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Accueil du site > Actualités > Economie > Quand le Brésil s’éveillera...

Quand le Brésil s’éveillera...

Un communiqué laconique - et encore à prendre au conditionnel - révèle que la compagnie bésilienne Petrobras aurait découvert un des plus importants gisements de pétrole mondiaux au large de Rio de Janeiro. C’est peut-être le « coup de pouce » qui va permettre au Brésil de s’inviter durablement à la table des grandes puissances mondiales.

Le gisement qui vient d’être identifié au large de Rio de Janeiro est probablement en eau profonde, ce qui signifie que le pétrole qu’on en extraira coûtera un certain nombre de fois celui qu’on trouve encore à foison dans la péninsule arabique. Il ne devrait donc pas se vendre à moins de $50 actuels : cette découverte ne signe pas la fin du pétrole cher.

Elle ne signe pas non plus le report du pic pétrolier  : le temps que les installations de production soient en place, il est probable que le pic soit déjà là. Et les débits qu’on peut attendre seront de toute façon insuffisants. Ce méga-gisement servira juste à prolonger le plateau de production que nous n’allons pas tarder à fréquenter, si ce n’est déjà fait.


La conséquence majeure de cette découverte - et de la précédente, le gisement dit de Tupi - est surtout l’arrivée inattendue de Brésil dans le Top 10 des pays producteurs de pétrole. En moins de deux ans, il est passé des profondeurs du classement à une enviable sixième place. D’ici quelques années, le temps que sa production soit au niveau de ses réserves, il jouera donc un rôle-clé sur le marché mondial du pétrole.

Avec une telle manne pétrolière en perspective, le Brésil devient probablement le pays dont on parlera le plus dans la prochaine décennie.

Nous vivons peut-être les dernières années où l’économie mondiale repose sur ce qu’on appelle la "mondialisation", à savoir l’exploitation massive de ressources humaines abondantes et à faible coût, qui a braqué les feux de la scène sur l’Inde et la Chine. Place désormais au monde de ressources rares d’Orsenna, dont les places les plus enviées seront réservées à ceux disposant encore de ressources naturelles à foison. C’est peut-être le moment qu’attendait le premier pays d’Amérique latine pour prendre enfin son rôle de grande puissance mondiale, avec d’autres actifs tangibles que ses footballeurs vedettes. L’un des grands dangers à éviter pour l’économie brésilienne est la maladie anglo-hollandaise, qui gangrène les secteurs secondaires et tertiaires du fait de l’hypertrophie brutale du secteur primaire.

Le drapeau du Brésil est une véritable plaquette publicitaire : le vert y symbolise la forêt équatoriale - pour ceux qui préfèrent les biocarburants - et le jaune (or) les ressources du sous-sol. Quant aux étoiles, elles représentent les 26 Etats fédérés ainsi que le district de Brasilia ; leur disposition correspond à l’aspect du ciel de Rio de Janeiro, le 15 novembre 1889 à 20 h 30, l’heure où la République fut proclamée.

Saluons donc la présence d’une démocratie dans ce club des riches qu’est l’ensemble des grands pays détenteurs de ressources rares, où les régimes autoritaires restent hélas nombreux.

_____________________________________________________

NDLR :

Les plateformes pétrolières ne sont pas toujours très clairement localisées sur les cartes maritimes. Une jeune navigatrice en a fait l’expérience lors de la seconde étape de la Transat 6.50. En longeant les côtes brésiliennes, elle est toute surprise de frôler une plateforme pétrolière.

Il y a quelques mois, l’institut Gallup s’interrogeait sur les bénéfices que la population brésilienne pourrait tirer de la découverte de nouveaux gisements pétroliers, dans un pays connu pour ses inégalités sociales criantes.

L’entreprise Petrobras, qui a découvert le nouveau gisement géant, est à la pointe de la modernité : elle a en effet investi le monde virtuel de Second Life.


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31 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 15 avril 2008 13:45

    J’ai voté pour la publication de cet article car il sort des 96% d’articles TSS et c’est vrai que cela devient lourd

    Votre article explique bien la montée en puissance d’un grand pays très riche et dont durant des dizaines d’années les richesses ont été mal distribué

    La politique du Président LULA à permis de remettre ce grand pays vers le chemin de la croissance et de la prospérité et ses richesses sont bien exploitées

    D’ailleurs,constatons que tout les pays qui auront repris le controle de leurs ressources (Russie,Argentine,Brésil..) auront réussi à disposer d’une forte croissance économique et à dégager de fort excédent

     


    • delicemetis 15 avril 2008 14:02

      Le brésil sommeille encore du fait surtout de sa taille, mais c’est un pays extraordinaire avec des ressources immenses. Tant en ressources naturelle qu’en ressource humaines.

      C’est le pays de l’avenir avec 46% de personnes noires ou métissées. (Ok, je ramène toujours ça...mais je veux que les gens ouvrent les yeux).

      Lula (la langouste) est certes critiquable pour ses petits détournements de fond, mais il mène une véritable politique d’amélioration de son pays (pas comme d’autre)


      • Nono Ladette Nono Ladette 15 avril 2008 14:13

        Au même moment ou son "pétrole vert" prend soudainement beaucoup de valeur aussi, c’est en effet une montée en puissance très forte du pays. Il lui reste un grand combat à court-terme à gagner contre la pauvreté des favellas. Souhaitons-lui grande réussite.


        • itapoa 15 avril 2008 14:18

          C’est vrais... ce n’’est pas nouveau que le Bresil est un grand pays ...un continent a lui seul.... autant je suis d’accord avec Lerma quand il / elle parle de Lula... mais , par contre,je ne suis pas d’accord quant a la repartition des richesses....je suis une grande amoureuse de ce magnifique pays.... mais helas. ce que je constate depuis...... l’ecart entre riches et pauvres est de plus en plus grand.

          On le voit surtout dans les grandes villes... depuis 1994 que je visite le Bresil,est mes sejours s’etalent sur 2 a 3 mois a chaque fois....en toute honnetete... desolee Lerma.... c’est flagrant.... les riches de plus en plus riches , isoles.... gardes corps... voitures blindes.... vivant entoures de murs hauts comme ceux des prisons federales... et des pauvres de plus en plus nombreux....dans les rues...delinquance ,drogue est leur lot quotidien....

          Mais, je sui optimiste...beaucoups veulent s’en sortir ,et les bresiliens ont une volonte extraordinare de se batte, d’avancer... surtout ils/elles sont nombreux a prendre conscience de leur richesse....et de leur capacite a gerer eux meme tout cela...croyez moi ils arriveront.... plutot elles arriveront....car ce sont les femmes surtout qui menent ce combat.... pour survivre....

           

           


          • Bobby Bobby 18 avril 2008 10:36

            Commentaire un tantinet "optimiste" ! bien brave !

             

            Les pauvres crèvent de faim, les riches ne savent plus quoi faire avec "leurs" avoirs éxédentaires mais reste l’espoir qu’un jour tout cela changera ! ..... l’intervention du Saint esprit est ici requise d’urgence !

             

            Bien furieusement.


          • La Taverne des Poètes 15 avril 2008 15:41

            ...le string tremblera !


            • tvargentine.com lerma 15 avril 2008 16:12

              La situation démographique au Brésil (vous le savez bien) est caractérisée par une rapide croissance avec des taux de natalité élevés

              Il n’y a donc pas + de pauvres à cause de l’activité économique mais une situation d’une mauvaise gestion du planning familliale (existe t-il d’ailleurs ?)

               


              • faxtronic faxtronic 15 avril 2008 16:51

                Et bien cela tombe bien, moi qui veux emmigrer au bresil dans 5 ans.


                • frédéric lyon 15 avril 2008 17:03

                  La zone comprise entre l’Afrique et l’Amérique du Sud contient sans doute d’énomes réserves d’hydrocarbures.

                  D’ailleurs la géologie est la même des deux côtés de l’Atlantique Sud : Les réserves offshore au large du Brésil, et sans doute au large de l’Argentine, correspondent aux réserves découvertes ou restant à découvrir au large de l’Afrique de l’Ouest, dans le Golfe de Guinée et au large de l’Angola et de la Namibie.

                  Notons tout de même que le prix du pétrole à 112 dollars le barril, provoque la "découverte" brutale de réserves considérables !

                  Mais en fait, cela s’explique par le fait que des réserves "probables" sont passées dans la catégorie des réserves "prouvées" lorsqu’elles deviennent commercialement exploitables.

                  De plus, les prix élevées vont stimuler de nouvelle recherche notamment en eau profonde, au delà de 1000 mètres de fond.

                  C’est pourquoi il n’y a pas de "peak oil", personne ne connait la limite physique des réserves d’hydrocarbures sur notre planète. Et il est même probable qu’on ne la connaitra JAMAIS car on sera passé à d’autres sources d’énergie avant ! 


                  • Dominique Larchey-Wendling 15 avril 2008 23:22

                    @ F. Lyon

                    Comme d’habitude, vous nous servez les "profondes" réflexions des économistes de la Terre plate. Hélas, l’argent n’est pas de l’énergie et ce n’est pas parce qu’un gisement devient financièrement rentable qu’il le devient d’un point du vue du bilan énergétique (rapport entre énergie nécessaire à la production et énergie obtenue par cette même production EROEI). Les deux choses peuvent être relativement découplées comme on le voit par exemple avec les agro-carburants qui ont un rendement énergétique faible votre nul alors qu’ils sont très rentables car largement subventionnés par les Etats et un marché de l’énergie très tendu.

                    Le problème des niveaux gisements est qu’ils sont très peu accessibles et que ça coutera beaucoup d’énergie pour en extraire le pétrole, et avec des flux assez faibles. Ce qui détermine le prix du pétrole c’est le rapport entre les flux de production et ceux de consommation. Absolument pas les réserves. Le Peak Oil dépend très peu des découvertes ponctuelles, même si elles sont spectaculaires comme cette dernière. Lisez ce qu’en pense l’ancien responsable de la production de la Saudi Aramco ou alors James Schlesinger (ancien chef CIA et Pentagone) ou encore Robert Hirsch.

                    Mais par pitié, lisez, informez-vous au lieu de nous servir toujours la même propagande débile : le marché sauvera le monde. Le marché n’arrive même pas à se sauver tout seul comme ceux de votre espèce n’arrêtent pas de le clamer à tue tête.

                     

                     

                     

                     

                     


                  • JL JL 16 avril 2008 09:06

                    Errare humanum est, perseverare diabolicum.


                  • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 16 avril 2008 12:45

                    @ Dominique Larchey-Wendling

                    "Mais par pitié, lisez, informez-vous"

                    Bien d’accord avec vous, mais à la décharge de ce pauvre Lerma, il faut convenir que plus on se renseigne, moins on y comprend quelque chose.

                    Les Russes exploitent des réserves profondes (dites "pétrole abiotique") depuis des dizaines d’années. Total exploite au large de l’Argentine des poches situées à 3000 m de profondeur. Il semble qu’à ces profondeurs dont on maîtrise les processus d’exploitation, de très larges réserves sont en cours d’identification.

                    On parle aussi d’une seconde Arabie Saoudite entre la corne de l’Afrique et le Tchad. Sans compter l’Afrique de l’Ouest et l’Arctique...

                    Le TIbet possède des réserves estimées au tiers de celles de l’Arabie Saoudite.

                    Les investisseurs des compagnies pétrolières - qu’ils soient occidentaux, russes, arabes ou chinois - n’ont aucun intérêt à revenir sur la propagande actuelle du Pick-Oil : il suffit pour s’en convaincre d’observer les spéculations qui portent actuellement sur un pétrole à 200$ le baril sans que les coûts d’exploitation des puits actuels le justifie.

                    Cela fait quarante ans que l’on nous explique qu’il n’y a plus que pour quarante ans de pétrole. Et cela fait quarante ans que l’offre et la demande restent équilibrés. Pourquoi un financier investirait-il son argent pour prouver que nous pouvons aborder ce siècle sans risque de pénurie alors qu’en faisant le moins de prospection possible il gagne au loto tous les jours ?

                    Pour une fois, je partage l’avis le Lerma lorsqu’il dit "C’est pourquoi il n’y a pas de "peak oil", personne ne connait la limite physique des réserves d’hydrocarbures sur notre planète. Et il est même probable qu’on ne la connaitra JAMAIS car on sera passé à d’autres sources d’énergie avant !"

                    Le "marché" (vaste sujet) n’arrange rien : c’est lui qui entretient la crise (et les carnages humains dans les régions productrices).

                    Les profits s’envolent et le bon peuple reste dans la purée.

                    Pour ma part, plus je me renseigne, plus je me rends compte que nous sommes vraiment pris pour des imbéciles. N’est-ce pas aussi votre avis ?

                     


                  • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 16 avril 2008 13:29

                    Oups, ce n’était pas Lerma mais Frédéric Lyon.

                    Comme on connaît ses saints...


                  • Dominique Larchey-Wendling 16 avril 2008 15:02

                    @ Renaud,

                    Je ne sais pas s’il est justifié de confondre F. Lyon et Lerma même si leur rhétorique est souvent comparable smiley

                    Il est clair que le "marché" du pétrole est le plus opaque qui soit vu que le pétrole est la source principale du pouvoir au 20ième siècle et sans doute pour le début du 21ième aussi. Sans le pétrole, il n’y aurait pas d’empire américain. Ce marché n’est absolument pas libre comme le montre les manipulations diverses sur son cours qui ont eu lieu durant l’Histoire, les guerres pour son accès etc ...

                    Maintenant, ce n’est pas parce que c’est opaque qu’on ne peut pas se forger un avis éclairé. La notion de Peak Oil définie par King Hubert est incontestable à partir du moment ou on admet que le pétrole se trouve en quantité finie et non renouvellable (à l’échelle de temps des civilisations humaines) : on le consomme infiniment plus vive qu’il ne se régénère. Le Peak Oil a été observé aux Etats-Unis au début des années 70 ; depuis, la production américaine n’a cessé de chuter et la puissance de l’Amérique décline avec.

                    La théorie du pétrole "abiotique" est censée soutenir l’hypothèse d’un pétrole régénéré en grande quantité dans les entrailles de la Terre ce qui lui ôterait le caractère de ressource finie/limitée. Cette théorie n’est pas très crédible (peu de géologues la soutiennent). Nul doute que l’on puisse trouver du pétrole en grande profondeur ou de nouveaux gisements inexplorés. Mais ça n’est pas ça la théorie abiotique. Il me semble qu’elle est fondée sur l’observation du phénomène suivant. Certains (quelques uns) champs de pétrole se sont remis à produire après qu’on ait arrêté leur exploitation un certain temps, comme si le pétrole avait été régénéré. Mais il peut y avoir de multiples explications à ce phénomène ; explications qui n’ont rien à voir avec "ce nouveau pétrole viendrait d’un réservoir géant des entrailles de la Terre."

                    Le pétrole fonde notre économie et notre modèle de développement, voir notre suprématie Occidentale. Beaucoup ont naturellement envie que ces "bienfaits" ne s’arrêtent pas et que l’on ne découvre pas la grande supercherie : nous ne sommes pas plus intelligents que les autres peuples de la Terre. Notre prospérité est fondée sur notre accès privilégié à cette ressource et à notre volonté de défendre cet accès privilégié, par la duperie ou par le sang s’il le faut.

                    Alors on préfère naturellement croire aux miracles : un nouveau champ géant par ici, une nouvelle technique d’exploitation par là, un moteur plus efficace, etc etc ...

                    Le Peak Oil est une notion très simple fondée sur une hypothèse assez basique. Il y a une quantité limitée de pétrole à notre disposition. Personne ne remet vraiment en cause cette hypothèse sauf les illuminés du pétrole abiotique. Quand à la quantité disponible, on commence à en avoir une idée assez précise pour fixer un seuil que la production journalière mondiale de pétrole ne pourra pas dépasser : 95-100 millions de barrils par jour (Total). La valeur exacte étant inconnue bien-sûr. La date du Peak fait donc débat mais pas son existence, bien que certains utilisent d’autres terminologies comme "plateau" ou ’undulating plateau" mais c’est la même notion qui se trouve derrière : Peak Oil n’a jamais voulu dire fin du pétrole. C’est juste la fin du pétrole bon marché.

                    Pour terminer sur Colin Campbell, il dit que le Peak n’a rien de vraiment terrifiant. Ca ressemblera plus à un ballon des Vosges qu’au Pic du Midi. Ce que est terrifiant, c’est la décroissance de la production de pétrole que suivra inexorablement ce Peak ... ce qui fait peur, ça la fin contrainte de la croissance et donc la fin du modèle de développement qui est fondé sur elle et qui assure notre prospérité relative, notre bien-être et notre domination. Voilà la source de tous les mensonges sur ce sujet. En 1945, le département d’Etat Américain décrivait le pétrole comme "a stupendous source of strategic power, and one of the greatest material prizes in world history." (une source prodigieuse de pouvoir stratégique et l’un des plus grands trophés matériels de l’histoire de l’humanité.)

                     


                  • Dominique Larchey-Wendling 16 avril 2008 15:16

                    Cela fait quarante ans que l’on nous explique qu’il n’y a plus que pour quarante ans de pétrole. Et cela fait quarante ans que l’offre et la demande restent équilibrés. Pourquoi un financier investirait-il son argent pour prouver que nous pouvons aborder ce siècle sans risque de pénurie alors qu’en faisant le moins de prospection possible il gagne au loto tous les jours ?

                    C’est normal, vu qu’on ne stocke pas le pétrole : il est très bien stocké là où il se trouve depuis des millions d’années. Sauf dans de "petits" buffers pour prévenir de choc temporaire (réserves stratégiques). Les courbes de production et de consommation sont forcément similaires (leur intégrale est la même aux réserves stratétiques près qui ne représentent que quelques mois de consommation mondiale).

                    Ce qui se passait jusqu’à récement, c’est que c’était le demande qui déterminait l’offre : plus on en avait besoin, plus on pompait rapidement, comme dans le réservoir d’une voiture par exemple. Avec le Peak Oil, ce schéma n’est plus possible même s’il reste encore énormément de pétrole sous terre. Et c’est la production qui déterminera la consommation avec des effets très puissants sur les prix, sans parler de risques de pénuries si on protège certains secteurs (militaires, transport alimentation et énergie, agriculture), ce qui est très probable. Les couts du transports des marchandises non vitales pourraient exploser, sans parler du transport aérien des tourristes qui va probablement être éradiqué sauf pour les ultra-riches.

                     


                  • laurentdub 15 avril 2008 17:27

                    Mauvaise nouvelle pour l’environnement... c’est même à se demander si on atteinda un jour ce fameux pic de production. je viens de lire un article qui explique que vu le faible niveau de recherche de nouveaux gisements en arabie saoudite, on peut présumer que de nombreuses découvertes y sont encore à faire, comme celle justement au large des côtes du Brésil... et vu les cours actuels, il y a fort à parier qu’ils seront encore profitables...

                    http://www.contre-feux.com/economie/petrole-quand-on-ne-cherche-pas-on-ne-trouve-pas-3.html

                     

                     


                    • Guit'z Guit’z 15 avril 2008 18:39

                      @ Frédéric Lyon : vous gagneriez beaucoup à vous renseigner, avant de dire n’importe quoi...


                      • tvargentine.com lerma 15 avril 2008 19:06

                        C’est maintenant que nous comprenons mieux l’acharnement des anglais à récuperer les Malouines car autour c’est plein de pétrole et à 112 $ ,c’est rentable ! même si le but de guerre était de renverser des dictateurs criminels perdus dans une fuite en avant militaire

                        D’ailleurs en Argentine aussi ils vont se mettre à mettre en marche leur prospection pétrolière car du pétrole ils en ont aussi

                         

                         


                        • Dominique Larchey-Wendling 15 avril 2008 23:25

                          @ lerma

                          même si le but de guerre était de renverser des dictateurs criminels perdus dans une fuite en avant militaire

                          Soyez au moins honnête avec vous-même, dites prétexte officiel au lieu de but.

                           


                        • mars 15 avril 2008 23:17

                          Bon bon,

                          moi je veux bien y croire à cette histoire. Mais :

                          -Dans ton tableau des producteurs de pétroll’, ben y manque les Etats Unis d’Amérique.

                          -Dans le drapeau du Brésil, y manque les amérindiens et puis aussi les paysans sang terre.

                          -Et les favelas.

                          Quant à la démocratie, elle vaut la nôtre.

                           


                          • Nobody knows me Nobody knows me 15 avril 2008 23:55

                            C’est peut-être le "coup de pouce" qui va permettre au Brésil de s’inviter durablement à la table des grandes puissances mondiales.

                            J’ai comme l’impression qu’on va leur trouver des armes de destruction massive à ceux-là... Ce "coup de pouce" là...

                            mais


                            • Dominique Larchey-Wendling 16 avril 2008 12:29

                              Oubien une succursale d’Al Qaida au Brésil ... smiley


                            • Baltar 20 avril 2008 13:18

                              Bien vu :)

                              Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne nouvelle de nos jours de découvrir du pétrole dans ses terres ... sauf à vouloir se faire envahir dans les années à venir.


                            • Kobayachi Kobayachi 16 avril 2008 06:39

                              C’est une nouvelle qui me rejouis surtout pour une raison : Cela permetra de reduir un peu la consomation d’alcool pour les voitures et esperons le, de reduir la deforestation massive de la foret tropicale au Bresil.

                              Par contre, moi et ma copine (qui est bresilienne) nous ne pensons pas que cela changera grand chose au niveau economique de ce pays. Le Bresil possede deja des ressource enormes, pourtant le progres ne s’y est fait que tres lentement. La principale raison en est la corruption galopante dans tout les secteurs d’activitées (justice, politique, industrie).

                              Lula, meme s’il a de tres bonnes intentions, ne peut changer les choses que petit a petit face au systeme en place.

                              Votre optimisme me fait penser a celui de Stefan Zweig, qui s’y etait exiler en 1940 et qui a ecrit un magnifique ouvrage sur ce pays.


                              • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 avril 2008 11:25

                                Bonjour,

                                à noter que cette découverte avait déjà été annoncée il y a six mois. (lire ce billet et aller sur le lien spécifié)

                                Sans doute, des études plus poussées ont montré que le gisement est plus important qu’annoncé auparavant


                                • Olivier 16 avril 2008 12:31

                                  non, il s’agissait d’un autre gisement géant. Mais le dernier découvert est encore plus grand !


                                • zelectron zelectron 16 avril 2008 12:45

                                  Quid de la déforestation honteuse de la forêt Amazoniene : chaque baril extrait pourrait-il permettre de replanter 1 arbre ?


                                  • Frédéric Guinot Frédéric Guinot 16 avril 2008 14:21

                                    Le plus spéctaculaire, c’est la maitrise acquise par les brésiliens dans les techniques d’investigation, de forage et de production d’hydrocarbures en mer très profonde. Les gisements mentionnés ici se trouvent sous environ 3000m d’eau, avec donc des problèmes de positionnement des appareils, des problèmes de navigations, d’acquisition et d’interprétation sismiques, de pressions extrêmes et de température sous-marine basse.

                                    On a l’habitude de présenter cette nation comme une bande de joyeux foutbaleurs et des bimbos prompts à danser la Samba et a se prélasser au soleil de Copa Cabana. On oublie souvent que le Brésil exporte des avions de combat et que Petrobras est la compagnie la plus en pointe dans les technologies sous-marines.

                                    Au-delà des ressources minières, ces découvertes mettent en lumière la qualité des ingénieurs et des techniciens brésiliens. Pic ou pas peak, on n’a pas fini d’entendre parler du Brésil.


                                    • Gilles Gilles 16 avril 2008 14:39

                                      Il parait que l’annonce faites, non pas par Petrobras, mais par une agence gouvernementale a été faites trop rapidement

                                      - une seconde campagne d’exploration a lieu en c emoment pour confirlmer

                                      - ils se seraient lourdement trompé sur les chiffres..le gisement, s’il y a, serait bien plus petit

                                      En tout cas Petrobras essait de limiter l’euphorie des boursicoteurs qui se sont rués sur le titre...par peur de les désenchanter dans peu de temps


                                      • Gilles Gilles 16 avril 2008 14:55

                                         

                                        Il y a quelques mois, l’institut Gallup s’interrogeait sur les bénéfices que la population brésilienne pourrait tirer de la découverte de nouveaux gisements pétroliers, dans un pays connu pour ses inégalités sociales criantes.

                                         Hélas il semble que le pétrole soit plus une malédiction qu’un bienfait pour les populations de la plupart des pays. Concentration des richesses, exploitation, pollution, corruption, conflits liés à la (non ) distribution des revenus du pétrole, guerres……. Peu de pays échappent à cette malédiction et notamment en amérique latine

                                         Quant au Brésil qui est je crois l’un des pays où les inégalités sont les plus criantes, quelle chance à la population laborieuse de profiter de cette manne ?  Quasiment aucune. N’oublions pas que le Brésil est un pays dans lequel se côtoie une société industrialisée, performante et assez riche et des populations extrêmement miséreuses oubliées de la prospérité.

                                         Alors dans un pays aussi inégal, où ceux qui possèdent la terre,  la richesse et le pouvoir préfèrent se barricader dans des ghettos de luxe plutôt que de partager un peu, où les conflits sociaux sont durs et sanglants, que va produire l’arrivée de cette manne sinon des risques forts de conflits entre une minorité qui voudra tout comme à son habitude et une majorité qui quémandera pour bouffer  ?

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