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Accueil du site > Actualités > Economie > Protégeons notre monnaie contre les malversations des banques et des Etats (...)

Protégeons notre monnaie contre les malversations des banques et des Etats !

La monnaie (quelle que soit sa forme : billets, comptes courants, cartes bancaires) est utilisée dans chaque échange économique.

Ceux qui contrôlent la quantité de monnaie ont donc un pouvoir colossal sur la société.

Aujourd’hui deux acteurs contrôlent la quantité de monnaie :
- Les Etats à travers des institutions paraétatiques : les banques centrales.
 Elles fixent arbitrairement les taux d’intérêt.
 -> Ce qui vole les petits épargnants.
 Elles soutiennent sans limite des entreprises privées -les banques- avec l’argent des contribuables.
 -> Ce qui incite les banques à prendre des risques inconsidérés.

-  Les banques.

 Elles ont le privilège inouï de créer de la monnaie ex-nihilo.
 -> Ce qui hypertrophie le secteur bancaire et ses revenus au détriment des autres secteurs économiques.
 Elles utilisent l’argent des dépôts des épargnants pour leurs propres opérations.
 -> Ce qui les rend structurellement instables.

Suivant la conjoncture ou leurs intérêts, ces deux acteurs créent ou détruisent des quantités énormes de monnaie.

Cela a plusieurs conséquences :


a) Un transfert colossal et invisible de richesses vers l’Etat et les grandes banques : l’inflation.
En augmentant la quantité de monnaie, les banques ou les Etats ne créent pas de richesses physiques supplémentaires, ils diluent la monnaie détenue par les classes moyennes et les pauvres à leur profit.

b) Des crises économiques violentes.

Ces variations de quantité de monnaie induisent massivement en erreur les industriels qui font de mauvais investissements. Lorsqu’ils s’en rendent compte, il est trop tard et des crises économiques violentes se déclenchent. La crise actuelle est une crise monétaire directement provoquée par la banque centrale américaine.
Les entrepreneurs et les consommateurs ne peuvent pas prévoir et investir sur un tapis roulant qui change violemment de direction en permanence.

Aujourd’hui nous subissons tous une crise économique créée de toutes pièces par les Etats et les grandes banques. Ils veulent nous faire croire qu’ils sont des pompiers alors qu’ils sont les pyromanes à l’origine de cette catastrophe.

On ne peut pas défendre la justice ou la prospérité sans mettre fin à ce chaos monétaire.


Il faut donc :


-  Une monnaie libre.

 En nous laissant libre d’utiliser la monnaie de notre choix (basée sur l’or par exemple), notre bonne monnaie chassera leur mauvaise monnaie. Ainsi les malversations des banques comme des Etats deviendront impossibles.

-  Des banques libres et responsables.

 Les banques doivent être tenues pour responsables de leurs bêtises (en faisant faillite ou en étant poursuivies pour fraude). De plus elles ne doivent plus être autorisées à créer de la monnaie-crédit à leur profit.

Avec ses deux mesures, le secteur financier retournera à un rôle économique utile sans vampiriser le reste de l’économie.

L’Etat lui ne pourra plus provoquer de crises en prétendant planifier l’économie.



Pour en savoir plus :
Une introduction humoristique sur la monnaie et les banques :

http://www.dantou.fr/banques.html

Un ouvrage

- « Monnaie et Etat » écrit par le Prof. Rothbard, membre de la prestigieuse école d’économie autrichienne qui dénonce depuis longtemps cette situation.

 http://www.scribd.com/doc/11452701/Etat-quastu-fait-de-notre-monnaie

 

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42 réactions à cet article    


  • bob 6 mai 2009 12:24

    Si votre analyse rapide de la situation se tient, les solutions que vous proposez sont totalement denuees de bon sens :

    Dans le cas de l’appariement de la monnaie a l’or, ce systeme s’est desagrege dans les annees 30 ( pour la France) car la quantite de monnaie etait bien superieure a la quantite d’or qu’elle etait supposee representer. La monnaie scripturale etait creee relativement a la quantite d’or que possedait la banque. Cela veut aussi dire que tout mouvement d’or entrainerait une inflation ( or rentrant) ou au contraire une penurie ( or sortant). La monnaie scripturale desolidarisee d’un support metal contrecarre ces effets.
    Il reste que vous avez raison de dire qu’un respect plus massif des regles financieres serait necessaire pour faire cesser ces menaces de chaos financiers.

    Dans le cas de la cessation de credit, vous sous-tendez la quasi-disparition du credit : cela revient a mettre la plupart des entreprises et la tres grosse majorite des citoyens sur la paille. Si votre idee est de faire exploser la societe francaise, alors elle est excellente.
    Vous avez neanmoins raison de souligner que chacun des acteurs de la crise doit faire face a ses responsabilites notemment en cas de crise.


    • tmd 6 mai 2009 13:24

      C’est en 1973 que le dollar US a perdu sa convertibilité en or. À l’époque, il fallait 35 dollars pour avoir une once d’or. Mais le dollar ne valait déjà plus autant en 73. Les USA se battaient depuis plusieurs années contre l’Afrique du Sud avec un embargo sur son or. Le dollar vaut de moins en moins. Aujourd’hui, il faut 900 dollars pour avoir une once d’or.


    • Daniel Tourre Ziberal 6 mai 2009 19:21

      Non, je ne suis pas contre le crédit ni les taux d’intêrets.
      Les banques pourront toujours prêter de l’argent, mais sur leur fonds propres ou parceque des épargnants leur auront auparavant prêter de l’argent.

      Cela ne fera alors pas augmenter la masse monétaire.

      Ce qui compte ce n’est pas le nominal prêté, le chiffre. Ce qui compte c’est le pouvoir d’achat de la somme prêtée. Le capital réellement existant et disponible à l’investissement.

      En imprimant de la monnaie crédit, les banques diluent la monnaie existante, elles ne créent pas du capital, c’est à dire un renoncement à de la consommation. Et elles appauvrissent toutes les entreprises en diluant leur monnaie.

      Au début du siècle, les entreprises étaient beaucoup moins dépendantes des banques qu’aujourd’hui. La reserve fractionnaire n’avait pas atteind les niveaux actuels. Les entreprises pouvaient compter sur l’autofinancement. Forcement les banques ne diluaient pas le pouvoir d’achat de leur trésoririe autant qu’aujourd’hui.


    • bob 6 mai 2009 12:38

      Si vous etes aussi liberal que vous le pretendez, manifestez en faveur d’une plus grande « offre » en matiere commerciale. Luttez contre les cartels et les monopoles ( sans parles des monopsones).
      Est-il normal qu’une minorite d’entreprises ( ce qui est contraire aux conceptions liberales) puissent imposer ses prix ? Est-il normal qu’une minorite sortant du serail ou vegetaient deja papa, maman, accede systematiquement aux postes important nonobstant leur incapacite chronique ( le present ne le demontre-t-il pas suffisement ?).
      Est-il normal qu’un service de qualite correct fourni par l’etat disparaisse en faveur d’un service de qualite moindre, de prix bien superieur fourni par le prive ( gere quand meme par le serail cite plus haut).
      Est-il normal de faire exploser la dette de la France tout en diminuant les effectifs de la fonction publique ( mais en augmentant les salaires des hauts fonctionnaires)

      La France change, certe, mais en pire. Nous revenons doucement a la feodalite du moyen-age ou le noble possede tout et le laquais se contente des miettes. Mais alors que le noble avait un devoir de protection vis a vis de son peuple, les « elites » ne se voient aucune responsabilite envers leurs sujets. Le haut fonctionnaire ( les chefs du CAC 40 y sont inclus) n’a plus que les emoluements sans avoir les responsabilites afferant a la fonction et lorsque la fin de regne arrive, il se voit attribue une somme pharamineuse denuee de lien avec les performances de l’entreprise ( qui sera genereusement recapitalisee par l’etat c’est a dire les contribuables).


      • Daniel Tourre Ziberal 6 mai 2009 19:30

        Il y a beaucoup de choses dans votre message et c’est dur de répondre à tout.

        Sur un point : Les actionnaires sont libres de surpayer les services d’un patron qui ruine leur entreprise. De même ils sont libres de payer leur baguette surgelé 10 euros si ils en ont envie.
        En général il ne le font pas.

        Cela devient mon problème lorsque :
        - Ce « surpayage » est due à des intimidations des patrons eux-mêmes. (peu probable mais pourquoi pas.)
        - Ce surpayage est obtenu parceque l’argent public sert à payer l’incompetence. (Ca arrive malheureusement en ce moment et c’est un scandale.)
        - Ce surpayage est possible parceque l’entreprise même mal gérée bénéficie de privilèges venant de l’Etat. C’est à dire du protectionnisme, des réglementations taillées sur mesure, des contrats sans controle (armement..), des subventions grace à des bons lobbies et AUSSI et c’est l’objet de mon article, le privilège de créer de la monnaie et d’être soutenu sans limite par la banque centrale (les banques actuellement.)

        Ca fait déjà beaucoup et ça doit couvrir pas mal de cas que vous évoquez..

        Sinon je ne pense pas que le peuple ait besoin de la protection d’une élite, il a déjà besoin que l’élite (oligarchie publique ou privée) ne se serve pas sur son dos en utilisant l’Etat. Sans la force de l’Etat, l’élite a besoin de l’accord du peuple à chaque transaction/échange. Ca change tout.


      • bob 6 mai 2009 21:24

        @ ziberal,

        Je ne vous rejoins pas sur la notion d’actionnaires decidant du salaire du patron. Il serait plus reel de parler de collusion entre gros investisseurs ( restant en moyenne 6 mois au sein du capital de l’entreprise ) et directeurs d’entreprise puisque cette meme entreprise ne leur appartient pas. Vous devriez faire mention du conseil d’administration qui par un jeu de participations croisees va absoudre le voisin de ses erreurs sous la condition que celui-ci fasse la meme chose. Est-ce vraiment cela le liberalisme ?
        Par ailleurs, est-il du role de l’Etat de placer ses pions au sein d’entreprises dites privees ( Natixis pour ne pas le nommer) ? Etes-vous sur qu’ils soient les plus competents pour ce poste conformement a la theorie liberaliste ?
        De plus les « elites » pretendent souligner ces travers au nom du liberalisme, pourquoi aucun des liberaux ne s’insurgent contre cet etat de fait ?

        Lorsque vous parlez de privileges provenant de l’etat, de quoi parlez vous ?
        En ce qui concerne les reglements tailles sur mesure, ils ont toujours beneficie aux grosses entreprises ( de meme que les subventions et autres privileges revoltants ecrasant sans vergogne les honnetes gens). La notion de protectionnisme est appreciable car elle permet de lutter contre un dumping social que L’europe telle qu’elle est construite ne permet pas d’empecher bien au contraire. Force est de constater que cette organisation est devenue une bonne raison pour que les mafieux de tout horizon puissent augmenter la main mise sur le monde.
        Le protectionnisme permet de favoriser le marche interieur ( capital en France) et de donner a la France un nouvel essor. Il se differencie de l’autarcie, que beaucoups de gens peu instruits ou malhonnetes confondent, en ce sens que cette derniere theorie est la fermeture pure et simple des frontieres. Il est un obstacle aux transferts d’argent frauduleux ainsi qu’a des qualite de produits systematiquement revus a la baisse.

        Enfin, en depit de ce que vous dites, l’etat regalien est une necessite. Il permet l’entretien des routes, la jugulation, de la criminalite... C’est ce que je souhaitais dire par la protection des responsables ( elus ne l’oublions pas). Oui, nos impots doivent avoir une fonction autre que d’engraisser ces gens.
        La France a utilise le terme de liberalisme pour promouvoir les gens du serail et non pas les elements les plus aptes a gerer des situations et c’est peut-etre la l’explication du rejet du liberalisme.


      • Daniel Tourre Ziberal 6 mai 2009 22:31
        @bob

        Je suis assez largement d’accord avec vous sur les dysfonctionnements actuels dans la representation actionnaire et notamment des petits actionnaires. Je ne suis pas spécialiste
         de la question, mais le phénomène que vous décrivez existe bien. Mais cela ne change pas au fond de mon propos. Ce sont les propriétaires de l’entreprise qui doivent décider qui ils doivent payer et combien. Maintenant que le mécanisme légal ou institutionnel ne sont pas adapté en France, j’en suis assez convaincu.

        Et je suis naturellement opposé à ce que l’Etat participe en action comme en dirigeants dans une société privée. Et si malgré cela devrait se produire.. des commissions parlementaires seraient beaucoup plus adaptées que le fait de prince.

        Je suis aussi d’accord avec vous sur le fait que les réglementations (comme la fiscalité) favorise les grandes sociétés. Entre ces points là et l’apport des banques aux grandes sociétés il serait interessant de voir notre paysage économique sans les politiques interventionnistes de l’Etat. Sans doute beaucoup plus de petites sociétés et moins de grands groupes..

        Par contre je ne vous suis plus du tout sur le protectionnisme qui est justement instrumentalisé les grandes sociétés. Le marché interieur me semble une notion assez arbitraire.

        Sinon je ne suis pas anarchiste, je suis libéral, donc un Etat régalien et les impots qui vont avec pour le financer me semble parfaitement légitimes et indispensables.

        J’ai bien conscience que le mot "libéralisme’ est souvent assimilé à des pratiques totalement opposées au libéralisme..Du clientélisme au copinage au sommet de l’Etat... et qu’une grande partie des exigences de la population sont des exigences très libérales sans le savoir. (D’autres ne le sont pas du tout..)


      • plancherDesVaches 6 mai 2009 13:57

        Vous êtes libéral et vous avez découvert tous les dégats de cette état d’esprit sur les pays africains... ???
        Vous pourriez peut-être aussi regarder les SDF dans votre pays, non ?

        Vous êtes donc pour l’aumône, ou il y a une autre explication ?

        Dites-moi.


        • Daniel Tourre Ziberal 6 mai 2009 19:42

          Le libéralisme n’est pas un état d’esprit. C’est une philosophie du droit qui protège les personnes de la contrainte physique des autres et de l’Etat. On peut ensuite avoir l’Etat d’esprit que l’on veut (généreux, égoiste, courtois, vulgaire, con, intelligent, obsédé sexuel, chaste...)

          Pour l’Afrique, c’est tout de même hallucinant que vous mettiez sa situation actuelle sur le dos du libéralisme.
          L’Afrique a d’abord été victime du colonialisme, une entreprise étatique (avec des prix fixés, des marchés protégés) et un Etat omniprésent pour éduquer le peuple.
          Elle croule actuellement sous le poids de certains états hypertrophiés avec une plétore de fonctionnaires corrompus qui accablent la population et le peuple. Rappel : Un Etat envahissant ce n’est pas du tout la vision libérale de la société.
          Et l’Afrique est aussi victime du protectionnisme des Pays occidentaux et des subventions agricoles.
          Les problèmes de l’Afrique sont beaucoup plus complexes. En plus ils y a beaucoup d’Afriques...

          Mais je vous recommande lire mon site « le libéralisme pour les débutants » sans préjugés. Vous y apprendrez peut être deux ou trois trucs.

          http://www.dantou.fr/liberalisme.htm


        • plancherDesVaches 6 mai 2009 20:01

          Oui, je confirme.

          Il suffit de laisser parler un libéraliste, un politique, ou un extrémiste pour se rendre compte de la nuisance dont il est capable.

          Allez, on va se fendre d’une blague que tu ne vas pas forcément apprécier. Si tu la comprends, bien sûr, vu ta réflexion pour le moins limitée.
          « Les racistes, c’est comme les étrangers : ça devrait pas exister »

          Bon, sinon, si tu en as marre de te faire enfumer et d’enfumer les autres, ça se guérit. Il suffit de penser juste un peu plus loin que sa petite personne.
          A toi de savoir si tu veux rester seul comme le Notre Président, ou vraiment commencer à penser aux autres.
          On me respecte car je n’oblige qu’à une chose : penser moins égoïste.
          A toi de voir.


        • Kalki Kalki 6 mai 2009 21:04

          Le libéralisme n’est pas un état d’esprit. C’est une philosophie du droit qui protège les personnes de la contrainte physique des autres et de l’État. On peut ensuite avoir l’État d’esprit que l’on veut (généreux, égoïste, courtois, vulgaire, con, intelligent, obsédé sexuel, chaste.

          Et mon cul c’est du jambon ?

          Le courant dominant libéralisme c’est pas l’utopie du libéralisme des hippies.

          Le libéralisme , le courant dominant du libéralisme (le libéralisme économique) qui dirige le monde, la vision du monde, qui dirige les états à la place des états :
          N’est pas du tout HUMANISTE.

          Vous pouvez sortir tous les mots du dictionnaire agencés comme vous le voudrait.

          Le libéralisme économique est contre la notion de socialisme de gauche, il est aussi donc contre la notion de société , car la société devrait se débrouiller tout seul, c’est mieux de ne pas "se rassembler cotiser " car on en a pas besoin ou sinon il est préférable de casquer a prix coutant : car ca fait tourner l’économie, le problème c’est que là on prend pas compte de ceux qui ne peuvent pas casquer , alors il faut les rejeter (et fermer les yeux comme vous le faites)

          OUI ça doit être ça être humaniste !
          Ca doit etre pouvoir donner du fric , faire la chariter pour se donner bonne conscience ( alors qu’on est responsable du choix de société injuste qui conduit justement indéniablement, et dans une relation de cause à effets, aux malheurs des de millions de personnes et de leurs familles ! y compris les enfants !)


          Vous pouvez toujours prendre modéle sur bill gates ou toutes les entreprise jouent sur la charité et vous les bourgeois prolétaires ( qui croyait a la charité parceque ca vous prend pas l’ame pardon ce qui vous sert d’ame le porte bourse). Bill gates qui dépense 1% de sa fortune maintenant pour aider les autres, et se rachete une bonne conscience et une bonnes images


        • Daniel Tourre Ziberal 6 mai 2009 22:37

          Le libéralisme est parfaitement compatible avec l’idéologie hippie.

          Du reste les hippies sont nés aux USA pas en URSS.

          Pour que des nouvelles visons du monde emergent il faut que chaque personne soit libre de réfléchir, parler, agir le plus librement possible et sans rendre de compte à un comité central, un comité d’actionnaire ou une assemblée collectiviste même démocratique élue.

          On peut être libéral et hippie. On peut être libéral et cadre sup.

          Le libéralisme n’emmerde que ceux qui veulent utiliser la violence physique directe ou indirecte de l’Etat pour imposer leur mode de vie à l’assemble de la population.

          Cela étant il est exacte que malheureusement en France, le libéralisme n’a été defendu que par des industrialistes productivistes qui ont fini par confondre leur vision du monde (respectable par ailleurs) avec le libéralisme en général.


        • plancherDesVaches 6 mai 2009 22:46

          "des industrialistes productivistes qui ont fini par confondre leur vision du monde (respectable par ailleurs) avec le libéralisme en général.« 

          Aïe aïe aïe... Vaut mieux lire ça que d’être aveugle.

          Kalki, laissons tomber, c’est de la race des idiots inguérissables. Il est juste en train d’essayer de se justifier par le : »le totalitarisme, c’est : ferme ta gueule, et la démocratie, cause toujours".
          Même pas la peine d’insister.
          On a mieux à faire.


          • Marc Bruxman 7 mai 2009 00:49

            Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah ! ! ! ! Mort de rire ! Un bolchos qui s’énerve ! ! ! Allez lis la fin de l’article chéri ! Elle a fait quoi la pauvreté en condition de vie sur les dix dernières années ? Elle a reculé ! C’est la pauvreté monétaire qui augmente légérement.

            Ce qui veut dire que pour un p’tit bolchevik, avoir plus de fric est devenu plus important qu’avoir de bonnes conditions de vie. C’est la victoire du capitalisme sur le communisme et la victoire la plus ironique qui soit puisque l’idéal coco a intégré l’idéal capitaliste le plus débridé : Faire du fric pour du fric.

            Faut pas pourrir le dogme comme ca quand on tiens une religion mais chérie. Regardez ce que le vatican a fait de la sienne. Oh shit ! Lenin is Dead !


          • plancherDesVaches 7 mai 2009 11:53

            bruxman....
            Bolchévique, ça me gonflerait fort. Mais pour une recirculation de la richesse, oui.
            (précision : je suis POUR payer beaucoup d’impôt. Cela prouve que je gagne bien ma vie)

            Ce que je vois par le petit bout des sites d’informations économiques, est que nous sommes revenus à la même concentration de richesse qu’en 1929.

            J’en discutai encore il n’y a pas longtemps avec une allemande née pendant la guerre...Elle a encore bien en mémoire les bombardements.
            Et elle m’a reconfirmé ce que je savais depuis longtemps : « nous ne savions pas ».
            Quand ils ont su, ils n’avaient même plus le choix de le dire. Ou c’était le camps.

            Libéralisme......producteur de dictateurs.


          • Laurent_K 6 mai 2009 16:50

            "En nous laissant libre d’utiliser la monnaie de notre choix (basée sur l’or par exemple), notre bonne monnaie chassera leur mauvaise monnaie."

            Malheureusement non. En économie, c’est la mauvaise monnaie qui chasse la bonne, pas l’inverse. Comme tout le monde veut avoirses économies dans la bonne monnaie, elle ne circule plus et disparaît du circuit économique.


            • Daniel Tourre Ziberal 6 mai 2009 19:35

              @Laurent_K
              Oui et non. en fait la loi Grensham a besoin de condition pour s’appliquer :
              - qu’effectivement deux monnaies de qualité distinctes (ou du moins évaluer differement) soit disponible.
              Cette condition est remplie avec la monnaie libre.

              - que les taux soient fixés arbitrairement entre les deux monnaies.
              Ce qui est hors de question avec la monnaie libre.

              Si les taux fixés effectivement la mauvaise chasse la bonne. Sinon ce n’est plus la cas. Les deux monnaies cohabitent.

              Cela s’est produit entre l’Ecosse et l’angleterre au XVII ème siècle. La banque d’angleterre (très similaire à nos banques actuelles) imprimait des quantitées de mauvaises monnaies avec un monopole. En Ecosse la monnaie était libre. Le résultat c’est que dans le nord de l’angleterre c’est les billets Ecossais qui étaient échangés. La bonne monnaie avait chassé la mauvaise.

               


            • Le péripate Le péripate 6 mai 2009 22:10

              Ecrivez la même chose en traitant Sarkozy d’immigré juif hongrois et en vous prétendant anti-capitaliste, et vous réunirez tous les suffrages. Mais, ici, le mot libéral déclenche des crises d’urticaire, et à partir de ce moment là, vous n’êtes même plus lu. Alors, être compris !


              • Daniel Tourre Ziberal 6 mai 2009 22:39

                Je sais.. Je sais.

                Mais il faut sauver le joli mot de libéralisme de ses adversaires, les étatistes et de ses faux-amis.


              • Marc Bruxman 7 mai 2009 00:50

                A moins qu’il ne faille reformuler les idées libérales sous un autre nom histoire d’avoir enfin ce que l’on veut. Et de diminuer le « bouh c’est mal » lancé par quelques loosers. Après tout la fin justifie les moyens...


              • Marianne Marianne 7 mai 2009 09:02

                Oui des noms comme : Europe-Ecologie, Newseuropéans, Modem ou PS, par exemple ? Pour faire passer la pilule...


              • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 7 mai 2009 10:13

                « Liberté, j’écris ton nom ! »

                Bravo à votre article.

                Et il provoque encore des réactions haineuses. Il est vrai que quelqu’un qui a l’habitude de penser en terme de violence (violence d’Etat, lutte des classes ...) a du mal à comprendre que l’on puisse aussi penser en terme d’échange ou de contrat.

                L’Europe est sortie d’une vision collectiviste du monde, en sortant du Moyen Age. L’« Individu » fait son apparition à la Renaissance (Montaigne, Descartes ...) puis avec les Lumières.

                Nombreux sont, en France, ceux qui ont encore cette vision moyenâgeuse du monde. La société avant l’individu. Cela amène une « élite » dirigeante investie de pouvoirs démesurés (la noblesse dans l’ancien régime, qui étaient les hauts fonctionnaires de l’époque, et nos énarques actuels).

                Cette vision permet de se dé-responsabiliser, de demander à l’Etat de tout gérer à notre place. Quand les sentiments tels que « solidarité », « fraternité » deviennent des institutions financées par nos impôts cela annihile tout vrai sentiment humain qui font la dignité de l’Homme.

                Votre article vous vaut des insultes de personnes ignorant tout de ce qu’est le libéralisme, et qui ne fonctionne que par reflexe pavlovien, par des formules toutes faites.

                Bruxman a raison, dès que le mot « libéral » apparait, il déclanche des torrents d’intolérence et de violence. Pourtant, quel joli mot !

                Peut-être, à force d’intelligence, de patientes explications, de refus de rentrer dans une spirale haineuse, une petite partie de cette philosophie indissociable de l’humanisme et de la notion de démocratie, mère de la révolution de 1789, meilleure rempart contre toute forme d’oppression, fera son chemin dans quelques cerveaux qui ont su garder quelques zones non formatée.

                Le libéralisme a de tout temps été la première cible de tout pouvoir totalitaire. C’est une de ses gloires.


                • plancherDesVaches 7 mai 2009 11:43

                  « Le libéralisme a de tout temps été la première cible de tout pouvoir totalitaire. C’est une de ses gloires. »

                  VRAI.
                  Le libéralisme est le mot dont s’habillent les assoiffés d’argent. Je replace ma formule magique : « il faut de l’argent pour vivre, et non vivre pour l’argent ».
                  Hors, il se trouve que nous sommes revenus à la même concentration d’argent qu’en 1929.
                  Même cause, même effet.

                  Chose « amusante », les Hitler, Mussolini, Franco,... sont arrivés au pouvoir en montrant bien aux peuples qu’ils allaient le sauver du mal de l’argent. Les révolutionnaires de tout poil ont dû faire pareil, je pense. Ainsi que les bolchéviques, et autres communistes...

                  Ce sont donc les excés du libéralisme qui produisent les dictateurs.

                  De temps en temps, il y a un Ghandi ou un Mao. Mais ça ne coure pas les rues LES DIRIGEANTS QUI PENSENT A LEUR PEUPLE AVANT EUX !!!!!!!!!!!!!!!!!
                  (et encore, Mao, un doute m’habite)(vu les dirigeants actuels)

                  Si, maintenant, vous m’exposer un système qui, dans son juste milieu, permet de se trouver entre libéralisme (producteur de dictateurs) et dictature, je suis preneur.
                  (bon, par contre : pour la gloire, vous repasserez... ou plutôt : on vous écrira)


                • frédéric lyon 7 mai 2009 10:26

                  J’avais commencé la lecture de ce nartic d’économie en nourissant une certaine crainte, car le titre permettait déjà de s’apercevoir que l’auteur n’était certainement pas un Prix Nobel d’Economie, mais je dois dire que je n’ai pas été déçu de mon voyage, quand je suis tombé sur ça : 

                  « - Les Etats à travers des institutions paraétatiques : les banques centrales.

                   
                   »Elles fixent arbitrairement les taux d’intérêt.
                   -> Ce qui vole les petits épargnants.
                   Elles soutiennent sans limite des entreprises privées -les banques- avec l’argent des contribuables.
                   -> Ce qui incite les banques à prendre des risques inconsidérés.

                  Et sur ça :
                   
                  Les banques.
                   
                  Elles ont le privilège inouï de créer de la monnaie ex-nihilo.
                   -> Ce qui hypertrophie le secteur bancaire et ses revenus au détriment des autres secteurs économiques.
                   Elles utilisent l’argent des dépôts des épargnants pour leurs propres opérations.
                   -> Ce qui les rend structurellement instables« 

                  ..................................

                  Entre les banques centrales, qui fixent »arbitrairement« les taux d’intérêts, et les banques (privées) qui ont le »privilège inouï« de créer de la monnaie »ex nihilo« , je comprend bien que notre auteur a cru tomber de Charybde en Sylla, au point de sauter immédiatement sur son clavier pour nous faire part de ses véhémentes protestations.

                  Cependant, ce que je comprend moins bien, c’est la raison qui pousse Agoravox et son comité de lecture à publier ce genre de nartic dans une rubrique intitulé »Economie".

                  Ne pourrait-on pas envisager la création d’une rubrique spéciale, à qui l’on donnera l’intitulé que l’on voudra, afin de regrouper tous les nartics écrits par tous nos infatiguables économistes en herbe, qui tiennent absolument à nous faire part de leurs dernières réflexions sur le système monétaire, sur les mécanismes de la création monétaire, sur la fin du monde, sur la crise financière, ou sur la crise de l’immobilier ?


                  • Daniel Tourre Ziberal 7 mai 2009 12:32

                    @Frederic Lyon

                    Ce qui hallucinant c’est l’arrogance incroyable de certains neokeynesiens (ou monétariste du reste.).
                    Bourrés de certitudes ronronnantes et d’une autorité dont ils s’auto-parent.
                    Je sais qu’en France l’enseignement de l’Economie est largement dominé par un culte à Keynes (sorte de Jésus Christ en mieux habillé) et à l’économétrie, mais il faut sortir de sa bulle et de sa suffisance. Surtout sur un support comme AgoraVox.

                    La contestation des banques centrales, de la monnaie fiduciaire est un mouvement de pensée économique établi.
                    Qui aujourd’hui porté, en particulier par l’Ecole Autrichienne, mais pas seulement.

                    C’est-à-dire un mouvement que l’on peut tracer de
                    Richard Cantillon, JB Say, Frédéric Bastiat puis pour les problèmes monétaires par Car Menger, Ludwig von Mises, Von Hayek (prix nobel d’économie), Murray Rothbard.
                    Auquel on peut rattacher pour les problèmes monétaires, Maurice Allais (seul prix nobel d’économie Français), et Jacques Rueff.

                    Donc soit :
                    Vous ne connaissez pas ce mouvement de pensée.
                    o Et vous êtes d’une ignorance crasse en matière d’économie, ce qui ne manque pas sel compte tenu de votre arrogance.
                    Vous les connaissez mais vous ne partagez par leurs idées.
                    o Pourquoi pas. Mais alors pourquoi faire semblant que c’est un scandale que de telles idées s’expriment.Vous les connaissez mais vous considérez que mon document rend mal compte de leurs idées.
                    o Je plaide coupable. Résumer une page A4 une vision de la monnaie sans perdre en route 95% des lecteurs est compliqué. Maintenant je crois avoir donné une vision representative de la pensée sur la monnaie libre et la banque libre.


                  • plancherDesVaches 7 mai 2009 11:56

                    Bien vu Léon.


                  • Daniel Tourre Ziberal 7 mai 2009 12:44

                    Non mal vu Léon.
                    Ce qui favorise les investissements, c’est l’épargne. C’est à dire la consommation auquel la population a réellement renoncé.
                    Créer de la fausse monnaie envoie un faux signal aux entrepreneurs qui se lancent alors dans des mauvais investissements. Ce qui altére la structure de production par rapport aux préferences réelles des consommateurs, ce qui créé une crise.
                    Je vous invite à vous renseigner sur la théorie des cycles de l’Ecole Autrichienne de Hayek, Mises, Rothbard qui donne un très bon éclaraige sur la crise actuelle comme celle de 29.

                    Sinon oui les libéraux sont pour l’esprit d’entreprise dans des règles respectant la liberté et la propriété de chacun.
                    Un mafiosi par exemple à l’esprit d’entreprise. Pas libéral.

                    Sinon j’ai une très bonne connaissance de l’histoire de la monnaie, je connais bien les raisons qui ont poussé à leur apparitions. (Des Etats ayant soif de crédit pour financer leurs guerres et des banquiers voulant s’arroger des monopoles protégés par l’Etat.)

                    L’Etalon or n’était pas parfait, mais c’était au moins un garde fou contre les plus grosses bétises des Etats et des banquiers. Il a sauté depuis 30 ans, (voir plus..).

                     


                  • ronchonaire 7 mai 2009 13:01

                    Je ne pensais jamais écrire ça sur un article parlant d’économie mais pour le coup, j’adhère au commentaire de Léon : cet article n’a pas le moindre sens.

                    D’une manière plus générale, je rejoins aussi les différents commentaires de Lyon : ça devient franchement pénible de lire des pseudos articles économiques écrits par des béotiens qui ne maîtrisent manifestement pas la discipline. Indépendamment de toute opinion personnelle, comprendre l’économie requiert en effet un minimum de connaissances et de compréhension des outils d’analyse utilisés par la profession. On ne s’improvise pas avocat ou médecin ; on ne peut pas non plus s’improviser économiste. Je sais qu’AgoraVox doit faire du chiffre pour maximiser ses recettes publicitaires mais ce n’est pas une raison pour publier n’importe quoi.


                  • Daniel Tourre Ziberal 7 mai 2009 15:44

                    @Léon
                    Petite explication de texte destinée aux néophytes sur ce morceau d’anthologie d’arrogance tranquille.

                    Contrairement aux sciences physiques ou au droit par exemple, les sciences économiques sont encore divisées en écoles s’opposant y compris violement à niveau fondamental sur l’épistémologie, le périmètre de la discipline. Il n’y a pas de consensus à l’heure actuelle sur la méthode des sciences économique ni donc sur les résultats. (Et cela quelque soit le courant de pensée, plus ou moins interventionniste, plus ou moins libéral)

                    Ces écoles s’opposent parfois, s’ignorent completement d’autres fois. Et chacune mène des luttes pour obtenir des chaires d’universités ou des postes. Il ne fait pas bon pour un étudiant de proclamer lors d’un examen, ou une thèse de doctorat, un financement de bourse son attachement à une école opposée au prof en titre. C’est comme ça.

                    Ce phénomène touche naturellement la monnaie ou des polémiques violentes ont rythmé le XIX ème siècle et le début du XX ème siècle. (Currency school versus Banking school/ idem aux US°. En gros deux camps s’opposent. Les partisans de la monnaie marchandise. (l’or souvent) et les partisans de la monnaie signe. (Notre monnaie actuelle).

                    La monnaie signe est la vision de mes contradicteurs. Pour eux, la monnaie est une convention que l’on peut diluer ou contracter suivant les besoins de l’économie évalués par les banques ou les Etats (ou les spécialistes universitaires dont ils font peut être parti.).

                    La monnaie marchandise est l’autre vision dont j’ai essayé de résumer l’un des points de vue (banque libre, monnaie libre) dans ce court texte.

                    Il se trouve que le partisan de la monnaie signe ont eu victoire par KO au cours du XX ème siècle. Il ne s’agit pas d’une victoire ‘théorique’ ou universitaire, mais d’une victoire politique. Les Etats, en particulier à cause des guerres, ne pouvaient plus payer leurs dettes et la monnaie-signe que l’on peut imprimer à volonté était exactement la famille de théorie dont ils avaient besoin pour justifier leur vilaine cuisine. Ils pouvaient compter sur un appui de force : les banquiers dont les revenus de leur industrie pouvaient être décuplés avec une monnaie-signe tandis qu’ils étaient sévèrement limités par la monnaie marchandise.

                    Bref, la tendance de la monnaie marchandise (Ecole Autrichienne, Partisan de l’étalon or) se retrouvait en position minoritaire dans de nombreux pays malgré certains membres prestigieux. (Hayek, Rothbard, Mises, Allais Rueff par exemple).

                    La tendance monnaie signe qu’elle soit Keynésienne ou Monétariste battait elle le haut de pavé, d’autant que les bonnes places dans la banque, banque centrale était plutôt réservée aux partisans d’une monnaie signe.

                    Aujourd’hui elle est présente en France avec par exemple P. Salin (Prof à Dauphine), JG Hullsman (Prof à Angers), P. Nataf (Prof à Dauphine il me semble).

                    Le problème c’est que la monnaie signe s’est pris deux coups dans l’aile :
                    - en 70 pour les keynésiens ou l’on a constaté que l’on pouvait avoir inflation (donc création de monnaie signe par l’Etat) et chômage en pagaille.
                    - Et rebelote aujourd’hui avec cette crise monétaire ou une banque centrale, la fed vient de faire exploser les compteurs de monnaie signe.

                    Résultat aujourd’hui les partisans de la monnaie marchandise reprennent du poil de la bête et posent les questions qui font mal.
                    Les partisans de la monnaie signe, sur de leur domination s’étranglent de rage. Comment ? une vision de la monnaie qui n’entre pas dans NOS petites cases ? C’est un scandale. QU’on les sorte de la fac, des cours, des médias et aussi d’aggoravox.

                    Pour les profs, cela signifierait une remise en cause de leurs thèses, cours..
                    Pour les banquiers, cela signifierait une diminution importante de leurs revenus.
                    Et pour les Etatistes, cela signifierait des gros problèmes pour payer leurs dettes..

                    Il y a aussi bien sur des objections intéressantes sur la monnaie-marchandise –et désintéressés- mais puisque la discussion dérape dans les arguments d’autorité, je situe un peu le contexte pour expliquer la violence et la suffisance des attaques sur ce texte.

                    Ils sont aussi handicapés par le fait qu’ils connaissent finalement mal les théories qui ne viennent pas de leur univers comme en témoigne l’indignation (sincère ?) des deux débateurs ci –dessus et leur ignorance manifeste de théories pourtant connues (Ecole Autrichienne en particulier.). Tandis que les partisans de la monnaie marchandise (ou la monnaie libre) connaissent bien par la force des choses les arguments des partisans de la monnaie signe.

                    Pour ceux qui veulent juger par eux-mêmes, je recommande la lecture de

                    « Etat qu’as-tu fait de notre monnaie » de Rothbard

                    « Action Humaine » de Ludwig Von Mises. Ces deux ouvrages sont en français et libre de droits disponibles sur Internet. Un recherche sur google permet de les trouver.

                    Pour ceux qui lisent l’anglais je recommande aussi le site ou énormément d’ouvrages en format pdf sont disponibles  :

                    www.mises.org

                    Il y a aussi en librairie Philippe Simonot, ancien journaliste d’économie au monde, avec « 39 leçons d’économie ».


                     


                  • Daniel Tourre Ziberal 7 mai 2009 15:53

                    Petite coquille, P.Salin, P. Nataf et JG Hullsman sont du coté de l’Ecole Autrichienne donc de la monnaie marchandise.


                  • frédéric lyon 7 mai 2009 10:52

                    Je suis confus de devoir avouer que je suis assez d’accord avec Léon, là.

                    Je n’avais pas relevé la proposition de retour à l’étalon-or qui était pourtant bien la cerise sur le gateau.

                    Rassurons notre auteur :

                    - Les banques centrales ne fixent pas les taux d’intérêts de façon arbitraire, elles se contentent de les fixer à partir des reflexions qu’elles se font sur la situation économique (croissance, inflation, quantité de monnaie en circulation, etc.)

                    Et le fait que notre auteur ne comprennent pas leurs réflexions ne l’autorise pas à les trouver « arbitraires »

                    - Les banques n’ont que le privilège de créer la monnaie dont leurs clients (solvables, du moins en principe) ont besoin et dont ils demandent la création pour faire face à leurs obligations et à leurs échéances.

                    - Il n’ a aucune raison de baser la quantité et la valeur de la monnaie en circulation dans une économie sur un métal, dont la quantité produite à l’instant « t » n’a aucune raison de correspondre à la quantité de monnaie nécessaire pour faire tourner nos économies au même instant. 


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 7 mai 2009 11:42

                      Vous avez raison en ce qui concerne un éventuelle retour à l’étalon or.

                      En revanche, vous ne pouvez pas nier le coté arbitraire de la fixation actuelle de la valeur de la monnaie. Lorsqu’on fait marcher la planche à billets sans lien avec la richesse réellement produite, on appauvrit les plus pauvres et ont crée la crise que nous vivons actuellement. La seule justification est une justification politique, et la valeur de cette monnaie perd tout sens. La valeur d’une chose étant une information majeur sur les besoins et les ressources.


                    • plancherDesVaches 7 mai 2009 12:04

                      « la valeur d’une chose.... »

                      Pourquoi croyez-vous que tant de virtuel ait été créé... ????
                      Et c’est oublier cette spéculation qui déconnecte COMPLETEMENT la valeur d’une chose de sa valeur marchande. Cela n’a pas été fait par hasard.

                      A croire que trop de virtuel tue le virtuel.


                    • Daniel Tourre Ziberal 7 mai 2009 12:35

                       

                      >- Les banques centrales ne fixent pas les taux d’intérêts de façon

                      >arbitraire, elles se contentent de les fixer à partir des reflexions

                      >qu’elles se font sur la situation économique (croissance, inflation,

                      >quantité de monnaie en circulation, etc.)

                      Quel joli euphémisme pour dire arbitraire !

                      On est bien d’accord. Les taux d’intêrets ne sont pas fixés avec une offre, une demande et les préferences temporelles de millions d’acteurs.

                      Un groupe d’experts planifie les taux d’intérêts à partir de modèles mathématique à la fiabilité douteuse et d’une ‘intuition’ sur l’état de l’économie.

                      Puis les fixe. Mal visiblement comme le prouve le « petit » accident monétaire actuel.

                       

                       

                      >- Les banques n’ont que le privilège de créer la monnaie dont leurs

                      >clients (solvables, du moins en principe) ont besoin et dont ils demandent

                      l>a création pour faire face à leurs obligations et à leurs échéances.

                       

                      C’est bien ce que je disais. Elles créeent la monnaie ex-nihilo. Comme des faux monnayeurs dans leur cave.

                       

                       

                      >Il n’ a aucune raison de baser la quantité et la valeur de la monnaie en

                      >circulation dans une économie sur un métal, dont la quantité produite à

                      >l’instant « t » n’a aucune raison de correspondre à la quantité de monnaie

                      >nécessaire pour faire tourner nos économies au même instant.

                       

                      Vous n’en voyez pas. Moi si. Parceque personne n’est capable de connaitre la quantitée de monnaie necessaire pour faire tourner nos économies.

                      Même si des planificateurs soviétiques des banques centrales qui affirment le contraire –et tout en se plantant magistralement régulierement-. La planification cela ne marche pas.

                       

                      Ce que je propose du reste n’est même pas de supprimer immédiatement les banques centrales.

                      On autorise la signature de contrat en or et l’on enlève la taxe sur l’or à chaque transaction.

                      Ainsi chaque personne sera libre de choisir :

                      -Une monnaie diluée à volonté par des experts qui veulent notre bien (les banques, les Etats etc..)

                      - une monnaie que l’on peut eventuellement extraire (en très faible quantitée), mais que personne ne peut diluer arbitrairement.

                       

                       On verra bien ce que les gens choisiront. (avant qu’on leur interdise l’or, les gens avaient choisi : l’or.)

                       

                       


                    • Daniel Tourre Ziberal 7 mai 2009 12:35


                      >- Les banques centrales ne fixent pas les taux d’intérêts de façon
                      >arbitraire, elles se contentent de les fixer à partir des reflexions
                      >qu’elles se font sur la situation économique (croissance, inflation,
                      >quantité de monnaie en circulation, etc.)
                      Quel joli euphémisme pour dire arbitraire !
                      On est bien d’accord. Les taux d’intêrets ne sont pas fixés avec une offre, une demande et les préferences temporelles de millions d’acteurs.
                      Un groupe d’experts planifie les taux d’intérêts à partir de modèles mathématique à la fiabilité douteuse et d’une ‘intuition’ sur l’état de l’économie.
                      Puis les fixe. Mal visiblement comme le prouve le « petit » accident monétaire actuel.


                      >- Les banques n’ont que le privilège de créer la monnaie dont leurs
                      >clients (solvables, du moins en principe) ont besoin et dont ils demandent
                      l>a création pour faire face à leurs obligations et à leurs échéances.

                      C’est bien ce que je disais. Elles créeent la monnaie ex-nihilo. Comme des faux monnayeurs dans leur cave.


                      >Il n’ a aucune raison de baser la quantité et la valeur de la monnaie en
                      >circulation dans une économie sur un métal, dont la quantité produite à
                      >l’instant « t » n’a aucune raison de correspondre à la quantité de monnaie
                      >nécessaire pour faire tourner nos économies au même instant.

                      Vous n’en voyez pas. Moi si. Parceque personne n’est capable de connaitre la quantitée de monnaie necessaire pour faire tourner nos économies.
                      Même si des planificateurs soviétiques des banques centrales qui affirment le contraire –et tout en se plantant magistralement régulierement-. La planification cela ne marche pas.

                      Ce que je propose du reste n’est même pas de supprimer immédiatement les banques centrales.
                      On autorise la signature de contrat en or et l’on enlève la taxe sur l’or à chaque transaction.
                      Ainsi chaque personne sera libre de choisir :
                      -Une monnaie diluée à volonté par des experts qui veulent notre bien (les banques, les Etats etc..)
                      - une monnaie que l’on peut eventuellement extraire (en très faible quantitée), mais que personne ne peut diluer arbitrairement.

                       On verra bien ce que les gens choisiront. (avant qu’on leur interdise l’or, les gens avaient choisi : l’or.)


                       


                      • frédéric lyon 7 mai 2009 12:55

                        Il s’agirait tout de même d’essayer de comprendre, oui je sais que c’est difficile, que les banques ne créent pas de monnaie de leur propre chef, mais elles acordent des crédits, c’est à dire qu’elles créent de la monnaie, pour répondre aux besoins de crédit de leur clientèle !

                        Moyennant une rémunération que l’on appelle un taux d’intérêt.

                        Il n’ a donc pas de création « ex-nihilo », je vois que celà vous fait plaisir d’employer ce terme qui n’a aucun sens en l’espèce, à moins de considérer que les besoins de crédit des particuliers et des entreprises sont imaginaires !

                        Mais je ne vais pas non plus vous faire à présent, un cours d’économie pour vous apprendre ce qu’est un crédit, ni à quoi celà sert !


                        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 7 mai 2009 16:40

                          Quand une banque prête de l’argent qu’elle a pas, elle crée de la monnaie ’ex-nihilo".
                          Ex-nihilo ne veut par dire imaginaire mais à partir de rien ! sortie/extrait de rien.


                        • Daniel Tourre Ziberal 7 mai 2009 22:33

                          Non les besoins des particuliers comme de entreprises en crédit ne sont pas imaginaires.

                          Cela ne veut pas dire qu’il faille les servir tous avec de la monnaie-crédit.

                          Je sais assez bien ce qu’est un crédit, je travaille depuis 10 ans dans des banques de marché.

                          Je ne vais pas non plus vous faire un cours d’Economie Autrichienne.
                          Une petite citation de Maurice Allais, Prix nobel d’économie que devait lui aussi savoir ce qu’est un crédit :
                          "Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable (...) à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents » 

                          Maurice Allais, Prix Nobel d’Economie 1988

                          Je vous invite sérieusement à lire l’ouvrage du Prof Ludwig Von Mises, « action Humaine »

                          http://herve.dequengo.free.fr/index1.htm

                          Vous verrez, c’est long mais ça peut balayer des certitudes économiques..


                        • Le péripate Le péripate 7 mai 2009 22:14

                          Les Chinois, qui perdent confiance dans le dollar, qui constitue l’essentiel de leurs réserves, se sont mis à acheter de........ de l’or.

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