les animeaux, qui manquent d’imagination, savent quelles sont leurs propres capacités.
              Bestialement votre.

               


            • plancherDesVaches 23 avril 2009 16:09

              J’avais aterri sur une page d’erreur....
              Veuillez excuser cette erreur informatique du site. Merci.


            • Daniel Tourre Ziberal 26 avril 2009 21:55

              Sérieusement, que les dirigeants soient désemparés cela ne fait pas l’ombre d’un doute.

              Mais c’est justement parcequ’ils sont tous biberonnés à l’Ecole de Keynes et pas du tout à Hayek.

              Cette crise est une crise monétaire due à la création massive de dollar par la fed dans la plus pure tradition keynesienne de relance. (après l’éclatement de la bulle internet en 2000)

              Aujourd’hui on multiplie les plans de relance toujours dans la droite lignée de Keynes.
              Toujours plus de fausse monnaie, toujours plus de faux crédit.

              Et tout ceci à l’exact opposé de l’école autrichienne, Hayek, Rothard et Von Mises. Ecole Autrichienne qui a défendu une monnaie saine, et qui s’est opposé violement aux banques centrales et à la monnaie crédit.

              Mettre cette crise sur le dos d’Hayek tout en affirmant qu’on écoute pas assez Keynes est plutot stupéfiant. C’est exactement le contraire.

              Mais bon on est en France ou Keynes est considéré par les Etatistes qui nous gouvernent comme une sorte de Jesus Christ en mieux habillé.

              Tenez un petit rappel sur l’école Autrichienne et Hayek :
              http://www.dantou.fr/banques.html


            • Forest Ent Forest Ent 23 avril 2009 15:12

              Cet article me semble commenter de manière très raisonnable une communication du FMI.

              Mais le FMI n’est pas très sérieux. Les baisses de valeurs d’actifs mondiaux dépassent déjà actuellement les 4 T$ de plusieurs ordres de grandeur.

              J’ai énuméré dans un article plus très récent les prévisions macro du FMI avant la crise :

              Tout va très bien, sauf si . En 2008, la croissance sera forte, surtout dans les PVD. L’Asie et les PVD sont découplés de l’occident et il ne peut donc pas y avoir de crise mondiale. Etc ...

              Je ne vois pas après tout ça comment on peut encore attribuer la moindre crédibilité à leurs prévisions. Ni à celles de l’OCDE d’ailleurs.

              Que le lecteur de cet article sache que cette communication du FMI reste démesurément optimiste.


              • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 23 avril 2009 15:23

                Pendant que tout le monde s’affole sur l’apocalypse financière et que Christine Lagarde se targue de limiter sur le surendettement, je vous indique le mail commercial non sollicité que je viens de recevoir de la part de Monabanq (Groupe PPR et BNP Paribas)

                Faites fleurir vos projets avec le mini taux du crédit Complicio : 3,9O de TEG pendant 3 mois, puis le TEG révisable est de 20,89%

                En tout petit en dessous d’un graphisme digne du Grenelle de l’environnement :

                Complicio est un crédit renouvelable dont le TEG révisable hors assurance est de 20,89%. Les mensualités sont de 15 € ou 20 € par tranche de 500 € de crédit autorisé selon l’option choisie à l’ouverture. Les mensualités intègrent le remboursement du capital, les intérêts ainsi que l’assurance du compte si vous y avez souscrit. Le coût total du crédit dépend de son utilisation. Il varie selon le montant et la durée du découvert effectif du compte. Coût de l’assurance facultative : 0,6% du total dû mensuel. Conditions en vigueur au 01/03/2009.


                • plancherDesVaches 23 avril 2009 17:43

                  Monsieur Benard, soyons réalistes.
                  Une bonne socialisation de pertes ne peut se faire faire que si le peuple, qui ne veut plus donner, continue à être obligé d’avoir la main du financier dans son portefeuille.
                  D’où croyez-vous que l’économie virtuelle tire ses subsides, si ce n’est de l’économie réelle... ???


                    • Reinette Reinette 24 avril 2009 00:20


                      Chantecler bonsoir

                      Votre lien : Par Eric Dor, Avril 2009 (extraits) Si la conjoncture mondiale continue à se dégrader, et d’après nos nouvelles estimations, les pertes totales des banques depuis le début de la crise pourraient s’élever à 4508 milliards de dollars sur des actifs originaires des Etats-Unis, et 898 milliards de dollars sur des actifs originaires d’autres parties du monde. Les parts de ces pertes supportées par les banques américaines et européennes s’élèveraient à 2212 et 1607 milliards de dollars respectivement.

                      C’est grave Docteur ?


                    • Serge Serge 23 avril 2009 18:14

                      Pendant que vous subissez de plein fouet la crise,vous la France d’en bas,les requins n’arrêtent pas leur prédation et continuent à se gaver.
                      On apprend ce jour que la banque franco-belge Dexia, menée à la faillite par ses dirigeants,sauvée par la manne publique des Etats belge et français,reconnaît avoir distribué pour 8 millions d’euros de bonus à la partie française des dirigeants.Ce qui ne la gène pas pour annoncer la suppression de 900 emplois dont 250 en France !!!
                      On apprend aussi que A.Miller,Pdg démissionnaire en septembre 2008,a perçu une indemnité de départ de 825 000 euros alors qu’il s’était engagé à ne rien percevoir !!!

                      Mais où est passé « zoro Sarko » le pourfendeur en maintes déclarations les plus outrées les unes que les autres contre « les parachutes en or,les stock-options » pour passer du dire au faire ? Il joue au super flic, en espérant refaire le coup de la campagne présidentielle 2007, afin de faire dévier le débat sur « la sécurité » occultant ainsi son entière responsabilité dans la crise de part la politique mise en oeuvre depuis son élection.


                      • Marc Bruxman 23 avril 2009 19:21

                        Il faut arrêter de tout diaboliser. Le FMI fait juste constater que la crise est plus grave que prévue. Ce que tout le monde savait depuis quelques temps, y compris dans les millieux financiers. Lorsque GW Bush a demandé à Greenspan (qu’il a le pouvoir de nommer) de maintenir des taux d’intérêts très bas alors qu’il y avait une bulle immobilliére et que l’on a attendu la réelection de Bush pour les remonter,  on savait alors de façon CERTAINE qu’il y aurait une addition salée. Cette crise est avant tout causée par une intervention d’état. Et cette intervention a causée au marché des pertes d’une gravité inouie.

                        On demande alors aux états de jouer leurs role de pompiers, ce qui est :

                        • Une mission régalienne de l’état qui est la pour intervenir en cas de catastrophe qu’elle soit naturelle ou crée par l’homme.
                        • Une réparation des dégats causés au marchés par la politique expensioniste basée sur une accumlation de dette publique ET privée. Les USA sont en effet champions de la dette publique en plus d’avoir été les hérauts de taux d’intérêts très faibles destinés à doper artificiellement les marchés. Or le marché est comme un cheval ou un coureur cycliste. Si on le dope trop, il finit par en crever.
                        Maintenant cette demande d’intervention ne veut pas dire que l’on renonce à un marché libre. Elle veut dire que l’on assite les gens comme on le fait après un tremblement de terre ou un incendie. Il faut noter aussi que le FMI ne demande pas à ce que les actionnaires soient récompensés pour leur intervention. La bonne chose à faire et la même les libéraux sont d’accords aurait été de punir les actionnaires en valorisant l’intervention de l’état au cours du marché. Ce qui dans la majeure partie des cas revenait à dire que la banque était nationalisée de fait.

                        Maintenant une telle nationalisation peut être temporaire ! Si Bank of America ne vaut plus rien, rien n’interdit l’état de recapitaliser à hauteur de x Milliards et de revendres x + n milliards lorsque la situation sera stabilisée. L’état ferait ainsi une plus-value qui est normale. Il ne serait par contre pas sain que l’état reste actionnaire (et ce quel que soit l’entreprise) alors que le marché peut de nouveau fonctionner normalement. On précisera au passage que la plus value devrait idéalement être entiérement reversé aux citoyens sous forme de dividendes.

                        La crise ? Et après !

                        La crise a avant tout été crée par un recours excessif au crédit qu’il ait eu lieu dans le privé ou le public. Et la crise est en train de régler le problème dans le secteur privé. Un certain nombre d’institutions trop dépendentes du crédit vont faire faillite. C’est notamment le cas dans l’industrie. Et d’autres créatrices nettes de richesses ou utilisatrices raisonables du crédit vont survivre. A l’issue d’un processus pénible, le secteur privé va donc retrouver des niveaux d’endettement raisonables.

                        Maintenant, il reste le problème de la dette publique. Et ce problème la, il va falloir le régler car sinon c’est la mère de toutes les bulles qui est en train de se développer. Car même les libertariens dont je fais partie ne disent pas que l’on peut fonctionner sans états. Or, l’accroissement de la dette publique va nécéssairement conduire à des faillites. Et la premiére faillite, vraissemblablement les USA entrainera tous les autres pays occidentaux dans une crise de financement ! (Pour avoir de l’argent en prêt, il faut quelqu’un pour vous le préter qui espère être remboursé). Cela signifie concrétement une liquidation désordonnée de l’état et une catastrophe pour les citoyens.

                        C’est pour cela que le FMI et les libéraux pensent qu’il faut réduire la dette publique et réaliser une restructuration ordonnée de l’état afin de rendre sa taille raisonable, de le rendre excédentaire et surtout de diminuer son niveau d’endettement. Ce processus sera beaucoup moins pénible socialement qu’une faillite de l’état vers laquelle nous allons tout droit.



                        • TSS 23 avril 2009 19:50

                          les USA ne paieront pas leurs dettes ! ils préféreront trouver un ennemi commun et entrainer le

                           « monde libre » (ah,ah !) dans un conflit généralisé pour la défense des libertés(interdit de rire).

                          la 3ème n’est pas si loin qu’on le croit avec tous les avantages y afférents :

                          -diminution de la population mondiale

                          -reconstruction à suivre(quand le bâtiment va, tout va !!)

                          -et surtout occasion en or pour donner un énième tour de vis sécuritaire... !!


                          • plancherDesVaches 23 avril 2009 20:43

                            Eventuellement.
                            Mais votre raisonnement ne tient pas compte de 2 choses :
                            - les US utilisent de plus en plus de mercenaires dans leurs guerres, car il semblerait que leur peuple supporte de moins en moins les « morts pour les puissants ».
                            - ce peuple, justement, va se retrouver en état de chômage généralisé et devra tout de même essayer de manger. Ca risque de flinguer sec au pays des cowboys.
                            ( je n’ai pas spécialement parlé du président. Même si les présidents se font flinguer couramment)


                          • Marc Bruxman 24 avril 2009 01:33

                            Et surtout la guerre ca coute cher ! Or, le niveau d’endettement des USA ne permet pas de financer une vrai guerre. Le seul pays qui le pourrait est la Chine. Mais la Chine a un territoire suffisamment grand et n’est pas intéréssé par une guerre mondiale.

                            Elle pourrait éventuellement financer une guerre etatsunienne si elle était sur que cela rend les US excédentaire et donc que cela lui permette de revoir un jour son fric. (Parce que la c’est mal parti).


                          • Frabri 23 avril 2009 22:45


                            « On sait pas où on va mais on y va ». Shepakiladi


                            • Emmanuel Aguéra LeManu 24 avril 2009 02:39

                              Effrayant, en verite...
                              Je suis de ceux qui pensent que la crise commencera avec la faillite de Renault.
                              Tenter de relever les usines a bagnoles est a la fois une illusoire gageure économique et une aberration techno-chronologique.
                              Et c’est vrai dans tant d’autres domaines que l’industrie automobile...

                              Quand aux « embellies » annoncées sporadiquement ça et la, elle ne servent qu’à faire avaler les systématiquement consécutives « prises de bénéfices », distributions de dividendes, parachutes ou autres packages divers...

                              N’était-ce pas le board de la citycorp qu’Obama a recemment empêché de s’offrir un nouveau et somptueux jet d’affaire ?... Vous allez voir qu’il va redevenir d’actualité, le jet.


                              • donino30 donino30 25 avril 2009 12:08

                                Article intéressant. Dommage que le naturel revienne parfois au galop sur certains chapitres, comme le « de quoi parle t-on ». N’oublions juste pas que le coût de la protection sociale, tout compris, va dépasser les 700 milliards d’euros en 2009, et que les autres postes de dépense publique font quasiment office de goutte d’eau à coté. Les tabous sont devenus des hyper-tabous, renforcés par la crise.

                                Enfin, quand on désigne les « responsables de la crise », je trouve ça un peu facile. Évidemment il n’est pas question de blanchir les banquiers tous corrompus jusqu’à la moelle, mais il serait sain que tout le monde se remette en question. Il n’y a pas si longtemps, disons 20 mois, s’endetter sur 60 ans pour un bien immobilier paraissait être quelque chose de tout à fait raisonnable, et les quelques uns qui osaient faire remarquer que l’on marchait sur la tête passaient pour d’amusants marginaux. Encore aujourd’hui, presque tout le monde s’accorde à dire que le colossal et irreversible endettement de certains états dont le notre n’est en rien un problème... Le jour où cette deuxième vague de tsunami emportera tout ce qu’il reste, et comme le souligne cet article on s’en approche, qui faudra t-il condamner ? Uniquement Nabot-Léon et ses sbires, ou l’armada des bien-pensants qui s’évertuent depuis des années à nous dire que les finances sont en fait saines et que l’on pourrait dépenser bien plus ? Et pourquoi pas condamner les électeurs des gouvernements successifs depuis deux décennies, tant qu’on y est ? Les banques ont pu jouer à leur petit jeu entre amis parce que personne ne voulait rien voir, et qu’à un moment donné tout le monde y trouvait plus ou moins son compte. Ne l’oublions pas, ça pourrait servir à l’avenir.

                                Il est si plaisant de tout rejeter sur les autres sans se remettre soi même en question. A l’heure où on peut, stupéfait, s’apercevoir que les crédits cofidis refont déjà leur apparition dans les spots TV et radio, on peut de manière posée et dépassionnée attribuer des responsabilités tant au surendetté qu’au surendetteur.


                                • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 25 avril 2009 12:56

                                  @ Donino

                                  C’est gentil de comparer les 700 millions d’€ de la protection sociale qui est financée pr ceux qui travaillent avec 4000 milliards d’incurie financière !!!

                                  vous écrivez :« peut de manière posée et dépassionnée attribuer des responsabilités tant au surendetté qu’au surendetteur »

                                  On pourrait par extension appliquer votre raisonnement à la violée qui a excité son violeur par une tenue aguichante ...

                                  Pour que quelqu’un ne soit pas surendetté, il ne FAUT PAS lui prêter, cher ami !!! Or vous savez pertinemment que les organismes de crédit, propriété des banques, n’ont aucun scrupule à le faire, dans des conditions de mafieux de quartier. Taux moyen actuel du revolving  : 20% pour une inflation d’environ 1%

                                  Nos gouvernants ainsi que les élus prompt à légiférer sur tout et rien n’arrivent jamais à se mettre d’accord sur ce sujet. En effet quoi de neuf depuis la loi Neiertz ?

                                  Pour finir, je vous remettrai en mémoire le fait que depuis quelques années, le surendettement constaté, l’est pour continuer à payer son loyer ou simplement s’alimenter. Nous sommes très loin des inconscients qui veulent p.... plus haut que leur c... que vous désignez dans votre commentaire ....


                                  • pierrot123 26 avril 2009 09:10

                                    Pour ceux qui veulent progresser dans la compréhension de ce qui est en train de nous tomber sur la tête, il existe quelques sites...

                                    J’en fréquente régulièrement un, déjà pas mal connu (et pour moi un des meilleurs) :
                                    http://www.pauljorion.com/blog/

                                    Kenavo.

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