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Accueil du site > Actualités > Economie > Qu’est-ce que l’Ultralibéralisme ?

Qu’est-ce que l’Ultralibéralisme ?

On entend dire ici et là, à l'occasion de débats sur la crise économique que "l'ultralibéralisme" n'existe pas. Il s'agirait d'un néologisme inutile, un terme de propagande, une fantaisie du langage utilisée à tord par quelques idéologues arriérés, marxistes ou extrémistes peu soucieux d'exactitude et de science. Des propagandistes mal-intentionnés et mal informés qui négligent la réalité et notamment qu'il existe de fait un marché mondial qui est le lieu d'échange de nombreux types d'économies, dont le national-communisme chinois, mais dont aucune ne peut être qualifiée totalement de "libérale", encore moins "d'ultralibérale". Je ne le crois pas.

Au contraire je pense que le terme "ultralibéral" est tout à fait identifiable et souvent utilisé à bon escient.

Qu'est-ce que l'Ultralibéralisme ?

Pour répondre à cette question il faut peut-être revenir au terme "libéralisme" et démontrer en quoi l'ultralibéralisme en diffère.

Le mouvement "libéral" est porté à l'origine par des libres penseurs qui considèrent que les droits et libertés de l'individu contribuent au progrès de la société. Il s'agit de droits individuels d'ordre civil comme la liberté de croyance ou de culte, le droit de propriété, la liberté d'initiative, de circulation, etc. Mais aussi de droits politiques comme le droit à l'information, de libre expression, de réunion, de pétition, de vote, de service militaire, etc.

Face à leur opposants républicains ou conservateurs qui dénoncent le désordre, l'anarchie qui suivrait la reconnaissance politique et juridique de telles libertés, les libéraux démontrent que la liberté qu'ils proposent contribuerait au développement et à la prospérité de la société. Ils insistent sur la responsabilité de l'individu de respecter les lois et de répondre des abus devant la justice selon "the due process of law". Traduisible par "le cours normal de la justice" ou "les formes légales prescrites" (dans le respect des droits de la défense, sans abus de pouvoir, arbitraire, ou condamnation "pour l'exemple"). 

C'est ainsi qu'Adam Smith titre son ouvrage "An Inquiry into the nature and the causes of the wealth of nations" (Enquête sur la nature et les causes de la richesse des nations). "Pour Smith ce qui est sage pour le chef de famille ne peut pas être une folie dans la gestion d’un empire." 

C'est adroit et cela incite ses ennemis conservateurs à penser que la liberté d'entreprise et de commerce n'est pas contraire mais favorable à l'intérêt de la nation.
Cette idée des libertés et des droits devient alors compatible avec l'ordre public et la défense de l'intérêt général. On la retrouve dans l'article 1er de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 :

"Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune"

Le droit individuel étant ici placé en bonne place dans un rôle de sauvegarde de la nation. De la même manière les Etats-Unis adoptent en 1791 le Bill of Rights/ déclaration des droits, qui sont les 10 premiers amendements de leur Constitution.

A ce moment le droit individuel n'exclut pas le pouvoir de la loi, ni les raisons d'ordre public. Ce sont des termes qui émaillent le discours libéral (tous tirés du Bill of Rights ou de la Déclaration de 1789) et qui en sont comme exceptions qui confirment la règle de la liberté : la "sécurité d'un État libre", "règles fixées par la loi", "mandat de perquisition sur motifs plausibles", "en temps de guerre, ou de péril public", "l'utilité commune", "souveraineté nationale", "actions nuisibles à la société", "volonté générale", "trouble à l'ordre public", "répondre de l'abus de liberté", "force publique", "contribution commune indispensable", "nécessité publique (droit public d'expropriation)", etc. Ce sont des termes couramment utilisés par les conservateurs mais qui, introduits dans le discours sur la liberté et les droits, offrent des limites et des garanties contre l'abus de liberté, de sauvegarde de l'ordre public. Ceci en signe de conciliation et de solution négociée entre les deux parties.

Ainsi la nouvelle règle s'énonce : "La liberté n'est pas la licence du vice. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, ni a la société" (c'est un recul évident par rapport à la regle chrétienne d'amour, de bienveillance et du service désintéressé envers autrui ; un autre débat...).

Sur le plan strictement économique les libéraux vont obtenir la reconnaissance pour l'individu ordinaire du droit de propriété, de la liberté d'initiative, de circulation (passeport), d'entreprise et de commerce (les chartes commerciales n'étaient délivrées anciennement que pour des sociétés autorisées) avec pour contrepartie la perspective de contribuer au développement et à la prospérité de la nation.

Malheureusement on va voir très vite que les libéraux ne s'en tiennent pas là. Ils abusent rapidement de leur position influente grace à leurs facilités sociales, financières et beaucoup d'astuce.
Ils avancent l'idée selon laquelle si l'Etat s'enrichit du fait de la fortune des particuliers, c'est par la fiction d'une "main invisible" qu'il est inutile de chercher mais dont on doit attendre l'action dans une attitude quasi-bouddhique de "laisser faire, laisser passer".
Ricardo par exemple émet une thèse énorme, ridicule, insoutenable : démontrant un avantage non plus « relatif » mais « absolu » en faveur du libre-échange. La question qui se posait était : « Qu’arrivera-t-il à la nation qui, s’engageant sur la voie du libre-échange, ne dispose d’aucun « avantage absolu » ? En des termes simples, que produira-t-elle si les nations avec lesquelles elle commerce produisent tout avec plus de facilité qu’elle ne le fait ? Ne risque-t-elle pas de voir toute son industrie disparaître ? » (1)
L’objet de la théorie de Ricardo, exposée dans « Des principes de l'économie politique et de l'impôt », est de répondre à cette question en affirmant que même la nation la plus désavantagée accroîtra sa richesse, si elle opte pour le libre-échange."

C'est cela l'ultra-libéralisme. C'est d'abord un abus de la rhétorique qui jette le doute dans les esprits et assassine prestement le bon sens par des formules spécieuses, ensuite l'abus de la liberté économique sans souci de respecter le contrat social qui impose d'agir sans nuire. C'est l'usage de la liberté industrielle, commerciale ou financière sans responsabilité sociale correspondante, avec le souci constant de retarder, contrarier, interdire l'intervention régulatrice et souveraine de l'autorité publique.
On reconnait les ultra libéraux à ce projet.

Leurs principes sont toujours les mêmes et on les retrouvent partout à l'Organisation Mondiale du Commerce, dans le Traité de Giscard (TCE), chez Alain Minc ou encore les rapports de la Banque Mondiale dirigée par Robert Zoellick :

  • "Concurrence libre et non-faussée". Sous-entendue "faussée" par l'intervention de l'autorité publique susceptible de placer des barrières tarifaires, des quotas, des conditions de réciprocité, etc. à fin de régulation des flux et de stabilisation économique.
  • "Liberté de circulation des capitaux". Ce qui est aussi la circulation de machines et finances pour délocaliser, profiter de l'effet d'aubaine du dumping commercial et spéculer sur toutes sortes d'effets commerciaux, les devises ou les matières premières.
  • "Autorégulation du Marché par la libre rencontre de l'offre et la demande". Sans tenir compte que sur le marché la monnaie n'est toujours qu'accumulée par les agents qui disposent de moyens d'information, d'économie d’échelle importante et de position dominante au détriment des agents plus faibles aux moyens réduits condamnés à terme à l'insolvabilité et à la faillite. (2)

Enfin peu importe ce qui doit se passer, peu importe les résultats de tant de libertés... L'important c'est la liberté en elle-même en tant qu'absolu et non en tant que moyen de parvenir à un résultat. 

Alors que les libéraux anciens partaient de l'idée qu'une liberté procure un avantage réel, ne saurait dépasser les bornes de l'utilité publique, ni nuire à la société ; qu'elle était relative à l'avantage réel produit. Les ultralibéraux se moquent des conséquences : chômage, déficits publics, déflation, désindustrialisation, misère et précarité accrues ne sont jamais de leur fait mais du fait que l'on ne comprend pas l'économie libérale, qu'on manque de zèle à appliquer intégralement les règles éternelles et salutaires qu'elle impose... Ils exigent une liberté absolue, indépendante de toute autre considération, dont la conséquence immédiate, naturelle, est la soumission parfaite de la nation à un "nouvel ordre mondial" de plein gré ou par la ruse et la force ! 

Ce qu'ils ne veulent surtout pas c'est qu'on bloquent leurs spéculations, qu'on suspende leurs libertés pour péril public, qu'on confisque leur enrichissement sans cause, qu'on les traîne en justice pour répondre de crimes économiques.

Ce sont des irresponsables.

Des irresponsables qui sont pourtant partout en situation de diriger l'ordre du jour par leurs consignes et d'imposer leurs choix. 

(1) "Sarkozy veut continuer à améliorer la compétitivité de la France" Octobre 2010

(2) "Le dialogue des sourds : reflexions sur les aspects positifs et négatifs du marché" Décembre 2006


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74 réactions à cet article    


  • JL JL 11 mars 2011 09:22

    Excellente réflexion.

    J’aimerais prolonger cet excellent article par une réflexion personnelle.

    On pourrait dire que l’ultralibéralisme c’est la doctrine qui accorde aux personnes morales les mêmes droits qu’aux personnes physiques. Vu ainsi, les entreprises sont comme des citoyens, et les multinationales, des citoyens cosmopolites (*).

    Une personne physique a des besoins et des désirs spécifiques qui ne sont pas ceux des personnes morales. Quels sont les besoins et désirs d’une entreprise ? Faire du profit et seulement du profit.

    L’autre caractère du libéralisme, c’est de déclarer que « greed is good »
     !

    Freud disait : l’enfant est un pervers polymorphe. Une entreprise est un enfant qui n’a qu’un seul désir : faire du profit, mais de façon non limitée, ni quantitativement, ni qualitativement.

    Il en résulte que ce « désir » des entreprises se heurte aux désirs et besoins des personnes physiques : et c’est là que le bât blesse dans un affrontement récurrent des pots de fer ( les entreprises ) contre les pots de terre ( les citoyens). Rappelons à ce sujet que les actions de groupes (les class actions US) sont interdites par l’UE.

    Dans cet affrontement inégal, et du fait que le profit est déclaré bien suprême, c’est toujours l’entreprise qui gagne et rogne petit à petit les droits et libertés des personnes physiques.

    Ainsi, le libéralisme a institué des « citoyens monstrueux » qui ont tous les droits, partout, en vertu du principe que c’est « pour notre bien », et réduit rédhibitoirement et inexorablement les droits et libertés des individus lambdas que nous sommes.

    (*) « Au Chili, pour parler de la compagnie minière Los Pelambres, la multinationale Luksic à capitaux japonais et chiliens, on dit « la Minera ». Comme on disait jadis « la Frutera », au Guatemala ou au Costa Rica, pour la United Fruit Company. La Minera a acheté populations, médias et élus. Le maire de Salamanca la décrit comme « un bon citoyen de sa commune »  


    • xbrossard 11 mars 2011 12:13

      @JL 


      « l’ultralibéralisme c’est la doctrine qui accorde aux personnes morales les mêmes droits qu’aux personnes physiques »

      non non, c’est accorder plus de droits aux personnes morales qu’aux personnes physiques...une entreprise qui rogne sur la sécurité et provoque des morts (au hasard, par exemple Servier) ne sera pas condamné à la prison ni même dissoute....et son/ses propriétaire(s) seront protégés derrière...

      et comme ces mêmes personnes morales sont des « esclaves » de leur possesseur, c’est la solution imparable, un vrai rempart contre la justice et pour l’injustice

      et nous mêmes sommes des sous-fifres de ces esclaves, c’est dire le peu de considérations qu’ont les possédants pour nous....


    • JL JL 11 mars 2011 13:01

      @ xbrossard,

      Vous dites : « accorder plus de droits aux personnes morales qu’aux personnes physiques »

      Dans les faits, je dirais que, pour "faire de l’argent, on a tous les droits, puisque , comme je l’ai dit plus haut, le désir d’argent est considéré comme le désir suprême, la marque de l’adoration au dieu Pognon.


    • JL JL 11 mars 2011 13:15

      @ xbrossard,

      dans le prolongement de ce que nous disons :

      "Suivant leur agenda, l’élite de l’ombre (ie non élu) et ses corporations se donnent le pouvoir de démettre n’importe quel représentant du peuple, de n’importe quel ville, de prendre le pouvoir sur n’importe quelle institution (école, hôpitaux, commissariats...).

      Il suffit que l’Etat, ou même une corporation ou une entreprise (ou c’est-à-dire dans la réalité une personne riche de réseau de connivence) décide qu’une ville est en faillite, sans même donner de preuve, pour prendre le pouvoir absolu sur celle-ci ou n’importe quelle autre institution.

      La crise économique, tout à fait artificielle est organisée, sert maintenant de prétexte pour imposer la néo féodalité.

      Bienvenu dans le XXIeme siècle

      Michael Moore appelle désormais à la révolution totale et globale"

      Ecouter la totalité ici : http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/flash-info-usa-la-fin-de-la-29500 



    • une rumeur accuse mme lagarde de saboter les finances....francaises

      si l’essence monte...a 2 euros mme lagarde...et si la Tipp ne baisse pas...elle est vraiment dans la lune....


      tousensemble


    • Sachant Sachant 11 mars 2011 16:09

      A XB,

      Disons...Les mêmes droits...
       
      Mais avec une puissance suppérieure dans une proportion qui tend vers l’infini.
      Puissance financière de fait.
      Puissance sociale de réseau d’influence et de lutte contre la concurrence.
      Puissance politique en inflençant le pouvoir législatif et exécutif
      (Voir l’acumulation de lois en faveur de l’entreprise depuis 1973)
      Puissance guerrière, l’armée défendant les intérêts de l’extérieurs, la police de l’intérieur
      Institutions soumises au politique, certes
      Mais politique lui même soumis à la grande entreprise

      Mais, avec les même droits que vous ou moi
      Et bonne chance à nous
      Quoi que... même la chance ne devrait pas passer les mailles du filet


    • jean-jacques rousseau 11 mars 2011 20:15
      Effectivement vous mettez le doigt sur une question décisive : celle de la responsabilité morale.
      La personnalité morale et juridique apporte un biais dans la conception de la liberté. Peut on dire qu’une « entreprise » dispose réellement d’une autonomie, d’une indépendance, de droits naturels dignes d’être reconnus par le droit positif ? Non evidement c’est un abus. 
      L’entreprise n’est pas une personne physique ni morale (cad douée de facultés de conscience et d’initiative propre). l’entreprise n’est pas non plus membre de droit, ni de fait de la société politique : elle n’est pas membre du souverain au même titre les citoyens d’une république. Son existence « juridique ou morale » ne serait qu’une fiction. Elle dérive de la volonté créative et active de/des personne/s physique/s, de sujets de droits principaux, qui forment cette organisme selon leur droit d’association, leur libre consentement et apres décision du juge civil. 
      Son action sur la réalité de meme n’est que le prolongement (surmultiplié) du désir et de la volonté commune d’agir collectivement de chacun et tous ses membres. La capacité juridique d’une société civile, industrielle ou commerciale n’est que la projection de la capacité civile de ses organisateurs. 
      Sur le point de la responsabilité on sait que le propriétaire ou le maitre est le « gardien » du cheval ou du chien (dont la liberté n’est pas reconnue en temps que telle) et répond sur sa responsabilité propre des méfaits de l’animal. Les propriétaires ou dirigeants de l’entreprise considérés comme « gardiens » ou « responsables » devraient également répondre chacun ou solidairement sur leur propre responsabilité des préjudices subits sur les tiers. 
      Mais il faut savoir qu’une responsabilité collective ou solidaire, dillue et dissout le sentiment de la responsabilité individuelle. Qu’une entreprise en nom personnel sera plus exposée qu’une société à responsabilité limitée, ou anonyme qui offre encore un meilleur paravent contre les poursuites directe sur les actionnaires ou les dirigeants. En plus la distribution du patrimoine d’une entreprise en dividende ou le recours à un fonds d’assurance plafonné risque de rendre insolvable une entreprise même reconnue fautive et comdamnée à réparation des dommages et préjudices. Il semble que plus une entreprise soit importante, plus elle dispose de capitaux, et par là de capacité de corruption et de nuisance, moins elle sera inquiété, risquera la confiscation, ou la dissolution judiciaire. 
      La formation d’une personne morale ou la limitation légale ou de fait de responsabilité provient d’un abus de langage des libéraux. Comme les sophismes de science économique de Ricardo, la reconnaissance de personnalité et de responsabilité autonome d’une société privée est un sophisme de science juridique.

      Pour (tenter de) résumer : 
      La personne morale morale est elle membre à part entiere de la société ? non il ne s’agit pas d’une personne physique douée de conscience, d’autonomie et de droits naturels au même titre que les individus et citoyens. Les droits de celle-ci ne peuvent pas être socialement, politiquement et juridiquement équivalents de ceux-la. 
      Pour reprendre l’article 1 de la déclaration de 1789, est-ce que la différence de condition sociale et certains privilège peuvent être légitimés au regard de l’utilité publique ? C’est a dire est-ce qu’une entreprise, association ou collectivité peut justifier une différence de traitement, une dérogation juridique au regard de son utilité (par exemple l’emploi non servile et le financement de l’activité économique) ; en fonction de sa capacité d’atteindre l’objectif de réaliser une mission d’intérêt public ? Certainement, mais si l’objectif d’une société privée est le profit et l’enrichissement de ses membres on voit bien que la mission d’intérêt public n’est plus la priorité mais un objectif secondaire et accessoire. On revient ici à la thèse de Smith qui pose que l’enrichissement du particulier contribue à l’enrichissement de la nation. Une thèse qu’il s’agit non seulement de valider mais aussi de préciser les conditions de validité. Par exemple pour une société qui ne paie pas d’impôts ou qui cause plus de dommages que d’avantages à la société, l’environnement ou des tiers, cause plus de déficits que de gains pour le Trésor public : la thèse n’est n’est pas validée dans ce cas.

      Au-dela du discours rationnel, des thèses à vérifier et sophismes à dénoncer il faudrait aussi voir les liens que l’entreprise privée entretient avec l’Histoire. 
      On sait que les fiefs du Moyen-age sont à l’origine fondés sur le droit patrimonial romain qui a permit l’enrichissement famillial et personnel et ruiné les comptes de l’Etat. Les grandes familles romaines ont fuit la cité et les services fiscaux en s’installant, avec leurs serviteurs, sur de grands domaines agricoles. Ces grands domaines, considérés comme biens patrimoniaux et familiaux (avec les gens libres ou non qui y vivaient) se transmettaient, se partagaient entre héritiers (selon une confusion entre patrimoine et droit politique et public propre au droit féodal) ou s’octroyaient soit par mariage, rachat, conquête ou « bienfait » seigneurial (à charge pour le vassal de le faire prospérer et de fournir or et force militaire au suzerain).
      On sait aussi que la Résistance identifiait les « grandes féodalités financières » comme des agents ennemis de la paix civile, co-responsables, financeurs et beneficiaires de la guerre en Europe. 
      En effet la ReichBahn faisait payer ses transports en Mark-or. Des entreprises comme Siemens et IG-Farben ont été toutes étonnées après-guerre de voir venir quelques survivants exiger des compensations pour des années de travail. Ces personnes morales -sans scrupule moral- ont fait travailler à l’ombre des miradors des milliers de déportés et autres esclaves du STO. 
      Elles n’ont jamais été condamnées pour association de malfaiteurs ou complicité de crimes de guerre ou de crime contre l’Humanité...

      Cette lutte contre la féodalité et l’oppression économique est toujours d’actualité. On touche ici à la question de la démocratie dans l’entreprise privée.

    • xbrossard 14 mars 2011 11:42

      @l’auteur


      merci pour toutes ces informations très intéressantes

      la conclusion personnel que j’apporterais sur cette notion de personne morale est qu’elle est effectivement la conjonction de plusieurs personnes physiques et que dans ce cas elle n’est pas considéré comme l’esclave de ce personnes mais comme la somme de toute les personnes physiques qui la compose...

      du coup, on en déduit qu’une entreprise ne devrait pas « appartenir » à personne, mais devrait simplement exister grâce aux apports de ses financiers qui lui prêterait de l’argent...d’où le fait qu’une entreprise ne devrait pas avoir d’actionnaire mais simplement des prêteurs, et que le pouvoir de décision devrait être partagé en fonction de l’apport de chacun de ses constituantes

      bref, il faudrait je pense revoir le pouvoir de décision en entreprise pour que les choses évoluent vraiment

    • JL JL 14 mars 2011 12:08

      Rappelez vous ces débats su l’ « entreprise citoyenne ». Ces gens ont de la suite dans les idées

      « La charte des droits fondamentaux de l’Union européenne est le premier instrument international de protection des droits de l’homme qui renonce à la distinction binaire entre, d’une part les droits civils et politiques et d’autre part les droits économiques, sociaux et culturels » (Mireille Delmas Marty, au sujet du TCE)


    • Robert GIL ROBERT GIL 11 mars 2011 10:15

      l’ultraliberalisme, n’est rien d’autre que la continuité du capitalisme, et des groupes de pensées comme l’institut Montaigne en peigne les contours , voir ci-aprés...

      http://2ccr.unblog.fr/2011/03/10/linstitut-montaigne/


      • Alpo47 Alpo47 11 mars 2011 10:51

        Cela ressemble à lâcher des requins dans un banc de sardines et ... les laisser « équilibrer » cet environnement.
        A t-on demandé leur avis aux sardines ?


        • Kalki Kalki 11 mars 2011 14:04

          Ce qu’il y a je rappelle c’est que les sardines ca finit par etre du plus gros poisson

          la classe moyenne va disparaitre

          plus besoin de docteur, d’ingénieur, de général, et de politique

          plus besoin de sous fifre a quelque niveau que ce soit

          dans ce monde ou l’économie n’existe plus, ad vitam eternam

          la sardine s’est tout le monde et personne

          et @ rousseau

          la démocratie est morte le 9 mars 2011 aux usa

          Flash Info : USA la fin de la démocratie

        • Kalki Kalki 11 mars 2011 14:07

          vous voyez l’ultra libéralisme n’est pas une doctrine économique

          c’est la fin de l’économie pour une pseudo féodalité
          qui

          elle meme

          ne peut durer

          comme imaginé par des imbéciles riches, fortuné d’économie virtuel, tout comme leur capacité d’intelligence générale


        • Kalki Kalki 11 mars 2011 14:09

          tout autant virtuel


        • sisyphe sisyphe 11 mars 2011 14:23

          Par Kalki (xxx.xxx.xxx.180) 11 mars 14:04


          la démocratie est morte le 9 mars 2011 aux usa

          Flash Info : USA la fin de la démocratie


          Excellent lien ; c’est exactement ce dont il s’agit. 
          Soutien à Michael Moore. 

        • Sachant Sachant 11 mars 2011 16:10

          Les sardines ont donné un avis défavorable
          Mais cet avis étant purement consultatif...


        • Sachant Sachant 11 mars 2011 16:13

          D’accord avec Kalki
          Derrière les neolibéraux, ce sont des conservateurs qui avancent masqués
          Eux et leur modèle féodal érigé en utopie pour la société humaine




        • L ULTRA LIBERALISME c EST...CE QU ON VOIT EN FRANCE ACTUELLEMENT-:main mise des banquiers et avocats d’affaires sur le système politique (ex : mme lagarde...mr woerth..mr proglio.......)LES TRES RICHES PAiENT 4% D IMPOTS SUR LE REVENU ET LE TRAVAIL EST CHARGE JUSQU ’A 60%

          richesse da la FRANCEappartenant a 1% DE TRES RICHES.. 4 MILLIONS DE CHOMEURS....6 MILLIONS DE CDD...10 MILIONS DE MAL LOGES

          tousensemble


        • byle 11 mars 2011 11:25

          cette comparaison avec les requins est inapropriée.. comme tout predateur, le requin ne se contente que de ce dont il a besoin.. bien souvent, d’ailleurs, il est plus facile de prelever dans la nature les proies vieilles et/ou malades.. les lions agissent de meme..
          moi tout ces types, je les qualifierai plutot de fourmis geantes, de je ne sais plus quelle espece, qui effectivement, detruisent tout sur leur passage...
          on a malheureusement tendance a voir les requins comme des predateurs feroces, alors que les fourmis nous les voyons comme d’inoffensifs petits insectes..


          • sisyphe sisyphe 11 mars 2011 13:13

            oui, personnellement, l’image qui me semble le plus appropriée est celle de la gangrène...


          • sisyphe sisyphe 11 mars 2011 12:38

            Merci pour l’article ; clair et précis. 


            L’ultralibéralisme, c’est la PRIVATISATION du monde  ; plus de notion de - beurk - bien public ; plus de régulation contraignante, d’états, de lois ; la voie enfin ouverte à la loi du plus fort, et l’accaparement des richesses naturelles, disponibles à tous les hommes, au profit de vendeurs et commerçants, l’appropriation du vivant par des firmes privées ; brevet age du vivant, OGM, souillure des sols, de l’eau, de l’air, sans entrave....

            Dérégulation, privatisation, appropriation sont les dogmes de la mainmise sur le vivant, et l’asservissement des citoyens par des mafias qui spéculent même sur l’homme, devenu simple variable d’ajustement des gigantesques profits accumulés par les nouveaux maîtres, sur les richesses qu’ils volent à ceux qui les produisent. 

            C’est le système d’exploitation le plus sophistiqué auquel a conduit la marche libérale vers la privatisation du monde. 

            Le pire système dictatorial jamais produit par l’homme ; pire parce que sans personnages ni structures de pouvoir pour l’identifier : la « main invisible » qui amasse, exploite, opprime, ruine, asservit l’humanité au profit des mafieux qui imposent les règles. 

            Avec le pétrole, le POISON du XXème siècle et suivants, s’il ne monte pas une juste révolte, pour briser l’oppression. 

            Nos ancêtres prirent la Bastille, et décapitèrent la royauté ; c’est à nous, à nos jeunes de s’insurger aujourd’hui, de s’organiser, se rassembler, pour décapiter l’hydre ultralibérale, et réinstaurer un système au service de l’homme, du plus grand nombre. 

            Résistance, solidarité et mobilisation. 



            • Yvance77 11 mars 2011 12:54

              Salut,

              Bon post c’est vrai.

              Le souci majeur et principal est que l’homme est l’aminal le plus dangeureux pour lui et les autres. Et certainement le plus amoral.

              Vouloir mettre des définitiosn sur des concepts cela il sait faire et bien même. Par contre, se les appliquer là c’est une autre paire de manches.

              L’auto-régulation du ou des marchés est tout simplement impossible du fait de l’absence de moral et de limite. L’avidité est propre à l’homme économique et celle n’a de bormes que celles que l’on trouvent aux confins des galaxies.

              Il faut une refondation du système en privilégiant le partage et en respectant aussi les plus talentueux sans excès.

              Faire disparaitre le magazine Forbes voila ce qui est souhaitable, car personne ne mérite d’re riche à milliards, personne !!!!


              • Montagnais Montagnais 11 mars 2011 13:46

                Vous êtes très fort. Très. J’en finirais pas de vous trouver 1000 qualités, sans le moindre soupçon d’ironie.. Mais attendrissant idéaliste, jeune.. Ah ! Si seulement vous pouviez avoir raison ! Nos chroniques aigreurs d’estomac s’en trouveraient guéries.. 


                Dans la métaphore d’Alpo, tout le monde comprend qu’il y a des sardines. C’est ça l’astuce.

                Croyez vous au Renard qui invite la Mésange à venir le baiser ? Au nom des décrets d’amour universellement proclamés..

                • Kalki Kalki 11 mars 2011 14:11

                  la réserve de sardine n’est pas infinie, et voué a disparaitre

                  drole de paradoxe


                • Montagnais Montagnais 11 mars 2011 16:34

                  Je vous suis.. On bouffera des requins. L’éthique n’en sera pas affectée le moins du monde.


                • Rivière 11 mars 2011 13:46

                  Le système est entièrement faussé par la désinformation.


                    • Samuel Moleaud 11 mars 2011 14:21

                      Parlant d’économistes farfelus gavés de propagande, vous entachez aussi hélas votre réflexion :

                      Le libertaire que je suis est choqué par cette phrase : "Face à leur opposants républicains ou conservateurs qui dénoncent le désordre, l’anarchie qui suivrait la reconnaissance politique et juridique de telles libertés, les libéraux démontrent que la liberté qu’ils proposent contribuerait au développement et à la prospérité de la société« 

                      Ce n’est pas faux. Si chacun est responsable, et maître de sa vie, sans tutelle et sans contraintes (banque, assurance, impôts, cotisations, remboursements en tout genre, etc), le salarié aliéné devient auto-travailleur, et libre de son destin. Donc, l’émulation créée par cette prise en charge de chacun permet d’apporter à l’individu prospérité et vie décente. Ce qui développe la société.
                      Le souci, c’est que c’est une utopie dans un monde de bisounours où il n’y a pas besoin d’aider les gens, puisqu’ils ne sont pas en situation de précarité extrême...

                      De plus, en philosophie politique, l’anarchie n’est pas le désordre, bien au contraire : c’est l’ordre moins le pouvoir et moins la hiérarchie. C’est l’égalité et la liberté par la prise en main de chacun, tous portés vers le haut...ce qui ressemble au libéralisme, mais dans un sens collectif, non individualiste.

                      Qu’est ce qu’un »abus de liberté« , sinon un méchant oxymore ? Si l’on respecte la liberté d’autrui, nous sommes libres, pas besoin d’en abuser. L’abus d’autrui devient de l’oppression.

                      L’ultralibéralisme, du moins votre définition, cela existe. Mais aucun pays riche ne l’a adopté. Tous les Etats subventionnent massivement les multinationales, sauvent les banques et le système financier à coups de milliards.
                      Si nous vivions, je le répète, dans un Etat ultra-libéral, il n’y aurait pas de fonds publics alloués à la gestion des collectivités territoriales (bien qu’en coupes franches régulières), pas de fonctionnaires (bien qu’en nette diminution)...
                      En fait, l’ultra-libéralisme, c’est l’anarchisme de droite, ou disons l’anarchisme capitaliste.

                      Ensuite, il y a deux sortes de libéralisme. Le libéralisme politique, et le libéralisme économique. Le libéralisme politique, me paraît être sain, c’est la garantie des libertés individuelles dont tous aujourd’hui se réclament, sans qu’elles soient respectées (liberté d’expression, d’association, d’être considéré juridiquement comme l’égal de l’autre etc). Les libéraux du 19ème siècle parlaient de libéralisme pour se libérer du joug des monarchies, qui ne respectaient pas le droit de propriété privée, et réprimaient les mouvements sociaux...
                      D’où la question de démocratie : les constitutions américaines et françaises ont été rédigées par les révolutionnaires bourgeois pour contenir les révoltes du peuple. En raccourci ici, ça donne que tout est verrouillé pour ne pas que le vote citoyen n’apporte trop de liberté, trop d’égalité, trop de socialisme. D’où le passage du libéralisme politique vers un espèce de totalitarisme masqué, symbolisé par un Léviathan hobbesien qui contrôle les esprits, les révoltes, les dissidences.

                      Le libéralisme économique, c’est l’abolition des frontières pour que circule le capital, comme vous l’expliquez bien. Or au moindre problème, l’Etat intervient toujours, (même si, je vous l’accorde, il est en passe d’être démantelé (pour ses services sociaux, non régaliens).
                      Smith, que l’on attribue la théorie du libéralisme, souhaitait que la gestion des infrastructures comme les transports, ponts et chaussées, restent pourtant dévolues à l’Etat. 
                      Et si nous vivions dans un système ultra-libéral, dans une sorte de loi de la jungle, l’Etat aurait complètement disparu, et les travailleurs pauvres pourraient s’en sortir. Ils n’auraient pas besoin de sacrifier leur vie à travailler pour enrichir les actionnaires, et pour payer les fuites de capitaux de la sécurité sociale vers les poches du privé.

                      L’ultra-libéralisme existe, mais il n’est pas (encore...) appliqué. Nous n’avons de libertés que celles définies par la bourgeoisie au pouvoir depuis 1871 (la République, outre l’épisode 1940-1944) »On a le droit d’être en colère, mais il faut le demander gentiment (Coluche)". C’est un espèce de totalitarisme ouvert pour laisser l’impression que les gens sont libres de leurs actes là où ils sont pieds et mains tenus par le Léviathan.

                      Au niveau mondial, ceux qui souffre d’un ultra-libéralisme, sont les pays pauvres qui n’ont pu développé leur Etat suite aux mouvements de décolonisation : les puissants colonisateurs savaient que le FMI, l’OMC et la Banque Mondiale récupéreraient leur part de gâteau. Mais ce n’est pas le cas de l’Occident.


                      • sisyphe sisyphe 11 mars 2011 14:41

                        Et si nous vivions dans un système ultra-libéral, dans une sorte de loi de la jungle, l’Etat aurait complètement disparu, et les travailleurs pauvres pourraient s’en sortir. Ils n’auraient pas besoin de sacrifier leur vie à travailler pour enrichir les actionnaires, et pour payer les fuites de capitaux de la sécurité sociale vers les poches du privé.


                        Ah bon !!?! 

                        Voudriez vous nous expliquer comment ? 
                        Ils « sacrifieraient leur vie » pour qui, alors ? 

                        Quant aux (sic) « fuites de la sécurité sociale vers les poches du privé » ; elles sont justement dues à la progressive privatisation des services ; hôpitaux, santé, déremboursements, etc....
                        L’inverse exact de ce que vous avancez. 

                        L’état républicain est le dernier rempart contre le pillage et la privatisation organisés par l’ultralibéralisme ; c’est pourquoi les ultralibéraux s’efforcent de les démanteler ; par le biais de ses bras armés ; OMC, Banque Mondiale, Banques privées, jeux spéculatifs, FMI, Agences de cotation. 
                        Il y a de véritables OPA spéculatives sur les Etats ; vous êtes au courant que la Grèce va être obligée de vendre ses plages (sic et re-sic), pour payer sa dette vis à vis des usuriers du privé ? 



                      • Kalki Kalki 11 mars 2011 14:55

                        pourquoi le capitalisme n’a jamais marché

                        il n’y pas de travail pour tout le monde

                        et sans travail on ne veut pas partager

                        dans une société avec la loi de la jungle

                        croire en cela c’est soit être cinique ou etre un véritable con, avec une intelligence de l’ordre de la grenouille cuitte


                      • foufouille foufouille 11 mars 2011 15:22

                        Et si nous vivions dans un système ultra-libéral, dans une sorte de loi de la jungle, l’Etat aurait complètement disparu, et les travailleurs pauvres pourraient s’en sortir. Ils n’auraient pas besoin de sacrifier leur vie à travailler pour enrichir les actionnaires, et pour payer les fuites de capitaux de la sécurité sociale vers les poches du privé.

                        la liberte dans un camp de travail de type dassault


                      • Samuel Moleaud 11 mars 2011 15:59

                        Sysiphe, kalki et foufouille, vous ne m’avez pas compris. Ou alors, j’ai mal écris ma pensée...

                        Quand je dis : "Et si nous vivions dans un système ultra-libéral, dans une sorte de loi de la jungle, l’Etat aurait complètement disparu, et les travailleurs pauvres pourraient s’en sortir. Ils n’auraient pas besoin de sacrifier leur vie à travailler pour enrichir les actionnaires, et pour payer les fuites de capitaux de la sécurité sociale vers les poches du privé."

                        Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas un système libéral, puisque le libéralisme, dans son acception utopique, offre la possibilité à tous de s’en sortir. Dans cette théorie, le travailleur ne se sacrifie plus, puisqu’il trouve ses rétributions par son effort, rémunéré à juste titre. Après, l’exploitation, le servage du monde de l’entreprise, le pouvoir des banquiers et l’accaparement des richesses par les actionnaires, se sont installés ensuite... je suis bien conscient, loin s’en faut, qu’il n’y a de travail pour tout le monde, (car l’Empire a besoin d’une « armée de précaires de réserve », pour contrôler les tensions sur le marché) surtout sur des espaces urbanisés comme les nôtres.

                        Ce n’est pas du libéralisme, mais une oligarchie globalisée et criminelle qui confectionne son Empire et qui colonise tous les espaces non-acquis.
                        Les privatisations, délocalisations vers des zones « spéciales » (à faible coût salariaux), le démantèlement des Etats, prouve bien qu’il s’agit d’une globalisation au service d’un petit nombre d’humains, pendant que les 5.5 milliards d’asservis triment pour faire tourner la roue.

                        Je ne savais pas que la Grèce serait obligée de vendre ses plages. Ce que je sais, c’est que lorsqu’un Etat prête à 3% aux banques pour qu’elles se renflouent, c’est une intervention étatique pour sauver l’oligarchie. Lorsque la banque prête à 10% à un Etat dit « insolvable », et que l’UE interdit de financer un de ses membres, c’est réduire à l’esclavage des milliers de personnes.
                        Mais prenez la théorie de Benjamin Constant ou de Tocqueville, vous vous apercevrez que la république telle que nous la connaissons est l’apanage des bourgeois socialement sélectionnés pour que les élites se reproduisent continuellement...pas vraiment un repaire de socialistes marxistes ou libertaires !

                        A mon sens, là on parle d’ultra-libéralisme pour évoquer l’oligarchie. On parle de capitalisme pour évoquer la ploutocratie des puissants. De démocratie pour fermer les yeux du peuple.
                        Résumons donc cela à du vocabulaire employé de manière différente pour évoquer les mêmes choses. D’où la puissance de la novlangue...

                        Je pense que tous les systèmes économiques autres que ceux basés sur la mutualisation du travail en association, égalitaristes, sans chefs et sans rois, tous les autres sont dégueulasses. Pour résumer.
                        Vous pouvez toujours aller lire mes articles, si vous pensez que je suis un néolibéral de la pensée unique :)


                      • foufouille foufouille 11 mars 2011 16:16

                        la theorie est bien mais en pratique l’homme est une meute de loups
                        donc peut importe le systeme
                        le chef de la meute cherchera toujours a se gaver
                        il faudrait lui laisser une place, au charognard


                      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 mars 2011 10:26

                        @ Kalki : Pourquoi le capitalisme n’a pas marché ?

                        Ou dit autrement, « comment l’économie de marché n’a pas permis aux pays qui en suivent les règle de se développer et d’enrichir leur population ? ».

                        Si nous regardons les deux cents dernières années, nous pouvons constater qu’alors que la pauvreté était générale, dans tout les pays du monde, ceux qui ont adopté l’économie de libre échange sont restés horriblement pauvres, alors que les pays ayant gardé leurs anciens système protectionniste ou ayant adhéré à la philosophie socialiste se sont formidablement développés.

                        D’un coté ces pays dévastés par la misère la plus noire : Les Etats-Unis, l’Europe. De l’autre, ces pays à la richesse opulente : Russie, Chine, Éthiopie, Afghanistan ...


                      • Aviator 11 mars 2011 14:31

                        Cet article a un intérêt pédagogique certain .
                        Il a entre autre mérite de démasquer cette imposture qu’est l’ultra-libéralisme .
                        Non ce qui arrive aujourd’hui n’est pas une fatalité : il s’agit de la mise en place ( sans aucune concertation démocratique par ailleurs ) d’une doctrine économique qui n’est qu’une doctrine parmi d’autre ( et qu’une variante parmi d’autre du ’ capitalisme’ ) .
                        Il est évident que si l’on veut combattre cette doctrine ( encore défendue par la majorité de l’intelligentsia mondiale ) il faut la débusquer , la comprendre pour mieux s’apercevoir qu’elle impacte tous les jours la vie des Français ( et du monde entier ) : casse des services publics, privatisation de l’energie, lois sécuritaires etc etc
                        Je conseille par exemple à tous la lecture de l’ouvrage de Naomi Klein ’ la stratégie du choc’ ( un documentaire du méme nom existe et va je crois passer sur C+ ce mois .. ) .
                        Je suis en train de lire le dernier livre d’Eric Laurent : ’ le scandale des délocalisations ’ , on est en plein dans le sujet !


                        • rmusic Mahler 11 mars 2011 14:39

                          Si le Libéralisme au plan des idées est une bonne chose : liberté de croyance,d’expression, de presse(même si ce n’est plus vraiment le cas), de réunion, de culte etc... Le Libéralisme économique lui est un monstre sans nom, froid ,sans aucune morale et considération pour autrui, prédateur et carnassier. Il exploite la planète et l’Homme pour toujours plus de profit, sa seule liberté est celle de faire toujours plus de profit. Il ne respecte même pas cette fameuse règle énoncée dans l’article : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, ni à la société » puisque les effets de cette politique se montrent chaque jours de plus en plus désastreux pour les êtres humains ainsi que l’environnement.
                          La seule liberté que connaissent les apôtres du sacro-saint Libéralisme c’est la leur mais pas celle des autres. On a pas seulement des droits mais aussi des devoirs, ça ils ont tendance à l’oublier.


                          • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 mars 2011 10:53

                            @ Mahler

                            Pour critiquer une philosophie ou un système, il faut en connaitre les principes énoncés par ceux qui s’en réclament.

                            Séparer libéralisme de moeurs et libéralisme économique n’a pas de sens. L’un ne peut pas exister sans l’autre : La liberté économique est une condition nécessaire de la liberté politique (mais pas suffisante, cf. La Chine). Sans liberté économique, qui va financer la diffusion d’idées nouvelles : Sans la fortune de son ami milliardaire Engels, Marx n’aurait jamais pu diffuser ses idées !

                            Je vous recommande donc de lire d’authentiques auteurs libéraux : Sur internet, d’abord, avec Frédéric Bastiat, puis en lisant les ouvrages de Milton Friedman, Friedrich Hayek, Ludwig von Mises, Raymond Aron. Vous pourrez alors constater que la pensée libérale est intrinsèquement liée à la morale, et qu’il s’agit avant tout d’une philosophie du droit.

                            Si des hommes sont immoraux, pouvez-vous m’expliquer par quel principe magique ils deviendraient moraux par le simple fait d’occuper un emploi publique ? Nos grands leaders socialistes de notre temps, comme Moubarack, Kadhafi, Bourguiba, Ben Ali, Chavez sont des exemples vivants de la qualité morale dans des régimes anti-libéraux.

                            La différence, c’est que dans ces régimes, la concurrence n’existe pas, et que les « consommateurs » n’ont pas d’autre choix que de subir le service imposé. Dans un sytème d’économie de marché, des escrocs comme le patron d’Enron ou Murdock se retrouve condamnés à de très lourdes peines.

                            C’est bien là que ce situe la différence : Le choix et la morale !


                          • eric 11 mars 2011 14:39

                            Le libéralisme n’est pas la pensée économique de libre penseurs, c’est la philosophie politique du protestantisme de type calviniste. L’économie n’est pas son souci principal, mais bien la liberté. Quant a l’ultra libéralisme, oui, le mot existe, C’est un concept de gauche qui qualifie tout gouvernement qui aurait pour but ou qui atteint une situation ou la part de l’État budgets sociaux et locaux inclus ne croit plus dans la richesse national en part relative.
                            Sachant qu’il n’existe pas un état libéral au sens politique du terme ou les moyens dévolus a l’État aient cesses de croitre en valeur absolue en moyenne période force est de conclure que l’ultraliberalisme n’existe pas dans les pays libéraux. Cette notion absurde ne s’appliquerait dans la réalité qu’a des pays ex socialistes. Dans ceux ci, effectivement, il y a eu une baisse de la part de l’État dans l’économie, puisqu’on est passe de 100% a moins....
                            Autre preuve de l’inadéquation au réel du concept ? Je me souviens de feuilles internes plus ou moins Chevenementisme il y 20 ans ou on enseignait aux militants qu’il ne fallait plus dire capitalisme mais ultraliberalisme mondialise ( moins ringard). Entre temps on du se prendre du genre 10 point de pib de prélèvements, mais cela n’empêche nullement les mêmes de considérer que nous vivons dans un ultraliberalisme de plus en plus ultra.
                            A part cela, il y a quelques excites, en général anciens trotskiste, qui se sont recycles dans un libéralisme mal compris avec le même cote extrémiste idéologique et borne qu’ils avaient appris a l’extrême gauche. On comprend que cela irrite particulièrement leurs ex copain, mais cela ne suffit pas plus a faire exister les premiers que les seconds.
                            Bref, oui le terme existe, mais oui, il ne veut rien dir.

                            Exercice pratique : citez moi un pays politiquement libéral ou les moyens de l’État, les revenus des plus pauvres, les budgets sociaux, les impôts, aient baisse en valeur absolue en moyenne periode sur les 50 dernieres annees ?


                            • sisyphe sisyphe 11 mars 2011 14:51

                              Exercice pratique : citez moi un pays politiquement libéral ou les moyens de l’État, les revenus des plus pauvres, les budgets sociaux, les impôts, aient baisse en valeur absolue en moyenne periode sur les 50 dernieres annees ?


                              Déjà une énorme malhonnêteté de lier les dépenses (budgets sociaux) aux recettes (les impôts). 
                              Les budgets sociaux ont baissé dans la quasi-totalité des pays occidentaux, sous l’impulsion des plans de redressement, de la dette, des injonctions du FMI. 
                              Les revenus des plus pauvres également ; soit stagnation des salaires, soit multiplication des temps partiels imposés, raréfaction des CDI, chômage grandissant, TVA, etc....
                              La part des budgets des ménages est passé, en 20 ans, de 14% à 26% ; ce qui se traduit, évidemment, par une paupérisation des classes les moins aisées. 
                              De même, pour les frais de santé, les déremboursements, la démolition de l’hôpital (par la suppression de milliers de postes), le « forfait hospitalier », etc.....
                              Egalement l’allongement de la durée de travail pour avoir droit aux retraites. 

                              En revanche, pour les impôts,(donc les recettes), ils ont diminué ; surtout pour les plus riches ; sous l’effet du bouclier fiscal, des niches fiscales, des sociétés écrans, off-shore dans les paradis fiscaux..

                              C’est à dire qu’on a baissé les prélèvements pour les riches (donc les recettes), et, donc, diminué les dépenses, pour la plus grande majorité des citoyens. 
                              Ceci dans TOUTES les sociétés occidentales, de type libéral. 

                              D’autres questions ? 


                            • sisyphe sisyphe 11 mars 2011 14:56

                              Ah, j’oubliais.... 


                               en vingt ans, la part des salaires dans le produit intérieur brut français a baissé de 9,3 %, ce qui correspond à plus de 100 milliards d’euros en partie transférés vers le capital.


                              De rien : pleasure is all mine...
                               smiley 

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