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Accueil du site > Actualités > Economie > Quand EDF manque de psychologie...

Quand EDF manque de psychologie...

Vous avez sans doute appris qu’EDF avait réussi dans sa tentative de racheter British Energy mise en vente par les pouvoirs publics britanniques. Il s’agit de la société qui gère tous les équipements nucléaires britannique, mais qui manque cruellement d’argent  pour relancer le nucléaire en Grande-Bretagne comme vient d’en décider le gouvernement. La décision finale sur ce rachat doit être annoncée très bientôt, une fois que le Parlement en aura discuté.

Nous sommes dans une phase haussière des prix de vente de l’électricité en Grande-Bretagne. Or, c’est juste le moment qu’a choisi EDF Energy, la filiale existante d’EDF au Royaume-Uni, pour faire l’annonce d’une hausse de 17 % pour l’électricité et de 27 % pour le gaz qu’elle fournit à ses clients et, de plus, avec application immédiate ! La réaction ne s’est pas fait attendre. Alors que les Britanniques sont le peuple le plus tolérant de l’Union européenne vis-à-vis de la possession par des entreprises étrangères de ses sociétés traditionnelles, cette hausse brutale a réveillé les démons du nationalisme dans la presse anglaise et sur le sites internet.

Traditionnellement, on laisse le soin au leader du marché de faire passer les hausses, toujours impopulaires, au grand public. Ce n’était pas le cas d’EDF Energy qui ne détenait que 12 % du marché britannique avant le rachat de British Energy.

Depuis, les parlementaires, sans vouloir remettre en question le résultat d’une adjudication qui leur permettra de construire les nouvelles centrales nucléaires dont ils ont besoin, s’inquiètent de la proportion importante du marché de l’électricité primaire detenu par EDF (27 %). Tout cela se terminera peut-être par des engagements à construire plus de nouvelles centrales, à "fluidifier" les hausses sur le marché de gros... à moins que ce ne soit par une cession d’une part de British Energy au Britannique Centrica.

Bref une maladresse psychologique qui risque de coûter un peu d’argent à EDF...

NB : les Britanniques qui comprennent bien que les possibilités financières d’une société comme EDF face aux besoins de construction de centrales nouvelles sont forcement limitées, doivent s’étonner que nous ne nous servions pas d’abord en construisant celles dont nous-mêmes en France avons besoin. Une autre maladresse ou une vraie erreur de management ?


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7 réactions à cet article    


  • zelectron zelectron 31 juillet 2008 15:16

    Clairvoyance d’EDF comme FT, comme ALTHOM etc c’est fou comme les erreurs pfouitcologiques (c’est comme ça que ça s’écrit ?) poussent comme des champoignons (chui pas sûr la non plus)


    • 1984 31 juillet 2008 17:01

      EDF vient d’acheter le démantelement des veilles centrales nucléaires anglaise !!!

      ça laisse sans voix !

      Je ne sais pas quel est l’intéret d’EDF dans cet affaire (il y en a un c’est certain !) ce qui est sûr c’est que c’est nous bons contribuables qui allont financer ces démantelements en plus de ceux des centrales françaises !

      Mais ne vous faîte pas de soucis car c’est quand même l’électricité la moins chère !


      • Mijo Mijo 31 juillet 2008 22:22

        manque de vision, aussi ?

        Lu sur www.capital.fr (article intitulé "EDF se branche sur British Energy, prudence") :

        "Malgré l’intérêt stratégique de l’opération, nous conseillons de rester à l’écart du titre EDF. Les lourds investissements nécessaires à la relance de British Energy devraient peser à terme sur les comptes.
        Déjà, le prix évoqué (770 pence par action) pour la transaction dépasse de loin la somme qu’EDF était prêt à débourser il y a encore quelques mois, à moins de 700 pence. Et selon les analystes, il faudra au groupe dégager des synergies supérieures au demi-milliard d’euros pour que l’intégration de British Energy ne pénalise pas ses comptes. Sans compter qu’il va falloir au français gérer des centrales nucléaires anciennes, pour ne pas dire vétustes. Des investissements lourds seront notamment nécessaires pour construire des unités de nouvelles générations (EPR) sur les sites acquis. Et le retour sur investissement n’est pas acquis d’avance…"

        article complet : http://www.capital.fr/Actualite/Default.asp?source=FI&numero=69629&Cat=SOF


        • bertrand 1er août 2008 09:12

          Apparemment EDF aurait renoncé au rachat de British Energy (pour l’instant) :

          www.lemonde.fr/economie/article/2008/08/01/edf-renonce-pour-l-instant-au-rachat-de-british-energy_1079288_840630.html#xtor=RSS-3208

          J’aimerais bien savoir de combien le coût du démantèlement des réacteurs britanniques à peser dans la balance ?


          • Mijo Mijo 1er août 2008 12:50

            Mieux vaut sans doute que ça ne se fasse pas.

            Très mauvais plan. Et ce n’est pas un argument d’écolo frénétique mais celui d’un groupe de cadres d’EDF : Depuis quelques jours une lettre ouverte de cadres d’EDF opposés au rachat de British Energy circule dans l’entreprise. Voir article de Libération :
            http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/342467.FR.php

            Pour le démantèlement, il y a un fonds public, le Nuclear Liabilities Fund (NLF) auquel British Energy doit reverser une partie de ses revenus, en échange de quoi le NLF se charge des opérations de démantèlement. Quels sont les montants exigés ? On ne sait pas, mais ils sont certainement élevés. Le gouvernement britannique a en effet déclaré qu’en aucun cas le démantèlement des centrales GB ne devrait être payé par les contribuables anglais. Et je crois que le démantèlement des centrales britanniques a été évalué (pour les 19 réacteurs du pays) à 100 milliards d’€, soit plus que les coûts de démantèlement évalués pour le parc français qui compte pourtant plus du double de réacteurs (58). (Là-dessus, si quelqu’un a des infos récentes, merci de préciser ou de rectifier)


            • bertrand 1er août 2008 14:14

              Oui effectivement, il vaut peut être mieux que ça capote.

              100 milliards d’€ pour 19 réacteurs, plus de 5 milliards par réacteur. Je n’ai toujours pas compris pourquoi en France les provisions pour démantèlement étaient si basses, moins de 20 % du coût de construction alors que là si on se base sur un EPR à 3 milliards d’€ on serait plutôt à 170 %....

              Enfin 3 milliards d’€ pour un EPR, c’est sur le papier, en Finlande avec 2 ans de retard sur le chantier de construction, ça sera certainement beaucoup plus.


            • chmoll chmoll 1er août 2008 13:04

              mé ki sont cons mais cons !!

              tiens g 2000 l dans une cuve à vendre si ça interesse une société des eaux,les prochains 2000 l j’fais moins cher

              beu alors c pas la première grosse boite française ni la dernière,qui s’fras rouler dans la farine

              chmoll veut aussi sa part

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